00:01...
00:05Moselle Info, ça continue.
00:07Merci d'être avec nous à la Une.
00:09C'est une découverte qui choque en Moselle Est.
00:11Les gendarmes de Faréberts-Villers sont intervenus il y a quelques jours
00:15dans un élevage à Tédin.
00:17Attention, certaines images sont susceptibles de choquer.
00:20Sur place, une quarantaine de moutons morts ont été retrouvés.
00:23Les animaux, encore en vie, amaigris et très affaiblis,
00:26ont pour la plupart été saisis et confiés à des associations.
00:29Le propriétaire de l'élevage a été placé en garde à vue.
00:32Plus de 2 euros le litre de gasoil dans certaines stations.
00:35Les prix des carburants continuent leur folle ascension.
00:38Une situation que l'on doit la guerre au Moyen-Orient.
00:41Pour le moment, aucune aide pour l'achat de carburants
00:43n'est envisagée par le gouvernement.
00:46C'était le grand jour pour le nouvel hypermarché Leclerc à Voipy.
00:49Anciennement Auchan, le bâtiment a été rénové ces derniers mois
00:52pour officiellement ouvrir ses portes.
00:54Ce mardi, des centaines de clients ont pris tasseau
00:57les rayons flambant neufs du magasin.
00:58A l'issue de la conférence salariale du secteur mi-février,
01:04plusieurs organisations syndicales dénoncent l'absence d'annonces concrètes
01:08pour les salariés du sanitaire, du social, du médico-social
01:11et de l'aide à domicile.
01:12Elles se sont mobilisées ce jour pour défendre les salaires,
01:15les conditions de travail et les moyens des établissements à Metz.
01:19Bonsoir Catherine Bré-Thomasi.
01:21Bonsoir.
01:22Vous êtes la secrétaire départementale de l'action sociale force ouvrière.
01:26Concrètement, quelles sont aujourd'hui les principales revendications
01:29des salariés du secteur ?
01:31Eh bien, la principale revendication que vous avez tout à fait nommée,
01:35c'est celle de l'augmentation des salaires.
01:38Évidemment, notre secteur est très appauvri.
01:42Nous sommes un peu des oubliés.
01:44Depuis bien longtemps, on a parlé des oubliés du Ségur,
01:46mais il faut dire qu'on peut parler aussi de l'oublié
01:48de l'augmentation de nos salaires.
01:50Il faut dire que dans notre secteur médico-social,
01:53à l'heure actuelle, nous avons presque 30 ans de gel de nos salaires.
01:57C'est-à-dire que nous arrivons dans nos conventions collectives actuelles
02:00à avoir des personnes qui sont embauchées
02:02avec des salaires infras au SMIC actuel.
02:06C'est une situation qui est intolérable,
02:09qui n'est vraiment plus pensable.
02:11On nous fait miroiter ou on nous demande de patienter.
02:15On sait très bien que ce n'est pas en patientant maintenant
02:18qu'on obtient quelque chose.
02:20Les augmentations sont sur quelques centièmes de centaines de points,
02:25enfin de centimes sur le point de nos salaires.
02:32Et ça, c'est au bout d'un moment, ça ne peut pas durer comme cela.
02:38Cette diminution aussi du salaire fait que ça rend notre travail peu attractif.
02:44On travaille sur des domaines très très larges,
02:48il faut dire, on a de nombreuses conventions collectives.
02:50Et là, toutes les organisations syndicales de notre secteur
02:55se sont mobilisées au niveau national pour dire,
02:59pour la deuxième fois, ça paraît peut-être peu,
03:04mais c'est énorme dans le secteur où on entend très peu parler de nous.
03:07Nous sommes généralement parfois aussi englobés dans la santé.
03:10Et là, c'est bien notre secteur médico-social
03:13qui s'est mobilisé pour dire, nous n'en pouvons plus
03:17au niveau de nos salaires et au niveau de nos conditions de travail.
03:21Et ce qui a fait déborder le vase aussi,
03:23c'est qu'avec le nouveau budget de la Sécurité sociale
03:31qui a été voté, nous savons qu'il y a eu des coupes,
03:34des coupes sur les budgets qui vont retentir dans nos établissements,
03:38qui vont amener à des suppressions d'emplois,
03:40des emplois dans des petites structures que les personnes connaissent
03:47parce qu'elles les côtoient tous les jours,
03:49qui font, on va dire, le tissu social de notre France
03:54et qui sont vraiment mises en mal.
03:57On parle beaucoup du médical, c'est tout à fait normal.
04:00La population ressent les problèmes actuels du manque de personnel.
04:06Dans nos structures, c'est peut-être encore moins évident,
04:10mais par exemple dans les EHPAD,
04:12bon nombre de personnes sont maintenant confrontées
04:15à des effectifs moindres,
04:18avec des personnes qui travaillent avec des conditions de travail
04:23de plus en plus détériorées par manque de professionnels.
04:29Et le manque de professionnels est vraiment lié
04:32à ce problème de salaire qui n'est absolument pas...
04:35Alors, on a un grand mot qui est de dire attractif,
04:38mais on va dire que ce sont, ce que l'on dit dans notre jargon,
04:43ce sont des salaires de misère.
04:44Justement pour ces salaires, alors quelles sont les revalorisations attendues ?
04:47Les revalorisations attendues sont, effectivement,
04:50il y a eu un combat qui a été mené depuis 2019
04:54pour avoir cette prime Ségur
04:56que nous voulons étendre à tout le secteur
04:59et non pas forcément, il y a eu, on va dire,
05:03ce balancier entre le médical, après le médico-social,
05:06mais on a encore des professions qui ne sont pas touchées
05:10et c'est un moyen pour augmenter les salaires.
05:12Mais ce que nous, nous réclamons,
05:14c'est qu'il y ait vraiment une augmentation
05:16sur les points et sur le salaire en lui-même.
05:19Ce n'est pas...
05:20Le rattrapage, ce n'est pas de quelques centimes sur le point.
05:23Le rattrapage, pour nous, c'est presque 300 euros
05:26que nous avons perdus en pouvoir d'achat.
05:30Et 300 euros, je suis encore au minimum, je pense,
05:35sur un pouvoir d'achat dans nos...
05:38On va dire, dans le salaire de base, ni plus ni moins.
05:42Et ça, c'est énorme.
05:45Lorsque vous commencez à travailler avec des salaires aussi bas,
05:50de 1 200, 1 300 pour certains métiers.
05:54Parce que nous avons quand même des métiers
05:56qui sont donc du paramédical.
06:00Nous avons des personnes qui sont ouvrières.
06:05Nous avons du secrétariat.
06:07Bon, tout un...
06:09Ce sont les plus petits salaires, souvent,
06:11de nos secteurs.
06:15Et ce sont des personnes qui ont besoin d'être valorisées.
06:18Bon nombre de nouvelles, de nouveaux embauchés
06:24ne s'en sortent pas avec les...
06:27Quand on dit s'en sortir, c'est-à-dire pouvoir payer son loyer,
06:30pouvoir peut-être prendre un crédit
06:32pour pouvoir avoir une voiture de façon à aller travailler.
06:37Et ça, à l'heure actuelle, c'est presque impensable.
06:40Alors, vous avez abordé beaucoup de sujets,
06:42notamment le manque de financement public.
06:45Et au final, ce sont les patients qui en pâtissent à la fin.
06:48Complètement, complètement.
06:49Et donc, effectivement, on va...
06:54On parle même maintenant, on va dire,
06:58d'une façon de déqualifier le travail.
07:06On va parler de détérioration des conditions de travail.
07:13Ça, c'est certain.
07:14Mais de fait, tout ça rejaillit sur nos prises en charge.
07:19Et on a le grand mot qui est de parler de maltraitance.
07:26Bon, c'est quelque chose que l'on peut effectivement annoncer.
07:29C'est une maltraitance, on va dire...
07:33Alors, on pourrait dire institutionnelle,
07:34mais l'institutionnelle est financée.
07:37Et c'est quand même notre ou nos gouvernements
07:39qui sont, à ce moment-là, responsables de cette maltraitance,
07:44comme l'on dit, effectivement,
07:46puisque, on va dire que, des fois,
07:50les conditions même de prise en charge,
07:52qui sont le lever, l'habillage, le nettoyage,
07:57le fait de nourrir les personnes dans nos EHPAD,
08:00sont juste, juste, remplies,
08:03mais dans des conditions extrêmement ténues
08:07où les personnes n'ont plus de place
08:10pour avoir, ne serait-ce qu'un accompagnement amical
08:15avec les personnes.
08:17Elles sont dans un stress de devoir terminer leur tâche
08:21le plus rapidement possible pour passer à une autre personne.
08:25Merci beaucoup.
08:26Le temps passe, je suis vraiment désolé.
08:28Merci beaucoup, en tout cas, d'avoir exposé
08:30toutes les problématiques que vous rencontrez aujourd'hui
08:33sur le terrain.
08:35Et puis, on se revoit bientôt.
08:36Merci beaucoup encore à vous.
08:38Merci aussi à vous.
08:40Allez, un sujet plus léger désormais.
08:42Amès, Alex Rey, Cortez,
08:43s'est fait un nom dans l'univers très pointu
08:45du detailing automobile,
08:47nettoyage, polissage, rénovation,
08:48encore protection depuis plus de 15 ans.
08:50Celui qui se fait appeler le perfectionniste
08:53Rodenvie à tout type de véhicule,
08:54des modèles du quotidien aux voitures d'exception.
08:57On rencontre avec Marie-Vin.
09:02Dans son garage ce jour-là,
09:05ce n'est pas n'importe quelle voiture.
09:10Sur la carrosserie,
09:11une signature bien connue
09:13des passionnés d'automobiles,
09:15celle d'Olivier Panis,
09:17pilote français de Formule 1
09:18de la fin des années 90.
09:24Et si cette voiture se trouve aujourd'hui
09:26dans ce garage,
09:27c'est pour retrouver tout son éclat.
09:30Alex Rey-Cortez se fait appeler
09:32le perfectionniste.
09:33Son domaine, le detailing.
09:35En fait, le detailing,
09:37c'est l'art de sublimer un véhicule
09:38dans le moindre détail.
09:40Ça rime souvent avec du luxe.
09:41C'est l'extra de, tu vois.
09:44C'est le service par excellence.
09:46Et pour le perfectionniste,
09:48hors de question de passer
09:49à côté du moindre défaut.
09:51Toutes les surfaces du véhicule y passent.
09:53Tout doit être parfait.
09:55On peut faire du polissage,
09:57c'est-à-dire corriger les défauts mineurs,
10:01on va dire, sur la carrosserie.
10:03Ensuite, on peut faire de la vitre teintée,
10:06on peut faire du nettoyage approfondi,
10:09la réfection des sièges en cuir,
10:13repigmentation, tout ça.
10:14Je refais les jantes.
10:24Dans son atelier,
10:26il voit passer des voitures d'exception.
10:28Modèles rares, véhicules de collection,
10:31parfois même des pièces uniques.
10:42Mais le perfectionniste
10:43travaille aussi sur des voitures du quotidien.
10:46C'est un peu une pâture.
10:48Et après, on laisse poser pendant un mois.
10:50Et après, je viens te revoir.
10:52Le possesseur d'une nouvelle voiture
10:54que j'avais achetée d'occasion,
10:55je regarde, on essaie toujours d'en prendre soin
10:57et de faire un peu attention.
10:58On m'avait dit d'aller le voir
11:00et c'est comme ça que j'ai atterri ici, en fait.
11:03Et puis le but, c'est de prendre soin.
11:05Il y a un investissement qui est fait
11:07et de prendre soin de la voiture.
11:09C'est le but.
11:13Et aujourd'hui, c'est un nouvel objectif qu'il vise.
11:17Par exemple, un jeune,
11:18plutôt qu'il tienne les murs,
11:19plutôt qu'il aille faire des conneries à l'extérieur, etc.
11:22Ou qu'il est destiné à ne pas avoir d'avenir
11:25ou travailler à l'usine, etc.
11:27Mais il a la passion de l'automobile,
11:29c'est de lui transmettre ça,
11:30mon savoir-faire,
11:31pour qu'il puisse s'envoler.
11:34Voilà, et ça, c'est beau.
11:35Pour me sentir bien, pour la continuité,
11:38je pense que c'est ça que j'ai besoin.
11:39C'est de créer des centres
11:42et créer de l'emploi.
11:44Même s'il continue à exercer sa passion,
11:47Alex Ray-Cortez souhaite désormais
11:49transmettre son savoir-faire
11:50et former la nouvelle génération
11:52de professionnels du detailing.
11:56Dix ans après son premier court-métrage,
11:59le messin Hugo Becker voit son nouveau film
12:01La ligne de vie franchir une étape prestigieuse.
12:04Ce court-métrage de 30 minutes
12:06tourné autour de la Première Guerre mondiale
12:08et consacré à la condition des postiers
12:11a été sélectionné pour la 82e Mostra de Venise.
12:14Une reconnaissance importante,
12:15seulement 12 films ont été retenus
12:17parmi plus de 2300 candidats.
12:20On l'écoute au micro de Mathieu Philippe.
12:23En fait, j'avais très envie de parler de la Grande Guerre
12:26parce que j'étais retombé sur des lettres
12:29que mon grand-père et sa sœur avaient gardées
12:32de mon arrière-grand-père et de mon arrière-grand-oncle
12:35qui ont tous les deux servi pendant la Première Guerre mondiale.
12:37et je trouvais ça assez fascinant le fait que
12:42on échangeait uniquement par courrier.
12:44Et il me semblait intéressant de transmettre ça
12:47mais sous la forme d'une fiction,
12:49pas sous la forme d'un documentaire,
12:52même si c'est très intéressant,
12:53mais là il y en a beaucoup,
12:55mais sous une forme de 30 minutes
12:56qui peut-être aussi pouvait être utile
12:59pour créer un dialogue au sein des écoles,
13:01d'avoir un film qui soit prenant
13:05mais ludique et qui permette de créer un dialogue
13:08et ensuite de s'intéresser à tous ces sujets
13:09plus en profondeur.
13:12Et à savoir que la ligne de vie sera à découvrir
13:14lors d'une projection le 30 mars à 19h30
13:17au Club Amès et à 20h30 au Kinépolis de Saint-Julien-les-Messes.
13:20Le réalisateur Hugo Becker sera présent
13:22pour échanger avec le public.
13:25Allez, restez avec nous, on se retrouve dans un instant.
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