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Moselle Info, le journal du jeudi 09 avril 2026 - partie 2

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00:06Merci d'être resté à nos côtés dans l'actualité de ce jeudi 9 avril.
00:10Top départ pour la campagne de déclaration des impôts sur le revenu.
00:14En Moselle, vous avez jusqu'au 4 juin 23h59 pour remplir le formulaire en ligne.
00:19Si vous n'avez pas accès à Internet, vous pouvez toujours remplir la déclaration format papier.
00:23Mais attention, les délais sont plus courts.
00:25Vous avez jusqu'au 19 mai pour le faire.
00:28En cas de question ou de difficulté, rapprochez-vous des antennes France Service
00:31et ne vous y prenez pas à la dernière minute.
00:34En cas de retard, vous vous exposez à une majoration allant de 10 à 20% selon les cas.
00:40Vols, fraudes, incivilités, les faits constatés sur les quais comme dans les trains sont de plus en plus nombreux.
00:46250 faits recensés dans les trains en Moselle rien qu'en 2025.
00:49Pour enrayer tout cela, la SNCF et la réserve opérationnelle de la police nationale
00:53ont mis en place une cadence régulière de patrouille, notamment sur les TER Mestionville et Mestforbach,
00:59objectifs dissuadés par une présence plus visible et sanctionnés plus efficacement.
01:05Se dirige-t-on vers une sortie de l'Alsace de la région Grand Est.
01:09C'est en tout cas ce que laisse présager le vote à l'Assemblée nationale ce mercredi en faveur de
01:14sa sortie,
01:15sujet régulièrement remis sur le devant de la scène.
01:17Alors si le Sénat doit encore s'exprimer sur la proposition de loi, députés, conseillers régionaux et présidents de région
01:23ont des avis très différents.
01:25Rendez-vous sur notre site internet moselle.tv pour découvrir leurs témoignages.
01:32Dans un instant, nos deux invités du jour vont évoquer un grand rendez-vous solidaire.
01:38Vous le connaissez certainement, il s'agit d'une rose, un espoir.
01:41Merci beaucoup d'être à nos côtés.
01:42Merci pour votre invitation.
01:44Mais avant cela, on va parler de nos arbres.
01:47C'est un fait divers qui nous a inspiré, on va dire, cette chronique.
01:51Dimanche dernier, le 5 avril, en pleine chasse aux œufs de Pâques,
01:55la chute d'un arbre a tué trois personnes sur les quatre à proximité.
01:59Si le drame a été facilité par la force du vent, c'était dans le nord de l'Allemagne.
02:03Nous nous sommes interrogés sur la fragilité de nos arbres en Moselle.
02:07C'est dans la chronique du jour.
02:12Tout à fait, Urani.
02:13Vous l'avez rappelé, cette fragilité de nos forêts peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques.
02:19Mais cette fois, on va se concentrer sur les maladies qui en sont la cause principale.
02:24C'est un enjeu beaucoup plus important qu'il n'y paraît.
02:26Alors, qu'en est-il des arbres malades en Moselle ?
02:29Alors, en faisant un rapide état des lieux, il y a plusieurs essences qui sont majoritairement touchées.
02:34Nous avons l'épicéa dans les forêts de plaine qui ont subi un dépérissement conséquent.
02:39Nous avons le frêne.
02:41Nous avons également l'être qui est particulièrement représenté dans nos forêts mozélanes
02:48qui fait face à des attaques de champignons et de parasites.
02:52Quant aux érables sycomores, eux, ils sont attaqués par des phénomènes de suie.
02:56Alors, que fait-on face à un arbre malade ? En tout cas, les personnes spécialisées.
03:01Alors, ça dépend évidemment du contexte et du lieu.
03:05En forêt, face à un arbre malade, la coupe n'est pas systématique.
03:09Il y a un arbitrage très particulier à effectuer entre la production de bois d'un côté
03:13parce que la sylviculture, c'est historiquement dédié à la coupe et à la vente de bois
03:17et la conservation de la biodiversité de l'autre.
03:20Alors, on va s'orienter vers une coupe si on considère que l'arbre dépérissant a une valeur économique importante.
03:26Même malade, il peut rester une ressource valorisable pour la filière
03:31parce que s'il est d'envergure et que sa qualité technologique de son bois
03:35n'est pas encore remise en cause par sa maladie, il pourra toujours valoir son pesant d'or.
03:41Et s'il est en bord de sentier, sa dangerosité est accrue et on va prendre ça en compte également.
03:46Alors, à l'inverse, s'il est en plein milieu de la forêt, ça change un peu la donne ?
03:50Oui, donc la dangerosité est moindre.
03:53On va également prendre en compte sa maladie.
03:55Si le bois est trop abîmé pour le vendre, que l'intérêt pécunier est moindre,
03:59on va s'intéresser aux avantages de le laisser malade tel quel.
04:04Par exemple, s'il dose la lumière et qu'il protège avec ses feuilles les semis du soleil,
04:09s'il a des cavités pour abriter les oiseaux ou si son âge avancé a permis à des champignons de
04:14s'y installer,
04:15dans ce cas-là, on peut le conserver.
04:17Le forestier va inscrire un petit triangle avec la pointe vers le bas qui signifie arbre biologique,
04:23ce qui veut dire qu'il est préservé pour ses qualités biologiques.
04:26L'ONF, l'Office national des forêts, s'engage à ce qu'un à trois arbres biologiques soit conservé par
04:34hectare.
04:35Problème, de plus en plus d'arbres sont malades chez nous.
04:39– Exactement, et l'ONF, qui est le gestionnaire des forêts publiques,
04:43qui représente un quart des forêts françaises, déplore une situation sanitaire qui s'aggrave.
04:48Damien Galland, directeur de leur agence Messines, nous éclaire.
04:52– Du fait du changement climatique et de la répétition de phénomènes exceptionnels,
04:57de sécheresse, pic de chaleur, depuis des années 2018,
05:02ça s'est fait beaucoup plus intense et beaucoup plus fréquent,
05:05où on constate une dégradation de l'état sanitaire général des forêts
05:09pour toutes les essences en place, et c'est le cas en Roussel.
05:12Et donc c'est une vraie problématique à la fois pour le forestier
05:16de rendre compte de cette situation de dépérissement
05:19et de l'intégrer dans les règles de gestion,
05:22et puis d'un autre côté d'adapter sa proposition technique
05:25en termes de gestion pour les années à venir.
05:27– C'est donc une situation qui s'empire avec le dérèglement climatique,
05:32les sécheresses qui sont de plus en plus récurrentes et violentes
05:35accentuent le dépérissement des arbres,
05:37ce qui facilite les attaques des parasites.
05:40Dans les forêts publiques, quand on est à 10% de coupes
05:43pour des raisons sanitaires sur une essence,
05:45on est dans un seuil d'alerte.
05:47Lorsqu'on dépasse 20% de coupes subies pour des raisons de maladie,
05:51on passe dans un seuil de crise,
05:52ce qui fut le cas pour nos épicéas de 2018 à 2022
05:55et pour le hêtre dans les années 2020-2022.
05:58– Alors comment préserve-t-on la biodiversité
06:01face à ces coupes qui sont de plus en plus nombreuses de fait ?
06:04– Oui, c'est une question très importante
06:06parce qu'il y a des mesures compensatoires qui sont obligatoires.
06:09Si on coupe, on replante,
06:11car un arbre peut abriter des oiseaux,
06:13des chauves-souris, des insectes.
06:15Mais pour Patrick Mariat,
06:17qui est administrateur de la Ligue pour les oiseaux en Moselle,
06:20ces mesures compensatoires sont des caches misères.
06:23Regardez.
06:24– Planter des arbres, c'est bien,
06:26mais ils vont mettre 50-60 ans à jouer le même rôle.
06:32Et dans l'intervalle, il va falloir qu'elles déménagent.
06:36Je ne vais pas présumer de l'évolution du milieu.
06:38Il n'y a pas de mesures logiques,
06:39il n'y a pas de mesures compensatoires
06:40qui vont compenser la perte de l'habitat qui disparaît.
06:44– Donc quand on coupe un arbre,
06:46on supprime un milieu existant
06:48et on ne sait pas vraiment par quoi elle sera remplacée
06:50et si ça sera efficace pour la biodiversité.
06:53– Alors est-ce que c'est une fatalité ?
06:55– Alors ce qu'il faut surtout prendre en compte,
06:58c'est le sujet majeur,
07:00c'est l'adaptation de nos forêts au changement climatique.
07:03C'est trop tard, le mal est fait, ça c'est une fatalité.
07:06Nos arbres sont malades à cause de l'impact de l'activité humaine.
07:09Mais on peut essayer de compenser ces pertes
07:11en plantant davantage, mais ça prend du temps.
07:14Alors pour rendre les forêts résilientes,
07:16on peut réintroduire des espèces plus résistantes.
07:18C'est notamment le cas dans les Vosges.
07:20Pour anticiper les chaleurs les plus fortes à venir,
07:23on expérimente l'implantation d'espèces méridionales
07:27et ces tests sont appelés îlots d'avenir.
07:30Un avenir en France qui, d'après Météo France,
07:32sera en moyenne 2 degrés plus chauds d'ici à l'horizon 2050.
07:37Merci beaucoup Florent pour ces explications.
07:40Bon là on s'est concentré sur les arbres en forêt
07:42et peut-être qu'on fera une autre chronique sur les arbres en ville
07:45parce que là ça crée souvent des polémiques.
07:47Merci beaucoup.
07:48Avec plaisir.
07:49Autre lutte, celle contre le cancer, une rose d'un espoir,
07:52ce rendez-vous où les motards font du porte-à-porte
07:55pour vendre des roses et récolter des fonds.
07:58Un événement qui revient les 25 et 26 avril en Moselle.
08:02Une opération devenue incontournable, n'est-ce pas messieurs ?
08:05C'est vers vous que je me tourne et plus particulièrement vers vous M. Stenger.
08:09Tout débute en 1998 à Coins-sur-Seille.
08:13Le temps d'un week-end s'était plié.
08:16Oui tout à fait.
08:17Donc à l'initiative de notre fondateur Bernard Braun
08:19qui a commencé avec 45 motos pour faire le tour des villages
08:26et échanger des roses contre un don minimum de 2 euros.
08:30Mais comment ça lui est venue cette idée ?
08:31Eh bien en fait Bernard a perdu ses parents du cancer, son papa et sa maman.
08:37Et alors il nous le dit toujours que c'est venu une nuit.
08:42Pour lui c'est venu, il est extrêmement croyant.
08:47Donc ça lui est venu une nuit et le matin il s'est levé,
08:50il a dessiné le logo qu'on porte sur notre poitrine.
08:55Et l'idée est venue, la rose, les motards et voilà tout est parti de là.
08:59Donc 55 000 francs récoltés à l'époque.
09:01Vous l'avez dit, 45 motards mobilisés.
09:04Depuis tout a grandement évolué.
09:07Quelques chiffres clés peut-être à nous donner pour montrer cette évolution ?
09:10Oui alors tout à fait, ça a bien évolué.
09:12Même si aujourd'hui on n'est pas sur une course au record ou une course au chiffre.
09:17Pour vous donner quelques chiffres, en 2008, sur les 10 premières années,
09:23on avait récolté au total 1 million d'euros.
09:26Donc en 2008 on est arrivé au million d'euros.
09:28Sur le territoire mozélan ?
09:31Non, sur tous les secteurs.
09:32Aujourd'hui on est présent sur 62 secteurs.
09:37Ça a évolué au fur et à mesure.
09:39Mais sur les 10 premières années, on est arrivé au million.
09:45En 2025, on a reversé sur l'année 2025 2 682 000 euros.
09:53Et depuis la création, on est aujourd'hui à 22 421 268 euros.
10:00C'est une certaine considérable.
10:02Donc en fait, depuis 2008, c'est clair qu'il y a eu une grosse évolution.
10:08Vous l'avez dit, plus de 22 millions d'euros reversés à la Ligue contre le cancer.
10:1128 ans de mobilisation cette année qui auront permis de reverser tout ça.
10:15Benoît Matisse, je me tourne vers vous maintenant.
10:17Comment vous expliquez cet engouement solidaire,
10:20autant chez les motards et bénévoles que chez les donateurs ?
10:25Les roses, c'est toujours les essayer, c'est les adopter.
10:28Donc les bénévoles attendent ça chaque fin avril
10:32pour venir en fait et participer et se mobiliser en fait pour cette...
10:36Et malheureusement, on est tous plus ou moins touchés de près ou de loin en fait
10:41par le cancer dans la famille ou les amis.
10:44Et c'est ça aussi qui mobilise un grand nombre de personnes.
10:48C'est vrai que c'est la maladie du siècle, on le dit régulièrement.
10:52Alors sur cet événement, vous remettez le couvert, vous l'avez dit,
10:54c'est 25 et 26 avril.
10:56Avec cette année, combien de bénévoles, de motards, de fleurs ?
11:00C'est quoi les objectifs ?
11:02Alors d'objectifs, il n'y en a pas.
11:04Mais pour vous donner quelques chiffres,
11:07on met entre 20 et 22 000 équipages sur les routes
11:10sur le week-end d'une rose à l'espoir.
11:13Ça représente à peu près entre 40 et 45 000 bénévoles.
11:18Donc bénévoles, motards et des gens qui emballent.
11:21Il y a tout un tas de bénévoles qui permettent
11:23à ce que l'opération se passe très bien.
11:25Donc voilà, ça fait quand même beaucoup de monde.
11:27Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on est sur 62 secteurs
11:29sur les quatre coins de la France.
11:32On a et les dom-toms, vu qu'on a un très beau secteur à la Réunion.
11:37Donc voilà, on est...
11:39Aujourd'hui, il n'y a pas vraiment d'objectif,
11:41mais il y a un engouement, comme l'a dit Benoît,
11:43autour de cette manifestation.
11:45Et on n'a pas besoin vraiment de courir derrière les bénévoles
11:48parce qu'ils arrivent...
11:49C'est ce que j'allais vous demander.
11:50Est-ce que sur votre secteur plus particulièrement,
11:52vous êtes en recherche de petites mains supplémentaires ?
11:54Alors, on recherche toujours, en fait, des bénévoles, effectivement.
11:58Donc on a nos réseaux sociaux.
12:00Une Rose en espoir, maintenant, sur tous les réseaux sociaux,
12:02c'est assez...
12:04On en parle assez.
12:06Après, comme a dit William,
12:09les bénévoles, on en a en fait besoin.
12:12Après, d'année en année, c'est une famille.
12:15Ils reviennent assez facilement.
12:17Exactement.
12:17Vous avez des temps forts pour emballer les roses ?
12:20On sait que c'est quand même un gros moment...
12:21Donc moi, je vais parler pour mon secteur.
12:23L'emballage se déroulera, en fait, le vendredi après-midi.
12:27Et après, il y a la manifestation du samedi-dimanche.
12:29Alors, à savoir qu'Une Rose en espoir,
12:31donc en tant que chef de secteur,
12:34ça commence depuis septembre-octobre.
12:35Donc c'est un an de travail en amont
12:38pour préparer, en fait,
12:39ce que vous voyez sur l'espace de...
12:41Vous, deux jours, le troisième jour d'emballage.
12:45Il ne faut pas oublier aussi qu'Une Rose en espoir,
12:47l'ensemble de l'argent collecté,
12:50on peut remercier aussi l'ensemble des mécènes
12:54et les bénévoles.
12:55Ce n'est pas que les motards et passagères
12:57que vous voyez, c'est aussi, effectivement,
12:59les personnes qui sont au dépôt
13:00pour préparer, en fait,
13:03les repas de l'ensemble des bénévoles.
13:07Enfin, voilà.
13:08Merci beaucoup, en tout cas, à vous deux
13:10d'avoir détaillé tout cela.
13:12Je rappelle le rendez-vous.
13:13Si vous n'êtes pas bénévole ni motard,
13:15vous pouvez ouvrir votre porte chaleureusement
13:17pour acheter une rose.
13:19Ça sera le week-end du 25 et 26 avril.
13:22Merci, messieurs.
13:24Merci, Florent, pour toutes ces explications.
13:28Il est temps de marquer une courte pause.
13:31Et oui, dans quelques minutes,
13:32on continuera de faire le tour de l'actualité.
13:34À tout de suite.
13:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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