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[#Exclusif] Gérard Ella Nguema, président du Front Patriotique Gabonais (FPG)

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00:00Générique
00:00Mesdames et messieurs, bonsoir, bienvenue dans Interview Exclusive.
00:14Ce soir, nous avons l'honneur de recevoir Gérard Ilanguema,
00:17président du Front Patriotique Gabonin et ancien député de la Transition,
00:23qui vient commenter avec nous l'actualité du mouvement.
00:27– Bonsoir, monsieur Gérard Ilanguema, et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:31– Merci de m'avoir fait sortir de ma tanière,
00:34parce que je me t'ai imposé un silence, c'est moi qui vous remercie.
00:37– Un silence, très remarqué.
00:39Alors, actualité oblige, le ministre démissionnaire du Tourisme,
00:43Pascal Ogoé-Siphon, mis aux arrêts, juste après sa démission du gouvernement.
00:50Quel commentaire faites-vous ?
00:52– Bon, écoutez, le ministre mis aux arrêts,
00:57vous savez, il y a ce que l'on appelle en droit, l'innocence.
01:03– La présomption d'innocence.
01:05– La présomption d'innocence, autant pour moi.
01:08Jusque-là, je ne peux pas avoir un avis tranché,
01:12parce que le fait de sa culpabilité n'est pas encore prononcé par un procès
01:20qui finit par un jugement de condamnation.
01:24Donc, j'observe ce qui se fait avec beaucoup d'attention,
01:30sans avoir à trancher.
01:33– Mais est-ce, selon vous, la preuve que la justice fait désormais véritablement son travail ?
01:39– Bon, écoutez, nous avons beaucoup de cas à traiter dans ce pays.
01:49Bon, est-ce que c'est le début d'une justice qui fait réellement son travail ?
01:54Est-ce que c'est juste des scoops que l'on veut donner à l'international
02:00pour dire que la justice est désormais pratiquée au Gabon ?
02:05– Mais si c'est cela, si c'est vraiment la justice qui est pratiquée au Gabon,
02:09il y a beaucoup de situations que nous connaissons,
02:13alors que la justice se saisisse de ces situations
02:17pour que nous puissions être convaincus que la justice est réellement rendue.
02:24Nous avons le dernier procès de la Young Team.
02:29– C'est comme ça que l'on le dénomme.
02:31Moi, je ne voudrais pas penser cela,
02:32parce que pour moi, d'abord, avoir donné des responsabilités à des petits-enfants
02:37devrait naturellement avoir des conséquences.
02:41Si vous mettez un singe dans une Mercedes, vous fermez cette Mercedes,
02:45qu'est-ce qu'il va faire ?
02:46Donc, il y a déjà ceux qui ont donné la responsabilité à ces enfants,
02:49mais il y a des actes qui sont présumés avoir posés.
02:54Mais moi, je crois qu'à ce stade, la justice n'est pas encore bien dite
02:58parce qu'on a entendu parler des sommes très importantes.
03:03On a entendu parler d'autres acteurs.
03:06– Oui, des noms qui reviennent régulièrement.
03:07– Des noms qui reviennent régulièrement.
03:10Et on est impatients de savoir ce qui va se faire.
03:14Est-ce qu'il y a des intouchables ?
03:16Est-ce que…
03:17Donc, sur la question de la justice qui fait des ordres de son travail,
03:23je reste observateur.
03:26– D'accord.
03:26– Nous allons voir jusqu'où nos magistrats, nos vaillants magistrats,
03:32qui, malgré des temps sombres, ont toujours essayé de…
03:36– De faire un temps soit peu leur travail.
03:37– De faire un temps soit peu, rendre la justice au nom du peuple.
03:40Bon, étant donné que le contexte, entre guillemets aussi, a évolué
03:45et nous sommes en période de la Vème République,
03:49je l'espère, j'espère leur voir jouer pleinement l'ordre
03:53pour que la quiétude d'autres citoyens soient rassurées.
03:58– Alors, parlons, si vous voulez, de la taxe forfaitaire d'habitation,
04:01déjà pour ou contre ?
04:03– Pour, je donnerai les raisons.
04:07Contre, je donnerai aussi les raisons.
04:09– Alors, continuons sur cette question.
04:13Alors, les Gabonais ont eu du mal à comprendre un peu le timing du gouvernement
04:16sur cette réforme.
04:18Vous étiez député de la transition lorsque le projet de loi des finances
04:21a été introduit à l'Assemblée nationale.
04:23Vous avez voté le texte en des termes identiques avec le Sénat.
04:28Sauf qu'après, à la fin de l'activité des députés de la transition,
04:33le gouvernement saisit à nouveau le nouveau Parlement
04:36pour une deuxième lecture en versant cette question de la taxe forfaitaire d'habitation au débat.
04:42N'y a-t-il pas là aussi un peu une forme d'improvisation ?
04:45– Je pense que les choses se font comme par à coups dans notre pays.
04:57– Vous savez, cette situation qui vient de se passer,
05:04c'est parce que les gens se précipitent.
05:08C'est parce que parfois, c'est le sentiment que j'ai, je peux me tromper,
05:11on fait annoncer au président des calendriers,
05:14et parfois on est obligé de chercher à coller au calendrier.
05:18Or, la faisabilité nous rappelle que nous sommes allés un peu plus vite
05:23par rapport au calendrier et par rapport à la réalité.
05:28Cette question sur la taxe a été sur notre table.
05:33Normalement, si on aurait souhaité que les choses passent bien,
05:37notre Parlement de transition aurait dû terminer presque au même moment que le Sénat.
05:48Pourquoi ?
05:48Parce que vous venez de relever une situation où on est obligé,
05:56c'est nous qui avions examiné le Parlement de transition.
06:01Là, le texte est parti au Sénat de transition,
06:05mais c'est vrai que certains diront que l'administration est continue,
06:10mais on est obligé de saisir à nouveau l'Assemblée nationale,
06:18qui n'est plus de transition.
06:20Ça veut dire quoi ?
06:22Ça veut dire que, en fait, le calendrier de fonctionnement des deux chambres du Parlement
06:29n'a pas été mieuxment étudié.
06:31Je crois que nous avons été rattrapés par les dates indiquées par le président de la République.
06:37Et la deuxième conséquence, c'est que c'est une taxe qui est là.
06:46On annonce son application à partir de janvier,
06:50alors que cette taxe-là, lorsque vous regardez le tableau de bord budgétaire du Gabon,
06:57cette loi n'est pas à l'intérieur.
06:59– Effectivement.
06:59– Effectivement.
07:00Donc, ça veut dire qu'on met la charrue avant les bœufs.
07:05Et après, on se rend compte, mon Dieu, les bœufs sont restés, la charrue est devant,
07:12il faut chercher à rattraper.
07:13Donc, on est dans cet exercice qui est un exercice un peu regrettable,
07:18de la part du gouvernement.
07:21Bon, ce n'est pas la première fois qu'on assiste à ce genre de gymnastique
07:30qui fait apparaître soit de la précipitation, soit de l'amaturisme.
07:37– Alors, je ne sais pas si vous l'avez suivi,
07:39l'Union démocratique des bâtisseurs, toujours sur cette taxe,
07:42a suspendu du parti le député de Mekambo, Fiacre Paco,
07:48pour avoir voté contre cette taxe.
07:51Alors, l'accusation est quand même grave,
07:52la décision parle d'incitation à la révolte contre la taxe d'habitation.
08:00Que vous inspire cette décision des instances du parti ?
08:03– Lors de la précédente question, vous m'avez demandé,
08:05est-ce que je suis pour ou contre la taxe ?
08:07– Je vous ai dit, j'étais pour et je devrais expliquer pourquoi.
08:12Et contre, je devrais expliquer.
08:14Je suis pour parce qu'inviter le peuple, les citoyens,
08:20à participer à l'assiette fiscale du pays,
08:24à participer à nouveau à l'assiette fiscale du pays,
08:28n'est pas quelque chose de mauvais.
08:30Mais cela se passe dans d'autres pays, dans d'autres conditions.
08:38Pour inviter le citoyen à une énième taxe,
08:41il faudrait d'abord, ça devrait même être une explication d'école.
08:47Normalement, le Premier ministre, le président qui est le Premier ministre,
08:51devrait passer devant un tableau pour nous expliquer
08:55que bon, le pétrole, nous sortons tant de barils de pétrole,
08:59ça rapporte tant.
09:01Nous sortons tant de barils de manganèse, ça nous rapporte tant.
09:08L'or et le diamant qui ne sont pas inscrits dans le budget de l'État
09:12rapportent tant.
09:15– Une question de transparence.
09:16– Une question de transparence.
09:17– Bon, est-ce que les dépenses dispensieuses, les voyages,
09:23voilà comment nous avons réduit, voilà, voilà, voilà, voilà.
09:26Mais après avoir pris toutes ces mesures d'austérité,
09:30nous sommes toujours dans la difficulté.
09:33C'est en ce moment qu'on sollicite le peuple qui est déjà dans la précarité.
09:39Et là, ce serait très bien apprécié et chacun de nous comprendrait
09:45pourquoi il devrait faire un nouvel effort.
09:49– Et sur la suspension du député.
09:51– Oui, j'en arrive.
09:52Et contre, pourquoi ?
09:54– Je suis contre parce que nous n'avons pas, à mon sens,
10:00nous n'avons pas visité toutes les possibilités d'avoir de l'argent.
10:09Pourquoi ?
10:10Nous avons l'informel qui est là.
10:13Pourquoi le gouvernement gabonais ?
10:16Eux qui ont fait des belles études, tout ça là.
10:19Parce que j'entends toujours un acteur petit gabonais dire
10:21de belles études, parfois ils reprochent au président
10:24de n'avoir pas fait de belles études.
10:26Mais je dis, ceux qui ont fait de belles études là,
10:29quand on va en France, l'artisanat, l'informel,
10:32est le deuxième plus grand cotisant de France,
10:34est le deuxième plus grand employeur de France.
10:36Quand vous allez au Burkina, vous remarquez la même chose.
10:39Mais pourquoi la question de l'artisanat
10:42n'arrive pas à participer de manière active
10:46et en termes d'emploi au niveau de la fiscalité
10:49et au niveau de l'emploi dans notre pays ?
10:51Pourquoi ?
10:53Pourquoi le budget de la présidence,
10:57qui était de 400 milliards,
10:59et maintenant pour à peu près de 40 milliards,
11:02et maintenant cette fois à 140 milliards,
11:05pourquoi on ne prendrait pas ces 2,8 milliards
11:07qu'on demande au peuple sans explication majeure ?
11:13Pourquoi ?
11:14Qu'est-ce qui a changé ?
11:15Alors la taxe devrait rapporter 22 milliards de fonds de CFA.
11:18Pourquoi on ne peut pas prendre cela
11:21dans les 140 milliards qui sont prévus
11:24pour le fonctionnement de la présidence ?
11:27Vous dites qu'il y avait d'autres poches d'entrée d'argent
11:31avant de solliciter les Gabon.
11:32la taxe carbone.
11:35Quand vous consultez les spécialistes,
11:37ils vous disent que le Gabon est couvert à 90% de la forêt,
11:41ça peut donner à peu près 1 milliard de US,
11:44à peu près 700 milliards l'an.
11:46Pourquoi ce dossier, on ne le fait pas ?
11:49Le ministre des Affaires étrangères,
11:50on n'a pas une diplomatie active
11:53pour faire aboutir ce dossier
11:55qui peut vraiment nous faire oublier toutes ces contraintes.
12:00Pourquoi un content qui participe au signal
12:04de toutes les fusées du monde
12:07pour aller dans l'espace,
12:09combien cela nous rapporte ?
12:10Qui profite de cet argent ?
12:12Donc, il faut d'abord expliquer aux Gabonais
12:16ce que tout cela nous rapporte.
12:18Après, on peut passer à cette espèce de taxe.
12:23Là, je serais d'accord.
12:25Mais pour le moment,
12:26moi en tant qu'élanguémat,
12:27tel que c'est présenté,
12:29je dis non, j'ai même entendu
12:30dans une communication,
12:32le directeur général de la SGG dire
12:33que si celui qui ne paiera pas est susceptible
12:36de voir son compteur arraché.
12:39Mais ce qu'il oublie,
12:40c'est que nous les Gabonais,
12:42on participe à l'entretien
12:45parce qu'on nous prélève cela dans nos factures,
12:49à l'entretien de cette entreprise,
12:52alors que c'est une entreprise privée
12:54ou par état de l'on ne connaît pas exactement son régime.
12:58Alors, on n'est pas là pour faire le procès de la SGG.
13:00Il faudrait que les gens fassent très attention.
13:02Je tiens quand même à ma question
13:04sur la suspension de Fiac Mpacol au député de Mekambo
13:09pour avoir voté contre cette taxe.
13:11Qu'est-ce que cela vous inspire ?
13:12Des instances de l'UDB ?
13:14– Bon, écoutez, le secrétaire général du PDG,
13:19c'est un petit frère.
13:20– De l'UDB ?
13:21– De l'UDB, vous savez, c'est des cousins.
13:27– Je vous laisse la paternité de vos propos.
13:30– Oui, c'est des cousins.
13:31On a l'impression que tous ceux qui étaient au PDG hier
13:33sont devenus députés à l'UDB.
13:35– Bon, non, parfois, ça vous amène à vous perdre.
13:40Le secrétaire général de l'UDB, c'était un petit frère.
13:44Je crois que là, il se perd en conjecture.
13:47Et ça m'étonne.
13:50Vous savez, mon père m'avait donné un conseil ingénieur.
13:53Il m'a dit, ne fais pas les amis avec quelqu'un
13:55quand il est pauvre.
13:57Parce que quand il sera riche,
13:58tu vas découvrir une autre personnalité.
14:01Et malheureusement, aujourd'hui,
14:03on découvre une autre personnalité.
14:07Maïs, qui était un défenseur,
14:10on attaquait le régime d'Ali Bongo,
14:13qui était vraiment quelqu'un engagé pour la démocratie,
14:16pour la tenue financière des comptes du Gabon.
14:19Mais lorsque j'entends que c'est lui
14:22qui profère des textes du style
14:28« atteinte à la décision ».
14:30– Alors, la décision parle d'incitation à la révolte
14:33contre la taxe d'habitation, à la révolte.
14:35– À la révolte.
14:36– Un député accusé de révolte.
14:38– Est-ce que M. Maïs, le secrétaire général du PDG,
14:43est-ce qu'il ignore que
14:45si une disposition porte atteinte à un citoyen,
14:50ce citoyen peut rester devant la Cour constitutionnelle
14:53pour démontrer que cette décision
14:57va à l'encontre de ma personne,
15:00qu'elle nuit à ma personne.
15:01– Donc, à partir de là,
15:03l'incitation contre la taxe, ça veut dire quoi ?
15:07Non, vous savez, parfois le pouvoir saoule.
15:11Il y a ceux qui ne sont pas préparés à vivre le pouvoir.
15:15Ça saoule.
15:16Et c'est le cas.
15:17Et parfois, je dis « Dieu merci »
15:19que je n'ai pas tout de suite sauté dans le bateau.
15:23– Nous allons parler dans la deuxième partie.
15:25– Vous pouvez parler dans le bateau UDB
15:27parce que lorsque l'on fait le reproche à un député
15:33qui est candidat d'un parti,
15:36par la suite, devient député du peuple et de la nation.
15:40Qu'est-ce que Malmoussi voudrait faire comprendre aux Gabonais ?
15:44C'est qu'on est désormais élu pour défendre son parti.
15:49On n'est pas élu pour défendre le peuple gabonais.
15:54On n'est pas un député national,
15:55on est député de son parti.
15:57Mais à partir de cet instant,
16:00il nous ramène les vieux clichés
16:02que nous avons dénoncés sous Ali Bongo.
16:06Pourquoi ils veulent entraîner le président
16:08dans ce que eux-mêmes se sont conçu dans la tête
16:12que c'est notre tour ?
16:14Le président, c'est un homme vert.
16:16Il parle même d'inclusivité.
16:19Ça veut dire que chacun doit exister,
16:21chacun doit participer.
16:23Voilà un député qui dit,
16:25il estime que la taxe
16:28que l'on veut faire appliquer
16:31face aux citoyens.
16:34Pour lui, il ne partage pas ce point de vue.
16:36En quoi c'est un crime ?
16:38Ce n'est pas un crime.
16:40C'est même le début de la démocratie
16:42à l'intérieur de leur parti.
16:43Sauf si, on veut me faire comprendre
16:45qu'à l'intérieur de l'IDB,
16:49c'est la dictature,
16:51c'est la tyrannie.
16:52Donc c'est un mauvais départ.
16:55Merci, merci Gérald Langema.
16:56Pour ces éclairages,
16:57on va marquer une courte pause
16:58et on revient juste après.
17:01A quelques minutes seulement
17:12de l'aéroport,
17:14tu tombes sur un petit bijou
17:15flanable.
17:18Ici, tout est pensé
17:19pour que ton arrivée
17:20soit un vrai moment d'expression.
17:22Pas juste un bonjour bienvenu.
17:24Non, c'est une vraie expérience.
17:26Le confort, le style,
17:29tout ça dans une ambiance
17:30qui te fait te dire
17:31« Ok, là je suis bien ».
17:34Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
17:37C'est pour te poser,
17:38souffler et profiter du calme.
17:40Et le restaurant ?
17:41Le genre d'endroit
17:43où tu manges bien,
17:44tu te détends
17:45sans avoir besoin
17:46de bouger de l'hôtel.
17:48Juste le goût du confort,
17:49tout simplement.
17:50Pour des travails,
17:51ils ont tout prévu.
17:53Une salle de conférence
17:54hyper équipée
17:55où tu bosses dans le calme
17:57et franchement,
17:59je peux même vous dire
18:00que l'eau blouse
18:00devient agréable.
18:02Et puis alors le soir,
18:04quand le soleil se couche,
18:06Flanabé s'illumine,
18:08ambiance chill,
18:09lumière douce,
18:11Flanabé,
18:12plus qu'un hôtel,
18:13une expérience avec.
18:20De retour sur ce plateau
18:28avec Gérard Elanguema,
18:30le président du Front Patriotique Gabonin
18:32et ancien député de la Transition
18:35avec qui nous commentons l'actualité.
18:37Gérard Elanguema,
18:38on va parler de la dette publique,
18:39si vous voulez bien.
18:40La soutenabilité, justement,
18:42de cette dette publique
18:43se pose avec acuité au Gabon
18:45selon les récentes données
18:46fournies par la Direction Générale
18:48de la dette,
18:49citées par la dette
18:50par un confrère
18:51direct Info Gabon.
18:53La dette publique au Gabon
18:54est estimée à 8600 milliards
18:57de francs CFA
18:58à la fin du mois d'octobre 2025.
19:01Pensez-vous qu'avec
19:02un tel niveau d'endettement,
19:04l'État est encore à mesure
19:06de dégager en 2026
19:08les 2000 milliards
19:09qu'il souhaite
19:10pour financer l'investissement ?
19:13Bon, vous me posez là
19:14une question
19:15que je me suis posée
19:17très longtemps.
19:18sur la question
19:22de la soutenabilité
19:24de la dette
19:24du Gabon.
19:27Sans compter
19:28que le Gabon appartient
19:29à un espace
19:30économique
19:31qui a des normes,
19:33qui a des normes.
19:34Lorsque j'entends
19:40ou lorsque j'ai entendu
19:42le ministre de l'économie
19:44et des finances du Gabon
19:45parler,
19:46je me suis dit
19:48« Elangema, tais-toi
19:49parce que c'est un banquier.
19:53Peut-être il a le miracle
19:55de cette situation.
19:58Mais regarde les faits,
20:02la dette du Gabon
20:03devient abyssale,
20:04elle devient insoutenable,
20:06même dans la sous-région. »
20:10Nous allons atteindre
20:11sensiblement
20:13les 70
20:15par là,
20:20par rapport au PIB.
20:21Oui.
20:21Ce qui,
20:24à mon sens,
20:26en réalité,
20:28fait remarquer
20:29que la dette du Gabon
20:30n'est plus soutenable.
20:32Il faut
20:33maintenant
20:34entrer dans
20:35des mesures
20:35d'austérité
20:36pour
20:38essayer
20:39de partir
20:40dans le schéma
20:41du début
20:44du remboursement
20:45de cette dette.
20:46Mais ce qui est
20:47le plus compliqué
20:48à comprendre
20:48dans notre pays,
20:50c'est que
20:50à une période
20:52on vous dit
20:52la dette est payée,
20:54à une autre période
20:55la dette
20:56est là.
20:59Ça fait que
21:00vous avez
21:02du mal
21:03à comprendre
21:05de quoi
21:06parle-t-on
21:07exactement.
21:08De quoi parle-t-on ?
21:10Alors on va
21:10approfondir là-dessus.
21:11Vous étiez député
21:12de la transition
21:12au moment
21:14de l'examen
21:15du projet
21:15de loi de règlement
21:16du budget 2024.
21:18Pourquoi
21:19l'Assemblée nationale
21:20de transition
21:20a-t-elle rejeté
21:21ce texte ?
21:24Nous avons,
21:26lorsque le ministre
21:27de l'économie
21:28et de finances
21:28a fait son exposé
21:32des motifs,
21:33nous pensions
21:34que ce n'est pas
21:34réalisable.
21:36Alors là,
21:37je parle
21:38du budget
21:39de 2024.
21:40Vous avez
21:41eu à examiner
21:44la loi de règlement.
21:45Je crois que c'était
21:46autour d'octobre.
21:46Et justement,
21:48vous n'avez pas
21:48accordé votre quittus,
21:49vous n'avez pas
21:50validé parce que
21:50vous estimez…
21:51Ce n'est pas
21:52nous seulement.
21:54Déjà,
21:54tous les documents
21:55qui venaient
21:55de la Cour des Comptes
21:56faisaient remarquer
21:58que les comptes
22:00n'étaient pas
22:01équilibrés.
22:03Oui,
22:04alors je vous parle
22:04de ça justement
22:05parlant de la Cour des Comptes.
22:07Vous vous faites
22:08bien d'en parler.
22:10Le rapport
22:11de la Cour des Comptes
22:11était quand même
22:12accablant
22:12sur la gestion
22:14du budget 2024.
22:15Bien sûr.
22:15Elle évoque
22:16un gap de 691 milliards
22:18de francs CFA
22:19de dette
22:20au 31 décembre 2024.
22:23Alors concrètement,
22:24la Cour des Comptes
22:25qui s'appuie
22:25sur les données
22:26issues de la Balance
22:28générale des Comptes
22:29constate que
22:29l'encours global
22:30de la dette
22:31s'élèverait
22:33à 7 824 milliards
22:36de francs CFA
22:36au 31 décembre 2024
22:38alors que
22:39le Compte général
22:40de l'État
22:40n'en reconnaissait
22:42que 7 milliards
22:44133
22:45de francs CFA.
22:47Est-ce que
22:48le gouvernement
22:48a caché
22:49aux Gabonais
22:50691 milliards
22:52de francs CFA
22:53de dette ?
22:55Vous savez,
22:58j'aurais du mal
23:00et ça je le dis
23:01sincèrement,
23:02j'aurais du mal
23:03à parler
23:06de l'attitude
23:09du gouvernement
23:09parce que
23:10je ne suis pas
23:11au gouvernement.
23:12Vous étiez député
23:13de la transition.
23:13J'étais député.
23:15Vous aviez pour rôle
23:15de contrôler
23:16l'action du gouvernement.
23:17Nous tous,
23:18nous avons constaté
23:20qu'il y avait
23:21un gap
23:21de près de
23:23600 et quelques milliards
23:24à poser la question
23:28au gouvernement.
23:29Mais comment
23:29vous l'expliquez
23:30en tant que
23:31ancien parlementaire ?
23:34Non,
23:34ancien parlementaire,
23:35nous posons des questions
23:36et l'on vous répond
23:38de manière
23:40je ne sais pas
23:42si c'est...
23:44On vous répond
23:45d'une manière
23:46que seul le gouvernement
23:48a des réponses.
23:51La question
23:52est là,
23:53est respondante.
23:56Le Parlement
23:57a posé
23:57la même question.
23:58Nous n'avons pas
23:59eu de réponse
24:00conséquente.
24:01En conséquence,
24:03maintenant,
24:04je pense que
24:05le gouvernement
24:06nous entend.
24:07C'est à eux
24:07d'expliquer aux Gabonais
24:09que ce gap-là
24:12est dû
24:12à quoi ?
24:14Il ne me revient pas,
24:15moi,
24:15vous savez,
24:16je sors du Parlement
24:17et on risque de dire
24:19que la guéma
24:20est venue
24:21déballer
24:22ou qu'il est fâché
24:23parce qu'il est à la maison.
24:25Non, non, non,
24:25je ne veux pas
24:26que ce soit perçu
24:27comme cela.
24:27Peut-être que vous allez
24:28pouvoir déballer cette fois
24:29parlons des élections législatives.
24:31Votre parti,
24:32le Front Patriotique Gabonais
24:33a présenté
24:34des candidats.
24:36Vous n'avez pas eu d'élu.
24:38Quels enseignements
24:39ont tiré ?
24:39Non, non, non,
24:39je ne pense pas
24:40que nous n'avons pas eu d'élu.
24:41Nous avons un maire
24:42au deuxième arrondissement
24:43d'un tour.
24:44Nous avons des conseillers
24:45municipaux.
24:46Et je dois dire
24:48que nous avons un maire
24:49au deuxième arrondissement
24:50d'un tour.
24:50Monsieur Icapi,
24:51c'est un autre maire
24:52au deuxième arrondissement
24:54d'un tour.
24:55Et je dois aussi
24:56faire remarquer
24:56que nous étions
24:58au deuxième tour
24:59mais par autorité
25:00et personne ne pourra
25:02me dire que c'est faux.
25:06Ni le ministre de l'Intérieur
25:08qui a constaté
25:10mais n'a rien fait.
25:13Ni la Cour constitutionnelle
25:15qui nous a même
25:16fait un document
25:18pour aller demander
25:19au ministre de l'Intérieur
25:20de rectifier
25:21que c'est une erreur matérielle
25:22qui n'a rien fait.
25:24quand l'UDB
25:25a décidé
25:26d'aller au deuxième tour
25:27peut-être parce que ça
25:28c'était dans
25:29l'espace
25:31peut-être
25:32pharaonique
25:33nous sommes restés
25:36
25:36par toi
25:37et la Cour constitutionnelle
25:39qui est naturellement
25:40qui nous avait déjà
25:41fait un document
25:42d'aller dire
25:42au ministre de l'Intérieur
25:43de corriger
25:44que c'est une erreur matérielle
25:45au même niveau
25:46que celle qui a été
25:47corrigée à Canada
25:48n'a pas voulu
25:49corriger pour nous.
25:50A partir de là
25:51vous me parlez
25:53de cette élection
25:54je dis tout simplement
25:57que les élections
25:59se sont passées
26:00nous tous
26:02nous savons
26:02dans quel contexte
26:03elles se sont passées
26:04dans un contexte
26:07où chaque acteur
26:09peut dire
26:10et redire
26:11parce que
26:13elles ne se sont pas
26:14bien organisées.
26:14Est-ce que c'était mieux
26:15que sous Ali Bongo ?
26:18Je...
26:18vous savez ce qui m'a étonné
26:20le plus
26:21c'est que
26:22à l'élection
26:23référendaire
26:26à l'élection présidentielle
26:29d'abord référendaire
26:31nous avons
26:33pour la constitution
26:34elle s'est bien passée
26:35à l'élection
26:36du président de la république
26:37il n'y a pas eu
26:39trop de plaintes
26:40mais
26:42personne ne comprend
26:43qu'à l'élection
26:45des législatives
26:47locale
26:49et
26:49des sénateurs
26:50que
26:51tout d'un coup
26:53la machine s'est grippée
26:54les vieux réflexes
26:55du système
26:56parce qu'il faut le dire
26:57les acteurs
26:58qui ont organisé
27:00pour la plupart
27:00les élections
27:01comme
27:02les acteurs
27:03qui sont rentrés
27:04dans le parti
27:05du président
27:05sont des acteurs
27:07qui ressortent
27:08normalement
27:08du parti
27:09d'Ali Bongo
27:10est-ce
27:11l'élection
27:13qui s'est passée
27:14était mieux
27:15ou pire
27:16que dans le règne
27:17d'Ali Bongo
27:18je dis
27:19l'assassin
27:22ne change jamais
27:23il change
27:24ce mal de victime
27:25alors
27:27on va poursuivre
27:28si vous voulez
27:28aujourd'hui
27:29comment vous vous positionnez
27:31politiquement
27:32êtes-vous opposant
27:33ou allié au régime
27:33vous disiez
27:34en première partie
27:35d'émission
27:35que vous
27:36heureusement
27:37que vous
27:37ne vous êtes pas
27:39enrôlé
27:39au sein de l'Union
27:40démocratique
27:40des bâtisseurs
27:41aujourd'hui
27:42vous êtes un opposant
27:43Gérard Elanguema
27:44un allié
27:46de l'UDB
27:46je suis
27:47un soutien
27:49du président
27:49de la république
27:50vous faites la différence
27:51entre son parti
27:52et la différence
27:52entre le président
27:54et l'UDB
27:55je le dis clair
27:56alors pourquoi
27:57la plupart des acteurs
27:59politiques qu'on reçoit ici
28:00lorsqu'on leur pose
28:01cette question
28:01ils ont tendance
28:02à répondre
28:03comme vous le faites
28:03aujourd'hui
28:04est-ce que vous
28:05n'assumez pas
28:06totalement
28:06être soutien
28:09au chef de l'État
28:10y compris
28:10avec le parti
28:11qu'il a créé
28:12non
28:12je n'avais pas
28:14décidé de soutenir
28:16j'ai décidé
28:17de soutenir
28:17le chef de l'État
28:18et naturellement
28:19l'UDB
28:20c'est son enfant
28:21je ne suis pas tenu
28:24d'accepter
28:26les manipulations
28:30ou les manigances
28:32du parti du président
28:34parce que
28:35je n'avais pas
28:36décidé de soutenir
28:39le président
28:39pour que
28:40nous nous retrouvions
28:41encore
28:42dans les mêmes travers
28:43que nous dénoncions
28:45et je crois même
28:46aujourd'hui que
28:47cette situation
28:49de ramener
28:50les travers
28:51que nous avons
28:52décriés
28:53au temps d'Ali
28:54est en train
28:55de porter préjudice
28:56au président
28:56sa côte de popularité
28:59en train de prendre
29:00un coup
29:01mais est-ce que ça
29:02vous le lui dites
29:03lorsque vous
29:04je ne sais pas si vous
29:04je parle trop
29:06je parle trop
29:07et moi
29:09j'ai eu une éducation
29:10j'ai vu mon père
29:11j'ai vu mon père
29:13et je ne suis pas
29:14à la course
29:15de l'argent
29:18de l'argent
29:19et j'estime
29:21que lorsque vous
29:22vous connaissez
29:23le président
29:23de la république
29:24si vous avez
29:25un devoir
29:26c'est de lui dire
29:27chaque fois
29:28la vérité
29:29et je crois
29:30que pour certaines
29:31personnes
29:31ils préfèrent
29:32entretenir
29:34le président
29:35parfois
29:36dans des propositions
29:38qui ne sont pas
29:39à sa faveur
29:40la preuve
29:40la taxe sur l'habitation
29:42et j'ai même
29:43l'impression
29:43qu'ils ont confondu
29:44de taxes
29:45parce que
29:46moi je crois
29:47qu'ils ont peut-être
29:47allé vers le schéma
29:49de la taxe sur le loyer
29:50au moins ça
29:51ça touche
29:52ceux qui ont quelque chose
29:53je crois qu'ils se sont
29:54même trompés
29:54d'action
29:55mais c'est pas grave
29:57donc ils préfèrent
29:58entraîner le président
30:00dans
30:01des choses
30:03qui leur profitent
30:05mais entre temps
30:06c'est la popularité
30:07du président
30:07qui prend un coup
30:08c'est pourquoi
30:09moi je dis
30:10moi et l'anguillement
30:11je suis clair
30:12je suis le soutien
30:14du président
30:15et
30:16je reste
30:18comme tel
30:19mais ça ne m'empêchera
30:21pas
30:21de dire
30:24chaque fois que
30:25il est besoin
30:27de le faire
30:28que ça
30:29ça ne va pas
30:29personne
30:30ne m'empêchera
30:31parce que
30:33je ne suis pas
30:34à l'enquête
30:35de
30:37je ne sais trop quoi
30:40ou d'être
30:40je ne sais trop quoi
30:42ce que j'ai été
30:43ça a été
30:44au niveau du libre arbitre
30:46du président
30:47de la république
30:48et par rapport
30:48au combat
30:49que j'ai mené
30:50parce que
30:50dans ce pays
30:51il y a trop
30:53d'opportunistes
30:53et cela donne
30:56le sentiment
30:57que
30:57ceux qui se sont
30:59réellement battus
31:00dans ce pays
31:00se font piétiner
31:02par
31:03des opportunités
31:04de tout
31:05acabit
31:05dans ce pays
31:06et moi
31:07je ne supporte
31:08pas cela
31:08je dis
31:09l'UDB
31:12pour moi
31:12mon sentiment
31:13c'est un panier
31:14à crape
31:14c'est le président
31:16seul qui sait
31:17comment il fait
31:18avec son panier
31:19pour l'instant
31:21moi et Languema
31:22j'en ai souffert
31:25j'ai souffert
31:25dans ma peau
31:26mon père a souffert
31:27dans sa peau
31:28et je ne voudrais pas
31:30être tout le temps
31:30avec des gens
31:31si aujourd'hui
31:32c'est Oligin Gema
31:33qui est là
31:33les mêmes là
31:34chambres de loin
31:35d'Oligin Gema
31:36c'est pas ce que je souhaite
31:37si demain
31:38Oligin Gema
31:38n'est pas là
31:39les mêmes gens
31:39vont dire
31:40qu'Oligin Gema
31:40n'était pas bien
31:41après quand cette autre
31:43personne va finir
31:44ils vont courir
31:45chez un autre
31:45non
31:46la politique
31:47a un peu de morale
31:47et de conviction
31:49et justement
31:49vous en parliez
31:50dans l'un de vos écrits
31:52vous donniez les détails
31:53au cours d'une
31:56de vos sorties
31:57politiques
31:58vous donniez des détails
32:00justement
32:00sur votre regard
32:01par rapport à la manière
32:02dont fonctionne
32:03la politique au Gabon
32:04merci encore
32:05Gérard et Languema
32:05pour tous ces éclairages
32:08peut-être une toute dernière question
32:09mais vraiment
32:09en deux secondes
32:11est-ce que vous serez intéressé
32:12par une entrée au gouvernement
32:13très rapidement
32:14lorsque je suis rentré
32:15au Parlement
32:16c'est le président
32:17seul qui a décidé
32:18c'est lui le chef de l'état
32:19c'est lui qui rencontre
32:20le peuple gabonais
32:21si le président estime
32:23qu'il a besoin de moi
32:25je lui manifesterai
32:28ma disponibilité
32:29s'il n'estime pas
32:30ça ne me gênerait pas
32:31j'ai mon village
32:32où d'ailleurs
32:33je suis en train d'y aller
32:34j'essaie de faire
32:36mon petit agriculture
32:38j'essaie d'embellir
32:39le village de mon père
32:40qui est parti
32:41et qui s'est bien battu
32:42pour le Gabon
32:42donc c'est une situation
32:44qui me va très bien
32:47merci
32:47merci Gérard Elanguema
32:48pour ces échanges enrichissants
32:50je rappelle que
32:51vous êtes président
32:51du Front Patriotique Gabonais
32:53et ancien député
32:55de la transition
32:55merci à vous
32:57chers internautes
32:58pour votre fidélité
32:59à la prochaine
32:59chers internautes
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