00:01A l'arrière de cette moto, Flore Boulou arrive dans sa ferme.
00:06Chaque jour, sept jeunes entrepreneurs seront dans ses bassins pour s'assurer du bon développement de cette tilapia.
00:13Un choix audacieux à l'accro dans la sous-préfecture de Noé, où peu de femmes osent investir dans l
00:20'aquaculture.
00:21Ici, c'est chez moi, c'est la ferme Flore.
00:24Ça fait sept à huit mois que j'ai commencé ce projet.
00:26J'ai eu mon concours de S1 depuis 2014, ce moment que je suis au privé.
00:31J'ai tenté le concours de la fonction publique plusieurs fois.
00:35Ça ne marche pas.
00:36J'ai vu que pour réussir, ce n'est pas forcément à la fonction publique ou au bureau.
00:41J'ai croisé un monsieur qui est mon tuteur, c'est celui que je loue ma maison.
00:45Donc lui aussi, il fait la piscuiture.
00:48Donc à chaque fois, souvent, je l'accompagne sur sa piscuiture.
00:51Donc j'ai vu que c'est un projet qui m'intéressait.
00:54Donc je suis venu, il m'a aidé à avoir le bas-fond.
00:56On a acheté, on a fait les papiers à mon nom.
00:59C'est là que moi aussi, j'ai décidé aussi de m'investir.
01:03Dans ces bassins, des centaines de poissons grandissent progressivement.
01:08Avec un suivi régulier et une alimentation adaptée,
01:11chaque cycle de production peut générer plusieurs centaines de kilogrammes de tilapia.
01:16Une activité qui pourrait bientôt lui assurer des revenus stables.
01:20Quand on fait les étangs comme ça, de 20 sur 10 là,
01:23un étang en met 500.
01:24Dans les deux étangs, ils font 1000 à le 20.
01:26Donc je considère que même si un poisson me revient peut-être à 1 kilo,
01:30ils ont 2500 par 1000, moins c'est quelque chose.
01:33Donc quand je fais les calculs aussi, avec le salaire de l'ouvrier,
01:36on peut dire peut-être qu'avec les deux étangs,
01:39peut-être qu'il y a trop trop de pensées, peut-être sur 2 millions.
01:41Au-delà du gain financier,
01:44Fleur Bolou nourrit une ambition plus grande,
01:47encourager les jeunes filles du village à entreprendre.
01:50Je remercie à notre première dame d'abord,
01:52pour l'autonomisation de la femme.
01:54Parce qu'une femme, nous devons être autonome.
01:57Nous devons apprendre à être autonome.
01:58Je veux promouvoir,
02:01faire d'ici un instant de formation,
02:03pour qu'au moins mes soeurs,
02:05mes camarades,
02:06puisque je suis une responsable aussi d'une ONG,
02:08ceux aussi qu'on encadre les orphelins,
02:11les orphelinats,
02:12puissent au moins bénéficier d'une formation.
02:15Au quotidien,
02:17ses collaborateurs et proches
02:18sont les premiers témoins de sa détermination.
02:21Entre l'entretien des bassins,
02:23l'alimentation des poissons
02:24et la surveillance de la qualité de l'eau,
02:26le travail demande rigueur et patience.
02:30Elle est très courageuse
02:32dans ce qu'elle fait.
02:35C'est-à-dire qu'elle a besoin d'aide.
02:37Puisque nous,
02:38Dieu merci,
02:39on était bénéficiaires des PDCV.
02:42en ce moment,
02:43comme elle n'était pas
02:45dans la pisciculture d'abord,
02:47elle n'a pas procédé
02:48pour pouvoir en bénéficier.
02:51À l'acro,
02:52l'aquaculture ne nourrit pas seulement les familles.
02:55Elle alimente aussi les ambitions
02:57d'une nouvelle génération de femmes
02:59déterminées à prendre leur destin en main.
03:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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