Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Retrouvez « La chronique d'Ahmed Sparrow » dans Zoom zoom zen sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/ahmed-sparrow-moi-ce-que-j-en-dis

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:00Il est là, avec nous, frais comme un gardon. Dès qu'il y a la guerre, on fait appel
00:04à lui pour ses analyses toujours très fines. Ses sources, il ne les dévoile pas, car il
00:08n'en a pas. Voici Ahmed Sparrow.
00:11Ah ouais, c'est vrai que je préfère vous prévenir, je ne comprends rien au conflit
00:14actuel. Rien. Après, pour m'informer, j'ai dû aller voir les stories des influenceurs.
00:18Tu sais, quand ta source principale d'analyse stratégique, c'est des lives qui commencent
00:21par « les bébés, c'est trop grave ce qui se passe là, mais j'ai entendu des pa-pa
00:24-pa,
00:24mais vous voulez, il y a mon contouring, cliquez sur le lien ». Non, c'est pas ouf, je comprends
00:35juste une chose, quand l'espace aérien ferme, c'est que c'est chaud, ouais. C'est
00:42juste pour ça. C'est ouf, c'est perfectionniste. Quand l'espace aérien est ferme, tu sais
00:48que c'est chaud. Même le directeur de Ryanair, il a dit « oh, même nous, on n'aurait pas
00:52osé ». Et pendant que tout le monde cherche une correspondance, il y a Vladimir Poutine,
00:56lui, silencieux, immobile, en train de regarder deux gouvernements qu'il soutient vacillés.
01:01Parce que c'est ça qui est fascinant. Il a soutenu Bachar el-Assad, résultat, Bachar
01:05il traîne dans les rues de Moscou maintenant, d'accord ? Il a soutenu le régime d'Emola,
01:08résultat, je suis obligé de me taper des stories d'influenceurs. Le jour où il soutient
01:12France Inter, cherchez une autre radio, je vous le dis. Et pendant que Poutine porte la poisse,
01:17il est à Donald Trump. C'est vrai, parce que Poutine en vrai, moi je vais revenir sur Poutine,
01:21mais c'est vrai que Poutine, moi je le vois comme un mec qui mise mal, un mauvais parieur
01:24du PMU, qui voit un cheval et qui dit « celui-là, je le sens » et le cheval, il
01:28claque en
01:29pleine course. C'est vrai, Poutine en 1912, il aurait vu le Titanic, il aurait dit « hum,
01:33bateau solide ». Donald Trump, à côté, lui, il regarde la guerre comme s'il regardait
01:38une bande-annonce. Quand il voit des bombardements, il est là « this is huge ». Trump, quand il
01:42parle de paix, on dirait qu'il refait l'intérieur de son aparté, il est là « ok, you bomb,
01:46you bomb, you bomb, everybody's bomb, but we make a beautiful deal ».
01:50Lui est persuadé qu'il peut régler ça en 24h. Et pendant ce temps-là, tu as Netanyahou.
01:54Netanyahou, lui, il joue à risque depuis 20 ans. Vous voyez, c'est quoi le jeu risque ?
01:58Lui, il a oublié que c'est un jeu. Et au milieu de ça, Poutine, il regarde avant,
02:02il intervenait, maintenant il l'observe. Poutine, c'est une toxique, une ex-toxique qui regarde
02:05tes stories sans liker. Il est là immobile, comme moi quand je réalise que j'ai parié sur
02:10Marseille et qu'au bout de 10 minutes, il y a 2-0, je suis là « c'est mort,
02:14c'est mort ».
02:14Donc résumons, je ne comprends rien, mais avec les infos que j'ai, je sais qu'il y a des
02:18missiles partout, des Français bloqués dans des terminales. Que les influenceurs découvrent
02:22la géopolitique et Poutine découvre qu'il a peut-être la poisse internationale.
02:26Mais j'ai oublié de vous dire, la veille des attaques, et c'est vrai, je n'invente rien,
02:30j'étais en transit au Qatar. À un jour près, je devenais Tom Hanks dans le terminal.
02:35Mais une version nulle, sans scénario, sans Catherine Zeta-Dione, sans histoire d'amour,
02:39juste moi, ma valise-cabine et un chargeur qui marche seulement si tu le tiens à 37 degrés.
02:43Tu vois ce genre de truc ? Je me serais territorialisé le truc. Au bout de 6 heures, j'aurais
02:49commencé à territorialiser…
02:51Ouh, c'est dur ce mot quand même !
02:52C'était très dur, mais je ne sais pas pourquoi tu l'as mis.
02:55J'aurais été là, ça c'est ma chaise. Au bout de 2 heures, j'aurais donné des noms aux
02:58bornes.
02:58Je les aurais appelées Elisabeth, c'est pour le jeu de mots. Au bout de 24 heures, j'aurais ouvert
03:01une micro-entreprise,
03:04Ahmed & Sons, conseil en correspondance ratée. Je me voyais déjà négocier au duty-free.
03:08Tu sais, écoutez, je suis là pour une durée indéterminée, je peux avoir moins 50% sur les chips ?
03:12Ah merci, c'est très gentil.
03:13Je vous dois combien ? 19 euros ? Ah ouais bon, je peux avoir 99% sur les chips !
03:17Pendant que moi, je frôlais la vie de figurant, des Français, eux, ils l'ont vécu, bloqués,
03:20à dormir en diagonale sur des sièges conçus pour empêcher précisément ça !
03:25Non, parce que les aéroports, c'est fou, ça a été inventé par des insomniaques, c'est pas possible !
03:28C'est du mobilier hostile ! Donc conclusion, les alliances ne garantissent rien,
03:32les grandes puissances ne garantissent rien, les analystes télé ne garantissent rien,
03:35la seule chose fiable, ne pas être soutenu par Poutine.
03:38Et si Trump propose un deal, dites qu'il n'y a plus de stylo, ok ? Préparez vos valises,
03:42merci.
03:42Et Vladimir ne soutient pas cette chronique, on aimerait éviter la chute de la radio.
03:47Oui, ça serait mieux. Merci beaucoup Ahmed Sparrow, on vous retrouve la semaine prochaine dans un nouveau
03:50vous avez vu que le fils de Tom Hanks est lui-même bloqué dans un terminal quelque part
03:54et tous les fans de Tom Hanks font la référence évidemment au film Le Terminal.
03:57Ahmed, on vous retrouve le 6 mars à Cournon d'Auvergne, je tiens à le préciser en spectacle évidemment.
04:01Fini Phuket !
Commentaires

Recommandations