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[#LeCanapéRouge] Élise Emmanuelle Ntsame Obame,
Directrice générale de la DGCCRF

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00:03Musique
00:15Mesdames et messieurs, bienvenue dans votre nouveau numéro du Canapé Rouge de Gabon Media Time,
00:21votre rendez-vous d'échange et de décryptage avec les acteurs clés de la gouvernance publique.
00:26A la suite des fêtes de fin d'année, période traditionnellement marquée par une forte mise sur le marché de
00:32produits destinés aux enfants,
00:34la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mené une série d
00:39'opérations de contrôle d'envergure.
00:41Ces actions ont conduit au retrait de 6 500 jouets, reconnus non conformes aux normes en vigueur,
00:49présentant des risques avérés pour la santé et la sécurité des enfants,
00:52puis à leur destruction par incinération dans la zone économique spéciale d'un coq.
00:58Dans un contexte où la protection du consommateur et plus particulièrement celle des enfants constitue une préoccupation majeure des familles
01:07gabonaises,
01:08nous recevons aujourd'hui Madame la Directrice Générale de la DGCCRF,
01:13Élise Emmanuel Mitzam-Obama pour éclairer l'opinion publique sur les mécanismes de contrôle des sanctions prévues par la loi
01:20et les comportements de vigilance attendus de tous.
01:24Mais avant d'entrer dans le vif du sujet de cet entretien, comme il est de coutume sur le canapé
01:30rouge de Gabo Media Time,
01:31la première question que je vais vous poser Madame la Directrice Générale est celle de savoir comment vous vous portez
01:37en ce début d'année 2026.
01:39Bonjour à tous, merci, je me porte très bien.
01:43Alors dans l'opinion, les missions de la DGCCRF restent quelque peu méconnues du fait de l'existence d'une
01:51sorte de chevauchement de compétences parfois
01:53avec d'autres administrations étatiques.
01:56Pouvez-vous édifier vos compatriotes sur les missions de votre direction ?
02:00Je vous remercie. La DGCCRF pour faire un peu de son historique.
02:06La DGCCRF est une émanation de la direction générale, ancienne direction générale des prix et des enquêtes économiques
02:11qui a toujours été rattachée au ministère de l'économie et l'ancienne direction générale de la consommation
02:17qui à l'époque était rattachée au ministère du commerce.
02:21C'est la fusion de ces deux directions qui donnent la DGCC.
02:24Jusqu'au 29 septembre 2022, on a ajouté le RF, répression des fraudes, suite au changement du texte organique
02:32de la direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes
02:36qui lui octroient bien entendu d'autres missions qui élargissent un peu son champ de compétences.
02:41Mais la DGCCRF, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, c'est la surveillance du marché en
02:47termes de prix
02:47pour pouvoir voir ce qui est présenté sur le marché, les prix qui sont pratiqués,
02:53est-ce que les marges sont respectés, est-ce que le consommateur n'est pas totalement lésé dans les transactions.
02:58C'est également le volet consommation qui consiste à la protection du consommateur.
03:04Il faut préciser ici que lorsqu'on parle de la protection du consommateur,
03:08ne pas se limiter à l'aspect alimentaire.
03:12Dès qu'il est question de relation client, la DGCCRF est compétente.
03:16C'est-à-dire tout ce qui est offre de produits et de services.
03:20Voilà le champ de compétences de manière résumée de la DGCCRF.
03:25Alors, à la suite des fêtes de fin d'année, la direction dont vous avez la charge a intensifié ces
03:30descentes sur le terrain.
03:32Pouvez-vous expliquer aux téléspectateurs ce qui a motivé le lancement de cette mission spéciale
03:38dédiée aux jouets et aux produits destinés aux enfants ?
03:41Merci beaucoup.
03:43Comme nous disons tout à l'heure, il n'y a pas de problème.
03:46Dans ces missions régaliennes, nous avons le devoir de pouvoir surveiller le marché dans son ensemble.
03:51Et la période de décembre, de novembre à décembre, c'est une période de grande consommation.
03:56Période également qui correspond aux festivités de fin d'année, de Noël,
04:00à l'occurrence de chaque parent a le souci de pouvoir offrir à son enfant un petit jouet pour le
04:05contenter.
04:05C'est vraiment la grande effervescence.
04:07Mais malheureusement, ce que nous avons constaté, aussi bien sur les produits alimentaires,
04:12ça devient l'occasion pour certains opérateurs économiques, ce n'est pas tous,
04:16de pouvoir mettre tout et n'importe quoi sur le marché, aussi bien des produits avariés qu'autres.
04:20Donc, pour les produits alimentaires, on s'assure déjà de la disponibilité de certains stocks,
04:25de la conservation justement de ces aliments,
04:27et bien entendu de la pérennité de la disponibilité des stocks suffisants
04:31pour éviter la spéculation sur le marché alimentaire.
04:34Maintenant, en ce qui concerne les jouets, proprement dit,
04:36on s'assure que le jeune enfant, l'enfant qui est vraiment le consommateur le plus vulnérable,
04:42ne soit pas à côté, du moins ne soit pas sujet au contact des jouets susceptibles à porter préjudice à
04:49sa santé.
04:50Il y a des problèmes d'étouffement, des problèmes d'inhalation,
04:53des problèmes liés aux allergies et tout ce qui peut être comme produits chimiques
04:58pouvant entrer en contact avec la fabrication des jouets.
05:02Un jouet ici, il répond à certaines normes.
05:04Pour l'instant, sur le plan national, nous n'avons pas de texte réglementaire type,
05:09mais on s'appuie sur le texte de l'Union européenne portant sur la loi 2509,
05:15qui a été votée en 2025, qui encadre vraiment de manière spécifique
05:19tout ce qui concerne le jouet à la disposition de l'enfant.
05:23Donc, ce jouet, il doit correspondre à la...
05:25problème de... que je ne dise pas n'importe quoi,
05:28nous avons le problème de durabilité, il ne faut pas qu'il soit coupant pour l'enfant,
05:33il ne faut pas qu'il soit susceptible, par exemple, de les perles avalées,
05:36il ne faut pas que pour les enfants qui font des problèmes d'allergie,
05:39donc certains tissus ne soient pas en contact,
05:41ou alors en contact de certains liquides, produits chimiques,
05:44qui peuvent également être sujets à des accidents domestiques.
05:48Donc, nos équipes descendent en ces périodes-là sur le terrain, sur le marché,
05:52pour s'assurer justement de la présence de certains jouets.
05:55si ça ne correspond pas aux descriptifs tels que réglementés par la loi en vigueur,
06:00on se charge de les retirer.
06:02Est-ce que dans le cadre de vos missions,
06:04la DGCCRF peut également engager des procédures en amont,
06:08c'est-à-dire à l'entrée au niveau du port ?
06:11Est-ce que la DGCCRF est compétente, par exemple,
06:13pour mener des missions préventives pour stopper ces marchandises
06:17dès l'entrée sur le territoire ?
06:19L'administration, dans l'exécutif en général, nous recommande d'être proactifs.
06:23C'est une vérité.
06:24Mais on ne peut pas aller au-delà de nos frontières.
06:27Nous avons des brigades à l'entrée qui s'assurent en fonction de ce qui est déclaré.
06:31Nous déclarons, nous délivrons en interne des folios,
06:34qui sont justement une déclaration.
06:36Nous sommes dans un régime déclaratif.
06:37Donc, l'opérateur économique qui fait sa commande nous fait un document déclaratif
06:42et nous, au moment du dépôtage, donc, lorsque les produits rentrent,
06:45on s'assure de la véracité de ce qui a été déclaré dans son document
06:49et la présence effective du produit qui a été demandé.
06:53Parce que là aussi, il y a souvent quelques amalgames, je vous le conseille.
06:56Mais non, nous ne pouvons pas aller au-delà de ça,
06:58parce que nous sommes, on intervient directement sur le marché.
07:02Notre action au niveau des opérateurs économiques,
07:04c'est également les interpeller.
07:06Qu'on le veuille ou non, pour eux, c'est un investissement.
07:10Perdre une partie de leur investissement comme ça,
07:12ce n'est vraiment pas agréable.
07:14C'est pour les amener, pour les prochaines saisons,
07:17les saisons à venir, les années à venir,
07:18à prendre conscience du fait que,
07:20s'ils doivent faire des commandes sur certains jouets
07:22qui tiennent compte de certains critères,
07:25donc des problèmes de dangerosité,
07:26des problèmes d'inhalation, des problèmes de risque d'allergie
07:29et tout ce qui est produit chimique,
07:31ça, ils peuvent le faire à leur niveau.
07:33Alors, concrètement, comment s'organisent
07:35les mécanismes de contrôle de la VGCCRF,
07:38prenons le cadre d'une marchandise,
07:40d'une cargaison de riz qui arrive sur le territoire,
07:43quel est le cheminement de l'arrivée au port
07:46jusqu'à l'assiette du consommateur ?
07:49À ce niveau-là, le cheminement, il est simple.
07:52L'opérateur économique qui est désigné ici comme étant un importateur,
07:56c'est lui qui prend la tâche avec le producteur à l'extérieur du pays.
07:59Et à ce niveau, il se rapproche de nos services
08:01pour nous demander qu'on lui délivre un folio,
08:03le folio justement qui doit retracer les quantités commandées
08:06à l'extérieur du pays.
08:08Donc, nous, notre intervention commence au niveau du port.
08:11Le dépotage, partant de là,
08:14si le produit à ce niveau-là est jugé conforme
08:16pour être mis sur le marché,
08:17c'est les autorisations de mise sur le marché.
08:20Les AM, on les a...
08:21Non, pas les AM, les autorisations de mise sur le marché.
08:24À ce niveau-là, on s'assure que le produit
08:26tel qu'il a été commandé correspond,
08:29on laisse passer le conteneur jusqu'à la destination
08:31de son point de stockage ou son point de commercialisation.
08:34Il peut arriver, plus d'une fois,
08:36qu'arrivé au niveau du port,
08:38nous procédons au dépotage.
08:40Soit le produit est impropre à la consommation
08:41pour ce qui est de l'alimentaire,
08:43soit le produit est jugé dangereux
08:45par rapport à son utilisation future.
08:46Dans ce cas, on les retire.
08:48Pour les produits alimentaires, généralement,
08:51la dangerosité ici n'est pas toujours évidente.
08:54Mais nous avons un laboratoire d'analyse.
08:55Donc, on peut procéder au prélèvement
08:58de certains échantillons
08:59qu'on envoie au laboratoire.
09:01Ils procèdent à l'analyse
09:02pour s'assurer, justement,
09:05si, par exemple, si c'est...
09:07Si vous vous souvenez,
09:08il y a eu une année,
09:09il y avait un problème au niveau de la sardine.
09:11Ce n'est pas pour incriminer le produit.
09:13Bon, je reviendrai plus avant.
09:16Un produit de Javel qui était rentré.
09:19Mais il y avait comme...
09:20Il y avait un doute sur la nature du produit
09:23dans sa qualité même.
09:25Donc, le laboratoire avait pris la précaution
09:27de l'analyser.
09:28On s'est rendu compte que c'était à 90 % de l'eau.
09:32Le doute de l'eau de Javel.
09:33Vraiment, le doute, c'était par rapport à...
09:35La substance n'était pas vraiment celle-là.
09:36Donc, le laboratoire a pris la peine
09:38de prélever certains échantillons.
09:40Et en analysant,
09:42on s'est rendu compte qu'on était pratiquement
09:43à 90 % de l'eau.
09:44Donc, ça a été refoulé.
09:45Une autre année encore,
09:46c'était un problème de cargaison
09:47de crevettes qui était arrivé.
09:50Vraiment, par instinct, honnêtement,
09:52au moment donné, on agit à l'instinct.
09:55Par précaution,
09:55le DG à l'époque, c'était M. Lelaga,
09:57il a pris la précaution de faire prélever
09:59les échantillons.
10:00Donc, on s'est rendu compte que le produit
10:01était très avarié.
10:03Donc, ça a été refoulé.
10:04Donc, on a des exemples comme ça, là,
10:06quotidiennement.
10:06Alors, la DG CCRF a également une mission
10:09de contrôle des prix.
10:11Déjà, qui fixe ces prix ?
10:13Et là aussi, comment se passe ?
10:15Quel est le mécanisme de contrôle,
10:17tout simplement ?
10:18Est-ce que vous faites ces contrôles en amont
10:20ou en aval de l'installation des produits
10:24sur les états ?
10:25Nous sommes sur un marché concurrentiel.
10:28Ça veut dire que le marché s'auto-régule.
10:30C'est la loi de l'offre et de la demande.
10:32Le consommateur ici, dans son consommateur gabonais,
10:35n'est ni obligé d'aller acheter là
10:36où le produit est très cher,
10:37ni aller acheter là où le produit est moins cher.
10:41C'est justement par la confrontation
10:42de ces deux éléments que s'établisse l'équilibre.
10:45Chacun avec son pouvoir d'achat.
10:47Cependant, l'exécutif a jugé
10:49que tout le monde n'a pas le même pouvoir d'achat.
10:51Donc, il y a un regard particulier
10:53sur ce qui est des produits de première nécessité,
10:55notamment l'alimentaire.
10:57C'est pour pouvoir assurer à ceux
10:58qui ont un pouvoir d'achat faible
11:00de pouvoir se nourrir,
11:02de pouvoir s'établir.
11:03Mais nous ne pouvons pas fixer les prix.
11:06Pour prendre un exemple,
11:07le plus simple, c'est le service.
11:09Quelqu'un va prendre un coiffeur, par exemple.
11:11Vraiment le plus simple.
11:12Un coiffeur, je ne vais pas lui demander
11:14fixer tel prix.
11:16C'est lui-même, comme je vous ai dit au départ,
11:18nous sommes dans un régime déclaratif.
11:20Quand moi je vais vers lui,
11:21je m'assure que ses prix soient homologués.
11:23C'est lui-même qui me déclare.
11:25Pour telle ou telle coupe,
11:26je fais ça à tel prix.
11:27Mais pour faire ça à tel prix,
11:28on ne se lève pas un matin
11:30pour fixer le prix.
11:31Présentez-moi votre structure de prix.
11:33C'est-à-dire,
11:33qu'est-ce qui rentre dans votre facturation,
11:36dans la fixation de votre service.
11:40Pourquoi l'homologation des prix ?
11:41C'est pour pouvoir éviter
11:42les spéculations à la tête du client.
11:45Pour la même coiffure,
11:46tel va venir,
11:47le service sera à 10 000,
11:49l'autre va venir,
11:50le service sera à 5 000.
11:51C'est pour éviter la spéculation
11:54à la tête du client.
11:54Donc lui-même, il vient vers nous.
11:56Voilà les prix que moi j'ai à pratiquer.
11:59Dans le même temps,
12:02on essaie de regarder au niveau du marché
12:04pour ne pas qu'il y ait des ententes.
12:06Un coiffeur qui est placé,
12:07je n'ai rien contre les gens
12:08dès la prison, pardonnez-moi,
12:10qui est placé à dès la prison
12:11ne peut pas en principe
12:13pratiquer les mêmes prix
12:14que celui qui est placé à la sablière
12:16parce qu'ils ne font pas face
12:17aux mêmes charges.
12:19La ligne va avoir, par exemple,
12:21en termes de zone d'achalandage,
12:24le niveau de standing,
12:26certainement du personnel,
12:27un certain niveau de matériel
12:28et autres,
12:30ça va de sorte qu'au niveau
12:30de sa structure de prix,
12:31certains éléments vont apparaître.
12:33L'autre qui est du côté
12:34de nos quartiers habituels,
12:36ce serait difficile
12:37que lui aussi puisse me présenter
12:39le même niveau de prix.
12:40Bon, ça ne correspond pas.
12:43Donc nous, nous ne fixons pas les prix.
12:45Donc, lorsque nous partons en contrôle,
12:47on veut s'assurer
12:48que le prix que vous-même
12:49vous avez tenu à nous déclarer,
12:52c'est ce prix-là,
12:52c'est ce prix-là qui est facturé.
12:55Donc, à ce moment, on s'assure.
12:56Si nous vous rendons compte
12:57entre le prix que vous avez affiché
12:59et un autre qui est...
13:01Là, vous rentrez en contradiction
13:02avec la loi.
13:03Là, on est obligé
13:04d'appliquer des pénalités.
13:05Oui, et là, justement,
13:06à ce niveau,
13:07c'était le sens
13:08de ma prochaine question.
13:09Bien sûr.
13:09Lorsqu'on arrive,
13:11toujours dans cette phase
13:12de contrôle,
13:12vos équipes arrivent
13:13dans un magasin.
13:14Oui.
13:15Qu'est-ce qu'ils demandent
13:16comme document
13:16après avoir observé,
13:17par exemple, des manquements?
13:19Comment ça se passe,
13:20là, concrètement?
13:21Est-ce qu'il y a également
13:22pour lancer le...
13:23Est-ce qu'il y a également
13:26pour pouvoir faire
13:27les contrôles sur le terrain?
13:29Lorsque j'ai pris le service
13:30en septembre dernier,
13:31j'avais fait un spot là-dessus
13:33de comment se font
13:35les contrôles de la DIC-CRF.
13:37Nous identifions le problème,
13:39donc la surveillance à mener.
13:40Nous établissons les ordres de mission.
13:43L'ordre de mission comporte
13:45la date de fin,
13:45la date de début
13:46et la date de fin.
13:48L'ordre de mission comporte
13:49l'objet de la mission.
13:51Si, par exemple,
13:52on doit partir ce mois-ci,
13:53on veut s'assurer du fait
13:54qu'on a peut-être eu une alerte,
13:56ça peut être en interne saisie
13:57ou en autosaisie,
13:59c'est en interne,
14:00ou la saisie d'un consommateur,
14:02je dis n'importe quoi,
14:03sur le riz, par exemple.
14:04Donc, il y a l'objet de la mission.
14:06Il y a la zone,
14:08il y a la zone d'intervention.
14:10Donc, lorsque nous arrivons sur place,
14:12l'opérateur économique
14:13est tenu à voir
14:14tous ses documents juridiques.
14:16Il doit avoir sa fiche circuit,
14:17bien sûr,
14:17être en règle avec
14:19tout ce qui est
14:20aglémentation en vigueur.
14:22Et ce n'est qu'à partir de ça.
14:23Donc,
14:23on s'assure
14:24que son dossier juridique
14:26est conforme.
14:27On s'attaque maintenant
14:28sur l'objet proprement dit.
14:30Mais on doit d'abord
14:31s'assurer en amont
14:32que sur le plan juridique,
14:33tout correspond.
14:34Et vous,
14:35vous pouvez déjà apporter,
14:36par exemple,
14:36une sanction
14:37nier que sur la base
14:39de la non-régularisation
14:42administrative,
14:43par exemple ?
14:44Ceux qui vont sur le terrain
14:45ne peuvent pas le faire.
14:46Ils vont faire le constat
14:47parce qu'ils partent
14:48avec les fiches de constat.
14:49Ils vont relever
14:50tout ce qui aurait été constaté
14:52chez l'opérateur économique
14:53en fonction de l'objet
14:54de la mission
14:55ou quelque chose de parallèle.
14:56Si ils tombent sur
14:57un produit avarié,
14:58ils ne vont pas le laisser.
14:59Ils vont le notifier
15:00dans la fiche de constat
15:01et lui laisser la convocation.
15:03La personne vient maintenant
15:04répondre à la direction.
15:05Là où il y a toute une équipe
15:07chargée de le recevoir,
15:08on va le notifier
15:09justement les manques
15:09qu'on va observer
15:10par rapport à l'objet
15:12de sa convocation.
15:14Et sur la base
15:15de la réglementation
15:16en vigueur,
15:17on va lui dire
15:17d'établir
15:19votre pénalité
15:19va de ça à ça.
15:22Il peut s'en acquitter
15:23là,
15:24mais pas nous
15:24parce que nous,
15:25nous ne prenons pas l'argent.
15:26Nous avons un agent comptable
15:27qui est situé
15:28à la Chambre de commerce.
15:30On lui établit
15:31l'ordre de mission.
15:32Sur la base
15:33de cet ordre de mission,
15:34il se rend
15:34à la Chambre de commerce.
15:36Il paye sa pénalité
15:37et nous ramène
15:37la quittance
15:38en cas de contrôle
15:39que nous puissions
15:40nous justifier.
15:41Alors ce que vous dites
15:42madame la décision générale
15:43est très important.
15:45Donc vous,
15:45ce que vous dites
15:46aux opérateurs économiques,
15:47c'est que lorsque vous voyez
15:48des agents
15:49qui se présentent
15:51comme étant des agents
15:51de la DGCCRF
15:53dans leur magasin,
15:53vous leur dites
15:54ne remettez pas
15:55de l'argent en espèces.
15:57Ça,
15:58je le dis
15:58et je le redis
15:59chaque jour.
16:00Ceux qui vont sur le terrain
16:02ne font pas
16:02du recouvrement.
16:04Il ne s'agit pas
16:04du recouvrement.
16:05Ils font du constat.
16:07Le constat sur
16:08tel ou tel élément
16:09que nous avons trouvé
16:10non conforme
16:11à la réglementation.
16:12C'est notifié
16:13à l'opérateur économique.
16:14On lui établit
16:15une convocation
16:16après avoir notifié
16:18l'élément
16:18qu'on a observé
16:19dans la fiche du constat.
16:20La personne vient
16:21répondre à sa convocation.
16:23Toute convocation
16:24n'aboutit pas nécessairement
16:26par un paiement financier.
16:28Parce que quelqu'un
16:28qui agit par l'ignorance,
16:29on peut difficilement
16:30le reprimander.
16:31Donc pour ceux
16:32qui ne connaissent pas
16:33nécessairement la loi
16:34et en fonction
16:34parce qu'il y a des fautes mineures
16:36et d'autres
16:37un peu plus grand,
16:38on va lui faire
16:40rappel à la réglementation
16:41parce qu'il est tenu
16:42de se conformer.
16:44Quelqu'un qui vient
16:45à peine de commencer
16:45à exercer,
16:46on va notifier
16:47tel ou tel élément
16:48on va commencer
16:49par lui faire
16:50rappel à la réglementation
16:51pour qu'il se conforme.
16:52Parce qu'on va du principe
16:53que la personne
16:54ne sait pas nécessairement
16:55le tout
16:56de ce qui doit se faire
16:57dans l'exercice
16:59de ses activités.
17:00Alors justement,
17:01toujours sur ce volet
17:03que vous venez d'évoquer,
17:05la DGCCRF,
17:07vous l'avez dit,
17:08n'est pas que dans
17:09du répressif.
17:09Est-ce que vous menez
17:11souvent des actions
17:12de sensibilisation
17:13auprès des opérateurs
17:14économiques ?
17:15Effectivement,
17:16la DGCC,
17:17la même façon
17:18que le rôle
17:19de protéger
17:20le consommateur
17:20est également
17:22à l'écoute
17:22de l'opérateur économique
17:24dans l'accompagnement.
17:25Ils sont nombreux,
17:26ceux qui viennent vers nous,
17:27ils ont besoin
17:28des informations
17:28pour pouvoir se lancer
17:30pour certaines démarches
17:31et nous avons des équipes
17:33en interne
17:34susceptibles de répondre
17:35à leurs demandes
17:35parce qu'effectivement,
17:37ils sont nombreux
17:37à ne pas connaître
17:38nos différentes missions.
17:39Lorsqu'on va parler
17:40par exemple des baux
17:41pour pouvoir valider
17:42les, je ne sais pas
17:44si vous êtes locataire,
17:46si vous êtes locataire,
17:47la réglementation exige
17:49que tout loyer
17:50au-delà de 200 000,
17:51supérieur ou égal à 200 000,
17:52doit faire l'objet
17:53d'un contrat de bail
17:54validé au niveau
17:55de la DGCCRF
17:56et de la DGCCRF
17:57s'est transférée
17:58aux impôts.
17:59Donc, beaucoup ne sont pas
18:00au courant de cette démarche.
18:02Donc, à partir du moment
18:04où nous tombons
18:04sur cette infraction,
18:05par exemple,
18:06on invite la personne
18:07à venir vers nous.
18:08Pour ceux qui sont déjà
18:09au courant,
18:09ils savent que
18:10si au niveau des baux,
18:11ils ne sont pas en règle
18:13avec l'aglementation,
18:15la pénalité est de trois fois
18:17le montant du loyer.
18:18C'est ça que dit la loi.
18:20Par exemple,
18:20si votre loyer est à 200 000,
18:22votre pénalité sera
18:22de 200 000,
18:23multiplé par trois.
18:25Alors, Madame la lière
18:26directrice générale,
18:27et bien rapidement
18:27sur l'opération
18:29de destruction
18:30des jouets
18:30à coq.
18:33Que symbolise,
18:34selon vous,
18:34cette opération ?
18:35Quel message
18:36la DGCCRF
18:38souhaitait passer
18:39aux opérateurs économiques ?
18:40Sur la DGCCRF,
18:43on dit tout
18:43et n'importe quoi.
18:45C'est pour amener,
18:46comme je vous ai dit
18:46au départ,
18:48amener les opérateurs
18:48économiques
18:49à faire plus attention
18:50aux prochaines commandes
18:51qu'ils auront en fait
18:52concernant la proposition
18:53des jouets
18:54sur le marché.
18:54Il y a de un.
18:55Il y a également
18:56le fait de rassurer
18:58les opérateurs économiques
18:59que ce que nous avons
19:00retiré n'a pas fait
19:01l'objet
19:02d'une voie parallèle
19:03ou qu'on l'aurait
19:04utilisé à d'autres fins.
19:06On va bien les assurer.
19:07Nous avons enlevé,
19:08nous avons détruit,
19:08parce qu'il faut
19:09que ça disparaisse
19:10du marché
19:10pour éviter
19:12toute spéculation
19:13autre que l'objet
19:14au départ.
19:14C'est pour ça
19:15vraiment les rassurer
19:16que leurs produits
19:17n'ont pas fait l'objet
19:18de « on va maintenant
19:19mener campagne là-bas
19:20parce que quelqu'un
19:20veut se faire voir,
19:21on va maintenant
19:22en faire un don ».
19:23Non, non, ça n'a pas été
19:25utilisé autre que moi
19:26que ce que nous avons dit.
19:28Nous l'avons sorti
19:28du marché.
19:29Nous les détruisons
19:30et c'est ainsi.
19:31Et bien entendu,
19:32qu'ils prennent conscience
19:33que prochainement,
19:34qu'ils évitent
19:35de mettre sur le marché
19:36certains jouets
19:38qui auraient
19:40un potentiel
19:41d'angérosité
19:41pour les enfants.
19:42Et est-ce qu'après
19:43cette opération,
19:44vous avez constaté
19:45une certaine amélioration?
19:47Est-ce que vous pensez
19:48avoir apporté
19:49un correctif
19:51dans la manière
19:52de pratiquer
19:52des opérateurs économiques?
19:56La question des jouets,
19:57elle est saisonnière.
19:59Donc, c'est la période
20:00de Noël.
20:01Peut-être entre-temps,
20:02au cours de l'année,
20:03c'est un parent
20:04qui aura besoin
20:04d'offrir un cadeau
20:06à l'enfant
20:06lors d'un anniversaire
20:08et tout.
20:08Donc, cet impact
20:09ne pourra malheureusement
20:11se vérifier qu'à la prochaine
20:12saison de jouets.
20:13Pour moi, c'est difficile.
20:14D'une fois,
20:15on est sortis de Noël,
20:16c'est vraiment difficile
20:17de pouvoir juger
20:17de l'impact.
20:18Mais ce que j'apprécie,
20:19par contre,
20:20c'est que les opérateurs
20:20économiques,
20:21ils ont été très coopératifs.
20:22Ils ont compris,
20:23ils ont été sensibilisés.
20:24Vraiment, sans difficulté,
20:25ils ont accepté
20:26que l'on puisse retirer
20:27tout ce qui était à retirer
20:29sans nous causer
20:30un quelconque problème.
20:31Et vraiment, là,
20:32je tenais.
20:33Je leur adresse
20:34vraiment ce remerciement
20:35qu'ils ont vraiment
20:36très bien coopéré
20:37avec nous
20:37pour que cette opération
20:41alors, madame la directrice générale,
20:42la vie chère,
20:43les Gabonais,
20:44on parle tous les jours.
20:46Là aussi,
20:47est-ce que dans le cadre
20:48des actions de terrain
20:50que vous menez,
20:51vous le faites déjà
20:52de manière saisonnière
20:55ou vous le faites
20:56de manière permanente?
20:57Est-ce que vos équipes
20:58sont déployées en permanence
20:59pour contrôler
21:00le respect des prix?
21:02La surveillance du marché,
21:03c'est permanent.
21:04C'est vraiment permanent
21:05parce qu'il s'agit
21:06de jauger en temps réel
21:09le niveau d'inflation
21:10sur le marché,
21:11sur le terrain
21:12et pouvoir informer
21:14la haute hiérarchie
21:15parce qu'ils peuvent
21:16nous interpeller
21:16à tout moment
21:17sur tel ou tel produit
21:18pour savoir
21:19où est-ce que nous en sommes.
21:20Donc, à ce niveau-là,
21:21ça, c'est permanent.
21:22Donc, nous envoyons
21:23les équipes
21:24pour ce qui est
21:24de l'alimentaire
21:25entre le 25 du mois
21:27et le 5 du mois suivant,
21:29il y a toujours
21:29une période
21:30de relevé des prix.
21:32Donc, ça,
21:33c'est pour pouvoir juger
21:34du niveau d'inflation
21:37sur le terrain.
21:38Maintenant,
21:38la surveillance du marché.
21:39Nous essayons
21:40de procéder
21:41par catégorie.
21:42Comme je vous ai dit,
21:44la DSCRF,
21:45le champ de compétences
21:46est vaste.
21:48Si nous nous abondons
21:48pour ce mois-ci,
21:50les services,
21:50les services sont multiples.
21:52Les services sont
21:53vraiment aussi multiples.
21:54C'est même l'alimentaire
21:55qui est très infime.
21:57Les services sont multiples.
21:58On est obligé
21:58d'aller point par point.
21:59On ne peut pas
22:00tout lancer
22:00en même temps.
22:02Le reproche
22:02qu'est souvent fait
22:03la DSCRF,
22:04c'est qu'on nous voit
22:05un peu trop sur le marché.
22:06Or,
22:07notre présence
22:08sur le marché
22:08a toute sa raison d'être.
22:10Si nous intervenons
22:11aujourd'hui au niveau
22:11de l'alimentaire,
22:12il faut que demain
22:12nous intervenions
22:13sur les transports.
22:14Il faut qu'après,
22:14demain,
22:15nous intervenions
22:15et ainsi de suite.
22:18Chaque domaine
22:18d'activité
22:20rappelle également
22:22une procédure différente.
22:23mais que la DSCR
22:24a le devoir
22:25d'intervenir.
22:28Face à la diversité
22:29des produits
22:30disponibles
22:30sur le marché,
22:31quels sont les réflexes
22:33que les consommateurs
22:34peuvent avoir
22:37notamment
22:37lorsque les parents
22:39doivent adopter
22:45les comportements
22:46que les parents
22:47doivent adopter
22:47pour mieux
22:48protéger leurs enfants ?
22:50Qui est multiplicité
22:51de produits
22:52sur le marché ?
22:53Moi, j'ai dit
22:54bravo
22:55parce qu'un assortiment
22:57varié
22:57est une alternative
22:59aux consommateurs
22:59de pouvoir trouver
23:00un prix moindre.
23:01Ce qui est différent
23:02que si on était
23:03dans un truc unique
23:04ou bien un ou deux
23:05qui ne nous laisserait
23:06pas le choix.
23:08On voudrait simplement
23:09inviter les parents
23:10à être plus attentifs
23:11au choix des produits
23:12qui sont présentés
23:15et à leur pouvoir d'achat.
23:17On a tendance
23:18à croire
23:18que parce que
23:19telle chose
23:19est moins chère,
23:20c'est là où
23:21c'est ce qui est...
23:22Bon, non.
23:23Dans mon milieu
23:24des GCCRF,
23:25bien sûr,
23:25on a l'habitude
23:26de dire
23:26le moins cher
23:27est cher.
23:28Pourquoi ?
23:29Je vais prendre
23:30l'exemple
23:30de la chaussure
23:31que nous mettons
23:32très, très souvent,
23:33la ballerine.
23:34Vous allez trouver
23:35quelqu'un
23:35qui va prendre
23:3620 000 francs,
23:37achète sa ballerine,
23:38mais l'autre
23:39qui va vous prendre
23:39la même ballerine
23:40à 2 000 francs au marché.
23:42Sauf que celui
23:43qui aura pris
23:43sa ballerine
23:44à 20 000,
23:44à 6-7 mois,
23:45parfois même
23:46une année,
23:46porte toujours
23:47sa ballerine.
23:48Mais l'autre
23:48qui a pris
23:49sa ballerine
23:49à 2 000,
23:50au bout d'une semaine,
23:51il n'a plus,
23:53ça y est,
23:53c'est obligé,
23:55soit on repart
23:55sur le tailleur
23:56pour essayer
23:57de rafistoler,
23:57soit on cherche encore.
23:58Au final,
23:59on se retrouve
23:59dans une année
24:00à payer 4-5-6 paires
24:02de ballerines.
24:03Donc,
24:03autant prendre
24:04quelque chose
24:04de suffisamment
24:05consistant,
24:05on va me faire
24:06comprendre que voilà,
24:07tout le monde
24:07n'a pas le même
24:09pouvoir d'achat.
24:10C'est une vérité,
24:11mais le moins cher
24:12n'est pas toujours
24:13une alternative louable.
24:16Alors,
24:17dans le cadre
24:17des opérations
24:18de contrôle,
24:19quel rôle
24:19les citoyens
24:20peuvent-ils jouer
24:21dans les dispositifs
24:22de veille ?
24:23Est-ce qu'ils sont
24:23un apport ?
24:24Nous appelons
24:26chacun de la population
24:27des consommateurs
24:28à être
24:29des consos acteurs.
24:31Les veilles,
24:32c'est nous tous.
24:33Même si nous sommes
24:34sur le terrain
24:34tous les jours,
24:35on ne peut pas être
24:35là 24 heures sur 24.
24:36C'est là où justement
24:37chacun de nous
24:38est censé intervenir
24:39du fait que nous avons
24:40un numéro vert
24:41de 80-85
24:42pour des cas d'alerte
24:43et nous en recevons
24:44suffisamment.
24:45Et nous disons merci
24:46à tous ceux-là
24:47qui prennent la peine
24:48de pouvoir répondre
24:49à ce numéro-là.
24:50Et la preuve,
24:51c'est que quand
24:52les contrôleurs arrivent,
24:54certains vont jouer
24:55le jeu,
24:55ils vont couper les machins.
24:56Mais une fois
24:57on tourne le dos,
24:58malheureusement,
24:59les pratiques,
25:00les mauvaises pratiques
25:01reprennent leur cours.
25:02Maintenant,
25:02c'est ceux qui sont
25:03les consommateurs
25:03qui sont à l'arrière
25:04au quotidien
25:05de tout cela
25:05qui peuvent maintenant
25:06nous interpeller
25:07à tel ou tel endroit,
25:09à telle ou telle zone.
25:10Voilà ce qui se fait.
25:11Ça nous fait des alertes,
25:12ça nous fait des saisines.
25:14Ça nous donne même
25:15encore plus de force
25:15de pouvoir intervenir
25:16parce que nous avons
25:17un élément précis
25:18de savoir exactement
25:19où aller toucher.
25:20Et là aussi,
25:21lorsque vous recevez
25:21des alertes,
25:22est-ce que ce sont
25:23toutes les alertes
25:24qui sont prises en compte?
25:25Comment se passe
25:25le mécanisme de choix?
25:27À quel moment
25:28vous décidez
25:28que suite à cette alerte
25:30nous allons intervenir
25:31ou pas?
25:31Non,
25:32toutes les alertes
25:32effectivement
25:33ne sont pas
25:35prises en compte.
25:36Quelqu'un va vous appeler
25:37pour dire
25:37j'ai acheté le pain
25:38là-bas à 150.
25:40Non,
25:40la question du pain
25:41par exemple
25:41avait déjà été réglée.
25:43Il vaut mieux
25:43si vous pouvez
25:45acheter votre pain
25:45à la blanchérie,
25:46c'est bon.
25:47Parce que ceux-là
25:48qui revendent
25:48au niveau du quartier,
25:49ils ne gagnent pas grand-chose.
25:51Ils ne gagnent rien
25:52sur la vente du pain.
25:53Donc,
25:53ils ont tendance
25:54à monter un peu
25:55à 150.
25:57l'exécutif est au courant
25:58de ça,
25:58c'est une vérité.
25:59Mais vraiment,
26:00honnêtement,
26:01le petit boutiquier
26:01du quartier
26:02qui vend le pain
26:02ne gagne rien
26:03sur le pain.
26:04Son petit revenu
26:05relève du fait
26:06qu'il va faire
26:06le pain au beurre,
26:07le pain au chocolat,
26:08le machin.
26:09C'est là-dessus
26:09qu'il a un petit truc.
26:11Mais le pain
26:11en lui-même
26:12pour moi,
26:12pour ceux qui peuvent
26:13vous m'y acheter
26:14à la boulangerie.
26:15Maintenant,
26:15il y a d'autres.
26:16Si on nous allait
26:17pour les cas,
26:17par exemple,
26:18de mauvaise conservation
26:19des aliments,
26:20ça,
26:20on ne peut pas laisser.
26:21On est obligé
26:22d'intervenir
26:22parce que laisser ça là,
26:23après ça devient
26:24un problème
26:25de santé publique.
26:26On ne peut pas laisser.
26:27Donc, effectivement,
26:28il y a des alertes
26:29et des alertes.
26:30Donc, on essaie
26:30de trier,
26:31on essaie de voir,
26:32on rappelle
26:32les numéros
26:33qui nous ont appelés
26:33pour essayer
26:34de décrypter
26:36sur le cas d'alerte
26:37il s'agit de quoi
26:38exactement.
26:38Donc, il y a
26:40un certain arbitrage
26:40à ce niveau.
26:41Et là aussi,
26:43est-ce qu'il vous arrive
26:44de travailler,
26:45par exemple,
26:46en collaboration
26:46avec l'agence gabonaise
26:48de sécurité alimentaire
26:50et quelle peut être
26:51la frontière
26:52dans la répartition
26:54des missions
26:55des industries ?
26:55Vous voulez parler
26:56de la Gaza ?
26:56Effectivement.
26:57La Gaza s'occupe
26:59plutôt de la sécurité
27:01alimentaire,
27:02c'est-à-dire
27:02ce qui est déjà
27:03dans l'assiette.
27:04La DICC parte
27:05de la production
27:06à la consommation.
27:07Nous intervenons
27:08sur toute la chaîne.
27:09Mais nous n'avons
27:10pas de soucis
27:11avec eux.
27:12Plusieurs fois,
27:12nous avons mené
27:14des commissions conjointes,
27:16des actions conjointes
27:17sur le terrain.
27:19et nous sommes
27:20fortement encouragés
27:21là-dessus
27:22par la hiérarchie,
27:23toute la hiérarchie
27:24et la haute hiérarchie.
27:25Nous invitent
27:25à travailler ensemble
27:27pour essayer
27:28d'éviter
27:30les multiplicités
27:30de contrôles
27:31sur le terrain.
27:33Nous n'avons aucun
27:33problème avec eux.
27:34Nous travaillons ensemble.
27:35C'est toute
27:35l'administration gabonaise.
27:37Chacun dans son pont
27:38intervient.
27:40si le législateur,
27:42pas le législateur,
27:43l'exécutif,
27:44estimait qu'il fallait
27:45faire ce démembrement
27:46de l'administration,
27:48c'est parce que ça
27:48a sa raison d'être
27:49également.
27:50Et chacun à son niveau
27:51pour éviter
27:52justement des vides
27:52ici et là.
27:53On essaie de positionner
27:55l'administration
27:55dans ses différentes attributions
27:57pour pouvoir pallier
27:58au manquement du marché.
27:59Alors,
28:00Madame la Directeur Générale,
28:02ces opérations
28:03que vous menez
28:04s'inscrivent
28:05dans la volonté
28:06affichée des autorités
28:07de justement
28:09assainir durablement
28:11le marché national.
28:12Quelles sont
28:13les priorités
28:13de la DGCCRF
28:15pour les mois
28:15à venir
28:16en matière de protection
28:17du consommateur ?
28:19Bon,
28:20nous avons,
28:21nous sommes tenus
28:22d'informer déjà
28:22le consommateur
28:24sur la dernière mesure
28:25prise récemment
28:26par la hiérarchie
28:28sur la nouvelle mercuriale.
28:29Nous devons là-dessus
28:31mener une campagne
28:32de sensibilisation
28:33à grande échelle.
28:34C'est la grande étape.
28:36Parce que c'est après
28:37que nous pouvons lancer
28:38la phase répressive
28:39pour s'assurer
28:39de la bonne application
28:40de la mesure
28:41sur le terrain.
28:42Il n'est pas bon
28:43aussitôt lancer,
28:44aussitôt on va opprimer.
28:45Pour pouvoir savoir
28:47si moi j'ai retenu
28:48la leçon,
28:49c'est pas parce qu'on m'a
28:49donné ça aujourd'hui
28:50que demain matin
28:51je pourrais la réciter
28:51ou bien que je pourrais
28:52la maîtriser.
28:53Donc, il y a un temps
28:54de sensibilisation,
28:55il y a un temps
28:56pas de répressure directement,
28:58un temps de surveillance
28:59de la bonne applicabilité
29:00de la mesure.
29:02Maintenant, si dedans
29:03on trouve des déviances
29:04ou de mauvaises applications,
29:06à ce moment-là
29:06on va passer
29:07à la phase répressive.
29:09Donc, pour les six prochains mois,
29:11vous allez vous attaquer
29:12au respect
29:12de la nouvelle mercuriale.
29:15Madame la Directive Générale,
29:17à travers ses actions fortes,
29:19la DGCCRF apparaît
29:21comme un maillot essentiel
29:22de la protection
29:22des consommateurs
29:23et de la régulation
29:25des marchés.
29:26Pour conclure cet entretien,
29:27quel message souhaiteriez-vous
29:29adresser aux opérateurs économiques
29:30d'une part
29:30et aux consommateurs gabonais
29:32d'autre part
29:33afin de bâtir ensemble
29:34un environnement commercial
29:35plus sûr,
29:36plus responsable
29:37et respectueux
29:38des normes en vigueur ?
29:39Nous allons du principe
29:41que les opérateurs économiques
29:42sont nos partenaires.
29:43Autant ils ont besoin de nous,
29:45autant nous avons besoin d'eux.
29:46En cas de besoin,
29:48s'ils sont butés
29:49sur une information
29:50ou quelque chose,
29:51qu'ils n'hésitent pas
29:52à venir vers nous
29:52pour s'en assurer,
29:54pour demander l'information,
29:55pour être accompagnés.
29:56Parce que nous sommes
29:57également là
29:58pour pouvoir les accompagner.
29:59Le marché ne peut pas
30:00se faire sans eux.
30:01Pour qui est consommateur,
30:03il faut un opérateur économique.
30:04Maintenant,
30:05pour les consommateurs
30:06qui viennent également
30:07vers nous,
30:08nous sommes tous aussi
30:09pour pouvoir
30:11les renseigner
30:11à bon escient.
30:13Ce dont ils ont besoin,
30:14nous trouverons.
30:15J'ai l'habitude de dire
30:16la DICC,
30:17c'est comme une porte.
30:19Elle voit de part
30:20et d'autre,
30:20mais en gardant
30:21toute sa neutralité.
30:23C'est vraiment ça
30:23la DICC.
30:24Merci Madame la Directrice
30:26Générale
30:27de la Direction Générale
30:28de la Concurrence,
30:29de la Consommation
30:30et de la Répression
30:31des Fraudes,
30:32Élise Emmanuel Ntzam-Obam,
30:35d'être passée
30:36sur le canapé rouge
30:37de Gabon Megatime.
30:39Merci à vous également,
30:40chers internautes,
30:41pour votre fidélité.
30:43À la prochaine
30:43pour un nouveau numéro
30:45du Canapé Rouge.
30:47Je vous remercie.
30:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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