[#Exclusif] Chrisostome Ndong Bekale, Rapporteur général adjoint de la Commission interministérielle
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00:00Mesdames et Messieurs, bonsoir, soyez les bienvenus dans l'interview exclusive.
00:04Ce soir, nous avons le plaisir de recevoir Chrysostome, dont Bécalé, enseignant au lycée de Piquelé
00:11et par ailleurs rapporteur général adjoint de la commission interministérielle chargée de résoudre la crise qui prévaut au sein de
00:19l'éducation nationale.
00:31Bonsoir, cher invité, et merci d'être parmi nous.
00:34Bonsoir, monsieur. Merci de me recevoir sur votre plate.
00:37Alors, j'ai volontairement élulé l'aspect membre de SOS Éducation parce que je souhaitais vous poser cette question d
00:44'entrée de jeu.
00:45À l'heure où nous parlons, êtes-vous toujours membre de la plateforme SOS Éducation La Base ?
00:52Non, attention, il faut rectifier. SOS Éducation La Base, je ne sais pas exactement de quoi il s'agit.
00:59Je sais qu'il s'agit de SOS Éducation et la base est une partie de SOS Éducation qui ne
01:05s'est retrouvée pas très ancrée dans ce qui se faisait originellement.
01:10Et aujourd'hui, je crois qu'on est en train de trouver des voies et des moyens pour être ensemble
01:14parce que c'est un groupe qui ne devrait pas être disloqué normalement.
01:17Et quelques mésententes ont prévalu et nous sommes sur la voie de la reconstruction parce que le pays en a
01:25besoin.
01:25Il faut être un, il faut savoir faire des choses ensemble. Et la diversité qu'il y a eu au
01:30départ montre qu'il y a beaucoup d'intelligence, beaucoup d'énergie.
01:34Et ce n'est que dans un groupe comme celui des enseignants qu'on retrouve autant d'énergie pour effectivement
01:39tendre vers ce qui est unique.
01:41Alors, est-ce que je suis encore membre de SOS Éducation ? Ça, c'est une question sérieuse.
01:46SOS Éducation vient de passer un cap important. C'était un collectif au départ. Il vient de se muer en
01:53syndicat.
01:54Et ce n'est que justice si je dis aujourd'hui que seule la présidente Olivia Mouquetou est bien placée
02:02pour parler de ce qui concerne des postes dans SOS Éducation.
02:06Pour l'instant, nous suivons une étape. Nous sommes sur une marche et la présidente Olivia Mouquetou est bien placée
02:14pour donner tout ce qui va avec.
02:15Pour l'instant, SOS Éducation vit. SOS Éducation est en train de grandir et c'est une plateforme assez importante
02:22pour le pays qui s'annonce.
02:24Et je crois que ce que je peux faire ici, c'est de demander aux enseignants conscients de la vie
02:31que nous menons au Gabon et avec notre tutelle,
02:35qu'il est temps qu'ils viennent adhérer à la structure qui est SOS Éducation. C'est la plateforme qui
02:40regroupe les enseignants.
02:41Et peut-être rappeler également que vous participez à la commission interministérielle en qualité de représentant de SOS Éducation.
02:52Oui, je suis arrivé là-bas en qualité de représentant de SOS Éducation, en ma qualité de porte-parole de
02:59cette plateforme.
03:00Mais également, j'ai été par un arrêté désigné comme rapporteur général adjoint de la commission Tépartite.
03:10Donc, je suis ici pour ces deux raisons.
03:14Alors, au bout de la crise dans le secteur de l'éducation nationale, vous avez été désavoué par la base.
03:20Qu'est-ce qui vous a été reproché ?
03:24Très bien, c'est une bonne question. Aujourd'hui, les gens, tout le monde va s'en rendre compte de
03:28ce que c'était simplement un malentendu.
03:33SOS avait décidé un matin d'accepter de déposer son cahier de charge.
03:39Et moi, en tant que porte-parole, je me devais d'accompagner la présidente avec un groupe qui avait été
03:44choisi dans le bureau initial.
03:46Parce que tous ceux qui sont aujourd'hui, qui se retrouvent membres de la base, sont cofondateurs de cette plateforme.
03:51Ils sont bien membres de cette plateforme, qu'ils soient de la base ou pas, c'est ensemble que nous
03:56avons créé cette structure.
03:58Donc, ils ne peuvent pas être mis à la porte. Ils sont où ils sont parce qu'ils ont trouvé
04:03qu'ils pouvaient également apporter de la diversité.
04:07C'est d'ailleurs ce qui produit la richesse, cette diversité.
04:09Donc, on est allé déposer le cahier de charge. Cette démarche ne faisait pas l'unanimité.
04:15Et nous, on a jugé utile d'aller en négociation.
04:18Parce que lorsqu'on engage un mouvement de grève, ce n'est pas pour s'opposer au pouvoir.
04:25C'est pour poser des problèmes, essayer de trouver des solutions qui vont avec, qui peuvent permettre à ceux qu
04:32'on remédie à tout ce qui est comme problème.
04:34Alors, lorsque vous dites qu'on a décidé d'aller en négociation, vous parlez du mouvement Social Education ou une
04:41partie du mouvement ?
04:42Le mouvement a déposé le cahier de charge pour aller en négociation. Il fallait déposer ce cahier de charge afin
04:47d'aller en négociation.
04:49Sans cahier de charge, on ne va pas en négociation.
04:50Et il y avait certains qui se disaient, ils connaissent nos problèmes.
04:54Ils connaissent nos problèmes, ils n'ont qu'à résoudre nos problèmes sans qu'on ne soit en négociation parce
04:57que ce scénario a trop duré.
05:00Et c'est vrai parce qu'il y a quelques pas en arrière, les syndicats allaient en négociation et puis
05:06bon, quelques résultats pas très attendus nous parvenaient.
05:11Et c'est cette histoire noire qui a gangréné un peu la pensée de l'enseignant.
05:16C'est ce qui a fait qu'il y ait une division à la fin, certains étant réfractaires à la
05:21négociation.
05:22Alors justement, vous l'avez évoqué, certains ont considéré que vous êtes allé aux négociations sans avoir consulté la base
05:31et que de ce fait vous n'étiez plus légitime.
05:34Qu'avez-vous à dire ?
05:36Non, c'est une mauvaise lecture.
05:39Alors moi j'avais une présidente, nous l'avions, Olivia Moketou, personne ne peut dire qu'elle n'était informée
05:47de l'existence d'un bureau.
05:49Nous avions un bureau dans lequel j'occupais un rôle assez important.
05:53Et il y a d'autres membres qui se sont retrouvés à la base qui occupaient effectivement des postes importants.
05:59Mais nous étions tous informés, il fallait déposer le cahier de charge, tout le bureau était informé.
06:05Nous étions surpris de constater que certains reculent lorsqu'on avait ensemble pris la décision de déposer ce cahier de
06:11charge.
06:12On peut comprendre que c'était simplement parce que certains ne voulaient pas négocier tout de suite.
06:17Ils ne voulaient pas négocier tout de suite, se disaient, bon, si on va négocier, on va retomber dans les
06:22mêmes travers.
06:22Ils vont nous corrompre.
06:24Ou encore, il ne fallait même pas qu'une seule figure se lève parce qu'on venait éviter la corruption.
06:27Et ce mot corruption ne faisait que revenir.
06:30Mais moi, je m'y suis rendu avec l'accord du président qui était d'ailleurs avec moi parce que
06:35c'était un groupe qui allait déposer le cahier de charge.
06:38Je ne m'étais pas levé en tant que singleton en me disant que je suis monsieur Ndon, je vais
06:45déposer le cahier de charge qui a été mis en œuvre par tout un collectif.
06:50Non, je l'ai reçu des maires du président, des maires du collectif.
06:53Le collectif a décidé d'aller le déposer et j'ai eu à conduire la mission.
06:58Alors, monsieur Ndobekale, vous n'êtes pas sans ignorer que l'ADN ou le point de rupture entre le mouvement
07:05SOS Éducation et le fonctionnement habituel des syndicats
07:09étaient justement d'aller à contre-courant des pratiques des syndicats classiques.
07:15Est-ce que là aussi, vous ne vous êtes pas dit, je comprends la démarche du mouvement ou de la
07:21base SOS Éducation et qu'on devrait plutôt être orienté dans leur volonté ?
07:26On ne peut pas accepter d'avoir posé des problèmes et ne pas tenter de les résoudre.
07:32Ce n'est pas possible.
07:34Lorsqu'on parle de grève, on fait, on attire l'attention des gouvernants.
07:38On leur dit, nous avons tel ou tel souci.
07:40Et les gouvernants, faites une oreille attentive.
07:44La seule possibilité de régler ces problèmes-là, c'est de s'asseoir.
07:47C'est ce qu'on appelle aller en négociation.
07:49Et c'est ce qu'il fallait faire.
07:51Maintenant, vous faites allusion aux syndicalistes qu'on appelle syndicalistes traditionnels qui ont été affublés de corruption, de tout ça.
08:00J'étais de ceux qui le pensaient.
08:02Mais ce que mes amis de la base n'ont pas compris, c'est que pendant que ces mêmes syndicalistes
08:08venaient nous donner un coup de main,
08:10pendant nos âgés, ils nous demandaient ne pas accepter la négociation.
08:14Mais le jour que nous sommes allés déposer le cahier de charge, nous avons trouvé tous les syndicats assis dans
08:18la salle.
08:19Ça veut dire qu'il fallait barrer la force de SOS Éducation pour repartir embrasser la mangeoire comme ils avaient
08:28l'habitude de faire,
08:29si on considère que c'était des corrompus.
08:31Mais je voudrais quand même relever que c'est quand on est dans la foule qu'on peut traiter tout
08:36le monde de corrompu.
08:37Parce que je suis arrivé là, jusqu'au moment où je vous parle, j'attends toujours que cette commission me
08:41parvienne,
08:42parce qu'elle n'est jamais arrivée, malheureusement.
08:45Alors, vous avez créé, vous l'avez dit, que la SOS Éducation devient un syndicat.
08:52Quelle différence finalement avec le fonctionnement des syndicats classiques ?
08:57Est-ce que vous n'êtes pas justement en train de reproduire ce qui a même été à l'origine
09:02de la naissance de SOS Éducation ?
09:03Je préfère vous dire qu'il serait mieux que nous parlions de mon statut de rapporteur général adjoint.
09:13Parce qu'en termes de syndicats, s'il concerne le syndicat, il y a déjà de la légalité.
09:17Je n'ai plus, moi, juste pour l'instant, je n'ai pas reçu quittus de la présidente de parler
09:23du mouvement syndical.
09:25Par contre, oui, ce que je peux dire, c'est que nous avons affaire à une nouvelle génération.
09:30Nous n'allons pas faire ce que nous avons jugé une opportune il y a quelques années en arrière.
09:35Mais aussi, il faudrait reconnaître que nos anciens syndicalistes, les syndicalistes traditionnels, ont fait du grand travail.
09:42Nous avons obtenu des choses grâce à eux.
09:43Donc, je commence à comprendre, en étant dans cette maison, que finalement, on disait des choses sur ces syndicalistes traditionnels.
09:53À tort, il y a parfois raison.
09:56Parce qu'on pouvait lire que certains allaient pour des besoins qui sont un peu obscurs,
10:04par rapport à ce qu'attendent les enseignants, mais d'autres sont francs.
10:08Ils sont déterminés à apporter quelque chose à notre ministère.
10:13Quelle est l'Éducation nationale ?
10:14Alors, au point culminant de la crise, le gouvernement a pris la mesure du problème.
10:18Le vice-président du gouvernement a demandé la mise en place d'une commission tripartite.
10:25Les travaux ont été engagés et les premières conclusions ont débouché sur l'annonce d'un certain nombre de mesures.
10:32Mais malgré ces annonces, la SOS Éducation a décidé de durcir le temps.
10:37Pourquoi vous n'avez pas emboîté le pas de vos pères ? Vous êtes détachés.
10:41Il faut être clair, la grève est terminée.
10:44Il faut être clair, la grève est finie.
10:47Elle ne finit pas parce que les enseignants étaient faibles.
10:49Elle finit parce que nous avons constaté avec joie que tout ce qui a été prévu dans notre protocole d
10:57'accord a été réalisé à 100%.
10:58Pour un début, tout le monde devrait s'arrêter.
11:02Tout le monde devrait s'arrêter. Il était question pour nous d'aller en négociation, obtenir pas à pas ce
11:07que nous voulons.
11:07Nous ne pouvons pas l'avoir le même jour. Ce n'est pas en appuyant sur un interrupteur qu'on
11:12va avoir tout ce qu'on désire.
11:13Non, c'est pas à pas, c'est progressivement que ça se fera.
11:16Et le protocole d'accord en dit long.
11:18Nous avions attendu la mise en solde de 148 sortants écoles.
11:22On va en parler. On va en parler parce que j'aurai beaucoup de questions là-dessus.
11:26Et avant, on va marquer une courte pause et on revient juste après pour la suite de cette émission.
11:30A tout de suite.
11:33À quelques minutes seulement de l'aéroport, tu tombes sur un petit bijou.
11:39Flanabi.
11:40Ici, tout est pensé pour que ton arrivée soit un vrai moment d'expression.
11:44Pas juste un bonjour bien-même.
11:46Non, c'est une vraie expérience.
11:48Le confort, le style, tout ça dans une ambiance qui te fait te dire « Ok, là je suis bien
11:55».
11:56Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
11:58C'est pour te poser, souffler et profiter du calme.
12:02Et le restaurant ?
12:04Le genre d'endroit où tu manges bien.
12:06Tu te détends sans avoir besoin de bouger de l'hôtel.
12:10Juste le goût du confort tout simplement.
12:12Pour des travails, ils ont tout prévu.
12:14Une salle de conférence hyper équipée, où tu bosses dans le calme.
12:19Et franchement, je peux même vous dire que le boulot devient agréable.
12:24Et puis alors le soir, quand le soleil se couche,
12:28Flanabé s'illumine, ambiance chill, lumière douce, Flanabé,
12:34plus qu'un hôtel, une expérience avec.
12:37De retour sur ce plateau avec Christophe Nondon-Décalé, enseignant au lycée de Bitélé
12:43et par ailleurs rapporteur général 2 de la commission interministérielle
12:50chargée de résoudre la crise qui prévaut au sein du ministère de l'Éducation nationale.
12:55Chère Viton, on va poursuivre notre entrevue.
12:58J'aimerais vous poser là une question qui a quand même fait jaser sur les réseaux sociaux.
13:03Vous avez été accusé d'avoir trahi la cause, de vous être compromis, de vous amour.
13:10Avez-vous été acheté par le ministère de l'Éducation nationale ?
13:14Est-ce que vous avez reçu des pauses ?
13:16Alors, il faut être clair.
13:18Vous savez, ça fait un peu regretter.
13:21Nous aurons voulu voir notre président libre.
13:25Mais je pense que j'aurais également aimé qu'il soit aujourd'hui en tenue militaire pour régler la question
13:36gabonaise.
13:37Parce que nous avons désormais un autre problème.
13:40Le Gabon a un autre problème.
13:41On fonce vers les accusations.
13:43On publie n'importe quoi sur les réseaux sociaux.
13:44On parle ouvrier.
13:45Nous sommes en train de parler sur les réseaux sociaux aujourd'hui parce qu'on en a ras-le-bol
13:48en réalité.
13:49L'éducation commence à faire défaut et on a envie de croire que finalement nous perdons nos valeurs.
13:56Non, monsieur.
13:57Déjà, ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas facile de gestion.
14:01Je suis quelqu'un de très précieux sur tout ce que je fais.
14:03Si vous m'accusez d'avoir reçu, si on m'accuse d'avoir reçu les pots de vin,
14:08ça veut dire qu'on pense que le président est un corps de cœur.
14:11C'est cela.
14:13Mais est-ce que lorsqu'on voit le fonctionnement de notre président aujourd'hui,
14:17il a besoin de corrompre un Gabonais pour qu'il sache qu'il est en train de faire un travail
14:20qui s'annonce probant ?
14:22Il n'en a pas besoin.
14:23Et au niveau du ministère de l'Éducation nationale ?
14:25Alors, vous voulez parler du ministre de l'Éducation nationale, le ministre d'État ?
14:28Je suis désolé.
14:30Je suis désolé.
14:31Je n'ai vu le ministre de l'Éducation nationale la première fois.
14:36Je l'ai vu, je l'ai salué la première fois, le jour où j'ai déposé mon cahier de
14:41charges.
14:41Je ne sais pas à quel moment c'est vu.
14:43Je crois que si je devais être corrompu, ça devait se faire avant.
14:46Ça devait se faire avant pour que j'accepte de conduire la délégation.
14:50Non, elle était surprise de me voir.
14:52Moi, j'étais surprise de la retrouver parce que je pensais qu'en déposant...
14:55Je ne savais même pas qu'elle était à Kiliba.
14:57Je ne savais pas.
14:58Nous ne savions pas qu'elle était à Kiliba.
15:00Parce que quand nous, on va déposer le cahier de charges,
15:02nous ne sommes pas informés de ce que les syndicats sont en train d'être reçus.
15:06Mais on a trouvé tous les syndicats dans la salle.
15:08Ça veut dire qu'on a voulu barrer la place.
15:10On a voulu barrer le chemin à SOS Éducation pour repartir, négocier sans nous.
15:16Alors que c'est nous qui tenions la grève.
15:18Comment vous expliquez cela ?
15:19Est-ce que vous avez essayé de l'expliquer à la base ?
15:21Parce que l'un des reproches qui vous a également été fait,
15:24c'est que vous ne revenez pas à chaque fois vers la base
15:27dans le cadre d'une assemblée générale.
15:28Si, si.
15:29Est-ce que vous avez expliqué à la base que les syndicats classiques
15:32étaient dans une hérinique peut-être de vous contourner ?
15:35Alors, vous pouvez faire le retour.
15:36Lorsque je suis allé déposer ce cahier de charges, j'ai fait une sortie médiatique.
15:40Après deux minutes, j'ai dit que je n'étais là que pour déposer le cahier de charges.
15:45Et j'ai dit clairement, j'ai signifié que seule la base décidera de ce que nous allons faire.
15:50Mais en rentrant chez moi, tout ce que j'ai enduré, tout ce que j'ai vu jusqu'aux agressions
15:54physiques,
15:55je vous informe de ce que j'ai été physiquement agressé,
15:57ma voiture a été endommagée, plusieurs choses.
16:00Et j'ai compris qu'il fallait foncer.
16:02Et j'ai également compris qu'on ne va pas toujours faire confiance à la foule,
16:06parce que la foule, quand elle est en colère, elle perd la raison.
16:09Et c'est normal.
16:10C'est à l'intérieur qu'on peut appeler quelques personnes pour leur dire,
16:13voici ce que je tenais à vous dire.
16:14Ils n'ont pas voulu m'écouter.
16:16Je vous annonce également qu'ils m'ont refusé la parole,
16:18parce que quand la foule refuse la parole, il vaut mieux se retirer.
16:21C'est ce que j'ai fait.
16:22Mais j'avais déjà un objectif.
16:23Nous avions un objectif avec SOS.
16:25Et ceux qui m'accompagnaient, donc la présidente Olivier Moketou,
16:28c'est de déposer les problèmes de l'éducation nationale sur la table
16:31et aller négocier, en avoir des résultats comme nous les avons aujourd'hui.
16:34C'est ce qui nous intéressait.
16:36Quant à la corruption, il faudrait que tout le monde le comprenne.
16:38Je ne sais pas à quel moment j'ai entendu des sommes pharaoniques,
16:40j'aimerais bien les avoir, j'attends encore.
16:43Quand ça vient, je crois que j'appellerai les autres pour qu'on se les partage.
16:46Ça, là, je suis à être clair.
16:47Alors, on va poursuivre.
16:48Marcel Libama et Simon Donguetzo,
16:51deux de vos camarades syndicaux,
16:53ont passé quelques jours à la prison centrale de Libreville.
16:56On ne vous a pas, là aussi, entendu.
16:59Est-ce que vous dénoncez le fait que ces deux syndicats aient été envoyés en prison ?
17:04Nous avons sollicité clairement la magnanimité du président de la République.
17:08Mais il faut d'abord situer les faits.
17:12Lorsque M. Libama intervient dans une crise comme ça,
17:15et M. Donguetzo, nous attendons la sagesse.
17:17Nous n'attendons pas ce carburant qui vient attiser le feu.
17:22Ce n'est pas digne de leur rang.
17:24Vous dites quoi ?
17:24Ils méritent ce qu'ils ont...
17:25Non, non, non, je ne peux pas le dire.
17:27Personne ne mérite ce sort.
17:28Et là, c'est le pouvoir qui sait exactement pourquoi.
17:31Parce qu'il y a des enquêtes qui ont été menées avant.
17:35Nous attendons que M. Libama nous apporte la sagesse,
17:38qu'il nous apporte toute la maîtrise de la situation,
17:41parce que lui, il est rompu à la tâche, comme M. Donguetzo.
17:44Nous n'attendons pas de voir M. Donguetzo qui part d'Ebitam.
17:48C'est mon père.
17:49Qui part d'Ebitam pour venir demander aux gens,
17:52dire aux gens de proclamer le tout ou rien.
17:55On n'attend pas cela d'un adulte de cette nature,
17:58qui a d'ailleurs combattu pour le Gabon.
18:00Ils ont fait beaucoup de choses pour le Gabon.
18:01M. Libama, comme M. Donguetzo,
18:03ce sont des gens qui méritent d'être décorés
18:05parce qu'ils ont mené des combats sérieux dans ce pays.
18:09Mais lorsqu'il y a une nouvelle génération...
18:11C'est une erreur de les envoyer en prison pour quelques jours.
18:14Je ne le dirai pas.
18:15Moi, je ne sais pas.
18:16Le pouvoir a ses rapports.
18:18Le pouvoir reçoit des rapports.
18:19Mais moi, je dis, je n'aurais pas aimé,
18:22moi, je n'aurais pas souhaité voir M. Donguetzo et M. Libama
18:25intervenir dans cette crise avec la posture qu'ils avaient.
18:28J'attendais autre chose.
18:29Surtout que le cahier de charges avait déjà été déposé.
18:32C'est un cahier de charges qui avait été, je dirais,
18:34édité communément,
18:38donc avec tous les partis.
18:40Il n'y avait pas de raison qu'on vienne séparer ces partis-là.
18:42Donc, leur intervention n'était pas...
18:45Je ne la trouve pas...
18:46Elle n'était pas attendue lorsqu'on tient compte de leur rang social.
18:50Ce n'est pas possible.
18:50Et vous, comment vous avez vécu le fait que deux leaders syndicaux soient envoyés en prison ?
18:55Est-ce que là aussi, vous ne vous dites pas,
18:57on a comme une heure de retour en arrière par rapport au régime précédent ?
19:03Non, mais écoutez, la démocratie, c'est bien.
19:06Mais il faut également comprendre qu'être en démocratie, ce n'est pas faire tout ce qu'on veut.
19:13C'est respecter les procédures, essayer de tout faire.
19:16Parce que la démocratie, c'est la diversité d'opinion qui permet de construire un pays.
19:21Ce n'est pas tant, je peux dire ceci au président,
19:23je peux dire ceci à M. Ndong parce qu'il ne va rien me faire, nous sommes en démocratie.
19:26Sinon, ce n'est pas cela.
19:28Moi, j'aurais voulu, j'insiste là-dessus, avoir M. Ndong et Zou et M. Libama
19:33sur, ou bien dans notre mouvement de grève,
19:36mais avec cette touche de la sagesse qui a peut-être manqué en tenter.
19:42Alors, poursuivre mon chérivité, la sortie récente du ministre de la fonction publique
19:46a encore agité le monde syndical au sein de l'éducation nationale
19:54au sujet de la question des sortants écoles.
19:57Vous êtes membre de la frange, disons, modérée de SOS Éducation.
20:01En toute franchise, comment avez-vous accueilli l'annonce de Laurence Ndong
20:05indiquant que des problèmes techniques ont travé le respect des engagements ?
20:09Qu'est-ce qu'on entend par problème technique ?
20:11Moi, je vous dis, il faut être à la fois,
20:13lorsque vous avez la chance de partir de la foule
20:15et aller voir ce qui se fait, vous n'êtes plus la même personne.
20:17Ce n'est pas la corruption, c'est la raison qui vous habite désormais.
20:21Parce qu'on agit, lorsqu'on est dehors, on agit d'une certaine façon,
20:24et lorsqu'on va voir les réalités, on change systématiquement.
20:27Qu'est-ce qu'on entend par des raisons techniques ?
20:29Moi, je peux évoquer des raisons techniques.
20:30Je parle, par exemple, de la promotion 2024.
20:32Des raisons techniques, c'est le traitement des dossiers.
20:35Là, ils sont en train d'arriver un peu partout dans le Gabon
20:37pour venir compléter leurs dossiers,
20:39où il manque tel diplôme, les ad naissance, etc.
20:44C'est ça, des raisons techniques.
20:46Il y a aussi le fait que nous avons une commission tripartite,
20:48les dossiers doivent partir de l'éducation nationale à la fonction publique,
20:52fonction publique, éducation nationale, éducation nationale, fonction publique, budget.
20:56Pardon, c'est tout cet ensemble-là.
20:58Techniquement, il y a souvent des situations qui ne sont pas fluides.
21:02Mais le fait d'avoir rassemblé ces trois ministères au sein d'une seule commission,
21:07n'était-ce pas pour éviter justement qu'à la fin,
21:09le gouvernement trouve avant ce type de raison ?
21:13Mais justement, la commission tripartite se met en place
21:15après avoir déclenché les négociations.
21:18Mais il y avait déjà les dossiers des sortants de l'NS 2024
21:21qui n'étaient pas encore traités.
21:23Vous avez vu que la grève a été utile.
21:25Elle a permis de découvrir qu'il y avait des situations qui n'étaient pas fluides.
21:29Est-ce que le gouvernement n'avait pas conscience de cette réalité ?
21:32Est-ce que le gouvernement n'aurait pas peut-être dû demander un calendrier
21:38au-delà de février pour qu'on ne se retrouve pas dans une annonce pareille ?
21:43Une annonce, elle avait dit juste.
21:45Elle avait dit juste parce que, vous vous souviendrez que nous étions à la veille de 2025
21:53où tout le monde attendait et on avait la question des 148.
21:57Nous ne les avions pas encore.
21:58Et là, il faut tirer un chapeau au président de la République.
22:00Nous ne les avions pas parce qu'il y avait une situation délicate.
22:03Et là, la seule personne qui pouvait déclencher la gestion,
22:08c'est le président de la République et c'est ce qu'il a fait.
22:10Parce qu'il ne veut plus entendre parler de ce genre de problème.
22:13En ce qui concerne l'éducation nationale,
22:15il a décidé de s'investir sérieusement pour la restitution
22:19de cette noblesse perdue de l'enseignant.
22:23Donc, il a magiquement fait ce qu'il pouvait faire.
22:27Tout est rentré dans l'ordre.
22:29Vous voyez ?
22:30Mais en ce qui concerne les problèmes techniques, je vous le confirme,
22:34il y a tellement de choses à régler avant d'arriver à la solde.
22:39Et nous sommes nous-mêmes enseignants responsables de cela,
22:43nos dirigeants au plus petit niveau.
22:45C'est-à-dire que le ministre, il est en haut, tout se fait en bas.
22:48Il faut apporter les dossiers, il faut regarder si tel dossier a été signé.
22:53Le ministre n'intervient qu'en amont.
22:56Il y a donc tout un processus.
22:57Il faut qu'il soit huilé pour qu'on en arrive à la solde.
23:00C'est ce qu'on appelle des problèmes techniques.
23:01Alors, au-delà des sortes en écoles, il y avait d'autres catégories.
23:06Le comité de suivi et de valanceur a communiqué un certain nombre de chiffres.
23:10Pour le mois de février, est-ce que les objectifs ont tous été atteints ?
23:15C'est ce que je disais au départ.
23:17Et c'est pourquoi j'ai dit que la grève était terminée.
23:22La grève n'a plus lieu.
23:24La grève n'a plus lieu.
23:25Elle n'a plus lieu d'être.
23:26Elle n'est pas partie parce qu'elle n'est pas suspendue parce que les enseignants ont peur.
23:33Non.
23:33Les enseignants doivent être des personnes raisonnables.
23:36Nous sommes partis en négociation et nous avons obtenu un protocole d'accord basé, tiré de notre cahier de charges.
23:43Et le protocole d'accord nous montre point par point ce qu'on attend.
23:47Et nous sommes partis sur un calendrier qui s'étend jusqu'en décembre.
23:50Pour ce mois de février, tout ce qui a été prévu a été réalisé à 100%.
23:55J'entends encore par-ci et par-là qu'il n'y a eu que 20 qui ont été mis
24:00en solde.
24:00Mais ce n'est pas vrai.
24:01On avait prévu 148.
24:03On est allé à 168.
24:05Comme on avait également prévu qu'il y ait 500 régularisations de situation administrative,
24:11il y en a eu 609.
24:13Donc quand c'est bien, il faut le dire.
24:15Quand c'est bien, il faut le dire.
24:16Et le jour où ça ira mal, il faut bien que nous ayons la raison nécessaire pour venir dire que
24:23ça ne va pas à ce niveau.
24:24Il faut absolument pointer du doigt où ça n'a pas marché.
24:27Quand c'est bien, il faut le dire.
24:29Il y a également les bénévoles.
24:31Les gens n'en parlent pas beaucoup.
24:34Nous sommes au Gabon.
24:36Depuis des années, des lustres, ces Gabonais servent la nation.
24:41Ils servent la République.
24:42Mais gratuitement, personne n'a jamais posé leurs problèmes.
24:46Est-ce qu'eux, ils ont été payés ?
24:47On parlait de 250 qui seront payés, dont 180 bénévoles et 45 sortant à unis.
24:54À 100%.
24:54Ils sont 1810 prévus.
24:57Et nous avons un calendrier qui nous indique que pour le mois de février,
25:00205 devaient avoir leur salaire.
25:05Ça a été fait.
25:06Mais il faut également insister sur ces bénévoles-là.
25:09J'étais en train de développer quelque chose.
25:11Lorsque vous voulez mesurer le niveau d'altruisme d'un partenaire ou d'un collègue,
25:18ou même d'un président de la République, regardez à travers les actes qu'il pose.
25:22Il n'a pas pensé qu'aux fonctionnaires ou aux méritants.
25:25Il n'a pas pensé qu'aux méritants, ceux qui sortent des instituts, ceux qui ont des diplômes.
25:28Il est allé chercher dans les villages, ceux qui maintiennent l'école dans les villages.
25:33Parce qu'on n'a pas l'autosuffisance en termes d'enseignants.
25:38Il y a des gens qui nous viennent au secours, qui portent l'effort à notre ministère,
25:43qui ont traîné depuis des lustres, qui ont rendu service depuis des années
25:47et qui n'ont jamais été pris en compte.
25:48Le président Brice Cottero-Léguinkema l'a fait.
25:51Ils sont 1810.
25:52Ils auront tous, désormais, le 25, chaque 25,
25:56prendre ce qui leur vient de droit.
25:58Parce que, simplement, il a eu du cœur pour eux.
26:02Alors, M. Christophe Dambé-Calais, une autre inquiétude
26:07alimente également le monde syndical dans l'éducation nationale.
26:10Le gouvernement a pris cette décision de régler ces situations dans l'urgence.
26:15Donc, elle a eu lieu à postériori de l'entrée en vigueur de la loi de finances 2026.
26:21On se demande, est-ce que la ligne budgétaire qui a permis de régler ces situations sera pérennisée ?
26:27Est-ce que là, vous n'y voyez pas une inquiétude ?
26:29C'est ce que nous devons expliquer au sujet de la base.
26:32Parce que nous, lorsqu'on a décidé d'aller en négociation,
26:34nous ne savions pas qu'il fallait d'abord tenir compte des exigences budgétaires.
26:38Exactement.
26:39Mais nous avons eu le mandat d'aller vérifier au niveau du budget,
26:42parce que nous travaillons avec le budget, nous travaillons avec tout le monde,
26:45toutes les composantes pour avoir l'aboutissement des dossiers des enseignants.
26:48Mais nous avons compris qu'on ne pouvait pas tout faire.
26:50Nous avons clairement compris qu'on ne pouvait pas tout faire.
26:53Les prévisions budgétaires ne nous permettaient pas d'appuyer sur l'interrupteur
26:57et de régler le cadre de tout le monde.
26:59Et c'est parce qu'on est allé dans le...
27:02Il fallait que le président coûte quand même.
27:06Et parce que nos revendications sont légitimes,
27:09le président a dû demander de faire exception à cette situation-là.
27:15Et c'est ce qui se fait.
27:16Et c'est pourquoi nous avons ce calendrier-là.
27:19Je ne voudrais pas m'avancer sur les chiffres, mais je dis, il y a...
27:22Ça, je ne trahis pas un secret, l'éducation nationale a eu plus qu'on attendait.
27:26Parce que nous sommes quand même plusieurs ministères au Gabon.
27:28Et il y a beaucoup de soucis dans...
27:30Chaque ministère, il y a assez de problèmes.
27:32L'éducation nationale n'est pas le seul ministère.
27:34Ce que nous avons eu est peut-être au-dessus de ce que les autres ont eu.
27:37Ça, il faut le dire.
27:38Il faut reconnaître que le président a fait beaucoup pour nous.
27:40On ne pouvait pas aller plus loin parce que les prévisions budgétaires ne le permettaient pas.
27:44C'est pourquoi on attend 2027 pour qu'on passe à la mise en solde de tout le monde.
27:51Parce que nous espérons avoir plus de 2 000 agents du ministère de l'éducation nationale qui iront en retraite.
27:57Ce qui va faire que nous pourrons équilibrer en ce qui concerne les postes budgétaires.
28:02Alors, la dignité des enseignants, c'est aussi le mal-logement.
28:05On le voit dans Libreville.
28:07Les casernes sont réfectionnées, les policiers, les gendarmes et militaires.
28:12On voit leurs logements qui sont réfectionnés, etc.
28:15Est-ce que là aussi, cette question ne se pose pas au sein de l'éducation nationale ?
28:20L'enseignant ne peut pas être le maillon faible de notre chaîne.
28:23Ce n'est pas possible.
28:24Parce que c'est l'enseignant qui enseigne le militaire.
28:27C'est l'enseignant qui...
28:28Je dirais même, je vais être peut-être un peu trivial,
28:32qui construit la cité.
28:34Sans enseignant, on ne construit pas la cité.
28:36Ce n'est pas possible.
28:38Le président a mis un point d'honneur sur l'enseignement depuis qu'il est au pouvoir.
28:42Tournez un peu.
28:43Faisons un tour.
28:44Allons au lycée technique.
28:45Allons au lycée national Léomba.
28:46Allons au lycée de Bikele.
28:48Allons là à Auzungé.
28:50Vous conviendrez avec moi que les choses changent.
28:53L'enseignant est en train de retrouver sa noblesse.
28:55Mais ça va être long.
28:57Ça va être long.
28:58Moi, je ne suis pas là pour faire la comparaison entre le militaire et l'enseignant.
29:00Je dis clairement que la situation dans laquelle vivait l'enseignant,
29:05il y a quelques années en arrière,
29:07est en train de trouver ce que j'appellerais un remède efficace.
29:10Et c'est le président de la République qui a décidé de porter l'éducation dans ses mains.
29:15Alors, la loi 20-92 qui nous permet de revoir, de regarder la vie de l'enseignant
29:25et sa carrière est en train d'être refaite.
29:28Au niveau de la commission, il y a une sous-commission qu'on appelle la sous-commission juridique
29:32qui travaille fortement sur cette question.
29:34Il y aura des choses qui seront actées, qui se feront.
29:38Et l'enseignant jugera de lui-même au soir de janvier 2027, probablement.
29:44Je ne peux pas m'hasarder à donner la limite,
29:46mais progressivement, nous retrouverons notre noblesse.
29:49Ça, c'est sûr.
29:49Mais ce nouvel cahier, je vais être un peu...
29:51Sans pourtant laisser le temps, parce que là, je ne dis pas,
29:55je ne vais pas demander au pouvoir de dormir tranquille.
29:57Nous avons un cahier de charge, nous voyons ce qui est inscrit dans le cahier de charge.
30:00Et comme le pouvoir a réalisé ce que nous attendions de notre protocole d'accord au premier mois,
30:06je peux déjà conclure que c'est un pouvoir extrêmement sérieux, déterminé,
30:10qui ira au bout de cette prévision.
30:11Je vais être un peu provocateur.
30:12J'ai comme l'impression d'avoir face à moi un porte-parole du ministère de l'Éducation nationale
30:17plutôt qu'un représentant des syndicats.
30:20C'est justement ça, il faut faire la différence.
30:21Moi, je vous ai dit que je parle parce que je suis au niveau de la commission tripartite.
30:25Oui, en qualité de représentant.
30:27Très bien.
30:27En qualité de...
30:28Non, non, non, non, c'est différent.
30:30Là, je vous ai dit, je préfère ne pas être là en qualité de membre influent de SOS d'éducation.
30:36Parce qu'ils vont me poser la question, mais qui t'a demandé d'aller là-bas, de dire ceci,
30:41il faut bien qu'on sorte de ce paradigme-là.
30:42Mais je parle de la commission tripartite.
30:45Je vois la ligne qui est tracée.
30:47Je vois le sérieux avec lequel les gens travaillent.
30:50Je sais qui intervient.
30:51Je rappelle que le vice-président du gouvernement est pointué là-dessus.
30:56Le président de la République suit les résultats quasiment chaque soir.
31:00Comment voulez-vous qu'un président suive un travail et qu'il soit à la fin mal fait ?
31:05Ce n'est pas possible.
31:06Nous, on a dit au président que l'enseignant doit rapidement retrouver sa noblesse.
31:12Je rappelle également, pour ne pas trahir en secret, monsieur le président de la République a comme père tous les
31:19enseignants du Gabon.
31:20Parce que son père est enseignant.
31:22Donc, personne ne peut accepter que son père soit mal logé.
31:24Merci, merci encore, monsieur Chrysostom.
31:27Donc, Bécalé, vous êtes enseignant au lycée de Bicélé.
31:31Et vous êtes également rapporteur général adjoint de la commission interministérielle chargée du réseau de la crise au sein de
31:38l'éducation nationale.
31:39Merci d'être passé chez nous, cher invité.
31:41Merci, merci.
31:42Je crois que je reviendrai la prochaine fois parce que, enfin, j'ai pu avoir quelqu'un qui me titille
31:47fortement.
31:48Et je sens que vous étiez préparé pour ça.
31:50Avec plaisir.
31:51Ce serait un plaisir de vous recevoir.
31:53Et merci également à vous, chers internautes, pour votre fidélité.
31:57À un prochain numéro d'interviews exclusives.
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