Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Jean-Luc Mélenchon tient ce soir à Lyon, un meeting de soutien à la candidate LFI au municipal.
00:06L'événement était prévu de longue date mais il prend une résonance particulière après la mort de Quentin, 23 ans,
00:10tué par l'extrême gauche.
00:11Ce matin j'entendais d'ailleurs avec Jean-Luc Bougeon des Lyonnais que Jean-Luc a interrogé et qui exprimait
00:20leur désapprobation de la présence de M. Mélenchon sur place.
00:26Je crois que Jean-Luc est déjà avec nous.
00:27Il va être en ligne dans quelques instants.
00:28Il va être en ligne dans quelques instants.
00:31On pourra écouter d'ailleurs, je crois que c'était dans le journal de 6h ou 7h, c'est un
00:35Lyonnais qui était interrogé.
00:37Écoutez ce qu'a dit Manuel Valls sur Jean-Luc Mélenchon, c'était ce matin sur TF1.
00:41Il fait campagne pour les siens et il va utiliser évidemment cette tribune pour une fois de plus provoquer, créer
00:50les conditions du choc frontal.
00:52Il ne rêve qu'à une seule chose, c'est être au second tour de l'élection présidentielle face à
00:58Bardella ou à Le Pen pour créer les conditions à la fois de la confrontation mais aussi du chaos.
01:06Marine Le Pen, ce qui est intéressant avec la position de Manuel Valls, elle est également partagée par François Hollande,
01:12par Glucksmann, Raphaël Glucksmann.
01:15Bon là, il n'y a pas d'ambiguïté.
01:16C'est la gauche républicaine.
01:17Ils sont minoritaires.
01:18Pourquoi vous dites ça ?
01:19Ils sont minoritaires au sein de la gauche.
01:21Aujourd'hui, ils sont minoritaires.
01:22Les électeurs, pourtant lorsqu'on propose des sondages, ils souhaitent que les électeurs de gauche...
01:27On parle des élus, on parle des politiques qui se sont exprimées.
01:30Moi, j'ai beaucoup apprécié depuis longtemps les propos de Manuel Valls.
01:34Et d'ailleurs, il s'est fait en minorité dans son propre camp, souvenez-vous.
01:39Alors François Hollande, ça c'est quand même un mystère.
01:41Est-ce qu'il ne va pas effectivement...
01:42Quand je vous entends toujours parler de François Hollande en disant, c'est le meilleur et tout...
01:47C'est le meilleur dans son camp, dans ce couloir de nage.
01:52Il est très habile, il a l'expérience.
01:54Manuel Valls, c'est beaucoup plus compliqué maintenant pour lui.
01:57Mais ça reste quand même minoritaire.
01:59Il y a une ascendance qui a été prise sur la gauche plus radicale, celle de Jean-Luc Mélenchon, sur
02:05le Parti Socialiste.
02:06Le Parti Socialiste, je vous le rappelez souvent aussi, il a fait 1,7%.
02:09Oui, mais Glucksmann a fait 14% aux européennes.
02:12Oui, le courant...
02:13Les européennes et les élections présidentielles n'ont strictement rien à voir.
02:19Oui, rien n'a rien à voir avec rien, j'entends ça.
02:21Je suis d'accord.
02:21Non, pas rien à rien à voir avec.
02:23Une élection ne peut pas être comparée à une autre.
02:25Le score de Manon Aubry aux européennes et le score de Jean-Luc Mélenchon, vous avez 15 points de différence,
02:30si vous voulez.
02:30J'entends ce que vous dites, mais est-ce qu'en France, il existe un courant de gauche républicaine, vous
02:38appelez ça comme vous voulez, social-démocratie, etc.
02:41Est-ce que ce courant existe encore ?
02:42Ça s'appelle le macronisme.
02:44Vous dites, ça s'appelle le macronisme.
02:46Avec un peu d'électeurs de LR, de centre-droit qui ont rejoint le bloc macronisme.
02:51Donc en fait, la question numéro 1, c'est, avec la fin du macronisme, est-ce que chacun rentre chez
02:58soi ?
02:59Donc les socialistes retournent, les sosdèmes, les sociodémocrates, retournent avec le candidat sociodémocrate ?
03:04Ou est-ce que, qu'est-ce qu'il y a ?
03:06Rien, si, c'est ça.
03:07Est-ce que vous me faites les gros yeux ?
03:08Est-ce que je dis sosdème ?
03:09Les gros yeux, comment vous parlez ? Je ne suis pas votre père.
03:13Sosdème, sociodémocrate ?
03:14Les sosdèmes, pensez aux gens qui nous écoutent, ils entendent les sosdèmes.
03:17Je dis les sosdèmes, et donc après je dis sociodémocrates.
03:19Oui, mais c'est pour ça que je ne vous ai pas interrompu.
03:22Non, mais vous avez regardé avec un mépris extraordinaire.
03:25Je n'ai pas de mépris.
03:28On dirait un film de deux fidèles.
03:30Vous avez tout de l'inné !
03:31Vous avez tout de l'inné !
03:32C'est la fatigue, c'est un peu parano.
03:35Sociodémocrate d'un côté.
03:36Il est irritable, maintenant, qu'il travaille.
03:38Et donc, elle erre de l'autre.
03:40Ou, au contraire, il y a quelqu'un qui réussit, ce qu'Emmanuel Macron a déjà réussi en 2017,
03:45à les réunir de nouveau.
03:48Édouard Philippe...
03:48Ah non, Édouard Philippe, vous ne le mettez pas avec François Hollande.
03:52Je ne me dis ça.
03:52Il ne le met plus à droite.
03:54Oui, je ne me dis ça, mais Édouard Philippe peut convaincre des sociodémocrates.
03:57Il n'arrive même pas à convaincre les avraies.
03:59Attendez, il y a un sondage qui le donne effectivement battu.
04:01De toute façon, s'il est battu au municipal, c'est la fin de ses ambitions présidentielles.
04:06C'est important, visiblement, dans ce sondage ?
04:08Non, c'est deux points.
04:09C'est la marge d'erreur.
04:11C'est pour ça, d'ailleurs, on en parlera peut-être tout à l'heure,
04:13qu'il a déjà changé d'avis avec M. Bournazel,
04:15et qu'il a fait demi-tour, c'est j'ose dire.
04:17Si vous voulez, Édouard Philippe, il avait dit,
04:20quand il y a le RN, il faut voter M. Lecoq communiste.
04:24En fait, ils l'ont trop écouté, parce que là, visiblement, M. Lecoq, communiste, va gagner le Havre.
04:29Il va voter pour lui, de toute façon, comme ça.
04:32Il fera barrage à lui-même.
04:33C'est une triangulaire, en fait.
04:35Le cas de figure est hyper, c'est-à-dire que le RN se maintient,
04:37et grâce au maintien du RN, le communiste peut l'emporter.
04:42Édouard Philippe, la candidature à l'Elysée.
04:44Quand, effectivement, tu donnes des leçons,
04:47quand tu vas à la fête de l'Humanité,
04:50expliquer que tu voteras, quoi qu'il arrive, toujours PC contre RN et ça.
04:54Le RN se maintient et te fait battre.
04:56Ben, exactement.
04:57Donc, il a fait le barrage contre lui-même.
04:59C'est un nouveau concept.
05:01Il doit se revouvoir, parce qu'à mon avis, avec cette déclaration,
05:03il a perdu à droite, avec les LR, la droite classique.
05:06Bien sûr.
05:06Et il va peut-être perdre le Havre avec cette déclaration,
05:09qu'il avait faite à la fête de l'Human.
05:10Oui, exactement.
Commentaires

Recommandations