00:00Je pense que notre présence aujourd'hui, à deux d'ailleurs, est aussi une réponse, un soutien à une profession
00:10agricole
00:10dont il apparaît qu'elle est de plus en plus désespérée par les politiques qui sont mises en œuvre.
00:15Et donc on vient apporter une dose d'espoir à l'agriculture et même une double dose d'espoir
00:20parce qu'ils en ont bien besoin et leur rappeler que la situation qu'ils vivent
00:26est la conséquence de décisions politiques et qu'un changement d'orientation politique à l'égard de l'agriculture
00:32peut changer évidemment les conséquences néfastes qu'ils vivent.
00:38Et que vous ont-ils dit pendant ces déchanges ?
00:40Eh bien ils nous ont exprimé leurs difficultés qui sont année après année, il faut bien le dire, les mêmes,
00:46aggravées cette année avec la perspective de la baisse de la PAC
00:50puisque le pacte pluriannuel financier de l'Union européenne veut être avancé par Emmanuel Macron
00:58pour être signé avant les élections présidentielles, ce qui est une fois de plus un procédé profondément antidémocratique
01:06parce que ça veut dire qu'en réalité, si la France, si les Français veulent changer d'orientation politique
01:12dans le domaine de leur relation avec l'Union européenne et de la défense de nos intérêts vitaux,
01:20eh bien ils pourraient en être empêchés.
01:22Alors même que normalement, ce pacte pluriannuel financier devrait être signé fin 2027.
01:29Or, il prévoit une baisse de la PAC de 22%, ce qui est évidemment un drame pour l'agriculture.
01:36Et donc, voilà, nous avons parlé, bien entendu, de cela, de la concurrence déloyale, des normes
01:42et de tout ce qui, nous le savons, constitue des handicaps majeurs pour l'agriculture.
01:47Il y a d'autres personnalités, il y a d'autres personnalités.
01:49Vous avez pu le choix de venir à deux cette année pour faire une autre édition ?
01:54Parce que l'heure est grave et que le monde agricole et le monde rural français
01:58est dans une situation de très grande souffrance
01:59et que les agriculteurs voient bien à quel point la politique a été menée par le président de la République
02:04mais aussi au niveau européen, est une politique de décroissance agricole
02:08qui appelle nos agriculteurs à moins produire dans un contexte international toujours plus tendu,
02:13dans un contexte de très grande incertitude, avec des pressions commerciales de part et d'autre.
02:17Et nous sommes venus à deux, à la fois en défenseur des intérêts de l'agriculture française
02:23que nous défendons à l'Assemblée nationale et au Parlement européen,
02:26que nous défendrons dans le cadre des prochaines élections législatives et présidentielles.
02:29Nous défendrons aussi les circuits courts dans le cadre des élections municipales
02:32pour réaffirmer qu'il ne peut y avoir de liberté pour notre pays dans les prochaines années,
02:36de puissance, sans une capacité à produire.
02:39Et donc le mot d'ordre aujourd'hui, c'est produire, produire, produire.
02:42Nous menons bataille contre l'inflation normative
02:44qui entrave aujourd'hui une grande partie des agriculteurs
02:47et nous sommes venus leur témoigner notre soutien
02:50et à travers nous, le soutien des millions de Français
02:52qui aiment leur agriculture et qui ont envie de la défendre.
02:54Et je pense que compte tenu de la gravité, il était important qu'on soit ensemble,
02:59main dans la main, pour leur témoigner de notre affection
03:01et de notre amour pour eux et pour le monde rural.
03:03Il y a tout un moyen de montrer que vous faites bloc ensemble
03:07dans la forme de la position de cette journée ?
03:09Nous avons toujours fait bloc.
03:12Et je crois que personne n'en doute.
03:14Nous travaillons ensemble main dans la main.
03:16Et je vais vous faire un scoop.
03:17Nous allons continuer à travailler main dans la main
03:19dans les prochains mois pour offrir à la France et aux Français
03:24le changement qu'ils sont en droit d'attendre aujourd'hui
03:26compte tenu des urgences économiques, sociaux et sécuritaires
03:29qui pèsent sur la France et sur le pays.
03:31Il y a d'autres personnalités politiques aujourd'hui au Salon,
03:33notamment le Premier ministre Sébastien Lecornu.
03:35Qu'est-ce que vous auriez envie de lui dire sur la crise agricole ?
03:38J'ai envie de lui dire que, comme son nom l'indique,
03:42l'urgence, c'est l'urgence.
03:44Et qu'il faut arrêter d'avoir un double discours.
03:47Il faut arrêter les ambiguïtés.
03:50Il faut arrêter même parfois l'hypocrisie
03:53dans le domaine de la protection et du soutien apporté aux agriculteurs.
03:58On voit bien que la loi Duplomb a été votée,
04:01mais que les décrets traînent à être signés,
04:05que les urgences se comptent en demi-année,
04:08alors qu'il est mieux placé que personne,
04:12compte tenu de son lieu initial d'élection,
04:14pour savoir que la situation des agriculteurs ne peut plus attendre.
04:17Demain, c'est le dépôt des listes pour les municipales.
04:19Est-ce que vous pouvez nous garantir
04:21qu'aucun de vos candidats n'a tenu de propos homophobe, raciste ou anti-médiaire ?
04:26Les candidats du Rassemblement national,
04:28d'abord, vont porter nos couleurs dans un peu plus de 600 communes de France,
04:32ce qui porte le nombre d'ambassadeurs du Rassemblement national,
04:3820 à 25 000 candidats sur toute la France.
04:40Et nous avons évidemment, avec la Commission nationale d'investiture,
04:44été extrêmement prudents, extrêmement vigilants.
04:47Notre main n'a jamais tremblé.
04:49Et j'aimerais que la rigueur et le travail que vous faites
04:53pour laseriser matin, midi et soir les candidats du Rassemblement national
04:57soit fait pour l'intégralité des gens qui s'engagent dans la vie politique
05:02et dans les différents partis politiques.
05:04Encore une fois, il y a une différence majeure entre nous et les autres.
05:07C'est qu'à partir du moment où quelqu'un rejoint le Rassemblement national
05:10et tient des propos ou des attitudes qui sont contraires à celles que nous portons,
05:14eh bien, nous le mettons à la porte.
05:16Ça n'est pas le cas dans les autres mouvements politiques
05:17où ils sont promus, mis en avant, faits députés et porte-parole.
05:20Il y en a beaucoup moins au DS, il y en a beaucoup moins chez Renaissance,
05:23il y en a beaucoup moins chez LR.
05:24Il y a beaucoup moins de journalistes qui cherchent aussi.
05:27Parce que, excusez-moi, mais si vraiment vous mettiez autant d'énergie
05:30à aller chercher sur les listes LFI, vous trouveriez beaucoup de choses.
05:34D'ailleurs, ce n'est même pas la peine d'aller sur les listes.
05:36Il suffit d'aller à l'Assemblée nationale.
05:37Madame de Président, merci beaucoup.
05:39Madame de Président, merci beaucoup.
05:45Je n'ai pas entendu ça.
05:49Écoutez, nous faisons campagne ensemble
05:52et nous continuerons à faire campagne ensemble.
05:55Je me prépare à devenir chef du gouvernement
05:59et Marine se prépare à devenir présidente de la République.
06:02Nous travaillons ensemble main dans la main
06:03avec l'objectif de remporter les futures élections présidentielles
06:07et législatives.
06:08Et nous serons là, quoi qu'il arrive.
06:10M. Bardonnay, hier soir, Marine Le Pen me dit
06:12que si elle ne peut pas être candidate,
06:13c'est vous qui déciderez ce rôle dans la campagne.
06:16Qu'est-ce que vous voudriez dire que vous comprenez pour Marine Le Pen
06:19si c'est vous candidat ?
06:20Je ne me mets pas dans cette hypothèse
06:22puisque nous croyons dans le droit français.
06:26Et si le droit français est appliqué,
06:29alors ce qui nous est reproché par le Parlement européen tombera
06:32parce qu'encore une fois, nous n'avons rien à nous reprocher
06:34qu'il s'agisse des députés du Rassemblement national
06:37ou évidemment du mouvement.
06:39Donc je ne me mets pas dans cette hypothèse.
06:40Et vous réitérisez ce propos de cordon sanitaire
06:43contre la France insoumise ?
06:45Je pense qu'il faut un front commun, oui,
06:47contre la France insoumise.
06:48La France insoumise s'est placée hors de la République
06:51en mettant en œuvre une stratégie
06:53qui est une stratégie de désordre permanent
06:56qui vise à importer la brutalisation et la violence
06:59dans le débat démocratique.
07:01Je suis extrêmement inquiet des propos de la présidente du groupe
07:04à l'Assemblée, Mme Panot,
07:06qui a indiqué qu'elle refuserait envers et contre tout
07:08le résultat des élections.
07:10Nous sommes donc là face à un parti politique
07:12qui refuse le processus démocratique,
07:14qui refuse par avance le processus républicain.
07:17Et j'appelle moi l'ensemble des formations républicaines
07:19à tenir à l'écart de la vie politique,
07:21à commencer par les partis politiques de gauche
07:22qui se sont alliés et M. Hollande en tête
07:25avec la France insoumise et avec le logo de la jeune garde
07:28sur les documents de campagne,
07:30notamment sur le site internet du nouveau Front populaire.
07:32Donc ce qui se passe est extrêmement grave.
07:35Et le Rassemblement national est aujourd'hui,
07:37il sera toujours, un bouclier pour protéger le pays
07:40et les institutions de la République
07:42contre l'importation de la violence
07:44et contre toute forme de violence dans le débat politique.
07:47La République, c'est nous.
07:48Vous voyez, cet après-midi, il y a un meeting LFI.
07:52Vous voyez, quel regard vous portez sur ce meeting LFI
07:54du côté de Jean-Luc Mélenchon va se déplacer à Lyon ?
07:58Est-ce que vous avez quelque chose à nous dire là-dessus ?
08:01Vu le contexte.
08:04Non mais, vous savez que Jean-Luc Mélenchon
08:06fasse campagne pour défendre ses idées,
08:09comme nous sommes des démocrates, nous sommes d'accord.
08:12Et personne ne l'empêchera de tenir un meeting.
08:16Après, s'il continue dans la politique du pire,
08:19il ira y tenir des propos qui sont des propos
08:22appelant à la violence, appelant au sectarisme,
08:27faisant la promotion des entraves au processus démocratique
08:33et il en assumera, je l'espère, électoralement
08:38et politiquement les conséquences.
08:40Ce qu'il faut tout de même rappeler, c'est que cela fait des années,
08:43avec la complaisance d'un certain nombre de médias, disons-le,
08:47que l'extrême-gauche organise systématiquement
08:51des manifestations contre les meetings de leurs adversaires,
08:55contre les conférences de presse,
08:57pour entraver les distribuissants de tracts sur les marchés, etc.
09:02Et ça n'a l'air de choquer personne.
09:04Or, moi, ça me choque énormément
09:06que l'on cherche par la violence ou par l'intimidation physique
09:09a empêché des gens de pouvoir défendre leur candidature
09:14et promouvoir leurs idées.
09:15Nous, au Rassemblement national, nous n'avons jamais fait cela.
09:19Jamais.
09:19Et encore moins s'attaquer à ceux qui viennent dans les meetings,
09:25ce qui a été le cas de l'extrême-gauche,
09:27puisque je vous rappelle qu'à plusieurs reprises,
09:28l'extrême-gauche a attaqué des bus d'électeurs
09:32du Rassemblement national qui venaient pour participer à un meeting,
09:37ils ont même, une fois à Marseille, blessé le chauffeur de bus.
09:39Et tout ça n'a pas suscité d'indignation.
09:42Donc moi, je vous demande d'être indigné de cela.
09:44Je vous demande d'être indigné lorsqu'à Dijon,
09:47une candidate à la présidentielle vient faire une conférence de presse
09:52et qu'on cherche à l'empêcher par la violence d'effectuer sa conférence de presse,
09:56parce que c'est aussi une atteinte à la liberté de la presse.
09:59Donc à un moment, il faut qu'il y ait aussi un front commun,
10:04comme dit Jordan, une indignation commune face à des comportements
10:09qui sont des comportements qui entravent de manière profonde
10:14le processus démocratique dans notre pays.
10:16Est-ce que vous en êtes dans le Var ?
10:17Le front commun, ça ne fait pas que vous utilisez la crise de la force sanitaire ?
10:21Si, je l'ai même utilisé il y a encore quelques jours.
10:25Je vais la réutiliser si ça peut vous faire plaisir.
10:27Donc il faut un cordon sanitaire contre la France insoumise.
10:30Il faut un cordon sanitaire contre la France insoumise.
10:32Et il faut que les formations républicaines,
10:36toutes les formations républicaines et notamment le Parti socialiste,
10:39rompent avec ce syndrome de Stockholm qu'ils ont aujourd'hui à l'égard de gens
10:42qui sont des gens dangereux et qui cherchent encore une fois
10:46à briser la cohésion sociale, à abîmer la paix civile,
10:49pour importer dans le débat public et dans le débat démocratique
10:52à la fois une forme de violence désormais physique,
10:54mais aussi un désaccord avec le processus électoral et le processus institutionnel.
11:00Ça veut dire que pareil.
11:01Quant à Edouard Philippe, lui-même appelé à voter
11:06pour les candidats du Parti communiste,
11:08contre les candidats du Rassemblement national,
11:10je crains au vu du sondage qu'il regrette son propos.
11:13Merci.
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