- il y a 11 heures
Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président du groupe à l’Assemblée nationale, répond aux questions de Laurence Ferrari.
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00:00Ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Sébastien Chenu.
00:03Bonjour à vous, vice-président du Rassemblement National, député du Nord.
00:0712 jours après la mort de Quentin de Ranck, l'émotion est toujours vive.
00:10Une enquête a été ouverte, M. Chenu, à Paris, sur des soupçons de reconstitution de la jeune garde.
00:14Il était temps pour vous.
00:16Est-ce qu'il faut établir des responsabilités dans ce drame, y compris politiques, jusqu'au plus haut niveau ?
00:21Oui, bien sûr. La jeune garde, c'est la milice de la France insoumise.
00:25C'est presque comme ça, d'ailleurs, qu'ils se définissent, puisqu'ils revendiquent leurs actions et leurs pratiques violentes.
00:31Et le chef de la milice, c'est Raphaël Arnaud, élu de la France insoumise, soutenu par Jean-Luc Mélenchon
00:36encore ces dernières heures,
00:38et par l'ensemble des membres de la France insoumise.
00:41Et donc, la France insoumise ayant fait élire son chef de milice député,
00:45lorsqu'il y a effectivement ce type de scandale démocratique,
00:50l'utilisation de la violence portée si loin au point qu'elle en vient à tuer un jeune homme,
00:54eh bien, des conséquences doivent être tirées.
00:57Donc, l'émission de Raphaël Arnaud ?
00:58Je pense que, comme la majorité des Français, d'ailleurs, dans un sondage qui sort, je crois, aujourd'hui,
01:03Raphaël Arnaud, qui était déjà fiché S pour violence, était déjà un délinquant, un voyou.
01:11Eh bien, aujourd'hui, ce chef de milice, effectivement, ne peut pas représenter le peuple français à l'Assemblée nationale.
01:17Je pense que s'il avait un peu... Et on ne l'entend pas.
01:20Ça aussi, c'est une certaine forme de lâcheté.
01:22Il se plante qu'il n'est pas revenu à l'Assemblée nationale.
01:25On dirait qu'il n'y venait pas beaucoup, déjà, de toute façon.
01:27Mais, au-delà de ça, cette lâcheté dit tout.
01:32Dit que, finalement, qui se sent gêné se cache.
01:35Et Raphaël Arnaud se cache parce qu'il n'est plus que gêné, parce qu'il s'est passé.
01:39Au-delà de Raphaël Arnaud, il y a le cas de la France Insoumise.
01:42Christian Estrosi demande que l'on prive de financement public la France Insoumise,
01:46quitte à la dissoudre.
01:47C'est possible de dissoudre un parti politique, Sébastien Chenu ?
01:49Vous êtes favorable ou pas ?
01:50Alors, un parti politique peut être dissout comme une organisation
01:52s'il ne respecte pas le cadre démocratique dans lequel, effectivement, le combat politique se joue.
01:59C'est-à-dire, lorsqu'il y a des violences, lorsqu'il y a un certain nombre d'actions qui
02:04sont soulignées.
02:05Je ne dis pas que la France Insoumise, aujourd'hui, est un parti politique violent.
02:09Je dis qu'ils encouragent des pratiques violentes, qu'ils appellent à la violence,
02:13qu'ils appellent à éteindre la démocratie.
02:16En réalité, la France Insoumise ne souhaite pas gagner par les élections.
02:19Elle souhaite gagner par la rue.
02:20Elle souhaite gagner par la déstabilisation.
02:23Et elle souhaite entraver la démocratie, aujourd'hui.
02:26Donc, la question est sur la table.
02:28Et la France Insoumise va devoir apporter, quand même, des réponses.
02:32Ils ne peuvent pas passer entre les mailles du filet, comme si ce chef de bande, ce voyou, n'était
02:37pas des leurs.
02:38D'ailleurs, ils revendiquent qu'ils soient des leurs.
02:39Alors, s'ils revendiquent qu'ils soient des leurs, il faut aussi rendre des comptes et expliquer aux Français quelles
02:44sont leurs méthodes.
02:45Sebastien Lecornu, hier, a demandé à la France Insoumise de faire le ménage dans ses rangs et dans ses idées.
02:49Il dénonce le fait que Raphaël Arnaud soit toujours membre du parti.
02:52Il renvoie dos à dos et le Rassemblement National et la France Insoumise.
02:56Il redoute que tout soit fait pour une confrontation entre les deux extrêmes en 2027.
02:59Il a raison ?
03:00Non, il a tort, d'abord parce que nous ne sommes pas le miroir de la France Insoumise.
03:04La France Insoumise, c'est un mouvement qui veut, comme je le disais, entraver la démocratie,
03:08qui conteste, d'ailleurs, Mathilde Panot s'exprimait dernièrement,
03:11qui est prête à contester le résultat des élections.
03:14Nous, évidemment, nous n'avons rien à voir avec tout ça.
03:16Et nous sommes exactement à front renversé, si j'ose dire.
03:19C'est-à-dire que nous, nous avons toujours, et en particulier depuis l'arrivée de Marine Le Pen à
03:23la tête de notre mouvement,
03:24chassés, mis très loin, le plus loin possible de nous, effectivement, des gens qui ne partagent pas nos options politiques.
03:32Marine Le Pen, la première chose qu'elle fait lorsqu'elle prend les rênes à l'époque du Front National,
03:36c'est exclure ces gens de l'extrême droite qui, d'ailleurs, nous livrent une guerre,
03:41ne nous épargnent pas sur les réseaux sociaux.
03:42L'extrême droite française, aujourd'hui, mène la guerre à Marine Le Pen.
03:46À la France insoumise, c'est l'inverse.
03:48Eux, ils les promeuvent.
03:49Eux, ils en font des députés de ces extrémistes.
03:52Donc, on est exactement à l'opposé.
03:55Il ne faudrait pas établir ce genre de parallèle qui a comme, d'ailleurs, manipulation sourde,
04:01ou en tous les cas comme sous-entendu, de dire,
04:02puisque finalement, le Rassemblement National pourrait être aussi lié,
04:08alors que nous avons demandé que les groupes extrémistes soient évidemment sanctionnés,
04:13qu'ils soient de droite ou de gauche,
04:14eh bien, ça permettra à quelqu'un d'autre de venir régler les comptes,
04:18c'est-à-dire au bloc central, de dire, regardez, nous, nous sommes bien sages.
04:21Non, en réalité, M. Le Cornu se trompe, mais il le fait à dessein, par calcul électoral.
04:27Il achète du temps, comme d'habitude.
04:29Yael Brune-Pivet vous accuse d'avoir des liens directs avec des groupuscules violents.
04:33Qu'est-ce que vous lui répondez ?
04:34Manon Aubry aussi nous parlait cette semaine d'un contrat,
04:38avec la Good Connection.
04:39Est-ce que vous avez vraiment coupé tous les ponts
04:42avec ces extrémistes de l'ultra-droite ?
04:45Non, mais ils sont en plein fantasme,
04:47mais ce sont des fantasmes pour allumer des contre-feux.
04:50La réalité, je sais que...
04:50Éric Dupont-Marati parlait ce matin encore de Frédéric Chatillon.
04:53Non, mais il nous cite toujours les mêmes noms de gens que...
04:56Est-ce qu'il est encore dans l'orbite du RL ou pas ?
04:56Moi, j'ai rejoint Marine Le Pen il y a presque 15 ans.
04:59Je n'ai jamais vu Frédéric Chatillon dans l'organigramme,
05:03dans les relations du Rassemblement National depuis toutes ces années.
05:06Mais la réalité, c'est qu'ils nous sortent toujours de 3-4 noms,
05:09le GUD, l'OAS, Mme Rousseau parlait de l'OAS,
05:12qui a été dissous en 1963.
05:13Enfin, je veux dire, à un moment, ces gens ne sont pas sérieux,
05:15mais ils cherchent à masquer leur propre responsabilité.
05:17Nous, je vous le redis, nous mettons,
05:19et nous avons mis depuis très longtemps,
05:21ces groupuscules très très loin de nous,
05:24parce qu'ils ne partagent pas nos combats,
05:25et parce que nous ne voulons pas avoir de lien avec eux.
05:27L'inverse de la France insoumise.
05:30Donc, nous, on est clair là-dessus.
05:32Et quand quelqu'un pose problème...
05:35C'est-à-dire, s'il y a un candidat ou un assistant parlementaire,
05:36ça a été le cas pour la députée RN, Lisette Pollet,
05:38quand il y a des propos qui sont borderline, c'est dehors ?
05:42C'est-à-dire que, non seulement c'est dehors,
05:45mais surtout, si une personne le fait sous pseudonyme,
05:49nous cache ses intentions,
05:50c'est vrai que c'est plus difficile de la démasquer.
05:53Mais lorsque cette personne est démasquée,
05:55et si elle cache ses intentions, c'est que ses intentions sont mauvaises,
05:57alors elle n'a pas sa place parmi nous.
05:59Nous, vous savez, on est un parti totalement républicain,
06:02on n'empêche personne de s'exprimer,
06:04on n'utilise pas la violence,
06:06on fait des propositions politiques,
06:07on peut nous combattre sur le terrain idéologique, politique, etc.
06:11Aucun problème.
06:12Mais nous, on ne met pas le feu à des quarts,
06:14comme moi j'ai vu des quarts de militants
06:18attaqués lors des meetings du RN par l'extrême-gauche,
06:21de nos militants.
06:22On n'empêche pas les autres de s'exprimer,
06:24on ne frappe pas des jeunes gens dans la rue,
06:27on ne promeut pas des chefs de milice en en faisant des députés.
06:31Mais nous sommes respectueux de nos adversaires
06:33et j'aimerais qu'ils le soient tout autant de nous d'ailleurs.
06:36Parce que derrière, c'est des millions d'électeurs qui nous font confiance.
06:38Sébastien Chenier, on est sur CNews et Europe 1,
06:40c'est la grande interview.
06:42Votre chef de parti, Jordan Bardella,
06:43appelle un cordon sanitaire contre les filles au municipal.
06:46Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
06:47Est-ce que vous allez retirer des candidats au second tour ?
06:51Parce que c'est ça le cordon sanitaire en réalité.
06:53On va regarder au cas par cas.
06:56Les villes, là où nous avons des candidats
06:58et où la LFI peut éventuellement gagner des mairies.
07:03Et nous ferons tout, nous tendrons probablement la main aux autres
07:06pour les empêcher de gagner.
07:08Mais retirer ou pas vos candidats ?
07:09Marine Le Pen a exclui.
07:11Mais Marine Le Pen a raison parce qu'aux municipales,
07:13ce n'est pas comme la législative.
07:14Quand vous vous maintenez, il faut faire 10% pour se maintenir.
07:16Quand vous faites 10% et que vous vous maintenez,
07:18vous avez des élus.
07:19Des conseillers.
07:20Nous, on veut savoir des élus partout.
07:24Évidemment, ce sera aux autres aussi de se poser la question.
07:26J'ai le cas d'une ville dans le Nord, à Roubaix.
07:29Ce sera le cas de la majorité actuelle droiteau-macroniste
07:34de savoir ce qu'elle veut faire.
07:36Nous, on aura des élus.
07:37Ils se maintiendront.
07:38Ils porteront nos espoirs.
07:40Parce que vous savez, on ne va pas se retirer pour des gens
07:41qui ensuite nous crachent au visage à toutes les élections
07:44et les font élire.
07:45Parce que les mêmes, comme Mme Berger,
07:46qui disent qu'il faudrait que le RN se retire,
07:48ils ont fait élire.
07:49M. Attal, Edouard Philippe, ils les ont tous fait élire.
07:52Donc aujourd'hui, c'est bien gentil d'appeler au secours
07:55le RN.
07:56C'est toujours pareil.
07:56Quand ça ne va pas, on appelle le RN au secours.
07:58Quand une ville est pourrie, qu'elle est tombée,
08:00qu'elle est déficitaire, qu'elle est exsangue,
08:03qu'elle est au bout du rouleau,
08:05on appelle le RN pour redresser cette ville.
08:07Là, c'est pareil.
08:08Quand il y a des villes qui peuvent basculer à la France insoumise,
08:10on dit au RN, finalement, venez donner le coup de main.
08:13Donc nous, on sera au service des Français,
08:14uniquement des Français et pas des bidouillages.
08:16Rachida Dati a annoncé hier son départ du gouvernement
08:19pour pouvoir faire campagne.
08:20C'est une bonne chose ?
08:21Il fallait clarifier la situation ?
08:23Oui, mais enfin, il faudrait que Mme Dati
08:25clarifie sa situation vis-à-vis,
08:28enfin, pour ses électeurs parisiens,
08:29par rapport à sa position avec Emmanuel Macron.
08:32Je veux dire, Mme Dati, c'est la candidate
08:33d'Emmanuel Macron à Paris.
08:35Ça, ce n'est pas très clair, justement.
08:36Et je pense que si on se dit qu'on veut
08:39que la gauche soit sortie de Paris,
08:41ce n'est pas en votant pour Mme Dati,
08:42parce que finalement, elle ramènera
08:44une certaine forme de politique
08:45qui est liée aux pratiques qu'on connaît.
08:49Donc nous, on a un candidat à Paris,
08:50c'est Thierry Mariani.
08:51Je pense que c'est l'incarnation
08:52de ce que peut être une politique différente à Paris.
08:54Mais si Mme Dati sort du gouvernement
08:56parce qu'elle est candidate,
08:57il faut que les autres qui sont candidats
08:58sortent aussi.
08:59M. Darmanin, il est candidat aussi au municipal.
09:01Qu'est-ce qu'il fait au ministère de la Justice
09:03à un moment ?
09:04Oui, il y a une règle où il n'y en a pas.
09:05Moi, je n'édicte pas de règles.
09:08Ils font ce qu'ils veulent,
09:08mais il faudrait que ce soit la même
09:10pour tout le monde.
09:10Marine Le Pen a annoncé hier
09:13qu'elle ne ferait pas campagne.
09:15Sébastien Chenu, si la justice,
09:17le 7 juillet prochain,
09:19l'obligeait à porter un bracelet électronique.
09:21On ne parle même plus de l'inéligibilité.
09:23On parle du bracelet électronique.
09:25Est-ce que c'est une décision de Marine Le Pen
09:26qui a été annoncée hier ?
09:27Va tout changer dans la façon
09:29dont vous allez aborder la séquence présidentielle
09:32qui va démarrer forcément après le 7 juillet ?
09:35Et est-ce que c'est une éventualité
09:36à laquelle vous ne vous étiez pas préparée ?
09:38Oui, mais Marine Le Pen, vous savez,
09:39a une haute idée du combat politique.
09:42Elle ne combat pas pour elle-même.
09:44Elle ne combat pas pour un confort personnel,
09:46pour une place.
09:47Toute sa vie le démontre.
09:49Et l'idée même de porter nos idées,
09:51nos espoirs,
09:52les espoirs de millions de Français
09:53avec un bracelet électronique
09:54n'est pas compatible, évidemment.
09:56Et en tous les cas,
09:57pas avec l'idée qu'elle se fait
09:58du combat politique.
10:00Donc Marine Le Pen l'a dit,
10:01si la justice l'empêche,
10:03si la justice décide de la priver
10:06de cette élection présidentielle,
10:07alors elle passera le relais
10:09à Jordan Bardella.
10:11Mais nous, on est clair.
10:12Je ne crois pas qu'il y ait
10:13un autre parti dans lequel
10:13les choses soient aussi claires.
10:15Nous, Marine Le Pen est prête
10:17pour l'élection présidentielle.
10:18Si elle est empêchée
10:19par une décision de justice,
10:21Jordan prendra le relais.
10:22Il est prêt pour vous ?
10:23Il est prêt, évidemment.
10:24Et chaque jour davantage,
10:26j'allais dire.
10:27Donc, voilà,
10:28les choses sont très claires
10:28vis-à-vis des Français.
10:29Nous, ce qu'on propose aux Français,
10:31c'est très clair.
10:31Qui peut en dire autant ?
10:33Qui est clair sur le programme
10:35et sur le candidat,
10:37à part le Rassemblement national ?
10:38On est clair sur notre programme.
10:40Je crois que les Français
10:41savent très bien
10:41vers là où on veut les emmener.
10:43Et on est clair sur nos candidats possibles.
10:45Marine Le Pen est notre candidate
10:46aujourd'hui.
10:47Moi, j'ai bon espoir,
10:48tout de même que tout ça
10:49se termine bien.
10:50Parce que Marine Le Pen...
10:51Oui, parce que je pense
10:52qu'elle a apporté
10:55la volonté qu'elle n'avait pas
10:56voulu commettre de délit.
10:59Elle a entendu
10:59ce qu'on lui reprochait.
11:00Elle a expliqué...
11:01Elle a argumenté
11:03qu'elle n'avait pas voulu
11:03commettre de délit.
11:04Et je pense que la sanction
11:05qui serait de la priver
11:06l'élection présidentielle
11:07ou la placer
11:08sous un bracelet électronique
11:09l'empêchant
11:10est au-delà du raisonnable.
11:12Mais elle a encore envie
11:12d'y aller
11:12parce qu'on a l'impression
11:13de dire, même avec un bracelet électronique,
11:15que je ne pourrais pas faire campagne.
11:16Est-ce que c'est vrai ?
11:17On peut faire campagne ?
11:18Mais Marine Le Pen
11:19a envie de se battre.
11:20Marine Le Pen...
11:21Enfin, on peut faire campagne.
11:22Quand on doit être chez soi
11:23à 19h, c'est difficile
11:24de faire des meetings,
11:25à part en visio.
11:26Marine Le Pen veut se battre.
11:28Mais elle veut se battre
11:29pour les Français,
11:31pas pour elle.
11:32Et c'est vrai que,
11:32vu l'état du pays,
11:34l'alternance
11:35que nous appelons nos voeux,
11:35que nous préparons
11:36chaque jour,
11:37on se prépare
11:38à l'Assemblée nationale
11:39avec nos députés,
11:40au Sénat,
11:40au Parlement européen,
11:41on prépare l'alternance
11:42qu'attendent les Français.
11:44Eh bien, ça ne se fera pas
11:45n'importe comment.
11:45Ce sera une campagne
11:46extrêmement violente.
11:48M. Mélenchon
11:49sera prêt à tout,
11:50sera prêt même
11:50à contester les résultats.
11:52Avec des scènes
11:54de guerre civile
11:54que vous anticipez ?
11:55Je ne sais pas.
11:56Enfin, j'espère pas.
11:58Mais c'est vrai
11:59que l'extrême-gauche
12:00nous sous-entend
12:01qu'ils contesteront
12:02possiblement les résultats.
12:04Donc nous,
12:04on est des candidats
12:05qui cherchons
12:05à unir les Français.
12:07On dit d'ailleurs aux Français
12:08vous êtes tous les bienvenus
12:09dans l'aventure
12:10que nous vous proposons.
12:11On vous embarque tous
12:12avec nous.
12:12Nous, notre message,
12:13il s'adresse
12:14à tous les Français.
12:15Quelles que soient
12:15leurs confessions,
12:16quelles que soient
12:16leurs origines,
12:17quelles que soient
12:18leurs classes sociales,
12:19quel que soit
12:19leur âge,
12:20on vous emmène,
12:22on vous entraîne
12:22dans ce projet de redressement.
12:23une aventure, les Français.
12:24Et qu'ils leur apportent
12:27des solutions concrètes
12:28à leurs problèmes quotidiens.
12:29Sécurité,
12:30pouvoir d'achat.
12:31Et on va s'attaquer
12:32enfin à tous ces problèmes
12:33qui ne sont pas traités
12:34depuis des années.
12:34La France croule sous quoi ?
12:36Sous la dette
12:36et sous l'immigration.
12:37En réalité,
12:39on s'écroule
12:40sous ces deux fardeaux.
12:41Eh bien nous,
12:42nous avons un certain
12:42nombre de propositions
12:43et les Français les connaissent.
12:44ça passe d'ailleurs
12:45par un référendum
12:45sur l'immigration
12:46pour redresser
12:47notre pays.
12:49Ce n'est pas
12:50une aventure,
12:51c'est un projet
12:52de redressement du pays,
12:53c'est un projet
12:53d'alternance
12:54et c'est un projet
12:54de courage aussi.
12:55Sébastien Chenu,
12:56Emmanuel Macron procède
12:57à de nombreuses nominations
12:58après la Cour des comptes
12:59avec Amélie de Montchalin,
13:01sans doute la Banque de France.
13:02Il s'agit pour vous
13:03de verrouiller
13:04les institutions clés
13:05de notre pays
13:05et d'éviter l'alternance
13:06si elles devaient
13:08advenir en 2027 ?
13:09C'est totalement
13:11un verrouillage inadmissible
13:13et une pratique illibérale
13:16d'Emmanuel Macron.
13:17Emmanuel Macron
13:18a ses tentations
13:18quand même
13:19de verrouillage,
13:21de flicage permanent.
13:22Vous savez,
13:22moi je regarde
13:23chaque jour
13:24les nominations
13:24des anciens députés
13:25macronistes,
13:26enfin c'est ahurissant
13:27si les Français voyaient ça,
13:28tous les anciens ministres
13:29nommés dans des planques
13:29qu'on découvre d'ailleurs
13:30l'ancien ministre du Logement
13:33du Détransport,
13:33M. Vergritte,
13:34maire d'Unker
13:35nommés à la tête
13:36de l'ANRU,
13:36Mme Wargon
13:37à la tête
13:38de la Commission
13:38de Régulation de l'énergie.
13:39Ils sont maintenant
13:40aussi ambassadeurs
13:40sur des thématiques,
13:42c'est-à-dire qu'ils ne sont
13:42pas ambassadeurs
13:43dans des pays.
13:43Il y a des ambassadeurs
13:44au numérique,
13:45des ambassadeurs
13:45aux violences
13:46en outre-mer.
13:47Ça a toujours existé,
13:48c'est M. Chenu.
13:49Non seulement nous sommes
13:51passés dans une pratique
13:52industrielle du recasage,
13:54une pratique industrielle
13:55et inadmissible
13:56du verrouillage,
13:57mais surtout
13:58tous ces gens
13:59qui nous avaient dit
13:59nous sommes le nouveau monde,
14:01nous serons tellement différents.
14:02ils sont les pires
14:04qu'ils soient
14:04dans la pratique démocratique.
14:06Et ce verrouillage,
14:07il n'a qu'une ambition,
14:08c'est empêcher
14:09l'alternance.
14:11Ils ne peuvent pas
14:12l'empêcher par les urnes,
14:13la France Insoumise,
14:13elle veut l'empêcher
14:14par la rue,
14:15Emmanuel Macron
14:16lui veut empêcher
14:16l'alternance
14:17par le contrôle
14:18des institutions.
14:19Donc ça sera quoi la solution ?
14:19Les référendums,
14:20surtout, tout le temps ?
14:21Alors pourquoi
14:22surtout, tout le temps ?
14:23Pas surtout, tout le temps.
14:24Il y a une certaine forme
14:25de courage politique,
14:26de réforme.
14:27Nous, on n'est pas là
14:28et on ne sera pas là
14:29pour regarder passer les trains
14:30et pour réformer le pays
14:32à périmètre constant.
14:33On veut faire changer,
14:34on veut faire bouger les lignes.
14:35Quand on dit qu'on veut
14:36privatiser l'audiovisuel public,
14:37on va faire bouger le périmètre,
14:39c'est le moins qu'on puisse dire.
14:40Et c'est notre boulot,
14:42c'est d'avoir du courage
14:42pour tous ceux
14:43qui n'en ont pas eu
14:43durant toutes ces années.
14:45Sébastien Chenuillère,
14:46l'Assemblée nationale,
14:46a rejeté des motions de censure,
14:48la vôtre, celle de LFI.
14:49Pourquoi ne pas avoir voté
14:50celle de LFI ?
14:51C'est la première fois,
14:52d'habitude,
14:52le RN vote en même temps
14:54que LFI sur son motion de censure.
15:00n'utilise en fait un instrument
15:02qui est la motion de censure,
15:03la nôtre ou celle des autres,
15:05pour percuter le gouvernement.
15:06Là, sincèrement,
15:08vu l'émotion,
15:10les propos de LFI,
15:11ce qu'on découvre de LFI
15:13et la façon dont les leaders de LFI
15:17insultent finalement la démocratie,
15:19même s'ils restent liés,
15:20en réalité, il y a 60 villes
15:21où ils sont alliés au Parti Socialiste.
15:22Il faudra aussi que les socialistes
15:24nous disent, eux,
15:25ce qu'ils comptent faire.
15:26Ils ne sont pas clairs d'à-dessus,
15:27à votre avis ?
15:28Les socialistes,
15:29c'est des éternels faux-culs.
15:30Un coup, ça collabore avec Macron.
15:31Un coup, ça collabore
15:32avec la France insoumise.
15:33Tant qu'il y a la gamelle,
15:35les socialistes sont prêts
15:35à tous les grands écarts.
15:37Mais nous, nous avons dit
15:38qu'hier, il était sincèrement,
15:41symboliquement impossible.
15:42Il n'y avait pas de chance
15:43qu'elle passe,
15:43cette motion de censure,
15:44puisque les socialistes
15:45n'y allaient pas cette fois-ci.
15:47Donc, nous,
15:49nous ne l'avons pas voté.
15:50Nous avons voté
15:51notre motion de censure
15:52avec nos amis d'Éric Ciotti.
15:54Personne n'a voté
15:55la motion de censure
15:56du Rassemblement national.
15:58Donc, le gouvernement
15:58est encore en place.
15:59Mais je le redis,
16:00effectivement,
16:01les socialistes,
16:02il va falloir quand même
16:02qu'ils nous disent
16:03ce qu'ils comptent faire.
16:04Si à Marseille,
16:05ils comptent s'appuyer
16:06sur M. Delogu
16:06pour garder Marseille,
16:08à Paris,
16:09sur Mme Chikirou
16:10pour garder Paris.
16:11Et si leur position,
16:13leur posture,
16:13ne sont que de l'hypocrisie
16:15auxquelles on est assez habitués
16:16pour des places,
16:17ce qui ne nous étonnerait pas beaucoup.
16:19Sébastien Genieu,
16:20hier, à l'Assemblée nationale,
16:21la loi sur l'aide à mourir
16:23a été adoptée.
16:24Comme votre collègue
16:25Jean-Philippe Tanguy,
16:26vous faites partie
16:26de la minorité
16:28de Rassemblement national
16:28qui était favorable
16:29à ce texte.
16:30Est-ce que vous n'avez pas jugé,
16:32au regard des derniers amendements
16:33qui ont été rejetés
16:34par les députés,
16:35qu'il y avait un vrai risque
16:36pour notre société,
16:38une rupture anthropologique,
16:40une possible atteinte
16:41aux plus vulnérables
16:42qui n'auront peut-être pas
16:43toutes les facultés,
16:44le discernement
16:45pour prendre une telle décision ?
16:47D'abord, on a voté une loi
16:48sur les soins palliatifs.
16:49Bien entendu,
16:49à l'une et à la limite.
16:50Voilà, une égalité d'accès
16:52dans tous les territoires,
16:54dans tous les départements
16:55aux soins palliatifs.
16:56S'il n'y avait pas eu
16:57cette loi sur les soins palliatifs,
16:58il n'y a qu'il de vous dire
16:59que moi, je n'aurais pas voté
17:00effectivement cette loi
17:01sur l'aide à mourir.
17:02Moi, j'ai considéré
17:03que les critères
17:03qui sont cumulatifs,
17:05c'est-à-dire,
17:06on ne sait pas avoir
17:08des souffrances
17:09ou en l'exprimer
17:11de façon consciente, etc.,
17:12les critères doivent être
17:14cumulatifs,
17:14c'est-à-dire qu'il faut
17:16être conscient,
17:16mais le champ des possibles
17:17est ouvert à l'infini quasiment.
17:18Non, parce que les critères
17:20justement sont très précis,
17:22ils sont cumulatifs,
17:23il faut remplir tous les critères.
17:24Puis il y avait quelque chose
17:24qui me choquait beaucoup,
17:26c'était que des gens
17:29aient recours à l'exil
17:30en plus de leur douleur,
17:32que des gens aillent
17:33dans des pays étrangers
17:34pour essayer de mettre fin
17:35à leur jour.
17:36Et ça, je trouve que,
17:37si vous voulez,
17:38c'est ajouter à la douleur
17:40d'une fin de vie difficile
17:41l'exil,
17:42me semblait évidemment
17:44inadmissible.
17:45C'est vraiment
17:46une question compliquée.
17:47Moi, je n'ai pas
17:48de vérité absolue.
17:49J'ai considéré
17:50que ce droit,
17:51il est amendable,
17:52il doit pouvoir évoluer encore,
17:53ça part au Sénat.
17:55Moi, je serais très attentif
17:56à la façon dont tout ça...
17:57cette version-là
17:58extrêmement radicale.
17:59Ce n'est pas une version radicale,
18:01ça ouvre une aide à mourir
18:02à laquelle, moi,
18:03je suis attaché
18:04comme une majorité de Français,
18:05mais je crois que la réalité,
18:06c'est qu'on aurait dû demander
18:07aux Français leur avis
18:08à travers un référendum.
18:10Vous savez,
18:10sujet de société,
18:12réponse de la société.
18:13Avec un vrai débat,
18:14parce que c'est un sujet
18:15comme vous l'avez dit.
18:15Moi, je suis très respectueux
18:16des positions de chacun.
18:18C'est une décision difficile
18:19quand on est législateur
18:20à prendre,
18:21mais je crois que
18:23cette aide à mourir,
18:24ce droit,
18:24il doit pouvoir exister
18:25en étant très encadré.
18:27Et je le répète,
18:28les critères cumulatifs
18:29permettent, je crois,
18:30cet encadrement.
18:31Sébastien Chenu,
18:31un dernier mot,
18:32Jordan Bardella,
18:32Marine Le Pen,
18:33Irons, je crois,
18:34ce matin au Salon
18:34de l'Agriculture.
18:36Est-ce qu'il y a des lois
18:38qui vous semblent favorables ?
18:40Cette loi d'urgence agricole
18:41est-elle suffisante ?
18:43Les agriculteurs
18:44continuent à crever
18:47du manque d'argent,
18:49du manque de moyens.
18:50Est-ce que c'est à la hauteur
18:51ce qui est fait
18:52par le gouvernement
18:52aujourd'hui ?
18:53Non, et d'ailleurs,
18:53ils ont subi
18:54une sorte de tour
18:54de passe-passe.
18:55Le gouvernement leur avait dit,
18:57et Mme Genevard leur avait dit,
18:58pour les camés,
18:59vous aurez une loi spéciale.
19:00Finalement,
19:00ils n'en ont pas vraiment.
19:01Elle a été bidouillée au Sénat.
19:03On a des problématiques
19:04de stockage de l'eau,
19:05des problématiques de prédation,
19:07des problématiques
19:07de contraintes et de normes
19:09sur lesquelles il faut avancer.
19:11Nous, le Rassemblement national,
19:12on sera toujours
19:13aux côtés des agriculteurs,
19:14on l'a expliqué,
19:15mais il y a désormais urgence.
19:17Sinon, le plan social
19:17qui se dessine après l'industrie,
19:19c'est celui de l'agriculture
19:20et derrière,
19:21de la ruralité.
19:23Nous, nous allons
19:23et nous serons présents,
19:25effectivement,
19:25vous l'avez dit,
19:26au sein de l'agriculture ce matin,
19:27pour témoigner
19:27de notre soutien aux agriculteurs,
19:28mais surtout,
19:29pour redire très précisément
19:30les sujets sur lesquels
19:31nous attendons des résultats.
19:33Lesquels ?
19:33Je vous ai dit,
19:34stockage de l'eau,
19:35prédation,
19:37contraintes énormes,
19:38revenus,
19:39mercosur,
19:40contrat de libre-échange,
19:41traité de libre-échange.
19:42Enfin, la palette
19:43est assez infinie,
19:44mais on la connaît depuis longtemps
19:45parce que sur le constat,
19:46tout le monde est assez d'accord,
19:47mais sur les solutions,
19:48rien ne bouge.
19:49L'immobilisme de gouvernement
19:50est attentatoire
19:51pour notre agriculture.
19:52Merci beaucoup Sébastien Chenu.
19:53C'était votre grande interview
19:55sur CNews et sur Europe 1.
19:56Bonne journée.
19:57Merci Laurence Ferrari.
19:59Dans la prochaine demi-heure
20:00sur Europe 1,
20:01un chef-d'oeuvre
20:01de John Grisham
20:03publié en livre de poche
20:04et puis bien sûr,
20:06Olivier Benkemou
20:07nous emmène à l'Olympia
20:08où va se dérouler ce soir
20:09la grande cérémonie
20:10des Césars du cinéma.
20:12Ce soir,
20:12en clairant direct
20:13et en exclusivité
20:13sur Canal Plus
20:14et Europe 1,
20:15partenaire de Canal Plus.
20:17Et puis,
20:17on retrouvera aussi
20:18Pascal Praud,
20:18la signature Europe 1,
20:19Charlotte Dornelas
20:20au lendemain du vote
20:21des députés sur l'Euthanasie
20:22et le suicide assisté
20:23sans oublier
20:24la revue de presse
20:25d'Olivier Delagarde.
20:25A tout de suite
20:26sur Europe 1.
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