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  • il y a 7 semaines
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Télématin reçoit Mathis Desloges, triple médaillé en ski de fond aux JO de Milan Cortina et porte-drapeau de la délégation française.

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Transcription
00:0023 ans, premiers Jeux Olympiques, premier skieur de fond français triplement médaillé en une seule et même édition,
00:05porte-parole de la cérémonie de clôture.
00:07Waouh ! Quel bilan !
00:09Bravo Mathieu Deloge !
00:15Merci d'être avec nous ce matin.
00:17Est-ce que vous avez eu le temps d'essayer de redescendre un peu, de savourer, peut-être même de
00:21célébrer avec vos proches ?
00:23Pas encore, pas encore célébrer, mais le temps de souffler un petit peu et de me rendre compte de tout
00:28ça.
00:28Oui, là vous réalisez quand même.
00:30Un mot de la cérémonie de clôture, vous avez porté le drapeau français avec la vie athlète Lou Jean Monod,
00:35quel souvenir ? Et quand on l'apprend, c'est quoi ? C'est la reconnaissance ultime ?
00:40Oui, c'est sûr que c'était un immense honneur, surtout quand on sait que tous les records de médailles
00:46ont été battus.
00:47Donc non, c'était un super événement, c'était une super belle arène à Véronne,
00:52et puis partagé avec Lou que j'apprécie, donc maintenant c'était un super bon moment.
00:56Oui, très bon moment.
00:57Alors on le disait, c'est sur vos premiers Jeux, trois médailles d'argent en ski-athlon,
01:00individuel skate et relais, c'est le plus fort du monde des humains.
01:04C'est ce que disait notre collègue des sports, Fabien Levec, le soir justement de la cérémonie de clôture.
01:08Est-ce que vous sentez que les regards ont changé sur vous ?
01:13C'est encore trop tôt pour le dire, j'étais à Véronne il y a deux jours.
01:18Oui, mais au fur et à mesure de la compétition, dans votre entourage, vos concurrents.
01:24Les médias aussi ?
01:25Les médias, bien sûr.
01:26Oui, c'est sûr, je n'avais jamais fait de podium en Coupe du Monde auparavant.
01:31Et puis en plus, j'ai ouvert le compteur des médailles pour la délégation française,
01:35donc j'ai eu beaucoup de messages de tous les autres athlètes de la délégation.
01:39Donc ça a un petit peu changé quand même.
01:41On a vu vos trois médailles d'argent.
01:43Si je ne dis pas de bêtises, c'est 40 000 euros la prime pour une médaille d'argent.
01:47On a donc là 120 000 euros.
01:48Vous faites quoi de cet argent ?
01:50C'est ce qu'il veut de cet argent !
01:53Non, je vais le réinvestir dans ce que je fais.
01:57Donc l'entraînement est sûrement un tapis de ski à roulettes pour pouvoir préparer 2030.
02:03Ça sert à quoi ?
02:04À s'entraîner et à mesurer tout ce qu'on peut mesurer, donc vitesse, pente, etc.
02:10Reproduire les profils des cours, c'est un bel outil.
02:13Sinon, vous pouvez donner une médaille à votre voisine.
02:16Mais laissez-nous.
02:16En plus, c'est le cas.
02:17Est-ce que je peux en essayer ?
02:18Oui, ça ne sait pas.
02:19Mathis, il y a quelqu'un qui vous regarde différemment aujourd'hui.
02:22C'est la superstar du ski de fond, le Norvégien Johannes Klebo.
02:25L'ogre norvégien, comme on le qualifie.
02:28Il a remporté six médailles d'or en six courses.
02:30À vos yeux, vous serez l'homme à abattre en 2030.
02:34Enfin, à ses yeux, vous serez vous l'homme à abattre.
02:36Il va scruter vos entraînements ?
02:40Peut-être, peut-être.
02:41C'est ce qu'il a dit, en tout cas.
02:42Non, en tout cas, je l'ai pris très bien.
02:45Et puis, le rendez-vous est pris pour 2030 dans quatre ans.
02:49Oui, parce que c'est aussi un test, j'imagine.
02:53C'est les Jeux Olympiques dominants sur le chemin des Alpes 2030.
02:57Est-ce que vous avez déjà repéré des choses dans votre préparation,
03:01à retravailler, des axes comme ça, à améliorer ou à modifier ?
03:06Là, j'étais plutôt tourné vers cette Olympiade-là.
03:10Maintenant, c'est sûr qu'on va vite se projeter.
03:12Vous allez digérer et analyser ce qu'il faut.
03:15Vite surtout se projeter sur ce qu'on peut faire en quatre ans pour préparer 2030 au mieux.
03:19Parce que ce sera chez nous, donc ça aura une saveur un peu particulière quand même.
03:23Oui, et pardon, mais l'argent, évidemment, c'est génial.
03:25C'est top, magnifique.
03:27Trois médailles d'argent.
03:28Mais forcément, j'imagine que quand on a l'argent, on va l'or !
03:31Oui, surtout à la maison.
03:32Ce serait magnifique.
03:34L'intitre olympique à la maison, ce serait vraiment l'orage de tout sportif.
03:36La gestion du stress, vous m'avez l'air super zen.
03:39C'était comment lors des épreuves ?
03:41Je ne suis pas quelqu'un spécialement stressé.
03:45Surtout, je suis conscient de tout ce que j'ai fait auparavant dans toute ma préparation pendant de longs mois.
03:50Donc, c'est sûr que j'y allais confiant.
03:52Je savais que je n'avais jamais fait une préparation aussi poussée.
03:56Donc, plutôt confiant.
03:57Mais il n'y avait peut-être pas forcément l'objectif de remporter ces trois médailles.
04:00Est-ce qu'après la première, il y a quelque chose qui se passe ?
04:02Un déclic ?
04:03Et on est libérés ?
04:05Et puis, on se dit que le reste, je ne sais pas, c'est du bonus ?
04:08J'avais annoncé deux médailles.
04:09J'avais annoncé une en individuel et une par équipe.
04:12J'avais ces ambitions-là.
04:13Donc là, il y en a deux en individuel.
04:14Ça ne peut que être mieux.
04:17Mais non, on sait que...
04:18Enfin, j'ai mis dessus que j'étais capable d'en faire une.
04:21Vous avez dit que j'en ai cherché les médailles, vous remuez les médailles.
04:23Voilà, j'en ai fait une.
04:24Je me suis dit pourquoi pas plusieurs.
04:25On a beaucoup parlé de la réussite des biathlètes.
04:27Mais le ski de fond aussi est en train d'exploser dans cette discipline longtemps ultra-dominée par les Norvégiens.
04:33Il n'y a pas de complexe ?
04:35Il n'y a plus de plafond de verre ?
04:36Il y a quelque chose comme ça qui se libère aussi ?
04:39Oui, il a fallu attendre 20 ans pour faire une deuxième médaille individuelle.
04:42Et on l'a vraiment ressenti sur cette Olympiade que j'avais brisé un plafond de verre.
04:48Et le faire avant 2030, c'est vraiment bien pour toute l'équipe.
04:54Et juste un mot, parce qu'on voit les images en biathlon d'ailleurs.
04:57Parce qu'il y a beaucoup de ski de fond aussi en biathlon.
04:58Mais on voit les athlètes à l'arrivée souvent.
05:00Il y a de la morve, de la bave.
05:02On ne se rend peut-être pas compte à quel point c'est compliqué le ski de fond.
05:05Est-ce que vous pouvez nous raconter comment on arrive à une course ?
05:07C'est quoi les sentiments ?
05:09Il est arrivé sans bave.
05:10Sans bave, oui.
05:11Oui, j'ai essayé de l'enlever.
05:12C'est très dur, d'accord ?
05:13Oui, non, c'est très éprouvant.
05:16En plus, c'est un sport d'hiver.
05:17Donc des fois, les conditions sont un peu froides.
05:19Ça fait mal aux bronches.
05:21Non, c'est un sport un peu dur quand même.
05:23Et là, vous avez un peu de vacances.
05:24Qu'est-ce qui est prévu, Matisse ?
05:25Là, je vais faire mon retour en Coupe du Monde.
05:28Donc nous, on a le circuit Coupe du Monde toute la saison.
05:30Donc vous ne breakez pas, vous enchaînez ?
05:31Non, j'enchaîne.
05:32Et ça se finira vers mi-avril.
05:34C'est pour la jeunesse.
05:35Et les médias, ça va ?
05:36Ce n'était pas trop pénible parce que vous n'étiez pas forcément hyper enthousiaste
05:41à l'idée d'aller en zone mixte et répondre à des interviews.
05:44Il va falloir vous y habituer.
05:45Non, c'est avec grand plaisir.
05:47C'est sûr que quand on passe une ligne d'arrivée,
05:49on a quand même envie d'aller dormir.
05:51Et pas répondre aux interviews.
05:53Mais non, si je peux transmettre toutes les émotions que j'ai vécues là-bas,
05:57c'est avec grand plaisir.
05:58C'était un plaisir pour nous de vous recevoir ce matin.
06:00Merci beaucoup.
06:00Bravo Mathis Deloge et à très vite.
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