00:00Sur Europe 1, la suite de Culture Média avec votre invité Thomas Hille.
00:03Oui, je reçois ce matin le directeur des sports de France Télévisions,
00:07Laurent-Éric Lelay, en direct des Jeux Olympiques d'hiver en Italie
00:10qui se déroulent jusqu'au 22 février.
00:13Bonjour Laurent-Éric.
00:15Bonjour.
00:16Vous êtes où là exactement ce matin ?
00:19Je suis à Milan.
00:20À Milan.
00:21Dans nos bureaux à Milan.
00:22D'accord.
00:23Nous avons installé notre centre de diffusion dans ce qu'on appelle l'IBC.
00:29L'IBC, c'est un espèce de très très grand hangar
00:32où tous les médias du monde entier sont réunis
00:35pour pouvoir transmettre dans le monde entier les Jeux Olympiques.
00:37Et alors c'est la première fois en 20 ans que les Jeux d'hiver reviennent en Europe
00:41et en plus à l'heure française.
00:43J'imagine que ça vous facilite beaucoup beaucoup la vie
00:46pour faire vivre ces Jeux sur France Télé.
00:49Oui, parce que ça permet aux Français de pouvoir regarder les épreuves
00:53tout au long de la journée et de ne pas soit se coucher tard
00:56ou se lever très tôt.
00:58Donc c'est vraiment la possibilité pour tous
01:01de voir quand ils veulent en fait les épreuves
01:05parce que pour peut-être les rendre encore plus accessibles qu'avant
01:10on a décidé à France Télévisions de les diffuser toute la journée
01:14de début des épreuves qui est généralement vers 9h, 9h30
01:18jusqu'à la fin vers 10h30, 11h
01:20on est en direct soit sur France 2 soit sur France 3
01:24pour proposer l'ensemble des épreuves.
01:26Oui, c'est assez énorme la couverture.
01:29On peut même faire du 24h sur 24 parce qu'il y a même des redifs la nuit.
01:33Donc vraiment on peut faire du non-stop JO.
01:36Vous savez, on a même lancé un second choix sur notre plateforme numérique
01:41avec une chaîne JO disponible sur la plateforme France.tv
01:45qui propose un second choix.
01:46Donc la particularité des JO, c'est d'avoir souvent plusieurs épreuves en même temps.
01:52Donc si vous avez envie de regarder, je ne sais pas, un peu de curling, de hockey sur glace
01:55à la place du skiathlon, vous pouvez le faire aussi.
01:59Donc ça c'est une nouvelle chaîne que vous avez lancée il y a quelques jours,
02:03chaîne uniquement numérique.
02:05Le but j'imagine c'est aussi d'aller chercher peut-être un autre public ?
02:08C'est effectivement d'aller chercher un autre public
02:12et cette chaîne, on propose une interactivité.
02:15Ça s'appelle, c'est une forme de live chat.
02:17Donc si vous allez dessus, vous pouvez poser des questions.
02:20Le principe de Twitch quoi.
02:22Un peu le principe de Twitch, exactement.
02:24Et ça permet une véritable interactivité avec les commentateurs ou les présentateurs
02:29qui se nourrissent des messages des téléspectateurs pour créer un dialogue.
02:34Et vous savez, sur des événements sportifs, c'est toujours intéressant.
02:37Les Jeux Olympiques d'hiver, c'est l'occasion de revoir des disciplines ou des sports
02:41que généralement on regarde tous les 4 ans.
02:43Je ne sais pas, je pense au curling par exemple.
02:45Oui, c'est vrai.
02:46Où on se repassionne pour le curling souvent tous les 4 ans.
02:49Donc c'est bien parfois de réexpliquer les règles, pourquoi on balaye, pourquoi on ne balaye pas, etc.
02:56Et donc cette interactivité, je pense que c'est une source en tout cas
03:00pour toutes les équipes de la rédaction de France Télévisions d'en rechir encore un petit peu plus leurs commentaires.
03:06Et alors pourquoi est-ce qu'on balaye au curling ?
03:07C'est pour accélérer ou pas ? C'est ça le palais ?
03:10Et oui, exactement.
03:12Pour accélérer la pierre.
03:14Oui, alors est-ce que ça marche ?
03:15Parce que ça chauffe la glace.
03:16Oui, ça chauffe la glace.
03:19Est-ce que ça marche cette chaîne numérique ?
03:21Vous avez combien de gens qui la suivent en moyenne par jour ?
03:24On est en train de compter.
03:25Hier on était à 1,7 million de vues.
03:28On en a plus de 6 depuis le début.
03:32On est sur des niveaux, quand on regarde le nombre de visites quotidiennes sur la plateforme France.tv,
03:39on est à un niveau record depuis les JO de Paris.
03:41D'accord, donc ça veut dire qu'elle est appelée à perdurer cette chaîne après les JO ?
03:46C'est un peu ce qu'on a envie.
03:47C'est-à-dire, pourquoi l'arrêter ?
03:48On ouvre des chaînes juste pour des événements.
03:51Et puis on se dit que ce serait quand même bien de la laisser ouverte après les événements
03:55pour laisser la place à tout un tas de disciplines sportives
03:59qui ne sont pas toujours vues entre deux Olympiades.
04:02Pour parler de l'exemple des JO, il y a plein de sports qui sont toujours à la recherche de diffusions.
04:10On ne peut pas toujours les diffuser sur France 2, France 3, France 4 ou France 5
04:15qui ont beaucoup d'autres missions, vous le savez.
04:17Et donc d'avoir un espace de diffusion supplémentaire pour le sport français nous paraît une bonne idée.
04:22Sur laquelle vous pourriez faire aussi des émissions propres ?
04:27Alors, pour l'instant, on va la consacrer à la diffusion d'événements sportifs,
04:35à la diffusion, rediffusion de documentaires.
04:37On fait beaucoup de documentaires sportifs qu'on va pouvoir également reproposer.
04:41Ponctuellement, on réfléchira effectivement à des émissions.
04:46Vous savez que le sport, c'est une source pour ce qu'on appelle les émissions de talk.
04:52Que ça soit en télévision, en radio, c'est toujours une occasion de débattre.
04:58Donc ça peut être aussi quelque chose d'intéressant.
05:00Mais pour l'instant, on a envie de la consacrer à la diffusion d'événements sportifs.
05:04Et alors, je le disais tout à l'heure, on ne sentait pas un engouement extrêmement fort
05:07pour ces Jeux Olympiques avant qu'ils démarrent.
05:10Mais j'imagine que vous êtes rassuré par les premières audiences de ce week-end,
05:13Laurent-Éric Lelay, parce que visiblement, les téléspectateurs français sont bien au rendez-vous.
05:17On parlait de 6 millions de personnes pour la cérémonie d'ouverture.
05:20Hier, j'ai regardé, hier après-midi, il y avait 3 millions de téléspectateurs en moyenne sur les JO.
05:26C'est assez rassurant.
05:28Oui, on est monté à 6 millions hier même, à la fin du biathlon,
05:33de la victoire des Français en relais mixte.
05:36Souvent, les événements sportifs mobilisent pendant qu'ils ont lieu.
05:42Et avant, on a toujours un peu l'impression qu'on n'en parle pas beaucoup.
05:45Et donc, on se pose toujours la question de savoir si les Français vont se rassembler.
05:50Et on est très content qu'ils soient là.
05:51Je pense que vous parliez de l'écart d'audience entre les finales de la Star Academy il y a quelques minutes.
05:58Et donc, nous aussi, on regarde un petit peu la cérémonie d'ouverture des JO de Turin.
06:05Elle avait fait 6,5 millions de téléspectateurs.
06:08Là, vendredi, on en a fait 6,1.
06:10Peut-être qu'avec le replay, on va arriver à 6,5.
06:13Et c'est intéressant de noter que le sport, il n'y a pas vraiment beaucoup de déperditions d'audience dans le sport.
06:19Par rapport à avant, on parlait de rugby.
06:22Vous parliez de rugby dans votre petit résumé des audiences de ces derniers jours.
06:27Le match France-Irlande qu'on a utilisé pour la première fois un jeudi a fait un carton.
06:32Et c'est la meilleure audience pour à la fois un France-Irlande et un match d'ouverture.
06:37Donc, dans cet univers qui est très fragmenté, parfois, les événements sportifs arrivent à faire plus d'audience qu'avant.
06:43Parce qu'en fait, tout le monde en parle.
06:46Et tout le monde se met en parler.
06:47Et donc, voilà, ils font l'événement.
06:50Et à partir du moment où ça devient un événement, c'est tellement facile, toujours aujourd'hui, d'allumer sa télévision que les gens regardent.
06:56Après, encore, faut-il avoir les moyens de couvrir tous ces événements sportifs.
07:01Là, vous avez déployé des moyens assez importants.
07:0315 heures de direct par jour à beaucoup de journalistes.
07:07Et c'est vrai que ça peut surprendre à un moment où on parle beaucoup de France Télé qui doit faire des économies.
07:12Est-ce qu'on vous a demandé de réduire la voilure sur ces JO ou pas spécialement ?
07:16Par nature, on essaye de déployer des dispositifs de plus en plus économes.
07:23Une bonne partie des équipes sont restées à Paris pour couvrir les JO.
07:28Certains sont bien évidemment sur place.
07:31Il faut qu'on fasse la balance entre un dispositif qui soit suffisamment ambitieux pour que les Français aient le sentiment de participer le mieux possible à un très grand événement.
07:43Donc, ça veut dire d'avoir des commentateurs sur place, d'avoir des reportages qu'on ne peut faire que sur place, d'avoir des journalistes pour pouvoir interviewer les athlètes français ou étrangers qui sont sur place.
07:55Et puis, quelque chose qui soit bien évidemment suffisamment économe pour tenir compte des contraintes budgétaires naturelles que nous avons à France Télévisions et que tout le monde connaît.
08:07Est-ce que c'est justement pour pouvoir déployer d'importants moyens sur ces JO, Laurent-Éric Lelec, que vous avez revendu neuf rencontres du tournoi destination de rugby à TF1 cette année ?
08:17On a un contexte budgétaire assez constreint avec des demandes d'économie qui sont faites.
08:25C'est pour ça que le groupe a décidé de revendre un certain nombre de matchs du tournoi à destination au groupe TF1.
08:33C'est vrai que ces matchs ont lieu principalement pendant le...
08:37On a une petite coupure de faisceau avec Laurent-Éric Lelec.
08:41C'est facile de faire le rapprochement.
08:45Oui, pardon, on a eu une petite coupure, Laurent-Éric.
08:47Est-ce que vous m'entendez ?
08:48Vous êtes revenu, pas de problème, je vous en prie, on vous écoute.
08:51Allô, allô ?
08:51Oui, on vous écoute.
08:53Vous m'entendez ?
08:54Oui, oui, très bien.
08:54Ah voilà, excusez-moi.
08:56Je disais que comme ces matchs qu'on a revendus à TF1 sont pendant les JO, on peut faire le rapprochement.
09:05Après, on n'a pas spécifiquement vendu des matchs pour couvrir les JO.
09:13Je pense que les choses sont de manière un petit peu plus générale que ça.
09:18Est-ce que vous allez récupérer l'intégralité du tournoi l'an prochain ?
09:23Ah, alors là c'est peut-être volontairement.
09:25Pour l'instant, on n'a pas prévu de vendre des matchs l'année prochaine.
09:29D'accord.
09:30Vous ne m'entendez pas ?
09:32Si vous êtes revenu, c'est bon.
09:33J'ai compris votre réponse.
09:35En tout cas, vous n'avez pas prévu de revendre des matchs l'an prochain.
09:39Roland-Garros, le Tour de France aussi, ça reste sur France TV.
09:45Oui, on a Roland-Garros, on a le Tour de France.
09:48Il y a, pour les amoureux des sports olympiques, il y a les championnats d'Europe de natation qui auront lieu en France.
09:53Je ne sais pas si vous m'entendez.
09:54Oui, oui, très bien.
09:55Mais qui vont être un bel événement avec aussi les championnats d'Europe d'athlétisme.
09:59Voilà.
09:59Et pour revenir au...
10:01Un beau printemps et un bel été de sport.
10:03Pour finir et revenir au JO, comment vous sentez la France sur cette compétition ?
10:07On parle beaucoup de cet objectif d'être dans le top 5 des nations.
10:10Est-ce que ça vous semble jouable, vous, Laurent-Éricolet ?
10:13Moi, j'y crois. On a eu deux belles médailles hier.
10:19Il y a énormément d'opportunités de médailles.
10:21Vous savez qu'il y a le biathlon qui est un sport de plus en plus français,
10:26à la fois pour les téléspectateurs et pour les athlètes qui remportent beaucoup de médailles.
10:33Ils nous ont fait la belle surprise d'avoir la médaille d'or d'hier.
10:36Moi, je pense que l'objectif, il est louable.
10:39Vous savez que pour être dans le top 5, ça se compte en nombre de médailles d'or.
10:42Donc, il faut avoir des médailles, mais aussi, surtout, des médailles d'or.
10:44Surtout des médailles d'or.
10:44Mais il faut y croire, c'est un bon début.
10:47On y croit tous.
10:48Merci beaucoup, Laurent-Éric Lelay, d'avoir été avec nous.
10:50Patron des sports de France Télé avec ses Jeux d'hiver de Milan.
10:53Cortina à suivre sur France Télé jusqu'au 22 février.
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