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00:00La Côte d'Ivoire, invité d'honneur du Salon de l'Agriculture à Paris cette année.
00:04L'occasion pour nous de recevoir le nouveau ministre de l'Agriculture, Bruno Connet.
00:08Il était avec nous tout à l'heure et il est revenu pour nous sur la crise du cacao.
00:13Il y a une crise mondiale.
00:16La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial.
00:19Donc il n'est pas normal que la Côte d'Ivoire soit impactée.
00:23Mais en même temps, nous sommes en train de trouver des solutions.
00:27Nous travaillons sur des solutions à court, moyen et long terme,
00:32de façon à être plus solide, plus résilient face à ce type de crise.
00:38Alors justement, comment être plus solide ?
00:40Parce qu'on a vu la Côte d'Ivoire longtemps se battre pour que son cacao ne soit pas bradé.
00:45Aujourd'hui, les prix ont baissé.
00:47Qu'est-ce qu'il faut faire pour continuer à être compétitif pour le cacao ivoirien ?
00:51Déjà, il faut traiter la question des producteurs.
00:57Nous avons pris des décisions qui sont relativement courageuses.
01:00En même temps que nous travaillons sur l'équilibre de la filière café-cacao,
01:07nous travaillons sur le pouvoir d'achat, le revenu des producteurs.
01:11Et nous avons des instructions, j'allais dire, fermes du chef de l'État, du président Alassane Ouattara,
01:17de façon à ce que les revenus des producteurs ne soient pas obérés par cette situation.
01:23Donc nous traitons la question, mais nous faisons en sorte de la traiter en prenant en compte ces deux grosses
01:33inconnues
01:34qui sont dans notre équation, celles qui concernent l'équilibre du secteur et puis celles qui concernent le pouvoir d
01:39'achat et le revenu des producteurs.
01:41Alors qu'est-ce que vous avez à dire aux producteurs justement pour les rassurer aujourd'hui ?
01:45Dire que le gouvernement est à leur côté, dire que depuis que la réforme a été faite dans le secteur,
01:53le gouvernement a toujours travaillé dans leur intérêt.
01:57Et cela se voit d'ailleurs à travers l'évolution des prix qu'il y a eu depuis une dizaine
02:01d'années.
02:02Quand vous regardez, les prix les plus hauts en Côte d'Ivoire ont été donnés pendant cette période-là.
02:08Les prix ont été exceptionnels, je dois le dire, pour les campagnes 2024-2025 et 2025-2026,
02:15où on a atteint des niveaux jamais atteints en Côte d'Ivoire.
02:21Mais en même temps, c'était la volonté du gouvernement, la volonté du président Alisson Ouattara,
02:25de donner et de redonner à ces producteurs une partie du fruit de leur effort.
02:32Bon, ça s'est bien passé sur 2-3 années. Aujourd'hui, la conjoncture se retourne.
02:39Nous en prenons acte. Nous traitons la question comme elle peut être traitée de la meilleure façon dans l'immédiat.
02:45Mais en même temps, nous allons travailler, et c'est l'une des missions que je me donne dans ce
02:51département,
02:52l'une des missions pour être plus résilient face à ce type de crise à l'avenir.
02:57Alors, on ne peut pas parler de cacao sans parler de chocolat.
02:59Où en est aujourd'hui la transformation du cacao en Côte d'Ivoire ?
03:02Ça faisait partie des objectifs.
03:04Les choses avancent, je peux dire, très bien.
03:07L'objectif, évidemment, à terme, c'est de traiter toute la production ivoirienne en Côte d'Ivoire.
03:13Aujourd'hui, nous approchons les 40%, ce qui est un bond en avant, en réalité très important.
03:21Et le travail va continuer pour que nous soyons un jour à 50% et puis bien au-delà.
03:28Nous prévoyons être à 50% d'ailleurs dans les 3-4 prochaines années.
03:33Et on reste en Côte d'Ivoire. On va parler de la filière du poulet.
03:36Les producteurs sont inquiets.
03:38En cause, la fin de l'exonération d'une TVA dans le secteur.
03:41La réintroduction de cette taxe a de nombreuses conséquences pour la filière.
03:46Reportage de ma camarade Julia Guggenheim et Damien Coffi.
03:51En choucouïa ou brésé, le poulet est un emblème de la cuisine ivoirienne.
03:56A la locodrome de Cocody, 3000 unités sont vendues chaque jour.
03:59Mais la mise en place d'une taxe sur la valeur ajoutée a fait bondir le prix de la volaille
04:04locale.
04:04Un coup dur pour les restauratrices, dont certaines se rabattent sur le poulet emporté à contre-coeur.
04:10Le poulet avant, il était à 4000, on est passé aussi à 5000 francs un poulet.
04:15Ça fait que la clientèle diminue au fait.
04:19Les poulets congélés ne sont pas bons parce que ça n'a pas de goût au fait.
04:24Quand on a quelque soit l'assaisonnement pour un mangeur de poulet, il saura que c'est du poulet congélé.
04:30Face à cette situation, l'association des producteurs de volaille a fait bloc
04:34et a finalement obtenu que la taxe soit diminuée de moitié.
04:38L'État a entendu un peu nos cris et au lieu de 18%, c'est passé à 9%.
04:44Mais cette taxe de 9% est toujours élevée pour nous.
04:48Et donc beaucoup même ont diminué la cheftelle.
04:51Nous sommes obligés de produire et de vendre à bas prix pour pouvoir permettre aux consommateurs
04:56d'avoir toujours de la protéine animale et également pour pouvoir concurrencer les poulets importés.
05:02La filière volaille employait 320 000 personnes sur le territoire en 2025
05:06et pour les producteurs comme David, cette TVA a des conséquences directes.
05:11J'avais 8 employés pour une ferme d'une capacité de 16 000 poulets.
05:18Mais aujourd'hui, par rapport à la TVA, j'ai produit seulement que 4 000 sujets.
05:26Et là, j'étais obligé vraiment de réduire le personnel.
05:29Et aujourd'hui, j'ai 3 volailles.
05:32La suspension de cette taxe en 2007 avait permis à l'époque à la filière de se développer,
05:37passant de 20 000 à 125 000 tonnes de poulets produits en 2025.
05:41Aujourd'hui, sa réintroduction suscite des inquiétudes dans la filière.
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