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  • il y a 7 minutes
Alors qu'Emmanuel Macron a réuni ce mardi des responsables gouvernementaux à l'Élysée pour évoquer la lutte contre les groupes violents "ultra ou extrêmes", le ton monte entre Ugo Bernalicis et Laurent Nuñez à l'Assemblée nationale. Il dénonce la non-dissolution du collectif féministe d'extrême droite Némésis

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Transcription
00:00Je vais donner la parole au commissaire qui est autour de cette table.
00:03Quand vous entendez les arguments des uns des autres, vous dites quoi ?
00:05Ça ne sert à rien de dissoudre puisqu'il vaut revenir.
00:07Il faut dissoudre tout de même ou c'est une atteinte aux libertés ?
00:11Il faut dissoudre absolument et tout de même et sortir du juridisme, de la vision technicienne.
00:17Sortir de l'État de droit, comme d'habitude.
00:18Je peux parler ? Il faut défendre l'ordre public et il faut défendre aussi les droits de l'homme.
00:23L'État de droit ne doit pas servir de paravent à une forme de violence explosive comme on le voit.
00:30Monsieur le commissaire, est-ce que ça fonctionne vraiment ?
00:32Oui, ça fonctionne. On peut dissoudre ces groupes, mais on ne peut pas dissoudre les hommes et on ne peut
00:38pas dissoudre les idées.
00:40Donc il y aura forcément, après coup, une continuité.
00:42Donc il change des piquettes et il y a un autre, un autre corpuscule qui arrive six mois après ?
00:46Ils vont muter, mais on a une organisation, parfois son financement, qui va être atteint, qui va être mis à
00:53bas.
00:54L'État se défend.
00:55Alors évidemment, on ne peut pas dissoudre, je l'ai dit, les hommes et les idées.
01:00Mais c'est un premier pas et c'est un éternel recommencement pour défendre, justement, pour défendre nos libertés
01:07et éviter la violence en politique, l'hyperpolarisation qui a mené à la mort d'un homme, d'un manifestant.
01:15C'est quand même quelque chose de catastrophique.
01:17On est dans un pays, en plus, où on a une tradition de violente, ce qui est beaucoup plus forte
01:22qu'en Scandinavie ou dans d'autres pays.
01:25On a également eu le groupe Action Directe, mais également les Brigades Rouges.
01:30On a également la bande à Bader, comme on a des groupuscules d'extrême droite, extrême gauche ou extrême droite.
01:35Oui, il faut dissoudre.
01:36Ce n'est pas assez, mais il ne faut pas faire de juridisme pointilleux.
01:40Ça ne veut pas dire qu'après, il ne faut pas continuer à s'attaquer aux idées qui font le
01:46berceau,
01:48qui nourrissent la violence, qui sont la matrice de la violence.
01:50Et les services de renseignement...
01:52C'est ce que j'allais vous demander.
01:53Est-ce que, quand on dissout un groupuscule, on ne se prive pas de moyens de les infiltrer plus facilement
01:59?
01:59C'est le bilan coût-avantage.
02:00Si vous laissez faire, vous avez une organisation qui grossit, qui se renforce,
02:04avec des ramifications et l'horizontalité, aujourd'hui, des réseaux sociaux et la dimension transfrontière.
02:11On voit bien qu'on a des groupes, sur la plupart des manifestations,
02:14où viennent des groupes, souvent, d'ultra-gauche, qui sèment le trouble et la violence.
02:20Il est important, évidemment, non seulement de les suivre, parfois les dissoudre,
02:24et après, nos services de renseignement, en amont, pendant et après,
02:28sont les gardiens de nos libertés, les suivent en permanence.
02:33Ça ne s'arrête pas.
02:34Ce n'est pas la solution miracle.
02:36Évidemment, renoncer à la violence et avoir des débats politiques apaisants est la solution.
02:40Mais, néanmoins, il faut passer par là un moment donné.
02:43Je vous redonne quelque chose.
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