00:00Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Hugo Bernalassi, je vais vous répondre en républicain.
00:04Je vais vous répondre en républicain en deux temps.
00:06D'abord concernant la manifestation.
00:08La manifestation, elle avait été déclarée, elle avait été déclarée par des personnes
00:11et elle a été déclarée comme un hommage en la mort dramatique de Quentin.
00:16Hommage en Quentin et cette manifestation, évidemment, je ne l'ai pas autorisée, je ne l'ai pas interdite.
00:21Pourquoi ? Parce que vous le savez très bien et vous êtes bien placé pour le savoir,
00:24je ne peux interdire des manifestations que quand il y a des risques de troubles à l'ordre public
00:27et qu'en plus je ne suis pas en mesure de les contenir.
00:31Donc j'ai apprécié en conscience et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce
00:37rassemblement.
00:38Pour autant, est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ?
00:43Gestes qui ont été tenus, les propos inacceptables qui ont été entendus, évidemment non,
00:47puisque la justice a été saisie, vous savez que la préfète Duron a exercé un article 40
00:52et que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes et que ces gestes et ces propos seront poursuivis
00:57et seront punis.
00:58Concernant la dissolution d'un certain nombre de structures, vous avez parlé notamment de Némésis.
01:04Moi je suis un républicain, je suis un ministre de l'Intérieur républicain.
01:07Il n'y a aucun groupe qui échappe au contrôle et à la vigilance des services qui sont placés sous
01:15mon autorité.
01:16Vous savez que les règles de dissolution sont très claires.
01:18Elles sont très claires.
01:19En police administrative, tout groupement qui appelle à la violence, qui appelle à la discrimination, à la haine
01:25est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution.
01:29Aucune structure n'y échappe.
01:31Aucune structure n'y échappe.
01:32Y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis.
01:39Que les choses soient claires.
01:40Que les choses soient claires dans l'esprit du ministre de l'Intérieur que je suis, c'est le cas.
01:43Et ensuite j'analyserai, comme je le fais pour tous les groupes d'ultra droite comme d'ultra gauche,
01:47s'ils rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas.
01:50Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de
01:55Lyon.
01:55Et je ne doute pas que si la justice, si elle le devait, les magistrats n'hésiteront pas à étendre
02:01leurs investigations
02:02là où elles le doivent.
02:04Peut-être même dans vos rangs, comme dans d'autres rangs.
02:07Merci monsieur le ministre.
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