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  • il y a 12 minutes
Le ministre de l’intérieur Laurent Nunez déclare que Collectif Nemesis est "un groupuscule de la mouvance identitaire qui est susceptible de faire l’objet d’une procédure de dissolution." C'est la première fois que le gouvernement évoque cette dissolution qui est réclamée par les Insoumis.

« On apprend dans L’Humanité comment Némésis est utilisé par des groupes néonazis pour attirer des militants de gauche à Lyon afin de les agresser, écrit sur le réseau social X Manuel Bompard, le coordinateur national de la France Insoumise (LFI). La dissolution de ce groupe dangereux doit être à l’ordre du jour. »

Les insoumis ont rapidement été suivis par François Ruffin. « L’État de droit ne peut rester inerte devant une organisation qui transforme des jeunes femmes en appâts pour des escouades de nervis, et qui instrumentalise la cause féministe pour couvrir des opérations de milice », écrit le député et candidat à l’élection présidentielle, demandant au ministre de l’Intérieur d’« engager sans délai la procédure de dissolution du collectif Némésis ».

Une demande également appuyée par le directeur de l'Humanité, Fabien Gay: « Au regard de la gravité des informations produites par l’Humanité, je demande solennellement au ministre de l’Intérieur d’engager une procédure, en urgence, pour dissoudre le collectif Némésis et les groupuscules liés à ce collectif, dangereux pour les libertés publiques et la sécurité de notre pays. »

Face à cette pression mise sur le gouvernement, le Ministre de l'Intérieur a du répondre hier à une question du député LFI Ugo Bernalicis :

"Des fémonationalistes qui échangent avec des néo-nazis pour piéger et frapper des opposants politiques. Nous le disons, la violence politique dessert notre projet. Mais qu'en est-il du vôtre ? Je vous pose donc une question précise. Allez-vous saisir la justice pour demander la dissolution judiciaire du collectif Nemesis ? Nous, nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains. Et vous ?".

Laurent Nuñez répond alors au député et évoque donc la possible dissolution de Némésis :

"Aucune structure n'y échappe, y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis, que les choses soient claires. Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de Lyon, et je ne doute pas que s'ils le devaient, les magistrats n'hésiteront pas à étendre leurs investigations là où elles le doivent, peut-être même dans vos rangs, comme dans d'autres rangs".

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Transcription
00:00Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Hugo Bernalassi, je vais vous répondre en républicain.
00:04Je vais vous répondre en républicain en deux temps.
00:06D'abord concernant la manifestation.
00:08La manifestation, elle avait été déclarée, elle avait été déclarée par des personnes
00:11et elle a été déclarée comme un hommage en la mort dramatique de Quentin.
00:16Hommage en Quentin et cette manifestation, évidemment, je ne l'ai pas autorisée, je ne l'ai pas interdite.
00:21Pourquoi ? Parce que vous le savez très bien et vous êtes bien placé pour le savoir,
00:24je ne peux interdire des manifestations que quand il y a des risques de troubles à l'ordre public
00:27et qu'en plus je ne suis pas en mesure de les contenir.
00:31Donc j'ai apprécié en conscience et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce
00:37rassemblement.
00:38Pour autant, est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ?
00:43Gestes qui ont été tenus, les propos inacceptables qui ont été entendus, évidemment non,
00:47puisque la justice a été saisie, vous savez que la préfète Duron a exercé un article 40
00:52et que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes et que ces gestes et ces propos seront poursuivis
00:57et seront punis.
00:58Concernant la dissolution d'un certain nombre de structures, vous avez parlé notamment de Némésis.
01:04Moi je suis un républicain, je suis un ministre de l'Intérieur républicain.
01:07Il n'y a aucun groupe qui échappe au contrôle et à la vigilance des services qui sont placés sous
01:15mon autorité.
01:16Vous savez que les règles de dissolution sont très claires.
01:18Elles sont très claires.
01:19En police administrative, tout groupement qui appelle à la violence, qui appelle à la discrimination, à la haine
01:25est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution.
01:29Aucune structure n'y échappe.
01:31Aucune structure n'y échappe.
01:32Y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis.
01:39Que les choses soient claires.
01:40Que les choses soient claires dans l'esprit du ministre de l'Intérieur que je suis, c'est le cas.
01:43Et ensuite j'analyserai, comme je le fais pour tous les groupes d'ultra droite comme d'ultra gauche,
01:47s'ils rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas.
01:50Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de
01:55Lyon.
01:55Et je ne doute pas que si la justice, si elle le devait, les magistrats n'hésiteront pas à étendre
02:01leurs investigations
02:02là où elles le doivent.
02:04Peut-être même dans vos rangs, comme dans d'autres rangs.
02:07Merci monsieur le ministre.
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