00:15Une nouvelle manufacture ouvre ses portes à Saint-Etienne.
00:19La manufacture française de surcyclage va revaloriser les déchets des entreprises.
00:24Avec cette nouvelle structure, c'est un pas en avant vers l'économie circulaire au niveau local.
00:30Plus d'explications dans un instant.
00:32Du 13 au 16 mars 2026, le commis de Feur est de retour pour la 142e édition.
00:39Et cette année, bonne nouvelle, les bovins seront bien présents.
00:43L'organisation l'a annoncé la semaine dernière et le commissaire général de l'événement sera avec nous pour en
00:49parler.
00:50Une église de Roche-la-Molière va bientôt devenir un lieu culturel.
00:55Cette chapelle désacralisée en 2019 va être transformée en un centre d'art contemporain.
01:01Et c'est un défi pour les professionnels de réhabiliter ce bâtiment au lourd passé, vous le verrez.
01:08Bienvenue dans cette édition, je suis ravi de vous retrouver pour faire le point sur l'actualité de la Loire.
01:14Je vous en parlais dans les titres.
01:16Une nouvelle entreprise de l'économie circulaire voit le jour à Saint-Etienne.
01:21Les marques 909 Upcycling et Psycu s'associent pour créer la manufacture française de surcyclage.
01:28Le but est de récupérer des déchets textiles d'autres entreprises comme les bâches ou les kakimonos.
01:35Le but est de les transformer en accessoires.
01:39Plus d'explications avec Brigitte Maestrassi.
01:42Ces produits à l'effigie d'une marque et du logo de Saint-Etienne Métropole ne sont pas de simples
01:48produits dérivés.
01:49Ils ont été fabriqués à partir de bâches de publicité récupérées auprès de ces institutions.
01:54Et c'est la jeune entreprise manufacture française de surcyclage, dit MFS, qui lance ce projet.
02:00C'est essentiel de pouvoir recycler ces choses.
02:04Il faut se rendre compte que des kakimonos parfois c'est juste pour un salon, pour un bâtiment qui sort
02:09de terre pour les entreprises de BTP.
02:11Et ça représente énormément de déchets.
02:13Donc c'est important et puis je trouve ça cool de pouvoir avoir une housse d'ordi en déchets.
02:19Je trouve ça super sympa comme idée.
02:21Je pense que c'est vraiment important d'avoir un nom identifié pour les entreprises, pour revaloriser leurs déchets et
02:28pouvoir leur faire des objets de son grand-duit.
02:31Par exemple, on a récupéré quatre bâches de Barnum pour la coopérative des deux tomes de Savoie.
02:37Donc c'est quand même énorme.
02:38Donc le potentiel est gros.
02:40Avec ces différents déchets, plusieurs objets peuvent être conçus, des housses pour ordinateur ou encore des glacières.
02:46Le but c'est que les entreprises dont sont issues ces bâches puissent ensuite les distribuer à leurs collaborateurs ou
02:52à leurs clients.
02:52Le but c'est de proposer une solution viable aux entreprises, aux collectivités pour revaloriser ces déchets.
03:01Parce qu'aujourd'hui, il n'y en a pas.
03:03C'est des matières qui sont très complexes à recycler de manière industrielle.
03:08C'est-à-dire que c'est des composés de plusieurs plastiques et donc on a du mal encore à
03:12le recycler de façon industrielle.
03:13Donc la seule option, c'est de réutiliser ces parties textiles directement et de faire ce qu'on appelle du
03:21surcyclage avec.
03:23L'entreprise vient tout juste de se lancer, mais a pour objectif de réaliser entre 1000 et 3000 produits dans
03:29les six prochains mois.
03:30Une autre bonne nouvelle également cette semaine.
03:33Le commis de Feur va autoriser les vaches pour le concours de sa 142e édition.
03:39C'est une décision inattendue dans un contexte sanitaire particulier pour les éleveurs.
03:44Le salon de l'agriculture actuellement à Paris a par exemple interdit les bovins à cause de la dermatose nodulaire.
03:51Pour parler de cette bonne nouvelle, le commissaire général du commis de Feur, Hervé Maître, nous a rejoint en plateau.
03:59Alors comment se fait-il qu'on aura bien des bovins cette année du 13 au 16 mars à Feur
04:04?
04:04C'est une bonne nouvelle qui est le fruit du travail à la fois des éleveurs de notre territoire,
04:09à la fois des syndicats, à la fois des vétérinaires, à la fois évidemment de nos autorités préfectorales.
04:17On est dans un département qui a été touché, en tout cas à sa bordure, dans le Rhône.
04:22On est dans un périmètre où les animaux ont été vaccinés, où le travail a été fait et bien fait
04:26par les éleveurs
04:27et par l'ensemble des acteurs de la réalité.
04:29C'est ce qui permet cette année de pouvoir faire un concours uniquement avec les animaux de cette zone.
04:34Le commis de Feur rassemble sur un territoire évidemment plus modeste que le territoire du Salon international de l'agriculture,
04:40qui rassemble lui sur toute la France.
04:41Donc le fait qu'on soit dans cette petite zone, le fait qu'on ait bien travaillé pour protéger nos
04:46élevages
04:47et que l'ensemble des animaux soient vaccinés, permet effectivement d'organiser un concours pour notre commis de Feur
04:52et c'est tant mieux trois semaines avant Pâques.
04:54En revanche, les animaux qui sont au nord de notre zone, au nord du département, dans le sud allié ou
05:00dans le sud de Saône-et-Loire,
05:02ceux-là qui ne sont pas dans ce périmètre de 50 kilomètres ne viendront pas et ne pourront pas concourir.
05:05Ils auront une remise des plaques.
05:08Il y a quand même des règles spécifiques.
05:09Effectivement, il y aura quand même des règles qui leur permettront d'obtenir des plaques pour le concours,
05:12pour les animaux qui sont préparés.
05:13Alors pourquoi pour vous c'est essentiel que ces bovins soient présents lors de cette manifestation ?
05:18Moi, je dirais que le commis de Feur, sans ces bovins gras, sans ces animaux de boucherie, c'est...
05:24On aurait pu dire la même chose pour le centre de l'agriculture.
05:25C'est Paris, sans la Tour Eiffel, c'est Marseille, sans la Canebière.
05:28Et à un moment, c'est l'organisme indiscutable.
05:31La foire exposition de Feur, le commis, c'est certes 30 000 m² d'exposition,
05:35520 exposants de tout genre, économie pas qu'agricole,
05:40mais sans les bovins, sans nos volailles et sans tous ces animaux qu'on fait venir,
05:45sans nos vaches laitières, il manquerait l'essentiel à la manifestation,
05:47ce qui fait notre agriculture et notre fierté.
05:50Et pour rappel, où est-ce qu'on pourra retrouver ces bovins ?
05:53Alors, ils sont toujours dans les écuries, pour les animaux de boucherie, bien sûr.
05:56Les écuries qui sont au cœur de la manifestation, au cœur du centre-ville.
05:59On aura aussi des animaux dans le parc du Rosier, non loin de ces mêmes écuries.
06:04Le cœur du centre-ville, c'est la particularité, c'est ce qui fait le succès du commis de Feur,
06:08cette foire qui investit totalement le centre-ville de notre bonne ville de Feur.
06:12C'est le cas déjà depuis une semaine, où les chapiteaux sont en train d'être érigés par les sociétés
06:16de prestations.
06:17Et donc, c'est au cœur de la ville de Feur, dans les rues, sur les places,
06:20que nous allons vivre cette 142e édition.
06:22Donc, ça n'impactera pas l'expérience des visiteurs, cette dermatose nodulaire ?
06:28J'espère que ça l'impactera le moins possible.
06:30J'espère surtout que ça n'impactera pas le business et l'économie des agriculteurs.
06:34Je rappelle que les animaux qui sont présentés au commis sont préparés depuis deux ans ou trois ans par les
06:38éleveurs.
06:39J'espère qu'ils seront récompensés du travail qu'ils ont fait.
06:42Et je salue évidemment le travail de l'association du commis qui organise chaque année ce concours agricole.
06:48Je rappelle que ce sont des bénévoles qui se mobilisent au service d'un modèle économique
06:51où on fait plusieurs centaines de milliers d'euros, voire millions d'euros de chiffre d'affaires pendant trois jours.
06:57Il leur revient peut-être, eux aussi, une belle médaille cette année pour le travail qu'ils font.
07:01Quel est le programme ? On ne va peut-être pas tout répéter, on va dire,
07:04parce que chaque année, ça se ressemble.
07:06Mais est-ce qu'il y a des nouveautés, peut-être ?
07:07Chaque année, effectivement, nos exposants sont chacun porteurs de nouveautés.
07:10Dans l'actualité du jour, je sais qu'on aura deux véhicules de l'armée
07:14qui vont être présentés sur le pôle militaire,
07:16des véhicules qu'on n'a pas l'habitude de voir très près,
07:18notamment le Cerval ou le Griffon.
07:21Donc, le pôle militaire aura de belles surprises cette année.
07:24Les machines agricoles, et notamment autour de l'agroforesterie,
07:27présenteront également de belles nouveautés.
07:30Le salon de l'auto, et je termine par le meilleur, le pôle des saveurs,
07:33où nous avons de bons petits produits à déguster cette année
07:35dans notre pôle des saveurs devant la mairie.
07:37Et Instan, on va aussi communiquer sur la situation sanitaire.
07:40Pour quelles raisons avoir mis ce stand, justement ?
07:43Et pour qui, en fait, est destiné ce stand ?
07:45C'est une bonne question, parce qu'au départ, on avait presque envie de dire
07:48peut-être qu'il ne faut pas vouloir en rajouter là-dessus.
07:53Et en fait, ce sont les éleveurs qui ont besoin de communiquer.
07:55C'est les éleveurs aussi qui ont besoin, au contact de leurs voisins,
07:58au contact de leurs amis, au contact de leurs connaissances,
08:01d'expliquer ce qui se passe autour de cette maladie qu'est la DNC,
08:04qui perturbe l'élevage français considérablement,
08:06et l'économie de l'élevage français en ce moment,
08:08et d'être sur une manifestation où ils peuvent communiquer
08:12avec les ruraux et les néo-ruraux, c'est quelque chose d'important.
08:15Et on tenait à ce que ce soit fait aussi par les instances
08:17et notamment par les gens qui ont la responsabilité du sanitaire
08:21dans le département, je pense notamment au GDS.
08:23Alors juste, dernière chose, rapidement, comme un spectateur environ, cette année ?
08:26On espère plus de 50 000, ça fait trois ans qu'on fait plus de 50 à 60 000 visiteurs.
08:29On espère encore faire autant cette année.
08:31Eh bien merci Hervé Maître, commissaire général du commis de Feur,
08:35qu'on va suivre donc du 13 au 16 mars prochain.
08:40On continue donc ce journal avec, vous en avez l'habitude maintenant depuis trois semaines,
08:46on vous donne toutes les clés pour aborder les prochaines élections municipales.
08:51Les différents votes se déroulent le 15 et 22 mars.
08:55Ce mardi, on vous parle des assesseurs, un poste plus qu'important
08:59et pas toujours simple à trouver pour les mairies.
09:02Comme vous l'explique, c'est l'inertia.
09:05En 2021, lors des élections régionales et départementales,
09:09plusieurs communes ont eu du mal à recruter des assesseurs.
09:12Arrive de Giers, il a même fallu en chercher en urgence quelques jours avant le vote.
09:16Et si personne ne veut dépouiller ?
09:19Les assesseurs, ce sont eux qui vérifient l'identité des électeurs
09:23qui font signer la liste et participent au dépouillement.
09:27Ce sont des bénévoles.
09:29Et ce n'est pas toujours facile d'en trouver.
09:30A Feur, par exemple, il en faut 90.
09:33Alors que se passe-t-il si personne ne se propose ?
09:36Eh bien, le maire a le droit de réquisitionner des électeurs présents.
09:40La loi prévoit même un ordre.
09:41On désigne d'abord le plus âgé, puis le plus jeune,
09:44et ainsi de suite jusqu'à avoir assez de monde.
09:46Si vous êtes dans le bureau de vote au mauvais moment,
09:48vous pourriez bien finir par dépouiller.
09:50Et justement, à Saint-Etienne,
09:52la ville a lancé un formulaire en ligne pour remplir ses 101 bureaux de vote.
09:57Une seule condition pour devenir assesseur,
09:59pour être inscrit sur les listes électorales de la commune,
10:02les volontaires devront être présents de 8h à 20h.
10:06Ils viendront épauler les élus et les agents municipaux.
10:11Autre actualité ce mardi.
10:13Le prix des cartes grises va bien rester stable en Auvergne-Rhône-Alpes cette année.
10:1843 euros par cheval fiscal.
10:20C'est la seule région qui n'est pas concernée par une augmentation.
10:24Une bonne nouvelle face au durcissement du malus écologique
10:28et la hausse des tarifs régionaux.
10:30En Corse, par exemple, ce tarif augmente de 10 euros et passe à 53 euros.
10:36Allez, restez avec nous pour visiter le chantier d'une église
10:40réhabilitée en centre d'art contemporain.
10:43Cette chapelle de Roche-la-Molière a été désacralisée en 2019.
10:49Mais avant, un mot de sport et de science.
10:52L'université Jean Monnet et le SCAB lancent un partenariat.
10:57Le but est de mener des études scientifiques
10:59pour répondre aux interrogations de cette pratique intensive qu'est le basket.
11:04Un moyen supplémentaire de lier le monde médical et les hommes de terrain
11:08pour améliorer la performance, la prévention des blessures
11:11ou encourager à l'innovation.
11:13Jean-Benoît Morin, enseignant-chercheur à l'université Jean Monnet,
11:18vous explique le programme de ses études au micro de Brigitte Maestrassi.
11:23Les recherches scientifiques vont déjà consister à aider le club
11:26à appliquer les résultats des recherches publiées.
11:29Et puis après, à essayer de construire ensemble des nouvelles recherches
11:32sur la performance physique des joueurs
11:34et la prévention des blessures qui sont les deux thématiques de notre laboratoire.
11:37L'idée, c'est d'essayer d'optimiser au mieux la charge physique des joueurs
11:41en lien avec les coachs et d'essayer d'appliquer tout ce qu'on sait de la recherche
11:45sur les méthodes d'échauffement, de préparation physique
11:48pour éventuellement avoir des joueurs plus disponibles.
11:51Au quotidien, ça va se traduire par les routines de préparation et d'entraînement des joueurs,
11:55par le suivi de leurs charges d'entraînement et de fatigue
11:57et par la mise en relation de ces facteurs-là en lien notamment avec l'équipe médicale.
12:01Un exemple tout simple, c'est la prévention par exemple des entorses de chevilles
12:04qui est un phénomène important en basketball et on a mené des recherches
12:07sur la force du pied et de la cheville et comment on l'entraîne
12:10et on pourrait éventuellement impliquer ce type de recherche
12:13dans la prévention des blessures de ce type-là.
12:16C'est un rendez-vous incontournable chaque année pour les enfants.
12:20L'hôpital des nounours revient pour une troisième édition toute la semaine,
12:25un événement organisé par le Pôle Innovation Sociale et Solidarité de l'ADEME.
12:30Le but est de montrer les différentes étapes d'un malade à l'aide d'un doudou
12:34et de mieux appréhender les rendez-vous chez un médecin.
12:38Brigitte Maestrassi a suivi une consultation.
12:42Ah, il a très très mal, très très mal.
12:46Et il a quel âge ton doudou ?
12:48Aux urgences de ce jour, Spiderman arrive avec les jambes cassées.
12:52Une première consultation est réalisée par cette nounoursologue
12:55pour savoir qu'un septum a exactement cette peluche
12:58pour ensuite le diriger vers le bon service.
13:01On fait âge, poids, après on écoute le cœur,
13:04on regarde les oreilles, la température, on fait le vaccin.
13:07Et puis on ne les brusque pas, alors c'est vraiment...
13:10Enfin, ils font ce qu'ils ont envie de faire.
13:13Avec ses jambes cassées, Spiderman passe ensuite une radio
13:16avant d'aller au bloc opératoire
13:18et de terminer par le kinésithérapeute
13:20pour faire ses exercices de rééducation.
13:22Cette action s'appelle l'hôpital des nounourses
13:25et est gérée par des étudiants en troisième année de médecine.
13:28Mais avant de venir à l'hôpital,
13:30les étudiants vont rendre visite aux enfants.
13:32C'est de leur expliquer, savoir est-ce qu'il y a des peurs,
13:35est-ce qu'il y a des appréhensions, est-ce qu'ils connaissent.
13:37Et en fait, si on se rend compte qu'ils ont quand même pas mal de connaissances,
13:41tout ce qui est type de médecin, qu'est-ce qui se passe, une radio,
13:44qu'est-ce qui se passe quand on va à l'hôpital.
13:47Donc c'est pour permettre de un peu voir selon les écoles
13:50s'il y a des craintes ou s'il y a déjà quand même pas mal de connaissances
13:55et c'est souvent le cas, les enfants ont pas mal d'acquis.
13:57Le but de cette opération est de sensibiliser les enfants
14:00au niveau des différents soins et avec les différents praticiens
14:04afin qu'ils aient moins peur du monde hospitalier et de ce qui l'entoure.
14:08Après cet événement-là, on retourne dans les écoles,
14:10on appelle ça le poste hôpital des nounourses
14:13et ils nous expliquent un peu leur vécu par rapport à cet événement.
14:18Et en général, on a cette phrase où ils nous disent
14:20que maintenant ils n'ont plus peur des vaccins
14:23parce qu'on l'a fait à leur nounours.
14:25Donc il a été courageux, donc maintenant ils ont moins peur.
14:28Cette action va durer toute la semaine
14:30et va accueillir des centaines d'enfants
14:32puisque toutes les écoles stéphanoises sont concernées.
14:35Une belle façon d'aider les enfants à mettre des mots sur leurs mots.
14:38Pour finir, allons du côté de Roche-la-Molière
14:42où une ancienne chapelle s'apprête à changer de vocation.
14:47Désacralisée il y a quelques années,
14:49elle est aujourd'hui en pleine réhabilitation
14:51pour devenir un centre d'art contemporain.
14:54Un projet porté par des mécènes locaux
14:57avec une ambition forte, soutenir les jeunes artistes
15:00tout en respectant l'histoire du bâtiment et l'environnement.
15:04Alexandre Crouzet nous présente ce projet inédit.
15:08De l'extérieur, la chapelle a gardé sa silhouette.
15:12A l'intérieur, tout est en train de changer.
15:14Construite en 1955 et désacralisée en 2019,
15:17l'église de la Côte-du-Rieux à Roche-la-Molière
15:19s'apprête à écrire une nouvelle page de son histoire,
15:22celle d'un centre d'art contemporain.
15:24Ici, des artistes reviendront bientôt travailler,
15:26créer et exposer.
15:27Deux ateliers sont actuellement en cours d'aménagement
15:29et dans l'ancienne cure, un hébergement a été conçu
15:32pour accueillir des artistes en résidence
15:34avec deux chambres et un espace de vie commun.
15:36Un projet porté par une volonté claire,
15:38soutenir les jeunes artistes
15:39et leur offrir un lieu adapté à la création.
15:42Et par hasard, on a su que cette église était à vendre.
15:45On habite le quartier et on s'est dit,
15:48ma foi, il n'est pas facile de trouver des grands espaces
15:50avec des belles hauteurs comme ça.
15:52Et puis, c'était un beau bâtiment, un peu curieux.
15:57Voilà, ça s'est fait naturellement, on va dire.
15:59Aider les jeunes, ce n'est pas facile d'être artistes.
16:02Ils ont beaucoup de mal, vous savez, ils sont nombreux
16:05et peu sont reconnus, vraiment.
16:06Pour que cette transformation reste fidèle à l'esprit du bâtiment,
16:09chaque choix a été mûrement réfléchi.
16:12Le défi, intervenir sans effacer l'histoire du lieu,
16:14un enjeu pour le cabinet d'architectes,
16:16mais aussi un chantier inédit pour les professionnels du bâtiment.
16:19Ici, le passé sert de matière première,
16:21les anciennes tuiles deviennent des murets de clôture.
16:23Le plancher des combles est réutilisé en parements intérieurs.
16:26Les portes d'origine sont restaurées et conservées.
16:29Les nouveaux matériaux, eux, sont majoritairement en bois local,
16:32issus du forêt et mis en œuvre par des artisans du territoire.
16:35Ici, nous sommes dans l'ancienne cure,
16:37donc le lieu de diffusion plutôt dans l'église.
16:40Et ici, nous sommes dans l'ancienne cure,
16:41plutôt d'accueil justement de ces jeunes artistes
16:44avec deux chambres et puis une pièce centrale.
16:47Le défi, vous me demandiez, le défi,
16:49c'est de trouver la juste échelle d'intervention
16:52entre le faire trop et dénaturer le bâtiment existant
16:57et faire passer où il n'y aurait pas de remise
17:01dans une boucle de l'histoire de ce bâtiment.
17:05Un chantier cohérent du sol à la charpente.
17:08À terme, cette chapelle ne sera plus un lieu de culte,
17:10mais un lieu de culture dédié à l'art contemporain,
17:12à la création et à l'accueil d'artistes
17:14au croisement du patrimoine, du réemploi et du projet artistique.
17:18C'est tout pour cette édition.
17:20Les informations sur Telset reviennent le mercredi 25 février à 19h
17:25avec un nouveau journal.
17:26Mais l'actualité dans la Loire, c'est aussi à suivre en continu
17:30sur nos réseaux sociaux et sur telset.fr.
17:33Merci de nous avoir suivis.
17:35– Sous-titrage Société Radio-Canada