00:00Un vent mauvais se lève, la foule applaudit l'orateur au poing serré, la démocratie en exécration, il a raison,
00:09la marée humaine au pied de l'estrade veut se délester de ses choix, de ses galères.
00:14C'est si plaisant glisse un kidam aux bottes de croco, regard agar, enivré par des paroles alcooliques, la tête
00:24tourne, les émotions se brouillent, le jour où ils ont cessé de penser, ils ont commencé à obéir.
00:32Bientôt les journaux seront muselés, le corbeau harangue, la masse ne se cache plus, les chemises brunes sont si belles,
00:43le soleil pâlit de la bêtise commune, une voix ténue s'élève pourtant, la démocratie a ses vertus, les adultes
00:53le toisent de toute leur hauteur,
00:55Tu ne sais pas ce que tu dis, petit, les mots claquent comme une gifle, les nuages s'amoncèlent, l
01:03'orage n'est pas loin, les réseaux sociaux déversent les nervis, abat les chacals, l'autodafé n'est plus si
01:11loin, il faut bien se réchauffer.
01:13La pierre s'incruste dans la vitrine d'une librairie, la peur n'est pas venue par surprise, elle avait
01:21été invitée, mon cœur saigne de tant de crasses, de misères communautaires.
01:28Le monde sans délimitation était une belle idée, il faut l'oublier, les frontières se réinstallent, ICE, police de la
01:38mort.
01:39Ne pas être d'accord devient fatal, je pleure, les consciences s'évanouissent, le corbeau sur son estrade est applaudi
01:48à s'en rompre les mains, les gens sont consentants, ils voulaient être un sauveur, ils ont trouvé un maître.
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