00:00Un bourdonnement, mes oreilles sifflent, un matin bien trop matinal, cinq heures, le sommeil me fuit et prie de liberté,
00:11la lenteur m'environne, inutile de se presser, aujourd'hui je n'ai rien à faire, prendre un bouquin, me
00:21plonger dans la vie d'un autre,
00:22Au temps des calèches rennes, la route en terre battue, ornière en prime, sa caôte, le pays semblait plus vaste,
00:33les distances difficiles à franchir, les champs à perte de vue, du verre à vomir, c'était mieux avant, en
00:44es-tu sûr ?
00:45Château ou cahute, cadeau de naissance, prince ou paysan, ton libre arbitre prend la poussière, société inégalitaire, au service des
01:00rois inutiles, un jour ce sera le grand soir, c'est ce qu'on disait dans les chaumières,
01:08Le gentilhomme n'y trouvait rien à redire, Dieu a créé les pauvres, heureux les simples d'esprit, église obligatoire,
01:21le paradis en récompense, foutaise de nantie, le petit surveillé de toutes parts,
01:29Depuis, presque rien n'a changé, pas plus de liberté, il vaut mieux être un fils de patron du 440,
01:41t'enrichir sera ton métier, le français moyen jouera au loto, paiera ses impôts,
01:49Le paradis aujourd'hui est fiscal, on n'arrête pas le progrès, le grand soir s'est éteint,
Commentaires