00:00Avec un déficit projeté autour de 6% du PIB, le budget 2026 place l'État face à une exigence
00:05accrue de discipline macroéconomique.
00:08Sans dramatiser la situation, le ministre de l'Économie et des Finances Thierry Minko en reconnaît clairement les contraintes et
00:14assume la nécessité d'arbitrage budgétaire.
00:17L'option d'une loi de finances rectificative est ainsi évoquée comme un levier possible pour préserver la crédibilité financière
00:24du pays.
00:25A l'examen des équilibres budgétaires, le besoin de financement demeure élevé et pose la question de la soutenabilité de
00:31la trajectoire retenue.
00:33Un déficit de cet ordre dépasse les seuils de confort, d'autant plus dans un contexte régional marqué par les
00:39fragilités de la CEMAC.
00:41Pour le ministre, il s'agit avant tout de poser un diagnostic lucide sans minimiser les risques, mais sans céder
00:48à l'alarmisme.
00:49Thierry Minko rappelle toutefois que le déficit n'est pas en soi un facteur de risque.
00:54Lorsqu'il finance des investissements productifs, routes, énergie, eau ou infrastructures sociales sont présentées comme des dépenses structurantes capables de
01:03soutenir la croissance et d'élargir à terme l'assiette des recettes publiques.
01:08Cette stratégie suppose néanmoins une maîtrise stricte du niveau global du déficit et de l'endettement.
01:14Inscrit dans un cadre communautaire contraint, le Gabon ne peut ignorer l'impact d'un déficit élevé sur la dette
01:20publique et la stabilité macroéconomique régionale,
01:23d'où la volonté affichée de corriger la trajectoire si nécessaire, notamment par la loi de finances rectificatives.
01:30Pour le ministre Thierry Minko, l'enjeu est de concilier ambition de transformation et rigueur budgétaire, conditions essentielles d'une
01:38croissance durable.
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