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  • il y a 13 minutes
Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes ce samedi 21 février à Paris Expo Porte de Versailles. Une édition particulière puisque, à cause de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, les bovins seront absents cette année. Ce qui n'empêchera pas le défilé des personnalités politiques, à commencer par le président Emmanuel Macron pour ce premier jour.

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Transcription
00:00Alors effectivement c'est pas le cas parce que depuis maintenant deux ans on ne dégage pas de revenus, on
00:05a des problèmes de prix.
00:07Notre revenu il dépend du rendement par un prix moins les charges. Les charges elles ont explosé pendant la guerre
00:13et après le Covid.
00:14Elles ont un petit peu diminué avec l'énergie mais elles restent à un niveau très très élevé.
00:18Le rendement cette année il est à peu près correct mais il dépend du climat et des moyens de production.
00:24On a de moins en moins de moyens de production ce qui fait qu'on a des rendements qui snadent
00:28voire qui baissent et le prix il est catastrophique.
00:30Ce que vous appelez moyens de production c'est notamment le phytosanitaire et c'est notamment un certain nombre de
00:33décisions qui ont été prises au nom de l'écologie.
00:36Et je crois que vous avez échangé avec Emmanuel Macron tout à l'heure, c'est ce que vous lui
00:39avez rappelé ou ce que vous lui avez dit ?
00:41Effectivement c'est ce que je lui ai rappelé pour la énième fois. A chaque fois il me dit est
00:44-ce que ça va ?
00:45Mais j'ai dit non ça va pas parce que tout simplement tous les ans on a des moyens de
00:50production qui diminuent.
00:51On voit bien avec la loi transpartisane, la loi Duplomb et la loi d'orientation agricole, tout ça c'est
00:57très long à se mettre en place.
00:58Qui nous enlève les entraves ? Qui nous évidemment, qui devrait nous aider à lever toutes ces entraves et avoir
01:03les moyens de production ?
01:05Et bien ça ne débouche pas. Petit à petit on n'arrive pas à produire et voilà ce qui arrive.
01:10Les chiffres de la balance commerciale sont catastrophiques.
01:13Vous me disiez que vous-même étiez dans le rouge.
01:14Donc je suis dans le rouge comme beaucoup de céréaliers aujourd'hui parce qu'en fait l'équation ça ne
01:18se fait pas.
01:19Il y a cette loi d'urgence qui devrait arriver mais pas avant finalement le mois de septembre, octobre.
01:23C'est beaucoup trop tard pour vous ?
01:25Bien sûr c'est plus une loi d'urgence. Une loi d'urgence c'est tout de suite, c'est
01:28pas à l'automne.
01:29A l'automne eh bien on sera à six mois des élections présidentielles donc on voit bien qu'il ne
01:34va rien se passer.
01:35Maintenant c'est vraiment, on part d'une page blanche c'est-à-dire qu'on fait un stop à
01:38toutes les entraves,
01:39toutes les contraintes qu'on a aujourd'hui.
01:41On fait un stop, on trace un cap et après on remet tout ce qu'il faut pour qu'on
01:46avance.
01:47Mais aujourd'hui il ne faut pas penser le changement et on pense le changement, il faut arrêter de faire
01:55des pansements.
01:56C'est très clair que le voilà. Et une société qui veut avancer, eh bien il faut arrêter le pansement,
02:01il faut foncer parce que les pansements ça ne va pas.
02:04On se disait c'était aussi un salon très particulier dans le sens où les autres agriculteurs avec qui nous
02:08discutions nous disaient
02:09bon on attend encore un peu d'Emmanuel Macron mais enfin on sait que dans un an, dans un peu
02:13plus, ce n'est plus lui qui sera là.
02:16Aujourd'hui vous vos espoirs, politiquement en tout cas, ils pèsent plutôt sur le chef de l'État ou sur
02:21ceux qui pourraient lui succéder l'année prochaine ?
02:23Alors les proches du chef de l'État m'ont dit tout à l'heure, oui mais il reste encore
02:2610 mois, 12 mois.
02:27Mais on voit bien que ça c'est joué avec la montre. Maintenant il faut effectivement, on est avec les
02:33Vendéens, on ne peut pas se dire.
02:35On est dans un stand où il y a énormément d'ambiance.
02:38Et donc effectivement maintenant l'objectif c'est les programmes des présidentielles, ça va être l'objet de rencontres avec
02:45les politiques pendant la semaine qui vient.
02:48C'est de dire qu'est-ce que vous voulez faire de l'agriculture, elle est là où elle est
02:52aujourd'hui, on va dans le mur, on y est.
02:53Il faut sortir de cet impasse avec des programmes qui tiennent la route.
02:57On a 10, 12, 14 mois pour sensibiliser les futurs programmes, mais pas de promesses, parce que ça suffit les
03:03promesses.
03:03Il faut vraiment des programmes qui tiennent la route et on fonce.
03:07Et soutenir l'agriculture c'est également venir se déplacer au salon, parce qu'on l'a vu avec Nella
03:11tout à l'heure,
03:12il n'y a pas les bovins qui sont présents, pas de vaches, pas de stars de ce salon.
03:16Pour autant soutenir le monde récolte c'est venir ici parce qu'il y a quand même un monde à
03:21découvrir au salon tous les ans.
03:22Oui, c'est ça, et c'est aussi le deuxième objectif de notre présence, c'est d'expliquer notre métier.
03:26Moi je suis sur le stand d'InterCéréales par exemple, où là toute la filière est structurée.
03:31On doit avancer, on a tout pour bien faire en agriculture en niveau français,
03:35sauf qu'on se tire encore une fois beaucoup trop de balles dans le pied.
03:38On est tout organisé, même si on peut encore mieux faire dans les structures.
03:44Mais on est là, on va parler, donc expliquer notre métier.
03:46Il y a beaucoup trop de gens qui parlent à notre place pour expliquer notre métier.
03:49Donc c'est aussi pour ça qu'on est là, avec la Moissonneuse-Batteuse.
03:53Venez nous rejoindre sur la Moissonneuse-Batteuse parce que c'est là où on peut parler de nos productions.
03:57Merci François-Arnaud.
03:58Et on dit souvent que le métier agricole a du mal à se renouveler.
04:01Vraiment un grand merci au Kiki Vendéa qui nous accueille.
04:04Et là pour le coup, on en voit beaucoup des jeunes.
04:07Absolument.
04:07Merci à moi.
04:07Merci.
04:08Merci.
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