- il y a 11 heures
Mort de Quentin Deranque : 7 personnes déférées au parquet, paysage politique sous tension... A la veille de la marche en hommage au jeune militant nationaliste à Lyon, le maire réclame l'interdiction de ce rassemblement pour raisons de sécurité. Les élus de La France insoumise en appellent aux pouvoirs publics pour sécuriser leurs meetings. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez est l'invité de RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 20 février 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Thomas Sotto du 20 février 2026.
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00:00Thomas Soto, RTL Matin.
00:03Et c'est donc le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, qui est l'invité d'RTL Matin.
00:05Bonjour et bienvenue sur RTL, Laurent Nouniez.
00:07Bonjour.
00:08Justice pour Quentin tué par les antifas.
00:10C'est sous cette bannière-là que devrait se dérouler demain à Lyon une marche en hommage à Quentin de
00:14Ranque.
00:15Elle inquiète beaucoup le maire de la ville, Grégory Doucet, qui demande son interdiction à cette marche.
00:19Monsieur le ministre de l'Intérieur, allez-vous autoriser ou interdire ce rassemblement ?
00:23D'abord, il y a effectivement une manifestation qui a été déclarée, comme vous l'avez rappelé,
00:28en hommage à Quentin par un particulier, mais il y a effectivement un certain nombre de structures qui appellent à
00:34ce rassemblement.
00:35Vous savez, moi je suis ministre à la fois, je suis le garant de l'ordre public et aussi je
00:39protège la liberté d'expression.
00:41Donc voilà, je ne peux interdire les manifestations quand il y a des risques majeurs de troubles à l'ordre
00:45public
00:45et que je ne suis pas en mesure de le contenir.
00:47Donc j'en ai évidemment discuté avec la Préfète du Rhône et donc je ne demande pas l'interdiction de
00:53cette manifestation.
00:53Donc elle se déroulera ?
00:54Elle sera encadrée pour éviter toute roue à l'ordre public, à la fois autour du cortège, puisque c'est
00:59un cortège dont il s'agit.
01:00C'est une marche qui fera quoi ? Un kilomètre ?
01:02Un kilomètre quatre.
01:03Un kilomètre quatre.
01:03Donc qui sera encadrée par des forces de l'ordre, et forces de l'ordre qui rayonneront évidemment à la
01:09périphérie de ce cortège
01:09pour éviter toute roue à l'ordre public et toute provocation.
01:12Quel sera le dispositif policier que vous allez mobiliser ?
01:14On mobilise un dispositif policier important.
01:16Vous savez, on n'a pas l'habitude de le détailler.
01:18Ce sera un dispositif extrêmement important, composé à la fois d'effectifs locaux, dont je salue l'engagement, le professionnalisme
01:24évidemment,
01:25et puis aussi de forces mobiles qui seront engagées.
01:27Donc il y aura des renforts ?
01:28Il y aura des renforts.
01:29Il y aura des renforts en nombre conséquent.
01:31Et j'ai entendu l'appel des parents de Quentin au calme et au fait que cette manifestation se déroule
01:36dans le calme.
01:37Mais est-ce qu'elle vous inquiète, vous, cette marche ?
01:38Parce qu'on entend dire qu'il y aurait peut-être des éléments d'extrême droite qui viendraient, y compris
01:41de l'étranger.
01:42Vous avez ces informations-là ?
01:43J'ai des informations où ce sera une manifestation où il y aura des militants d'ultra-droite.
01:46Que les choses soient claires.
01:47Combien de personnes sont attendues ?
01:48On attend entre 2 et 3 000 personnes.
01:52C'est une estimation que nous faisons.
01:54Les organisateurs avancent aussi ce chiffre.
01:57Donc il y aura effectivement des militants d'ultra-droite, mais il y aura aussi un dispositif policier.
02:01Et l'ultra-gauche a prévu de venir aussi, d'après vos informations ?
02:03Certains appels à venir éventuellement perturber cette manifestation, mais évidemment nous les empêcherons.
02:07Donc moi, mon rôle, c'est de garantir l'ordre public.
02:10C'est un équilibre entre le maintien de l'ordre public et la liberté d'expression.
02:14Pour l'instant, la liberté est plus importante que l'inquiétude chez vous ?
02:17C'est une question d'équilibre.
02:19Ce qui est le plus important, c'est de maintenir l'ordre.
02:20C'est ça mon travail.
02:21C'est ce qui sera fait demain à Lyon.
02:24Bon, et cette manifestation qui est donc maintenue.
02:268 jours après la mort de ce jeune homme, on sait désormais que 7 personnes âgées de 20 à 26
02:30ans ont été déférées,
02:31mises en examen pour homicide volontaire ou complicité.
02:34Est-ce que vous savez combien d'entre elles sont fichées S ?
02:36Parce qu'on a entendu beaucoup de choses là-dessus.
02:37Non, c'est une information que je donne pas, qui est confidentielle.
02:40Par contre, attendez, ce que je peux dire quand même, c'est que vous avez les fiches S qui sont
02:43des fiches de renseignement.
02:44Il faut arrêter de...
02:45C'est un fichier de renseignement, le fichier S.
02:46Un fichier de renseignement dont les personnes ne savent pas qu'elles sont forcément fichées
02:49et qui servent parfois simplement à les tracer et tracer leur déplacement.
02:52Et c'est bien normal.
02:52Après, vous avez des personnes qui sont connues de la documentation,
02:56comme on dit dans le jargon policier,
02:57comme disent les policiers, notamment des services de renseignement.
03:01Ça veut dire que ce sont des individus qui sont suivis pour leur appartenance à des mouvances ultra,
03:04qu'il s'agisse de l'ultra-gauche ou qu'il s'agisse de l'ultra-droite,
03:08et qui sont suivis parce qu'on considère qu'ils représentent un potentiel de passage à l'action violente.
03:13Et la plupart d'entre eux étaient connus, effectivement, au titre de l'ultra-gauche.
03:17Il reste pas mal de zones d'ombre.
03:19Déjà, Quentin de Ranck, est-il une sorte de victime collatérale ?
03:22Un non-violent avéré, comme le disait l'avocat de ses parents hier matin,
03:26ici même, face à Marc-Olivier Fogiel ?
03:27Ou est-ce qu'il était là pour en découdre, lui aussi ?
03:29On est face à un affrontement ou face à un guet-apant ?
03:33Je me suis déjà exprimé sur la question.
03:36Ce n'est pas vraiment le sujet.
03:37Je ne crois pas à ce que...
03:38D'abord, c'est la justice qui dira ce qui s'est passé.
03:41C'est un peu le sujet, quand même.
03:42Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un guet-apant, que les choses soient claires.
03:44Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un guet-apant.
03:46C'est une rixe entre deux groupes.
03:48Les deux groupes étaient là pour se battre.
03:50Et Thomas Soto qui s'est terminé par un homicide volontaire.
03:52C'est comme ça que l'a qualifié la justice.
03:54Par un lynchage qui est absolument abominable.
03:56Donc, on parle de guet-apant, de rixe.
03:58Les guet-apants, ça suppose une préméditation.
04:00Je ne crois pas que ce soit le cas.
04:02C'est une rixe, mais ça se termine comme...
04:03On est d'accord que rien ne justifie la mort de ce jeune homme.
04:06On est absolument d'accord.
04:07C'est sans ambiguïté.
04:07C'est un homme à terre qui a reçu plusieurs coups et qui en est mort.
04:11C'est vraiment ce fait gravissime.
04:14Il y a eu des affrontements entre les deux groupes.
04:15Ce n'est pas un groupe qui est tombé dans une police.
04:17Le procureur l'a dit clairement.
04:19Je ne vais pas paraphraser ce qu'il a dit et que je partage.
04:22LFI affirme qu'avant le drame, la police avait été prévenue des risques,
04:25mais qu'elle n'a rien fait.
04:26Pourquoi aucun dispositif policier n'a été prévu
04:28alors que les renseignements territoriaux étaient avertis ?
04:31C'est interrogé Mathilde Panot, la chef des députés insoumis.
04:34Alors pourquoi ?
04:35D'abord, il y avait un dispositif policier.
04:37Il faut arrêter de raconter n'importe quoi.
04:38Il y avait un dispositif policier qui était discret,
04:40qui était présent devant Sciences Po.
04:42Il faut que vos auditeurs comprennent bien
04:44que la scène s'est déroulée en plusieurs épisodes.
04:46La conférence de Rima Hassan à Sciences Po-Agnan.
04:48Il y a eu les premiers incidents devant Sciences Po, effectivement.
04:50Et ensuite, les scènes d'affrontement se sont déplacées
04:53et ont eu lieu très loin de Sciences Po.
04:55Devant Sciences Po, il y avait un dispositif.
04:56Il y avait également un dispositif mobile autour de Sciences Po.
05:00Mais voilà, l'affrontement s'est déroulé hors la vue des policiers.
05:03Donc il n'y a pas de raté de la police ?
05:05Mais non, mais absolument pas.
05:06Absolument pas.
05:06Il y a toujours des dispositifs policiers
05:08quand il y a ce genre de rassemblement.
05:09Il y a en l'occurrence Rima Hassan à Sciences Po.
05:11Dans le même temps, il y avait des événements Lyon 3.
05:13Il y avait une invasion à l'université de Lyon 3.
05:15Une intrusion, pardon.
05:16Et donc, voilà.
05:17Donc il y avait un dispositif policier qui était présent,
05:18composé des compagnies départementales d'intervention,
05:21d'OCRS qui étaient présents
05:22et qui n'ont pas eu à intervenir devant Sciences Po
05:24parce qu'il n'y a pas eu d'incident grave devant Sciences Po.
05:27En revanche, il y a eu ensuite
05:28ces affrontements très violents par la suite.
05:30Vous nous disiez que vous connaissiez la plupart
05:32des personnes qui ont été interpellées
05:34du côté de l'ultra-gauche.
05:36Et sur Quentin Deranque,
05:37qu'est-ce que vous pouvez nous dire ?
05:38Il avait quel profil, ce garçon ?
05:40Ce profil, je n'ai pas de commentaire à faire.
05:42Il y a une enquête judiciaire.
05:44Donc je ne ferai pas de commentaire
05:44sur le profil de ce jeune homme
05:47dont j'ai déjà dit qu'il n'était pas connu judiciairement
05:49aux services de police.
05:50Mais il était très engagé politiquement.
05:51Voilà.
05:52Je ne ferai pas de commentaire là-dessus.
05:53Ce que je peux simplement vous dire,
05:55et je tiens à le redire à nouveau
05:56puisque j'entends ici ou là dire beaucoup de choses,
05:59les services de renseignement
06:00surveillent toutes les mouvances ultra.
06:02Nous avons un suivi rigoureux
06:03de toutes les mouvances ultra,
06:04c'est-à-dire ultra-droite, ultra-gauche,
06:06qu'on appelle ultra, pourquoi ?
06:07Parce que ce sont des groupuscules
06:08qui appellent à la violence,
06:09qui se forment à la violence.
06:11Ultra, c'est la violence.
06:12Voilà.
06:13On ne s'inscrit pas dans un processus démocratique.
06:15C'est vraiment des dégradations,
06:18à minima, voire des violences aux personnes.
06:20Et ce sont des groupes
06:21qui sont extrêmement violents
06:22et qui, à ce titre-là, sont suivis.
06:23Et il y en a à l'ultra-gauche
06:25comme à l'ultra-droite.
06:26Comme à l'ultra-droite.
06:27Bon.
06:28Parmi les personnes mises en examen
06:29et placées en détention provisoire,
06:30il y a un assistant parlementaire
06:31du député insoumis Raphaël Arnaud.
06:33Un autre assistant et un ancien stagiaire
06:34ont aussi été entendus.
06:36Raphaël Arnaud, qui, rappelons-le,
06:37est le fondateur de cette jeune garde.
06:39Est-ce qu'il a encore, selon vous,
06:40sa place à l'Assemblée ?
06:42Le député...
06:43Raphaël Arnaud.
06:44Écoutez, moi, je ne l'ai pas
06:44à me prononcer là-dessus.
06:45Il a été élu démocratiquement.
06:47Il y a un certain nombre
06:48de ses collaborateurs
06:48qui sont impliqués dans une affaire judiciaire.
06:51On est... Voilà.
06:51Donc, pénalement, c'est lui qui doit...
06:53Ce sont ses collaborateurs
06:55qui doivent répondre
06:56des poursuites qui sont engagées contre eux.
06:58Ils ont été entendus.
06:58Moi, je ne sais pas ce qu'ils ont dit.
07:00Je comprends qu'il y a six personnes
07:01qui sont quand même mises en examen
07:02pour homicide volontaire.
07:03Voilà.
07:03C'est eux qui doivent en répondre.
07:04Après, monsieur le député Raphaël Arnaud,
07:07il a effectivement une responsabilité politique.
07:08Il a fondé la jeune garde.
07:09Il a une responsabilité politique.
07:10C'est à lui d'en juger.
07:11Manifestement, la porosité
07:13entre la jeune garde
07:14et la France insoumise
07:15est importante.
07:16Il y a un soutien permanent
07:17de la France insoumise
07:18à la jeune garde
07:18dont je rappelle
07:20que c'est un mouvement
07:21qui appelle à l'action violente
07:23contre les fascistes
07:25et qui forme d'ailleurs
07:26ses militants
07:27à la violence.
07:28Un mouvement qui a été dissous.
07:29C'est en cours.
07:30Il y a encore un recours
07:31devant le Conseil d'État.
07:33Bruno Retailleau, hier,
07:34qui est le ministre de l'Intérieur
07:35qui a dissous la jeune garde,
07:37s'est étonné
07:37qu'il n'y ait pas eu
07:37un article 40,
07:38un signalement
07:39pour reconstitution
07:40de l'IQ dissoute.
07:41Oui, mais enfin,
07:42Bruno Retailleau,
07:43il a été ministre de l'Intérieur
07:44comme je le suis actuellement.
07:45Il connaît parfaitement
07:46les procédures.
07:47Bruno Retailleau sait parfaitement
07:48que se passe-t-il
07:49dans ce genre de situation.
07:51Ça ne m'a pas échappé
07:52ni à mes services
07:53que la jeune garde,
07:54suite à la dissolution,
07:55essayait de se reconstituer
07:56ici ou là
07:57par petits groupes.
07:57On constitue un dossier
08:00étayé, étoffé
08:01et puis ensuite
08:02on saisit la justice
08:03et ça prend quelques semaines,
08:04quelques mois.
08:05Bruno Retailleau le sait parfaitement.
08:06C'est ce qu'on fait systématiquement.
08:08Regardez, il y a quelques années...
08:09Donc il fait de la politique, là.
08:11Vous avez essayé de se reconstituer.
08:12On a saisi la justice
08:15du fait de reconstitution
08:16de l'Igdissoud
08:17parce que c'est un délit.
08:18Mais on ne peut aller
08:18que devant la justice
08:19et qu'avec un dossier étoffé.
08:21Moi, je fais de la gestion.
08:22Je fais de la gestion
08:22de l'ordre public.
08:23Bruno Retailleau,
08:24ce n'est pas politique
08:24ni polémique
08:25et j'ai beaucoup de respect
08:26pour M. Retailleau
08:27mais il connaît parfaitement
08:28ses procédures.
08:28Vous avez beaucoup de respect
08:29mais on a entendu
08:29que vous l'avez remis à sa place.
08:30Bruno Retailleau
08:31qui disait hier soir
08:31qu'il fallait établir
08:32un cordon sanitaire
08:33autour de LFI.
08:41Comme d'autres structures
08:42il y a une extrême gauche
08:43il y a une extrême droite
08:44il y a des députés
08:45qui sont au Parlement.
08:46Moi, je n'ai pas
08:46de commentaire à faire.
08:47Le Président, d'ailleurs,
08:48s'est exprimé là-dessus.
08:49Par contre, vous avez
08:50des mouvances ultra,
08:51vous avez des mouvances ultra,
08:52ultra gauche, ultra droite
08:53et ce qu'il faut éviter
08:54c'est une porosité, évidemment,
08:55avec les structures
08:56qui sont représentées au Parlement.
08:57Et ça n'est pas le cas.
08:58On a bien vu avec cette affaire
08:59que la jeune garde
09:01a des connexions extrêmement fortes
09:03avec la France insoumise.
09:05Cette affaire,
09:05elle a beaucoup de conséquences politiques.
09:08Du côté de LFI,
09:09on se sent menacé,
09:10on demande un renfort
09:11de la sécurité.
09:12Est-ce que la campagne
09:12des municipales qui s'ouvrent
09:13est une campagne à risque,
09:15monsieur le ministre de l'Intérieur ?
09:16Oui, c'est une campagne à risque.
09:17Plus dangereuse que...
09:18D'abord, LFI,
09:19je condamne évidemment fermement
09:21les dégradations de permanence
09:22de parlementaires de LFI
09:23qui ont eu lieu
09:23dès la nuit de vendredi à samedi
09:26de la semaine dernière
09:27et qui se poursuivent actuellement.
09:29Voilà, il y a des menaces croisées.
09:30On nous parle des lémésis
09:31qui se sentent menacées
09:32parce qu'elles reçoivent des appels.
09:34Oui, le climat n'est pas bon.
09:35C'est le moins qu'on puisse dire
09:36que le climat n'est pas bon.
09:37C'est bien pour cela
09:38que j'ai demandé à tous les préfets
09:39de renforcer les dispositifs
09:40de sécurisation
09:41autour des rassemblements.
09:42De tous les meetings ?
09:42Il y aura plus de présences policières ?
09:44De tous les meetings.
09:45Voilà, moi je suis
09:45ministre de l'Intérieur.
09:46Je dois assurer la vie démocratique
09:48dans tout le pays,
09:49quel que soit le bord politique en cause.
09:51Laurent Nouniaz,
09:51vous êtes rendu en Algérie
09:52cette semaine.
09:52Vous avez rencontré
09:53le président algérien
09:54Abdelmagid Teboun.
09:55Est-ce qu'on peut dire
09:56que la brouille entre les deux pays
09:57est derrière nous ?
09:58J'ai rencontré mon homologue
10:00à son invitation.
10:01Le ministre de l'Intérieur algérien
10:04et puis le président de la République
10:06m'a reçu.
10:07Donc on a évoqué essentiellement
10:09des sujets sécuritaires.
10:11Les OQTF aussi vous avez évoqué ?
10:12On a évoqué les sujets sécuritaires.
10:14Ils vont les reprendre les OQTF ?
10:15Le terrorisme,
10:16la coopération judiciaire,
10:17la coopération policière.
10:20Donc il y a eu des réunions techniques
10:21à très haut niveau
10:21avec les directeurs.
10:22Chaque ministre était représenté
10:24par les OQTF.
10:24Ils vont les reprendre ?
10:25Les OQTF également ?
10:26Oui, bien sûr.
10:27J'allais venir.
10:28On a aussi discuté
10:28de politiques migratoires.
10:30et de reconduite d'étrangers
10:32en situation irrégulière algériens.
10:34On a discuté de tous ces sujets
10:36et les choses vont se réenclencher.
10:38J'ai évidemment bon espoir
10:40que maintenant les choses aillent très vite
10:41et ça va aller très vite.
10:42Je n'ai pas senti
10:43chez mes interlocuteurs
10:44que c'était des relations de confiance.
10:47Et je crois que c'est comme ça
10:49qu'on doit travailler avec l'Ouenès
10:50qu'avec Retailleau, visiblement.
10:51Non, je ne sais pas ce que j'ai dit.
10:53L'Algérie est un grand pays
10:55et donc il faut que nous travaillions
10:56d'égal à égal.
10:57C'est dans cette position
10:58que je me suis placé.
10:59Et dans l'intérêt même
11:01de la sécurité de nos concitoyens.
11:02Que les choses soient claires.
11:03Et ce réchauffement des relations
11:04peut-il permettre d'envisager
11:05une libération rapide
11:07du journaliste Christophe Glez
11:08qui est détenu en Algérie
11:09depuis mai 2024 ?
11:11Voilà, vous comprendrez
11:12que ce sujet a été évoqué
11:13avec la partie algérienne.
11:14Évidemment, nous en avons parlé.
11:16Et je ne souhaite pas
11:17m'étendre sur ce sujet
11:18à la demande même d'ailleurs
11:19de la famille.
11:19À la demande même de la famille
11:20qui souhaite la plus grande discrétion.
11:21En tout cas, vous en avez parlé
11:22avec les autorités algériennes.
11:23Oui, j'ai pu l'évoquer
11:24avec le président Tebboune.
11:25Merci beaucoup à vous
11:26Laurent Nouniaz
11:27d'être venu sur RTL ce matin.
11:28Restez avec nous
11:28puisque M. Vizorek nous rejoint.
11:30Merci.
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