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[#Reportage] Gabon : Affaire Arsène Nkoghe, « outrage à magistrat » ou débat politique criminalisé ?

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00:00A la suite des incidents post-électoraux de septembre 2025, le tribunal de première instance de Libreville examine ce 19
00:07février une affaire mêlant acteurs politiques et institutions judiciaires.
00:12Le deuxième adjoint au maire de Libreville, Arsène-Edouard Kogedze, membre de l'Union démocratique des bâtisseurs et plusieurs coprévenus,
00:18sont poursuivis pour outrage à magistrats, injures publiques et violences,
00:23après un épisode tendu impliquant Elie Nazaire Aubian-Becalé, magistrat et président de la commission électorale locale.
00:28Au-delà des faits, ce procès interroge la frontière entre critique politique et protection institutionnelle, selon les éléments rapportés par
00:36la presse judiciaire gabonaise.
00:38L'affaire trouve son origine dans des vidéos diffusées après le double scrutin du 27 septembre 2025 dans le cinquième
00:44arrondissement de Libreville.
00:45On y voit le président de la commission électorale pris à partie et accusé de manipulation de procès verbaux.
00:51Le ministère public a retenu, sur la base des articles 157, 161, 230 et 286 du code pénal, les qualifications
00:59d'outrages à magistrats, injures publiques et violences.
01:03Le dossier introduit par citation directe évite la phase d'instruction et renvoie directement les prévenus devant le tribunal correctionnel.
01:10Dans une cinquième république qui se veut refondatrice, la justice doit être équitable et juger les faits avec précision.
01:16La question centrale demeure où commence et où s'arrête l'outrage à magistrats.
01:20L'infraction vise classiquement la protection de l'autorité judiciaire dans l'exercice de ses fonctions.
01:25Mais un magistrat, lorsqu'il agit en qualité de président de commission électorale désignée par la Sénocère,
01:31a été systématiquement protégé au titre de sa fonction juridictionnelle.
01:35Le débat n'est pas théorique.
01:37Dans le cas d'Espèce, Elie Nazaire-Robien-Bécali a signé un rapport au ministre de l'Intérieur,
01:41en qualité de président de la commission provinciale électorale de l'Estuaire,
01:46avec le cachet correspondant et non celui de magistrats.
01:49Rapport qui, à l'époque, avait suscité des déclarations du candidat de l'UDB.
01:53Cette distinction institutionnelle est majeure.
01:55Elle pose la question de la qualification juridique exacte des faits reprochés
01:59et du statut sous lequel la protection pénale est invoquée.
02:02Le contenu du rapport adressé au ministère révèle, d'ailleurs, des tensions internes.
02:07Lors de la réception des urnes, notamment la mention d'un vice-président faisant compléter des procès verbaux à son
02:13insu.
02:13Dans un contexte électoral sensible, la transparence et l'impartialité des commissions sont essentielles.
02:18Un président de commission est tenu à une exigence d'honnêteté et d'impartialité.
02:23Tout candidat est en droit de questionner, dans les limites de la loi, la crédibilité d'un processus électoral.
02:29Critiquer le comportement d'un responsable électoral ne saurait automatiquement constituer un outrage à magistrats,
02:35sauf à assimiler toute contestation politique à une atteinte à l'autorité judiciaire.
02:39La justice devra donc apprécier la matérialité des faits, mais aussi l'intention et le contexte.
02:45Entre protection légitime de l'institution et risque de judiciarisation excessif du débat politique,
02:51l'équilibre est délicat.
02:53Ce procès dépasse les personnes poursuivies, il constitue un test pour la Ve République.
02:58Soura-t-elle garantir à la fois le respect dû au magistrat et le droit des citoyens à questionner ?
03:03Parfois avec vigueur, la régularité d'un scrutin.
03:06La réponse attendue ne sera pas seulement pénale, elle sera institutionnelle.
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