- il y a 1 jour
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.
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00:00:10Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM. Il y a deux titres essentiels dans l'actualité de ce
00:00:14mercredi.
00:00:14Roselyne, d'abord cette toute dernière minute, cette alerte à la bombe au siège de la France insoumise à Paris,
00:00:19après la mise en cause de la jeune garde dans l'enquête sur le meurtre de Quentin de Ranc, sur
00:00:23lequel nous allons évidemment largement revenir.
00:00:25Autre titre des inondations, 4 départements en vigilance rouge et l'inquiétude à cette mi-journée est forte sur la
00:00:32Charente-Maritime et le Maine-et-Loire.
00:00:34Où un homme est porté disparu à Chalonne-sur-Loire, c'est près d'Angers, on retrouvera Noémie Vira sur
00:00:38place,
00:00:39l'embarcation à bord de laquelle il se trouvait avec deux amis à Chaviré cette nuit.
00:00:43Situation préoccupante également à Sainte où se trouve Arthur Descudé, la Charente continue de monter et le record de la
00:00:49crue de 1982 pourrait bien être battu.
00:00:52Igor Saïry nous attend à Tonins dans le Lot-et-Garonne entre Bordeaux et Agin où un nouveau pic de
00:00:57la Garonne est attendu.
00:00:58Et puis nous serons à Laréole avec l'eau là-bas et là encore, l'eau va monter, 7ème jour
00:01:04de crue dans cette commune de Laréole.
00:01:07On commence donc avec le Maine-et-Loire.
00:01:09Noémie Vira, vous êtes donc à Chalonne-sur-Loire, c'est au sud-ouest d'Angers où un homme est
00:01:14porté disparu depuis hier soir.
00:01:16Racontez-nous.
00:01:19Exactement, cet homme est toujours porté disparu.
00:01:22Il était près de 23h hier soir lorsque trois amis ont tenté de traverser le fleuve en canoë pour rejoindre
00:01:30la ville après avoir passé une soirée sur la Bacille.
00:01:34Selon le préfet de Maine-et-Loire, deux personnes ont été repêchées.
00:01:38Une autre personne, donc un homme, est toujours porté disparu ce mercredi.
00:01:43Mercredi, évidemment, la largeur de la Loire ici à Chalonne, son débit, les courants imprévisibles compliquent les recherches.
00:01:49Même si les plongeurs, le ZIS 49 de Maine-et-Loire est toujours mobilisé.
00:01:54C'est vrai que c'est difficile de procéder aux recherches.
00:01:58Et aussi à quelques kilomètres de là, à Rochefort-sur-Loire, un homme d'une quarantaine d'années, pressé de
00:02:04rentrer, a voulu traverser en canoë malgré les mises en garde sur les courants violents entre la Loire et le
00:02:10Louet.
00:02:11200 mètres à peine et son embarcation a, elle aussi, chaviré.
00:02:15Il était sans gilet de sauvetage, en difficulté.
00:02:17Il a crié au secours.
00:02:19Un élu local, ancien sapeur-pompier, s'est jeté à l'eau pour l'aider à regagner la berge.
00:02:24Son canoë, lui, a été emporté par le courant.
00:02:27Donc depuis plusieurs jours, les autorités rappellent les consignes.
00:02:31Ne pas s'engager sur le fleuve.
00:02:33Évitez toute traversée, même courte, car la Loire est encrue.
00:02:37Plus de 5 mètres 30, c'est plus qu'en 2004.
00:02:40Et le niveau va encore monter d'ici demain.
00:02:42On pourrait battre le record de 1995, 5 mètres 46.
00:02:47Merci beaucoup Noémie Vira.
00:02:49On entend le vent qui se lève et ça aussi, c'est une donnée très importante.
00:02:52Noémie Vira sur des images de Pierre-Louis Cretin.
00:02:55Et nous serons, d'ailleurs, on entendra plus exactement la mer de Chalonne-sur-Loire dans une bonne demi-heure
00:02:59maintenant.
00:03:00L'inquiétude est également forte à Sainte-Sainte-Charente-Maritime, 4e département en vigilance rouge.
00:03:06Alors la Charente déborde souvent, si vous connaissez la région.
00:03:09Mais là, on pourrait dépasser le niveau de la crue centenale de 1982, il y a 40 ans donc.
00:03:15Reportage des envoyés spéciaux de BFM TV.
00:03:17Arthur Descudé et Lucille Martin avec Anaïs Vira.
00:03:21Ce matin, Karine se retrouve avec une dizaine de centimètres d'eau dans son salon de coiffure.
00:03:27Une situation inédite pour elle en 20 ans d'ouverture.
00:03:31On a fait ce qu'il fallait, mais en fin de compte, bon voilà, l'eau, elle pénètre partout.
00:03:37J'ai jamais vu ça, mais c'est surtout qu'elle est montée, mais elle a une rapidité énorme.
00:03:42Son salon restera fermé toute la semaine et cela pourrait durer.
00:03:46Je risque de ne pas ouvrir non plus la semaine prochaine puisqu'il faut évacuer l'eau, il faut que
00:03:50ça sèche.
00:03:51Et c'est surtout qu'il faut avoir du chauffage aussi pour les clientes pour qu'elles puissent rentrer.
00:03:55Mais à Sainte, l'eau a englouti toute la chaussée.
00:03:59Cette route ressemble davantage à un canal où il faut désormais circuler en bateau.
00:04:04Dans la ville, près de 900 logements sont inondés.
00:04:08Les secours et les services de la ville se démènent pour évacuer les habitants concernés, comme Jean-Pierre.
00:04:13Je ne peux plus sortir par mes propres moyens.
00:04:16Dès qu'on a fait un appel, dans les 15-20 minutes, il y a le personnel de sauvetage qui
00:04:26sont là.
00:04:28Le niveau du fleuve continue de grimper.
00:04:31Il devrait monter jusqu'à 6,40 m aujourd'hui, alors que le pic de la crue est attendu demain.
00:04:36Le midi BFM n'oublie pas évidemment les sinistrés parce que cette situation commence vraiment à peser très fortement sur
00:04:44le moral.
00:04:44Nous allons dans le Lot-et-Garonne, maintenant, retrouver Igor Saïry.
00:04:47Igor, vous êtes à Tonins, aux côtés du maire, qui fait la tournée, la tournée des sinistrés, mais pas qu
00:04:54'eux, en barque.
00:04:58Oui, absolument, Christophe, avec Dante Rinaudi, le maire de cette commune de Tonins.
00:05:02Monsieur le maire, nous sommes à côté de chez vous, et vous, l'originalité, si j'ose dire, c'est
00:05:07que vous êtes aussi un sinistré.
00:05:09Vous avez été inondé, et vous êtes obligé, pour mener vos opérations, votre travail de maire,
00:05:14de prendre cette barque, ce bateau, tous les jours, pour aider vos administrés.
00:05:18Ah oui, absolument, donc moi je suis vraiment sur une île, j'ai beaucoup d'eau, comme beaucoup de gens
00:05:24d'ailleurs, depuis une semaine,
00:05:26et j'ai mon bateau, mon petit bateau, mon propre bateau, pour revenir en mairie,
00:05:30et coordonner les opérations avec, évidemment, la sous-préfecture, avec toutes les équipes municipales, et notre réserve communale.
00:05:38C'est la double sanction. On voit, là, il s'agit de champs, en temps normal, l'eau est encore
00:05:44à un niveau extrêmement élevé,
00:05:46alors certes, ça stagne un petit peu, ce temps clair, ce ciel bleu, cette température de 15 degrés, est un
00:05:51petit peu, ne dit pas la vérité.
00:05:54C'est-à-dire que dans les prochaines heures, il va y avoir des précipitations, il va y avoir une
00:05:57tempête.
00:05:57Est-ce que vous êtes inquiet du retour de la catastrophe ?
00:06:01Alors non, je ne suis pas inquiet, je suis vigilant. Justement, d'avoir du beau temps aujourd'hui permet à
00:06:07l'eau des évacuations.
00:06:08L'eau devrait baisser dans la soirée, et on espère, effectivement, après ça dépendra du niveau des précipitations,
00:06:15mais nous sommes très vigilants, évidemment, pour la suite, parce que, je le dis toujours,
00:06:19chaque goutte d'eau, aujourd'hui, va directement dans la Garonne, et vient abonder le flux que nous avons.
00:06:25Il y a une grosse inquiétude aussi sur ces arbres, ces arbres fragilisés par la tempête Nils,
00:06:29les sols sont imbibés d'eau, avec de gros risques d'effondrement d'arbres.
00:06:33Il y a eu de gros risques, évidemment, il y en a déjà eu la semaine dernière, lorsqu'il y
00:06:37a eu la tempête.
00:06:39Beaucoup de lignes électriques ont été endommagées, donc la double peine, c'est que dans nos zones inondables,
00:06:45beaucoup de gens n'ont pas l'électricité, comme moi-même, par exemple, je n'ai pas l'électricité.
00:06:49Je vous interromps, Igor Saïry, je vous interromps, Igor Saïry, priorité au direct, c'est Manuel Bompard, il s'exprime.
00:06:55Il va devenir, en quelque sorte, une réalité politique dans ce pays.
00:06:58Donc je vois bien qu'il y a cette tentation et cette volonté, et je pense qu'ils n'y
00:07:04parviendront pas,
00:07:05parce que j'ai confiance dans le courage, le sang-froid du peuple français.
00:07:10Vous avez dit que la France en France n'avait rien à voir avec ce qui s'est passé.
00:07:12Il y a quand même un des collaborateurs d'un de vos députés, qui a été interpellé hier soir,
00:07:16et d'après les informations de certains médias, il est directement soupçonné d'avoir porté des coups mortels au jeune
00:07:21Quentin à Lyon.
00:07:22Alors, d'abord, je pense qu'on est là pour réagir à ce qui s'est passé ce matin.
00:07:26Ça, c'est la première chose que je vais vous dire. Donc, si vous avez bien entendu ce que je
00:07:30suis en train de vous dire,
00:07:30je vous propose de ne pas continuer le point sur lequel j'ai dit qu'il me semblait que tout
00:07:35le monde devait arrêter.
00:07:36Pour le reste, la France insoumise n'a aucune responsabilité dans cette histoire.
00:07:41Il y a une enquête qui est en cours. Si l'enquête, elle doit déterminer des coupables,
00:07:46et bien ces coupables, ils seront punis. Et c'est légitime qu'ils le soient, évidemment.
00:07:51Mais la France insoumise, en tant que mouvement et qu'organisation politique, n'a évidemment aucune responsabilité.
00:07:55Vous vous sentez en danger ? Et quelles mesures vous avez prises pour assurer la sécurité de vos élus et
00:08:00de vos salariés ?
00:08:01Quand le siège national de votre organisation est menacé d'une attaque à la bombe,
00:08:09quand vos militants sont menacés dans la rue, quand vos candidats sont menacés dans leur propre domicile personnel,
00:08:15quand vos élus subissent des menaces de mort quotidiennes,
00:08:18oui, évidemment que vous êtes menacés. Et évidemment que vous vous sentez menacés.
00:08:22Et moi, je veux dire qu'il est aussi de la responsabilité des pouvoirs publics
00:08:26de garantir la possibilité d'avoir un débat démocratique, qui soit un débat démocratique digne et sain.
00:08:31Évidemment, on a pris les mesures nécessaires. Et vous comprendrez, pour des raisons de sécurité,
00:08:35que je ne vais pas vous présenter ici publiquement les mesures de sécurité qui sont prises pour faire face à
00:08:41ces menaces.
00:08:42Merci à vous, en tout cas. Et bonne journée.
00:08:44Voilà, Manuel Bompard, qui annonce la fin de l'alerte à la bombe au siège de LFI,
00:08:48qui est plutôt dans l'embarras lorsqu'il s'agit d'évoquer l'enquête, Laurent Neumann,
00:08:52mais qu'il dit, le coordinateur national de la France Insoumise,
00:08:54que LFI n'a rien à voir avec les 11 personnes, puisqu'elles sont 11 maintenant à être interrogées en
00:09:00ce moment même à Lyon.
00:09:00Alors, rien à voir en tant que tel, sans doute.
00:09:03Mais politiquement, il y a une forme d'engagement, puisque Jean-Luc Mélenchon a redit encore hier
00:09:07que la jeune garde était bien un mouvement associé à la France Insoumise.
00:09:13Et à l'heure où on se parle, Jean-Luc Mélenchon n'a toujours pas renié cette association.
00:09:17Il dit même que ce sont des alliés. Il a même employé cette expression.
00:09:22Il dit qu'ils font partie de la famille.
00:09:23Donc, politiquement, si la France Insoumise est engagée.
00:09:27On est maintenant à 11 suspects en garde à vue.
00:09:29Paul Conge, on vous retrouve en direct de Lyon, devant le commissariat, où ces suspects sont interrogés.
00:09:33Est-ce qu'on en sait davantage sur les rôles, les profils de chacun d'entre eux ?
00:09:41Écoutez, il y a l'heure où on se parle.
00:09:42En tout cas, 8 hommes et 3 femmes en garde à vue.
00:09:46Ils ont tous une vingtaine d'années.
00:09:47Et parmi ces 11 interpellés, 7 d'entre eux sont suspectés d'homicide.
00:09:51C'est-à-dire qu'ils sont soupçonnés d'avoir directement frappé le militant nationaliste Quentin de Ranque.
00:09:56Parmi eux, on trouve au moins 4 anciens militants du corpuscule antifasciste La Jeune Gare, d'après nos informations.
00:10:02Et donc, parmi eux, Jacques-Élie Favreau, l'assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud.
00:10:07Pour les 4 autres gardes à vue, on sait qu'il y a 3 femmes qui sont des accompagnatrices.
00:10:12Elles auraient aidé les suspects principaux à se soustraire aux forces de l'ordre.
00:10:15Elles sont mises en cause pour recel de malfaiteurs.
00:10:1811 gardes à vue, je vous le disais.
00:10:20Leurs auditions ont commencé.
00:10:21Elles ont commencé hier.
00:10:23Elles devraient se terminer pour les dernières, vendredi matin.
00:10:26Merci beaucoup, Paul Conge.
00:10:27Donc, envoyé spécial de BFM TV à Lyon.
00:10:308 hommes, 3 femmes et 7 d'entre eux qui sont soupçonnés d'homicide.
00:10:34On l'évoquait avec Laurent il y a quelques instants.
00:10:36Le lien entre la France insoumise et la Jeune Garde va-t-il se fissurer ou est-ce trop tard
00:10:41?
00:10:41Quelles peuvent être les conséquences de ces possibles liaisons dangereuses ?
00:10:44Conséquences politiques, notamment, et sur les prochains scrutins.
00:10:46Dès ce matin sur BFM TV, François Hollande disait que la relation avec LFI était terminée, qu'il ne pouvait
00:10:53pas plus y avoir d'alliance entre le PS et les Insoumis pour les prochaines élections.
00:10:57Émile Darcourt avec Théo Burini.
00:11:00A l'annonce de la garde à vue de son attaché parlementaire, le député LFI Raphaël Arnaud annonce que celui
00:11:06-ci est mis à distance de l'Assemblée.
00:11:08Mais cette mise à distance, le gouvernement la demande plus forte encore et vise directement le député lui-même.
00:11:15Et moi j'appelle la présidente Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnaud de son groupe, ou tu du moins à
00:11:22l'exclure temporairement pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence.
00:11:28LFI dans le viseur du Rassemblement national, Jordan Bardella s'oppose également à tous ceux qui ont passé des alliances
00:11:34électorales avec elle.
00:11:35Quand on fait élire par dizaines des députés de la France insoumise, qui multiplient les propos outranciers contre la France,
00:11:40contre la République, contre nos valeurs, contre la police, contre les gens qui ne pensent pas à gauche, eh bien
00:11:46on a une responsabilité dans ce climat de violence.
00:11:48Ces alliances avec LFI, François Hollande n'en veut pas pour les prochaines élections.
00:11:52Pour les scrutins municipaux, il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes et LFI, c'est clair.
00:11:59Une mise à l'écart de LFI pour ses liens avec la jeune garde, raillée hier par Jean-Luc Mélenchon.
00:12:05J'espère créer une actualité. Ils s'entendaient en se cachant avec la jeune garde. Nous ne nous sommes pas
00:12:15cachés. Nous admirions ces jeunes gens. Et nous gardons pour eux une grande affection.
00:12:21Malgré la dissolution de la jeune garde et malgré les liens éventuels avec le meurtre de Quentin de Ranck, Jean
00:12:26-Luc Mélenchon leur demande d'être présents pour faire la sécurité de ces prochains meetings.
00:12:32Alors que dit-on de cette affaire dans la circonscription de Raphaël Arnaud, élu il y a deux ans dans
00:12:37le Vaucluse, avec près de 55% des voix face à des députés sortantes du Rassemblement national.
00:12:43Parole de français à Avignon.
00:12:45On commence un petit peu à se poser beaucoup de questions sur les gens qui sont censés être probants, honnêtes,
00:12:53penser à nous, à leur ville, etc.
00:12:56Donc non, c'est fini. Moi, la politique, je n'y crois plus, sincèrement.
00:12:59Et ce qui est encore plus regrettable, c'est la récupération politique qu'il y a derrière. Parce qu'il
00:13:04y a quand même là quelqu'un qui est mort.
00:13:05Qu'on soit de son parti, pas de son parti, d'accord, pas d'accord, c'est quand même une
00:13:09vie qui est partie dans la violence. Donc c'est hyper grave.
00:13:12– C'est toujours regrettable quand les gens s'insultent, s'injurient au lieu de débattre. C'est toujours regrettable.
00:13:17Mais bon, je pense que ça correspond aux tensions qui sont à l'œuvre dans la société en ce moment.
00:13:22– Des propos recueillis par Anne Boisiz et Arnaud Delerge vous vois acquiescer.
00:13:25Laurent, est-ce que Raphaël Arnaud peut rester député ?
00:13:28– Alors, de toute façon, il n'y a que sa formation politique pour décider de le sortir du groupe
00:13:35de la France insoumise.
00:13:36Vous vous souvenez, au moment de l'affaire Adrien Quatennens, celui-ci avait été exclu temporairement avant d'y revenir.
00:13:42C'est une décision, là pour le coup, de la France insoumise.
00:13:45– C'était des accusations de violence, Quatennens.
00:13:48– Maintenant, pour le coup, il a été élu et personne ne peut lui retirer son mandat de député.
00:13:53Donc, le seul acte symbolique serait que Jean-Luc Mélenchon, en l'occurrence non d'ailleurs,
00:13:58Mathilde Panot, chef du groupe des insoumis, décide de l'exclure définitivement ou temporairement.
00:14:05Temporairement, par exemple, le temps de l'enquête pour que les faits soient éclaircis
00:14:09et que l'on sache ce qu'a fait son assistant parlementaire et peut-être d'autres membres éventuellement de
00:14:15la jeune garde.
00:14:16– En tous les cas, pour l'instant, c'est évidemment silence radio, silence audiovisuel, en tous les cas, pour
00:14:20Raphaël Arnaud.
00:14:21– On revient un instant aux intempéries, attention aux avalanches.
00:14:24Au moins trois morts, dont un Polonais et un Britannique tués dans les Hautes-Alpes,
00:14:30deux skieurs qui, une nouvelle fois, évoluaient hors piste.
00:14:32– Un promeneur a également été emporté par une vaste plaque de neige en Savoie.
00:14:37Image commentée par Eléa Morel.
00:14:39– Pour accéder à cette station savoyarde, une route bordée de murs blancs.
00:14:46– La neige est abondante dans les Alpes, comme ici à Roubillon, petite station de 21 pistes qui fait le
00:14:54plein de vacanciers.
00:14:55– C'est exceptionnel, on n'a pas de vent, un ciel bleu magnifique, des pistes damées, la neige est
00:15:00super bonne.
00:15:01– C'est bien, c'est parce qu'il y a beaucoup de neige aussi, s'il n'y a
00:15:04pas beaucoup de neige, ça doit être moins agréable.
00:15:06Mais cette année, c'est une super petite station.
00:15:09– Du beau temps, mais un risque fort d'avalanche.
00:15:13Ici, une coulée de neige a fini sa course dans la cuisine du refuge.
00:15:17– Incroyable, et bien l'avalanche, elle a soufflé toutes les vitres de la cuisine.
00:15:22– Hier, trois personnes sont mortes dans des avalanches.
00:15:26Alors, certaines stations les déclenchent préventivement, comme ici à Chamonix.
00:15:30– Oh, maman !
00:15:33– Ou près de Cerf-Chevalier.
00:15:36– Pas de quoi effrayer ces touristes, ils partent skier avec un guide.
00:15:41– Le but, c'est pas du tout d'aller profiter des grandes pentes vierges qu'on peut voir à
00:15:45droite à gauche,
00:15:46parce qu'il y a un peu trop de neige et le risque d'avalanche est un peu trop élevé.
00:15:50– On fait toujours attention, on a tout le matériel de sécurité.
00:15:54– C'est lui qui me dit où aller, ce qu'on doit faire si le risque est trop élevé.
00:16:00– La vigilance devrait se maintenir dans les prochains jours,
00:16:04malgré un redou prévu en fin de semaine dans les Alpes.
00:16:08– Oui, mais avant le redou, Marc, il y a de la neige attendue,
00:16:10et puis c'est condition très instable en fait.
00:16:12– Oui, en effet, avec d'ailleurs un risque d'avalanche qui sera de 4, voire de 5 demain à
00:16:18nouveau.
00:16:18Risque exceptionnel en direction des Alpes du Nord.
00:16:21Donc pour l'instant, une vigilance jaune en direction des Alpes.
00:16:23Mais il n'est pas exclu que Météo France bascule en orange à nouveau en direction des Alpes,
00:16:27parce que le risque d'avalanche s'annonce exceptionnel.
00:16:30Et je vous rappelle quand même plus de 25 victimes depuis le début de la saison,
00:16:34et toutes ces victimes étaient à chaque fois en hors-piste.
00:16:37Et on est en période de vacances scolaires,
00:16:39et donc avec les abondants de chutes de neige encore attendus pour ces prochaines heures,
00:16:42le risque est maximal.
00:16:43– Je voudrais qu'on revienne d'un mot sur la tempête Pedro.
00:16:45Cette tempête, elle sera là dans la nuit de mercredi à jeudi.
00:16:50Elle sera accompagnée de vent soufflant fort, très fort.
00:16:54– C'est vraiment une tempête qui va occasionner sans doute d'importants dégâts,
00:16:57et pourtant elle sera moins forte que la tempête Nils.
00:16:59Les rafales de vent vont souffler à 130 km par heure, a priori,
00:17:02pour l'aude et pour les Pyrénées-Orientales,
00:17:04sur des sols complètement saturés,
00:17:05donc on craint là aussi d'importants dégâts sur la végétation.
00:17:08De fortes pluies, il est prévu jusqu'à 2 semaines de pluie en l'espace de 24 heures,
00:17:12jusqu'à 50 litres d'eau par mètre carré dans le sud-ouest.
00:17:15Je regardais là le niveau de la Garonne, il repart à la hausse.
00:17:17Il a repris 50 cm par rapport à hier,
00:17:22et le niveau va encore monter pour ces prochaines heures.
00:17:25Donc forte pluie, fort coefficient de marée sur la côte,
00:17:28la houle, la surcôte,
00:17:29c'est vraiment une météo très délicate pour ces 24 prochaines heures
00:17:33avec l'arrivée de cette tempête.
00:17:35– Et ce sera le thème de notre 13h40 à la une, tout à l'heure à 13h40.
00:17:38– Un chiffre qui nous a interpellés à présent,
00:17:40on va voir avec Sofiane, les chiffres du sur-endettement,
00:17:43plus 10% en un an.
00:17:45– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:17:57– Alors c'est vrai que ce chiffre est stupéfiant
00:17:59parce que c'est le niveau le plus élevé depuis 2018.
00:18:01Près de 150 000 dossiers de sur-endettement ont été déposés l'an dernier.
00:18:05– Et ceux qui sont de plus en plus touchés, ce sont les jeunes, figurez-vous.
00:18:08Il y a trois ans, ils représentaient 5% des dossiers reçus par la Banque de France.
00:18:13Eh bien désormais, c'est 12%.
00:18:15La progression, elle est très importante chez les 25-29 ans,
00:18:19mais aussi chez les 18-25 ans.
00:18:22Rendez-vous compte, plus 65% de dossiers déposés en seulement un an.
00:18:27Alors le profil type de ce jeune, c'est souvent une femme sans emploi,
00:18:32encore hébergée chez ses parents, parfois, et avec des revenus faibles,
00:18:37autrement dit, pas d'épargne pour éponger les dettes finalement.
00:18:40– Oui, c'est ça, parce que sur-endettement, c'est on n'arrive plus à payer les factures,
00:18:43il faut trouver, nous aider à effacer l'ardoise.
00:18:45– Exactement.
00:18:45– Et comment on explique que les jeunes soient à ce point touchés ?
00:18:48– Alors il y a d'abord des raisons structurelles et économiques qu'on comprend tous,
00:18:51des difficultés à se loger, particulièrement quand on est jeune,
00:18:54un marché du travail un peu enquilosé en ce moment chez les jeunes,
00:18:58on voit une hausse du chômage, et puis l'inflation qui commence à refluer,
00:19:03mais on a connu entre 2022 et 2024 une forte inflation en France,
00:19:08les jeunes sont les premières victimes,
00:19:09la moitié des personnes qui déposent un dossier en 2025
00:19:13avaient déjà des difficultés financières depuis au moins deux ans.
00:19:15Donc en fait, c'est vraiment un effet cumulatif,
00:19:17le surendettement de ces dettes qui continuent.
00:19:20Mais il y a aussi en fait, en réalité, pour les jeunes,
00:19:23des raisons qui tiennent un peu plus à notre comportement.
00:19:25– C'est-à-dire ?
00:19:26– C'est-à-dire aux paiements par exemple fractionnés.
00:19:28Vous savez, c'est les paiements en trois ou quatre fois sans frais, ce qu'on appelle.
00:19:31En fait, vous remboursez dans un mois, ou parfois dans trois mois,
00:19:35c'est simple, ça nous aide parfois,
00:19:37mais juridiquement, ce sont bien des crédits à la consommation.
00:19:40Il faut bien les prendre comme tels,
00:19:42parce qu'en fait, ces crédits, ils représentent plus de la moitié de la dette des jeunes surendettés.
00:19:47C'est pas le cas, on n'a pas le même comportement quand on a plus de 30 ans.
00:19:50Et le problème, c'est cet effet cumulatif.
00:19:52Tout arrive au même temps et on n'a plus d'épargne.
00:19:55Et donc, on se retrouve complètement piégés, surendettés.
00:19:58Il y a un changement qui va pouvoir limiter.
00:20:00On a beaucoup parlé de cette directive européenne sur les crédits,
00:20:02vous savez, à la consommation qui va être transposée en France.
00:20:05On l'attend en novembre 2026.
00:20:07Ça ne ravit pas tous les clients des banques.
00:20:09Mais en l'occurrence, pour les jeunes, ça va permettre de limiter,
00:20:12de vérifier la solvabilité surtout des clients,
00:20:14et de regarder l'utilisation de ces paiements fractionnés.
00:20:16parce qu'évidemment, quand on commence sa vie avec un dossier de surendettement,
00:20:21de surendettement, ce n'est pas simple.
00:20:22Des incidents de paiement, des difficultés à louer, à emprunter après.
00:20:26Ça nous suit quand même pendant un paquet d'années.
00:20:29Mais dernier point intéressant sur lequel j'aimerais insister,
00:20:32c'est que la Banque de France note que la hausse des dossiers pour les jeunes,
00:20:35elle s'explique aussi par leur accès à l'information.
00:20:37Parce que figurez-vous que la Banque de France,
00:20:39elle communique, y compris sur Instagram, sur les réseaux sociaux,
00:20:42de manière générale, plus de 30% des dossiers sont déposés en ligne.
00:20:47Autrement dit, il y a des jeunes en difficulté,
00:20:49mais aussi ces jeunes, ils poussent plus facilement la porte de la Banque de France
00:20:53et des alternatives pour demander de l'aide.
00:20:56Ils osent, là où ce n'est pas toujours le cas, chez les plus anciens.
00:20:58Merci beaucoup, Sofiane.
00:21:07Il est 12h30, bienvenue dans le Midi BFM, l'actualité en direct.
00:21:11Les intempéries, évidemment, toujours.
00:21:13C'est plutôt le calme avant l'arrivée de nouvelles pluies et d'une nouvelle tempête.
00:21:17Alors qu'un cacagénaire est porté disparu près d'Angers,
00:21:20après être tombé de son embarcation, la Loire et tous ses affluents débordent.
00:21:24Avec des niveaux jamais atteints depuis 30 ans quasiment,
00:21:27Noemi Vira est sur place à Chalonne-sur-Loire.
00:21:29La Charente maritime est le quatrième département placé en vigilance rouge.
00:21:34La situation est préoccupante à Sainte,
00:21:36où la Charente continue de monter et où il y a des évacuations.
00:21:40Arthur Descudé dans quelques instants, en direct.
00:21:43Autre grand titre de l'actualité, c'est 11 personnes en garde à vue
00:21:45dans l'enquête sur la mort de Quentin de Ranque à Lyon.
00:21:47Parmi les principaux suspects, il y a l'assistant parlementaire d'un député insoumis
00:21:52et au moins 4 militants de la Jeune Garde.
00:21:55La Jeune Garde reste un mouvement associé à LFI.
00:21:57C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, la position de la France insoumise est-elle tenable ?
00:22:01Quelles conséquences également sur les prochains scrutins ?
00:22:04Et on pense évidemment aux municipales, alors que l'alerte à la bombe survenue en fin de matinée
00:22:09au siège national de la France insoumise a été levée.
00:22:12On pose à toutes ces questions à Laurent Neman.
00:22:13Et puis le temps de votre après-midi, il n'y a que le sud qui verra le soleil.
00:22:17Il y a un nuage et pluie pour tout le reste, avec une nouvelle perturbation qui arrive par l'ouest.
00:22:22Froid au nord, à peine 4 degrés pour certains, très doux dans le Roussillon jusqu'à 17.
00:22:26Un homme d'une cinquantaine d'années est donc porté, disparu dans le Maine-et-Loire,
00:22:30et très précisément dans la commune de Chalonne-sur-Loire.
00:22:33Oui, c'était une demi-heure d'Angers.
00:22:35Il avait embarqué visiblement cette nuit dans une barque, Noémie Vira,
00:22:39avec deux autres personnes, et l'embarcation s'est retournée.
00:22:46Exactement, Roselyne, c'était aux alentours de 23h.
00:22:49Trois amis ont tenté de traverser le fleuve pour rentrer en ville,
00:22:54et donc le canoë s'est renversé.
00:22:58Ils passaient la soirée sur la bacille.
00:23:00Ils étaient trois, deux personnes ont été repêchées.
00:23:03Ils se sont agrippés à des branches.
00:23:06Ils sont âgés de 37 et 44 ans, et la troisième personne est toujours portée, disparue.
00:23:12Donc vous l'avez dit, il s'agit d'un homme qui serait âgé de 53 ans
00:23:16et qui serait couvreur de profession, qui habite sur la bacille.
00:23:20Il faut dire que la largeur de la Loire, ici à Chalonne-sur-Loire, complique les recherches.
00:23:26Vous voyez sur les images de Pierre-Louis Crétin le débit et ces courants imprévisibles
00:23:33qui compliquent les recherches, la largeur de cette Loire,
00:23:37et donc qui compliquent ces recherches.
00:23:40Les plongeurs et le SDIS 49 continuent les recherches,
00:23:43mais selon le préfet, cela va être compliqué de retrouver.
00:23:48Donc cette troisième personne disparue, selon ses mots,
00:23:52à quelques kilomètres de là, à Rochefort-sur-Loire, un homme d'une quarantaine d'années,
00:23:57a lui aussi voulu traverser en canoë, malgré les mises en garde sur les courants violents
00:24:01entre la Loire et le Louet, 200 mètres à peine, et son embarcation à Chaviré.
00:24:06C'est un élu local, ancien sapeur-pompier, qui l'a aidé à regagner la berge.
00:24:11Son canoë, lui, a été emporté par le courant.
00:24:14Donc depuis plusieurs jours, les autorités rappellent les consignes.
00:24:18Surtout, ne pas s'engager sur le pleuve, et éviter de tout traverser, même courte.
00:24:22Noémie Vira, avec Pierre-Louis Crétin, est la maire de la ville.
00:24:25La maire de Chalonne-sur-Loire tiendra un point presse,
00:24:27qu'on suivra en direct d'ici quelques instants.
00:24:29Nous allons maintenant à Sainte, avant de retrouver Arthur Descudé,
00:24:32Sainte-Charente-Maritime.
00:24:33Dès qu'on regarde ces images aériennes, qui donnent une idée marque de l'ampleur de ces inondations,
00:24:37il faut dire que Sainte est une commune qui est habituée aux inondations,
00:24:41mais on pourrait bien battre, dans les heures qui viennent, le record de cru de 1982.
00:24:46Oui, 1982, 6,84 m, et nous sommes actuellement à une hauteur de 6,34 m.
00:24:53Et lorsqu'on regarde les projections de Vigicru,
00:24:55le niveau de la Charente devrait encore progresser durant ces prochaines heures,
00:24:59avec de nouvelles pluies prévues à partir de cet après-midi, des pluies localement soutenues.
00:25:04Et puis surtout, ce paramètre aggravant, c'est que la Charente se jette dans l'Atlantique,
00:25:08et que demain, avec l'arrivée de Pedro, dès la nuit prochaine,
00:25:12les forts coefficients de marée, la houle, la surcote,
00:25:14eh bien tout ceci va empêcher l'écoulement de l'eau vers l'océan.
00:25:18Donc c'est un paramètre aggravant pour ces prochaines heures.
00:25:21Un millier de maisons inondées, disait le maire.
00:25:23Arthur, on vous retrouve en direct avec une sinistrée qui vient justement d'être évacuée.
00:25:29Tout à fait.
00:25:30Sabrine, vous venez d'évacuer.
00:25:32On vous a vu quitter votre maison en bateau.
00:25:35Il n'y avait plus le choix.
00:25:36Il fallait partir de chez soi, Sabine.
00:25:37Il fallait absolument partir parce que là, ils annoncent 30 centimètres de plus.
00:25:41Ce qui fait que là, je vais avoir le salon qui va être dans l'eau.
00:25:46Et puis, c'est ce que je disais tout à l'heure,
00:25:49surtout bien penser à faire disjoncter l'électricité pour ne pas qu'il y ait quoi que ce soit.
00:25:56Ils m'ont même demandé de vérifier avant de le renclencher quand je rentrerai.
00:26:01Sabine, ce qui est assez impressionnant à Sainte, c'est que l'on voit,
00:26:03et on le voit avec Lucille Martin qui m'accompagne depuis ce matin,
00:26:06c'est l'eau qui augmente extrêmement rapidement ici.
00:26:09C'est impressionnant.
00:26:10Même moi, je n'ai jamais connu ça.
00:26:13Peut-être à part en 82.
00:26:15Donc oui, là, il faut quand même vraiment suivre tous les conseils qui nous sont donnés
00:26:21et savoir partir parce que ça ne sert à rien de rester.
00:26:25Vous avez dû laisser vos chats chez vous.
00:26:27Pas le choix, pas possible de les prendre avec vous.
00:26:29Non, mais par contre, ils ont au moins 5 litières, 10 gamelles.
00:26:32Voilà, bon, ils ont de quoi tenir un moment.
00:26:35Et d'après ce que j'ai compris, dès que ça va commencer,
00:26:38ils vont pouvoir remettre les madriers.
00:26:40Je pourrais revérifier tout ça.
00:26:42Merci beaucoup, Sabine, d'avoir été avec nous.
00:26:44Vous souhaitez donc bon courage pour la suite ici à Sainte.
00:26:48Voilà, on le disait, donc l'eau qui commence,
00:26:50qui continue d'augmenter dans ces rues.
00:26:52A noter que dans cette rue, on a atteint quand même 82 centimètres.
00:26:55Pour vous dire, ça arrivait sur moi jusqu'au-dessus de mon bassin.
00:26:59Donc c'est assez impressionnant et ça n'est pas prêt de s'arrêter ici.
00:27:02Prudence, évidemment, dans les secteurs inondés.
00:27:04On en est à 11 suspects désormais interpellés dans l'enquête
00:27:07sur la mort de Quentin Derang,
00:27:09ce jeune militant nationaliste qui a été tué à Lyon.
00:27:12Et 7 sont soupçonnés d'avoir directement participé au lynchage.
00:27:16Alors que c'est-on de leur profil ?
00:27:17Quels liens ont-ils avec la jeune garde et LFI ?
00:27:20Les dernières informations avec Anaïs Girard,
00:27:22Mathias Tesson, Paul Conge et Thierry Bouillet.
00:27:2611 personnes, 8 hommes et 3 femmes,
00:27:28tous âgés d'une vingtaine d'années, sont aujourd'hui en garde à vue.
00:27:327 d'entre eux sont suspectés d'avoir directement frappé Quentin Derang.
00:27:36Parmi eux, on trouve donc, selon nos informations,
00:27:394 anciens militants du groupuscule antifasciste La Jeune Garde.
00:27:43Parmi eux, Jacques-Élie Favreau, vous en avez parlé,
00:27:45l'assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud.
00:27:48On l'aperçoit ici sur cette image,
00:27:51Jacques-Élie Favreau, juste derrière le député insoumis Raphaël Arnaud.
00:27:55La plupart des suspects sont arrêtés hier à différents endroits,
00:27:59en région lyonnaise, mais aussi dans l'Aisne, dans la Drôme et la Haute-Loire.
00:28:04« Attention, parmi toutes ces gardes à vue,
00:28:06on sait déjà qu'il y a des gens qui sont assez périphériques,
00:28:09qui sont soupçonnés de recel de malfaiteurs.
00:28:11En gros, ils ont aidé à la logistique, soit à les transporter, soit à les abriter. »
00:28:15De nouvelles images, filmées par un riverain,
00:28:17montrent une première rixe violente entre deux groupes d'extrême droite et d'ultra-gauche,
00:28:22les uns habillés en noir, les autres en vert.
00:28:25« Ça, c'est donc un premier affrontement.
00:28:27Et ensuite, quelques minutes plus tard,
00:28:30le groupe en noir, le groupe de Quentin Derang, se disperse.
00:28:35Quentin Derang, avec deux autres personnes, se retrouve isolé, bloqué. »
00:28:40Reste à connaître le degré d'implication de chaque suspect.
00:28:43Leur garde à vue peut durer jusqu'à 48 heures.
00:28:45« Par ailleurs, l'alerte à la bombe déclenchée au siège de la France Insoumise
00:28:49a été levée aux alentours de midi.
00:28:52Manuel Bompard réfute tout amalgame entre la France Insoumise et la jeune garde. »
00:28:59Je veux dire solennellement aussi à une grande partie de la classe politique
00:29:03et à une grande partie de la classe médiatique
00:29:06qui, depuis des jours et des jours, relaient des accusations
00:29:09qui sont des accusations mensongères et infamantes
00:29:12à l'égard de la France Insoumise,
00:29:14que ces accusations, elles ont des conséquences extrêmement concrètes.
00:29:17Donc je leur demande maintenant d'arrêter de se livrer
00:29:19à cette instrumentalisation absolument abjecte
00:29:23du drame qui a eu lieu jeudi soir à Lyon
00:29:26sur lequel la France Insoumise ne porte aucune responsabilité.
00:29:30Aucune responsabilité.
00:29:31Cette défense de LFI, Laurent Neumann, ça fait beaucoup réagir.
00:29:34Oui, parce que je pourrais vous dire que ce matin, dans mon café,
00:29:37on parlait de ce qui est arrivé à Quentin de Rhin,
00:29:38mais la vérité, c'est qu'on parlait surtout du déni de Jean-Luc Mélenchon.
00:29:42D'ailleurs, déni, ce n'est pas le bon mot,
00:29:44c'est la manière surtout dont Jean-Luc Mélenchon
00:29:46continue à assumer les liens entre la France Insoumise
00:29:50et la jeune garde, au mépris d'ailleurs de la gravité
00:29:54des faits qui se sont commis à Lyon.
00:29:56Écoutez Jean-Luc Mélenchon, c'était hier.
00:29:58– La jeune garde est une organisation associée au mouvement insoumis.
00:30:05Nous ne nous mêlons de rien dans la jeune garde.
00:30:09Nous ne donnons pas de consigne, nous ne donnons pas d'ordre,
00:30:12ce n'est pas nous qui décrétons les mobilisations de cette organisation.
00:30:15– Est-ce que vous pensez que c'est une faute politique
00:30:17de tenir ce discours et quelles conséquences ça pourrait avoir selon vous ?
00:30:22– Alors, une faute politique, de mon point de vue, ça ne fait aucun doute
00:30:25parce que du coup, cette position de Jean-Luc Mélenchon
00:30:28et on a écouté Emmanuel Bompard qui tient exactement la même ligne,
00:30:32eh bien ça rend parfaitement impossible de futures alliances
00:30:35entre ce qu'on appelle la gauche du gouvernement et les filles.
00:30:39Écoutez ce que disait François Hollande, c'était sur notre antenne ce matin.
00:30:42– Là, il y a une double responsabilité de la France Insoumise.
00:30:46La première responsabilité depuis des mois,
00:30:49c'est d'entretenir une espèce de brutalité dans l'expression,
00:30:53de dénonciation permanente, de mise en accusation, d'outrance.
00:30:58À l'extrême droite, on a aussi ce type de provocation.
00:31:02La deuxième responsabilité, c'est d'avoir accepté,
00:31:06pour un parti supposé dans l'arc républicain,
00:31:10d'avoir accepté d'avoir un lien avec un groupe,
00:31:15en l'occurrence la Jeune Garde,
00:31:17qui fait du combat physique son but et sa méthode.
00:31:22– Comprenez-moi bien, je ne fais pas d'amalgame.
00:31:25Mais la faute politique, elle, c'est de continuer à dire,
00:31:29malgré les faits, que la Jeune Garde fait partie de la famille de LFI.
00:31:33Ce sont les mots de Jean-Luc Mélenchon.
00:31:35Il les présente toujours comme un mouvement associé, comme des alliés.
00:31:38La faute, c'est d'essayer de faire la distinction
00:31:42entre la violence et la défense.
00:31:44Et pardon, le vieux journaliste que je suis,
00:31:47ça m'a rappelé mes jeunes années d'étudiants,
00:31:49quand dans ma faculté, il y avait ce qu'on appelait le GUD à l'extrême droite.
00:31:53Pourquoi le GUD ? Groupe, Union, Défense.
00:31:56C'était déjà ce que disait l'extrême droite.
00:31:58Cette distinction, elle n'est pas valide.
00:32:00Jean-Luc Mélenchon, en réalité, aurait dû,
00:32:02non seulement condamner ce qui s'est passé à Lyon,
00:32:05mais il aurait, un, dû rompre avec la Jeune Garde.
00:32:07Il aurait dû exclure de l'orbite de LFI
00:32:09toute organisation violente,
00:32:13ou en tout cas qui prône l'affrontement.
00:32:14Et puis surtout, exclure provisoirement au moins Raphaël Arnaud
00:32:19du groupe LFI, au moins le temps de l'enquête.
00:32:21Or, le paradoxe, c'est que non seulement il ne le fait pas,
00:32:24mais dans le même temps, Raphaël Arnaud, lui,
00:32:26rompt son contrat de travail avec son propre assistant parlementaire.
00:32:30C'est quand même un sacré paradoxe.
00:32:31Alors que Jean-Luc Mélenchon, lui,
00:32:32ne rompt pas même provisoirement avec Raphaël Arnaud.
00:32:35Alors oui, faute politique, j'assume.
00:32:38Parce qu'en plus, Jean-Luc Mélenchon rend service à l'extrême droite,
00:32:42qu'il dit vouloir combattre.
00:32:44Ce qui est quand même une faute politique assumée.
00:32:48Pourquoi je dis ça ?
00:32:49Parce que du coup, l'extrême droite,
00:32:50ça leur permet de se refaire une virginité à peu de frais.
00:32:53Comme s'il n'y avait jamais eu de groupe violent
00:32:55autour de l'extrême droite.
00:32:56Comme s'il n'y avait pas des brebis galeuses
00:32:58dans les candidats à l'extrême droite.
00:32:59Et d'ailleurs, Jordan Bardella l'a bien compris,
00:33:02puisqu'il va faire une conférence cet après-midi
00:33:04pour dire cordon sanitaire avec la France insoumise.
00:33:07D'une certaine manière, Jordan Bardella peut dire
00:33:09merci Jean-Luc Mélenchon.
00:33:10Et on suivra ça en direct sur BFM TV.
00:33:12L'actualité, en ce moment, c'est le Maine-et-Loire
00:33:15avec la maire de Chalonne-sur-Loire
00:33:17qui tient une conférence de presse
00:33:18après la disparition d'un homme cette nuit.
00:33:26Bonjour madame la maire.
00:33:27Bonjour.
00:33:28Pour vous expliquer où en sont les recherches.
00:33:30Alors, où en sont les recherches ?
00:33:32Je vais d'abord commencer par vous dire
00:33:33que chez nous, c'est quand même une crue exceptionnelle.
00:33:36Et que donc, on a mis, vous voyez, en place le PCS,
00:33:41le plan de sauvegarde, plan communal de sauvegarde.
00:33:44Et donc, depuis lundi dernier, on a des réunions tous les matins
00:33:49avec les boutons de saut, les pompiers, les gendarmes,
00:33:52tous les services de la mairie,
00:33:54de façon à faire de la prévention et de voir ce qu'on peut faire.
00:33:58Malgré tout ce qu'on a pu dire, tout ce qu'on a préparé
00:34:01depuis, même c'est vendredi dernier,
00:34:05on a eu un accident.
00:34:06Un accident, donc, c'est une embarcation,
00:34:08c'était hier soir, vers 23h.
00:34:11Les pompiers ont été appelés pour une embarcation
00:34:16qui s'est renversée avec trois personnes dedans.
00:34:20Il y en a deux qui ont été secourues
00:34:22et qu'on a emmenées à l'hôpital.
00:34:24et la dernière personne, la troisième, n'a pas été retrouvée.
00:34:29Et donc, jusqu'à 5h ce matin, je pense qu'ils ont cherché
00:34:34et on n'a toujours aucune autre nouvelle.
00:34:37Et on ne sait pas.
00:34:38Ils vont repartir sans doute les chercher,
00:34:42mais on ne sait pas.
00:34:43On ne sait pas trop ce qui va se passer maintenant.
00:34:44Qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?
00:34:45On ne sait pas vraiment.
00:34:49Ce sont probablement des gens qui sont montés dans une embarcation
00:34:53et puis, vous savez, la Loire, elle est capricieuse.
00:34:55Il y a des tourbillons.
00:34:57On ne sait pas ce qui s'est passé.
00:34:58On n'était pas là.
00:34:59On sait juste qu'ils ont appelé au secours,
00:35:01que deux ont été secourus
00:35:03et que le dernier, on ne l'a pas retrouvé.
00:35:06Tout ce qu'on sait.
00:35:07Est-ce que vous considérez aujourd'hui que cette personne est décédée ?
00:35:10Ça, je ne peux pas vous le dire.
00:35:11Je ne peux pas savoir.
00:35:12Parce que s'ils l'ont cherché partout,
00:35:16je ne peux pas vous dire.
00:35:17Moi, je ne peux pas savoir.
00:35:19On ne l'a pas retrouvé.
00:35:21C'est certain.
00:35:22Ça, c'est sûr.
00:35:22Quelles instructions vous donnez aujourd'hui à votre population ?
00:35:25Alors, on leur demande.
00:35:29On leur demande.
00:35:30On envoie un communiqué, là.
00:35:31On va envoyer un communiqué par l'intermédiaire de WhatsApp.
00:35:34WhatsApp, c'est une façon de communiquer pour tous les Iliens
00:35:39de façon à ce qu'ils aient toutes les mêmes informations.
00:35:43Alors, mettre les gilets de sauvetage impératifs,
00:35:45ne pas prendre de canoës,
00:35:47mais ne prendre que des bateaux adaptés à la Loire,
00:35:50ne pas partir seul et prévenir les voisins ou la famille quand ils reviennent.
00:35:57Alors, qu'est-ce qu'on a mis encore ?
00:35:59Je regarde parce qu'on a mis plein de consignes.
00:36:02Justement, comment expliquer, enfin, que faisaient ces trois personnes sur un canoë hier soir ?
00:36:06J'en sais strictement rien.
00:36:08J'en sais strictement rien parce que moi, je n'ai pas vu les personnes secourues.
00:36:11Ils ont été emmenés à l'hôpital.
00:36:13Je ne sais pas du tout.
00:36:14Je ne sais pas ce qu'ils faisaient.
00:36:16Vous savez, on ne sait pas ce que font les gens.
00:36:17Même si les Iliens connaissent bien leur île, il y a toujours des gens...
00:36:22On ne peut pas savoir.
00:36:23Ça, je ne sais pas.
00:36:24Mais on leur demande surtout qu'on va avoir une tempête cet après-midi.
00:36:28Donc, on ne leur interdit pas, mais on leur conseille vivement de ne pas sortir,
00:36:33sauf vraiment exception, puisque ça va évidemment ne pas ranger toutes les affaires quand même.
00:36:39Donc, on leur demande ça.
00:36:42Après...
00:36:42Est-ce que vous accompagnez les proches de la victime disparue ?
00:36:46Je ne les ai pas vus encore, parce que d'abord, il y en a beaucoup qui habitent dans l
00:36:49'île.
00:36:50On n'a pas encore vu la famille.
00:36:54D'abord, moi, je ne sais même pas trop qui c'est, en fait.
00:36:57On n'a pas eu les noms, nous.
00:36:58Ce sont les pompiers qui sont allés et on n'a vu personne encore de la famille.
00:37:04On est justement à voir en ce moment ce qu'on va faire pour régler ce problème.
00:37:12Voilà pour le point fait par la maire de Chalonne-sur-Loire, donc, après cette embarcation qui s'est donc
00:37:19retournée aux alentours de 23h.
00:37:21Un homme porté disparu et deux autres qui ont pu être sauvés.
00:37:23Je ne sais pas si on peut voir une image de la commune d'Angers.
00:37:26À Angers, ce n'est pas la même histoire.
00:37:28À Angers, c'est 160 000 habitants.
00:37:30Et depuis le début de cet épisode d'inondation, c'est donc la plus grande agglomération qui est sous les
00:37:36eaux.
00:37:36Et là encore, on pourrait se diriger vers la crue du siècle.
00:37:40Le précédent record à Angers, c'était 1995.
00:37:42Et nous serons sur place dans quelques minutes dans le journal de 13h avec Marie Roux.
00:37:46Avant ça, un chiffre qu'on vous révèle dans le MidiBFM.
00:37:48Plus de 6 Français sur 10 déclarent avoir été confrontés à des nuisibles invasions de punaises de lits, de moustiques,
00:37:56de rongeurs.
00:37:57Au cours des cinq dernières années, visiblement, ils pullulent.
00:38:00Comment est-ce qu'on explique, Margot de Frouville, une telle progression au fil des années ?
00:38:05Alors, c'est vrai qu'ils pullulent, ça a quasiment doublé en cinq ans.
00:38:08Et quand on regarde les hausses les plus marquées, elles concernent d'abord les guêpes et les frelons, quasiment multipliés
00:38:13par trois.
00:38:14Les rongeurs, multipliés par deux et demi.
00:38:16Les punaises de lits qui ont doublé.
00:38:18Quand on regarde au niveau régional, on voit que le sud-ouest est particulièrement concerné.
00:38:22Devant le sud-est et l'île de France.
00:38:24Et sur les causes, c'est multifactoriel.
00:38:27Alors, ça dévend évidemment du nuisible.
00:38:29Mais le changement climatique n'y est pas étranger.
00:38:32Écoutez ce spécialiste.
00:38:34Plus il va faire chaud, plus c'est facile pour les espèces de s'installer.
00:38:38Moins les hivers sont rudes, moins on fait baisser la population pendant l'hiver.
00:38:41Sur les punaises de lits, c'est un peu différent.
00:38:42C'est beaucoup les voyages qui vont tirer le nombre d'infestations.
00:38:45Et pour les personnes concernées, Margot, évidemment, ce n'est pas sans conséquence pour la santé.
00:38:49Non, 69%, quasiment 7 sur 10, disent que ça doit avoir un impact sur leur qualité de vie et ou
00:38:54sur leur santé mentale.
00:38:5644% ressentent du stress, 38% des problèmes de sommeil, plus de 30% aussi une nervosité accrue.
00:39:02Et ça se confirme lorsque l'on va sur le terrain, au côté d'une société de désinsectisation.
00:39:07Écoutez ce témoignage d'une propriétaire d'appartement victime d'une infestation de souris.
00:39:11C'est sa fille qui habite le logement.
00:39:14Elle a emménagé il y a un an et demi à peu près.
00:39:18Et au bout de 2-3 semaines, elle commençait à entendre quelque chose.
00:39:22Donc on a fait intervenir.
00:39:23Et après, elle était tranquille pendant un moment.
00:39:25Et puis là, depuis Noël, quand elle est rentrée après les fêtes, elle commençait à les entendre.
00:39:31Elle est dans quel état, votre fille ?
00:39:34Elle ne dort plus depuis des semaines.
00:39:37Sauf si elle dort ailleurs et elle n'arrive pas à se reposer.
00:39:41Mais là, elle s'endort parfois à 4, 5, 6 heures du matin.
00:39:45Témoignage recueilli par François Pitrelle, l'Houra Champion, c'est l'enfer.
00:39:48C'est la deuxième fois qu'une intervention est programmée dans cet appartement.
00:39:51Car oui, il faut souvent plusieurs passages pour se débarrasser du nuisible.
00:39:55En fait, une fois que le spécialiste a repéré le point d'entrée, il va poser des pièges qui contiennent
00:40:00un biocide, un produit pour éliminer le nuisible.
00:40:04Écoutez ce technicien.
00:40:06On continue jusqu'à ce qu'on puisse trouver une solution.
00:40:09Mais habituellement, en deux ou trois interventions, on arrive à régler le problème.
00:40:14C'est cher ?
00:40:15Ça coûte cher.
00:40:16On est désolés si vous êtes à table.
00:40:17On se faisait la remarque.
00:40:18Bon appétit, bien sûr.
00:40:19Ça dépend des espèces.
00:40:20Mais en moyenne, 570 euros.
00:40:23Il faut se renseigner parce que c'est de plus en plus pris en charge par les assurances d'habitation.
00:40:27Ça vaut le coup de poser la question.
00:40:29Non.
00:40:29Non, c'est une bonne nouvelle, les crues à Paris.
00:40:32À Paris seulement, je pense.
00:40:33La crue de la Seine, il y a 5 millions de rats à Paris, ils vivent dans les égouts.
00:40:36Et la crue, c'est le mode de régulation de la population des rats qui vont retomber mécaniquement à 2,
00:40:412 millions et demi, 2 millions grâce à la crue de la Seine parce qu'ils vont mourir noyés.
00:40:46Ce n'est bon que pour les rats.
00:40:47Que pour les rats.
00:40:48Si vous le dites.
00:40:49Restez avec nous, nous revenons dans quelques instants.
00:40:51Nouveau journal à 13h.
00:40:52La météo, les nouvelles ne sont hélas pas bonnes.
00:40:55Et puis le dossier du 13h.
00:40:57La France insoumise devient-elle infréquentable ?
00:41:00Quasiment toute la classe politique condamne sa proximité avec la jeune garde mise en cause dans le meurtre de Quentin
00:41:05de Ranque.
00:41:06Et puis à 13h40, on suivra évidemment la situation en direct sur ces intempéries.
00:41:114 départements toujours en vigilance rouge.
00:41:12Et on va voir avec Marc que la pluie revient encore.
00:41:32En fait, je suis mauvaise langue parce que Marc, il a enfin une bonne nouvelle.
00:41:36Parce qu'on sait en fait quand cette série de dépressions va enfin s'arrêter.
00:41:41Oui, en fait, on a le retour de l'encyclone qui est prévu pour ce week-end.
00:41:44A partir de samedi, ça y est, retour à des conditions météo sèches dans le sud de la France.
00:41:48Alors peut-être de manière temporaire pendant 4-5 jours.
00:41:51Mais bon, ça permettra en tout cas une première décrue, une vraie décrue de s'amorcer.
00:41:56Mais pour l'instant, les conditions météo vont rester très perturbées.
00:41:59Vigilance rouge dans ces 4 départements de l'ouest.
00:42:01Vigilance orange également dans de très nombreux départements.
00:42:04On surveille également le risque d'avalanche.
00:42:06Je vais faire juste une petite marche arrière parce que regardez là, cet enroulement juste ici.
00:42:10Ça, c'est la prochaine tempête Pedro qui est en train de rapprocher avec son lot de précipitation.
00:42:16C'est très fortes rafales de vent également.
00:42:17Les pluies d'ailleurs qui s'intensifient en direction de la Bretagne, qui vont gagner la Normandie, les pays de
00:42:21la Loire cet après-midi.
00:42:22Des pluies également sur le reste de la moitié nord et un temps beaucoup plus calme dans le sud-est
00:42:26du territoire.
00:42:27Les températures pour cet après-midi, bien des températures qui progressent jusqu'à 19 degrés pour Biarritz.
00:42:32Et puis demain, donc attention, très fortes rafales de vent prévues, notamment la Tramontane.
00:42:37Et puis surtout de très fortes précipitations attendues dans le sud-ouest de la France, jusqu'à 50 litres d
00:42:42'eau par mètre carré.
00:42:43Bienvenue, si vous nous rejoignez seulement.
00:42:4513h et bon appétit si vous êtes évidemment à table.
00:42:48L'actualité, l'un des grands titres de l'actualité, ce sont ses crues intenses, comme vous le lisez.
00:42:52Quatre départements en vigilance rouge, les départements du Lot-et-Garonne, de la Gironde.
00:42:58Et depuis hier, la Charente-Maritime s'est ajoutée au Maine-et-Loire.
00:43:03D'ailleurs, que ce soit à Sainte ou à Angers, la situation est particulièrement préoccupante parce que dans ces deux
00:43:09villes, l'eau continue de monter.
00:43:11Oui, à Angers, c'est la Loire qui est particulièrement hors de contrôle et dangereuse.
00:43:14D'ailleurs, un homme est porté disparu depuis cette nuit.
00:43:18Il était à bord d'une embarcation vers 23h avec deux autres personnes lorsqu'ils ont chaviré.
00:43:23Ça s'est passé précisément dans la petite ville de Chalonne-sur-Loire.
00:43:27C'est à une demi-heure d'Angers.
00:43:28Écoutez les dernières précisions que donnait la maire en direct sur BFM TV.
00:43:32On a eu un accident.
00:43:33Un accident, donc c'est une embarcation, c'était hier soir, vers 23h.
00:43:38Les pompiers ont été appelés pour une embarcation qui s'est renversée avec trois personnes dedans.
00:43:47Il y en a deux qui ont été secourues et qu'on a emmenées à l'hôpital.
00:43:51Et la dernière personne, la troisième, n'a pas été retrouvée.
00:43:57Et donc, jusqu'à 5h ce matin, je pense qu'ils ont cherché.
00:44:02Et on n'a toujours aucune autre nouvelle.
00:44:05Et on ne sait pas.
00:44:06Ils vont repartir sans doute les chercher.
00:44:09Mais on ne sait pas.
00:44:10On ne sait pas trop ce qui va se passer maintenant.
00:44:12Cela fait plus d'une semaine maintenant que ces inondations majeures ont débuté.
00:44:16Dans le sud-ouest évidemment.
00:44:17Et vous les avez suivies avec nous.
00:44:20Mais jusqu'à présent, Roselyne, aucune grosse amélioration n'avait été touchée.
00:44:24Ce n'est plus le cas.
00:44:25Angers est désormais sous la menace d'une crue majeure.
00:44:28160 000 habitants.
00:44:29Marie Roux, on vous retrouve en direct.
00:44:31Et l'image parle d'elle-même.
00:44:32Tous ceux qui habitent dans ce quartier ont les pieds dans l'eau et des pièces dans l'eau.
00:44:39Oui, exactement.
00:44:40Puisque la Maine est actuellement à 6 mètres de haut.
00:44:43Elle a monté très rapidement, trop rapidement.
00:44:45Ce qui fait que la promenade que vous voyez, c'est la promenade du reculé qui est totalement submergée.
00:44:50Pour vous donner un ordre d'idée, l'eau est à 2,50 mètres au-dessus de la chaussée.
00:44:54Et conséquence, les habitations de ce quartier, cet ancien village de pêcheurs, sont inondés partiellement.
00:45:00Notamment les jardins et puis les caves.
00:45:03C'est le cas de Nicolas.
00:45:04Nicolas, votre cave est totalement inondée.
00:45:06Vous savez combien il y a à peu près d'eau actuellement ?
00:45:09Alors, il doit y avoir 70 centimètres à peu près d'eau dans la cave.
00:45:12Vous aviez anticipé.
00:45:13Vous aviez enlevé tout ce qui pouvait être susceptible d'être inondé.
00:45:16Oui, on était sur Van pendant deux jours.
00:45:19C'est les enfants qui se sont occupés de cela.
00:45:22Et là, la suite, c'est de vider cette pièce ou en tout cas de mettre les parpaings.
00:45:27Comment ça va se passer la suite de la journée ?
00:45:28Alors, on anticipe en remontant en fait au-dessus, dans une pièce au-dessus, ce qu'il y a ici.
00:45:34Parce que vous voyez, il y a les machines à laver qui sont sur votre derrière vous.
00:45:39Et qu'il va falloir rehausser si l'eau commence à arriver ici.
00:45:43Merci beaucoup Nicolas.
00:45:45Voilà, les habitants qui font preuve de pragmatisme, qui s'organisent.
00:45:48Carlo va continuer de monter.
00:45:50Et vous l'avez dit, Angers, c'est une grande métropole.
00:45:53Plusieurs routes sont déjà fermées à la circulation.
00:45:55Et notamment, le plus vieux pont de la ville, le pont de Verdun.
00:45:58Voilà, 160 000 habitants à Angers.
00:46:00Et l'agglomération, c'est 300 000 habitants, Marc, n'est-ce pas ?
00:46:02Autre ville moyenne, en tous les cas, concernée elle aussi par les crues, c'est Sainte.
00:46:07Là aussi, c'est une commune qui est très habituée aux crues.
00:46:09Mais on se redoute de battre des records dans les heures qui viennent.
00:46:14Et des évacuations ont eu lieu ce matin et sont toujours en cours, Arthur Descudé.
00:46:20Tout à fait, des évacuations ont eu lieu dans la rue où l'on se trouve avec Lucille Martin.
00:46:25Vous le voyez, car le niveau d'eau est très impressionnant.
00:46:27Vous, Catherine, vous habitez ici.
00:46:29L'eau est quasiment devant votre porte, mais vous n'avez pas encore évacué.
00:46:32Catherine, pourquoi ?
00:46:33Je n'ai pas évacué, parce que j'attends que la crue monte encore un peu plus.
00:46:36Il me reste 30 centimètres afin que l'eau ne puisse pas rentrer.
00:46:42La même chose par mon jardin qui est à 30 centimètres de plus.
00:46:48Eh bien, c'est foutu parce que là, j'en ai dans côté cuisine.
00:46:52Votre cave, vous nous disiez, est également inondée.
00:46:56Est-ce que vous avez préparé aussi ?
00:46:57Est-ce que l'eau rentre dans votre salon ?
00:46:59Est-ce que vous avez mis vos meubles sur des parpaings ?
00:47:00Non, pas encore.
00:47:01J'attendais, je pensais que la crue serait moins importante.
00:47:03Donc, je n'ai rien préparé.
00:47:06Mais de toute façon, on appelle, je ne sais plus quel mot.
00:47:09La mairie.
00:47:10La mairie, ils sont parfaits.
00:47:11Ils vous envoient tout de suite quelqu'un.
00:47:13On ne vous met des parpaings.
00:47:14Et voilà.
00:47:15Là, vous voyez en face.
00:47:16Il y a toujours des opérations en cours.
00:47:18Merci Catherine.
00:47:20Merci Catherine d'avoir été avec nous.
00:47:22Voilà, Catherine le disait.
00:47:23Des opérations qui sont donc toujours en cours dans cette rue un petit peu partout.
00:47:26Car il faut continuer à évacuer les habitants qui ont de l'eau qui rentre dans leur maison.
00:47:30Sur des images de Lucille Martin.
00:47:32Lola Baille, vous, on vous retrouve à Bari en Gironde.
00:47:35Là, on est dans les boucles de la Garonne qui déborde elle aussi.
00:47:37Et on le disait, ça fait maintenant une semaine.
00:47:40Avec les grandes marées, ça ne va pas s'améliorer de si tôt.
00:47:43Elle est sinistrée.
00:47:43On commence à trouver le temps long.
00:47:45D'autant, Marc, qu'il y a une nouvelle tempête qui arrive.
00:47:47Oui, en effet, une nouvelle tempête qui arrive avec des rafales de vent puissantes jusqu'à 110, 120 km par
00:47:54heure pour les côtes aquitaines.
00:47:55Et puis surtout, des pluies à nouveau très soutenues.
00:47:59Dans le sud-ouest, il pourrait tomber 15 jours de pluie en l'espace seulement de 24 heures.
00:48:03Et puis un mot, on était en Charente-Maritime.
00:48:06Il faut savoir que la Charente-Maritime, donc pour l'instant, il n'y a pas de pic de cru.
00:48:09Mais la Charente-Maritime, par exemple, c'est un département très plat, faible relief.
00:48:13C'est de larges plaines alluviales, des marais, altitude très proche du niveau de la mer.
00:48:18Et donc avec la surcote et l'élévation du niveau de la mer, avec la tempête et l'effort coefficient
00:48:22de marée,
00:48:22eh bien quand une décrue va s'amorcer, cette décrue sera extrêmement lente sur des sols saturés.
00:48:26Donc le retour à la normale va prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
00:48:31Merci beaucoup Marc. Nous rouvrons évidemment ce dossier tout à l'heure dans le 13-40.
00:48:35Restez avec nous. Dans quelques instants, nous reviendrons sur l'enquête.
00:48:39L'enquête sur la mort de ce militant nationaliste à Lyon.
00:48:45La France insoumise nie toute responsabilité.
00:48:48Ce délaut de solaires, d'ailleurs, pas forcément de la jeune garde.
00:48:52On fait un point complet dans quelques instants à la fois sur cette enquête et sur les conséquences politiques de
00:48:57cette affaire.
00:48:57A tout de suite.
00:48:58Plus de 13h10, retour sur le plateau du Midi-BFM.
00:49:01Plus jamais d'alliance avec la France insoumise.
00:49:03Les mots sont très forts.
00:49:04Ils ont été prononcés ce matin par François Hollande après le meurtre du militant nationaliste Quentin de Rang.
00:49:10L'enquête se poursuit à Lyon.
00:49:11On va en parler avec Bernard Sennanès, président de l'Institut Elab, Laurent Neumann.
00:49:15Et puis nous sommes en direct du commissariat de Lyon où sont entendus 11 suspects avec Paul Conch.
00:49:21Paul, quel lien y a-t-il entre ces interpellations et LFI ?
00:49:28Écoutez, ce qu'on peut dire, c'est que sur les 11 personnes qui sont actuellement en garde à vue
00:49:32et sur les 7 qui sont en garde à vue, notamment pour homicide,
00:49:35eh bien on trouve Jacques-Élie Favreau qui est donc militant à la jeune garde mais surtout assistant parlementaire du
00:49:40député insoumis Raphaël Arnaud.
00:49:42On pourrait dire peut-être ex-collaborateur parlementaire puisque Raphaël Arnaud a annoncé hier qu'il avait rompu son contrat.
00:49:48Mais il y a aussi un autre lien avec la France insoumise.
00:49:51Celui-là, il est beaucoup plus indirect puisque trois des autres suspects, selon nos informations, sont militants à la jeune
00:49:57garde antifasciste.
00:49:59Donc ce groupuscule qui, en fait, a été plusieurs fois déjà soutenu par la France insoumise et qui continue d
00:50:06'ailleurs toujours à être soutenu par la France insoumise.
00:50:08Au fond, Laurent Neumann, ce n'est pas inutile de rappeler à ceux qui nous regardent ce qu'est la
00:50:11jeune garde.
00:50:12À quoi sert la jeune garde pour la France insoumise ?
00:50:15Alors la jeune garde, c'est un mouvement antifasciste qui n'appartient pas à la France insoumise, il faut être
00:50:21précis, qui fait partie des mouvements alliés comme d'autres formations politiques.
00:50:27Et c'est pour ça que Jean-Luc Mélenchon peut dire tout ce qui se passe à la jeune garde,
00:50:31ce n'est pas moi.
00:50:31Sauf que, quand vous avez des rassemblements de la France insoumise, il y a souvent un stand de la jeune
00:50:38garde.
00:50:38Jean-Luc Mélenchon lui-même est allé dans le camp d'entraînement de la jeune garde, donc les liens y
00:50:44sont avérés.
00:50:45Justement, écoutez-le, Jean-Luc Mélenchon, il revendique quand même les liens avec cette jeune garde.
00:50:51La jeune garde est une organisation associée au mouvement insoumis.
00:50:58Nous ne nous mêlons de rien dans la jeune garde.
00:51:01Nous ne donnons pas de consigne, nous ne donnons pas d'ordre, ce n'est pas nous qui décrétons les
00:51:06mobilisations de cette organisation.
00:51:08Et pas de désolidarisation de Jean-Luc Mélenchon, il s'est exprimé après les interpellations.
00:51:14Absolument, il dit même que la jeune garde fait partie de la famille insoumise.
00:51:18Il dit même qu'il est très fier de celles et ceux qui en font partie.
00:51:22Donc comme si au fond, ce qui s'était passé à Lyon n'avait rien changé.
00:51:25Et je le disais, il n'a pas rompu non plus avec Raphaël Arnaud, le député de la France insoumise.
00:51:31Il aurait pu le suspendre provisoirement, ce qui est d'ailleurs assez paradoxal,
00:51:34puisque Raphaël Arnaud, lui, a rompu le contrat de travail de son assistant parlementaire,
00:51:39qui est actuellement interpellé au commissariat de Lyon.
00:51:42Bernard Sananès, président de l'Institut Elabe, est-ce que ce soutien peut coûter cher politiquement à la France insoumise
00:51:49?
00:51:49Il y a deux manières de voir le problème.
00:51:51Il y a l'impact électoral et l'impact purement politique.
00:51:54L'impact électoral, on le verra tout de suite aux élections municipales.
00:51:57LFI, pour la première fois, a choisi d'investir les municipales.
00:52:00Il y aura à peu près 500 listes, ça n'était jamais arrivé jusqu'à présent.
00:52:02Ça n'intéressait pas beaucoup ce parti et Jean-Luc Mélenchon en premier.
00:52:05On va voir si des listes qui étaient créditées dans certaines enquêtes d'opinion de 10, 12, 14% dans
00:52:10certaines grandes villes,
00:52:11notamment où il y a un électorat jeune, fort, qui s'est mobilisé aux présidentielles,
00:52:15est-ce que ça va se dégonfler ?
00:52:17Dans quel cas, est-ce que ces listes vont passer sous la barre des 10% qui leur permettent de
00:52:22se maintenir ?
00:52:22Ça, c'est la première chose.
00:52:23Et puis, il y a l'impact politique, les alliances.
00:52:25Les alliances, je vais prendre un exemple.
00:52:27À Nantes, Mme Johanna Rolland, maire socialiste, très bien installée, etc.
00:52:31Elle a une concurrence France insoumise.
00:52:33Qu'est-ce qu'elle fait au second tour ?
00:52:35Est-ce qu'elle se dit, il y a une liste de droite qui peut la menacer,
00:52:38est-ce qu'elle se dit, je prends un risque de s'allier avec le France insoumise
00:52:41et de perdre des électorats modérés ?
00:52:43Ou est-ce qu'elle dit, oui, je maintiens cette alliance ?
00:52:45Ou est-ce qu'elle suit la maxime de François Hollande ce matin ?
00:52:47Donc, c'est l'impact électoral qu'on va voir assez rapidement.
00:52:50Et puis, derrière tout ça, il y a une autre leçon qu'on va pouvoir essayer de tirer.
00:52:55Est-ce que finalement, ce qu'on observe depuis 10 ans,
00:52:57c'est-à-dire que la France insoumise a pris le leadership de la gauche,
00:53:00est-ce que ce leadership de la gauche peut être rééquilibré ?
00:53:03Les propos de François Hollande, ce matin, est-ce que le parti socialiste,
00:53:06la social-démocratie, peut revenir le leader à gauche,
00:53:08ce qu'il n'est plus, il faut rappeler, depuis plus de 10 ans ?
00:53:11On l'écoute, François Hollande, il était ce matin sur BFM TV,
00:53:13et pour lui, la relation de toute la gauche avec LFI est terminée.
00:53:18Pour les scrutins municipaux, il ne peut pas y avoir,
00:53:23au premier tour, c'est déjà établi, au deuxième tour,
00:53:27il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes,
00:53:31ou les formations de la gauche réformiste, et LFI.
00:53:35– C'est clair.
00:53:36– C'est très intéressant ce qu'a dit Bernard Saint-Nesson, Laurent Nouman,
00:53:39mais quelle peut être la conséquence sur l'électorat d'une telle affaire,
00:53:43l'électorat de gauche ?
00:53:44Je trouve que le patron du parti socialiste, Olivier Faure,
00:53:48est assez silencieux depuis le début, la révélation de cette histoire.
00:53:51– Alors, je vais dans le sens de ce que disait Bernard,
00:53:53pour l'électorat de la France insoumise,
00:53:55je ne suis pas sûr que ce qui s'est passé change beaucoup de choses,
00:53:58on le verra cependant au premier tour des élections municipales,
00:54:01mais ce qui est important, c'est pour l'électorat de gauche modérée,
00:54:05disons, ceux qui sont plutôt proches du parti socialiste, des écologistes,
00:54:10même dans une certaine mesure du parti communiste.
00:54:12Est-ce que ceux-là vont dire, attendez, ce qui vient de se passer là, c'est terminé ?
00:54:16Est-ce qu'on peut encore voter pour une liste d'alliances
00:54:19s'il n'y a pas de, je mets des guillemets, de cordon sanitaire ?
00:54:23C'est d'ailleurs ce que va réclamer l'extrême droite.
00:54:25L'extrême droite va faire à LFI ce que la gauche a fait au Rassemblement national,
00:54:30en disant, si vous êtes dans l'arc républicain,
00:54:33montez un barrage républicain pour ne pas associer la France insoumise.
00:54:37Jordan Bardella qui prendra la parole à 16h,
00:54:39d'ailleurs on suivra ça en direct sur BFMTV,
00:54:40il y a les municipales là, dans 15 jours,
00:54:43mais dans un an et demi, il y a la présidentielle.
00:54:46Oui, alors est-ce que Jean-Luc Mélenchon sera candidat ?
00:54:48A priori, oui.
00:54:50Où sera-t-il ? Quel sera son étiage ?
00:54:53Est-ce que cette affaire va peser sur lui ?
00:54:55Vous vous souvenez au moment de la perquisition,
00:54:57Bernard s'en souvient,
00:54:58tout le monde avait dit, Jean-Luc Mélenchon, c'est fini,
00:55:00là il a dépassé la ligne,
00:55:02il a franchi la ligne rouge, c'est terminé, etc.
00:55:04Pas tant que ça, parce que finalement,
00:55:06ça a peut-être gêné l'image de la France insoumise,
00:55:09mais les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont toujours là.
00:55:12Je fais un petit parallèle avec Jean-Marie Le Pen.
00:55:14Jean-Marie Le Pen, on a dit pique-pente de Jean-Marie Le Pen,
00:55:17le nombre de dérapages, de procès, etc.
00:55:20Et puis finalement, en 2002,
00:55:21il était bel et bien au second tour de la présidentielle.
00:55:24Donc attention aux conclusions politiques hâtives.
00:55:26Là, je parle bien de la présidentielle elle-même.
00:55:28Est-ce qu'on en est en phase, Bernard Sananès,
00:55:31de radicalisation extrême de la vie politique française ?
00:55:34Oui, incontestablement, on le voit depuis 4-5 ans.
00:55:38On voit bien, même si les violences,
00:55:39les historiens le rappellent,
00:55:40ont toujours eu lieu, malheureusement,
00:55:42dans la vie politique.
00:55:43Mais c'est vrai que les partis dits de gouvernement,
00:55:46et notamment LFI,
00:55:47ont entraîné au Parlement,
00:55:49ce qui s'est passé, une forme de violence verbale.
00:55:50Moi, je ne fais pas de lien,
00:55:51c'est d'autres qui le feront.
00:55:53Une violence verbale qui a changé le climat politique.
00:55:56Qu'est-ce qui va se passer dans les élections municipales ?
00:55:59Les groupes LFI, les groupes RN qui vont rentrer,
00:56:01est-ce qu'ils vont reproduire ce qu'on voit à l'Assemblée
00:56:03dans les conseillers municipaux,
00:56:04qui traditionnellement, il y a des oppositions,
00:56:06mais on s'entend plus tôt ?
00:56:07Ça, c'est un premier sujet.
00:56:07Puis il y a la deuxième question
00:56:09qui, pour Jean-Luc Mélenchon, est clé.
00:56:10Jean-Luc Mélenchon, il a fait ses bons scores
00:56:13à la présidentielle, Laurent le rappelait,
00:56:14dans les derniers jours,
00:56:15parce qu'il avait un effet de vote utile.
00:56:17Les électeurs de gauche,
00:56:18même qui n'étaient pas à LFI,
00:56:19France Insoumis, se disaient
00:56:20qu'il n'y a que lui qui peut arriver au second tour.
00:56:22Est-ce qu'il n'y a pas un handicap né
00:56:25de ce qui s'est passé, de ce drame
00:56:27et de cette radicalisation,
00:56:28qui serait pour les électeurs de gauche
00:56:29de dire que de toute façon,
00:56:30il ne peut plus être au second tour,
00:56:32donc on ne le soutient plus au premier ?
00:56:33Et c'est toute la gauche
00:56:34qui semble embarrasser Hugo Capelli.
00:56:37On vous retrouve en direct de l'Assemblée.
00:56:38Les écologistes, les socialistes,
00:56:39on les a appelés, tous.
00:56:41On ne peut pas dire qu'ils se précipitent
00:56:42pour répondre.
00:56:43Oui, tout à fait.
00:56:44Ils ont évidemment entendu
00:56:45les différents propos des responsables de gauche
00:56:48qui appellent à se séparer
00:56:49de la France Insoumise
00:56:51le plus vite possible
00:56:52dès les élections municipales.
00:56:53C'est vrai qu'on n'a pas encore entendu
00:56:55tout le monde s'exprimer sur le sujet,
00:56:57notamment une partie des socialistes
00:56:58du côté d'Olivier Faure.
00:57:00Que pense-t-il de cela ?
00:57:01Lui qui a conclu des accords
00:57:02avec les insoumis
00:57:03lors des précédentes élections.
00:57:05C'est un petit peu la même chose
00:57:06du côté des écologistes.
00:57:08En tout cas, ce que je peux vous dire,
00:57:09c'est que la pression est toujours maximale
00:57:10ici sur les insoumis
00:57:12du côté de l'Assemblée nationale.
00:57:14Ce matin, la porte-parole du gouvernement
00:57:16qui a appelé les insoumis
00:57:18à mettre de côté Raphaël Arnaud,
00:57:21à l'exclure temporairement du groupe.
00:57:23Et Jordan Bardella
00:57:23qui lui a même dit
00:57:24que Raphaël Arnaud
00:57:25devait démissionner de son poste.
00:57:27Il a reçu le soutien
00:57:29ici de plusieurs députés insoumis
00:57:31qui ont bien dit
00:57:32qu'il n'était pas question
00:57:33que Raphaël Arnaud démissionne
00:57:35parce qu'il n'était tout simplement
00:57:36pas lié à ce dramatique événement
00:57:39concernant la mort de Quentin à Lyon.
00:57:41C'est son assistant parlementaire
00:57:43qui est davantage concerné
00:57:44et qui d'ailleurs
00:57:45n'est plus en poste désormais
00:57:47depuis ces dernières heures.
00:57:49Voilà, dossier climat explosif.
00:57:51Un rendez-vous d'ailleurs
00:57:52ce soir sur BFM, 21h.
00:57:53Violence en politique.
00:57:55La France a-t-elle basculé ?
00:57:57Le forum BFM TV,
00:57:58soirée spéciale présentée
00:57:59évidemment par Maxime Switek.
00:58:01Et vous restez avec nous.
00:58:01On revient dans quelques instants
00:58:02pour suivre en direct
00:58:04les intempéries.
00:58:05On sera dans tous les départements
00:58:06en rouge.
00:58:07On vous parlera aussi
00:58:07de cette tempête
00:58:08qui se profile dans les heures
00:58:09qui viennent
00:58:09et qui va encore compliquer
00:58:10les choses pour les sinistries.
00:58:19Il est pratiquement 13h30
00:58:21autour sur le plateau
00:58:21du Midi BFM.
00:58:22L'actualité en direct,
00:58:23évidemment,
00:58:24les inondations.
00:58:25Je vous donne juste
00:58:25cette information
00:58:26qui est communiquée à l'instant
00:58:27par Météo France.
00:58:28Avec 35 jours de pluie consécutifs,
00:58:31la France enregistre un record
00:58:33depuis 1959.
00:58:36Et c'est vrai que nous allons vivre
00:58:37une nouvelle fois aujourd'hui
00:58:38et sans doute demain.
00:58:39Une nouvelle journée
00:58:40de crues très intenses.
00:58:42Nouvelle inquiétude
00:58:42pour un quatrième département
00:58:44qui est en vigilance rouge,
00:58:45en l'occurrence la Charente-Maritime.
00:58:47Et un homme est porté disparu
00:58:49dans le Maine-et-Loire.
00:58:51Tous les envoyés spéciaux
00:58:52de BFM TV sont prêts.
00:58:53Le Maine-et-Loire
00:58:54où la Loire
00:58:54et tous ces affluents
00:58:56débordent avec les dangers
00:58:57qui vont avec.
00:58:58Noémie Vira,
00:58:58on va vous retrouver
00:58:59en direct de Chalonne-sur-Loire.
00:59:01C'est cette petite ville
00:59:01où un homme, en fait,
00:59:04est tombé d'une embarcation
00:59:05dans la nuit.
00:59:06Les recherches, pour l'instant,
00:59:07n'ont pas permis
00:59:08de le retrouver.
00:59:12Non, les recherches
00:59:13sont toujours en cours.
00:59:15Les plongeurs,
00:59:16le ZIS 49,
00:59:17continuent les recherches.
00:59:19Mais comme l'a dit le préfet,
00:59:21il y a peu de chances
00:59:23de retrouver cette personne.
00:59:25Donc, troisième personne
00:59:26toujours disparue.
00:59:27Il s'agit d'un homme
00:59:28qui serait âgé de 53 ans,
00:59:30qui serait couvreur de profession
00:59:31et qui habite donc
00:59:32sur la Bacile.
00:59:34Ils étaient trois amis hier
00:59:36qui ont tenté
00:59:37de traverser le fleuve.
00:59:40Deux ont pu être repêchés.
00:59:42C'est ce qu'a dit le préfet
00:59:43ce matin.
00:59:43Ils sont âgés
00:59:44de 37 et 44 ans.
00:59:46Ils ont pu s'agripper
00:59:47à des branches.
00:59:48En revanche,
00:59:49la troisième personne
00:59:50est toujours portée
00:59:52disparue
00:59:52à l'heure qu'il est.
00:59:53Voilà, trois hommes
00:59:54qui se trouvaient
00:59:55sur cette embarcation
00:59:56aux alentours de 23h hier soir,
00:59:58sans que l'on sache d'ailleurs
00:59:59pourquoi ils se trouvaient
01:00:00sur ce bateau
01:00:01si tard,
01:00:01donc en fin de soirée.
01:00:02Oui, on voit la Loire
01:00:03qui déborde
01:00:04sur des centaines de mètres.
01:00:05À Angers,
01:00:06parce qu'il n'y a pas
01:00:07que les petites communes
01:00:08qui sont touchées,
01:00:09à Angers,
01:00:09160 000 habitants,
01:00:10300 000 dans l'agglomération,
01:00:11c'est la Maine,
01:00:13Marie Roux,
01:00:13qui déborde
01:00:14et qui commence
01:00:15sur les quais
01:00:16à provoquer
01:00:17de plus en plus
01:00:17de dégâts.
01:00:20Oui, effectivement,
01:00:21puisque la Maine,
01:00:22elle est actuellement
01:00:23à 6 mètres de haut
01:00:24et pour vous donner
01:00:25un ordre d'idée,
01:00:25elle a 2,50 mètres
01:00:26au-dessus de la chaussée.
01:00:28Conséquence,
01:00:29les personnes
01:00:30qui habitent
01:00:31sur la promenade
01:00:32du reculé,
01:00:32cette promenade
01:00:33qui est complètement submergée,
01:00:34commence à avoir
01:00:35des inundations.
01:00:36C'est le cas
01:00:36de ce restaurant,
01:00:37cette pizzeria.
01:00:38Arnaud,
01:00:39vous, vous avez été inondé
01:00:41depuis lundi.
01:00:42Il y a combien de centimètres
01:00:43de mètres d'eau
01:00:44ici actuellement ?
01:00:45Là, on est rendu
01:00:46à 60 centimètres
01:00:48à partir du restaurant
01:00:49et à partir de la chaussée.
01:00:50On est à 80, 90 centimètres.
01:00:53Ce que vous me disiez,
01:00:53c'est que vous êtes très inquiet
01:00:54parce qu'en fait,
01:00:55là, c'est du parquet,
01:00:56tout où on marche
01:00:56et vous allez avoir
01:00:57beaucoup de dégâts.
01:00:59Des dégâts, oui,
01:00:59avec la montée des eaux
01:01:00et puis beaucoup
01:01:00de nettoyage à suivre
01:01:01quand ça va vraiment baisser
01:01:03du nettoyage
01:01:04et puis beaucoup à faire.
01:01:06Heureusement,
01:01:07vous aviez un peu anticipé.
01:01:08On voit que les meubles
01:01:08sont mis en hauteur.
01:01:09Dans la cuisine,
01:01:10vous avez relevé
01:01:10notamment le four à pizza
01:01:11mais toute la cuisine,
01:01:13tout est inondé
01:01:13de votre côté ?
01:01:14Oui, tout est inondé.
01:01:17On a tout monté en amont.
01:01:18C'est la première fois
01:01:19que ça vous arrive ?
01:01:20Ça fait trois ans
01:01:20que vous avez récupéré
01:01:21ce restaurant ?
01:01:22Première fois, oui.
01:01:23On savait que ça pouvait arriver.
01:01:24Après, c'est des conséquences
01:01:24de la nature
01:01:25donc on accepte.
01:01:26Il faut bien se préparer
01:01:27et qu'on soit au courant
01:01:28en amont de ce qui va se passer.
01:01:30Comment vous anticipez
01:01:31les prochains jours ?
01:01:31Les prochains jours,
01:01:32on va attendre déjà
01:01:33d'atteindre le pic,
01:01:36de savoir où est le pic
01:01:37et puis après,
01:01:37la descente
01:01:38et en combien de temps
01:01:38ça va descendre
01:01:39et après,
01:01:40on va se rendre
01:01:41sur les manches
01:01:41pour tout nettoyer
01:01:42et recommencer un peu à zéro.
01:01:44Arnaud qui garde le sourire,
01:01:45merci beaucoup
01:01:46d'avoir été avec nous.
01:01:47Vous l'aurez compris,
01:01:48les habitants sont préparés
01:01:49à ces crues
01:01:49mais celle-ci
01:01:50est assez exceptionnelle.
01:01:52On n'avait pas vu ça
01:01:52depuis 1995
01:01:55ici à Angers.
01:01:56C'est une image
01:01:57de Nassim Gomri
01:01:57et c'est vrai
01:01:58qu'il y a une forme
01:01:58de fatalisme,
01:01:59de résilience
01:02:00de la part
01:02:00de tous les sinistrés
01:02:02qui sont pourtant touchés
01:02:03par une crue majeure.
01:02:05Marc,
01:02:06on évoquait la situation
01:02:07à Angers,
01:02:08l'eau va encore monter.
01:02:10Oui,
01:02:10l'eau va encore monter
01:02:11en effet
01:02:11avec de nouvelles pluies
01:02:13prévues
01:02:14notamment en région
01:02:15des Pays de la Loire
01:02:16et il pourrait tomber
01:02:17au cours des 12-24 prochaines heures
01:02:19entre 20 et 30 litres d'eau
01:02:20par mètre carré
01:02:21donc des sols
01:02:22qui sont saturés
01:02:23et donc des cours d'eau
01:02:23qui vont réagir.
01:02:24Ce qu'on ne dit pas
01:02:24assez souvent
01:02:25c'est que tous ces fleuves
01:02:26sont alimentés
01:02:26évidemment par des affluents
01:02:27et je pense à Angers
01:02:29par exemple à Loudon
01:02:29ou à la Mayenne
01:02:31ces petits fleuves,
01:02:32ces petits ruisseaux
01:02:33qui viennent gonfler
01:02:34donc ces rivières
01:02:35ces rivières
01:02:36qui ont bien du mal
01:02:37à s'évacuer
01:02:37en raison notamment
01:02:39des coefficients de marée
01:02:40qui sont très importants.
01:02:41Oui absolument,
01:02:42on parle notamment
01:02:43au nord d'Angers
01:02:43des basses vallées
01:02:45des Angevines,
01:02:45la Sarthe,
01:02:46la Mayenne,
01:02:46le Loire
01:02:47qui se rejoignent
01:02:48pour former la Maine
01:02:49et ensuite la Maine
01:02:50qui gonfle
01:02:51et qui ensuite
01:02:52elle-même
01:02:53alimente la Loire
01:02:54et donc en effet
01:02:55tous ces cours d'eau
01:02:56sont un petit peu
01:02:57en ébullition
01:02:57là ils réagissent
01:02:58à la fois
01:02:59donc aux fortes pluies
01:03:00dans ce contexte
01:03:01de sol saturé
01:03:02et puis en effet
01:03:02les coefficients de marée
01:03:03qui s'annoncent
01:03:04très élevés
01:03:05avec l'approche
01:03:05de la tempête
01:03:07également
01:03:08la houle,
01:03:09la surcote
01:03:09et donc la Loire
01:03:10qui ne va pas pouvoir
01:03:11ensuite se jeter
01:03:12dans l'océan
01:03:13et donc en effet
01:03:14c'est un problème.
01:03:15Le problème est le même
01:03:16d'ailleurs pour la Charente
01:03:17la Charente-Maritime
01:03:19qui est elle aussi
01:03:19en vigilance maximale
01:03:21en alerte rouge
01:03:22Arthur Descudé
01:03:23on vous retrouve sur place
01:03:24ça fait déjà
01:03:25plusieurs jours
01:03:26que les sinistrés
01:03:27vivent comme ça
01:03:28avec de l'eau
01:03:29quasiment on le voit
01:03:30jusqu'au genou
01:03:34Ah oui même au-dessus du genou
01:03:36l'eau est arrivée
01:03:36à Montbassin
01:03:37vous le voyez
01:03:37sur ces images
01:03:38de Lucille Martin
01:03:40des évacuations
01:03:40qui sont toujours en cours
01:03:41dans cette rue
01:03:42Stéphane vous
01:03:43on le voit
01:03:43l'eau est vraiment
01:03:45à la porte
01:03:46et vous n'avez pas encore
01:03:47évacué
01:03:47racontez-nous
01:03:48pourquoi vous survivez
01:03:49on peut le dire
01:03:50dans ce quartier
01:03:51Là on n'a pas le choix
01:03:52ils nous ont enlevé
01:03:52les madriers
01:03:53donc là on est seul au monde
01:03:55en fait je me suis aperçu
01:03:56ce matin que ma maison
01:03:57était légèrement en pente
01:03:58ce qui fait que j'ai de l'eau
01:03:59donc qui a monté
01:04:00beaucoup derrière
01:04:01et là ça commence
01:04:03à monter progressivement
01:04:04et puis dans la nuit
01:04:05je pense qu'on va avoir
01:04:06à peu près 5 cm
01:04:08dans la maison
01:04:09Comment vous vous sentez
01:04:10moralement ?
01:04:11Est-ce que vous tenez le coup
01:04:12Stéphane ?
01:04:13On essaie de positiver
01:04:14c'est pas évident
01:04:16parce que c'est vrai
01:04:16qu'en plus moi je suis professionnel
01:04:18donc là ça m'impacte
01:04:20au niveau de mes cours
01:04:21etc
01:04:23On n'avait pas vu ça ici
01:04:25à Sainte depuis 1982
01:04:26est-ce que vous vous attendiez
01:04:28à recevoir autant d'eau
01:04:29dans votre maison
01:04:30Stéphane ?
01:04:30C'est ça qui est compliqué
01:04:31aussi à entendre ?
01:04:32Non
01:04:33Moi ça fait 27 ans
01:04:35que j'habite là
01:04:35j'ai connu
01:04:36une bonne inondation
01:04:37en 2008
01:04:40après
01:04:41on est troisième
01:04:42sur le podium
01:04:42parce qu'il y a eu 82
01:04:43il y a eu 93
01:04:45enfin 94
01:04:46et 2026
01:04:48parce qu'on est à quelques centimètres
01:04:49enfin 20 centimètres près
01:04:51de 94
01:04:52En tout cas pour l'instant
01:04:53vous vous tenez le coup
01:04:54et vous restez chez vous Stéphane ?
01:04:55Là on n'a pas vraiment le choix
01:04:56et puis de toute façon
01:04:57où aller
01:04:58C'est voilà
01:04:59Aucune solution
01:05:00vous a été proposée
01:05:01pour le moment
01:05:01par la mairie
01:05:02pour vous aider
01:05:03pour vous accompagner ?
01:05:04Je pense que
01:05:05c'est surtout
01:05:06les plus démunis
01:05:07qui ont été évacués
01:05:09je crois qu'il y a 900 maisons
01:05:10qui ont été évacuées
01:05:10nous on habite au-dessus
01:05:12donc on a l'électricité
01:05:13on a le chaud
01:05:15on peut dormir
01:05:16on a à manger
01:05:16donc ça va
01:05:18j'ai juste été
01:05:19m'acheter ce matin
01:05:20donc une petite combi
01:05:21là pour pouvoir me déplacer
01:05:22parce que
01:05:23mais autrement
01:05:25ils annoncent demain
01:05:26normalement
01:05:27le pic
01:05:28donc après la décrue
01:05:29il va falloir attendre
01:05:31que ça tombe
01:05:32Et on vous souhaite
01:05:33bon courage
01:05:34merci Stéphane
01:05:35merci d'avoir répondu
01:05:36à nos questions en direct
01:05:37on le remarque
01:05:38dans le quartier
01:05:39avec Lucille Martin
01:05:40et c'est important
01:05:40de le signaler
01:05:41cet optimisme
01:05:42qui ne lâche pas
01:05:42les habitants
01:05:43malgré cette crue
01:05:45impressionnante
01:05:45qui n'est pas prête
01:05:46de s'arrêter
01:05:47à l'heure
01:05:47où l'on se parle
01:05:49Optimisme ou fatalisme
01:05:50nous sommes avec Raphaël Farge
01:05:52bonjour
01:05:52directeur de cabinet
01:05:53du préfet de Charente-Maritime
01:05:55en charge du centre opérationnel
01:05:56départemental
01:05:57quel est l'état des lieux
01:05:58que vous pouvez nous dresser
01:05:59en Charente-Maritime
01:06:00à 13h36
01:06:04à l'échelle départementale
01:06:07effectivement
01:06:07le département
01:06:08de la Charente-Maritime
01:06:09fait face à
01:06:10ça vient d'être dit
01:06:12une crue majeure
01:06:13une crue historique
01:06:15puisqu'on dénombre
01:06:16à l'échelle du département
01:06:171000 habitations
01:06:19qui sont touchées
01:06:20par les crues
01:06:21avec une concentration
01:06:23donc sur la ville
01:06:24de Sainte
01:06:24avec 900 habitations
01:06:26touchées
01:06:27il y a
01:06:29près de
01:06:30180
01:06:31personnes
01:06:33qui ont été
01:06:33relogées
01:06:34et aussi
01:06:36un fort impact
01:06:37sur le
01:06:38réseau routier
01:06:39puisqu'on a
01:06:40160 routes
01:06:42qui sont
01:06:43impactées
01:06:44et dont
01:06:44une cinquantaine
01:06:45qui sont
01:06:46complètement
01:06:47fermées
01:06:47à quoi
01:06:48est-ce que
01:06:49vous vous attendez
01:06:49dans les heures
01:06:50qui viennent
01:06:50est-ce que
01:06:50de nouvelles
01:06:51évacuations
01:06:51sont prévues
01:06:54oui
01:06:55ça se fait
01:06:55au fur et à mesure
01:06:57effectivement
01:06:57il risque
01:06:58d'y avoir
01:06:58de nouvelles
01:06:58évacuations
01:07:00prévues
01:07:01parce qu'on est
01:07:01sur un
01:07:02phénomène
01:07:03au long cours
01:07:05on est
01:07:06là
01:07:07le pic de crue
01:07:08est attendu
01:07:08pour demain matin
01:07:09avec la pleine mer
01:07:11et ça risque
01:07:12durer
01:07:13à des hauts niveaux
01:07:14et notamment
01:07:15à Sainte
01:07:15autour de
01:07:166,40
01:07:176,50
01:07:17au moins
01:07:18jusqu'à
01:07:19vendredi
01:07:20avec un phénomène
01:07:22qui se cumule
01:07:22puisqu'on a
01:07:23des vagues
01:07:25submersions
01:07:25sur le littoral
01:07:26des fortes
01:07:27précipitations
01:07:28aussi
01:07:29qui continuent
01:07:30à tomber
01:07:31et donc
01:07:31tout ça
01:07:32ça alimente
01:07:33les cours d'eau
01:07:34et ça
01:07:34retarde la décrue
01:07:35voilà
01:07:36effet cumulatif
01:07:37effectivement
01:07:37très très inquiétant
01:07:38est-ce que vous pouvez
01:07:39nous dire un mot
01:07:39sur le tissu économique
01:07:40local
01:07:41je pense évidemment
01:07:42aux commerçants
01:07:43et aux artisans
01:07:44l'activité
01:07:45est au point mort
01:07:48non
01:07:48sur le volet économique
01:07:49alors effectivement
01:07:51il peut y avoir
01:07:52quelques commerçants
01:07:54touchés
01:07:54mais à ce stade
01:07:55c'est principalement
01:07:56quand même
01:07:57des habitations
01:07:58et les agriculteurs
01:07:59parce qu'on voit
01:08:00pendant que vous parlez
01:08:01des images
01:08:01en direct de la région
01:08:02il y a des champs
01:08:03qui sont transformés
01:08:04en lacs
01:08:05on ne distingue
01:08:05même plus
01:08:06la différence
01:08:07entre cours d'eau
01:08:07et champs
01:08:09et production agricole
01:08:12oui effectivement
01:08:13les eaux
01:08:14se propagent
01:08:16sur les terres
01:08:18ensuite
01:08:19sur l'activité agricole
01:08:20on a un point
01:08:20de vigilance
01:08:22vis-à-vis
01:08:22des élevages
01:08:24mais pour le moment
01:08:24on n'a pas
01:08:25d'impact
01:08:26ou de situation
01:08:27de détresse
01:08:28relevée à 7 heures
01:08:29dans le département
01:08:30sur ce sujet là
01:08:31merci beaucoup
01:08:32Raphaël Farge
01:08:33d'avoir été en direct
01:08:33avec nous
01:08:34vous évoquiez
01:08:34à juste titre
01:08:35donc les nouvelles pluies
01:08:37les coefficients
01:08:38de marée
01:08:38qui sont très importants
01:08:39et cette tempête
01:08:40Pedro
01:08:41qui va remonter
01:08:41d'ailleurs
01:08:42Marc
01:08:42jusqu'en Charente
01:08:43et Charente-Maritime
01:08:44ou pas ?
01:08:44Oui en fait
01:08:44le coeur de la dépression
01:08:46va circuler
01:08:47sur la partie nord
01:08:47de la France
01:08:48et associer
01:08:49à cette dépression
01:08:50donc des pluies
01:08:51localement soutenues
01:08:52des vents forts
01:08:53et on l'a dit
01:08:54dans un contexte
01:08:55de coefficient de marée
01:08:56très élevé
01:08:56donc c'est vrai
01:08:57qu'entre la Bretagne
01:08:58les pays de la Loire
01:08:59la Nouvelle-Aquitaine
01:09:00ils pourraient tomber
01:09:01localement
01:09:01près de 50 litres d'eau
01:09:02par mètre carré
01:09:03au cours des 24 prochaines heures
01:09:04soit l'équivalent
01:09:04de deux semaines de pluie
01:09:06donc à nouveau
01:09:09augmente encore
01:09:10en ce qui concerne
01:09:11la Charente-Maritime
01:09:12mais également
01:09:12le département du Ménéloir
01:09:13mais aussi en fait
01:09:14la Gironde
01:09:15et Lot-et-Garonne
01:09:16parce que là
01:09:16les niveaux avaient baissé
01:09:17mais les pluies
01:09:17vont faire repartir
01:09:18tout ça à la hausse
01:09:19C'est à tel point Marc
01:09:20que le maire de Bordeaux
01:09:21on parle de l'une
01:09:23des plus grandes villes de France
01:09:23a décidé d'activer
01:09:25le plan communal de sauvegarde
01:09:26ça n'était pas arrivé
01:09:27depuis 1999
01:09:29ça va être si terrible que ça ?
01:09:31En fait pour Bordeaux
01:09:32et pour Libourne
01:09:33il y a vraiment l'effet
01:09:34des inondations
01:09:36en fait au niveau
01:09:36de l'estuaire
01:09:38de la Gironde
01:09:38c'est-à-dire des grandes marées
01:09:40absolument
01:09:40c'est-à-dire que
01:09:41la Garonne est à un niveau
01:09:42exceptionnellement élevé
01:09:44cette Garonne cherche
01:09:45à sortir pour le coup
01:09:46à aller dans l'océan Atlantique
01:09:48et qu'avec la surcote
01:09:49là où il est fort coefficient
01:09:50de marée
01:09:51au moment de la pleine mer
01:09:52demain matin
01:09:52il y aura très certainement
01:09:54d'importantes inondations
01:09:55la dernière fois
01:09:56avec la tempête Nils
01:09:57les inondations sur Bordeaux
01:09:59c'était principalement
01:09:59les quais
01:10:00là on redoute
01:10:01une situation
01:10:01beaucoup plus problématique
01:10:02notamment dans les secteurs
01:10:04de Bordeaux et de Libourne
01:10:05Mais ça veut dire
01:10:05qu'au moins
01:10:06les quais de Bordeaux
01:10:07seront sous l'eau demain
01:10:09et voire peut-être
01:10:10même davantage
01:10:10si le plan a été activé
01:10:13par le maire
01:10:14c'est très certainement
01:10:14qu'il y a de vives inquiétudes
01:10:16pour la journée de demain
01:10:16Je ne veux pas vous piéger
01:10:17mais un plan communal
01:10:18de sauvegarde
01:10:18c'est quoi ?
01:10:19L'idée c'est de mobiliser
01:10:22des moyens en amont
01:10:25afin de faire face
01:10:26à ces crues exceptionnelles
01:10:28donc c'est la mise en place
01:10:30d'une cellule
01:10:31de veille
01:10:31d'écoute
01:10:32évacuer préventivement
01:10:34les zones
01:10:35qui peuvent être inondées
01:10:36et puis souvent
01:10:37on prédispositionne
01:10:38alors c'est le cas
01:10:39avec la sécurité civile
01:10:41on prédispositionne
01:10:42c'est parfois le cas
01:10:43aussi avec Enedis
01:10:44des moyens
01:10:44afin d'anticiper
01:10:46de parer à toute éventualité
01:10:47à toute situation
01:10:47On franchit un cap nouveau
01:10:48dans les heures qui viennent
01:10:50parce que jusqu'à présent
01:10:51depuis huit jours
01:10:51c'était plutôt
01:10:52les petites communes
01:10:53qui étaient touchées
01:10:54les petites communes
01:10:54de Giron
01:10:55des petites communes
01:10:56du Lot-et-Garonne
01:10:57et là on le voit
01:10:57depuis quelques heures
01:10:58il y a donc seulement
01:10:595 qui sont touchées
01:11:00mais surtout Angers
01:11:01Angers c'est 160 000 habitants
01:11:02300 000 avec l'agglomération
01:11:04et donc Bordeaux
01:11:05Bordeaux demain
01:11:05Bordeaux demain en effet
01:11:07donc là on rentre
01:11:08dans une nouvelle étape
01:11:09ce qui était d'ailleurs redouté
01:11:10c'est-à-dire
01:11:11déjà un début de semaine
01:11:12très compliqué
01:11:13et puis on vous le disait
01:11:14que les pluies
01:11:15allaient continuer
01:11:16de tomber
01:11:17sur des sols
01:11:17complètement saturés
01:11:18et que la situation
01:11:19allait s'aggraver
01:11:19et bien on est
01:11:20vraiment dans cette situation
01:11:21près d'une semaine
01:11:23de vigilance rouge
01:11:24dans le sud-ouest
01:11:25avec des niveaux
01:11:26qui vont repartir
01:11:27à la hausse
01:11:27là on parle de villes
01:11:29parfois de plusieurs
01:11:30centaines de milliers
01:11:30d'habitants
01:11:31Bordeaux
01:11:32Sainte est également
01:11:33une grande ville
01:11:34c'est un département
01:11:35très plat
01:11:35donc la décrue
01:11:35s'annonce très lente
01:11:36et puis en effet
01:11:37Angers
01:11:37un peu plus de 150 000 habitants
01:11:39l'agglomération
01:11:39300 000 habitants
01:11:40et puis c'est vrai
01:11:41qu'on parle d'Angers
01:11:41mais il y a toutes ces communes
01:11:43aux alentours
01:11:43d'Angers
01:11:44Chalonne-sur-Loire
01:11:44Bouchemaine
01:11:45Murey-Rigny
01:11:46Les Ponce
01:11:47ça représente également
01:11:51de milliers d'habitants
01:11:52et on l'a vu là
01:11:53de plusieurs centaines
01:11:55de maisons
01:11:56qui sont actuellement
01:11:57sous les eaux
01:11:57et inondées
01:11:58Et cette eau
01:11:58qui ne descend pas
01:11:59pour certains
01:12:00ça fait maintenant
01:12:00une semaine
01:12:01que ça dure
01:12:01notamment dans le Lot-et-Garonne
01:12:03Igor Saïry
01:12:03on vous retrouve
01:12:04du côté de Tonins
01:12:06ça fait une semaine
01:12:07que les habitants
01:12:09vivent ça
01:12:12Et en particulier
01:12:13les quartiers
01:12:14qui sont au bord
01:12:14de la Garonne
01:12:15là où je me trouve
01:12:16par exemple
01:12:16Hugo Dorseman
01:12:17va vous le montrer
01:12:18sous l'eau
01:12:19évidemment depuis une semaine
01:12:20parce que regardez
01:12:21en fait
01:12:21la Garonne
01:12:22elle est juste ici
01:12:23avec ce courant
01:12:23très fort
01:12:24c'est impressionnant
01:12:25il y a
01:12:26allez
01:12:261 mètre
01:12:261 mètre 50 là
01:12:27d'eau
01:12:28à quoi
01:12:2910 mètres de moi
01:12:29et donc forcément
01:12:30il y a dans cette rue
01:12:32vous le voyez
01:12:32des habitations
01:12:33tout le long
01:12:34et on va aller justement
01:12:35aller chez
01:12:36chez Déborah
01:12:37Déborah
01:12:37elle a accepté
01:12:38de nous inviter
01:12:39chez elle
01:12:39pour nous montrer
01:12:40la situation
01:12:41qu'elle vit
01:12:41depuis
01:12:42depuis vendredi
01:12:43puisque c'est depuis vendredi
01:12:44que l'eau est rentrée
01:12:45chez elle
01:12:45vous le voyez
01:12:45il y a des parpaings
01:12:47et il y a des planches
01:12:48en bois
01:12:48ici
01:12:49ça forme en fait
01:12:51un bâtard d'eau
01:12:52c'est ce qu'on appelle
01:12:53ici des protections
01:12:54pour empêcher
01:12:55que l'eau rentre à l'intérieur
01:12:57Déborah
01:12:57venez me voir
01:12:58pourquoi vous avez installé
01:12:59ça ici
01:13:00dites moi
01:13:00c'est le propriétaire
01:13:01qui a fait le nécessaire
01:13:02dès vendredi
01:13:04il a vu que ça avait monté
01:13:05pour que ça évite
01:13:06que l'eau rentre
01:13:07vraiment
01:13:08au lieu de se retrouver
01:13:09avec un mètre d'eau
01:13:10on s'est retrouvé
01:13:10avec ça
01:13:12donc c'était mieux
01:13:13de prévoir
01:13:14parce que l'eau
01:13:14Christophe et Roselyne
01:13:16est rentrée par ici
01:13:16mais pas que
01:13:18montrez-nous Déborah
01:13:19par où l'eau est rentrée
01:13:20parce que l'eau est rentrée
01:13:21partout ici
01:13:22de plusieurs centimètres
01:13:24Petite rupture de faisceau
01:13:26avec Igor Saïry
01:13:27on va se tourner
01:13:28vers Agnès Ducharnes
01:13:29Bonjour Agnès
01:13:29vous êtes climatologue
01:13:30au CNRS
01:13:31et spécialiste en hydrologie
01:13:32vous avez la double casquette
01:13:33évidemment
01:13:33qui nous intéresse
01:13:35il est important
01:13:36je crois Agnès
01:13:37d'expliquer
01:13:37pourquoi nous vivons
01:13:38un tel phénomène exceptionnel
01:13:41ce que j'ai compris
01:13:42c'est que
01:13:42toutes les dépressions
01:13:45ce qu'on appelle
01:13:45un rail de dépression
01:13:46d'habitude
01:13:47ce rail de dépression
01:13:48dans un univers classique
01:13:49est beaucoup plus haut
01:13:50et qui est au niveau
01:13:51de la Grande-Bretagne
01:13:52ou de la Norvège
01:13:53et cette année
01:13:54il est au niveau
01:13:55de la France
01:13:55de l'Espagne
01:13:56et du Portugal
01:13:57c'est ça le sujet
01:13:58c'est ça la difficulté
01:14:01et bien je vous avoue
01:14:02que je ne suis pas
01:14:03assez spécialiste
01:14:04des phénomènes météorologiques
01:14:06pour pouvoir vous répondre
01:14:07je peux par contre
01:14:08vous dire
01:14:09que des inondations
01:14:10de ce type
01:14:11ça se produit
01:14:12régulièrement
01:14:14malheureusement
01:14:14dans toute une partie
01:14:16enfin
01:14:16ça circule
01:14:18entre les territoires
01:14:19et l'année dernière
01:14:21c'était le Nord-Pas-de-Calais
01:14:23qui était touché
01:14:24d'une manière
01:14:25encore plus impressionnante
01:14:26que ce que montrent
01:14:27vos images
01:14:28ce qui interpelle
01:14:29les téléspectateurs
01:14:30ce sont ces eaux
01:14:31qui ne descendent pas
01:14:32la décrue
01:14:33qui se fait tellement attendre
01:14:34comment vous l'expliquez ?
01:14:36alors que là
01:14:36il ne pleut plus
01:14:37depuis le jour
01:14:37c'est normal en fait
01:14:39la crue va beaucoup plus vite
01:14:40que la décrue
01:14:41c'est le cas
01:14:41dans toutes les inondations
01:14:42parce qu'il y a de l'eau partout
01:14:44et il n'y a qu'un seul exutoire
01:14:47c'est l'océan
01:14:48et comme les intervenants précédents
01:14:50l'expliquaient
01:14:51en plus en ce moment
01:14:51les niveaux marins sont élevés
01:14:53le changement climatique
01:14:54d'ailleurs
01:14:55élève le niveau de la mer
01:14:56ce qui ne facilite pas
01:14:58la gestion des inondations
01:14:59et la décrue
01:15:00est-ce qu'il faut considérer
01:15:01Agnès Ducharn
01:15:02que les inondations
01:15:03de cette ampleur
01:15:05vont désormais devenir
01:15:06la norme
01:15:07des inondations
01:15:09de cette ampleur
01:15:09ont déjà existé
01:15:11très fréquemment
01:15:11dans le passé
01:15:12et par contre
01:15:13les inondations
01:15:13de cette ampleur
01:15:14à cause du changement climatique
01:15:16et à cause de l'artificialisation
01:15:18des terres
01:15:18deviennent plus fréquentes
01:15:19on va retourner
01:15:21en direct
01:15:21retrouver Igor Saïri
01:15:23à l'extérieur
01:15:24visiblement Igor
01:15:25ça capte mieux
01:15:26avec ces sinistrés
01:15:27ah non
01:15:28ça capte tout court
01:15:29voilà
01:15:29ces sinistrés
01:15:30qui effectivement
01:15:31se préparent à tout
01:15:34oui absolument
01:15:35Roselyne
01:15:36c'est la petite transition
01:15:37de l'extérieur
01:15:38à l'intérieur
01:15:39qui a empêché
01:15:40la caméra
01:15:41d'avoir du réseau
01:15:42on a retrouvé
01:15:42Déborah
01:15:43dans la pièce centrale
01:15:44dans le salon
01:15:44parce que l'eau
01:15:45est rentrée
01:15:46à partir de vendredi
01:15:47et pendant 4 jours
01:15:48grâce à cette pompe
01:15:49Déborah
01:15:49vous avez réussi
01:15:50à retirer cette eau
01:15:52et là regardez
01:15:53cette image
01:15:53Déborah
01:15:53commentez-la moi
01:15:54l'eau est montée
01:15:55quasiment jusqu'à la fin
01:15:56priorité au direct
01:15:57la actualité
01:15:57nous ramène du côté
01:15:58de l'Assemblée
01:15:59Eric Coquerel
01:16:01agité
01:16:02puisque comme vous le savez
01:16:03il y a eu
01:16:04une menace de bombe
01:16:06pour laquelle
01:16:07on a été alerté
01:16:08par la police
01:16:08sur le siège
01:16:09de France Insoumise
01:16:11ça fait suite
01:16:12maintenant
01:16:13à mon avis
01:16:14à plusieurs dizaines
01:16:15de permanences
01:16:17de France Insoumise
01:16:18qui d'une manière
01:16:19ou d'une autre
01:16:20sont dégradées
01:16:21là j'ai encore
01:16:22voir
01:16:23certaines reçoivent
01:16:24des colis
01:16:25qui heureusement
01:16:26manifestement
01:16:27ne sont pas encore piégés
01:16:28mais qui sont là
01:16:29pour faire peur
01:16:31des menaces de mort
01:16:32explicites
01:16:33j'en ai moi-même
01:16:34reçu plusieurs
01:16:35sur plusieurs députés
01:16:39et également
01:16:40sur plusieurs
01:16:41de nos élus
01:16:41et tout ça
01:16:43est évidemment
01:16:44pour moi
01:16:44absolument lié
01:16:46à la campagne
01:16:46de calomnie
01:16:48de diffamation
01:16:51que a entamé
01:16:53l'extrême droite
01:16:55qui a relayé
01:16:55ensuite
01:16:56le gouvernement
01:16:57jusque hier
01:16:59dans les murs
01:17:00de l'Assemblée
01:17:00avec le Premier ministre
01:17:01et le ministre
01:17:03Darmanin
01:17:04et puis on le voit
01:17:05même certains
01:17:06à gauche
01:17:06qui relaient
01:17:08cette soi-disant
01:17:09ce soi-disant lien
01:17:11ou cette soi-disant
01:17:12responsabilité
01:17:13qu'aurait
01:17:14France Insoumise
01:17:15avec le meurtre
01:17:18du jeune Quentin
01:17:19voilà
01:17:19donc nous dénonçons
01:17:21mais alors
01:17:22de plus en plus fortement
01:17:23ce qui est en train
01:17:24de se passer
01:17:25c'est un risque pris
01:17:27parce que j'ai peur
01:17:27que ça se termine
01:17:28très mal
01:17:29pour un d'entre nous
01:17:30et je mesure
01:17:31mes paroles
01:17:32parce qu'il y a
01:17:33une violence
01:17:34qui est attisée
01:17:34de cette manière-là
01:17:35qui n'est pas nouvelle
01:17:36en politique
01:17:37certains découvrent
01:17:37la violence en politique
01:17:38mais ça fait maintenant
01:17:39des années
01:17:40des années
01:17:40que l'extrême droite
01:17:41la pratique
01:17:41avec
01:17:42on le sait
01:17:43depuis 2022
01:17:4411 morts
01:17:4519 blessés
01:17:46et des événements
01:17:47qui quasiment
01:17:48tous les jours
01:17:49sont ceux
01:17:50de raide de l'extrême droite
01:17:51sur des lieux associatifs
01:17:53sur des librairies
01:17:54sur des syndicats
01:17:56etc
01:17:56et donc on va dire
01:17:58que le terreau est prêt
01:17:59voilà
01:17:59et ceux qui aujourd'hui
01:18:00pour des sordides
01:18:03objectifs politiciens
01:18:04électoralistes
01:18:05sont en train
01:18:07d'agiter tout ça
01:18:07prennent des responsabilités
01:18:08très lourdes
01:18:09vis-à-vis de l'histoire
01:18:09Ce que vous voulez dire
01:18:10c'est qu'il y a eu
01:18:11ce matin des menaces
01:18:12à la bombe
01:18:13au siège du parti
01:18:14mais en plus de ça
01:18:14il y a des députés
01:18:16qui ont reçu
01:18:16des courriers
01:18:17ici à l'Assemblée nationale
01:18:18ou en tout cas
01:18:18des lettres de menace
01:18:19ces dernières heures
01:18:21Absolument
01:18:21moi j'ai reçu
01:18:21une lettre de menace
01:18:22très explicite
01:18:23manuscrite
01:18:24sur moi et ma famille
01:18:24on est plusieurs
01:18:26et je vous dis
01:18:27il y a des députés
01:18:27qui sont en train
01:18:28de recevoir des colis
01:18:29devant leur permanence
01:18:31pour leur
01:18:32a priori pour l'instant
01:18:33qui sont des colis
01:18:34qui ne contiennent pas
01:18:35d'objets piégés
01:18:35heureusement
01:18:36mais qui sont là
01:18:37pour inquiéter
01:18:37donc ça donne
01:18:38une ambiance
01:18:38si vous voulez
01:18:39et cette ambiance
01:18:41à un moment donné
01:18:42il y a évidemment
01:18:43des inquiétudes
01:18:44que quelqu'un
01:18:45d'un peu plus dérangé
01:18:46que les autres
01:18:46finisse par la mettre
01:18:47en pratique
01:18:48de manière plus forte
01:18:49et je le dis
01:18:50très clairement
01:18:51les responsables
01:18:52de cette ambiance
01:18:54s'appellent
01:18:54le Premier ministre
01:18:55le Cornu
01:18:57M. Darmanin
01:18:57Mme Bréjon
01:18:59ce matin
01:19:01des députés
01:19:03macronistes
01:19:03évidemment
01:19:04l'extrême droite
01:19:04qui n'a pas été
01:19:05en reste dès le début
01:19:06mais aussi
01:19:07des gens
01:19:07comme M. Hollande
01:19:08qui pensent
01:19:10qu'il est nécessaire
01:19:10de cotiser
01:19:11en espérant
01:19:12qu'ils se referont
01:19:14peut-être
01:19:16un succès politique
01:19:17sur la disparition
01:19:19des LFI
01:19:20parce que ces gens-là
01:19:21cherchent notre disparition
01:19:22et notre mort
01:19:22c'est ça l'objectif
01:19:24je pense que
01:19:25les laissons du passé
01:19:27de l'histoire
01:19:28devraient
01:19:28alerter tout le monde
01:19:29et que le moment
01:19:31est peut-être venu
01:19:32pour ces gens-là
01:19:32de reprendre raison
01:19:33voilà
01:19:34l'ennemi de la démocratie
01:19:36dans ce pays
01:19:36n'est pas France insoumise
01:19:37l'ennemi de la démocratie
01:19:39dans ce pays
01:19:39c'est les menaces
01:19:40de plus en plus grandissantes
01:19:41d'une extrême droite
01:19:42qui est aux portes du pouvoir
01:19:44et dont ils sont en train
01:19:45de faciliter la vue
01:19:46c'est ça la réalité
01:19:47la porte-parole du gouvernement
01:19:49appelle à exclure
01:19:49temporairement
01:19:50Raphaël Arnaud
01:19:51qu'est-ce que vous répondez
01:19:52à cela
01:19:53est-ce que c'est quelque chose
01:19:54qui va s'envisager
01:19:55elle ferait mieux
01:19:56de respecter
01:19:56la séparation des pouvoirs
01:19:58parce que je vous rappelle
01:19:58que nous sommes
01:20:00dans une procédure judiciaire
01:20:01pour des affaires délictuelles
01:20:02et criminelles
01:20:03donc si elle demande
01:20:05sa suspension
01:20:06ça veut dire que
01:20:07d'une manière ou d'une autre
01:20:08elle l'estime responsable
01:20:10de quelque chose
01:20:10et ça veut dire
01:20:11qu'elle met une pression
01:20:12sur la justice
01:20:13voire même des consignes
01:20:14je ne sais pas ce qu'elle fait
01:20:15voilà
01:20:16alors soit elle a des éléments
01:20:17et dans ces cas-là
01:20:17il faut qu'elle fasse rapidement
01:20:18un article 40
01:20:20soit elle n'en a pas
01:20:21et je pense que là aussi
01:20:22c'est d'une gravité extrême
01:20:24parce que
01:20:25je le disais
01:20:26plusieurs d'entre nous
01:20:26on décide dans le dos
01:20:27et monsieur Arnaud
01:20:28il est utile de vous dire
01:20:29a une cible encore plus importante
01:20:31dans le dos
01:20:32voilà
01:20:32donc je pense que
01:20:33tous ces gens
01:20:33qui prennent
01:20:34ce genre de conseils
01:20:37dont on voit bien
01:20:38à quoi ils servent
01:20:39là encore
01:20:40même y compris
01:20:42vous avez la séparation
01:20:42des pouvoirs
01:20:44ce sont des choses
01:20:45qui me laissent
01:20:46un peu sans voix
01:20:48enfin plus exactement
01:20:50qui en fait
01:20:50en réalité
01:20:51rapprochent le gouvernement
01:20:52du trumpisme
01:20:53pour aller vite
01:20:53c'est à dire
01:20:54une manière de diaboliser
01:20:56de criminaliser
01:20:57les oppositions
01:20:58y compris les oppositions
01:20:59démocratiques
01:21:00et même
01:21:01à un moment donné
01:21:02d'utiliser la violence
01:21:03par rapport à ces oppositions
01:21:04vous savez en général
01:21:06voilà donc pour les mots
01:21:07d'Eric Coquerel
01:21:08à l'Assemblée
01:21:09sur ces menaces de mort
01:21:10donc reçues
01:21:11à la fois par les élus
01:21:12et les parlementaires
01:21:13de la France insoumise
01:21:13à la suite des soupçons
01:21:14qui pèsent sur les membres
01:21:15de la jeune garde
01:21:16dont certains sont en garde à vue
01:21:18à Lyon depuis hier soir
01:21:19le climat
01:21:20Laurent Neumann
01:21:20devient politiquement
01:21:23irrespirable
01:21:24irrespirable
01:21:24ça n'est pas nouveau
01:21:25disons-le
01:21:26que des élus
01:21:26soient menacés
01:21:27et que des mots
01:21:28on en passe aux actes
01:21:30ça fait déjà plusieurs années
01:21:31qu'on le voit
01:21:32là effectivement
01:21:34ce que dit Eric Coquerel
01:21:35c'est qu'il y a un lien direct
01:21:36entre les prises
01:21:37de positions politiques
01:21:39des partis politiques
01:21:41de certains ministres
01:21:42du rassemblement national
01:21:43de Sébastien Lecornu
01:21:44Maud Bréjean
01:21:45François Hollande
01:21:45et Gérald Darmanin
01:21:46puisqu'il les a nommés
01:21:47exactement
01:21:47à commencer par le premier ministre
01:21:49hier à l'Assemblée
01:21:51qui en disant que
01:21:52la France insoumise
01:21:53a une part de responsabilité
01:21:54même seulement morale
01:21:56dans ce qui s'est passé à Lyon
01:21:58mette
01:21:58je reprends les mots
01:21:59d'Eric Coquerel
01:22:00une cible dans le dos
01:22:01des insoumis
01:22:02oui le climat
01:22:03n'est pas bon
01:22:04c'est le moins qu'on puisse dire
01:22:05et Jordan Badrella
01:22:05prendra la parole
01:22:06à 16h
01:22:06on suivra ça en direct
01:22:07sur BFM TV
01:22:08on vient à présent
01:22:09en direct
01:22:09aux intempéries
01:22:11parce que Vigicru
01:22:11à l'instant dit
01:22:12que les nouvelles pluies
01:22:13vont réalimenter
01:22:14les crues actuelles
01:22:16autant dire que
01:22:17le calvaire des sinistrés
01:22:18va se poursuivre
01:22:19notamment dans l'Oté-Garonne
01:22:20Igor Saïry
01:22:21on vous retrouve
01:22:21en direct de Tonins
01:22:25on va y arriver Roselyne
01:22:26je suis donc avec Déborah
01:22:27Déborah
01:22:27montrez-moi ce niveau
01:22:28de la Garonne
01:22:29regardez Déborah
01:22:31l'image de cette Garonne
01:22:32qui a failli déborder
01:22:33en réalité
01:22:34oui c'est ça
01:22:34il restait 20 centimètres
01:22:36pour que ça arrive
01:22:36à la fenêtre
01:22:37donc tout aurait passé
01:22:38par-dessus je pense
01:22:39est-ce que vous avez peur
01:22:41est-ce que vous craignez
01:22:42que la tempête
01:22:44demain
01:22:45ne démarre
01:22:46et ramène encore
01:22:47un petit peu d'eau
01:22:48avec les précipitations annoncées
01:22:49ah oui bien sûr
01:22:50bien sûr j'ai très peur
01:22:51c'est pour ça que ce soir
01:22:52je vais mettre mes enfants
01:22:53en sécurité sur leur père
01:22:54pour pas
01:22:55on sait jamais
01:22:56on sait jamais
01:22:57je sais pas
01:22:59ça faisait un mois seulement
01:23:00que vous habitiez
01:23:01dans cet appartement Déborah
01:23:02oui
01:23:03oui j'ai aménagé
01:23:04le 11 janvier
01:23:05et un mois jour pour jour
01:23:06à deux jours près
01:23:06effectivement j'ai débordé
01:23:08vous avez envie de déménager
01:23:10du coup ?
01:23:11oui et non
01:23:12si c'est ça chaque année
01:23:14oui
01:23:15si je vois que
01:23:17je sais pas
01:23:18ça fait peur
01:23:20c'est pénible
01:23:20mettre les meubles
01:23:21sur le
01:23:23regarder le canapé
01:23:24il est là
01:23:24on campe en haut
01:23:25j'ai la télé
01:23:26la table basse en haut
01:23:28ouais c'est pénible
01:23:29Emmaé toi ça va
01:23:30t'as pas trop peur
01:23:31t'as pas eu peur ?
01:23:31j'ai pas eu peur
01:23:33non non
01:23:33parce que tu me disais
01:23:34que t'aimais bien
01:23:34passer la raclette
01:23:35c'est ça ?
01:23:35oui c'est ça
01:23:37oui
01:23:38tu le prends plutôt
01:23:39de façon joyeuse
01:23:40mais c'est vrai
01:23:41que c'est une situation
01:23:41qui est pas très agréable
01:23:43et menaçante
01:23:44oui c'est menaçant
01:23:45et mentalement
01:23:45c'est dur
01:23:46il faut tenir
01:23:47voilà
01:23:47il faut pas arrêter
01:23:48il faut être là
01:23:49et surveiller à chaque fois
01:23:52connecter sur Vigicru
01:23:53et on surveille
01:23:55merci beaucoup Déborah
01:23:56en tout cas pour votre témoignage
01:23:57vigilance donc maximale
01:23:59à quelques heures
01:24:00du démarrage
01:24:00de cette tempête
01:24:01de ces précipitations
01:24:02qui sont censées arriver
01:24:03sur ce département
01:24:04merci beaucoup Igor
01:24:05sur des images du goût
01:24:06d'Orsenmen
01:24:06et franchement
01:24:07quand on raconte
01:24:08ce que vivent
01:24:08tous ces sinistrés
01:24:09depuis j'allais dire
01:24:10quelques jours
01:24:11mais pour certains
01:24:11plusieurs semaines
01:24:12on se dit
01:24:13que certains
01:24:13ne sont pas loin
01:24:14de la situation
01:24:15d'être des réfugiés
01:24:16climatiques
01:24:17on n'en parlait pas
01:24:18récemment sous nos latitudes
01:24:19pour certains
01:24:20on n'en est pas loin
01:24:21avec la vigilance
01:24:22qui reste de mise
01:24:22un homme porté disparu
01:24:24on le rappelle
01:24:24dans le Maine-et-Loire
01:24:25à Chalonne-sur-Loire
01:24:26retour sur les moments forts
01:24:28de cette mi-journée
01:24:29avec Emeline Dercourt
01:24:30et toutes les équipes
01:24:31du Midi BFM
01:24:32c'est à Chalonne-sur-Loire
01:24:34que l'inquiétude
01:24:35est la plus vive
01:24:35à la mi-journée
01:24:36un homme porté disparu
01:24:38il était près de 23h
01:24:39hier soir
01:24:40lorsque trois amis
01:24:42ont tenté de traverser
01:24:43le fleuve
01:24:44en canoë
01:24:45pour rejoindre
01:24:46la ville
01:24:47après avoir passé
01:24:48une soirée
01:24:49sur la bacille
01:24:50selon le préfet
01:24:51de Maine-et-Loire
01:24:52deux personnes
01:24:53ont été repêchées
01:24:54une autre personne
01:24:55donc un homme
01:24:55est toujours porté
01:24:57disparu
01:24:58ce mercredi
01:24:58mercredi
01:24:59évidemment
01:25:00la largeur
01:25:01de la Loire
01:25:01ici à Chalonne
01:25:02sont débiles
01:25:03les courants
01:25:04imprévisibles
01:25:04compliquent les recherches
01:25:05à Sainte
01:25:06où le niveau
01:25:06ne cesse de monter
01:25:07malgré les risques
01:25:08certains veulent rester
01:25:10dans leur habitation
01:25:10le niveau d'eau
01:25:11est très impressionnant
01:25:12vous Catherine
01:25:13vous habitez ici
01:25:14l'eau est quasiment
01:25:16devant votre porte
01:25:16mais vous n'avez pas
01:25:17encore évacué
01:25:18Catherine pourquoi ?
01:25:19parce que j'attends
01:25:20que la crue monte
01:25:21encore un peu plus
01:25:22il me reste 30 cm
01:25:24pour que l'eau
01:25:26afin que l'eau
01:25:27ne puisse pas rentrer
01:25:28la même chose
01:25:28par mon jardin
01:25:29qui est à
01:25:31pareil
01:25:32s'il y a 30 cm
01:25:33de plus
01:25:34et bien
01:25:34c'est foutu
01:25:35parce que là
01:25:36j'en ai dans
01:25:37côté cuisine
01:25:38le maire de Tonins
01:25:39lui n'a pas eu le choix
01:25:40il a fallu quitter sa maison
01:25:42il l'observe au loin
01:25:43en faisant sa tournée
01:25:44donc moi je suis
01:25:45vraiment sur une île
01:25:47j'ai beaucoup d'eau
01:25:48comme beaucoup de gens
01:25:49d'ailleurs
01:25:50depuis une semaine
01:25:51et j'ai mon bateau
01:25:52mon petit bateau
01:25:53mon propre bateau
01:25:54pour revenir en mairie
01:25:55et coordonner les opérations
01:25:57avec évidemment
01:25:57la sous-préfecture
01:25:59avec toutes les équipes
01:26:01municipales
01:26:02et notre réserve communale
01:26:03et voici Angers
01:26:04qui se prépare
01:26:05à une crue majeure
01:26:06la promenade
01:26:06est à 2,50 m
01:26:08au-dessus de la chaussée
01:26:09conséquence
01:26:10et bien
01:26:10les habitations
01:26:11de ce quartier
01:26:12cet ancien village
01:26:13de pêcheurs
01:26:14sont inondés
01:26:15partiellement
01:26:16notamment les jardins
01:26:17et puis les caves
01:26:18c'est le cas
01:26:18de Nicolas
01:26:19Nicolas
01:26:20votre cave
01:26:21est totalement inondée
01:26:21vous savez combien
01:26:22il y a à peu près
01:26:23d'eau actuellement ?
01:26:24alors il doit y avoir
01:26:2570 cm
01:26:26à peu près d'eau
01:26:27dans la cave
01:26:27et le niveau
01:26:28va continuer à monter
01:26:29dans cette ville
01:26:30ailleurs
01:26:31la tempête Pedro
01:26:32devrait apporter
01:26:33des pluies supplémentaires
01:26:34dans cette ville
01:26:34à peu près d'eau
01:26:34il y a à peu près d'eau
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