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  • il y a 16 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans le Midi BFM.
00:00:02Il y a évidemment deux grands titres dans l'actualité de ce vendredi.
00:00:05Cran-Montana et l'hommage international aux 40 victimes et dont 9 français.
00:00:10Cet hommage commence dans 2 heures à Martigny.
00:00:12Et nous serons évidemment en direct avec tous les envoyés spéciaux de BFM TV.
00:00:16Et puis le bilan de la tempête Goretti.
00:00:18Disons entre vent et inondation, nous serons à Cherbourg dans la Manche dans quelques instants avec Capucine-Diez.
00:00:23C'est dans ce département que les rafales ont soufflé le plus fort, à plus de 200 km heure.
00:00:27Nous serons aussi à Fécamp, en Seine-Maritime avec l'Holabay.
00:00:30Des inondations là très localisées, notamment des inondations de parking.
00:00:34Pauline Delevoye nous attend à Cailloux dans la Somme où la mer est entrée dans les rues.
00:00:39C'est ce que l'on appelle l'effet vague-submersion.
00:00:41Et puis nous serons à Biscarros dans les Landes avec Marine Mulsé,
00:00:45l'un des deux départements encore en vigilance avec les Pyrénées-Atlantiques.
00:00:48Autour de la table du Midi BFM, Sofia Naclouf pour l'économie.
00:00:51Bruno Jeudy aujourd'hui pour la politique et Marc évidemment pour la météo.
00:00:55Le premier journal, tout de suite, Roselyne Dubois.
00:01:10Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:01:12L'actualité aujourd'hui, ce sera l'hommage aux victimes de Grand Montana,
00:01:1440 morts dont la moitié est mineure, 116 blessés.
00:01:17Ce sera à vivre en direct sur BFM TV dès 13h30.
00:01:20Certains milliers d'invités, dont Emmanuel Macron,
00:01:22alors que les gérants du bar, les Morité, étaient auditionnés ce matin pour la première fois en tant que prévenu.
00:01:27Boris Karlamov nous racontera ça.
00:01:29Les agriculteurs attendent les réponses du gouvernement, du concret.
00:01:33On en parlera avec Alexis Cuvillet.
00:01:34Les tracteurs ont quitté le cœur de Paris,
00:01:36mais la Confédération paysanne organise à son tour des opérations coup de poing,
00:01:39notamment sur le périphérique parisien.
00:01:41En Iran, les manifestations contre la vie chère prennent de l'ampleur.
00:01:45Le guide suprême Ramenei fustige des vandales.
00:01:48Le régime n'hésite pas à tirer sur la foule.
00:01:50Il y a des dizaines de morts.
00:01:51Donald Trump menace d'intervenir.
00:01:54La météo de cet après-midi et du week-end, Marc, moyen.
00:01:57La tempête Goretti s'éloigne,
00:01:59mais deux départements restent toujours placés en vigilance orange dans le sud-ouest.
00:02:02Nouvelle alerte à la neige en pleine.
00:02:04Beaucoup de neige prévue demain dans le nord-est.
00:02:06Et donc pour cet après-midi, vous le voyez,
00:02:08je n'ai pas mieux à vous proposer.
00:02:09Beaucoup d'instabilité, du vent, de la neige
00:02:12et un risque d'avalanche très élevé dans l'ensemble des massifs français.
00:02:15Et bien évidemment, vous ne bougez pas
00:02:17puisque c'est l'heure du bilan après le passage de la tempête Goretti-des-Rafales
00:02:19à plus de 200 km enregistrés par exemple à Barfleur.
00:02:23À Barfleur, dans la Manche, ciblée s'élégée selon le ministère de l'Intérieur
00:02:26et 380 000 foyers privés de courant au plus fort de cette tempête.
00:02:30Alors on va faire le tour des dégâts, des conséquences de cette tempête historique.
00:02:34D'abord, Cherbourg, Capucines-Diesse,
00:02:36quelle est la situation chez vous ? C'est l'une des villes les plus touchées.
00:02:39Oui, exactement.
00:02:42Alors là, on est au niveau de la Glacerie.
00:02:44C'est une petite commune à quelques kilomètres de Cherbourg.
00:02:48Et vous le voyez derrière moi, sur ces images de Lucas David,
00:02:51on a cet arbre qui est tombé sur cette route secondaire.
00:02:55Dans sa chute, il a endommagé ses câbles électriques.
00:02:58Alors on a pu échanger avec les voisins qui nous ont confirmé pourtant
00:03:01que tout fonctionne chez eux, l'électricité comme Internet.
00:03:05La route, évidemment, a été sécurisée.
00:03:08Elle a été barrée pour empêcher les voitures de passer.
00:03:11On a croisé également des agents communaux qui nous ont expliqué
00:03:14qu'étant donné qu'il s'agit d'une route secondaire,
00:03:18elle sera dégagée plus tard.
00:03:19Probablement dans l'après-midi ou peut-être demain matin.
00:03:22La priorité pour eux, c'est évidemment de dégager les routes principales.
00:03:27On les a vus d'ailleurs faire plusieurs allers-retours avec des branchages.
00:03:30Ils les ont déposés à quelques dizaines de mètres derrière nous
00:03:33pour permettre au trafic de reprendre le plus rapidement possible.
00:03:37Merci beaucoup Capucine.
00:03:38Capucine-Guiaise sur des images de Lucas David.
00:03:4080 000 personnes privées d'électricité dans ce département de la Manche.
00:03:44C'est ce qu'indiquait le préfet il y a quelques minutes sur BFMTV
00:03:46et 50 000 privés de téléphone.
00:03:48On va remonter maintenant à présent dans la Somme.
00:03:51retrouver Pauline Delvoix à Cailleux
00:03:53avec la mer qui est entrée dans les terres
00:03:56et qui a inondé une partie de la ville.
00:04:00Oui, alors une partie de la ville,
00:04:01quelques rues qui se trouvent en centre-ville de Cailleux
00:04:04et qui se trouvent à proximité de la mer.
00:04:06Effectivement, la mer est entrée.
00:04:07Mathieu Guillot va vous montrer.
00:04:09En fait, il reste...
00:04:09La mer s'est retirée depuis déjà un petit moment,
00:04:12mais il reste quand même beaucoup de stigmates
00:04:15de ce passage de la mer
00:04:17avec des détritus qu'elle a ramenés avec elle.
00:04:20et aussi, elle a causé d'autres dégâts.
00:04:23Au-delà des caves qui ont été inondées,
00:04:25c'est aussi les voitures qui ont été abîmées.
00:04:28Je suis avec Jessica qui a retrouvé son véhicule ce matin.
00:04:31Expliquez-moi un petit peu comment vous avez...
00:04:34En fait, nous, on a été réveillés à 5h par les pompiers
00:04:37et donc la rue a été inondée à peu près jusqu'à la marche de notre maison.
00:04:43Et quand ça est redescendu, nous sommes allés vérifier les véhicules
00:04:47et en fait, les véhicules étaient remplis d'eau
00:04:50d'à peu près une dizaine de centimètres à l'intérieur.
00:04:54Donc j'ai mon premier véhicule qui est parti avec le dépannage
00:04:57et en fait, on m'a annoncé que mes deux véhicules seraient malheureusement épaves
00:05:02puisque les calculateurs ont pris l'eau
00:05:06et du coup, c'est irréparable.
00:05:08Alors vous, vous n'avez pas eu d'eau dans votre maison
00:05:11mais malheureusement, c'est les voitures qui ont été touchées.
00:05:14C'est ça, tout à fait.
00:05:15Comparé à ma voisine qui, elle, a eu l'eau à l'intérieur de sa maison,
00:05:18ces véhicules ont l'air d'aller
00:05:20que nous, c'est le sens contraire.
00:05:22L'intérieur n'a pas été touché
00:05:24mais les véhicules ont été abîmés.
00:05:27Merci beaucoup, Jessica.
00:05:29Et du coup, vous voilà, vous l'avez entendu,
00:05:31c'est des conséquences dans cette rue
00:05:33et c'est toute la rue qui est touchée,
00:05:35tout le monde a de l'eau, soit dans sa cave,
00:05:37soit à l'intérieur un petit peu des maisons,
00:05:39même dans certains commerces.
00:05:40Donc là, c'est l'heure du grand balayage
00:05:43pour cette rue à Caillot-sur-Mer.
00:05:44Merci beaucoup, Pauline.
00:05:45Pauline Delevoix avec Mathieu Guillot.
00:05:47Alors globalement, vous l'avez compris,
00:05:48c'est le retour à la normale.
00:05:50Notamment dans le secteur des transports
00:05:52avec des dégâts évidemment très localisés
00:05:54le long du parcours de la tempête.
00:05:57Toutes les images rassemblées par Valentin Demet.
00:06:00Cette toiture n'a pas résisté à la tempête Goretti.
00:06:03A Cherbourg, en Cotentin,
00:06:04les rafales de vent ont atteint
00:06:05les 150 km par heure cette nuit.
00:06:08Autour de 22h30, regardez une partie de la toiture.
00:06:11A gauche a été soufflée par le vent.
00:06:13A la fois, vous voyez, des morceaux de tuiles
00:06:15et la laine de verre.
00:06:16Le reste est arrivé ici.
00:06:17Regardez, dans le jardin,
00:06:18le propriétaire qui attend désormais
00:06:20des nouvelles de son assureur
00:06:21pour tout simplement bâcher le toit
00:06:24en cas de nouvelle pluie.
00:06:25Des toitures soufflées,
00:06:26mais aussi des arbres déracinés.
00:06:28Cette vidéo est prise en plein cœur de la tempête.
00:06:33Sur les routes de la Manche,
00:06:35des dizaines de troncs d'arbres et de branches
00:06:36jonchent le sol.
00:06:38Ici, ils bloquent la route départementale 900.
00:06:41Il faut attendre l'intervention d'un tracteur
00:06:42pour que les automobilistes puissent circuler à nouveau.
00:06:45Dans la Somme, ce sont les inondations
00:06:48qui ont surpris les habitants de Cailleux-sur-Mer.
00:06:50Soulevées par la tempête,
00:06:51la mer s'est engouffrée dans les caves et les garages.
00:06:54Jamais je n'aurais cru qu'il y ait eu l'eau comme ça
00:06:56devant chez moi.
00:06:57Mais bon, voilà, c'est comme ça.
00:06:59C'est la nature.
00:07:00On va nettoyer.
00:07:02Puis voilà, prendre son courage à deux mains.
00:07:04Plus au nord, sur la côte d'Opale,
00:07:06une digue s'est effondrée à embloteuse,
00:07:09comme en 2018.
00:07:09La tempête et notamment les vagues
00:07:11qui ont dû frapper très fort.
00:07:13La digue est fragilisée, on le sait,
00:07:15depuis plusieurs années.
00:07:17C'est un gros malheur pour embloteuse.
00:07:19La Seine-Maritime a aussi été balayée
00:07:20par la tempête Goretti.
00:07:22Cette grange s'est tout simplement effondrée.
00:07:25Certaines rues de fécance sont désormais remplies de galets
00:07:27et cette terrasse de restaurant est très endommagée.
00:07:30Les vitres ont été brisées
00:07:32avec ces tables renversées.
00:07:35En région parisienne,
00:07:36de nombreux arbres sont tombés sur des caténaires.
00:07:38Le trafic de certains TER et TGV
00:07:40a été interrompu dans la matinée.
00:07:43Marc, une tempête qui a donc été bien anticipée
00:07:45et donc les dégâts ont conséquence forcément
00:07:47et des records enregistrés ou pas ?
00:07:48En tout cas, des valeurs de vent exceptionnelles.
00:07:50Des records pour certains départements.
00:07:53Lorsqu'on regarde le département de la Manche,
00:07:55le vent n'avait pas soufflé aussi fort
00:07:57depuis ce qu'on appelle l'ouragan de 1987
00:08:00puisqu'à l'époque, on ne nommait pas les tempêtes.
00:08:02Donc je vous rappelle quand même
00:08:03cette rafale de vent assez exceptionnelle.
00:08:05213 km par heure à Gâteville-le-Phare.
00:08:08148 km à Cherbourg et sur un grand quart nord-ouest.
00:08:11Les rafales ont été conformes à ce qui était prévu.
00:08:13Donc une tempête majeure.
00:08:16Comparable d'ailleurs dans le Grand Ouest à Caran
00:08:18qui avait balayé la France en 2023
00:08:21mais avec moins d'effet.
00:08:22Un million de personnes privées de courant en 2023.
00:08:25Un peu plus de 300 000 ce matin.
00:08:27Donc la trajectoire a été bonne.
00:08:29Les intensités aussi.
00:08:30Pour le coup, la prévision météo a été plus que correcte.
00:08:32Il reste deux départements en vigilance orange
00:08:34dans le sud-ouest ?
00:08:35Voilà.
00:08:35Avec d'ailleurs là, ça souffle en tempête.
00:08:37Biarritz actuellement.
00:08:38130 km par heure
00:08:40donc pour le département des Pyrénées-Atlantiques.
00:08:43Et puis une nouvelle alerte
00:08:44concerne déjà le nord-est de la France
00:08:46pour des chutes de neige prévues donc demain
00:08:49puisque la tempête Goretti s'éloigne vers le Benelux.
00:08:52Mais elle ramène à nouveau de l'air très froid
00:08:54donc dans le nord-est avec de la neige en pleine.
00:08:56Et cette tempête Goretti en fait devient la tempête Élie
00:09:00pour les Allemands.
00:09:01Les Allemands qui vont être concernés
00:09:03par d'importantes chutes de neige.
00:09:04Un véritable blizzard.
00:09:05La Grande-Bretagne d'abord.
00:09:06L'Allemagne ensuite.
00:09:07Voilà.
00:09:07Exactement.
00:09:08Et donc ces chutes de neige qui vont concerner l'Allemagne
00:09:11concerneront également la France.
00:09:12Demain, il y a beaucoup de neige dans le nord-est
00:09:14avec du vent.
00:09:15Situation parfois de blizzard.
00:09:17Donc voilà.
00:09:17Encore une vigilance.
00:09:18Je vous rappelle le bilan.
00:09:19Donc actualisé.
00:09:20Huit blessés dont deux hospitalisés.
00:09:22Bilan une nouvelle fois donné par le préfet de la Manche.
00:09:24Ce sera un des temps forts à vivre en direct aujourd'hui
00:09:27sur BFM TV.
00:09:28La cérémonie d'hommage aux 40 victimes de Cran-Montana.
00:09:31Ça commencera à 13h45.
00:09:33Édition spéciale dès 13h30.
00:09:35Un millier de personnes sont attendues
00:09:37dont Emmanuel Macron.
00:09:38Un seulement sur invitation.
00:09:40Il y aura bien sûr aussi les familles des victimes.
00:09:42On sera sur place dans un instant.
00:09:43Voilà.
00:09:44Que le président de la République d'ailleurs
00:09:45rencontrera des victimes françaises.
00:09:46Mais ce matin, il y avait aussi la première audition formelle
00:09:49des époux Moriti qui n'ont fait aucune déclaration
00:09:52à leur arrivée au tribunal de Sion.
00:09:54Boris Karlamov, vous êtes sur place.
00:09:57On les voit, les époux Moriti, sur ces images.
00:09:59Jacques et Laetitia.
00:10:00Est-ce que cette audition est toujours en cours ?
00:10:05Absolument, Christophe.
00:10:06Audition toujours en cours.
00:10:07Cela fait maintenant plus de 4 heures
00:10:09que Jacques et Jessica Moriti,
00:10:1240 et 49 ans respectivement,
00:10:14se trouvent ici dans les locaux du ministère public.
00:10:16C'est la toute première audition du couple de Français
00:10:19en tant que prévenus.
00:10:20Et depuis l'ouverture d'une instruction pénale dans cette affaire,
00:10:23ils avaient déjà été entendus
00:10:25afin de livrer des renseignements aux autorités suisses.
00:10:29C'est une audition qui ne porte pas sur le déroulé
00:10:32des faits de cette nuit tragique du 31 décembre au 1er janvier dernier.
00:10:36Non plus sur les normes de sécurité,
00:10:39mais bien sur la situation personnelle de ces deux propriétaires
00:10:43avec un volet financier lors de cette audition.
00:10:47Ils sont arrivés peu avant 8 heures ce matin.
00:10:48J'ai pu les interroger, mais ils n'ont fait aucune déclaration.
00:10:52Jessica Moriti, lunettes de soleil sur le nez,
00:10:55le visage fermé.
00:10:56Et puis Jacques Moriti qui a regardé droit devant lui
00:11:00sans jamais regarder les très nombreuses caméras présentes ici.
00:11:03Ils étaient accompagnés par leurs trois avocats.
00:11:07Donc une audition qui dure ce matin à Sion
00:11:10alors que nous sommes à moins de 2h30
00:11:13de cette grande cérémonie d'hommage à Martigny.
00:11:18Et pour rappel, la Suisse observe aujourd'hui
00:11:20une journée de deuil national.
00:11:22Donc avec une audition ce matin
00:11:24et la cérémonie d'hommage qui va se dérouler
00:11:26en présence du chef de l'État Emmanuel Macron cet après-midi.
00:11:29Boris Karlamov avec Théo Touché.
00:11:30Justement, on va se rendre à Martigny.
00:11:32C'est là que va se dérouler cette cérémonie
00:11:34parce qu'à Grand-Montana, on est en hauteur,
00:11:361500 mètres d'altitude, il neige trop.
00:11:38Du coup, on est descendu dans la vallée pour organiser ça.
00:11:40Martigny, c'est là qu'un millier de personnes
00:11:42vont donc se retrouver tout à l'heure.
00:11:44Igor Saheri, vous êtes l'un des envoyés spéciaux de BFM TV.
00:11:47Officiel, famille de victimes.
00:11:48Comment est-ce que ça va se passer ?
00:11:53Écoutez, c'est une journée très particulière
00:11:55pour cette petite commune suisse
00:11:57qui a plutôt l'habitude d'accueillir
00:11:59des événements heureux ou joyeux
00:12:01au parc des expositions qui se trouve juste derrière moi.
00:12:04C'est ici que va se dérouler à partir de 13h45
00:12:07cette cérémonie d'hommage aux 40 victimes
00:12:10et aux 116 blessés de ce tragique incendie de Grand-Montana.
00:12:16Il y a des dizaines de policiers de la commune,
00:12:19du canton et de la Confédération suisse
00:12:22qui sont présents ici
00:12:23pour accueillir de ce côté-là
00:12:25les victimes et les proches de victimes
00:12:28ainsi que certaines personnalités politiques
00:12:29comme le président de la Confédération suisse,
00:12:32comme le président de l'État du Valais,
00:12:34mais aussi le président français Emmanuel Macron
00:12:37ou encore son homologue italien Sergio Mattarella.
00:12:40Le Premier ministre belge a annoncé également sa présence
00:12:43mais ce qui fait la spécificité de cette cérémonie
00:12:46c'est qu'il n'y aura pas de public.
00:12:48Il n'y aura à l'intérieur que les proches des victimes,
00:12:50ces sur-invitations, vous l'avez dit,
00:12:52un millier de personnes, pas davantage.
00:12:54Il y aura également les services de secours,
00:12:56police, pompiers, médecins
00:12:57qui seront présents à l'intérieur
00:12:58avec quelques temps forts durant cette cérémonie,
00:13:01notamment les cloches de toute la Suisse
00:13:03qui vont sonner pendant 5 minutes
00:13:04avant une minute de silence
00:13:06et puis notamment un hommage,
00:13:08un discours d'enfants présents à Crans-Montana
00:13:11dans la nuit du 1er janvier
00:13:12écrit par leurs soins
00:13:13avant un hommage rendu par une comédienne suisse.
00:13:16Ce sera à suivre en direct sur BFM TV
00:13:18à partir de 13h45,
00:13:19Igor Saïry avec Valentin Rib.
00:13:21Ce qu'il faut dire, c'est qu'il y a la cérémonie officielle
00:13:23et puis il y a aussi une cérémonie de recueillement
00:13:26à Crans-Montana
00:13:27où l'on pourra suivre la cérémonie
00:13:28soit au centre des congrès,
00:13:30soit en plein air dans le froid et la neige
00:13:32et on retrouvera tout à l'heure
00:13:33les envoyés spéciaux de BFM TV.
00:13:35Dans l'actualité également,
00:13:36la mobilisation des agriculteurs
00:13:37qui attendent des réponses concrètes,
00:13:39on va le voir dans un instant,
00:13:40du Premier ministre sur les normes
00:13:41alors que le Mercosur va bien passer.
00:13:44Les ambassadeurs européens réunis en cette mi-journée
00:13:47ont décidé de valider le projet d'accord.
00:13:50La France a beau s'y opposer,
00:13:51elle est toute seule,
00:13:51on en parlera avec Bruno jeudi.
00:13:53Ça ne suffit pas,
00:13:54mais les actions se poursuivent ce matin.
00:13:56On voit l'image des tracteurs
00:13:57de la Confédération Paysanne
00:13:58sur le périphérique parisien.
00:14:00Alors ils n'étaient pas très nombreux,
00:14:01mais forcément deux ou trois
00:14:03ou cinq, quatre tracteurs,
00:14:04ça suffit pour créer de gros bouchons
00:14:06ou de gros embouteillages.
00:14:07Marine Roussel,
00:14:08vous êtes du côté de la Porte Maillot.
00:14:12Oui, parce que Porte Maillot,
00:14:13c'est là que le trajet de ces cinq,
00:14:15six tracteurs de la Confédération Paysanne
00:14:17a été arrêté par les forces de l'ordre
00:14:19après une opération escargot
00:14:20qui a utilisé une bonne moitié
00:14:22du périphérique,
00:14:23le périphérique nord,
00:14:24qui a donc été le théâtre
00:14:25de cette opération ce matin.
00:14:26Ils sont partis de Porte de Montreuil
00:14:27pour arriver à Porte Maillot.
00:14:29Je suis avec Émilie Deligny,
00:14:30vous êtes secrétaire générale
00:14:31de la Confédération Paysanne.
00:14:33C'était quoi le sens
00:14:34de cette action menée
00:14:35aujourd'hui ce matin ?
00:14:36Aujourd'hui,
00:14:36on était en opération escargot
00:14:38sur le périphérique parisien,
00:14:39Confédération Paysanne,
00:14:40pour dénoncer les traités
00:14:42eu au Mercosur
00:14:43qui sont en cours de discussion,
00:14:44enfin même plus que ça aujourd'hui.
00:14:46Et aussi la politique sanitaire
00:14:50sur la DNC
00:14:51avec la stratégie d'abattage totale
00:14:52qu'on dénonce depuis plus de six mois,
00:14:54nous,
00:14:54et pour lequel on voudrait
00:14:56un changement de stratégie.
00:14:57Alors justement,
00:14:58le traité du Mercosur,
00:14:59on vient de l'apprendre,
00:14:59a été finalement approuvé
00:15:01malgré l'opposition de la France.
00:15:03Quelle est votre réaction ?
00:15:05Est-ce que d'autres actions
00:15:05seraient amenées à être organisées
00:15:07face à cette décision ?
00:15:09Pour nous,
00:15:09déjà,
00:15:10le président Macron
00:15:11n'a pas fait tout ce qu'il fallait
00:15:12pour obtenir une minorité de blocage.
00:15:14Certes,
00:15:14il a voté contre cet accord,
00:15:16mais il aurait pu quand même
00:15:18aller plus loin
00:15:19dans l'engagement
00:15:21pour aller chercher
00:15:22cette minorité de blocage.
00:15:24Et maintenant,
00:15:24nous,
00:15:25de toute façon,
00:15:25on reste mobilisés
00:15:26sur ces sujets.
00:15:28Et pour nous,
00:15:30ce n'est pas fini.
00:15:31Il y a encore possibilité
00:15:32qu'il n'y ait pas
00:15:32la signature de ce traité.
00:15:34Merci beaucoup,
00:15:35Émilie.
00:15:35Vous l'avez compris,
00:15:35les agriculteurs
00:15:36qui restent mobilisés
00:15:37au lendemain
00:15:37d'une grosse action
00:15:38qui était menée
00:15:39du côté de la coordination rurale,
00:15:41aujourd'hui,
00:15:42c'est la Confédération Paysanne
00:15:43qui s'est mobilisée.
00:15:44Ils souhaitent aller
00:15:44jusqu'à l'Arc de Triomphe.
00:15:45Pour l'instant,
00:15:46les forces de l'ordre bloquent,
00:15:47mais le blocage
00:15:48sur cet axe continue.
00:15:51Marion Roussel
00:15:51avec Thierry Bouillet
00:15:53sur ce énième blocage.
00:15:56Tous les syndicats
00:15:56s'y mettent à tour de rôle
00:15:57parce qu'ils attendent,
00:15:58Alexis Cuvillet,
00:15:59ils attendent du concret.
00:16:00Le Premier ministre
00:16:00leur a promis pour aujourd'hui.
00:16:01Oui,
00:16:02d'ici la fin de la journée,
00:16:03une lettre
00:16:06d'agriculteurs
00:16:07pour apporter
00:16:08un certain nombre
00:16:09de réponses
00:16:10à des revendications.
00:16:11C'est un enjeu important
00:16:11pour Sébastien Lecornu.
00:16:13Il y passe du temps.
00:16:14Il a annulé un engagement
00:16:15qui était prévu
00:16:16à son agenda
00:16:16cet après-midi.
00:16:18Il veut revenir,
00:16:19selon nos informations,
00:16:19sur beaucoup de sujets divers.
00:16:21La question des pesticides,
00:16:23le sujet du loup
00:16:24qui préoccupe beaucoup
00:16:25dans certaines régions,
00:16:26évidemment la question
00:16:27de la dermatose.
00:16:29Autant de sujets
00:16:30sur lesquels
00:16:30il peut y avoir des annonces,
00:16:31mais ça ne chasse pas,
00:16:32bien sûr,
00:16:33l'éléphant dans la pièce.
00:16:34Vous l'avez dit, Roselyne,
00:16:35cette validation
00:16:36par l'Union Européenne
00:16:37de l'accord
00:16:38avec le Mercosur.
00:16:39Trois informations
00:16:39de la matinée.
00:16:40D'abord au moins
00:16:41trois surveillants
00:16:41agressés ce matin
00:16:42à la prison de Luyne
00:16:43près d'Aix-en-Provence
00:16:44par un détenu.
00:16:45Heureusement,
00:16:46leurs vies ne sont pas en danger.
00:16:47C'est ce qu'écrit
00:16:48Gérald Darmanin,
00:16:49le ministre de la Justice.
00:16:50D'où ont été blessés,
00:16:51dont insérieusement.
00:16:52Le détenu s'en est pris
00:16:53à l'un des gardiens
00:16:53avec une paire de ciseaux
00:16:54à l'ouverture de sa cellule.
00:16:56Il l'a touché à la gorge.
00:16:57Un homme qui est incarcéré
00:16:58depuis avril 2024,
00:16:59notamment pour violences
00:17:00sexuelles et violences
00:17:01sur personnes dépositaires
00:17:02de l'autorité publique.
00:17:03Deux informations
00:17:03de l'étranger.
00:17:04D'abord la situation
00:17:05qui se tend en Iran.
00:17:06Paris demande
00:17:07de la retenue
00:17:08au pouvoir iranien.
00:17:09Au moins 45 manifestants
00:17:10ont été tués,
00:17:11si l'on en croit
00:17:11une ONG norvégienne.
00:17:13Et les manifestations
00:17:13ont repris sérieusement.
00:17:15Et puis en Ukraine,
00:17:17une nouvelle nuit
00:17:17de bombardements russes.
00:17:1936 missiles,
00:17:20242 drones.
00:17:21Une vingtaine
00:17:22d'immeubles résidentiels
00:17:23de Kiev ont été endommagés.
00:17:24Les Ukrainiens affirment
00:17:25que les Russes
00:17:26ont utilisé un missile
00:17:27hypersonique,
00:17:28notamment contre
00:17:28des installations énergétiques.
00:17:29Résultat,
00:17:30il n'y a plus de chauffage
00:17:31dans la moitié
00:17:31des immeubles à Kiev.
00:17:33Le maire appelle
00:17:34les habitants
00:17:34à quitter la ville
00:17:35temporairement.
00:17:36Sofiane,
00:17:37pour l'économie
00:17:37comme chaque jour évidemment,
00:17:38on va revenir sur
00:17:39cette information
00:17:40de toute dernière minute.
00:17:41Donc l'accord du Mercosur,
00:17:43les pays de l'Union Européenne
00:17:44qui valident cet accord.
00:17:46Le match est-il plié pour autant ?
00:17:53Installez-vous confortablement
00:17:56devant votre programme
00:17:57avec Maison XXL,
00:17:59mobilier design et décoration.
00:18:01Votre programme
00:18:02sans faux-plis
00:18:03avec Bexley.
00:18:07Bexley,
00:18:07bon chic,
00:18:08bon sens.
00:18:09Alors,
00:18:09reste-t-il un recours ?
00:18:10On s'y attendait
00:18:11à ce que ça passe en fait.
00:18:12Oui,
00:18:12en fait,
00:18:13il n'y a plus de suspense.
00:18:14Les diplomates l'ont annoncé.
00:18:15Il y a un feu vert
00:18:16d'une majorité de pays
00:18:17de l'Union Européenne
00:18:18pour voter.
00:18:18La Commission Européenne
00:18:20par la voix
00:18:21d'Ursula von der Leyen
00:18:22va le confirmer
00:18:23dans l'après-midi.
00:18:24En fait,
00:18:24ce qu'on savait,
00:18:25c'est que la France
00:18:26allait donc voter contre,
00:18:27mais il y avait
00:18:28très peu de pays
00:18:29qui étaient d'accord.
00:18:30La Hongrie,
00:18:31donc la Pologne,
00:18:33l'Irlande
00:18:34et l'Italie
00:18:34qui devait faire basculer
00:18:36le vote
00:18:36a décidé de voter pour,
00:18:37a négocié de son côté
00:18:39pour la PAC
00:18:40avec l'Union Européenne.
00:18:42C'est donc perdu.
00:18:42Donc,
00:18:43c'est perdu
00:18:43et c'est la dernière étape
00:18:44ce vote ?
00:18:44Alors,
00:18:45pas tout à fait
00:18:45parce que Ursula von der Leyen
00:18:46va devoir se rendre
00:18:47au Paraguay
00:18:48ce week-end,
00:18:49peut-être lundi
00:18:50et là,
00:18:51à ce moment-là,
00:18:51elle va signer ce texte,
00:18:53cet accord.
00:18:54Pourquoi elle se rend
00:18:55au Paraguay ?
00:18:56C'est parce que c'est
00:18:56le pays qui dirige
00:18:57en ce moment
00:18:58qu'a la présidence tournance
00:18:59des pays du Mercosur.
00:19:01Néanmoins,
00:19:02on oublie une étape,
00:19:03c'est que pour que
00:19:04ce traité du Mercosur
00:19:06entre en vigueur,
00:19:07même après 25 ans
00:19:08de négociation,
00:19:09il faut que le Parlement
00:19:10européen
00:19:11vote l'accord.
00:19:12Et ça,
00:19:13d'après la ministre
00:19:14de l'Agriculture
00:19:14qui était sur BFMTV hier,
00:19:16ce n'est pas gagné.
00:19:17Ce n'est pas la fin
00:19:19de l'histoire
00:19:20pour reprendre
00:19:20une formule célèbre,
00:19:22tout simplement
00:19:22parce que
00:19:23le Parlement européen
00:19:24va se saisir
00:19:25d'un vote
00:19:26sur le Mercosur.
00:19:28Et à date,
00:19:29rien ne garantit
00:19:30que le Parlement
00:19:31européen
00:19:31valide
00:19:32cet accord.
00:19:34C'est quand même
00:19:35une étape
00:19:36déterminante.
00:19:38Là aussi,
00:19:39si le vote
00:19:39est pour
00:19:40ce traité,
00:19:41quand est-ce qu'il s'applique ?
00:19:42Concrètement,
00:19:42quand est-ce qu'on en voit
00:19:43les conséquences ?
00:19:44Pas tout de suite,
00:19:45en fait.
00:19:45Et on a un exemple
00:19:46pour cela,
00:19:46c'est le CETA,
00:19:47ce traité
00:19:48entre l'Union européenne
00:19:49et le Canada,
00:19:50traité de libre-échange,
00:19:51qui a été validé
00:19:52par le Parlement européen
00:19:53en 2017.
00:19:54Il a fallu
00:19:55à peu près
00:19:55un an et demi environ
00:19:56avant de voir
00:19:57les échanges facilités
00:19:59entre la France
00:20:00et le Canada.
00:20:01Résultat,
00:20:01une croissance
00:20:02de 34%
00:20:03des échanges.
00:20:04Donc,
00:20:04ce n'est pas tout de suite
00:20:05que les quotas
00:20:05dont on a parlé,
00:20:0699 000 tonnes
00:20:07de viande par an
00:20:08et 180 000 tonnes
00:20:10par an
00:20:11de sucre supplémentaire
00:20:12vont entrer
00:20:12dans l'Union européenne.
00:20:14Il va falloir attendre.
00:20:14Mais franchement,
00:20:15est-ce qu'il y a encore
00:20:15des voies de recours
00:20:16pour la France ?
00:20:17Non.
00:20:17Un peu,
00:20:18si,
00:20:18mais un trou de souris,
00:20:19j'ai envie de dire.
00:20:20Il y a deux options
00:20:20en réalité.
00:20:21Deux cas de figure.
00:20:22Premier cas de figure,
00:20:23c'est la France
00:20:23qui peut saisir
00:20:24la Cour européenne
00:20:25de justice
00:20:26pour vérifier
00:20:27la légalité du texte.
00:20:28En fait,
00:20:28il a été divisé
00:20:29en deux
00:20:30pour éviter
00:20:30que les parlements
00:20:32nationaux
00:20:33puissent s'exprimer
00:20:34sur le volet commercial
00:20:35et donc,
00:20:36il est possible
00:20:37qu'il y ait un recours.
00:20:39Compliqué quand même
00:20:40que la France fasse ça
00:20:40parce qu'en fait,
00:20:41elle a négocié
00:20:41des contreparties
00:20:42parce qu'on savait
00:20:43que c'était perdu
00:20:43notamment sur la PAC,
00:20:45sur la suspension
00:20:46de la taxe carbone
00:20:47pour les engrais importés.
00:20:49C'était quand même
00:20:494000 euros
00:20:50de surcoût en moyenne
00:20:51pour les agriculteurs français.
00:20:52Donc,
00:20:53c'est compliqué pour la France
00:20:53d'expliquer après
00:20:54on va tenter un recours
00:20:56et puis surtout,
00:20:57ce ne serait pas
00:20:58une décision suspensive.
00:20:59Donc,
00:21:00l'accord s'appliquerait
00:21:01dans un premier temps
00:21:02avant que la décision
00:21:03soit étudiée.
00:21:04Bon,
00:21:04et alors le second recours ?
00:21:05Alors,
00:21:05que le Parlement européen
00:21:07lui-même
00:21:07saisisse la justice.
00:21:09Là,
00:21:09l'accord dans ces cas-là
00:21:10serait suspendu
00:21:12le temps qu'il soit étudié
00:21:13par la Cour de justice.
00:21:14Un texte a été déposé
00:21:16qui va dans ce sens
00:21:17par 150 élus
00:21:18en novembre.
00:21:19Le problème,
00:21:20c'est qu'il faut une majorité.
00:21:21Ils ont 720 dans cet hémicycle
00:21:22pour pouvoir
00:21:23saisir
00:21:25la Cour de justice.
00:21:26Donc ça,
00:21:27ce n'est pas certain
00:21:27mais il reste,
00:21:28ce n'est pas gagné.
00:21:29Mais oui,
00:21:29c'est de vous dire,
00:21:30après 25 ans,
00:21:31il y a quand même des recours,
00:21:32ce n'est pas aligné.
00:21:33Mais quand on voit tout ça,
00:21:34c'est cuit, non ?
00:21:35C'est pas...
00:21:36Il y a pire.
00:21:37Ce n'est même pas sûr
00:21:38qu'il y ait un vote
00:21:38parce qu'en fait,
00:21:39il y a aussi cette possibilité
00:21:40pour la présidence chypriote
00:21:42et sans doute
00:21:42Ursula von der Leyen
00:21:43aimerait ça.
00:21:44C'est qu'il n'y ait pas de vote
00:21:45finalement,
00:21:45qu'il y ait ce qu'on appelle
00:21:46une application provisoire
00:21:47du traité
00:21:48et immédiate.
00:21:49Mais ça en complique encore
00:21:50les choses
00:21:51qui sont déjà
00:21:52fort compliquées
00:21:52comme toujours avec l'Europe.
00:21:53On en reparlera.
00:21:54Promis.
00:22:01Midi BFM,
00:22:02il est 12h30.
00:22:02Bienvenue si vous nous rejoignez
00:22:03seulement.
00:22:04L'hommage international,
00:22:05évidemment,
00:22:05aux victimes de Cran-Montana.
00:22:07C'est dans un peu plus
00:22:08d'une heure maintenant.
00:22:09Nous avons le détail
00:22:10de cette cérémonie
00:22:11et ça promet
00:22:12d'être très, très émouvant.
00:22:13Hommage aux 40 morts
00:22:14dont la moitié mineure,
00:22:15près de 120 blessés.
00:22:16Emmanuel Macron
00:22:17sera présent.
00:22:18Un millier d'invités,
00:22:19cérémonie organisée
00:22:20dans la vallée
00:22:20à Maritini,
00:22:21mais retransmise,
00:22:22vous le voyez,
00:22:23sur des écrans
00:22:23dans la station.
00:22:25Nicolas Coadou
00:22:26sera sur place.
00:22:26Au même moment,
00:22:28et elle se poursuit,
00:22:28l'audition des gérants
00:22:30du bar
00:22:31Le Constellation,
00:22:32poursuivie notamment
00:22:33pour homicide
00:22:33par négligence.
00:22:35Jacques Moretti
00:22:36a déjà un casier
00:22:37et selon les témoignages
00:22:38de plusieurs anciens salariés,
00:22:40les règles dans l'établissement
00:22:41étaient loin d'être respectées.
00:22:43Dans l'actualité également,
00:22:44des routes coupées
00:22:45dans l'Ouest et le Nord,
00:22:46des trains annulés,
00:22:46des toitures arrachées,
00:22:47des inondations également.
00:22:49Conséquence de la tempête Goretti
00:22:51avec des vents
00:22:51à plus de 200 km heure
00:22:53en Normandie.
00:22:53On retrouvera
00:22:54nos équipes sur place.
00:22:55Le Premier ministre
00:22:56va-t-il répondre
00:22:57aux attentes des agriculteurs
00:22:58alors que le traité
00:22:59du Mercosur
00:23:00vient d'être validé ?
00:23:01Nouvelle opération
00:23:02de la Confédération Paysanne
00:23:04en ce moment même
00:23:05avec une opération escargot
00:23:07sur le périphérique parisien.
00:23:09Et puis la météo,
00:23:09la tempête est passée
00:23:10mais il y a toujours
00:23:11beaucoup de vent,
00:23:12vous le verrez,
00:23:13de la pluie,
00:23:13de la neige aussi.
00:23:15Ce sera un peu pareil demain,
00:23:16le calme ne reviendra
00:23:17que dimanche
00:23:17et encore ce sera temporaire
00:23:19nous dit Marc.
00:23:19Dans un peu plus d'une heure.
00:23:21Donc la Suisse,
00:23:21et pas seulement la Suisse
00:23:22d'ailleurs,
00:23:22va rendre hommage
00:23:23aux 40 victimes
00:23:24tuées dans l'incendie
00:23:25de la Saint-Sylvestre.
00:23:25La moitié de ces victimes,
00:23:27vous en souvenez,
00:23:28sont mineures.
00:23:28Journée de deuil national
00:23:30en Suisse
00:23:30et c'est inédit
00:23:31dans la Confédération Helvétique.
00:23:33Ça ne se passera pas
00:23:33dans la station de Cran-Même
00:23:34car il neige,
00:23:35on va le voir dans un instant
00:23:36avec notre équipe,
00:23:37mais dans la vallée
00:23:37à 60 kilomètres de là,
00:23:39à Martigny,
00:23:40on attend un millier de personnes
00:23:41exclusivement sur invitation,
00:23:43les familles bien sûr,
00:23:44Emmanuel Macron,
00:23:45le président italien également.
00:23:47Il y aura de la musique,
00:23:48beaucoup de dignité,
00:23:51beaucoup de sobriété,
00:23:52un message aussi très fort
00:23:53de trois jeunes
00:23:54qui étaient sur place
00:23:55lors du drame
00:23:55et qui ont écrit
00:23:56un texte eux-mêmes
00:23:57hors normes.
00:23:58Hommage hors normes
00:23:59qui sera à suivre
00:24:00en direct sur BFM TV
00:24:01et qui sera donc
00:24:02retransmis dans la station.
00:24:03Absolument,
00:24:04et notamment dans cette
00:24:05grande salle communale
00:24:07où se trouve
00:24:08l'un des envoyés spéciaux
00:24:09de BFM TV,
00:24:10Clémence Dibout,
00:24:11que nous retrouverons
00:24:11dans quelques instants.
00:24:12Mais Nicolas Coadou,
00:24:13vous vous êtes
00:24:14tout près de l'endroit
00:24:16où sont illuminés,
00:24:18régulièrement ravivés,
00:24:19les bougies
00:24:20d'hommage aux victimes.
00:24:20Oui, absolument,
00:24:24ça fait maintenant
00:24:24plus d'une semaine
00:24:25que les gens,
00:24:26vous le voyez sur ces images
00:24:26de William Gay,
00:24:27viennent déposer des bougies.
00:24:29Il y en a plusieurs centaines
00:24:30ici sous cette tente improvisée
00:24:32à seulement 20 mètres
00:24:32du bar Le Constellation
00:24:34où s'est déroulé l'incendie.
00:24:36Et depuis ce matin
00:24:37et même depuis une semaine,
00:24:38les personnes
00:24:38qui défilent ici,
00:24:40qui écrivent un petit mot
00:24:41sur ce registre
00:24:42de condoléances,
00:24:43un mot en hommage
00:24:43aux victimes.
00:24:45Vous pouvez voir également
00:24:46toutes ces bougies,
00:24:47toutes ces fleurs
00:24:47et ces drapeaux
00:24:48des très nombreuses nationalités
00:24:49qui étaient présentes
00:24:50cette nuit-là
00:24:51à l'intérieur du bar
00:24:52Le Constellation.
00:24:53On peut voir des drapeaux
00:24:54roumains, turcs,
00:24:55italiens, français,
00:24:56suisses, belges.
00:24:57Bref, voilà un drame
00:24:58international
00:24:59qui touche énormément ici.
00:25:01Depuis qu'on est arrivé
00:25:01ce matin avec William Gay,
00:25:03on a pu voir aussi
00:25:05le chef des pompiers
00:25:05qu'on avait entendu
00:25:07l'émotion il y a
00:25:08quelques jours
00:25:09qui est venu ici
00:25:10se recueillir
00:25:10une nouvelle fois
00:25:11avec ses hommes.
00:25:12Beaucoup de personnes,
00:25:14les larmes aux yeux,
00:25:15les visages extrêmement fermés
00:25:17pour cette journée
00:25:17de deuil national
00:25:18ici en Suisse.
00:25:19Vous l'avez dit,
00:25:20la cérémonie principale
00:25:21se déroule
00:25:22à une demi-heure
00:25:22de route d'ici
00:25:23mais pour autant
00:25:24la station de Cranc-Montana
00:25:25vit aujourd'hui
00:25:26au rythme du deuil
00:25:27puisque la cérémonie
00:25:27sera retransmise
00:25:28sur écran géant
00:25:29à plusieurs endroits
00:25:30afin que le plus de personnes
00:25:32puissent suivre cet hommage
00:25:34tout au long de la journée
00:25:35et tout au long de l'après-midi.
00:25:36Voilà, un hommage délocalisé
00:25:37donc à Martigny effectivement,
00:25:39une soixantaine de kilomètres
00:25:39de Cranc-Montana
00:25:40en raison de ce que vous voyez
00:25:42sur votre écran en fait,
00:25:42en raison d'importantes
00:25:44chutes de neige
00:25:45survenues ces derniers jours
00:25:46en Suisse.
00:25:47Nicolas Coadou
00:25:47avec William Gué
00:25:48et en ce jour d'hommage,
00:25:50les gérants du bar
00:25:51Le Constellation
00:25:52sont entendus
00:25:53pour leur première audition
00:25:54en tant que prévenus.
00:25:55Ils sont arrivés
00:25:56tôt ce matin,
00:25:57évidemment pas un mot
00:25:58à la presse qui était présente.
00:26:00Ils sont poursuivis
00:26:00pour toute une série
00:26:01de négligences
00:26:02dans leur bar.
00:26:03Emeline Darkour
00:26:03avec Hortense Gérard,
00:26:05Boris Karlamoff
00:26:05et Elis Philips.
00:26:08Vêtus de noir,
00:26:09couleur de deuil,
00:26:10les traits tirés,
00:26:11les époux Moretti
00:26:12arrivent au ministère public
00:26:13du canton du Valais.
00:26:16Ils esquivent les questions.
00:26:17Leurs trois avocats
00:26:18qui les entourent
00:26:19gardent eux aussi le silence.
00:26:21Il n'y aura pas que mon père
00:26:22aujourd'hui
00:26:22si on peut juste accéder
00:26:23à la salle.
00:26:24C'est la première fois
00:26:25que les deux Français
00:26:26sont entendus
00:26:27depuis l'ouverture
00:26:27de l'enquête
00:26:28pour homicide par négligence,
00:26:30lésion corporelle
00:26:31par négligence
00:26:31et incendie par négligence.
00:26:33Jusque là,
00:26:34ils avaient simplement
00:26:35déposé en tant que
00:26:36personne appelée
00:26:37à donner des renseignements.
00:26:38Les avocats des partis civils
00:26:39souhaitent que cette audition
00:26:40fasse avancer l'enquête.
00:26:42Je n'attends rien,
00:26:45j'espère.
00:26:46J'attends juste
00:26:46que les responsables
00:26:48soient condamnés.
00:26:50C'est tout.
00:26:50On attend que nos clients,
00:26:53que les familles
00:26:53puissent avoir des réponses,
00:26:54puissent se sentir considérées
00:26:55et puis que toutes les responsabilités
00:26:58de A à Z
00:26:58soient établies.
00:27:00Pourquoi ce drame
00:27:00qui n'aurait jamais dû
00:27:02avoir lieu
00:27:02a pu se produire
00:27:03ici en Suisse ?
00:27:05Malgré tout un arsenal juridique,
00:27:08un arsenal législatif,
00:27:09un arsenal de surveillance,
00:27:11pourquoi a-t-il failli ?
00:27:12Des questions
00:27:13qui seront abordées
00:27:14tout au long de l'enquête.
00:27:15En attendant,
00:27:16l'audience du jour
00:27:17est consacrée
00:27:17à la situation économique
00:27:18et personnelle
00:27:19des époux Moretti.
00:27:20ils ont assuré
00:27:21qu'ils ne se déroberaient pas.
00:27:23Autre titre de l'actualité,
00:27:25évidemment,
00:27:25le bilan de la tempête
00:27:26qui a traversé la France,
00:27:28qui a traversé notamment
00:27:29la Normandie
00:27:30qui est passée dans les terres
00:27:30avec des rafales
00:27:31parfois records
00:27:32de 200 km heure
00:27:34dans le département
00:27:35de la Manche.
00:27:36L'alerte,
00:27:36ceci dit,
00:27:36a bien fonctionné.
00:27:37On ne dénombre que 8 blessés,
00:27:382 seulement ont dû être hospitalisés.
00:27:40En revanche,
00:27:41il y a des dégâts.
00:27:42On fera le point
00:27:42dans un instant
00:27:43sur les coupures de courant.
00:27:44Mais d'abord,
00:27:44Lola Bay,
00:27:44on vous retrouve à Fécamp.
00:27:46C'est en Seine-Maritime.
00:27:47On a vu des branches
00:27:48tombées sur les routes,
00:27:49des toits arrachés.
00:27:50Et puis,
00:27:51alors attendez,
00:27:51on vous voit
00:27:52avec autour de vous
00:27:53des galets
00:27:54qui viennent
00:27:55de la mer ?
00:27:56Tout à fait.
00:27:59En fait,
00:28:00c'est la mer,
00:28:01la Manche précisément
00:28:02qui est au bord
00:28:03de Fécamp
00:28:05qui est en train
00:28:06de monter
00:28:06et de projeter,
00:28:08qui a projeté cette nuit
00:28:09et qui est en train
00:28:09de nouveau de projeter
00:28:10des galets
00:28:11que vous voyez au sol.
00:28:12Et ici,
00:28:13comme je vous l'expliquais,
00:28:14nous sommes en bord de mer
00:28:15et il y a des commerçants
00:28:16qui sont impactés.
00:28:17Regardez,
00:28:18sur cette image
00:28:18de Mathieu Le Peignet,
00:28:19je vous l'ai montré
00:28:20cette image.
00:28:21C'est ce commerçant,
00:28:22ce restaurant en bord de mer
00:28:24qui a été impacté
00:28:24avec la vitre
00:28:25qui a été brisée.
00:28:26Résultat,
00:28:27les fauteuils,
00:28:28les tables
00:28:28ont été arrachées
00:28:30et là,
00:28:31ils procèdent actuellement
00:28:32à des palettes,
00:28:33une pose de palettes
00:28:34pour sécuriser
00:28:35l'établissement.
00:28:36Vous le voyez
00:28:37sur ce front de mer,
00:28:38les autres établissements,
00:28:40il y a des montagnes
00:28:42presque de galets,
00:28:43ce qui fait que
00:28:43tout le monde
00:28:44a évacué
00:28:45et c'est en train
00:28:46de repartir.
00:28:48Vous allez le voir
00:28:48aussi de l'autre côté,
00:28:49Mathieu Le Peignet
00:28:50va vous le montrer.
00:28:51Derrière nous,
00:28:52ça reste assez conséquent
00:28:53avec des vitres
00:28:54qui ont été brisées.
00:28:54en cause aussi
00:28:56de ce que vous voyez
00:28:56à l'arrière-plan,
00:28:57ces falaises,
00:28:58les falaises de crée blanche
00:28:59propres à Fécamp
00:29:01qui accélèrent aussi
00:29:02la poussée du vent
00:29:03parce que le vent
00:29:03est encore extrêmement fort ici.
00:29:05Mais pardon Marc,
00:29:07quand on regarde
00:29:07les images de Mathieu Le Peignet,
00:29:09je croyais que la tempête
00:29:09était passée.
00:29:10Alors,
00:29:10elle s'est éloignée
00:29:11mais on a toujours
00:29:12quand même
00:29:12les influences
00:29:13de cette tempête
00:29:14avec des rafales
00:29:15qui sont proches
00:29:16actuellement
00:29:16de 120 km par heure
00:29:18à Fécamp
00:29:19donc il faut rester prudent.
00:29:20et puis on a toujours
00:29:20ce phénomène
00:29:21de surcote,
00:29:22ces vagues très puissantes,
00:29:23c'est ce qui explique
00:29:23que certaines devantures
00:29:25de magasins de commerce
00:29:27ont été brisées
00:29:28par à la fois
00:29:29les vagues
00:29:30et la force des vents
00:29:31et que les galets
00:29:31ont été charriés
00:29:33par le courant.
00:29:34Donc il faut rester prudent
00:29:35cet après-midi.
00:29:36C'est la queue de la tempête
00:29:37en fait ?
00:29:37Absolument,
00:29:38c'est la fin de la tempête,
00:29:39c'est la queue,
00:29:39on est dans le sillage
00:29:40de la tempête
00:29:41donc des rafales de vent
00:29:41à près de 120
00:29:42en Normandie actuellement,
00:29:44130 pour le Pays Basque,
00:29:46il faut rester encore prudent
00:29:46pendant au moins 24-36 heures.
00:29:48Bonjour Hervé Champenois,
00:29:50merci d'être avec nous,
00:29:50vous êtes le directeur technique
00:29:51d'Enedis.
00:29:53380 000 foyers
00:29:54étaient privés de courant
00:29:56ce matin,
00:29:56où en est-on ?
00:29:58Alors,
00:29:58depuis ce matin,
00:30:00le dispositif de la FIRE,
00:30:01la force d'intervention
00:30:02rapide électricité
00:30:04qui nous permet
00:30:04de mobiliser
00:30:05des moyens humains,
00:30:07des moyens matériels,
00:30:09des groupes électrogènes
00:30:10est en place,
00:30:11ça veut dire que
00:30:123 000 techniciens
00:30:13d'Enedis
00:30:14avec des prestataires
00:30:15qui nous appuient
00:30:16sont à pied d'oeuvre
00:30:18pour travailler,
00:30:20on vient de le voir
00:30:21dans des conditions
00:30:22Le rétablissement du courant
00:30:23à quel endroit Hervé Champenois ?
00:30:24Soyons précis, direct.
00:30:25Alors,
00:30:26on a rétabli
00:30:27depuis ce matin
00:30:2860 000 clients
00:30:29en matière d'électricité,
00:30:32c'est essentiellement
00:30:33en Normandie,
00:30:35dans la Manche,
00:30:36Calvados
00:30:37et également
00:30:38la Seine-et-Marne.
00:30:39C'est là où
00:30:39Seine-Maritime
00:30:41que l'on a concentré
00:30:42des efforts
00:30:44et c'est pour ça
00:30:45qu'on a pu réalimenter
00:30:4660 000 clients
00:30:47depuis ce matin
00:30:48et on va poursuivre,
00:30:50bien sûr,
00:30:50les réparations
00:30:51dans la journée.
00:30:52Oui,
00:30:52parce qu'il en reste
00:30:53320 000,
00:30:54donc toujours privés
00:30:55de courant.
00:30:56Quand est-ce qu'ils peuvent
00:30:57espérer un retour
00:30:58à la normale, eux ?
00:30:59Alors,
00:31:00là,
00:31:01c'est déjà
00:31:01une mobilisation
00:31:02qu'on a,
00:31:03donc les clients
00:31:04peuvent savoir
00:31:05qu'on est mobilisés,
00:31:06comme je le disais,
00:31:07sur le terrain,
00:31:08les 3 000 personnes
00:31:09sont à pied d'oeuvre,
00:31:11dans les conditions
00:31:12que l'on voit,
00:31:13où on privilégie aussi
00:31:14la sécurité
00:31:15dans les interventions,
00:31:17avec également
00:31:18500 personnes
00:31:19pour les accueillir
00:31:20au téléphone
00:31:21et les renseigner
00:31:21dans les meilleures conditions.
00:31:22Oui, d'accord,
00:31:23Hervé Champenois,
00:31:23mais quand peuvent-ils
00:31:24espérer être raccordés ?
00:31:26Alors,
00:31:26une partie sera raccordée,
00:31:29enfin,
00:31:30réalimentée
00:31:30dans l'après-midi
00:31:31et on va poursuivre
00:31:33tout le week-end
00:31:34les interventions,
00:31:35les réparations.
00:31:37Merci beaucoup,
00:31:38Hervé Champenois,
00:31:38d'avoir été en direct
00:31:39avec nous.
00:31:39Département le plus touché,
00:31:41La Manche,
00:31:41qui était en alerte rouge
00:31:43cette nuit.
00:31:44Vous allez voir,
00:31:44notamment,
00:31:45la ville de Cherbourg.
00:31:46Il y a des quartiers
00:31:46méconnaissables.
00:31:47Reportage d'Antoine Forestier
00:31:48et Margot Visade
00:31:49avec Valentin Demet,
00:31:50Thomas Hermand
00:31:50et Capucine Dièse.
00:31:53Certaines images
00:31:54laissent penser
00:31:55qu'un ouragan
00:31:55a touché la Manche.
00:31:57Dans le département,
00:31:58ce sont des dizaines d'arbres
00:31:59qui sont au sol ce midi.
00:32:01Les équipes techniques
00:32:01du département
00:32:02sont à pied d'oeuvre
00:32:03pour rétablir la circulation.
00:32:05Les voies principales
00:32:05et après,
00:32:06les voies secondaires.
00:32:08Donc là,
00:32:08mon responsable
00:32:09me joint
00:32:10toutes les demi-heures
00:32:11et m'informe
00:32:14les urgences
00:32:15à faire au plus vite.
00:32:16Les pompiers
00:32:17sont aussi sollicités.
00:32:18Ici,
00:32:19ils sécurisent
00:32:20le toit
00:32:20d'une école
00:32:20de Cherbourg-en-Cotentin.
00:32:22Il s'est en partie
00:32:23effondré.
00:32:24On a procédé
00:32:25à la dépose
00:32:26des éléments
00:32:27de toiture,
00:32:28notamment les armatures
00:32:29qui étaient suspendées
00:32:31dans le vide
00:32:31et qui menaçant
00:32:32de tomber.
00:32:33Là,
00:32:33les gars
00:32:33viennent de le retirer.
00:32:35Ils ont tout mis au sol.
00:32:36Rien que cette nuit,
00:32:38les pompiers
00:32:38et la sécurité civile
00:32:39sont intervenus
00:32:40plus de 400 fois.
00:32:42Le préfet parle
00:32:42d'une tempête exceptionnelle.
00:32:44Nous avons connu
00:32:45un épisode
00:32:46particulièrement violent
00:32:47avec des points de vent
00:32:48jusqu'à 213 km heure
00:32:51du côté de Barfleur.
00:32:54Une vitesse moyenne
00:32:55qui était
00:32:55à 160 km heure
00:32:57dans le Cotentin.
00:32:59En plus du département
00:33:00de la Manche,
00:33:00c'est tout le quart nord-ouest
00:33:01du pays
00:33:02qui a été soufflé
00:33:03par la tempête Goretti.
00:33:04Heureusement,
00:33:05les dégâts sont surtout matériels.
00:33:08La crise agricole,
00:33:09comme prévu,
00:33:10une majorité d'États européens
00:33:11viennent d'approuver
00:33:12l'accord avec le Mercosur,
00:33:14malgré, évidemment,
00:33:15le nom de la France.
00:33:15Voilà, qui finalement
00:33:17ne sert pas à grand-chose.
00:33:18Sébastien Lecornu
00:33:18a promis du concret
00:33:19sur d'autres sujets.
00:33:21Les normes,
00:33:21les contrôles,
00:33:22les pesticides.
00:33:23Il devrait envoyer une lettre
00:33:25en fin de journée
00:33:25aux agriculteurs.
00:33:27Alors que la mobilisation
00:33:28se pourtuit,
00:33:29les tracteurs ont quitté
00:33:30le cœur de Paris.
00:33:31Mais c'est la Confédération Paysanne
00:33:32qui a pris le relais
00:33:33avec une opération escargot,
00:33:34notamment sur le périphérique parisien.
00:33:36Emeline D'Arcourt,
00:33:36Thierry Bouillet,
00:33:37Marion Russell.
00:33:40Quand les tracteurs
00:33:41arrivent sur le périphérique parisien
00:33:43par cette bretelle
00:33:44porte de Montreuil,
00:33:45le trafic est déjà dense.
00:33:47L'opération escargot commence.
00:33:49Là, on est sous tracteur.
00:33:52Là, on bloque complètement le périph.
00:33:54Donc voilà,
00:33:55on est parti sur une opération escargot.
00:33:56Bientôt,
00:33:58elles mettent à l'arrêt
00:33:58toutes les voies
00:33:59du périphérique extérieur.
00:34:03Sur la photo de famille,
00:34:04aux côtés de la Confédération Paysanne,
00:34:06des gilets jaunes,
00:34:07des logos CGT,
00:34:09des t-shirts cancer-colère,
00:34:11des écharpes délus.
00:34:12Sur les réseaux sociaux,
00:34:13les images sont relayées
00:34:14par les comptes
00:34:15Bloquant tout
00:34:15et les soulèvements de la terre.
00:34:19Le convoi reprend sa route,
00:34:20toujours sur quatre voies,
00:34:22s'arrête de nouveau.
00:34:24Discussion avec la police.
00:34:25Stop !
00:34:27Écoutez-moi,
00:34:28c'est la dernière proposition
00:34:29pour le périphérique extérieur.
00:34:30Donc,
00:34:31deux voies de situation,
00:34:32la porte paillot.
00:34:33La porte paillot,
00:34:34elle mène directement
00:34:35à la continue.
00:34:37On sort.
00:34:38Sur les deux voies de gauche,
00:34:40l'opération escargot réduite
00:34:42se poursuit.
00:34:43Derrière les slogans
00:34:44« Maudite soit la guerre économique
00:34:45et sanitaire »
00:34:46et « Stop accord Union européenne »
00:34:48Mercosur.
00:34:49On est mobilisés, nous,
00:34:50principalement,
00:34:51contre l'abattage total.
00:34:52Ça se pose sur la DNC.
00:34:54Donc, nous,
00:34:54c'est un élément...
00:34:55Voilà, on a bien dit
00:34:56aux politiques,
00:34:57quand on les a rencontrés,
00:34:58qu'on ne lâcherait pas là-dessus,
00:34:59que l'abattage total,
00:35:00il faut ressortir.
00:35:01Voilà.
00:35:02Et puis, bien sûr,
00:35:03contre les accords de Mercosur.
00:35:04Les tracteurs n'ont pas pu rejoindre
00:35:06l'arc de triomphe.
00:35:07La Confédération paysanne
00:35:08publie l'arrestation musclée
00:35:10Place de l'Étoile
00:35:10de deux de ses porte-parole.
00:35:12On en vient à cette agression
00:35:14au milieu de la prison
00:35:15d'Aix-Luines ce matin.
00:35:17Plusieurs agents pénitentiaires
00:35:18attaqués par un détenu
00:35:19au moment de l'ouverture
00:35:21de la porte de sa cellule.
00:35:22Alexis Plouyette,
00:35:22vous êtes sur place.
00:35:24Au moins trois surveillants blessés,
00:35:26dont un sérieusement.
00:35:31Alexis ?
00:35:32Alors, visiblement,
00:35:33on a un petit problème
00:35:34de liaison avec Alexis Plouyette.
00:35:36Le temps de vous donner
00:35:37cette information
00:35:38en provenance de l'Iran,
00:35:39où les manifestations
00:35:40prennent de l'ampleur.
00:35:41Elles ont démarré il y a 12 jours
00:35:42pour protester contre la vie chère.
00:35:44Des milliers de personnes
00:35:45sont de nouveau descendues
00:35:47dans les rues de Téhéran,
00:35:48notamment cette nuit.
00:35:49Au point que le guide suprême,
00:35:50Ali Khamenei,
00:35:50a pris la parole ce matin.
00:35:52Il fustige des vandales.
00:35:53La répression est dure.
00:35:54On dénombre déjà
00:35:55une quarantaine de morts au moins.
00:35:57Ce qui a poussé Donald Trump
00:35:58à de nouveau menacer
00:36:00d'intervenir sur le sol iranien.
00:36:03Romain Langlais.
00:36:03Dans cette artère de Téhéran
00:36:07hier soir,
00:36:08un flot continu
00:36:09de manifestants.
00:36:11Pour le 12e jour consécutif,
00:36:13ils étaient encore des milliers
00:36:14à crier leur colère
00:36:15dans la capitale iranienne,
00:36:17avec un slogan
00:36:18directement adressé
00:36:20au régime des Mola.
00:36:25Sur ces vidéos amateurs
00:36:26postées sur les réseaux sociaux,
00:36:28plusieurs voitures incendiées
00:36:30par la foule en colère.
00:36:31Des images
00:36:33diffusées juste avant
00:36:35la coupure Internet
00:36:36sur l'ensemble du territoire.
00:36:38Au cœur des revendications
00:36:40un peu partout dans le pays,
00:36:41la chute drastique
00:36:42du pouvoir d'achat
00:36:43ces dernières semaines.
00:36:44L'Iranien moyen
00:36:45a aujourd'hui perdu
00:36:46plus de 40%
00:36:48de son pouvoir d'achat
00:36:48en moins de 6 mois.
00:36:50C'est-à-dire qu'il vous faut
00:36:51aujourd'hui
00:36:511 300 000 riales
00:36:54pour un seul dollar américain.
00:36:57C'est évidemment terrible.
00:36:58Et la révolte politique
00:37:00qui s'est attachée
00:37:02finalement
00:37:02à cette révolte économique,
00:37:04c'est elle
00:37:05qui est en train
00:37:05de prendre le pas.
00:37:06Une situation suivie
00:37:07de très près
00:37:08par Donald Trump
00:37:09qui met clairement
00:37:10en garde le pouvoir iranien
00:37:11en cas de répression sanglante.
00:37:13Je leur ai fait savoir
00:37:14que s'ils commençaient
00:37:15à tuer des gens,
00:37:16ce qu'ils ont tendance
00:37:17à faire pendant les émeutes,
00:37:18et ils ont beaucoup d'émeutes,
00:37:20alors nous les frapperons
00:37:20très fort.
00:37:21De son côté,
00:37:22le guide suprême
00:37:23Ali Khamenei assure
00:37:24que la République islamique
00:37:26ne reculera pas
00:37:27face aux saboteurs
00:37:28et affirme
00:37:29que les Etats-Unis
00:37:30ont déjà
00:37:30les mains tachées
00:37:31du sang des Iraniens.
00:37:33Et on retourne en direct
00:37:34de la prison
00:37:35d'Exeluïne.
00:37:36Alexis Plouillette,
00:37:37on parlait de cette agression.
00:37:39Trois surveillants
00:37:40qui ont été blessés
00:37:41par un détenu,
00:37:41dont un sérieusement.
00:37:42Oui, absolument.
00:37:45Les faits se sont déroulés
00:37:46peu avant 8h ce matin.
00:37:48Un détenu qui a donc
00:37:49agressé violemment
00:37:50trois agents pénitentiaires
00:37:51avec des ciseaux.
00:37:52Et vous l'avez dit,
00:37:53l'un d'entre eux
00:37:53a été grièvement blessé au cou.
00:37:57Alors, ces jours
00:37:57ne sont plus en danger,
00:37:58mais il est actuellement
00:37:59en soins intensifs
00:38:00à l'hôpital.
00:38:01Les deux autres
00:38:02ont été plus légèrement blessés,
00:38:03mais l'un d'entre eux
00:38:04est quand même
00:38:04en soins intensifs.
00:38:07Donc, en fait,
00:38:07ce sont les autres
00:38:08agents pénitentiaires
00:38:09qui sont intervenus
00:38:10à la fois pour prodiguer
00:38:11les premiers soins
00:38:12et puis pour maîtriser
00:38:14ce détenu
00:38:15qui est très défavorablement
00:38:17connu.
00:38:17Il est incarcéré
00:38:18depuis avril 2024,
00:38:20connu pour violence sexuelle,
00:38:22violence envers personnes
00:38:23dépositaires de l'autorité publique.
00:38:24Et puis, ici aussi,
00:38:26il était assez connu.
00:38:27Il avait été transféré
00:38:28dans plusieurs prisons
00:38:30de la région
00:38:30par mesure d'ordre
00:38:31et de sécurité
00:38:32à Avignon, Grasse
00:38:33et donc cette prison de Luine
00:38:35depuis avril 2025.
00:38:36Il avait notamment
00:38:37agressé son co-détenu
00:38:39il y a quelques mois.
00:38:40Il est actuellement
00:38:41en garde à vue
00:38:42et les agents pénitentiaires
00:38:43à qui on a parlé,
00:38:44je peux vous dire
00:38:44qu'ils sont évidemment choqués
00:38:45mais ils sont aussi en colère.
00:38:47Pas question de reprendre
00:38:48les parloirs
00:38:49tant que leurs collègues
00:38:50sont toujours
00:38:50en soins intensifs
00:38:52et donc ils envisagent
00:38:53de lancer un mouvement
00:38:54social demain
00:38:54et de bloquer la prison.
00:38:57Alexis Pluette
00:38:57avec Anne Boisise.
00:38:59Midi politique
00:38:59et on reparle
00:39:00de la colère agricole,
00:39:01sa gestion par le gouvernement,
00:39:03la place de la France
00:39:03et l'influence
00:39:05d'Emmanuel Macron
00:39:06avec vous Bruno Jeunier.
00:39:07Bonjour Bruno,
00:39:07directeur délégué
00:39:08de la Tribune dimanche
00:39:09éditorialiste sur BFM TV.
00:39:10Emmanuel Macron
00:39:11qui jusqu'au bout
00:39:12s'est opposé
00:39:13au Mercosur
00:39:13en vain.
00:39:15C'est raté,
00:39:16échec et mat
00:39:16pour le président
00:39:17de la République
00:39:18qui pourtant avait espéré
00:39:19en obtenant un report
00:39:21de la décision
00:39:22au mois de décembre,
00:39:23il avait espéré
00:39:24pouvoir retourner
00:39:25un certain nombre
00:39:26de pays
00:39:26et réfléchir
00:39:27sur ses décisions.
00:39:28Il y croyait
00:39:28et il avait à l'époque
00:39:29la minorité
00:39:30de blocage,
00:39:31c'est-à-dire
00:39:31qu'il avait assez
00:39:32de pays
00:39:33dont l'Italie
00:39:33qui hélas
00:39:34a lâché la France
00:39:35il y a quelques heures
00:39:37et le président
00:39:38hier a été contraint
00:39:40d'expliquer
00:39:40à Ursula von der Leyen
00:39:41qu'il allait voter
00:39:42non.
00:39:43Alors aujourd'hui
00:39:44il minimise un peu,
00:39:45il dit que ce n'est pas
00:39:45un atout très important,
00:39:47qu'il a été mal né,
00:39:48mal pensé
00:39:48et qu'au fond
00:39:50il rapportera
00:39:50à peine 0,5%
00:39:52de PIB
00:39:53d'ici 2040.
00:39:55Mais dans ces conditions,
00:39:55comment peut-il garder
00:39:56la confiance des agriculteurs ?
00:39:57Il l'a perdu Christophe,
00:39:58en fait il l'a perdu
00:39:59depuis déjà un certain temps.
00:40:00Souvenez-vous,
00:40:01il y a deux ans,
00:40:02le salon de l'agriculture
00:40:04qui s'était très mal passée
00:40:05pour le président
00:40:06de la République,
00:40:07à l'époque c'était
00:40:07Gabriel Attal
00:40:08qui était Premier ministre
00:40:08et les agriculteurs
00:40:10toutes tendances confondues
00:40:12regardaient plutôt
00:40:12vers Matignon,
00:40:13et bien aujourd'hui
00:40:13ils regardent aussi
00:40:14vers Matignon
00:40:15parce qu'ils attendent
00:40:16davantage de Sébastien Lecornu.
00:40:19Le dossier agricole
00:40:19est en train de devenir
00:40:20un petit sujet
00:40:21entre le président
00:40:22et le Premier ministre
00:40:24qui doit faire des annonces,
00:40:25mais c'est vrai
00:40:26que le président de la République
00:40:26a perdu beaucoup
00:40:27de crédibilité,
00:40:29même s'il explique
00:40:29en privé
00:40:30qu'au fond
00:40:31les problèmes
00:40:33ne viennent pas
00:40:33du Mercosur
00:40:34que les problèmes
00:40:35sont beaucoup plus anciens,
00:40:36qu'on a du mal ici
00:40:36à construire
00:40:37des fermes avicoles,
00:40:40qu'on n'arrive pas
00:40:41à régler
00:40:42les problèmes internes
00:40:43et que les problèmes
00:40:43viennent davantage
00:40:44du poulet ukrainien
00:40:45que des poulets brésiliens.
00:40:46Il s'est battu
00:40:47mais il a obtenu
00:40:47quelque chose
00:40:48le chef de l'État ?
00:40:49Oui, c'est ça
00:40:50qui est incroyable,
00:40:50c'est qu'il a obtenu
00:40:51des choses,
00:40:51les mesures de sauvegarde
00:40:52qui sont des freins
00:40:53à l'importation,
00:40:54il a obtenu
00:40:54des mesures miroirs,
00:40:55c'est-à-dire
00:40:55des mesures de réciprocité,
00:40:57il a obtenu également
00:40:58des contrôles
00:40:59aux frontières
00:41:00et dans les ports
00:41:01et il a obtenu
00:41:02aussi des choses
00:41:02sur la PAC,
00:41:03notamment une PAC
00:41:05on allait dire
00:41:05reconstituée
00:41:06qui permet aux agriculteurs
00:41:07d'avoir des revenus
00:41:08constants
00:41:09qui ne bougent pas
00:41:09d'ici 2034,
00:41:11ce n'est pas rien.
00:41:12Il a même obtenu
00:41:13qu'on n'augmente pas
00:41:14les engrais
00:41:14en abandonnant un peu
00:41:15la taxe carbone
00:41:17aux frontières,
00:41:17donc il a obtenu
00:41:18des choses,
00:41:18le problème c'est
00:41:19que l'émetteur est faible
00:41:20et ça illustre
00:41:21ce dossier,
00:41:22la situation
00:41:22d'Emmanuel Macron,
00:41:23faible politiquement
00:41:24en Europe
00:41:25et à l'intérieur
00:41:26des frontières.
00:41:27Merci beaucoup Bruno.
00:41:29Dans une heure maintenant
00:41:30dès 13h45,
00:41:31on va vivre en direct
00:41:32la cérémonie
00:41:33d'hommage en Suisse
00:41:34aux victimes
00:41:35de Cran-Montana,
00:41:3740 morts
00:41:37dont d'un Français,
00:41:38cérémonie que nous allons
00:41:39vous faire vivre
00:41:40en direct
00:41:41avec toutes nos équipes
00:41:41sur place,
00:41:42nos invités également.
00:41:44Ça ne se passe pas
00:41:44à Cran-Montana
00:41:45à cause de la neige
00:41:47mais à Cran-Clémence-Dibout
00:41:48on vous retrouve
00:41:48sur place dans la station,
00:41:50la cérémonie sera retransmise
00:41:51notamment dans ce centre
00:41:52des congrès
00:41:52où vous vous trouvez
00:41:53un très fort besoin
00:41:54de se rassembler
00:41:55pour les habitants.
00:41:59Oui, d'ailleurs
00:41:59il y a les premières personnes
00:42:00qui commencent à arriver
00:42:01et déjà vous voyez
00:42:01je suis obligée
00:42:02un peu de chuchoter
00:42:02parce qu'il y a
00:42:03la solenalité
00:42:04on va dire
00:42:04qui s'est installée
00:42:05dans la salle.
00:42:05Ce que vous voyez là
00:42:06ce sont les proches
00:42:07de victimes,
00:42:08des habitants.
00:42:09Donc devant
00:42:10il y a des sièges
00:42:10qui sont réservés
00:42:11pour les officiels locaux,
00:42:12les politiques locaux
00:42:13et puis sur les côtés
00:42:14il y a des sièges
00:42:15qui sont réservés,
00:42:16de nombreux sièges
00:42:17qui sont réservés
00:42:17pour les pompiers,
00:42:19ceux qui ont aidé
00:42:19à sauver des victimes.
00:42:21Il y a une ambiance
00:42:22très lourde ici
00:42:23il y a des fleurs
00:42:23et des bougies
00:42:24qui ont été installées
00:42:25par la communauté
00:42:26de communes
00:42:27devant un écran géant
00:42:28où sera donc retransmis
00:42:30tout à l'heure
00:42:30la cérémonie.
00:42:32Pas de prise de parole
00:42:33ici,
00:42:33un besoin d'être ensemble
00:42:34ce sont surtout
00:42:35des habitants
00:42:35de Grand Montana
00:42:36qui seront là.
00:42:37Il y a 900 places
00:42:38qui ont été installées ici.
00:42:40Un monsieur avec qui
00:42:40on parlait tout à l'heure
00:42:42qui nous disait
00:42:42qu'il n'était pas content,
00:42:43qu'il était déçu
00:42:43de ne pas avoir obtenu
00:42:44une place ici
00:42:45parce que le regarder
00:42:46chez lui à la télévision
00:42:47ce n'était pas pareil
00:42:47qu'être ici
00:42:48avec tous les habitants
00:42:49de la commune.
00:42:50D'ailleurs
00:42:50cette salle
00:42:51ce n'est pas la seule
00:42:52ils ont ouvert une autre
00:42:53juste à côté
00:42:54les organisateurs
00:42:55et là il y aura
00:42:55500 places supplémentaires.
00:42:57Encore une fois
00:42:58pour les habitants
00:42:58qui ont été invités
00:43:00pour les autres
00:43:01il faudra donc
00:43:01le regarder à la télévision
00:43:03près de 100 journalistes
00:43:04accrédités ici.
00:43:06Il nous est demandé
00:43:07d'ailleurs
00:43:07de ne pas circuler
00:43:08dans la salle
00:43:08pour ne pas perturber
00:43:09la sonalité
00:43:10tout à l'heure
00:43:11de cette retransmission
00:43:12très lourde
00:43:12ici bien sûr
00:43:13à Grand Montana
00:43:15le lieu du drame.
00:43:16Bonjour Richard Merli
00:43:17merci de nous accompagner
00:43:18pendant cette édition spéciale
00:43:19correspondant en France
00:43:20et en Europe
00:43:21pour le média suisse
00:43:21je voudrais qu'on reste
00:43:23sur les images
00:43:23en direct
00:43:24à la fois
00:43:25de Grand Montana
00:43:25et à la fois
00:43:26de Martigny
00:43:28qu'est-ce qu'on sait
00:43:29du programme
00:43:30qui a été
00:43:30je crois gardé secret
00:43:31jusqu'au dernier moment
00:43:32de cette cérémonie ?
00:43:33Alors on sait
00:43:34qu'il y aura un moment
00:43:35extrêmement émouvant
00:43:35c'est à 14h
00:43:36lorsque les cloches
00:43:37de toutes les églises
00:43:38de Suisse
00:43:39vont retentir
00:43:40le président de la république
00:43:41Emmanuel Macron
00:43:42est supposé arriver
00:43:42sur les lieux
00:43:43il est sans doute
00:43:43déjà sur les lieux
00:43:45mais à l'intérieur
00:43:46du centre des congrès
00:43:47de Martigny
00:43:47aux alentours de 13h
00:43:49les familles
00:43:50un moment hors presse
00:43:51où il va échanger
00:43:53avec les familles
00:43:53on ne sait pas
00:43:54quelles familles
00:43:54on imagine
00:43:55les familles
00:43:55des victimes françaises
00:43:56sans doute
00:43:57et il aura un échange
00:43:59avec le président
00:44:00de la confédération suisse
00:44:01Guy Parmelin
00:44:02et tout cela sera retransmis
00:44:03dans le gymnase
00:44:04qu'on a vu
00:44:05à Grand Montana
00:44:06puisque c'est là
00:44:07que se sont réunis
00:44:07en revanche
00:44:08la plupart des familles
00:44:09des victimes suisses
00:44:10Et on va suivre tout ça
00:44:12en direct
00:44:12il y aura beaucoup de musique
00:44:12de moments très forts
00:44:13des jeunes présents dans le bar
00:44:14notamment
00:44:15qui ont écrit eux-mêmes
00:44:16un texte
00:44:17pour raconter
00:44:17leurs émotions
00:44:18Bonjour Pascal Confavreau
00:44:20merci d'être avec nous
00:44:20vous êtes le porte-parole
00:44:21du ministère
00:44:22des affaires étrangères
00:44:23est-ce qu'on sait
00:44:24combien de français
00:44:25vont participer
00:44:26à cet hommage ?
00:44:27Il y a certaines familles
00:44:31oui qui seront
00:44:31effectivement présentes
00:44:32je n'ai pas le chiffre exact
00:44:34mais c'est environ
00:44:35à peu près une dizaine
00:44:36je crois
00:44:36Est-ce que des blessés
00:44:38ont tenu à revenir
00:44:39sur les lieux ?
00:44:40ont la force
00:44:41de revenir sur les lieux ?
00:44:43Ça je ne saurais pas
00:44:45vous répondre
00:44:47sur ce point précis
00:44:48Alors parlons encore
00:44:49des blessés
00:44:49si vous le voulez bien
00:44:50combien y a-t-il encore
00:44:51de blessés français
00:44:52hospitalisés
00:44:53puisqu'on est
00:44:53une semaine pile
00:44:55après le drame ?
00:44:56Alors vous savez
00:45:00nous avons
00:45:01depuis le début
00:45:02mobilisé
00:45:03tous nos services
00:45:05et tous nos services
00:45:06consulaires
00:45:06et nous avons aussi
00:45:07effectivement
00:45:07nos hôpitaux
00:45:09en France
00:45:09pour pouvoir accueillir
00:45:10les patients
00:45:12les chiffres étaient
00:45:14que nous avons
00:45:1525 blessés français
00:45:16au total
00:45:17qui ont été pris en charge
00:45:18ou qui sont encore
00:45:19pris en charge
00:45:20il y en a environ
00:45:21une dizaine
00:45:22qui ne sont plus
00:45:23encore pris en charge
00:45:24et d'autres
00:45:24qui sont encore
00:45:25pris en charge
00:45:25soit dans des hôpitaux
00:45:27français
00:45:28soit dans des états tiers
00:45:29Donc tous les blessés
00:45:30français n'ont pas
00:45:31été rapatriés
00:45:32n'est-ce pas ?
00:45:36Il y a actuellement
00:45:38des blessés français
00:45:39qui sont encore
00:45:40effectivement
00:45:41à l'étranger
00:45:43parce que
00:45:44ce qui compte
00:45:45en fait
00:45:45dans ces domaines
00:45:46c'est l'efficacité
00:45:48c'est-à-dire
00:45:48où est-ce qu'il y a
00:45:50des lits
00:45:50qui sont médicalisés
00:45:52qui répondent
00:45:53aux besoins
00:45:54et qui sont les plus proches
00:45:55pour pouvoir
00:45:56les venir en aide
00:45:56c'est vraiment
00:45:57ce principe
00:45:58qui a été suivi
00:45:59depuis le début
00:45:59c'est-à-dire
00:45:59le 1er janvier
00:46:00la France a dit
00:46:01voilà
00:46:02nous avons
00:46:02une vingtaine
00:46:03de lits
00:46:03qui sont
00:46:04possiblement
00:46:04pour des lits
00:46:05de grands brûlés
00:46:06qui sont des lits
00:46:06très médicalisés
00:46:07nous avons accueilli
00:46:08vous savez
00:46:0818 patients
00:46:09sur ces 18 patients
00:46:10certains n'étaient pas français
00:46:12parce que
00:46:12le critère
00:46:13ce n'était pas
00:46:14la nationalité
00:46:15des critères
00:46:15c'était l'efficacité
00:46:16c'est ça qui a guidé
00:46:17les secours suisses
00:46:18qui étaient en première ligne
00:46:20sur tout cela
00:46:20et évidemment
00:46:21ensuite
00:46:21bien sûr
00:46:22les autorités françaises
00:46:23Pascal Conquivre
00:46:24est-ce que
00:46:24toutes les dépouilles
00:46:25ont été rapatriées ?
00:46:30une partie
00:46:31pareil
00:46:32par des questions
00:46:33à la fois
00:46:34de confidentialité
00:46:36et de respect
00:46:36pour les familles
00:46:37une partie des dépouilles
00:46:38sont déjà
00:46:40rapatriées
00:46:41mais je ne voudrais pas
00:46:43être plus précis
00:46:43là-dessus non plus
00:46:44et qui a pris en charge
00:46:45le rapatriement
00:46:46des dépouilles ?
00:46:48alors depuis
00:46:51il y a
00:46:52différents cas
00:46:53et c'est ça
00:46:55que nous voulons
00:46:55en fait suivre
00:46:57et de répondre
00:46:58aux besoins
00:46:59des familles
00:47:00cas par cas
00:47:00nous avons
00:47:01vu que certaines familles
00:47:03n'avaient aucun problème
00:47:05d'autres étaient
00:47:05parfois plus
00:47:06dans la contrainte
00:47:07et donc
00:47:07nous avons décidé
00:47:09que
00:47:09le rapatriement
00:47:11de ces familles
00:47:12soit pris en charge
00:47:14les autorités suisses
00:47:15ont également
00:47:15aussi indiqué cela
00:47:16donc voilà
00:47:17en tout cas
00:47:18le rapatriement
00:47:18des dépouilles
00:47:20est pris en charge
00:47:21jusqu'à
00:47:22jusqu'à leur retour
00:47:23en France
00:47:23Pourtant pour Sian
00:47:24qui avait 24 ans
00:47:25qui travaillait au bar
00:47:26c'est la ville de Sète
00:47:27qui a aidé
00:47:28la famille
00:47:29à financer
00:47:30ce rapatriement
00:47:31Il y a des formidables
00:47:35solidarités
00:47:36et nous les saluons
00:47:38nous les saluons
00:47:38toutes
00:47:39ce que je peux vous dire
00:47:40c'est vraiment
00:47:40un engagement total
00:47:41des services consulaires
00:47:42à Grand Montana
00:47:43notre consulat général
00:47:44à Genève
00:47:45l'ambassade de France
00:47:46en Suisse
00:47:46plus généralement
00:47:47le centre de crise
00:47:48ici
00:47:48pour répondre
00:47:49à toutes ces situations
00:47:50de crise
00:47:51Ensuite
00:47:52là vous parliez
00:47:53des dépouilles
00:47:55il y a enfin
00:47:55de l'autre côté
00:47:56aussi le suivi
00:47:58des blessés français
00:48:00et de leur famille
00:48:01et là
00:48:02quand ils sont en France
00:48:03nous rentrons
00:48:04dans le dispositif
00:48:06de la DIAV
00:48:07de la délégation
00:48:08interministérielle
00:48:08de l'aide aux victimes
00:48:09et de France victime
00:48:11qui peuvent apporter
00:48:12et qui vont apporter
00:48:13des aides très concrètes
00:48:15notamment dans la relation
00:48:16des familles
00:48:17des victimes
00:48:18avec les assurances
00:48:19ou les victimes mutuelles
00:48:20qui vont bien sûr
00:48:21apporter un soutien
00:48:22psychologique
00:48:22mais aussi éventuellement
00:48:23un soutien financier
00:48:24en fonction des besoins
00:48:25et encore une fois
00:48:25au cas par cas
00:48:26c'est leur savoir-faire
00:48:28et c'est leur honneur
00:48:30de pouvoir continuer
00:48:31à le faire
00:48:31En tout cas
00:48:32un certain nombre
00:48:32de familles de victimes
00:48:33considèrent que la France
00:48:35a quand même
00:48:36un peu trop temporisé
00:48:37et d'ailleurs
00:48:38certaines familles
00:48:39vous interpellent
00:48:40Il faut savoir
00:48:42que les déclarations
00:48:43des victimes
00:48:44ont été faites
00:48:45pour certaines
00:48:46le 1er janvier
00:48:48auprès du Quai d'Orsay
00:48:49par un biais officiel
00:48:52par mail
00:48:52on nous a demandé
00:48:53de remplir des mails
00:48:54avec le nom
00:48:55et les dates de naissance
00:48:57de nos enfants
00:48:57et depuis
00:48:58et depuis
00:48:59si vous voulez
00:49:00à part une aide psychologique
00:49:02voilà
00:49:04on n'a rien
00:49:04Donc les familles attendent
00:49:06certaines disent
00:49:06qu'elles n'ont rien
00:49:07l'Italie a organisé
00:49:08cette semaine
00:49:09le rapatriement
00:49:10d'écor
00:49:11Est-ce que la France
00:49:12n'a pas trop temporisé ?
00:49:16Encore une fois
00:49:18dès le 1er janvier
00:49:19nos services ont été
00:49:20sur la brèche
00:49:21pour faire
00:49:22bien sûr
00:49:23d'une part
00:49:24la relation
00:49:24avec les autorités suisses
00:49:25qui sont sur
00:49:26la première ligne
00:49:28dans cette réponse
00:49:29à cette absolue tragédie
00:49:31ensuite pour faire
00:49:32une offre française
00:49:33à la fois
00:49:33d'équipes de burn assessment
00:49:34qui venaient aider
00:49:35les autorités suisses
00:49:36à voir l'état
00:49:37des blessés
00:49:38et ensuite à les répartir
00:49:39et ensuite à accueillir
00:49:40ces blessés
00:49:41c'est une formidable
00:49:43comment dire
00:49:43mouvement
00:49:44des services consulaires
00:49:45et en interministériel
00:49:46le ministère des armées
00:49:47le ministère de la santé
00:49:48bien sûr
00:49:49le ministère des affaires étrangères
00:49:50pour pouvoir répondre
00:49:52au mieux
00:49:52et au cas par cas
00:49:54surtout à ces familles
00:49:55Merci Pascal Confavre
00:49:56d'avoir été en direct
00:49:57avec nous
00:49:57des familles
00:49:58qui pour celles
00:49:59qui seront présentes
00:50:00à l'hommage en Suisse
00:50:01rencontreront tout à l'heure
00:50:02le chef de l'état
00:50:02on va suivre tout ça en direct
00:50:04sur BFM TV
00:50:05et tout de suite le temps
00:50:06Bienvenue dans le midi BFM
00:50:09il est un peu plus de 13h
00:50:11l'hommage international
00:50:12aux victimes
00:50:13de Grand Montana
00:50:14c'était il y a une semaine
00:50:15pile
00:50:15cet hommage commence
00:50:16dans 45 minutes
00:50:17Hommage aux 40 morts
00:50:18dont la moitié mineure
00:50:19près de 120 blessés
00:50:20ça va se passer à Martigny
00:50:21dans la vallée
00:50:22à cause des trop fortes
00:50:23chutes de neige
00:50:24dans la station
00:50:25on retrouvera Igor Saïri
00:50:26sur place
00:50:26avec des moments forts
00:50:27beaucoup de musique
00:50:28les cloches
00:50:29de tout le pays
00:50:29qui vont résonner
00:50:30pendant 5 minutes
00:50:31des jeunes aussi
00:50:32présents dans le bar
00:50:33qui vont témoigner
00:50:34Côté enquête
00:50:34les gérants du bar
00:50:35le Constellation
00:50:36les époux Moretti
00:50:37étaient auditionnés ce matin
00:50:39poursuivis notamment
00:50:39pour homicide
00:50:40par négligence
00:50:42l'un de nos envoyés spéciaux
00:50:43sur place
00:50:43dans quelques instants
00:50:44Boris Carlamoff
00:50:45dans l'actualité également
00:50:47des routes coupées
00:50:48dans l'ouest et le nord
00:50:49des trains annulés
00:50:49des toitures arrachées
00:50:50des inondations
00:50:51et également
00:50:52et 320 000 foyers
00:50:53privés de courant
00:50:55conséquence de la tempête Goretti
00:50:56avec des vents
00:50:56à plus de 200 km heure
00:50:58en Normandie
00:50:59on retrouvera notamment
00:51:00Célia Vallée
00:51:01du côté de Fécamp
00:51:02en Seine-Maritime
00:51:03le Premier ministre
00:51:04va-t-il répondre
00:51:05cet après-midi
00:51:06aux attentes des agriculteurs
00:51:07alors que le traité
00:51:08du Mercosur
00:51:09a été validé
00:51:10nouvelle opération
00:51:11de la Confédération Paysanne
00:51:13ce matin
00:51:13opération escargot
00:51:14sur le périphérique parisien
00:51:16la météo
00:51:17avec Marc
00:51:19qui nous confirmera
00:51:19que la tempête
00:51:20est passée
00:51:21mais que ça souffle toujours
00:51:22avec aussi de la pluie
00:51:23et de la neige
00:51:24l'actualité en direct
00:51:26donc nous mène
00:51:26du côté de la Suisse
00:51:28place à l'émotion
00:51:28et au recueillement
00:51:29avec la cérémonie internationale
00:51:31d'hommage aux 40 victimes
00:51:3340 victimes
00:51:33dont 9 français
00:51:34cérémonie
00:51:35qui vous le savez
00:51:36a été délocalisée
00:51:37de Cran à Martigny
00:51:39à une cinquantaine de kilomètres
00:51:40en raison de la neige
00:51:41édition spéciale
00:51:42sur BFM TV
00:51:43dès 13h30
00:51:44Igor Saïri
00:51:45vous êtes
00:51:46l'un des envoyés spéciaux
00:51:47de BFM TV
00:51:48sur place
00:51:48il y aura des officiels
00:51:49le chef de l'état
00:51:50il y aura les familles
00:51:51des victimes
00:51:51racontez-nous
00:51:52comment va se dérouler
00:51:53cette cérémonie
00:51:54écoutez
00:51:57l'organisation
00:51:58est inédite
00:51:59ici en Suisse
00:52:00jamais une cérémonie
00:52:01jamais une cérémonie d'hommage
00:52:01à des victimes
00:52:02avait été organisée
00:52:03dans l'histoire de ce pays
00:52:04nous sommes à Martigny
00:52:05une petite commune
00:52:05de 20 000 habitants
00:52:06et c'est le parc des expositions
00:52:08qui a été réquisitionné
00:52:09habituellement
00:52:10ce sont des foires
00:52:11qui sont à l'intérieur
00:52:12cette fois-ci
00:52:12c'est une cérémonie internationale
00:52:14avec à l'intérieur
00:52:15un millier de personnes
00:52:16et sa spécificité
00:52:18c'est qu'il n'y aura
00:52:19uniquement
00:52:19que les proches
00:52:20de victimes
00:52:21ainsi que des officiels
00:52:23sur invitation uniquement
00:52:24ces familles de victimes
00:52:26vont arriver
00:52:26par ce chemin-là
00:52:28pour rentrer à l'intérieur
00:52:29les journalistes sont exclus
00:52:30ainsi que le public
00:52:32on attend Emmanuel Macron
00:52:33qui devrait rencontrer
00:52:34les familles françaises
00:52:35sur notre antenne
00:52:36nous avons entendu
00:52:37qu'une dizaine d'entre elles
00:52:38devaient être présentes
00:52:39dans ce parc des expositions
00:52:41pour un début de cérémonie
00:52:42à 13h45
00:52:43avec les cloches
00:52:45de toute la Suisse
00:52:46qui vont sonner
00:52:47à 14h
00:52:48pendant 5 minutes
00:52:49avant une minute
00:52:50de recueillement
00:52:51et là démarrera
00:52:52un long processus
00:52:53d'hommage
00:52:54en musique
00:52:55avec des prises de parole
00:52:57avec des chants également
00:52:58d'artistes suisses
00:53:00et puis
00:53:00un moment fort
00:53:01à 14h45
00:53:03des jeunes
00:53:04qui étaient présents
00:53:05dans le bar
00:53:05Le Constellation
00:53:06dans la nuit du 1er janvier
00:53:07ont écrit un texte
00:53:08pour rendre hommage
00:53:09à toutes ces victimes
00:53:11et puis
00:53:12aux alentours
00:53:13de 15h
00:53:14ce sera cette fois-ci
00:53:14l'hommage officiel
00:53:15qui sera rendu
00:53:16cette fois
00:53:17par une artiste suisse
00:53:19avec effectivement
00:53:20le président
00:53:21de la Confédération Suisse
00:53:22présent aussi
00:53:23sur les lieux
00:53:24Voilà, cérémonie
00:53:24qui sera retransmise
00:53:25également dans la salle
00:53:26des congrès
00:53:27de Cran-Montana
00:53:27et sur la place
00:53:28Scandia
00:53:29et vous suivrez
00:53:30évidemment tout ça
00:53:30en direct
00:53:31dans notre édition spéciale
00:53:32qui commencera
00:53:32à 13h30
00:53:33Il se trouve que
00:53:34dans le même temps
00:53:35la procédure judiciaire
00:53:36suit son cours
00:53:37Voilà, avec la première audition
00:53:39des époux Moretti
00:53:40en tant que prévenus
00:53:41ils sont arrivés
00:53:42tôt ce matin
00:53:43un peu avant
00:53:448h du matin
00:53:44et visiblement
00:53:46Boris Karlamoff
00:53:47ils y sont toujours
00:53:48Absolument
00:53:51c'est une audition
00:53:52qui dure
00:53:52puisque cela fait maintenant
00:53:535h que les époux Moretti
00:53:55sont ici
00:53:55dans les locaux
00:53:56du ministère public
00:53:57valaisan
00:53:57ils sont arrivés
00:53:58peu avant
00:53:598h
00:54:00Jacques et Jessica Moretti
00:54:0249 et 40 ans
00:54:04respectivement
00:54:05qui sont arrivés
00:54:06donc avec
00:54:07leurs 3 avocats
00:54:08Jessica Moretti
00:54:10lunettes de soleil
00:54:11sur le nez
00:54:11le visage fermé
00:54:12quant à Jacques Moretti
00:54:14il a eu de cesse
00:54:15de regarder droit
00:54:16devant lui
00:54:17en ne jamais
00:54:18en ne jamais
00:54:19s'exprimer
00:54:20devant les caméras
00:54:21les très nombreuses caméras
00:54:22puisque j'ai pu
00:54:22lui poser des questions
00:54:23mais il n'a fait
00:54:24donc aucune déclaration
00:54:26c'est la toute première
00:54:27audition en tant que prévenu
00:54:28pour ce couple de français
00:54:30depuis
00:54:31donc l'ouverture
00:54:32de l'instruction pénale
00:54:33ils avaient été
00:54:34auparavant interrogés
00:54:36afin de donner
00:54:36des renseignements
00:54:37aux autorités
00:54:38on va rappeler
00:54:39qu'ils sont poursuivis
00:54:40pour homicide
00:54:41par négligence
00:54:42incendie par négligence
00:54:43et lésion corporelle
00:54:44par négligence
00:54:45alors cette audition
00:54:46qui dure
00:54:47aujourd'hui
00:54:48ici en Suisse
00:54:49elle ne porte pas
00:54:50sur le déroulé des faits
00:54:51de la nuit du 31 décembre
00:54:53au 1er janvier
00:54:53non plus sur les règles
00:54:56de sécurité
00:54:56aux constellations
00:54:57mais bien sur leur
00:54:58situation personnelle
00:54:59notamment sur le volet
00:55:00financier
00:55:01on est en mesure
00:55:02de vous confirmer
00:55:03que les époux
00:55:04Moretti
00:55:05sont toujours ici
00:55:06auditionnés
00:55:06par le ministère public
00:55:08valaisan
00:55:08voilà et en présence
00:55:09et c'est également intéressant
00:55:10à signaler
00:55:11en présence
00:55:11des avocats
00:55:12ou de certains avocats
00:55:13des partis civils
00:55:14nous y reviendrons
00:55:15tout à l'heure
00:55:16dans le courant
00:55:16de notre édition spéciale
00:55:18l'heure du bilan
00:55:18évidemment Roselyne
00:55:19après le passage
00:55:20de la tempête
00:55:21Goretti
00:55:22des rafales
00:55:22à plus de 200 km heure
00:55:24et un bilan humain
00:55:25établi par le ministère
00:55:26de l'intérieur
00:55:278 blessés
00:55:28dont 2 hospitalisés
00:55:29on a toujours 320 000 foyers
00:55:31principalement dans l'ouest
00:55:32qui sont privés de courant
00:55:33des toitures arrachées
00:55:34des arbres tombés
00:55:36des inondations aussi
00:55:37on va retrouver
00:55:38Célia Vallée
00:55:38à Fécamp
00:55:39en Seine-Maritime
00:55:40déjà on voit
00:55:40que ça souffle toujours
00:55:41et qu'il y a des dégâts
00:55:42derrière vous
00:55:42Oui absolument
00:55:45ça souffle encore très fort
00:55:47je peux vous dire
00:55:47que la tempête
00:55:47elle n'est pas finie
00:55:48ici à Fécamp
00:55:49illustration
00:55:49des dégâts
00:55:50de cette tempête
00:55:51qui a eu cette nuit
00:55:52ce toit qui a été
00:55:53arraché
00:55:53vous le voyez
00:55:54sur les images d'Eliott
00:55:55Dylan racontez-nous
00:55:57vous êtes veilleur de nuit
00:55:58dans cet hôtel
00:55:59racontez-nous
00:55:59la nuit que vous avez passée
00:56:00Alors une nuit très compliquée
00:56:01à une heure et demie
00:56:02on a entendu un gros bruit sourd
00:56:04ça a été un bruit
00:56:06très très violent
00:56:07du coup je me suis mis
00:56:09à la fenêtre
00:56:09et là j'ai vu que le toit
00:56:10commençait à s'envoler
00:56:11du coup j'ai appelé
00:56:12les pompiers
00:56:13en urgence
00:56:14et merci aux pompiers
00:56:15de Fécamp
00:56:15parce qu'ils sont intervenus
00:56:16très très vite
00:56:16pour qu'on puisse
00:56:17le mettre tout ça
00:56:18à l'abri
00:56:18pour pas que ça s'envole
00:56:19sur la chaussée
00:56:20et après ça a été
00:56:21que de la surveillance
00:56:22mais ça n'a pas arrêté
00:56:23ça n'a pas arrêté
00:56:23c'était très très violent
00:56:24L'électricité a été coupée
00:56:26pendant un instant
00:56:27Yannick vous êtes gérant
00:56:28de cet hôtel depuis 25 ans
00:56:30vous me disiez
00:56:30que cette tempête
00:56:31vous en avez l'habitude
00:56:32mais celle-ci
00:56:33elle est particulièrement intense
00:56:34sur la durée
00:56:34Oui c'est l'intensité
00:56:36la durée habituellement
00:56:37c'est plutôt
00:56:38une demi-heure
00:56:39une heure
00:56:39un gros coup de vent
00:56:40et on a le temps
00:56:41de se protéger
00:56:42ou de faire attention
00:56:42mais là c'est la durée
00:56:43et ça souffle encore
00:56:44très fort
00:56:45et on a des choses
00:56:46encore à réparer
00:56:46sur les toits
00:56:47qu'on ne peut pas accéder
00:56:49Et preuve qu'elle n'est
00:56:50pas finie cette tempête
00:56:51parce que la marée
00:56:51monte encore
00:56:52elle va être à marée
00:56:53à pleine marée
00:56:54à partir de 14h30
00:56:55donc pleine marée
00:56:57plus les vents importants
00:56:58et bien ça fait
00:56:58de la vague submersion
00:56:59et donc cette tempête
00:57:00qui n'est pas encore terminée
00:57:01ici à Fécamp
00:57:01C'est l'extrémité
00:57:03en fait de la tempête
00:57:03Marc
00:57:04ça va s'arrêter quand
00:57:05ces vents violents ?
00:57:06Avant la fin de journée
00:57:07c'est vrai que pour l'instant
00:57:08on est encore
00:57:09dans la fin de cette tempête
00:57:11avec toujours ce phénomène
00:57:12de surcôte
00:57:13cette élévation du niveau
00:57:14de la mer
00:57:14des rafales de vent
00:57:15qui atteignent
00:57:16voire dépassent
00:57:17les 120 km par an
00:57:18le long des côtes de la Manche
00:57:19et donc ce phénomène
00:57:20en effet de vague submersion
00:57:22et grande prudence
00:57:23également dans les départements
00:57:25du sud-ouest
00:57:25parce que là
00:57:26le vent s'accélère
00:57:27130 km par heure
00:57:28et puis la neige revient
00:57:28dès demain
00:57:29dans l'est de la France
00:57:31jusqu'en pleine
00:57:31C'est dans le département
00:57:32de la Manche
00:57:33que ça a été le plus impressionnant
00:57:34des rafales
00:57:35à plus de 200 km heure
00:57:36c'était l'alerte rouge
00:57:37on va retrouver
00:57:38Chloé Giraud
00:57:38du côté de Cherbourg
00:57:40avec là aussi
00:57:41des dégâts importants
00:57:43provoqués
00:57:43notamment par des chutes d'arbres
00:57:44Chloé
00:57:45Effectivement
00:57:47et on va vous montrer
00:57:48en image avec Corentin Guistot
00:57:50parce qu'ici
00:57:50dans ce quartier résidentiel
00:57:51de Cherbourg
00:57:52c'est assez impressionnant
00:57:53il y a plus d'une vingtaine
00:57:54d'arbres
00:57:54des très grands arbres
00:57:55plus de 30 mètres de hauteur
00:57:56qui sont tombés
00:57:57et des habitants
00:57:59qui ont passé une nuit agitée
00:58:00comme vous Gérard
00:58:01racontez-nous
00:58:01Oui
00:58:02à partir de 22h
00:58:04on a eu des arbres
00:58:05qui sont tombés
00:58:06moi j'ai averti
00:58:07les pompiers
00:58:07par lesquels
00:58:08qu'il y avait des arbres
00:58:09et ils m'ont dit
00:58:09oui mais bon
00:58:10pour l'instant
00:58:11on ne peut rien faire
00:58:12et après
00:58:13il y a eu
00:58:14vers 23h
00:58:15il y a eu des arbres
00:58:16qui sont tombés
00:58:17sur la maison
00:58:18qui est là-bas
00:58:19oui on voit
00:58:19les arbres
00:58:20qui sont tombés
00:58:21sur le toit
00:58:22voilà
00:58:22et sur ma voiture
00:58:23sur votre voiture
00:58:24qui est là aussi
00:58:25la voiture rouge
00:58:26voilà
00:58:27donc après
00:58:28voilà
00:58:29c'est
00:58:30malheureusement
00:58:31c'est un manque
00:58:33d'entretien
00:58:34et un manque
00:58:35de
00:58:36comment on pourrait dire
00:58:39de respect
00:58:41des gens
00:58:42il aurait fallu
00:58:44que ces arbres
00:58:44soient coupés
00:58:45c'est ça que vous voulez
00:58:46nous dire
00:58:47juste un mot
00:58:47parce que
00:58:48vous m'avez dit
00:58:49que vous n'aviez pas
00:58:49dormi de la nuit
00:58:50et que vous aviez vu
00:58:51ces arbres tomber
00:58:52vous avez dû avoir
00:58:53sacrément peur
00:58:54oui parce que
00:58:55je n'ai pas dormi de la nuit
00:58:56j'étais dans mon salon
00:58:57j'ai deux arbres derrière
00:58:58qui ont fait bouger
00:59:00s'ils tombent
00:59:01ils tombent dans ma chambre
00:59:02donc
00:59:03on le t'est resté
00:59:04dans notre salon
00:59:05merci beaucoup Gérard
00:59:07voilà donc maintenant
00:59:08Gérard et ses voisins
00:59:09attendons l'intervention
00:59:11des agents de la ville
00:59:11qui devraient pas tarder
00:59:13à venir cet après-midi
00:59:14merci beaucoup
00:59:15Chloé Giraud
00:59:16envoyée spéciale
00:59:17de BFM TV
00:59:18dans l'actualité
00:59:19également
00:59:19la mobilisation
00:59:20des agriculteurs
00:59:21qui se poursuit
00:59:22avec une opération
00:59:23de la Confédération Paysanne
00:59:25ce matin
00:59:25sur le périphérique parisien
00:59:27ils protestent toujours
00:59:28contre le Mercosur
00:59:29sauf qu'en fait
00:59:30Bruno Jeudy
00:59:31c'est plié
00:59:32on s'y en doutait
00:59:33les ambassadeurs européens
00:59:34ont à la majorité
00:59:36ce matin
00:59:36validé
00:59:37le principe
00:59:38d'un accord
00:59:39avec le Mercosur
00:59:40oui absolument
00:59:40dès lors qu'il n'y avait
00:59:41plus de minorité
00:59:42de blocage
00:59:43c'est-à-dire
00:59:43cette possibilité
00:59:44pour un certain nombre
00:59:45de pays européens
00:59:46suffisamment de pays européens
00:59:47pour empêcher
00:59:48cette adoption
00:59:50du Mercosur
00:59:51et bien c'était plié
00:59:52et la France
00:59:52Emmanuel Macron
00:59:54l'Européen
00:59:55s'est mis du côté
00:59:57des agriculteurs
00:59:58et de ce point de vue-là
00:59:59il a respecté
01:00:00sa parole
01:00:01il a respecté aussi
01:00:02le vote
01:00:03des assemblées
01:00:04et des Sénats
01:00:04et aussi des forces
01:00:05syndicales et économiques
01:00:07même ceux qui étaient pour
01:00:08l'ont beaucoup caché en France
01:00:09Emmanuel Macron sait le dire
01:00:11suffisamment
01:00:12et donc il a dû se rallier
01:00:14à cette hypothèse du nom
01:00:15il a appelé
01:00:16Frida Van der Leyen
01:00:16pour indiquer le vote
01:00:17de la France
01:00:18et maintenant
01:00:19il reste à avoir
01:00:20un vote
01:00:21du Parlement européen
01:00:22c'est l'étape suivante
01:00:23c'est pas forcément
01:00:24c'est pas forcément gagné
01:00:26c'est un peu
01:00:26le dernier espoir
01:00:27de la France
01:00:28même si Emmanuel Macron
01:00:29considère que
01:00:30il a suffisamment obtenu
01:00:32mais
01:00:33mais il s'est rangé
01:00:34du côté du nom
01:00:35parce que politiquement
01:00:36c'était prendre le risque
01:00:37peut-être de la chute
01:00:38de son gouvernement
01:00:39à l'intérieur des frontières
01:00:40échec sur le Mercosur
01:00:42mais le Premier ministre
01:00:43doit écrire
01:00:43aux différents syndicats
01:00:45agricoles
01:00:45en fin de journée
01:00:46avec les mesures
01:00:47qu'il a promises
01:00:48depuis quelques jours
01:00:49les réponses à la crise
01:00:50notamment sur les normes
01:00:51et les contrôles
01:00:52très critiqués
01:00:53par les producteurs
01:00:54un mot de l'Iran
01:00:55les manifestations
01:00:55qui prennent de l'ampleur
01:00:56vous savez qu'elles ont démarré
01:00:57il y a une dizaine de jours
01:00:58maintenant
01:00:5912 précisément
01:00:59pour protester
01:01:00notamment contre la vie chère
01:01:02des milliers de personnes
01:01:03sont encore descendues
01:01:04dans les rues cette nuit
01:01:05au point que le guide suprême
01:01:07Ali Ramenei
01:01:07a pris la parole ce matin
01:01:08il fustige des vandales
01:01:10la répression est difficile
01:01:12internet a été coupé
01:01:14hier soir dans tout le pays
01:01:15on dénombre au moins
01:01:16une quarantaine de morts
01:01:17et ça a fait réagir
01:01:18Donald Trump
01:01:19qui menace
01:01:19d'intervenir dans le pays
01:01:21si le régime
01:01:22continue à tirer
01:01:23sur les manifestants
01:01:24restez avec nous
01:01:24nous revenons dans quelques instants
01:01:26édition spéciale
01:01:26consacrée donc
01:01:27à l'hommage international
01:01:28aux victimes de l'incendie
01:01:29de Cran-Montana
01:01:30cet hommage international
01:01:31commence formellement
01:01:32dans une petite demi-heure
01:01:34maintenant à 13h45
01:01:36et on sait que les Suisses
01:01:37sont très précis
01:01:38à tout de suite
01:01:39Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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