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  • il y a 1 jour
Roué de coups à Lyon jeudi soir, Quentin, un étudiant et militant identitaire de 23 ans, a succombé à ses blessures ce samedi. Les circonstances de sa mort, sur fond de violences entre militants d'extrême gauche et d'extrême droite, restent à déterminer par la justice.

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Transcription
00:00L'actualité politique nous ramène à la mort de Quentin, ce jeune étudiant lynché en fin de semaine par des
00:07militants d'ultra-gauche
00:08et dont la mort a provoqué l'information de la classe politique.
00:12Tout le week-end, la classe politique s'est déchirée, honte de choc, accusation de responsabilité de part et d
00:16'autre.
00:17Et ce matin, l'inquiétude est très vive du côté des autorités.
00:20Oui, qu'on a entendu d'ailleurs hier soir dans la bouche du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:24un risque de vengeance, de nouvelles violences entre groupuscules d'ultra-droite et d'ultra-gauche
00:29et un risque de démordement grave en pleine campagne pour les élections municipales.
00:35Dans moins d'un mois, il a donc demandé un renforcement de la surveillance, vous voyez, aux abords des manifestations,
00:40mais également des permanences politiques, puisque pas moins d'une dizaine de permanences de la France insoumise ont été visées
00:46ces dernières heures.
00:47Il faut dire que depuis la mort du jeune Quentin, 23 ans, aucun apaisement ne vient des responsables politiques.
00:52Bien au contraire, pour le garde des Sceaux, hier, c'est l'ultra-gauche qui a tué.
00:56Il accuse même nommément la France insoumise.
00:59Ce jeune homme, vous le lisez, est mort lâchement molesté par l'ultra-gauche.
01:03Il y a une complaisance de la France insoumise pour la violence politique.
01:06Présente à la manifestation hier, à 16h devant la Sorbonne, Marion Maréchal a accusé la France insoumise d'avoir, je
01:13cite,
01:14du sang sur les mains hier en meeting.
01:16Jean-Luc Mélenchon leur a répondu.
01:18Écoutez.
01:19Nous en avons assez de devoir vivre, subir ce matraquage médiatique permanent qui appelle à la haine contre nous.
01:27La nuit même, nous avons eu cinq sièges permanence parlementaire attaqués sur lesquels on a jeté de la peinture rouge
01:34ici, des cailloux là-bas.
01:36Vous savez que ça va mal finir.
01:38Vous le savez tous.
01:40Et c'est bien la crainte générale que tout ça se finisse encore plus mal.
01:43Qu'est-ce qui fait que la classe politique s'étripe sur ce drame ? Qu'est-ce qui fait
01:47que cette histoire est si inflammable ?
01:49Première raison, d'abord, effectivement, la campagne, celle des municipales et celle de la présidentielle Avenir,
01:53qui rendent les politiques très rapides à instrumentaliser les drames comme celui-là.
01:57Et avec, chez certains responsables politiques, une solide dose de mauvaise foi.
02:02Les partis des deux côtés, ultra-droite et ultra-gauche, savent parfaitement qu'il y a dans leur périphérie des
02:07groupuscules violents.
02:08Ils condamnent les groupuscules qui agissent en face, mais pas ceux qui gravitent autour d'eux.
02:13Alors, ils ne les appellent jamais officiellement à venir.
02:16D'ailleurs, le plus souvent, ils viennent d'eux-mêmes.
02:18Mais ils sont là.
02:19Et ces partis le savent.
02:20Ils sont tellement là que, selon Mediapart, aux côtés de Marion Maréchal, hier à la Sorbonne,
02:24il y avait l'oriflamme de Rennes et les natifs de groupuscules qui se sont déjà retrouvés devant la justice
02:29pour leurs actions.
02:30Et Jean-Luc Mélenchon compte parmi ses députés le fondateur de la jeune garde,
02:34sous le coup d'une procédure de dissolution qui appelle régulièrement à la violence politique le 1er mai dernier.
02:40Jean-Luc Mélenchon avait appelé lui-même les insoumis, je cite, à se grouper derrière la bannière de la jeune
02:45garde.
02:45Ces partis savent souvent qu'entre ces groupuscules violents dans des actions, dans des manifestations,
02:51on frôle très souvent la catastrophe.
02:53Et cette fois, ça y est, la catastrophe est arrivée.
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