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  • il y a 6 semaines
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Alice Cordier, vous êtes en direct avec nous sur Europe 1. Vous n'avez pas peur, vous êtes directrice du
00:07collectif Némésis. On vous connaît pour votre courage. Vous qui étiez au cœur de ce qui s'est passé jeudi,
00:15quel regard portez-vous aujourd'hui à 12h39 sur Europe 1 ?
00:20D'abord merci pour vos mots Christine parce que c'est ce qui nous aide aussi à tenir, d'avoir
00:24un véritable soutien, une possibilité de répondre aussi par rapport à toutes les choses qu'on entend.
00:30Là on voit la France Insoumise qui est en train de paniquer, qui est en train de nous expliquer que
00:33ça n'a rien à voir avec eux, que c'est nous qui les agressons.
00:36On a eu Jean-Luc Mélenchon hier qui a expliqué que nous les avions agressés et donc qu'il ne
00:40fallait pas pleurer si maintenant on se faisait assassiner.
00:43C'est ce qu'il a dit en plein meeting alors que le corps de Quentin est encore tiède.
00:47Et si vous voulez moi ça me révolte en fait parce qu'aujourd'hui on est face à une violence
00:52sans limite.
00:53On a un homme qui faisait, qui venait protéger des femmes, qui venait protéger des femmes et qui aujourd'hui
00:59est mort par la faute de l'extrême gauche
01:01parce qu'on est face à des chiens fous qui sont galvanisés, qui sont galvanisés par des députés de la
01:06France Insoumise
01:07qui valident totalement leur façon de faire.
01:10Alice Cordier, qui est Quentin ? Était-il armé ? Vous, est-ce que vous étiez armé ?
01:16Est-ce que vous aviez des gants coqués ? Qu'est-ce que vous aviez ? Parce qu'on parle
01:19à certains, parlent à certains médias,
01:22notamment du service public, parlent d'affrontements, parlent de règles, ce qui est refusé et rejeté par Laurent Lugnès, ministre
01:29de l'Intérieur.
01:29Mais qu'est-ce que vous aviez comme armes, Alice Cordier, vous et Quentin que vous connaissiez ?
01:34Nos seules armes, Christine, c'était un grand drap blanc avec écrit « islamo-gauchiste hors de nos facs ».
01:41C'est tout. Nous, on était sept militantes. En face, on n'était même pas dans l'enceinte de Sciences
01:45Po, on était sur le trottoir d'en face.
01:47Et on avait, pardon, un mégaphone. Un mégaphone, voilà. C'était ça, nos armes. Et c'est nos armes depuis
01:53six ans.
01:54C'est simplement des actions pacifistes qu'on essaye de faire passer, qu'on essaye de continuer et se malgré
01:59une violence folle.
02:00Et cette fois-ci, c'est vrai, on avait prévu des garçons pour nous protéger. Pardon, on en a marre
02:05de se faire frapper par des hommes.
02:06On a une de nos militantes qui n'a pas pu être protégée parce que, justement, les garçons étaient en
02:10train d'essayer de s'en sortir.
02:12Elle a été frappée. Elle a été étranglée. Elle a eu douze jours d'ITT, Christine. Douze jours d'ITT.
02:17Et là, j'entends Sandrine Rousseau qui vient expliquer, cette grande féministe, qui vient expliquer sur les plateaux télé
02:21que dès qu'il y a une hausse de l'extrême droite dans les élections, on s'en prend à
02:25l'extrême gauche.
02:26C'est ça, la seule réaction des féministes représentées par Sandrine Rousseau.
02:29C'est pas un mot pour notre militante étranglée. Et la deuxième chose, eh bien oui, nous avions des hommes
02:34qui étaient là pour nous protéger,
02:36qui n'étaient pas armés, qui étaient simplement là pour intervenir. Ils n'étaient même pas collés à nos militantes.
02:41Ils étaient un petit peu en retrait pour intervenir au cas où il y avait quelque chose à se passer,
02:45qu'ils se sont retrouvés lynchés au sol avec les images qu'on a vues.
02:48Et en fait, ce qui me désole, c'est que s'il n'y avait pas eu ces vidéos, en
02:51fait, on ne nous aurait pas cru parce que, voilà, c'est des gens de droite.
02:54Et quand c'est des gens de droite, on a le droit de leur faire ça. Ou du moins, il
02:57y a toujours une suspicion.
02:58Voilà. Est-ce que ce n'est pas eux qui ont attaqué ? On a entendu parler de RICS, d
03:01'affrontements.
03:02Il a fallu qu'on voit la vidéo de Quentin au sol en train de se faire massacrer pour qu
03:06'on commence à nous croire.
03:07Et ça aussi, c'est grave.
03:09Très juste, Alice Cordier. Effectivement, tant qu'il n'y a pas eu de vidéo, on était dans le flou.
03:14On jetait effectivement le collectif Nemesis en pâture.
03:18On a entendu, encore Jean-Luc Mélenchon qui dit, voilà, que vous venez vous agiter,
03:23que vous venez perturber ce genre de manifestation régulièrement.
03:27Qu'est-ce que vous répondez ?
03:28Eh bien que, voilà, leurs armes, ce sont des gants coquets.
03:32Les nôtres, ce sont des pancartes ou des banderoles.
03:35Et je pense que ça résume assez bien la différence entre la droite et l'extrême-gauche.
03:39Nous sommes là pour manifester pacifiquement.
03:42Et ça fait des années, et vous nous suivez, vous savez, à chaque fois, c'est pareil.
03:46Quand on a des manifestations, on est obligé d'être sous protection policière
03:50pour pouvoir déambuler dans les rues de Paris.
03:51Eh bien, quand on fait une action aux abords d'un meeting à la fille,
03:54aux abords d'un meeting à la fille, on se suit.
03:56Voilà, c'est ça la réalité.
03:58Et quand je vois Éric Coquerel qui vient expliquer
04:01qu'en fait, ils prennent des militants parce que la police ne fait pas son travail
04:06et qu'on serait la grande menace.
04:08Quand je vois Jean-Luc Mélenchon qui dit qu'eux se font agresser
04:11par des collectifs comme Nous Vivrons ou comme Némésis,
04:14alors qu'il le dit lui-même,
04:17elle déploie des banderoles et elle se roule par terre.
04:19Et après, elle s'étonne de se faire assassiner.
04:21Mais je veux dire, on est où là ? On est chez les fous, en fait.
04:23Et je pense que c'est un vrai tournant parce que Jean-Luc Mélenchon
04:27est en train d'assumer la violence qui s'est passée contre nous.
04:30Il ne la condamne pas.
04:32Et je trouve ça violent parce qu'en fait, ça signifie qu'il valide finalement
04:37ce qui va se passer par la suite.
04:38Parce que je vais vous dire, des violences,
04:40il y en aura d'autres de la part de l'extrême-gauche.
04:42Ça fait des années que nous, on l'explique.
04:45Et il faut arriver qu'il y ait un mort pour que les gouvernements
04:48commencent à se rendre compte,
04:49du moins commencent à vouloir voir ce que l'on dénonce depuis des années.
04:52Mais en fait, Jean-Luc Mélenchon, il est en train d'échauffer tout le monde
04:56parce que la vérité, c'est ce qu'il veut.
04:58Il veut des affrontements et il veut faire du terrorisme intellectuel,
05:01du terrorisme physique aussi dans la rue,
05:03pour que les gens comme nous ne militent plus, en fait.
05:06Et que nos idées ne soient plus véhiculées.
05:07C'est ça ce qu'il veut.
05:08Merci Alice Cordier d'avoir pu témoigner en direct sur Europe.
05:12Alice Cordier, directrice du collectif Némésis.
05:15On marque une pause et puis on revient sur ces propos d'Alice Cordier
05:18qui parle et Jordan Follentin, j'aurais envie de vous entendre réagir là-dessus,
05:22qui parle de vrais tournants et qui a dit que Jean-Luc Mélenchon
05:25assume effectivement la violence contre nous
05:28et qu'effectivement il ne dénonce pas cette violence mais qu'il l'assume.
05:32On marque une pause, on revient sur Europe.
05:35Et on revient aussi avec vous chers auditeurs au 01 80 20 39 21.
05:38Vous avez la parole avec Christine Kelly, 12h44 sur Europe 1.
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