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  • il y a 23 heures
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Amusant
Transcription
00:01:30Dans un pays où tu as 12 000 suicides par an, la France, c'est le premier pays consommateur d
00:01:35'antidépresseurs.
00:01:36Il y a eu Maurice dans un contexte pareil, attends je fais oeuvre de salubrité publique.
00:01:42Normalement on devrait être remboursé par la sécurité sociale.
00:01:46Bon, c'est vrai que je ne fais pas marrer tout le monde non plus.
00:01:54Il y en a même que je rends malade.
00:01:58Bernard-Henri Lévy par exemple.
00:02:01Le philosophe milliardaire.
00:02:04Un de mes spectacles c'est une séance de chimio hypercétif.
00:02:09Petite mèche à la con là, ça dégage.
00:02:12Bernard-Henri Lévy est philosophe milliardaire.
00:02:14Bien sûr c'est possible.
00:02:16Tu peux faire coiffeur, astronaute, tu peux tout faire aujourd'hui.
00:02:19À chaque fois qu'il écrit sur moi, c'est Bernard.
00:02:21C'est un dieu d'année, enculé.
00:02:25Antisémite, antisémite.
00:02:27Ça c'est son truc, antisémite.
00:02:34En même temps, à chaque fois qu'il écrit c'est ça.
00:02:37Mais le fait que vous soyez dans la salle, vous êtes considéré comme des antisémites pour Bernard.
00:02:42Ne rie pas, c'est chiant.
00:02:44Attends, le mec arrive, il ne sait pas l'autre.
00:02:46Il arrive, ça va, ça va, je suis vite, ah bon ?
00:02:48Ah merde.
00:02:52Si tu n'achètes pas son bouquin, tu es aussi considéré comme antisémite.
00:02:56Dès que ça l'emmerde, tu es antisémite.
00:02:58C'est génial ce système.
00:03:00Un moustique, ça sera antisémite.
00:03:03Ah merde.
00:03:09Je lui envoie une petite crotte donnée dans sa face, c'est gentil.
00:03:13C'est l'esprit coubertant, ça c'est la joie du sport.
00:03:19Ah mais je vous comprends, en même temps il y a un truc qui ne va pas, il y a
00:03:21un arrière-goût de pisse ambiant.
00:03:24T'as besoin de te marrer aujourd'hui, c'est vrai.
00:03:26Ah il y a un arrière-goût de pisse toi-ci, tu vois, c'est vrai.
00:03:29L'autre jour j'étais dans la rue, je vois un mec qui était comme ça.
00:03:34Je lui dis, qu'est-ce qui t'arrive toi ?
00:03:36Et j'ai fait ça comme ça.
00:03:37Non, je lui dis, t'as raison.
00:03:39Il y a un arrière-goût de pisse planétaire.
00:03:43L'axe du bien qui commence à refouler, on ne sait pas ce qui se passe.
00:03:47Ce n'est pas les perspectives Sarkozy, Ségolène Royal qui vont changer le parfum ambiant.
00:03:53Pourquoi pas Georges Bouche directement, on va attendre.
00:03:56Non mais les gens n'y croient plus, c'est clair.
00:03:59Il y a un truc qui est mort.
00:04:01La confiance est brisée, je crois.
00:04:03Dieu Donné !
00:04:04Qui va là ?
00:04:06C'est moi, la mort.
00:04:08La mort ?
00:04:08Mais toi, tu peux m'appeler Martine.
00:04:13Enfin, fous le camp Martine.
00:04:15Tu n'as rien à faire ici, c'est un spectacle comique.
00:04:19La mort n'a rien à faire ici, pars !
00:04:21Tire-toi, on t'attend là-bas, à Gaza.
00:04:37Hein ?
00:04:39J'écris là.
00:04:41C'est la première fois, je n'ai rien préparé.
00:04:43C'est la première fois que les rideaux s'ouvrent, je n'ai rien écrit.
00:04:44Ah ! Tais-toi, chère malade.
00:04:49Les rideaux chaudes.
00:04:50Tout de suite, les idées arrivent.
00:04:56Techniquement, c'est très évident, ça.
00:04:59Sur l'affiche, tais-toi.
00:05:01Non, il a raison, c'est le dépôt de bilan, ce spectacle.
00:05:03Je l'ai intitulé comme ça.
00:05:04Il y a marqué, à un moment donné,
00:05:06dernier spectacle.
00:05:08Non, mais c'est le dernier spectacle en date.
00:05:13Non, ça, c'est la petite astuce commerciale.
00:05:19Le mec, il se dit, c'est son dernier spectacle, il faut que j'y aille.
00:05:22Ah ! Faux, nul, zéro.
00:05:24Il n'y en a rien d'autre.
00:05:25Ah, c'est génial.
00:05:26Niveau marketing, c'est du très haut news.
00:05:29Enfin, je dis que ce n'est pas le dernier,
00:05:30en même temps, on n'en est pas loin, ne rigolez pas.
00:05:32Tout ça, c'est des lettres d'insultes, des menaces,
00:05:34des mises en examen, des contrôles.
00:05:35Moi, j'ai Sarkozy au cul.
00:05:37En personne.
00:05:39On jure, t'es mal.
00:05:40Quand t'as Sarkozy au cul, t'es mal.
00:05:42À mon avis, je ne passe pas l'hiver.
00:05:43À mon avis, hein.
00:05:45Toi, tu fais ce que tu veux, moi, je ne passe pas l'hiver.
00:05:47L'humour goy, c'est terminé.
00:05:50C'est con, parce que c'est fin, comme genre d'humour.
00:05:52Je veux dire, l'humour goy, tu ne peux pas faire plus chaud,
00:05:54c'est quasiment transparent, comme truc.
00:05:56C'est la moindre variation, tu es devant les tribunaux,
00:05:58j'en sais quelque chose.
00:05:5922 procès en deux ondes.
00:06:01Non, mais j'arrête.
00:06:02L'humour, c'est trop risqué, j'arrête.
00:06:04Non, non, j'arrête.
00:06:06J'ai changé de métier, là.
00:06:09Je vais aller vendre de l'alcool en Afrique.
00:06:12Ça va les achever.
00:06:16Allez, je traverse une dernière fois la Seine.
00:06:19J'ai 15 ans que je fais le con, là-dessus.
00:06:2320 ans, là.
00:06:25Puis je vais dans les gradins, regarde ça.
00:06:27Voilà, je rejoins le troupeau.
00:06:31Mais, nous démoutons, arrêtez ça.
00:06:34Moi, j'abandonne mon sens critique.
00:06:37Ça ne sert à rien.
00:06:38Trop risqué.
00:06:40Dans une soirée bien arrosée entre copains,
00:06:42j'en lâcherai peut-être une petite, comme ça.
00:06:45Mais en pleine lumière, à la tribune.
00:06:47Surtout après mon titre de champion de France des enculés 2005.
00:06:55Ah, mais tu étais en compétition, toi, je te reconnais.
00:06:57Ah, il se cache, l'autre.
00:06:59Ça va ?
00:07:00Ah, c'est sympa d'être venu, là.
00:07:04Tu étais dans quel département, toi, déjà ?
00:07:06Combien ?
00:07:073.
00:07:08Non, 75, lui.
00:07:09Ah, d'accord.
00:07:11Ah, il y a du beau monde, là-bas.
00:07:12En termes d'enculés, ils sont tous là, c'est clair.
00:07:1575, attends, t'es rigole.
00:07:16Mais c'est le fief de l'ancien champion de France.
00:07:19Jean-Marie Le Pen.
00:07:21Ben, c'est lui que j'ai battu en finale.
00:07:24Ah, j'y croyais pas, j'y croyais pas.
00:07:31Ah, j'y croyais pas.
00:07:33Attends, c'était pas évident, hein.
00:07:36Pour moi, c'était un niveau international, c'était un mythe.
00:07:39Jean-Marie Le Pen, en termes d'enculés, tu rigoles ou quoi ?
00:07:42Niveau international, il a fait l'Algérie, il a fait l'Indochine, il a tout fait, le mec.
00:07:45Moi, j'ai juste fait un sketch, au départ.
00:07:48Et en finale...
00:07:50Ah, j'ai mangé sa race !
00:07:54C'est ça, la compétition.
00:08:00Eh, eh, c'est du boulot aussi, les gars, attention.
00:08:03Tu deviens pas un infréquentable comme ça.
00:08:06Parce que je disais, je veux dire, à des jeunes rappeurs qui étaient là...
00:08:10Tu sais, le mec m'avait reconnu, il était content, ouais, you know, c'est ça, ouais.
00:08:13J'ai dit, calme-toi.
00:08:18Et euh...
00:08:18Ah, il m'a dit, comment t'as fait pour devenir la merde number one ?
00:08:22Ah, il parlait à moitié anglais, là-bas.
00:08:25J'ai compris, je parle un peu la langue.
00:08:28Et euh...
00:08:28C'est encore autre chose.
00:08:29Et alors, je lui dis, là-bas, attention, tu veux devenir un infréquentable.
00:08:32Mais attention, les rappeurs, hein, c'est pas...
00:08:34C'est pas avec trois vannes pourries sur la police que tu vas y arriver, crois-moi bien, là-bas.
00:08:39C'est vrai, j'irais de te sortir les doigts du cul, crois-moi bien.
00:08:42Mais tu es d'accord, d'ailleurs, j'ai retiré la main.
00:08:46Ça n'a rien à faire, là, hein, donc...
00:08:49Bon, c'est vrai, j'avais quelques qualités naturelles.
00:08:51Mais oui, j'ai des origines africaines, moi.
00:08:54Pour être pris pour de la merde, c'est un atout, c'est sûr, mais je veux dire...
00:08:58Ouais, mais ça suffit pas, les mecs, là, il y a deux africains, attention, les mecs, hein.
00:09:01Crois-moi, il faut...
00:09:02Ah non, il faut se bouger, hein.
00:09:04Attends, regardez Nick Noah.
00:09:06Hein, au moins, il ne faut pas...
00:09:07Tu prends le risque de te faire bien voir, hein.
00:09:09C'est ce qui lui est arrivé, Yannick.
00:09:12Un autre, il pose en slobarde.
00:09:15Quand tu paries sur des affiches...
00:09:21Bon, un peu de pognon, mais il est devenu le préféré des Français, l'année dernière.
00:09:26L'autre jour, je l'ai croisé, il chialait.
00:09:28Je lui ai dit, oui, mais t'as fait le con, Yannick.
00:09:32Il l'a reconnu, il a dit, oui, c'est vrai.
00:09:36Surtout, en ce moment, avec les Noirs, ils ont un problème, en ce moment, là.
00:09:39Ils veulent montrer du noir, t'as dit, comme est mort.
00:09:41Merde, les Noirs, merde, t'es chiant.
00:09:43Ils adorent ça, hein, parce que...
00:09:45Est-ce qu'ils se sont aperçus qu'il y avait des Noirs ?
00:09:47Ils ne savaient pas, les mecs, ils ne savaient pas.
00:09:48Ils ne savaient pas, les mecs.
00:09:50Mais bon, il y a des Noirs, ici ?
00:09:53Mais depuis combien de temps, hein ?
00:09:56Oui, on n'a pas de cocotiers, chez nous, d'où ils viennent.
00:10:00Bon, c'est pas grave, mettez des Noirs à la télé, les gars.
00:10:02Allez, allez, si, si, vas-y, toi.
00:10:05Toi, vas-y, bouge ton cul, comme ça, mets-toi là.
00:10:11Mais c'est vrai, hein.
00:10:12Un parrain jeu télévisé, l'après-midi,
00:10:14ou l'après-midi, où t'as un parrain noir dans le fond qui dit,
00:10:16« Ouh, je suis noir ! »
00:10:21Il y a des jours, on se croira à Yaoundé,
00:10:23même le présentateur vedette de PPDA, là,
00:10:27du journal de 20h, quand même, le truc, comme...
00:10:29Ah ben, il a été viré, l'autre, hein, cet été,
00:10:31il était remplacé par un Noir.
00:10:33Ah, il était lourdé, coup de pompe dans le cul,
00:10:35il a dit, « Mais t'es pas assez Noir, Patrick ! »
00:10:37Ah, l'autre, il a essayé de revenir avec des bigoudis,
00:10:39on lui dit, « Qu'est-ce que tu fais ? »
00:10:41Ah, le mec, il a essayé de passer sur le côté, là-bas.
00:10:46On lui a dit, « Mais même si tu te faisais péter le nez,
00:10:49ça suffit plus, aujourd'hui. »
00:10:51Faut être carrément Noir, sinon ça marche pas.
00:10:53Non, mais c'est ça.
00:10:54Ce qui fait que les autres présentateurs,
00:10:56ils sont comme ça, les mecs.
00:10:58Crois-moi.
00:10:59Ah ben, ils sont sous UV toute la journée.
00:11:03Ils essayent de passer entre les gouttes.
00:11:04Attends, c'est clair.
00:11:06Même Arthur, là, le présentateur milliardaire.
00:11:10Arthur, Jacques Essobag, il s'appelle.
00:11:13Il se trouve que je le connais, je connais son nom,
00:11:14donc je le donne.
00:11:16Ah non, l'autre, après s'être fait refaire le pif et l'échicot,
00:11:19pour des raisons esthétiques,
00:11:20je l'ai vu dans un magazine,
00:11:22il s'est fait mettre un os dans le nez.
00:11:24Un petit os avec deux diamants au bout.
00:11:28On se refait pas complètement.
00:11:31Des diamants sud-africains, bien sûr.
00:11:33Bon, c'est pas le sujet,
00:11:34mais on a le droit de le dire.
00:11:35Et même tout le monde,
00:11:38même les femmes,
00:11:39il faut faire maigresse.
00:11:40Si tu veux percer dans le milieu du show business,
00:11:42tu lui fais aujourd'hui une maigresse.
00:11:43Il faut tendre vers la maigresse.
00:11:45Alors les femmes se font faire le cul.
00:11:46Bien sûr, il faut le cul de la maigresse,
00:11:48sinon c'est pas possible.
00:11:50Genre deux pastèques à l'arrière,
00:11:51vraiment un truc.
00:11:53Mais non, pas des pastèques,
00:11:54elles vont pas se mettre tes bêtes
00:11:55ou tu le fais exprès.
00:11:57Non, mais te fous pas de ma gueule.
00:11:59Mais c'est en silicone qu'ils font ça.
00:12:01Je sais pas, ouais.
00:12:02De toute façon, la technique n'est pas maîtrisée.
00:12:03On dirait des Zodiacs, pour l'instant.
00:12:05Non, mais l'idée qui est incroyable,
00:12:08c'est tendre vers la maigresse.
00:12:10T'aurais pas pu imaginer,
00:12:11toi, aller vers la maigresse.
00:12:13Quand même le truc,
00:12:15moi, de toute façon,
00:12:16c'est pas mon problème.
00:12:17Aujourd'hui, mon problème,
00:12:17moi, c'est quoi ?
00:12:18C'est rester au top niveau.
00:12:20Rester l'enculé numéro un,
00:12:21c'est sympa.
00:12:22Non, mais rigole pas,
00:12:22ça va pas être facile,
00:12:23ça pousse derrière,
00:12:24il y a des jeunes.
00:12:25C'est un combat de chaque instant.
00:12:28C'est...
00:12:29Tiens, ça me rappelle une anecdote.
00:12:31L'autre jour, j'étais dans la rue,
00:12:34et...
00:12:36Quoi ?
00:12:37Ça t'a plu,
00:12:38le changement de lumière ?
00:12:45Laisse-le, laisse-le,
00:12:46il comprend rien au texte,
00:12:48il s'intéresse à la technique,
00:12:50c'est bien.
00:12:52Tiens, je vais lui refaire.
00:12:53Tiens, Laurent, vas-y.
00:12:54Ça va, ça prend une minute,
00:12:56l'autre, il est heureux,
00:12:56laisse-le faire.
00:12:58Il a payé, le mec.
00:13:00Par contre, ferme-la,
00:13:01ferme-la.
00:13:05Tiens, ça me rappelle une anecdote.
00:13:13Ça, c'est cadeau, c'est cadeau.
00:13:16Bon, bref,
00:13:17j'étais dans la rue,
00:13:18j'étais dans la rue,
00:13:18je marchais,
00:13:19je marchais donc dans la rue.
00:13:23Il aime ça, la technique,
00:13:24regarde ça.
00:13:31Et ce jour-là,
00:13:31il y avait du vent,
00:13:32il y avait du vent, ce jour-là.
00:13:36Mais à un moment donné,
00:13:37je tombe sur une vitre.
00:13:38Je me suis dit,
00:13:39merde, c'est pas possible,
00:13:39une vitre en pleine rue.
00:13:41Qu'est-ce que c'est que ça ?
00:13:43Bon, je pourrais faire ça
00:13:44pendant des heures.
00:13:51Ça, c'est cadeau,
00:13:52c'est cadeau,
00:13:52il ne faut pas...
00:13:55Bref,
00:13:56donc, je m'arrête,
00:13:58je m'arrête,
00:13:59j'étends un feu rouge.
00:14:00Ça, c'est chiant,
00:14:01parce que bon,
00:14:01toi, en tant que piéton,
00:14:02je m'arrête.
00:14:03Moi, j'ai force d'évoluer dans...
00:14:04Attends, mais elle ne te marre pas.
00:14:07J'ai force d'évoluer
00:14:07dans le cadre de la loi,
00:14:08il y a un feu rouge,
00:14:09je m'arrête.
00:14:10Bonjour, toi,
00:14:11tu t'attends,
00:14:12il y aura une lumière
00:14:13qui te dit,
00:14:13arrête-toi,
00:14:14donc tu t'arrêtes.
00:14:14Et donc,
00:14:16je m'arrête,
00:14:17donc j'étais perdu
00:14:17dans mes idées,
00:14:18toi,
00:14:19d'enculer numéro un,
00:14:20attends,
00:14:20tu dois être sur le coup,
00:14:21les mecs.
00:14:22Tu dois penser
00:14:22à une enculade
00:14:23à faire tout de suite,
00:14:25comme ça,
00:14:25il faut enchaîner.
00:14:26Et donc,
00:14:26bon, bref,
00:14:27j'étais perdu
00:14:28dans mes idées,
00:14:28comme ça.
00:14:28S'approche de moi
00:14:29une petite mémère.
00:14:32200 ans,
00:14:33le truc.
00:14:33Non,
00:14:35non,
00:14:36comme ça,
00:14:36la tremblotante,
00:14:37avec une canne blanche,
00:14:38la momie en mouvement.
00:14:39Non, mais franchement,
00:14:40non, mais pour l'enculée de base,
00:14:41c'est un cadeau,
00:14:42un truc comme ça.
00:14:45Non, mais c'est vrai,
00:14:47c'est un encase,
00:14:48regarde,
00:14:48c'est une chips.
00:14:50Il n'y a rien à faire,
00:14:51une fritochus
00:14:52à des gringoles.
00:14:55Qu'est-ce qui m'a pris
00:14:56de ne pas lui mettre
00:14:57une béquille d'entrée de jour ?
00:14:59Pas sur le coup,
00:15:00c'est tout.
00:15:00Bon, bref.
00:15:02Le feu,
00:15:02passons au vert.
00:15:05Donc, en tant que piéton,
00:15:06il faut y aller,
00:15:07c'est le projet.
00:15:07De toute façon,
00:15:08tout le monde te pousse,
00:15:09comme ça.
00:15:09L'autre,
00:15:10en tant que non-voyante,
00:15:11elle se croit tout permis,
00:15:12elle s'accroche à mon bras.
00:15:13S'il vous plaît,
00:15:14comme ça.
00:15:16Même pas le temps
00:15:17de lui retourner une tartine,
00:15:18j'ai pas eu le temps.
00:15:19Pousser par les gens,
00:15:19c'est juste que de l'autre côté,
00:15:20les passages cotés.
00:15:22Elle est toute qui se lâche,
00:15:24en plus,
00:15:24elle est forte.
00:15:24Merci beaucoup, monsieur.
00:15:27C'est un tas de mecs
00:15:28qui m'avaient reconnu,
00:15:28les mecs.
00:15:29D'ailleurs,
00:15:29il y a un mec qui l'a dit.
00:15:30Hé, regardez les mecs,
00:15:31c'est Dieu donné.
00:15:33Regardez,
00:15:33il a aidé la vieille,
00:15:34c'est pas un enculé.
00:15:38Le temps de me ressaisir,
00:15:40j'ai chopé la vieille.
00:15:42Dans l'escalier du métro.
00:15:47Comme au bowling,
00:15:48comme au bowling,
00:15:48tu sais,
00:15:48je l'ai chopé par derrière
00:15:49avec un effet,
00:15:50comme ça.
00:15:53Hé,
00:15:55coup de chance,
00:15:56dans sa chute,
00:15:56elle s'est bouffé
00:15:57une bite d'incendie
00:15:58en pleine poire.
00:15:59Hé,
00:15:59ça fait mal,
00:16:00c'est génial.
00:16:01De toute façon,
00:16:02j'ai pas pu m'attarder,
00:16:03regardez,
00:16:03si je pensais,
00:16:03je pouvais pas louper mon final.
00:16:05Le délit de fuite
00:16:06en me marrant
00:16:06comme une baleine.
00:16:07Ah,
00:16:08ça,
00:16:08c'est mon spécial,
00:16:09j'adore ça.
00:16:12Ah,
00:16:12ça énerve.
00:16:14De toute façon,
00:16:16la question n'est pas là,
00:16:16mais sans un truc comme ça,
00:16:17sans un truc comme ça,
00:16:18je dégringolais dans le classement.
00:16:20Je me retrouvais entre quoi ?
00:16:21David Douillet,
00:16:22l'Abbé Pierre ?
00:16:22Merci beaucoup.
00:16:23Excuse-moi,
00:16:24quitte à être prêt pour de la merde,
00:16:25autant être la meilleure.
00:16:28De toute façon,
00:16:28c'est fini,
00:16:29sans vrai.
00:16:30Maintenant,
00:16:30je vais au milieu du public,
00:16:32dans l'anonymat,
00:16:32peinard.
00:16:34Je ferme ma gueule
00:16:35et j'écoute.
00:16:38Bonjour.
00:16:40Oui,
00:16:40oui,
00:16:41mais je n'ai rien à dire,
00:16:41monsieur.
00:16:43Bonjour.
00:16:56Vous êtes chinois ?
00:16:59Ah,
00:17:00d'accord.
00:17:00Ah,
00:17:00d'accord.
00:17:03Pourquoi faire ?
00:17:04Enfin,
00:17:04j'ai la...
00:17:08Non,
00:17:08ça vous fait rire,
00:17:09les spectacles comme ça.
00:17:15Oh,
00:17:16on m'a beaucoup rigolé.
00:17:20Oh,
00:17:21dédommé.
00:17:22Et la dole,
00:17:24toujours blague chinoise.
00:17:26Il dit que nous mangeons oui,
00:17:29alors que nous mangeons burger.
00:17:36Ah,
00:17:36d'accord.
00:17:38C'est marrant,
00:17:39ça.
00:17:41Et vous avez la grippe aviaire ou pas ?
00:17:42Non,
00:17:43c'est pas...
00:17:44Non,
00:17:44non,
00:17:44d'accord,
00:17:44non,
00:17:45c'est comme ça.
00:17:46C'est marrant,
00:17:47je ne savais pas...
00:17:48Je ne connaissais pas le public,
00:17:50en fait.
00:17:50Merci,
00:17:50vous êtes gentil,
00:17:51merci.
00:17:52Ah,
00:17:52je regarde un peu et tout.
00:17:54C'est fou,
00:17:54ce public,
00:17:55on dirait une boîte de crayons de couleur,
00:17:56il y a de tout.
00:17:58Tiens,
00:17:58je vais changer,
00:17:59je vais mettre là pour...
00:18:00Non,
00:18:00c'est agréable.
00:18:01Oh,
00:18:01putain,
00:18:01non,
00:18:01par contre,
00:18:02toi,
00:18:02tu schlingues,
00:18:02mon salaud.
00:18:04Oh,
00:18:04c'est pas humain de puer comme ça.
00:18:06Non,
00:18:06mais me parle pas !
00:18:08Parle dans cette direction,
00:18:09ça prend yeux,
00:18:10ton truc.
00:18:12Ah,
00:18:13la vache,
00:18:14tu fais décoller les peintures,
00:18:15regarde.
00:18:16Tu fais des cloques.
00:18:17Mais c'est toi qui fais ça.
00:18:19C'est un gaz.
00:18:21Ah,
00:18:21la vache,
00:18:22non,
00:18:22non,
00:18:22me parle pas.
00:18:23Non,
00:18:23mais attends,
00:18:24mais pue la charogne.
00:18:26T'es mort,
00:18:26qu'est-ce qu'il se passe ?
00:18:30Merde,
00:18:31on va au théâtre,
00:18:31on s'habille les mecs.
00:18:33On se lave,
00:18:34je veux dire,
00:18:34t'es collé aux gens,
00:18:34attends,
00:18:35c'est dégueulasse.
00:18:36Voilà,
00:18:36on se met bien comme monsieur,
00:18:38bonjour monsieur.
00:18:39Voilà,
00:18:39bon,
00:18:39le costume trois pièces,
00:18:40c'est peut-être un peu beaucoup.
00:18:42C'est un spectacle comique,
00:18:44c'est détendu.
00:18:45Vous voyez,
00:18:46je suis Dieu donné.
00:18:47L'artiste principal,
00:18:48bien sûr.
00:18:50Ah,
00:18:50non,
00:18:50vous ne me verrez plus sur scène,
00:18:51trop risqué.
00:18:53Humoriste,
00:18:53c'est fini,
00:18:54et vous,
00:18:55vous êtes monsieur?
00:18:56Hérisson.
00:18:57Ouh,
00:18:57ça pique ça.
00:18:58Ah,
00:18:58ça pique ça,
00:19:00Hérisson,
00:19:00ça pique ça.
00:19:02Fort Hérisson.
00:19:03Allez,
00:19:03d'accord.
00:19:10Ça pique aussi ça.
00:19:13Vous êtes le célèbre révisionniste ?
00:19:16Mais qu'est-ce que vous foutez là ?
00:19:17Partez monsieur.
00:19:18Non,
00:19:18non,
00:19:19ne me touchez pas,
00:19:19j'ai la grippe aviaire,
00:19:20là.
00:19:21Mais monsieur,
00:19:22non,
00:19:22non,
00:19:22non,
00:19:23vous êtes là par solidarité
00:19:24pour la liberté d'expression.
00:19:26C'est gentil,
00:19:26mais marchez,
00:19:27marchez trois heures.
00:19:28Non,
00:19:29ne revenez jamais.
00:19:30Vous êtes complètement grillés,
00:19:31vous.
00:19:32Mais vous dites comme quoi
00:19:33les chambres à gaz,
00:19:34pourquoi elles n'ont pas existé.
00:19:35Vous avez des documents,
00:19:36laissez-moi tant.
00:19:36Au secours !
00:19:38C'est comme ça,
00:19:39monsieur.
00:19:39Vous êtes en Israël,
00:19:40vous êtes en France,
00:19:40je veux dire.
00:19:43Je ne sais pas qui,
00:19:44mais attends,
00:19:45tu ne sais pas qui est qui,
00:19:45en fait.
00:19:46C'est encore plus dangereux,
00:19:47le public.
00:19:49Bonjour.
00:19:53C'est incroyable,
00:19:54en fait.
00:19:54Tu ne sais pas qui fait quoi.
00:19:55Bonjour, madame.
00:20:02Vous êtes antillaise ?
00:20:04Ça,
00:20:05c'est bien.
00:20:05Ça,
00:20:05c'est bien.
00:20:06Là,
00:20:07au moins,
00:20:07on ne risque rien.
00:20:08Ah,
00:20:08voilà.
00:20:10Parlons,
00:20:10parlons,
00:20:10t'y ponche,
00:20:11parlons,
00:20:12madrasse.
00:20:12Ah,
00:20:13ou qu'à parler créole.
00:20:14Ah,
00:20:14ben ouais,
00:20:15nous t'as parlé,
00:20:16nous t'as chanté,
00:20:18nous t'as...
00:20:19Marie-Josée Pérec ?
00:20:22Hein ?
00:20:24Je suis antillaise,
00:20:25monsieur,
00:20:25c'est vrai,
00:20:26c'est la vérité.
00:20:28Je viens de Martinique.
00:20:30J'aime beaucoup
00:20:30lui donner,
00:20:31me faire rigoler.
00:20:31Ah oui,
00:20:32je rigole,
00:20:33alors.
00:20:34Pourquoi pas ?
00:20:35J'ai trouvé,
00:20:36il parle bien
00:20:36pour les Noirs.
00:20:39Pourquoi quand les Blancs
00:20:40font les skates
00:20:41sur les Noirs,
00:20:41il n'y a pas de problème ?
00:20:42Quand c'est les Noirs
00:20:42qui font les skates,
00:20:43c'est le scandale,
00:20:44je ne suis pas d'accord,
00:20:44je l'ai dit.
00:20:45Et alors ?
00:20:46Parce qu'ils disent
00:20:47que les Juifs
00:20:48font souffrir.
00:20:49Les Noirs,
00:20:49ils n'ont pas souffert.
00:20:50Chutisez-vous,
00:20:50madame.
00:20:52T'as vu ce que je viens de faire,
00:20:53là ?
00:20:53C'est de l'autocensure.
00:20:56Les dialogues ne me sont pas écrits,
00:20:57je suis obligé de faire ça.
00:21:00Attention,
00:21:00c'est de l'autocensure.
00:21:01Ils ne m'entraîneront pas
00:21:02sur ce terrain-là.
00:21:05Pas de hiérarchisation victime,
00:21:07pas de compétition mémorielle,
00:21:08pas de...
00:21:11L'humanité tout entière
00:21:13a souffert.
00:21:24Si toute l'humanité
00:21:25a souffert,
00:21:25pourquoi on peut contester
00:21:26la souffrance des Noirs,
00:21:27des Palestiniens,
00:21:28et pas celle des...
00:21:30Chut,
00:21:30c'est le bonhomme.
00:21:32T'as vu,
00:21:32j'ai fait ça comme ça.
00:21:35C'est un vide juridique,
00:21:36laissez-nous croquer.
00:21:39J'arrête avec ce personnage,
00:21:40elle a complètement pas scellé l'autre.
00:21:42C'est Martine,
00:21:43déguisé en entier,
00:21:44c'est la mort,
00:21:44attends.
00:21:47Vous avez entendu
00:21:47ce qu'elle raconte, monsieur ?
00:21:50Et alors,
00:21:51je suis d'accord
00:21:51avec la mamadoume.
00:21:55De toute façon,
00:21:56si c'est écrit dans le Coran,
00:21:57on va les niquer,
00:21:58c'est bata.
00:22:20De qui parlez-vous ?
00:22:21Vous êtes pas fédé ou quoi ?
00:22:24Je parle de ces bâtards
00:22:26de sionistes.
00:22:27Est-ce qu'Allah vaincra ?
00:22:30Aaaaaah !
00:22:31Au secours !
00:22:32Il y a qui ?
00:22:32Un termite musical !
00:22:35Oh putain !
00:22:37J'aurais dû écrire les dialogues,
00:22:39per...
00:22:40Trahi par mes personnels.
00:22:43Putain,
00:22:44j'ai pas un sketch
00:22:44sur les nains,
00:22:45quelque chose.
00:22:48Ah tiens,
00:22:49l'intégrale de Bougenac,
00:22:50c'est bien ça.
00:22:52Ah c'est de la merde,
00:22:53t'as raison.
00:22:56Bon, c'est Toto
00:22:57qui va dans une pharmacie.
00:22:58Il achète des suppositoires.
00:22:59En fait, c'est des balles.
00:23:00Comme ça,
00:23:00quand il pète,
00:23:01ça fait des trous dans les murs.
00:23:02Ah, laisse-moi faire !
00:23:03Viens rembesser ça,
00:23:04ça sera bon.
00:23:08Non, arrêtez,
00:23:09t'es malade.
00:23:10Putain,
00:23:10j'espère qu'il y a pas de genre...
00:23:11Oh, il y a des tchamers en plus.
00:23:13Jackie,
00:23:13putain,
00:23:14t'as entendu ça ?
00:23:14Est-ce que les personnages...
00:23:16Mais tu sais, Jackie,
00:23:16je suis pas responsable, moi.
00:23:17Quand un personnage exprime une idée,
00:23:19je veux dire,
00:23:19dans la maison où c'est pas
00:23:20dans le dialogue,
00:23:21je veux dire,
00:23:24je veux dire,
00:23:24je veux dire un personnage.
00:23:26Ça n'a pas de sens.
00:23:27Oui, mais d'accord, mais...
00:23:34Qu'est-ce qui se passe ?
00:23:35Pourquoi ils applaudissent ?
00:23:37Je sais pas.
00:23:43Non, mais ce que je veux dire,
00:23:44c'est que moi...
00:23:44La lumière bleue, peut-être.
00:23:46Qu'est-ce qu'il y a ?
00:23:47Possible.
00:23:47Non, mais tu me dis ça.
00:23:48Moi, je m'occupe du son, moi.
00:23:50Moi, je suis technicien son.
00:23:52En tout cas,
00:23:53ce sera ma version,
00:23:53au procès.
00:23:58Merci, Jackie.
00:23:59Merci pour ta solidarité.
00:24:00Merci et ton courage.
00:24:01Merci.
00:24:02Oh, quoi.
00:24:03Oh, je vois très bien
00:24:04ce que tu aurais fait
00:24:05en d'autres temps, Jackie.
00:24:06Oui, bon.
00:24:07Français.
00:24:12Quoi ?
00:24:12Mais moi, je veux que non, mais...
00:24:13Mais quoi,
00:24:13t'as entendu ce qui s'est passé ou pas ?
00:24:15Les personnages exprits.
00:24:17L'autre qui parle du S-Bollat,
00:24:18t'en raconte,
00:24:19t'imagines-toi ?
00:24:19L'autre qui remet en cause
00:24:20l'existence des chambres à air.
00:24:22Attends,
00:24:22on roule, les mecs.
00:24:25Je ne sais pas de quoi tu pars.
00:24:26Je ne sais pas.
00:24:26Je ne veux pas savoir.
00:24:27Est-ce que quelqu'un,
00:24:28au moins,
00:24:28dans cette équipe,
00:24:29a écrit...
00:24:30Armel !
00:24:31Armel !
00:24:32Armel !
00:24:32Armel !
00:24:33Armel !
00:24:33Armel !
00:24:34Armel !
00:24:35Armel !
00:24:35Armel !
00:24:35Armel !
00:24:36Armel !
00:24:42Armel !
00:24:51Armel !
00:24:54Qu'est-ce que tu racontes ?
00:24:55La vérité.
00:24:57Tu révèles les secrets du spectacle.
00:24:59Quoi ?
00:25:00Mais le mystère,
00:25:01Chucky.
00:25:03Mysterio !
00:25:03Armel !
00:25:04Tu ne sais pas ce qui se passe.
00:25:06Pourquoi il y a un rideau noir
00:25:07au fond de scène ?
00:25:07C'est pour qu'on ne voit pas
00:25:08ce qui se passe en coulisses.
00:25:09C'est comme ça,
00:25:10la scène politique,
00:25:11le spectacle.
00:25:12Tu ne sais pas ce qui se pagouille
00:25:13dans la cuisine.
00:25:16Sous-entendre que j'ai besoin
00:25:17d'une oreillette.
00:25:18Moi !
00:25:19Alors que c'est moi
00:25:19qui ai écrit le texte.
00:25:23C'est simplement
00:25:24un problème auditif que j'ai.
00:25:26J'en ai une piscine à vagues
00:25:27à Drancy,
00:25:28j'avais 7 ans.
00:25:28Merci beaucoup.
00:25:29Oui, c'est ça que cette histoire.
00:25:31N'importe quoi,
00:25:32comme si je ne connaissais pas mon texte.
00:25:33Je ne comprends pas.
00:25:34Vraiment ?
00:25:35Parce que tu connais ton texte,
00:25:36toi, maintenant.
00:25:37Je connais ton texte,
00:25:38toi, maintenant.
00:25:39Parce que je connais mon texte,
00:25:40toi, maintenant.
00:25:41Et puis quand,
00:25:42ça n'est pas de ça,
00:25:42n'importe quoi.
00:25:43Que ça t'épate,
00:25:44c'est une chose.
00:25:44Je vais te demander
00:25:45de donner ses dents.
00:25:45Elle dit ça m'épate,
00:25:46ça m'épate,
00:25:47ça m'épate alimentaire.
00:25:49Voilà les blagues
00:25:50qu'il faut faire,
00:25:50tu comprends ?
00:25:58C'est ton de changer
00:25:59tes médicaments,
00:26:00qu'est-ce qui se passe ?
00:26:00Oui, ce qu'il y a.
00:26:04Il suffit que c'est ce délire.
00:26:05Ce qu'il y a.
00:26:07Je suis mon ria, mon gars.
00:26:12Il n'y a personne.
00:26:12Il y a personne,
00:26:12il y a un poisson mort.
00:26:16Si je ne connaissais pas mon texte.
00:26:17En même temps,
00:26:18Jackie, il a raison.
00:26:19Je suis bien à rien
00:26:19en train de te souffler le texte.
00:26:20On s'est à foutre quand.
00:26:21On s'est à foutre quand.
00:26:21Tiens, toi.
00:26:22Pourquoi ?
00:26:22Tu ne fais pas lire,
00:26:23c'est pour me dire de me casser.
00:26:25Excuse-moi,
00:26:25mais là...
00:26:29Quoi ?
00:26:30M'importe quoi,
00:26:30alors à ce moment-là,
00:26:31pourquoi pas ?
00:26:32Ah ben quoi ?
00:26:33Oh, oh !
00:26:34Ça va, là ?
00:26:44Comment ça m'a fait quelque chose ?
00:26:45Et non,
00:26:46tu l'as cherché aussi, hein ?
00:26:51J'ai péto,
00:26:52je suis de J'ai péto,
00:26:53Jacques.
00:26:53J'ai péto,
00:26:54j'ai péto.
00:26:55Moi, j'arrive derrière,
00:26:56je fais,
00:26:57j'ai péto,
00:26:57j'ai péto.
00:26:58Voilà les blagues
00:26:59qui vont faire de même
00:26:59parce que j'ai peur,
00:27:00moi, c'est...
00:27:01J'ai une famille.
00:27:02Moi aussi,
00:27:02j'ai une famille.
00:27:03Ouais,
00:27:03mais c'est pas la mienne.
00:27:08Je suis de J'ai péto,
00:27:08ça n'a rien à voir.
00:27:09C'est-à-dire ?
00:27:10C'est-à-dire ?
00:27:11Les personnages sont des Pinocchio,
00:27:13si tu veux.
00:27:14Ils prennent vie,
00:27:15à un moment donné,
00:27:15ils m'échappent.
00:27:16Ils vont peut-être s'enfuir
00:27:17dans le ventre de la baleine.
00:27:19Avec l'autre saloperie,
00:27:20là, j'ai mis les criquettes,
00:27:20c'est ça qui va se passer.
00:27:23Non, mais arrête, arrête.
00:27:24C'est le spectacle de trop,
00:27:25je le savais.
00:27:26J'aurais jamais dû remonter sur scène.
00:27:30Allez, j'arrête.
00:27:31C'est-à-dire ?
00:27:31J'arrête,
00:27:32c'est-à-dire j'arrête.
00:27:33Tu dis aux gens de se casser,
00:27:34terminé.
00:27:35Hop, ça dégage.
00:27:37Eh ben, tu rembourses les gens.
00:27:38Vas-y.
00:27:38Ah ben, tu les rembourses.
00:27:43Au prorata de ce qu'ils ont vu,
00:27:45bien sûr.
00:27:47Je ne peux pas faire ça syndicalement.
00:27:48Je n'ai pas le permis
00:27:49de faire des choses pareilles,
00:27:51tu comprends ?
00:27:51Tu entends, Jacqui ?
00:27:52Ouais, c'est le tir.
00:27:54Qu'est-ce qu'il y a ?
00:27:54Tu entends ça, Jacqui.
00:27:59C'est la mort qui s'en vient, Jacqui.
00:28:01Ouais.
00:28:04C'est Martilde.
00:28:06Ouais.
00:28:07Je vais mourir sur scène,
00:28:09certainement, ce soir.
00:28:11Ouais.
00:28:14Comme Molière,
00:28:14comme Malcolm X.
00:28:18Viens là, la mort,
00:28:19tu ne m'effraies pas.
00:28:20Non.
00:28:22Danse, danse avec la mort,
00:28:23Jacqui.
00:28:23Danse, danse, danse.
00:28:26Martine ?
00:28:27C'est pas Martine.
00:28:28Sors de Jacqui, Martine.
00:28:29Je suis Jacqui, moi,
00:28:30je file en régie.
00:28:31Bon, d'accord.
00:28:31Ouais, ok, on continue,
00:28:32ouais, t'as raison.
00:28:33Armel, on en est où, là ?
00:28:35Pas Jules, t'as vu ?
00:28:36Ouais, d'accord.
00:28:36Ah oui.
00:28:42Dépôt de bilan.
00:28:44Dépôt de bilan.
00:28:46L'écriture est un dépôt de bilan
00:28:48de la pensée, quelque part.
00:28:50Ouais, c'est beau,
00:28:51ce que je dis.
00:28:54C'est vrai, si tu regardes,
00:28:57entreprendre ses casse-gueules.
00:28:58Toute entreprise,
00:28:59t'as un risque de croutage
00:29:00à la fin, immédiat.
00:29:02C'est pour ça, au judo,
00:29:04le premier mouvement
00:29:05qu'on t'apprend,
00:29:05c'est la chute.
00:29:06Inscrire ta chute
00:29:07dans une logique de construction.
00:29:08Tu vois,
00:29:09et euh...
00:29:10Laisse tomber, laisse tomber.
00:29:14Non, mais c'est vrai
00:29:14que les plus grandes entreprises
00:29:16de ce monde
00:29:16se sont cassées la gueule.
00:29:17Les plus grandes inspirations,
00:29:18tu regardes même
00:29:19les personnalités.
00:29:19Jésus, le premier,
00:29:21Jésus la fin,
00:29:21t'as vu ça ?
00:29:22Tiens, je vais le faire,
00:29:23je vais faire un sketch sur Jésus,
00:29:24je vais le faire maintenant.
00:29:33Ben allez-y,
00:29:34clouez-moi, les mecs.
00:29:36Clouez-moi,
00:29:37si vous voyez
00:29:38que tu vas régler le problème
00:29:39comme ça,
00:29:39clouez-moi.
00:29:40Clouez-moi les pattes,
00:29:41mais ça ne m'empêchera pas
00:29:42de penser que j'étais en train
00:29:42de faire les cons, les mecs.
00:29:44Mais parce que,
00:29:45parce qu'on ne cloue pas
00:29:47les gens, enfin.
00:29:54Clouez, tu vas clouer,
00:29:55tu vas clouer des planches
00:29:56les unes contre les autres,
00:29:57une petite clochette
00:29:58au-dessus de ta porte,
00:29:59il te fait plaisir.
00:30:00Mais tu ne vas pas clouer
00:30:01un mammifère,
00:30:03ça n'a aucun sens.
00:30:06Le matériel que tu utilises,
00:30:07ça n'a pas été étudié pour ça.
00:30:09Quoi ?
00:30:10Je suis fils de charpentier,
00:30:11je connais le boulot.
00:30:14En plus, c'est du boulot de falachat
00:30:15qui me fait,
00:30:16ça ne tiendra jamais.
00:30:17Tes clous, là,
00:30:18c'est n'importe quoi,
00:30:18je te dis que ça tiendra pas.
00:30:19Tu dis les plans
00:30:20à 45 degrés, le clou.
00:30:22Mais plie sur les jambes,
00:30:22amortis un peu.
00:30:25Rédullier !
00:30:27Ouais, mais voilà !
00:30:29Ouais, il est content,
00:30:30moi, je ne suis pas content.
00:30:32Attends.
00:30:33Non, mais je ne t'en veux pas à toi,
00:30:34tu n'es rien,
00:30:35tu es un esclave.
00:30:36C'est un CPE,
00:30:38tu es quoi ?
00:30:38On ne sait même pas ce que tu as.
00:30:41Ton contrat, c'est quoi ?
00:30:43T'es MBF ?
00:30:44T'es de la merde,
00:30:45tu bosses et tu la fermes.
00:30:47Ça, c'est le contrat type.
00:30:49Non, mais j'en veux à tes patrons.
00:30:50Attends, ça va, les mecs.
00:30:51On n'aggrave pas un mec
00:30:52à un poteau
00:30:53parce qu'on n'est pas d'accord
00:30:53avec ce qu'il raconte,
00:30:54on discute.
00:30:56Non, non, non,
00:30:56je n'ai jamais dit ça.
00:30:57Qui a dit ça ?
00:30:58Non, mais c'est sorti
00:30:59de son contexte.
00:31:00Oui, j'ai dit
00:31:02buvez ceci et mon sang.
00:31:03Non, mais...
00:31:03Oui, mais avec modération,
00:31:05je pensais.
00:31:06Ce n'est pas incitation
00:31:07à la démonge.
00:31:09Tiens, regarde ça.
00:31:10Ils sont en train de le pendre,
00:31:12le crucifier.
00:31:13Non, mais ça va,
00:31:14là, là.
00:31:15T'y tchattes !
00:31:19Prends sur toi, les mecs, là.
00:31:21Je suis en train de pourrir l'ambiance.
00:31:23Attends,
00:31:23d'autant que je me permets
00:31:23d'attirer ton attention.
00:31:24La crucifixion,
00:31:25ce n'est pas ce qu'il y a de pire,
00:31:26les mecs.
00:31:27Ah non.
00:31:28Dans le Grand Nord,
00:31:29les vikings,
00:31:30ils écartèlent.
00:31:31L'écartèlement.
00:31:32C'est-à-dire,
00:31:33c'est un mec d'un mètre 70,
00:31:34il t'en fout un mec de trois mètres.
00:31:38Mais plus fin, le mec,
00:31:39plus mou, à la fin,
00:31:39t'imagines un peu la gueule du gars.
00:31:41Et c'est pareil
00:31:41chez les Chinois.
00:31:43Ah, c'est taquin, le niacoui.
00:31:44Attention, quand ils y vont,
00:31:45les mecs.
00:31:47Ah, mais eux, vivants,
00:31:48non, non,
00:31:48ils t'enfournent une bûche
00:31:49de 50 dans le fion, les mecs.
00:31:54Moi, j'ai l'esprit ouvert au départ,
00:31:56mais là, c'est un style, attends.
00:31:59En termes de section,
00:32:01non, mais c'est le cas
00:32:01des Indiens d'Amérique,
00:32:02là, c'est pareil.
00:32:03Oui, avec les plumes.
00:32:04Ouais, ouais, ouais,
00:32:05non, non, ça a l'air gentil.
00:32:06Non, non, c'est un style,
00:32:06c'est un style très hostile.
00:32:08Ah, ben, eux, ils t'enfournent.
00:32:09Non, non, ils t'enfournent
00:32:10de rien du tout.
00:32:10Eux, ils t'accrochent à un poteau.
00:32:13Ils t'enduisent après
00:32:14de Nutella, enfin, toi,
00:32:15un genre de...
00:32:15Non, mais une confiote de chez eux,
00:32:17à base de...
00:32:17Je sais pas quoi.
00:32:17Et puis, après,
00:32:18ils font rappliquer les fourmis.
00:32:20Alors, une fourmi,
00:32:21près une par une,
00:32:22c'est mignon, comme ça,
00:32:22mais en bande,
00:32:23c'est glouton, la fourmi.
00:32:25Et ça laisse rien dans l'assiette,
00:32:26crois-moi, c'est vorace.
00:32:28Alors, à côté de ça,
00:32:29la crucifixion,
00:32:30non, mais c'est de l'art contemporain,
00:32:32quasiment.
00:32:34Ouais, ouais.
00:32:36Oui, oui, oui, je sais.
00:32:39Ben, oui, mais l'agonie
00:32:40devrait pas durer très longtemps,
00:32:41t'inquiète pas.
00:32:43Plein cagnard, là, sans eau,
00:32:44dans deux heures,
00:32:44on est des biscottes.
00:32:48Ouais, ouais, ouais, je sais.
00:32:49Ben, mais ça, c'est de ta faute, ça.
00:32:52Ben, oui, oui, oui.
00:32:53Oh, putain.
00:32:54Oh là là.
00:32:55Crois-moi qu'on aurait pas crevé
00:32:56du tétalon.
00:32:56Elle s'enroulait.
00:32:59Hein ?
00:33:00D'accord.
00:33:01Oh là là.
00:33:02Non, mais la position, là,
00:33:04c'est con.
00:33:04T'aurais dû me clouer
00:33:05au niveau des coups, tu vois,
00:33:06parce que la tête penche
00:33:07et ça t'oublie.
00:33:08Et qui m'a collé
00:33:09cette couronne d'épines
00:33:10sur la tête, là ?
00:33:11Non, mais ça n'éponge rien du tout,
00:33:13ton truc, à toi.
00:33:15Parle d'une avance.
00:33:17Je suis en train
00:33:18de mettre le sujet.
00:33:20Ah là là, ça va aller.
00:33:21Ah là là, dégueuler, là,
00:33:22les mecs.
00:33:24Mais oui, mais ils attendent que ça
00:33:25que tu te mettais à chialer.
00:33:26Au contraire, rigole.
00:33:29Tiens, t'as pas un clou,
00:33:30ça me gratte.
00:33:31Ah là là, là tu les baisses.
00:33:39Tu les changeras pas, les mecs.
00:33:41Tu les changeras pas, les mecs.
00:33:43Attends, ils croient
00:33:43qu'ils sont en mission pour Dieu.
00:33:45Il y en a un.
00:33:45Non, mais attends.
00:33:46Moi, attends, moi,
00:33:46j'avais même pas huit jours,
00:33:47ils m'ont coupé le bout de la vie, moi.
00:33:50J'ai été le voir, le rabbin, plus tard.
00:33:52Je lui ai dit, non, mais attends,
00:33:52mais qu'est-ce qui t'arrive,
00:33:53toi, de couper les bites comme ça ?
00:33:55Ouais, il me dit, oui,
00:33:56c'est la couture, moi.
00:33:57J'ai dit, mais rien à foutre
00:33:58de ta couture, moi.
00:33:59Je lui ai dit, non, mais attends,
00:34:01j'ai pas choisi, moi.
00:34:02Rends-moi ma bite,
00:34:02t'ai biché ton...
00:34:05Qu'est-ce que vous faites là, madame, là ?
00:34:07Oh, la petite vieille, là,
00:34:08tu dégages, là.
00:34:10Allez, on me crucifie, madame,
00:34:11j'ai autre chose à faire, là.
00:34:14Assieds-toi, Judas.
00:34:15Qu'est-ce que tu fais là,
00:34:16déguisé en bonne femme ?
00:34:18Tiens, tu as rigoler,
00:34:19fais gaffe, hein ?
00:34:20Arrête de chialer,
00:34:21pourquoi tu chiales ?
00:34:22Tu vas te pendre, hein, d'accord.
00:34:25Pourquoi faire ?
00:34:26Je comprends pas ta question.
00:34:26Le ?
00:34:27Oui, ça a foiré.
00:34:28Oui, ça a foiré.
00:34:30Oui, le projet d'amour
00:34:31est pas passé,
00:34:32je suis au courant, hein.
00:34:34Tu crois que je suis en train
00:34:35de bronzer, là, ton ami, là ?
00:34:38Ouais, mais un peu d'auto...
00:34:40Ouais, mais un peu d'auto-critique,
00:34:41le mec, on a déconné.
00:34:43À la fin, c'était gueuleton sur gueuleton,
00:34:45on n'a pas débourré de deux semaines.
00:34:47Arrête, là, Judas.
00:34:49Ouais, les apôtres, ouais,
00:34:50ben tu me fais bien de parler
00:34:51de ces gens-là,
00:34:51ils sont où, les apôtres ?
00:34:52Eh, les copains !
00:34:53Y'a plus de copains !
00:34:54Ah, plus de copains !
00:34:56Mais j'étais là pour la gamelle,
00:34:57je me suis très bien.
00:34:59Ils vont tout te mettre sur le dos, ouais.
00:35:01Ah, ben tu vas devenir le traître
00:35:02pour les siècles des siècles.
00:35:04Quoi, tu veux ma place ?
00:35:05Je crois que c'est plus confort
00:35:06d'être agraffé un poteau comme ça.
00:35:08Hein ?
00:35:08Oh, putain !
00:35:09Le sculpteur paparazzi derrière toi,
00:35:10dégage-moi ça.
00:35:11C'est un sculpteur paparazzi, je te dis !
00:35:14Je crois pas.
00:35:15Depuis ce matin,
00:35:16il fait des figurines de Bibi
00:35:17en slobard sur le poteau.
00:35:19On va vendre ça partout dans le monde,
00:35:21salaud.
00:35:23En rétro, j'ai une famille,
00:35:24ma mère, ma meuf et tout.
00:35:27Tire-toi, Julia, tire-toi.
00:35:30T'es le meilleur.
00:35:32Eh, on les a bien fait chier quand même.
00:35:41C'est vrai que Jésus,
00:35:42on lui a mis une misère.
00:35:44C'est les mêmes d'ailleurs
00:35:45qui ont craché à la gueule
00:35:46qu'ils l'ont glorifié.
00:35:48C'est là, les mêmes.
00:35:48Eh, ça va !
00:35:49Merde !
00:35:49Merde, j'ai lu, en fait !
00:35:51Comment on fait ?
00:35:53Mais c'est souvent après leur mort
00:35:54que les grandes inspirations
00:35:56sont glorifiées.
00:35:56J'ai remarqué ça.
00:35:57Eh, après la mort, souvent, c'est ça.
00:35:59Même dans le show business.
00:36:01Eh, parce que j'ai travaillé longtemps
00:36:02dans le show business.
00:36:04Ah, bon, là, j'ai été licencié
00:36:06il y a un an, là.
00:36:08Suite à un petit problème
00:36:09de restructuration,
00:36:10bon, c'est autre chose.
00:36:12Mais je vois dans le show business,
00:36:13ça, c'est pareil.
00:36:14Dès qu'un mec meurt,
00:36:15ah, génial !
00:36:16Ah, ça devient
00:36:17la dernière merveille du monde.
00:36:19Ça, c'est l'un.
00:36:21Tu vends beaucoup plus d'albums
00:36:22quand t'es mort.
00:36:24Ah, c'est l'un.
00:36:25Tu multiplies par...
00:36:26C'est pour ça
00:36:27qu'il y a des producteurs
00:36:28qui, quand ça commence à plonger,
00:36:29ils disent à leur artiste,
00:36:30arrête.
00:36:31Franchement, il faut que tu meurs.
00:36:32Franchement.
00:36:33Tu veux décoller ?
00:36:35C'est pour ça,
00:36:36les médias adorent ça
00:36:37quand un mec meurt.
00:36:38T'as vu, il y a toujours
00:36:38des dossiers qui sont prêts.
00:36:39Tiens, j'ai fait un sketch là-dessus.
00:36:43Ouais, allô !
00:36:43Ouais !
00:36:44Salut, Benoît !
00:36:45Ouais !
00:36:49Ouais !
00:36:49Ouais !
00:36:51Ouais, mais je m'en fous
00:36:52de ce que tu me racontes,
00:36:52Benoît.
00:36:54Non, moi, je t'appelle.
00:36:55Tu peux voir des places
00:36:55pour le match de Tédis ou pas ?
00:36:57Tu leur dis que c'est
00:36:58pour France Télévisions,
00:36:59moi et ma femme, quoi.
00:36:59D'accord ?
00:37:00Tiens, Francis,
00:37:01il y a l'autre casserole
00:37:02de Belgique
00:37:03qui est décédée ce matin.
00:37:04Ça vient de tomber
00:37:04sur le téléscripteur.
00:37:05Le chanteur belge,
00:37:06il est mort !
00:37:07Génial !
00:37:08Chantal !
00:37:09Super !
00:37:09Il est mort, il est mort !
00:37:10C'est bon, c'est bon !
00:37:11La rue Boisière,
00:37:12voilà, tu m'envoies
00:37:13deux photographes
00:37:14sur zone, Chantal.
00:37:15Eh ben, qu'il me prenne
00:37:16en photo, lui,
00:37:17sur son lit de mort,
00:37:23non ?
00:37:24Non, il n'était pas connu ?
00:37:25Non, d'accord.
00:37:27Non, mais regarde
00:37:27qui est en promo en ce moment.
00:37:30Eh ben, tu lui dis
00:37:30de rappliquer avec son DVD
00:37:31et puis tu le prends
00:37:32en photo à côté du mec.
00:37:33Tiens, mais c'est comme ça
00:37:34que ça marche, la promo.
00:37:36Et il est mort de quoi, le mec ?
00:37:38Sida ?
00:37:43Ah, on va annoncer cancer,
00:37:44je préfère.
00:37:46Ça fait moins dégueulasse.
00:37:47Non, non, attends.
00:37:48Personne n'a à savoir
00:37:49qui se faisait enculer, le mec.
00:37:53C'est un coup
00:37:53à se retrouver
00:37:54avec la maison de disques
00:37:54sur le dos.
00:37:55Non, non, non, non.
00:37:57Ils ont peut-être
00:37:57une compil à refourguer.
00:37:58Non, attends, c'est vrai.
00:38:00Ben, attends,
00:38:01ils ne les faisent plus.
00:38:01Ah, attends, ah ouais ?
00:38:02Ah, chien,
00:38:03t'as gueulé comme ça,
00:38:04ça me prend la tête.
00:38:05Et il faisait quoi
00:38:05comme genre de musique ?
00:38:07Variété ?
00:38:08Non, je connaissais pas.
00:38:08Petit Poney ?
00:38:09Tu l'as, là, Chantal ?
00:38:10Vas-y, fais écouter.
00:38:11Fais écouter.
00:38:12Petit Poney,
00:38:14Petit Poney,
00:38:17Petit Poney,
00:38:19Petit Poney,
00:38:19Petit Poney.
00:38:25C'est une blague ou pas ?
00:38:29Ça s'arrête comme ça,
00:38:30le truc ?
00:38:32Non, refais écouter,
00:38:33refais écouter ça.
00:38:34Petit Poney,
00:38:36Petit Poney,
00:38:38Petit Poney,
00:38:39Petit Poney,
00:38:41Petit Poney.
00:38:46Ils ont vendu ça.
00:38:49Ah, la vache.
00:38:50Premier au top 5.
00:38:52Remixé par Obispo,
00:38:53putain.
00:38:56Bon, ben, non,
00:38:57ben, cherche-moi,
00:38:57tu me mets des photos
00:38:58de Petit Poney,
00:38:59là-dessus.
00:39:00C'est de lui,
00:39:00quand il était jeune,
00:39:01c'est avec sa mère,
00:39:01là-dessus.
00:39:02Ils font journal de 13h,
00:39:03les péchez-vous, les gars.
00:39:04Eh ben, oui,
00:39:05sur Internet,
00:39:06tu me font ça.
00:39:06À toi, Francis !
00:39:07Qu'est-ce qu'il y a ?
00:39:08Il y a du lourd qui tombe,
00:39:09là, j'ai l'impression.
00:39:10Il y a le président du crime
00:39:11qui a chopé un rhume,
00:39:12dis donc.
00:39:12Président du crime ?
00:39:15Ça, c'est du lourd, ça.
00:39:17Président du CRIF.
00:39:18Ah, non,
00:39:18mais là, on n'a pas le temps,
00:39:19là, on va rester sur Petit Poney,
00:39:20pour le 13h,
00:39:20et on ouvrira le 20h avec ça.
00:39:22Ben, tu leur dis qu'on n'a pas eu
00:39:23le temps.
00:39:24Une seconde, attendez.
00:39:25Oui, allô ?
00:39:26Oui, bonjour, monsieur.
00:39:27Je suis en réunion, là.
00:39:29Pardon ?
00:39:30Vous êtes monsieur Cuckerman ?
00:39:32Président du CRIF.
00:39:33Oui, bonjour, votre sainteté.
00:39:45Oui, je viens d'avoir l'information, oui.
00:39:47Vous avez un rhume ?
00:39:49Carabiné ?
00:39:50Oui, oui, oui, les gens pleurent, toujours.
00:39:52Bien sûr qu'on va en parler immédiatement.
00:39:54On va fuir à 52 minutes,
00:39:55ne vous inquiétez pas.
00:39:57On va ouvrir un téléthon.
00:39:59Très bonne idée, très bonne idée.
00:40:01Tout à fait.
00:40:04Merci.
00:40:05Merci.
00:40:05Merci à toi, homme de lumière.
00:40:16Brans le bas de combat !
00:40:19Allez, tu m'envoies brouter le petit poney immédiatement.
00:40:22Alors, vous me sortez les nappes et l'argenterie, les mecs.
00:40:24Sans faute.
00:40:25On va titrer
00:40:26Attaque de microbes antisémites sur Paris.
00:40:28C'est parti.
00:40:37Petit poney, petit poney, petit poney, petit poney, petit poney.
00:40:47C'est vrai que dans la catégorie des bronches pourries, dans les personnalités,
00:40:53tu as les bronches pourries.
00:40:54Les bronches de ceux qui, même morts, ça reste de la merde pour l'éternité.
00:40:59Judas, je parlais de Judas, l'autre, c'est une salade, 2000 ans après.
00:41:02Ça reste une poubelle, on m'attend.
00:41:04Et le top 10 du top 10, là, c'est Hitler.
00:41:06Alors, lui, c'est le meilleur.
00:41:07En termes d'ordure, lui, il a décroché la tambale.
00:41:11Ça, on te l'apprend à l'école, un maternel, fœtus même.
00:41:14Là, tu dois être au courant.
00:41:16Là, en termes d'ordure.
00:41:18C'est vrai que j'ai vu le film sur ses dernières heures dans son bunker.
00:41:21C'est vrai qu'en termes de dépôt de bilan, c'est un cas d'école.
00:41:27Elle finit en culotte courte, il ne lui restait même plus les chaussettes.
00:41:31Arrêtez, vous n'avez pas vu ce film ?
00:41:32Ses dernières heures dans son bunker.
00:41:34Tiens, je vais le faire.
00:41:35Laurent, Jackie, envoyez-moi l'ambiance bunker.
00:41:38Des lumières, des explosions.
00:41:55Je t'inclise tellement de mâle de la fête !
00:42:00Arrête !
00:42:01Connais de merde !
00:42:03Fais les taux où elle est en honnêt, les mecs !
00:42:07Arrêtez, on est bien à l'air comme ça, là, attends !
00:42:13Lui, elle est tout seule sur ce front russe, ça sera déjà réglé, ce soir.
00:42:16Au lieu de ça, on se retrouve dans un bunker dégueulasse, en plus.
00:42:19Il va !
00:42:21Il va !
00:42:25Merde, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:42:29On n'est pas des manouches, il me semble.
00:42:32Un coup de balai, une fois de temps en temps, ça va t'arracher la gueule ?
00:42:37Pas à prendre, celle-là !
00:42:43Ah !
00:42:44Excuse-moi, oui, mais reste pas dans l'ombre, toi !
00:42:55Bon, allez, on se réveille, on se réveille.
00:42:57Gégé, de match !
00:42:58Allez, les gars, on se réveille, Gégé, de match !
00:43:00Viens, viens ici, là.
00:43:03Hein ?
00:43:03Oui, arrête avec ça !
00:43:04Quoi ?
00:43:06Oui, mais pourquoi t'es tout jaune comme ça ? T'as chopé la chasse, si tu t'arrives ?
00:43:10Oui, mais personne t'a demandé d'amener ta femme et tes gosses, on n'est pas au Club Med,
00:43:13on bosse le mec.
00:43:14Les gosses n'ont rien à faire dans un bunker.
00:43:16Qui s'y a, toi ?
00:43:16Qui s'y a, il me l'air ? Qui s'y a ?
00:43:19Les russes sont à 300 mètres, faut qu'on se casse.
00:43:23Attire-toi, t'attire-toi.
00:43:26Trouve-toi une petite moumoute et puis va danser la poltienne, ça y est de passer.
00:43:29Ah, avec les ouze becs, on dégage !
00:43:31Fous le temps !
00:43:34Jonas, c'est lui qui nous foutait la choumoule, hein ?
00:43:38Arrête de chialer, bon, ça va, ça va.
00:43:40Mais je sais, bon, alors, t'es toi, il nous reste des clopes et du café, les mecs, hein ?
00:43:45Que demande le peuple, alors quoi, qu'est-ce qu'ils...
00:43:46Elles sont où ces troupes d'élite, là ?
00:43:47Pour repousser les milles, les mecs, faut se réveiller, là.
00:43:50Quoi, c'est ça ?
00:43:53C'est tout ce qu'il reste ?
00:43:55Ça va, toi ?
00:43:58Toi, t'as un bon, toi, hein, je le vois, ça, hein ?
00:44:02Non, mais il a quel âge, celui-là, les mecs ?
00:44:04Mettez-lui un froc, que ça ressemble à quelque chose.
00:44:07Ah, vas-y, allez-y, voilà, pour la grandeur de mon cul, là, vas-y.
00:44:12Goebbels, viens ici, viens ici, Goebbels, Goebbels !
00:44:15Non, je suis pas content, Goebbels.
00:44:19Elles sont où les troupes d'élite qu'on avait dans le Nord ?
00:44:21500 000 hommes, ils sont à RTT, qu'est-ce qu'il se passe ?
00:44:25Enfin, le moment de poser ces 15 jours, les mecs, il y a du boulot, là, il y a le
00:44:27port sur la planche.
00:44:28Non, ça me fait chier, moi, j'ai...
00:44:29Bon, mais non, mais attends, j'ai l'impression d'être un chef de tribu camerounais, moi, aujourd'hui.
00:44:34On est la race supérieure, ou on est des bonobos, faudrait savoir.
00:44:40Je me fais chier, je vous...
00:44:41Je me fais chier, je vous mets des aigles sur les drapeaux,
00:44:44des statues, je mets des aigles géants, les aigres !
00:44:46Faut penser aigle, les gens !
00:44:54C'est vrai, aujourd'hui, on dirait à des pigeons, vous êtes comme ça, vous êtes comme ça.
00:45:02Attends, mais s'il y a quand même un... Qu'est-ce qu'il y a ?
00:45:04Non, laisse-le parler, qu'est-ce qu'il y a, toi ?
00:45:07Faut penser à la reddition !
00:45:14C'est qui, lui, au départ, le mec ?
00:45:20Tiens, t'as raison, je vais t'offrir un chocolat, regarde, bouge pas !
00:45:22Tenez-le, tenez-le !
00:45:35Ok ?
00:45:37Il y a un autre client pour la reddition, on en est où, là ?
00:45:41Dégagez-moi ça !
00:45:43C'est pas vrai, on dirait un diesel, regarde-moi ça !
00:45:46Je suis en train de partir en sucette, bah putain !
00:45:48Bon, tirez-vous, laissez-moi les gueubettes, là, faut que je parle !
00:45:51Tire-toi, tire-toi, ouais, ouais, allez, dégage !
00:45:56Toi aussi, tu vas le prendre dans...
00:45:59Reste là, gueubettes, reste là !
00:46:00Non, non, c'est plié, arrête, arrête, c'est plié, je le sens plus !
00:46:03J'ai plus la niaque, hein ?
00:46:05Non, non, non, mais arrête, mais faut pas positiver, quand c'est plié, c'est plié, je...
00:46:10Mais ils accepteront jamais le match nul, ferme-la !
00:46:13Non mais, si c'est pour me vomir des bêtises, ferme-la !
00:46:17C'est plié, arrête tes conneries !
00:46:20Donc, j'ai décidé, moi, je veux pas me faire choper, moi, non, non, ils mettront pas l'avant sur
00:46:24moi vivant, je te le dis tout de suite, hein !
00:46:25Non, je vais me supprimer cet après-midi, là !
00:46:27J'ai décidé, bah tu fais ce que tu veux, écoute, c'est qui le chancelier ? T'es chancelier
00:46:30ou c'est moi le chancelier ?
00:46:31Je suis chancelier, voilà, quand tu seras chancelier, tu s'enchaîneras, pour l'instant, tu la feras !
00:46:35Donc, j'ai décidé, voilà, moi et Eva, on se supprime, cet après-midi !
00:46:41Comment ? Ben, justement, c'est toi qui m'avais parlé de pastilles, là, qui font pioncer une bonne fois
00:46:44pour toutes !
00:46:46Mais non, par Renu Drill, arrête avec tes conneries !
00:46:48Non, je te jure que ça va te partir dans la gueule !
00:46:51C'est pas le cœur ! Alors, voilà, cyanure, et t'en restes, ça ?
00:46:55Il en faut combien, à peu près ?
00:46:56Quand t'es nerveux, t'as du mal à dormir, je veux-là !
00:46:59Une, ça suffit ?
00:47:01Tu m'en mets dix, hein, je vais en prendre dix !
00:47:04On va se faire une petite salade, avec ça, on sera tranquille !
00:47:07Ouais, puis je doublerai avec un pruneau dans la tronche, comme ça, ça évitera les migraines !
00:47:11Mais arrête, mais tu feras ce que tu veux !
00:47:13Oui, les corps, voilà, les corps, justement, je voulais tenter, ferme-la !
00:47:16Donc les corps, faut me débarrasser de ça !
00:47:17Non, non, non, tu nous crames !
00:47:19Tout, tout, acide, crame, après le tamis, tu repasses tout !
00:47:24Il reste rien !
00:47:25Ah non, non, ils l'ont mauvaise en face, les mecs, attention !
00:47:28J'écoute la radio, ils sont taquins, attention !
00:47:30S'ils tombent sur le moindre de mes restes, ont une vertèbre, il est capable de se la monter en
00:47:33pendentif !
00:47:35Alors, l'idée de terminer à côté d'une étoile de David, t'as compris, c'est pas mon truc
00:47:38!
00:47:38Ah, chacun fait ce qu'il veut !
00:47:40Ben, tu fais ce que tu veux !
00:47:41Ben, tu fais ce que tu veux !
00:47:47Mais arrête, t'es connerie, c'est de ma faute, je sais que c'est de ma faute !
00:47:50C'est moi !
00:47:51À la fin, j'ai été trop tendre, je me suis ramolli, puis c'est tout, c'est mon côté
00:47:55poète !
00:47:56Bien sûr, c'est mon côté babacouche, c'est une babouse !
00:47:59Mais arrête, t'es connerie !
00:48:00C'est juste, on n'a pas sorti les guitares sur la fin, dans le bunker !
00:48:02Ça sentait la bique !
00:48:04Ben, tu verras, l'avenir me présentera comme un modéré !
00:48:07Oh, ben, tu verras, tu verras, Goebbels !
00:48:14C'est vrai que dans la catégorie des mammifères, on est les plus hostiles, on est les plus...
00:48:19Ceux qui ont organisé les plus grands massacres, nous les humains, donc c'est énorme !
00:48:23Et le meilleur reste à venir !
00:48:26Avec tout ce qui est bactériologique et nucléaire, la prochaine fois, c'est le strike !
00:48:29Strike !
00:48:31Aujourd'hui, on fout la chiasse à un continent qu'un jour, si on veut !
00:48:34Ah, c'est génial ! En termes de performance, on a pris des progrès énormes ces derniers temps !
00:48:39C'est vrai, on pourrit tout, on est un genre de moisie sur cette planète !
00:48:41C'est vrai !
00:48:42Je m'assume, moi, en tant que moisie, je m'assume !
00:48:45C'est doux, le moisie, c'est doux, quelque part !
00:48:48Non, mais on n'y peut rien, on est comme ça, c'est notre nature, on pourrit tout !
00:48:50Bon, ben voilà !
00:48:51C'est dingue !
00:48:52Et d'ailleurs, ils ont fait les accords de Kyoto, là !
00:48:54Ils ont été à Kyoto, je ne sais pas pourquoi ils ont été là-bas !
00:48:56Et euh...
00:48:57Non, mais tous ceux qui chialent un peu !
00:48:58Oh, c'est chiant !
00:48:59Ouais, on m'a crevé !
00:49:00Le mec, oh, ça, tu nous emmerdes !
00:49:02Et euh...
00:49:03Non, parce que, ouais, la couche d'ozone !
00:49:05Tu la connais ? Moi, je la connais pas !
00:49:09Et euh...
00:49:10C'est vrai, dès qu'il y a un truc beau, tu as la...
00:49:12Oh, regardez, c'est beau, ça !
00:49:13Il y a toujours un mec derrière !
00:49:14Ouais, ben dégage-moi ça !
00:49:15On va raser ça, on va faire un parking !
00:49:19C'est dingue, là !
00:49:19Ah, c'est génial !
00:49:22On est du moisis, bon, ben c'est comme ça !
00:49:24Et selon Télépoche...
00:49:30Télépoche, le monde, on est quasiment au même niveau !
00:49:32Et ils ont dit, ne ris pas !
00:49:34Et ils l'ont dit, ils l'ont dit, Télépoche !
00:49:36En 2700...
00:49:39Euh...
00:49:40Je ne sais plus après, mais non, c'est pas précis à ce point-là !
00:49:42Ils ont dit, on sera à 900 milliards !
00:49:44Autour de 900 milliards !
00:49:47Ah bon, ça fait une belle équipe, les gars !
00:49:51900 milliards !
00:49:52Il paraît qu'au mètre carré, on sera comme ça !
00:49:54On sera tous comme ça !
00:49:57Pardon, madame !
00:49:57Ben oui, mais j'aimerais bien passer !
00:49:58Ça fait 15 jours que je suis là, moi !
00:50:02Attends !
00:50:03Il va falloir qu'on soit les chioteurs !
00:50:04Mais c'est énorme !
00:50:06C'est énorme !
00:50:06Les autres espèces animales ont disparu !
00:50:09Si, il va rester trois piaf !
00:50:11Mais il ne faut pas qu'ils se posent, ils vont être comme ça !
00:50:21Ah ouais !
00:50:21Les espèces en voie de disparition, il va y en avoir de plus en plus !
00:50:25Tiens, j'ai fait un sketch là-dessus !
00:50:29Oh, même pas le temps d'aller au toilette, c'est pas vrai !
00:50:32Est-ce que j'ai fait un sketch en voie de disparition ?
00:50:34Bonjour !
00:50:35Oui, alors ne quittez pas madame, on frappe la porte, je vous rentre pas !
00:50:38Entrez, c'est ouvert ! Entrez !
00:50:46Enfin, qui a explosé la porte là ?
00:50:50Ah, on n'explose pas les portes !
00:50:51Assez-vous madame Renocéros !
00:50:53Ben oui, vous n'y arrivez pas avec les poignets ronds de l'être demandée madame !
00:50:55N'explosez pas la porte !
00:50:58Entrez, entrez, je suis en ligne là, je vous reprends tout de suite !
00:51:01Oui euh...
00:51:01Oui, asseyez-vous, asseyez-vous madame !
00:51:05Oui, asseyez-vous, asseyez-vous !
00:51:09Oui, asseyez-vous, asseyez-vous, asseyez-vous !
00:51:10Oui, asseyez-vous, asseyez-vous, asseyez-vous !
00:51:11Bonjour !
00:51:12Voilà, parlez pas tous en même temps, s'il vous plaît !
00:51:15Eh mais ça sert à rien ! Donnez-moi un responsable !
00:51:17Passez-moi un responsable !
00:51:19Il y a un mal-dominant dans le groupe ou pas, madame ?
00:51:22Passez-moi le mal-dominant !
00:51:25Ah, bonjour, vous êtes là d'oreille !
00:51:30Vous parlez français un peu, parce que là, c'est...
00:51:33Avec le décalage, allo ?
00:51:35Merde, comment on dit ça en gorille ? Je le savais pourtant !
00:51:52Bon, l'accent est peut-être pas juste juste, hein !
00:52:02Allo ? Allo ?
00:52:04Accroché ou quoi ?
00:52:06Ah non, c'est pété, j'ai pété le truc !
00:52:09Ouais, ce sont les gorilles du Cameroun, là, qui m'appellent depuis ce matin, là...
00:52:12Mais ils aimeraient bien être sur les espèces...
00:52:13Enfin, sur l'hélice, l'espèce protégée, mais je peux pas, hein !
00:52:163 000 spécimens, donc là...
00:52:18Ah, voilà, là, là, là, ils sont trop nombreux, encore, hein !
00:52:21Alors vous, alors vous, par contre, alors qu'est-ce qui vous amène, madame Marie de La Serra ?
00:52:25Tout à fait, vous, vous n'êtes plus que 25 !
00:52:27Hein, donc là, là, là, vous rentrez dans les critères, là, hein !
00:52:31À 25, on est mal, là, hein !
00:52:32C'est l'hécatombe, là, hein !
00:52:33Là, c'est la grande descente, c'est la piste noire !
00:52:36Ah !
00:52:37Ah, vous avez pas envie de rigoler, évidemment, hein !
00:52:38Parce que là, euh...
00:52:41175 en 2002, 25 aujourd'hui, euh...
00:52:44Sûr qu'à ce rythme-là, dans deux ans, on fait pas deux équipes de basket !
00:52:48Ah, faut rigoler, madame, faut rigoler !
00:52:51C'est tout ce qui va vous rester, madame !
00:52:53Oui, je sais, madame, j'ai été exterminé, je sais, madame !
00:52:55Pour vos cornes, tout à fait, c'est dans le dossier, ça !
00:52:58C'est les Japonais, apparemment, il y a une très grosse demande au Japon, hein !
00:53:01Ben, ils ont besoin de vos cornes, donc, euh...
00:53:03Donc, ils viennent se servir, hein, madame !
00:53:06Non, c'est pour traiter le problème d'impuissance chez le mâle japonais, visiblement !
00:53:10Non, non, ils se la foutent pas dans le cul, madame !
00:53:15Enfin, peut-être que certains le font, on sait pas !
00:53:17Non, non, a priori, c'est pour faire des médicaments, hein !
00:53:19Ils réduisent ça en poudre, et ça fait des cachets,
00:53:21puis, puis, apparemment, ça leur redonne de la vigueur, regarde !
00:53:24Donc là, c'est sûr que si ça marche, là, il faut vous cacher, madame !
00:53:30Parce que là, le monde est pas qu'au Japon !
00:53:32Si c'est vraiment prouvé que ça marche, ah, il faut vous cacher, ouais !
00:53:35Derrière un arbre, ouais !
00:53:36Non, non, vous êtes trop gros, sous terre, madame, sous terre !
00:53:40Avec un tuba qui remonte et qu'on vient vous donner la...
00:53:42Parce que... Ah, vous êtes enceinte !
00:53:44Ah, les gars, d'accord, on voit pas chez vous, hein, c'est tellement énorme !
00:53:48Ouais, mais là, madame, ouais, mais madame,
00:53:50ouais, mais il faut mettre des préservatifs, regardez, madame !
00:53:53Regardez, madame !
00:53:54Ben, regardez les perspectives, voilà, ça vous donne pas plus de six mois,
00:53:59l'espèce va disparaître dans six mois, madame !
00:54:01Hein, le gamin, vous allez pas en profiter, hein, croyez-moi !
00:54:03Mais madame, ne criez pas, regardez !
00:54:06Périssodactyles ongulés à trois doigts !
00:54:08Ça, c'est vous, madame, ça !
00:54:10Ah oui, vous savez même pas qui vous...
00:54:14Mais non, rhinocéros, c'est pour les enfants, ça...
00:54:17Pour l'administration, hein, vous êtes périssodactyles ongulés à trois doigts, madame !
00:54:21Oui, mais madame, vous êtes là depuis l'époque préhistorique !
00:54:27Ah, je comprends mieux, madame, ça fait un bail, hein !
00:54:30Là, le bail, il va pas être renouvelé, puis c'est tout l'histoire !
00:54:35Oui, mais madame, madame, excusez-moi, un peu d'autocritique aussi, je vais mettre...
00:54:38Moi aussi, je vais pousser la voix, hein, madame !
00:54:41Qu'est-ce que vous avez fait en un million d'années, madame ?
00:54:43Vous avez rien fait !
00:54:44Ah, voilà, vous êtes restés comme ça, dans la terre, comme ça...
00:54:49Ah, avec une corne au bout du nez !
00:54:52Ah, entre nous, un peu de mauvaise volonté aussi, là !
00:54:56Vous auriez pas pu évoluer un peu, madame ?
00:54:58Vous redresser sur vos pattes arrière, faire quelque chose ?
00:55:02Non, non, n'essayez pas, c'est trop tard, madame, c'est trop tard !
00:55:05Non, non, mais il fallait faire ça au début, nous, c'est ce qu'on a fait !
00:55:07On était comme vous au début, madame, hein !
00:55:09Nous, les humains, on était comme ça, on était comme des cons, hein !
00:55:14Puis un jour, il y en a un qui s'est redressé !
00:55:16Qui a eu l'idée !
00:55:17Jean-Jean, il s'appelait Jean-Jean, là !
00:55:20Il s'est redressé, là !
00:55:22Bon, au début, il était un peu comme ça, toi !
00:55:24Puis après, il a commencé, toi !
00:55:25Puis c'est là qu'on a, voilà, on a commencé, après, à faire des crêpes, à rigoler, hein !
00:55:35Je sais bien, madame, une place en zoo, je vais noter zoo, hein, z-o, tiens !
00:55:40Mais je veux dire, je sais bien, madame, mais je veux dire, nous, on peut pas, là, hein !
00:55:45Ben, une place en zoo, j'ai noté, hein !
00:55:48Ben, ouais, mais tout le monde veut une place en zoo, madame, encore ce matin, tiens, je reçois une femelle
00:55:52éléphant de mer !
00:55:53Qu'est-ce que c'est ?
00:55:56Vous connaissez pas ? Un éléphant de mer !
00:55:58C'est un genre d'hippopotame, moitié crustacé, enfin, un truc, tu vois, c'est vrai !
00:56:03Bon, t'es à la rive, comme ça, tu vois, genre...
00:56:05Des genres de gros sacs de couchage remplis de dégueulis, là, de...
00:56:12Ça approche de là, avec un espèce de vieux nichon à la place du nez !
00:56:19Qu'est-ce que c'est que ça, madame ?
00:56:23Vous vous êtes regardés, madame ?
00:56:25Vous croyez qu'on va trouver du boulot, comme ça ?
00:56:27Un logement ?
00:56:29Elle était comme ça, je lui ai dit, foutez-moi le camp, madame !
00:56:33Non, ben, attendez, on dirait un sac poubelle, l'autre, elle est sur le trottoir, on va la ramasser, puis
00:56:36j'ai tout, madame !
00:56:37Ah ben, elle l'a mal pris, l'autre, hein !
00:56:39Elle s'est cassée la gueule dans l'escalier, en plus !
00:56:41Là, c'est pas profilé pour le centre-ville, hein, l'éléphant de mer !
00:56:44Elle est morte, hein, peut-être la première, 6 tonnes derrière, t'imagines le résultat !
00:56:48Le coup du lapin, c'était fini, hein !
00:56:50Oui, oui, ben, je sais bien, pour le petit, madame, pour le petit, madame, laissez-moi parler, parce que, voilà,
00:56:55je préfère !
00:56:56Donc là, ben, le petit, le petit, ce qu'on va faire quand il va naître, madame !
00:56:59On va lui scier la cornara !
00:57:02On va essayer de le faire passer pour un cochon !
00:57:06Eh oui, quand ça bloque, il faut trouver des combines, madame !
00:57:09Moi, j'ai un pote carrossier, on va le peindre en rose, et je vais pouvoir le placer dans une
00:57:13ferra, comme ça !
00:57:15Ah, il finira en saucisson, madame, en rillette, en andouillette, mais je vais dire, on aura gagné un ou deux,
00:57:20madame, on en met là !
00:57:25Oh la vache, il est né, il est né, c'est quoi, ça ?
00:57:29Hein ?
00:57:30Oh la vache, non, non, mangez pas, c'est dégueulasse !
00:57:34Ma secrétaire va nettoyer Claudine, amène une pelle !
00:57:37Tracto-pelle, même, parce que là, c'est énorme, hein !
00:57:39Une seconde, madame, mais oui, mais regardez, je peux pas, là !
00:57:42Oui, allo, oui, c'est, oui, c'est, je peux sur votre disparition, bonjour !
00:57:46Allo, vous m'appelez dans le portable ?
00:57:49Bonjour madame, vous êtes une baleine ?
00:57:51Bonjour madame, je suis au rendez-vous, là !
00:57:52Pardon ?
00:57:53Vous venez d'être tarponé ?
00:57:55Ah merde, c'est chiant, ça !
00:57:57Ah, il faut éviter, ça, c'est pas bon, ça, hein !
00:57:59Et vous êtes dans quelle zone, à peu près ?
00:58:02Non, vous avez pas de GPS, madame, mais je vous demande à peu près la zone !
00:58:05Je vais dire, oui, mais quoi, l'eau, elle est chaude, elle est froide, on est comment, là ?
00:58:10Ouais, ouais, d'accord !
00:58:12Ouais, d'accord !
00:58:13Ouais, d'accord !
00:58:14Ouais !
00:58:16Ouais, vous êtes pourmis, quoi, vous êtes complètement pourmis !
00:58:19Tout à fait, madame, vous êtes une espèce protégée, madame !
00:58:22Si, si, si, vous voulez votre numéro de dossier ?
00:58:25Pardon ?
00:58:26Espèce protégée, voilà !
00:58:28Ah oui, mais pas en zone internationale, madame !
00:58:30Ah ouais, mais l'instant, non, espèce protégée, c'est-à-dire qu'il faut vous cacher, madame !
00:58:35Non mais madame, je suis d'accord avec vous !
00:58:38Ne criez pas, madame, je suis au standard, moi !
00:58:40On est quatre dans l'agence, madame !
00:58:42J'ai un scooter, je fais comment, à votre avis ?
00:58:44Vous croyez que je vais venir ?
00:58:44Mais non, madame !
00:58:45Mais c'est pas possible !
00:58:46Madame !
00:58:48Espèce protégée, voilà !
00:58:49C'est-à-dire, en fait, qu'on vous informe que...
00:58:53C'est foutu, quoi, en fait, il n'y a plus rien à faire, quoi !
00:58:56Non, non, non, non, ils essaient de vous faire monter à bord !
00:58:58Refusez l'invitation !
00:59:01Ils ont un projet pour vous, c'est hostile, je vous le dis tout de suite !
00:59:04Voilà, tout à fait, s'il y a moyen de... voilà !
00:59:07Ah, ils vous tirent, ils remorgent !
00:59:08C'est un balinier japonais, ça !
00:59:10Si, si, c'est toujours les japonais !
00:59:12Ils vous... ouais, ils vous tirent...
00:59:14Ils vous allaient mettre tout de suite au flanc, comment ça marche ?
00:59:16Au fion ! Ouh, y aï aï !
00:59:18Un arpont dans le fion, l'autre !
00:59:20Ouais, j'imagine, j'imagine !
00:59:21Enfin, non, j'imagine même pas, qu'est-ce que je raconte ?
00:59:26Vous pouvez pas plonger en profondeur, madame, et puis vous entourez autour d'un rocher !
00:59:29Hein, comme ça, ils vont essayer de tirer le câble !
00:59:31Eh, ouais, ouais ! Là, on peut les baiser, peut-être !
00:59:35Ah, faut remonter pour respirer !
00:59:37Hein, ouais, vous êtes pas un poiscaille ! Merde, là, on est dans la merde !
00:59:40Hein, je veux pas être... mais là, je crois que c'est plié, madame !
00:59:43Ouais, c'est foutu, madame !
00:59:45Hein, je veux pas vous casser le moral, mais là...
00:59:46Moi, je serai à votre place, madame, maintenant, à la...
00:59:49Non, le tout pour le tout, madame !
00:59:51Hein, à la palestinienne, comme on dit chez nous !
00:59:55Ben, vous allez... ben... ben, comment ça ?
00:59:59Comment ça ?
01:00:00Ben, c'est-à-dire, ben, c'est-à-dire que vous allez vous jeter dans les hélices du balaigné,
01:00:03madame !
01:00:04Hein, vous allez perdre 2-3 chicots,
01:00:06mais vous allez faire chier le monde !
01:00:09Hein, faut penser aux autres, maintenant !
01:00:10Je crois que c'est plié pour vous, hein !
01:00:12Allô ! Allô !
01:00:14Ah, merde, on a raccroché, là !
01:00:16Pau femme !
01:00:17Ah, en plein océan, là, une espèce protégée, on peut rien faire !
01:00:20Et c'est comme ça toute la journée !
01:00:22Oui, j'ai noté, madame, place en zoo, je vais voir ce que je peux faire, hein !
01:00:24Vous allez laisser vos coordonnées à la secrétaire, hein !
01:00:27Claudine, elle va prendre ça, puis, voilà, dès qu'on a une place en zoo, au cirque...
01:00:30Cirque, ça vous donne ?
01:00:31Non ? Non, non, non, non !
01:00:51Deux papillons du Venezuela, qui m'appellent !
01:00:55Je ne vais pas commencer avec les papillons, les mecs !
01:00:58Elle m'appelle, oui, bonjour, on est des nipronicus, on est une espèce très rare, on n'est plus que
01:01:02deux !
01:01:08J'ai dit, c'est fort possible, madame, on ne savait même pas que vous existiez !
01:01:18C'est vrai que quand ton espèce est en voie de disparition, c'est chiant !
01:01:23Donc, ce n'est pas évident, hein !
01:01:25Disparait, t'imagines !
01:01:26C'est ce que j'ai expliqué à mon enfant l'autre jour, parce qu'il me posait la question,
01:01:29tu vois, il est venu voir un spectacle !
01:01:30Ah, il n'a pas aimé, mais c'est autre chose !
01:01:33Si, si, il rigole !
01:01:34Et il m'a dit, il m'a dit, mais nous, notre espèce, elle va disparaître !
01:01:39Et j'ai dit, oui, certainement !
01:01:41C'est vrai que, pour l'instant, on est en développement, on est des milliards, mais un jour, on va...
01:01:44Tu apparaîtes, tu disparaîtes, ça, ça fait partie du jeu !
01:01:47Il ne comprenait pas, c'est dur pour un enfant !
01:01:50L'autre jour, il y avait un arrière-grand-père, je ne sais pas quoi, qui est mort !
01:01:54Non, c'était pas de mon côté, donc je m'en foutais !
01:02:00Je l'ai accompagné, l'enfant, puis il était dans le cercueil, tout le monde passait dans le cercueil, tout
01:02:04était la merde !
01:02:05Ah, mais il est où, le grand-père ?
01:02:06J'ai dit, ben, il est fini, c'est foutu !
01:02:10Là-dessus, il n'a plus le revoir, ça, c'est clair !
01:02:12Il est dans la boîte !
01:02:14Il me dit, mais après, il va sortir quand ? Il revient quand ?
01:02:19Je lui dis, non, tu n'as rien compris, je viens de te dire que c'est fini, c'est
01:02:20foutu !
01:02:22Je ne comprends pas !
01:02:23Je lui ai expliqué, toi, je lui dis, quand tu meurs, c'est ce que ça veut dire, ou pas
01:02:27?
01:02:27Allez, renseigne-toi !
01:02:32Et alors, je lui explique, toi, c'est comme une porte, tu as une porte, et une fois que tu
01:02:36as franchi, c'est fini !
01:02:37On ne te revient plus jamais !
01:02:39C'est-à-dire, la vie, si tu veux, c'est qu'on est tous devant cette porte, on fait
01:02:42la queue, comme ça, et on avance, doucement, comme ça !
01:02:48Bon, pour une fois, tu verras, il y a une tendance à laisser passer les autres, c'est vrai !
01:02:51Vas-y !
01:02:54Non, non, j'attends quelqu'un, je vous en prie, madame, passez !
01:02:59Avec les enfants, bien sûr, passez les enfants, allez !
01:03:02Ah, les petits africains, ils sont mignons, là !
01:03:11C'est vrai que ça fait peur, plus tu te rapproches, plus t'arrêtes, ne pousse pas, Jean-Jean !
01:03:17Eh, le cul, viens !
01:03:18C'est pas évident, attends, t'es malade, ou quoi ?
01:03:22Tout le monde a peur, dès que t'approches, là, tu chies mou, hein !
01:03:25Et c'est là où les religieux se mettent !
01:03:27Et c'est là où ils se mettent, les religieux !
01:03:29Ouais, c'est là où ils t'attendent, en fait, ils sont là, au dernier moment, ils sont là, oh,
01:03:32mais t'es pas peur, regarde !
01:03:36Hein ? Tiens, il te reste de l'argent, ou pas ? Donne-moi ça !
01:03:38Alors, t'en auras plus besoin, c'est gratuit, après !
01:03:41Ah, non, c'est open bar, d'ailleurs !
01:03:42C'est bon, c'est merveilleux, c'est le paradis !
01:03:47Alors, tu lui dis, pourquoi t'y vas pas, toi ?
01:03:50Ah non, il rigole plus, après, non, dégage, maintenant !
01:03:52Et euh...
01:03:53Ouais, c'est dingue, hein !
01:03:55C'est marrant, c'est...
01:03:56Même si c'est une question qui mène à rien, on se la pose !
01:03:59On se la pose tous, hein !
01:04:01Je sais pas pourquoi...
01:04:01Bah, parce qu'on est cons, certainement, mais on a besoin de sa merde !
01:04:04Ah, ça fait peur, quoi !
01:04:06C'est inévitable, mais on se fait peur, quand même !
01:04:09C'est une question qui mène à rien !
01:04:10D'ailleurs, j'ai découvert au Canada, là...
01:04:13J'étais en voyage, va pas ?
01:04:14Et euh...
01:04:15Je fais ce que je veux...
01:04:16Et puis euh...
01:04:18Non, c'est vrai, ils me regardent bizarrement, là !
01:04:19Et euh...
01:04:22Et euh...
01:04:23Et euh...
01:04:23Et là, c'est là que j'ai découvert le mouvement vers rien !
01:04:27Des gens qui croient en rien et qui se regroupent !
01:04:29Pour euh...
01:04:30Rien, d'ailleurs !
01:04:31Ouais, ouais, ouais !
01:04:32Et j'ai...
01:04:33Je les ai rencontrés, ils manifestaient dans la rue !
01:04:36Là, je suis passé, il y a...
01:04:37Ouais, on veut rien !
01:04:38On veut rien !
01:04:41Qu'est-ce que c'est que ça ?
01:04:42Et là, je sais qu'ils sont arrivés à Paris !
01:04:44Alors, je suis allé la semaine dernière...
01:04:46Euh...
01:04:46Alors, une première réunion, c'est dingue !
01:04:48C'est marrant, vous connaissez pas, non ?
01:04:50Tiens, je vais vous montrer comment ça se passe, les réunions !
01:04:58Chers amis, bonsoir !
01:05:01Hein ? Chers amis, bonsoir !
01:05:05Bonsoir et bienvenue dans cet espace de réflexion où...
01:05:09Ensemble !
01:05:10Ensemble !
01:05:11Nous allons prier et glorifier...
01:05:16Rien !
01:05:19Rien est notre lumière !
01:05:22Rien est notre lumière !
01:05:23Et vers rien, nous marchons !
01:05:25Rien, rien, rien, rien du tout !
01:05:37En vérité, je vous le dis...
01:05:40Mes frères, R, R, R, R, R, R, R, R, R, R, R...
01:05:45Nous, humains, nous voulions tout savoir, tout posséder, tout contrôler, tout maîtriser, alors tout était devenu notre Dieu, notre éternel
01:05:54!
01:05:54Et pour ce tout, nous étions prêts à nous entretuer jusqu'à...
01:05:58ce que la lumière de rien a paru
01:06:09lumière de rien
01:06:11nous révélons ce tout qui n'était que vide néant
01:06:15rien du tout
01:06:20attendez que je fasse le signe
01:06:23sinon ça mène à rien
01:06:25ça mène à rien voilà quoi
01:06:29non je n'oppose pas tout à rien
01:06:31qu'est-ce que tu raccordes
01:06:34et comment le pourrais-je
01:06:36tout s'oppose à tout certes
01:06:38mais rien
01:06:39s'oppose à rien
01:06:40il n'y a rien tu vois le tout oui il y a le positif le négatif alors ça s
01:06:44'oppose
01:06:45mais rien
01:06:46il n'y a pas de balle
01:06:48donc ensemble on prie pour sur rien qui ne s'oppose pas
01:06:51rien, rien, rien, rien du tout
01:06:55rien nous oppose à rien
01:07:07à présent on va accueillir 5 nouveaux membres du grand mouvement vers rien
01:07:125 nouveaux bons à rien
01:07:14la petite blague là la petite blague
01:07:18alors on va accueillir tout de suite Rachid
01:07:20bonjour Rachid
01:07:21assis-toi je t'en prie Rachid
01:07:24Rachid comme son prénom l'indique
01:07:26donc qui est originaire
01:07:28de Roubaix
01:07:29voilà
01:07:33alors Rachid
01:07:34raconte-nous comment tu en es venu
01:07:36à rien
01:07:44quoi ?
01:07:46je dis rien moi qu'est-ce qu'il faut dire ?
01:07:51quoi ?
01:07:52au départ ? au départ ?
01:07:59par rapport à deux de moi ?
01:08:03voilà voilà voilà c'est tout
01:08:06voilà voilà
01:08:07tu sais j'ai grandi dans la tradition de mes parents c'est tout
01:08:10ah non la vérité j'étais un bon musulman
01:08:13tout allait bien chômage, galère, pas de meufs
01:08:19ici là j'ai rencontré ma femme quoi Sarah là
01:08:22vas-y Sarah parle à ma place ça me saoule l'autorique
01:08:26voilà voilà voilà
01:08:28voilà c'est tout c'est pour ça voilà
01:08:31voilà parce que voilà parce que
01:08:33elle elle est juif moi je suis musulman
01:08:34c'est ça au départ la galère
01:08:36franchement
01:08:37son père si il pouvait pas me voir je te dis tout de suite
01:08:39c'était un sioniste son père
01:08:42moi je le chauffais
01:08:43tu sais j'avais le t-shirt du Hamas le kéfki et tout j'étais là
01:08:50et je te jure quand il me voyait il s'auto mutilait
01:08:54avec un bout de verre il s'ayadait la main comme ça
01:08:57c'est une technique de yoga ça
01:09:00pour détourner la souffrance que ça provoquait de me voir en fait
01:09:03et moi je le chauffais hein Sarah vas-y chaque fois tu sais une fois à table tu te souviens
01:09:07
01:09:08je te jure on était un dimanche on mangeait tu sais je faisais des bisous à Sarah pour le chauffer
01:09:12l'autre
01:09:12vas-y vas-y je t'aime bien toi Sarah
01:09:14l'autre je te jure sous la table il s'est cramé avec un briquet
01:09:19il avait une polaire en plus ça a pris feu mort de rire
01:09:22on l'a éteint avec le champagne mort de rire mort de rire
01:09:26si si j'étais mort de rire Sarah
01:09:29non mais là où c'est parti en live non la vérité il faut parler la vérité
01:09:32hé je te jure c'est ici quand j'ai demandé la main de sa fille
01:09:38un jour j'y suis allé cash hein
01:09:40la jellaba la beubar comme ça
01:09:43le pin c'est chèque yacine j'y suis allé comme ça
01:09:49j'ai dit hé toi vas-y je vais épouser ta fille
01:09:52de toute façon tu veux tu veux pas je la prends ta fille
01:09:54je te jure il m'a regardé comme ça pas à moi
01:09:56il est descendu dans son garage
01:09:58je l'ai suivi tu sais il a pris sa perceuse
01:10:00il s'est percé toutes les dents comme ça
01:10:06je te jure j'allucine j'ai été foutu ou quoi
01:10:09tu sais il m'a vu comme ça il a pris une pince comme ça
01:10:12il m'a regardé et il s'est éclaté un testicule devant moi
01:10:18là il s'est calmé là il s'est calmé là
01:10:23j'ai dit t'es chaud toi haut
01:10:27mais là où on l'a achevé il faut dire la vérité
01:10:30c'est la naissance de notre enfant
01:10:34Oussama
01:10:34Oussama
01:10:44Oussama
01:10:45c'est rien de masralhage à l'a bouge
01:10:47il s'est tronçonné le corps à la maternité
01:10:50sur le parking c'est dégueulasse
01:10:51il y a des enfants qui ont vu ça
01:10:53Oussama nous apprends et étaient obligés de s'enfuir
01:10:55parce qu'il est famille nous commençait à s'entretuer
01:10:57non après ils se sont retourné contre nous
01:10:59ils voulaient nous tuer tous
01:11:00et les cousins du Massade l'autre il me dit
01:11:02j'ai même échappé à un attentat
01:11:03voiture explosive à bruxelles
01:11:05ils sont venus me chercher jusque là bas
01:11:07« Oui, oui, une voiture explosée, une Fiat Punto. »
01:11:11Je me suis dit, ça ne peut pas exploser, une Fiat Punto.
01:11:15Il n'y a rien dans le sac, c'est de la merde, cette caisse.
01:11:18Un matin, je mets les clés dedans, explosif.
01:11:20Je trouve au fond d'un cratère de 5 mètres, le volant dans les mains, comme ça.
01:11:25Et Sarah, elle est arrivée, « Vas-y, Sarah, raconte. »
01:11:27Elle m'a dit, « Ah, t'as rien. »
01:11:28Je lui ai dit, « Ah non, j'ai rien. »
01:11:30Et c'est là, elle a commencé son délire, « Vas-y, t'es protégé par rien. »
01:11:33« Vas-y, raconte, Sarah, raconte. »
01:11:43Bon, je ne vais pas revenir, je dirais, sur le contexte familial.
01:11:48Je crois que tout le monde a bien compris.
01:11:53Donc, voilà, nous avons été exclus tout à fait de nos familles,
01:11:56mais également, je dois dire, de nos religions.
01:11:59Rachid ne l'a pas dit, mais il a été démusulmanisé.
01:12:06Par sa famille.
01:12:07Et moi, j'ai été déjuivée par ma mère.
01:12:10Elle m'a déjuivée.
01:12:12Un matin, elle me dit, « Sarah, faut que je te parle. »
01:12:19J'ai dit, « Tiens, qu'est-ce qui se passe ? »
01:12:22Et c'est là qu'elle m'a dit, « Écoute, Sarah, j'ai bien réfléchi. »
01:12:26« Je te déjuive. »
01:12:29Donc, j'ai dit, « Écoute, maman, on ne peut pas déjuiver quelqu'un comme ça. »
01:12:32C'est certainement une procédure.
01:12:34Et c'est là qu'elle m'a appris, voilà, que non, en tant que mère, j'ai le droit
01:12:38de te juiver.
01:12:39Pour me...
01:12:44Ben, voilà, là, j'ai fait une très, très grosse dépression nerveuse.
01:12:49Et une psychothérapie de deux ans, donc, qui m'a conduit à rien.
01:12:53Voilà, tout à fait.
01:12:58Puisque c'est là que j'ai rencontré, donc, Nicole du Mouvement de Rien vers Rien, voilà.
01:13:04Ben, qui m'a expliqué, qui m'a beaucoup aidé, tout à fait.
01:13:07On était perdus.
01:13:09Elle m'a dit, « Vous n'êtes pas seule à croire en rien.
01:13:11Tu peux compter sur rien.
01:13:14Rien est là. »
01:13:16Voilà, donc, bon, au début, Rachid était réticent.
01:13:19« Si, si, Rachid, on l'a dit, « Oh, qu'est-ce que c'est que ces gens, on
01:13:21risque... »
01:13:22Je lui ai dit, « Non, tu risques rien, Rachid. »
01:13:26Mais voilà, il était... Ben, il avait peur.
01:13:28Mais non, non, voilà, parce qu'on était très religieux, tout à fait.
01:13:31Ah oui, oui, ah oui, on faisait tout.
01:13:33Les prières, beaucoup de prières.
01:13:35Je priais toujours, tous les jours.
01:13:37Qui ça ? Dieu, Dieu, bien sûr.
01:13:39Qu'est-ce que je lui demandais ?
01:13:41À Dieu, ben, bonjour, enfin, tout ce qu'on...
01:13:47Voilà, voilà, voilà, qu'ils me protègent, moi et ma famille.
01:13:51Non, pas les autres.
01:13:53Pas les autres.
01:13:55Mais voilà, je dirais, en retour de cette demande,
01:14:00on n'entendait rien.
01:14:03C'est ça qui m'a mis la puce à l'oreille, quelque part.
01:14:06Et quand j'ai appris qu'il y avait ce grand rassemblement, là,
01:14:10avec vous, le représentant de rien, là, vraiment, on a beaucoup de chance.
01:14:14Oui, enfin, je ne représente rien sur Terre, effectivement,
01:14:17mais comme tout le monde, tu sais.
01:14:19Alors, tiens, on va encher les bouge-bouges un peu.
01:14:22Merci pour ce témoignage formidable.
01:14:25Non, non, non, on va essayer d'aller un petit peu vite,
01:14:27parce que malheureusement, le local nous a été...
01:14:30La personne n'a fait qu'on est là, donc on va vite...
01:14:33Alors...
01:14:34Christophe, bonjour, Christophe.
01:14:35Alors, viens...
01:14:35Oh, tu es grand, dis-moi, quand tu te déplies, là, c'est la girafe, là.
01:14:39Assieds-toi, donc tu es belge,
01:14:40et toi, tu ne veux rien, raconte-nous.
01:14:44Je suis Christophe Vandernot, je suis belge, je viens de Namur,
01:14:48je viens de Namur, et j'ai grandi au Congo.
01:14:51Mon père était coopérant à Kinshasa, un Congo belge,
01:14:5615 ans du Congo, là.
01:14:57Mon père était une véritable légende locale.
01:15:00Il se faisait appeler le grand Batanga,
01:15:03ce qui signifiait en langage boulingué chez les Mokona,
01:15:06celui qui tire une seule balle.
01:15:08Il était capable de tirer un éléphant avec une seule balle.
01:15:11Enfin, je vous raconte cette histoire,
01:15:12parce que, au moment de mourir,
01:15:15au moment où mon père était au plus mal à l'hôpital de Bruxelles,
01:15:19il m'a dit, viens là, mon chicon.
01:15:21Il m'a fait appeler mon chicon,
01:15:22il m'a appelé, parce que c'est un genre d'endive chez nous.
01:15:26Il m'a dit, viens là, mon chicon.
01:15:28Mon con, d'ailleurs, à la fin, il m'a appelé mon con.
01:15:32Il m'a dit, tu es grand, maintenant.
01:15:34Tu as 40 ans, hein.
01:15:36Lui, on avait 76.
01:15:38Il m'a dit, je vais te dire une chose.
01:15:41J'ai été grand Batanga.
01:15:43Je lui ai dit, mais papa, tu es grand Batanga.
01:15:44Tu es vénéré en terre boulingué.
01:15:47Là, il m'a giflé.
01:15:48Il m'a dit, ferme-la de manière définitive.
01:15:53Il m'a dit, toutes ces histoires de Batanga,
01:15:54la vie, tout ça, mène à rien.
01:15:58Et là, ça m'est sorti, je lui ai dit,
01:15:59mais et le royaume de Belgique ?
01:16:01Et là, il m'a dit, je te dé-Belgise, abruté.
01:16:04Il est marre, sur ces mots.
01:16:06C'est quelque chose que...
01:16:09Pardon.
01:16:12Excuse-moi, on ne le voit jamais.
01:16:16Je me souviendrai toujours de cette journée.
01:16:18Il pleuvait dehors.
01:16:19Il y avait cette petite musique sur son transistor.
01:16:21Petit Ponnais
01:16:23Petit Ponnais
01:16:25Petit Ponnais
01:16:26Petit Ponnais
01:16:29Petit Ponnais
01:16:35Ensuite, je me suis retourné vers l'église.
01:16:38Je cherchais un sens à l'existence.
01:16:41Étant baptisé, donc, l'église catholique apostolique et remède.
01:16:45Et je vais vous dire que j'ai eu l'église, il y a deux semaines.
01:16:47C'était à la cathédrale de Bruxelles.
01:16:49Lors du nomélie de l'archevêque de 9h.
01:16:529h de l'église.
01:16:53Et c'est au bout de 9h, je dis, mais...
01:16:58Tu ne comprends rien, je te raconte.
01:17:02Ce décor, ces costumes.
01:17:03J'ai ressenti une forme d'imposture.
01:17:06Quand j'ai appris qu'il y avait ce grand mouvement vers rien,
01:17:09je suis content d'être pleuré.
01:17:10Faut-il s'acquitter du Nobel ?
01:17:13Nous, on garde ton argent.
01:17:15On n'achète pas rien.
01:17:17Merci, en tout cas, Christophe, pour ce témoignage bouleversant.
01:17:20Alors, non, non, on va enchaîner.
01:17:22Malheureusement, on ne peut pas...
01:17:23Oui, je sais, tout le monde pourrait parler, mais...
01:17:25Bon, d'accord.
01:17:25Tu es le dernier, d'accord ?
01:17:26Man Yang Lee.
01:17:28Bonjour, Man Yang Lee.
01:17:30Assieds-toi.
01:17:32Alors, toi, tu es d'origine asiatique, toi.
01:17:34Hein ?
01:17:34On le voit à la forme de ton visage tout rond.
01:17:39Alors, toi, tu ne comprends rien.
01:17:41Voilà.
01:17:51...
01:17:52...
01:17:55...
01:17:55...
01:17:55...
01:18:19Je te confirme qu'on ne comprend rien de ce que tu racontes.
01:18:24Merci en tout cas Man Young Lee pour ce témoignage, alors on va, non non non, là on va arrêter
01:18:29malheureusement, non mais je sais tout le monde, d'accord, ben tu es le dernier, oui
01:18:32j'ai dit cinq, d'accord, d'accord, toi tu es africain du moins, ah on le sent que tu
01:18:38es africain.
01:18:59Il m'appelle au capi malin, il vient du Cameroun non, ah mais comment, j'étais le matin au
01:19:08Cameroun, mais comment, je suis arrivé vraiment, ah, les problèmes ont commencé à l'aéroport
01:19:17là, Roissy, Roissy, Roissy, non, les douaniers, voilà, les douaniers, n'est-ce pas, j'avais
01:19:29le visa, mais comment, j'ai pris ça, ah, j'avais ça, je suis arrivé là, les gars ont commencé
01:19:34à me faire le problème, il a commencé à me raconter que vraiment, les africains vous
01:19:39venez trop nombreux, les problèmes, les fofanas, les machins, je dis, mais quel fofana, n'est-ce
01:19:48pas, j'ai le visa non, quand toi-même tu vas aller au Cameroun, on va faire le problème
01:19:52comme ça, non non non non, mais comment, tu vois les gens là, ah, mais il m'a bloqué,
01:20:02carrément, ah, quitte là, mais comment, j'ai commencé la chicote, mais comment, non,
01:20:15vraiment, j'ai quitté là, j'ai avancé, j'ai pris le train qui va à Paris là, erreur,
01:20:23erreur, ah, erreur, non, erreur, le train fil, ah, la fusée là, j'ai pris ça, j'ai,
01:20:33j'ai quitté, euh, Gare du Nord, Gare du Nord, non, mais là, c'est là, j'ai compris,
01:20:39hein, on m'avait raconté déjà, on est là, mais je ne connaissais, ah, j'ai vu ça, non,
01:20:43la terminée, tiens, les gens marchaient partout comme ça, ah, dans toutes les directions,
01:20:47mais même, ils ne connaissaient pas où ils allaient, ils étaient là, ah, moi-même,
01:20:53je voulais parler, monsieur, hein, hein, il est déjà, comment, non, même les noirs,
01:21:00hein, termites noirs, ils marchaient comme les termites, non, je pensais même que j'allais
01:21:06mourir là, non, je dis non, comment, je n'avais même pas pris le plan là, d'ailleurs,
01:21:11on les jetait parti comme ça, à un moment donné, j'ai vu un gars, il était arrêté,
01:21:16moi, moi, vraiment, la face d'Aoussa, là, les vendeurs de chèvres du Tchad, je l'ai
01:21:23reconnu, j'ai dit, Aoussa, mais comment, viens là, viens ici, il m'a regardé, hein,
01:21:29il a dit, monsieur, je suis de la police, ah, j'ai dit, Aoussa, tu es marrant,
01:21:47Aoussa, tu crois que les blancs vont te laisser faire la police chez eux comme ça, parce que
01:21:52tu as volé le costume, ah, le mec, il n'a pas rigolé, il n'a pas rigolé, il m
01:22:00'a regardé comme ça,
01:22:00il a dit, monsieur, présentation des papiers d'identité, non, là, je dis non, est-ce que
01:22:08je vais donner mes papiers à un vendeur de chèvres, mais il m'a bloqué, ah, vous aimez bloquer
01:22:20les gens ici, hein, quitte-la, mais comment, j'ai commencé les dangereux, comment, ah,
01:22:27j'ai fait la chicotte, j'ai parti, j'ai quitté, j'ai quitté comme ça, là, j'ai, j
01:22:32'ai
01:22:32marché dans le mandat, la terminière, j'ai cherché quelqu'un, même les gens passaient,
01:22:37personne ne s'arrête, à un moment donné, j'ai vu un gars, non, bien, correct, vraiment,
01:22:41il se reposait sur le carton, il sentait un peu fort, je me suis assis à côté, j'ai
01:22:51dit non, non, mais dis donc, mais les gens sont fous ici, hein, il m'a regardé, il a rigolé,
01:22:56il a rigolé, il m'a dit, tu viens d'arriver, il m'a tendu sa bouteille comme ça, il
01:23:02m'a
01:23:02dit, bois ça, après, ça va venir tranquille, ça va ralentir un peu parce que, parce que
01:23:10j'ai senti un, oh, dangereux, comment, c'était boisson rome, parce que ça, c'était
01:23:17un antillais, les gars, c'était rome, c'est un antillais, des antillais, ce sont les
01:23:24africains que les blancs qu'il n'a payé il y a longtemps, ils restent avec eux comme
01:23:29ça, mais il était gentil, non, non, il m'a aidé, il m'a dit, mais vraiment, toi,
01:23:35tu viens t'embêter là, tu es déjà vieux, là, il faut retourner dans ton pays parce que
01:23:38c'est dur, quoi, j'ai dit, non, non, non, mais je vais retourner, n'est-ce pas, je suis
01:23:41venu voir mon petit, là, Diedoné, il connaissait Diedoné, il a dit, les comiques, là, que les
01:23:46blancs chicotent, j'ai dit, oui, c'est les comiques, ils chicotent, ils connaissaient,
01:23:51mais il m'a dit, non, non, tu vas avoir le problème, j'ai dit, non, non, mais je vais
01:23:53voir parce que j'ai expliqué que, vraiment, le matin même, j'étais en Brousse, j'étais
01:23:58au village, j'ai discuté même avec la forêt, avec les arbres, moi, je parle avec les
01:24:04arbres, qu'est-ce que c'est que cette histoire de communication avec les végétaux, je comprends
01:24:09pas très bien, mais c'est pas le sujet, je crois qu'ici, on est là pour parler de rien,
01:24:17voilà, du tout, ouais, mais ça, c'est parce que tu es africain, ça, allez, tu es focalisé
01:24:23sur ton problème de noix de coco, mais tu as raison, dans la rue, il y a des arbres, tu
01:24:29vas
01:24:29pouvoir finir cette conversation tranquillement, non, mais il a raison, merci, merci, il a
01:24:39raison d'ailleurs, parce que, j'espère, et vous êtes invité la prochaine fois à amener
01:24:43aussi vos végétaux, vos plantes, des fleurs, mais oui, parce que c'est tout le monde du
01:24:47vivant qui doit se retrouver dans ce grand élan vers un rien, donc on va se retrouver
01:24:55un peu plus tard, dans un espace, je l'espère, un peu plus grand, parce qu'on est un peu
01:24:58serré,
01:24:59là, oui, oui, ben oui, c'est, ah ben oui, nous sommes de plus en plus, donc, le mouvement
01:25:04reconnaît un succès vraiment phénoménal, en 15 jours, on a doublé, mais oui, parce
01:25:10que, et nous le savons bien, tous ceux qui sont ici, hier encore, nous étions tous,
01:25:15voilà, chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, orthodoxes, nous savons bien que toutes ces différences,
01:25:21toutes ces frontières, nous ont conduit à rien, rien, rien du tout.
01:26:26...
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