- il y a 2 jours
L’affaire Epstein dépasse le cadre américain et éclabousse l’Europe, révélant un système de Kompromat à grande échelle : chantage, intérêts financiers et réseaux d’influence. En France, la démission de Jack Lang et les révélations sur des personnalités politiques européennes confirment son ampleur transnationale. Si les liens entre Epstein et Trump restent scrutés, l’affaire s’élargit en un scandale de traite et de corruption touchant les élites mondiales. Les 3 millions de documents déclassifiés en 2026 exposent des échanges compromettants, sans preuve formelle de chantage organisé, mais avec des soupçons persistants de manipulation. Une affaire qui interroge la crédibilité des institutions et l’impunité des puissants.
Millefeuille territorial : la gabegie partout ?
Les intervenants sur TVLibertés ont ciblé le millefeuille territorial (régions, départements) comme source de gaspillage, épargnant les petites communes. Maires et conseillers municipaux, bien que coûteux, incarnent une démocratie locale vivante et un lien direct avec les citoyens.
Millefeuille territorial : la gabegie partout ?
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00:00Générique
00:00Bonjour, nouvelle émission de Tête à Clash, 4 invités, 2 sujets, les invités, c'est
00:16Tariq Dali, le secrétaire général adjoint du CNI, la plus vieille formation politique
00:21de la droite française, monsieur.
00:23Bonjour, très juste, ça c'est parfaitement juste.
00:25Il faut que je vous raconte une anecdote alors, si vous voulez, sur le CNI.
00:28Vas-y.
00:29Par les temps qui courent, c'est intéressant, lorsqu'Antoine Pinay prend le ministère
00:32Antoine Pinay, il y en a encore qui s'en souviennent.
00:34Lorsqu'Antoine Pinay devient ministre des Finances de De Gaulle, il convoque tous les directeurs
00:38d'administration centrale.
00:39D'accord.
00:40Et évidemment, chacun lui explique que ça c'est pas possible, ça c'est pas possible,
00:43ça c'est pas possible.
00:44Bien sûr.
00:44Antoine Pinay leur dit, mais messieurs, très bien, c'est la politique du gouvernement,
00:49j'attends votre démission demain matin sur mon bureau.
00:52Personne n'a démissionné, mais on a mis en place le plan Pinay-RUEF.
00:55Formidable, ça fait rêver.
00:56Ça fait rêver.
00:57Merci pour cette anecdote.
00:58Antoine Guénaud, vous êtes auteur et essayiste.
01:01Bonjour, merci de l'invitation.
01:02Pardon, pas de problème, avec plaisir.
01:05Didier Maisto, vous, vous êtes nouveau et vous êtes journaliste indépendant.
01:08Jeune journaliste.
01:09Jeune journaliste, exactement.
01:10Il vient de démarrer dans le métier.
01:11Voilà.
01:12Et Philippe Pascault, éveilleur de conscience, mais surtout auteur de Best-Seller, son dernier
01:17livre, Pire d'État.
01:18Encore et encore, dépasse les 30 000 exemplaires et ils se vont même en anglais.
01:22Oui, tout à fait.
01:23On est à plus de 1 000 exemplaires.
01:241 000 exemplaires en anglais déjà.
01:25Très bien.
01:25Alors, les sujets, c'est l'affaire Epstein.
01:28Cette affaire Epstein, c'est quand même un gros, gros scandale mondial.
01:32On pensait que c'était limité aux États-Unis.
01:34Pas du tout.
01:34Ça contamine l'Europe.
01:36C'est surtout une affaire de compromate, c'est-à-dire de chantage.
01:39On va revenir dessus.
01:40Le deuxième sujet, c'est les élections municipales.
01:42On est à un mois du premier tour et j'ai été frappé par un truc local chez moi.
01:47C'est la multiplication des listes et je voulais qu'on parle de ça.
01:50Allez, rendez-vous dans quelques secondes pour le début de l'émission.
01:52A tout de suite.
01:56L'affaire Epstein, c'est 3 millions de documents déclassifiés.
02:00Il en reste 3 millions.
02:01Donc, cette affaire n'est pas terminée.
02:04C'est surtout pour moi l'ombre persistante du compromat, c'est-à-dire du chantage sur
02:09les gens et particulièrement sur les élites.
02:12Alors, on voit que ce milliardaire, alors il n'est pas milliardaire en réalité, mais
02:16enfin, il a quelques centaines de millions de dollars ou il avait plutôt quelques centaines
02:20de millions de dollars sur son compte en banque.
02:22C'est un réseau mondial de chantage entre politique, milliardaire et services secrets.
02:29Et les services secrets ne sont vraiment pas loin.
02:31Même en France, Jack Lang a été obligé de démissionner.
02:35Et on sent que ça peut...
02:36Il était temps.
02:37Oui, il était temps.
02:38On peut dire ça comme ça.
02:39Mais c'est vrai.
02:40Mais c'est vrai.
02:40Ça fait longtemps que ça traîne, ces histoires autour de Jack Lang.
02:44La question, c'est est-ce que maintenant, quelqu'un est à l'abri ?
02:48Et ma question aussi, c'est est-ce que Epstein n'est que le petit bout de l'iceberg
02:53d'une élite totalement corrompue ?
02:58Allez, celui qui commence, c'est Philippe.
02:59Philippe.
03:00Alors, je voudrais juste revenir sur un point que tu as.
03:02Moi, je n'appelle pas ça du chantage au niveau mondial.
03:06J'appelle ça des gens de certains milieux qui se rendent des services les uns les autres,
03:11qui se téléphonent, qui déjeunent ensemble et qui s'échangent des informations.
03:14Ça, c'est le réseautage.
03:16Mais quand tu as des centaines de caméras dans toutes tes résidences...
03:20Oui, mais c'est normal.
03:21...que tu enregistres, que tu photographies...
03:23Chez ces gens-là, c'est normal.
03:25Oui, mais comme il y a environ mille jeunes filles mineures avec lesquelles certains couchent
03:31et que tu fais des photos, moi, je pense que c'est un petit peu plus que du réseautage.
03:34Non, non, c'est simplement de l'intelligence de ces gens-là.
03:36Je veux dire, Bongo faisait pareil quand il recevait des ministres pour leur donner des valises.
03:40Il les a toujours.
03:40C'est-à-dire pour ça qu'il est encore toujours au pouvoir avec sa famille.
03:44Deux pardieux enregistraient tout ce qui se passe dans sa maison.
03:47Ces gens-là ont tellement peur, entre guillemets, ils sont tellement paranoïaques,
03:51de toute manière, ils enregistrent tout.
03:52Puis c'est aussi des assurances sur l'avenir.
03:53Mais on ne peut pas appeler ça du chantage, puisque tout le monde le fait dans ces milieux-là.
03:57Maintenant, l'affaire Einstein, pour recentrer,
04:003 millions de documents qui sont sortis, il y en a encore 3 millions dehors.
04:04J'aimerais comprendre pourquoi on ne nous montre pas les 3 millions.
04:06Deux, Trump, qui, à mon avis, si on connaît son passé, si on connaît sa mentalité,
04:12si on connaît la façon dont il parlait les femmes, dont il respectait les femmes,
04:15n'a pas mis les doigts dans la confiture dans cette affaire-là,
04:19je veux bien qu'on me pende.
04:20Pourquoi les documents, les photos sur Trump ne sortent pas ?
04:24Ça veut bien dire, quelque part, qu'il y a aussi une magouille au niveau d'État
04:27pour diluer l'affaire, entre guillemets, pour faire ce que vous disiez pas ce quoi ?
04:31Créer une affaire dans l'affaire.
04:33Créer une affaire dans l'affaire.
04:34J'y ai pensé immédiatement.
04:35Qui, exactement, permet d'évacuer le problème sur le monde entier.
04:38Donc, quand tu t'occupes de petites affaires en France,
04:40tu t'occupes plus des saloperies qu'a fait Trump avec les femmes.
04:43Ok.
04:44Vous êtes sur cette ligne-là ?
04:45Parce que moi, je la trouve...
04:47J'entends, hein, pour Trump.
04:49Mais ça n'exonère rien de Trump que d'impliquer le prince de Grande-Bretagne,
04:54Bill Gates et tout ça.
04:56Ou Jack Long.
04:57Mais ce type-là ne pense qu'à lui, ne pense qu'à ses affaires.
05:00Donc, s'il peut impliquer des gens pour lui ne pas tomber dans la confiture,
05:05il le fait.
05:06Ces gens-là n'ont aucun scrupule.
05:07Didier Maisto.
05:09La question, c'est de savoir où ça commence et où ça finit.
05:11Est-ce que c'est une conséquence ou une cause ?
05:14Ça, c'est, à mon avis, le nœud du problème.
05:16Conséquence de quoi ? Cause de quoi ?
05:18Est-ce que c'est du compromat ?
05:19Oui.
05:20C'est-à-dire une exploitation de choses inavouables et inavouées ?
05:26Ou, finalement, est-ce que ça, c'est par opportunisme,
05:30par opportunité, des gens qui exploitent, ma foi,
05:33quand on est Poutine et, à mon avis, il a tout intérêt à ce que ça se sache
05:38et pour montrer aussi l'importance des réseaux russes,
05:43de l'espionnage ou du contre-espionnage russe.
05:46Je ne comprends pas le lien entre l'affaire Epstein et les services secrets russes.
05:51Non, parce que dans votre lancement, vous disiez,
05:52c'est essentiellement du compromat.
05:54C'est ce que je crois, oui.
05:55Moi, je pense que c'est plus une conséquence, en fait.
05:57Et c'est une conséquence d'opportunité pour tous les services secrets de la planète.
06:05En réalité, je vais parler de la Russie, mais je peux parler aussi des États-Unis.
06:09La France est mêlée d'une manière...
06:13Ça vous fait sourire.
06:14Oui, ça me fait sourire parce que c'est un peu...
06:16Parce qu'on est trop petit ou parce qu'on est trop gentil ?
06:19Oui, c'est toujours un peu des histoires de corne-cul, de deuxième couteau,
06:22on exagère notre importance, etc.
06:25Le problème, c'est que là, vous avez des premières divisions
06:28et puis des secondes et des troisièmes divisions,
06:30et des divisions de district.
06:32Donc, je ne suis pas sûr, moi, que ce soit l'élément déclencheur,
06:36le compromis, tu penses que c'est une conséquence.
06:39Et c'est un mélange de, comme dit Philippe,
06:43de gens très riches, de toute puissance,
06:47de caractère désinhibé, décomplexé.
06:50Si vous voulez...
06:51Et une époque.
06:51Oui, et puis quand vous avez tout,
06:53vous avez une maison, deux maisons, dix maisons, un yacht, deux yachts,
06:57il fait cent mètres, puis il fait cent dix mètres.
06:58Qu'est-ce qu'il vous reste après ?
06:59L'éternité ?
07:00C'est-à-dire la soif de pouvoir absolu,
07:04les vaccins, c'est-à-dire l'immortalité.
07:07C'est pour ça qu'ils font beaucoup de programmes.
07:08Pardon, mais on ne parle pas de ça du tout.
07:10On parle de viol, sans doute de meurtre,
07:13parce qu'il y a des images que le ministre de la Justice a dit
07:17« je ne peux pas les révéler tellement elles sont choquantes ».
07:20Ça, c'est le cœur de l'affaire.
07:22Ça ne veut pas dire que c'est des meurtres ?
07:23Non, non, mais ça, c'est le cœur de l'affaire.
07:24Bien sûr, il veut y venir.
07:25C'est le plus important, évidemment.
07:27Je ne vais pas passer ça sous silence.
07:28Mais c'est par rapport au lancement et par rapport à ce qu'a dit Philippe,
07:32est-ce que c'est une cause ou une conséquence ?
07:33À mon avis, c'est une conséquence.
07:35D'accord.
07:36Et pourquoi ?
07:38Évidemment, il y a du compromat,
07:39mais évidemment, quand vous êtes dans la toute-puissance,
07:43que vous avez des penchants pédocriminels,
07:47que vous impliquez, Pierre, Jacques, Alfred, dans...
07:51Vous avez des rabatteurs dans le monde entier.
07:52Vous avez des rabatteurs.
07:54Il y a une expérience très intéressante dans les dossiers Epstein.
07:57Il y a une Brésilienne qui a témoigné,
08:01qui a montré ses seins, sa culotte, etc.
08:04Elle avait 14 ans.
08:06Elle prenait 1000 dollars chaque fois à Epstein.
08:09Puis, elle a grandi.
08:11Elle a eu 18 ans.
08:14Epstein lui a dit,
08:15tu sais, ça m'intéresse un peu moins,
08:17tu commences à être un peu vieille.
08:18Comme Claude François, il les aimait vertes.
08:20C'est ça.
08:21Et donc, elle a dit, moi, ça m'embête un peu,
08:25parce que, quand même, 1000 dollars la séance,
08:27qu'est-ce qu'elle a fait ?
08:28Par opportunité, elle est devenue rabatteur, rabatteuse.
08:32Et c'est comme ça que ça fonctionne.
08:34C'est un peu des cercles concentriques.
08:36Au début, on va prendre des gens un peu paumés,
08:39c'est un peu le principe des sectes.
08:40Des gens fragiles, des gens paumés,
08:42ou des gens qui ont des déviances, etc.
08:44On les implique dans un système plus vaste.
08:47Ils deviennent partie prenante du système.
08:49Et ils sont tellement corrompus et partie prenante du système,
08:52qu'après, il est difficile.
08:53Quand vous êtes filmé,
08:54quand vous avez participé à des trucs pas trop avouables,
08:57qu'est-ce que vous voulez dire ?
08:58Le système des agences de mannequins.
08:59C'est bien pour ça que je parle de compromat,
09:01parce que, d'une certaine manière,
09:03s'il y a des services secrets,
09:05ils sont au service de grandes puissances.
09:06Les grandes puissances,
09:07elles ont tout à fait intérêt à avoir des leviers sur les gens.
09:10Et quand on a des photos de Donald Trump,
09:13mais aussi de Bill Gates,
09:15ou du Prince Edward,
09:16ou de tel homme politique...
09:18Je pense, Franck, que tu ne connais pas bien les services secrets.
09:21Je dois reconnaître que ce n'est pas ma spécialité.
09:24Si vraiment les services secrets étaient partie prenante là-dedans,
09:27je peux t'assurer qu'il y a des dossiers qui seraient déjà sortis.
09:30Au contraire.
09:31Ils ont intérêt à les avoir sur la route.
09:33Il n'y a aucun intérêt à ce que ça sorte de façon mondiale.
09:35Il n'y a aucun intérêt à ce que ça sorte de façon mondiale.
09:37Il y aurait eu des dossiers ciblés,
09:38des personnages civils,
09:39des officiers traitants qui se seraient occupés des affaires.
09:42Il y a des dossiers qui seraient sortis,
09:44et des gens qu'on aurait fait chanter bien longtemps avant.
09:47J'entends.
09:47Messieurs ?
09:48Moi, je voudrais répondre à Philippe tout à l'heure,
09:50qui a mis en cause Donald Trump d'emblée.
09:52Oui, c'est grave.
09:52La seule chose que j'ai vue,
09:54c'est que cette histoire-là,
09:55ça fait des années qu'on essaie de la sortir,
09:58qu'on essaie de mouiller Donald Trump.
09:59Ça fait des années qu'elle est sortie.
10:00Ça fait des années qu'on dit Donald Trump ceci,
10:03Donald Trump cela, etc.
10:04Sauf que jusqu'à maintenant,
10:05Donald Trump, je ne sais pas,
10:06il a été cité 600, 700 mille fois,
10:08je n'en sais rien dedans.
10:09Mais qu'on n'a rien trouvé de répréhensible.
10:11Et puis en plus,
10:12il a un Mar-a-Lago à côté.
10:14Alors, ce n'est pas tout à fait vrai.
10:15À côté de Mar-a-Lago,
10:16il a une propriété,
10:19Jeffrey Epstein a une propriété à côté.
10:21Il n'a jamais mis les pieds.
10:22En tout cas, on n'a jamais trouvé trace de...
10:24Éric, ils ont expurgé plein de choses avec toi.
10:26Ils ont expurgé, j'en sais rien.
10:27Je vais citer un autre exemple, Jacques Lang.
10:29Jacques Lang, moi j'ai dénoncé depuis 10 ans.
10:31Preuve à l'appui.
10:32Preuve à l'appui.
10:33On était sur Jacques Lang,
10:34c'est vraiment un menet jamais sorti.
10:36Je veux parler de Jacques Lang.
10:37Si, si, il y a eu un bouquin qui est sorti.
10:39Oui, bah oui.
10:39Les aventures de langue de Blois de Marie de Larue,
10:42en 1995.
10:43Pardon, on reste sur Jacques Lang,
10:46c'est un tout petit...
10:46Ah non, j'en parlez.
10:47Ok, je veux bien.
10:49Mais on était sur Trump,
10:50vous vous disiez en gros
10:51qu'il n'y avait pas grand-chose sur lui.
10:52J'en sais rien, pour l'instant,
10:53on n'a rien trouvé.
10:54On n'a rien trouvé.
10:55Et il y a 20 ans, apparemment,
10:57il aurait lui-même attiré l'attention
10:59sur Jeffrey Epstein en disant
11:00ce mec-là, méfiez-vous-en.
11:02Il y a 20 ans, en 2006.
11:03Trump ?
11:04Oui, Trump, absolument.
11:05Il y a des histoires sur Trump
11:06avec Guylaine Maxwell et Ivanka,
11:10ou Ivana plutôt,
11:11Ivana, c'est la mère.
11:12Guylaine Maxwell a même dit
11:13que j'attends la grâce de Trump
11:15pour aller témoigner.
11:16Et ça te parait pas bizarre, ça ?
11:17Il y a le volet,
11:18il y a le volet...
11:20Mais oui, Guylaine Maxwell,
11:21d'une certaine manière,
11:22elle piège Trump
11:24en lui demandant ça.
11:25Elle piège Trump et Clinton.
11:26Elle a dit qu'elle allait témoigner
11:27en faveur de Trump et Clinton,
11:29mais à condition...
11:29Non, mais une dame
11:30qui est en prison,
11:31condamnée pour 20 ans,
11:32qui déclare
11:32« Si tu me fais la grâce,
11:34je déclarerai que tu n'as rien à voir
11:36dans cette affaire. »
11:37Ça ne se sent pas suspect ?
11:38C'est que...
11:39Est-ce qu'il y a surtout...
11:41Tu as dit pour l'instant,
11:41on n'a rien trouvé.
11:42Guylaine Maxwell,
11:43elle était dans une prison
11:44de haute sécurité.
11:45Elle a été transférée.
11:46Elle vient d'être transférée
11:48dans une prison
11:49où il y a moins de sécurité.
11:50Il se trouve que
11:51Geoffrey Epstein,
11:52avant qu'on le retrouve mort
11:54par pendaison
11:55dans sa prison,
11:57était dans un quartier
11:58très sécurisé
11:59et il s'est retrouvé
12:00dans un quartier
12:01moins sécurisé.
12:02Et ses gardiens
12:02se sont endormis
12:03et les caméras vidéo
12:04se tombaient en panne.
12:05Il était gênant.
12:06Moi, je serais Guylaine Maxwell,
12:08j'aurais...
12:09Je fouetterais.
12:10Non ?
12:11Antoine Guénaud.
12:12Oui, on ferait attention,
12:13c'est sûr.
12:13On serait à sa place
12:14et on ferait très attention.
12:15Je pense qu'elle ferait
12:15très attention
12:16et je pense qu'elle va
12:16avoir des...
12:17Je n'ai pas très envie
12:18de la plaindre non plus.
12:19Non, moi, je rejoins...
12:20Effectivement, je pense...
12:20Moi, je trouve tout le monde
12:21très gentil, en fait,
12:22dans cette histoire.
12:23Le compromat est d'occasion
12:24et de circonstances.
12:26Je suis assez d'accord
12:27que c'est une conséquence.
12:28Moi, je vois deux affaires
12:29Epstein, finalement.
12:29Il y a l'affaire vraiment
12:30criminelle, pédocriminelle,
12:31qui, quelque part,
12:32me choque,
12:33mais ne m'étonne pas
12:33puisque ça fait des années
12:34que Carl Zéro, par exemple,
12:35en parle,
12:36ou d'autres gens.
12:37Alors, bien sûr,
12:38que ça continue à me choquer,
12:39mais là, c'est une affaire,
12:40effectivement,
12:41de toute puissance.
12:42C'est des élites
12:43qui n'ont plus de transcendance,
12:44plus de morale,
12:45mais qui, en plus,
12:46n'ont aucun moyen
12:47d'être arrêtés
12:48puisqu'ils sont au-dessus
12:48des États.
12:49Gilles Deray pratiquait ça,
12:51il a été arrêté...
12:51Et ça m'a fait penser
12:52à ça par la justice
12:53ecclésiastique à l'époque,
12:54mais il a été arrêté.
12:55Aujourd'hui,
12:56ces gens qui sont
12:56au-dessus des États,
12:57ils sont tout puissants.
12:58Et j'en reviens, du coup,
12:59à la deuxième affaire
13:00qui est l'affaire,
13:02qui n'est pas dans un volet pénal,
13:03mais qui est quand même
13:04très intéressant,
13:05sur le réseau mondialisé
13:06de ces élites
13:07qui sont complètement...
13:08Donc, on est dans une phase
13:09de supranationalité
13:10qui est...
13:11Bon, ça fait très longtemps,
13:12mais la manifeste.
13:13Toutes les élites mondiales
13:14se parlent
13:14et on passe au-dessus
13:16complètement des États.
13:17On passe complètement...
13:18Vous avez raison,
13:18ça parle des élites nomades
13:20parce que je crois
13:21que chaque mail
13:23de Jeffrey Epstein
13:24dit
13:24« Où te trouves-tu ? »
13:26Oui, tout à fait.
13:26Sous-entendu,
13:28tu habites peut-être
13:28Paris, New York
13:29ou Singapour,
13:30mais globalement,
13:31il y a peu de chances
13:31pour que tu t'y trouves.
13:32Et on parle de politique internationale,
13:33on parle de finances,
13:34on parle, etc.,
13:34de toutes ces choses-là
13:35qui sont sous des États.
13:36Mais est-ce que c'est si choquant,
13:38finalement,
13:38ça,
13:39ces réseaux...
13:40C'est pas étonnant,
13:40mais c'est choquant.
13:41Quand ça ne travaille
13:42que pour eux
13:43et non pour le bien-être.
13:44Ça ne travaille pas pour le peuple.
13:45Et ces gens-là
13:46ne s'écrivent que pour
13:47augmenter leur profit
13:48personnel
13:49et pour passer outre...
13:50C'était l'obsession
13:52d'Epstein.
13:53Non, mais voilà,
13:53mais Epstein,
13:54il n'était pas là
13:55pour travailler.
13:55C'était pas un élu du peuple,
13:57c'était pas un politique.
13:57Non, mais c'était un financier.
13:58Il n'était pas là
13:58pour travailler pour le bien-être.
13:59C'était un spécialiste
14:01de déplacement
14:02et de la défiscalisation.
14:03C'était un financier,
14:04donc il travaillait uniquement
14:05pour faire le maximum
14:06de profit pour lui
14:07et pour les autres.
14:07Et ça,
14:08c'est pas choquant pour vous.
14:09Je ne vois pas
14:09ce qu'il y a de choquant là-dedans.
14:10Il n'était pas président
14:12des États-Unis.
14:13Il n'était pas là.
14:13Non, mais ce qui est prodigieux,
14:14c'est l'importance
14:17du réseau d'Epstein
14:20dans le monde.
14:21Il est au-dessus
14:22des services secrets,
14:23au-dessus des milliardaires.
14:25C'est un milieu
14:26que je connais un peu,
14:27les milliardaires,
14:28pour plein de raisons
14:29professionnelles.
14:31Au-dessus de tous ces gens-là,
14:32au-dessus des services secrets,
14:33au-dessus des États,
14:35au-dessus des multinationales,
14:37au-dessus des banques d'affaires.
14:39Vous avez un type
14:39qui, par son côté malin,
14:43parce qu'il était brillant.
14:45Non, il n'était pas brillant.
14:46C'était un escroc assez doué.
14:50Alors là, pour où il y avait
14:51de la compromission.
14:52Il a réussi, quand même,
14:54à impliquer tout le monde.
14:56Et moi, ce que je trouvais
14:58effarant dans ce dossier,
14:59c'est que, que ce soit
15:00un homme politique,
15:02comme M. Macron, par exemple,
15:03qui demandait des conseils
15:05pour être coaché, etc.
15:07Que ce soit un financier
15:08qui demandait des conseils
15:09de placement.
15:10Un chef d'État.
15:11Ariane de Rothschild.
15:11Ariane de Rothschild.
15:14Alors, je vais expliquer
15:14pourquoi après.
15:15Mais tous ces gens-là,
15:17référés à une espèce
15:18de parrain suprême
15:19pour avoir des conseils.
15:21Moi, c'est le truc...
15:22Comme des petits garçons
15:23ou des petites filles
15:24qui demanderaient à papa...
15:25Moi, c'est le truc
15:25le plus effarant.
15:26Alors, ça va être avec vous aussi.
15:27L'affaire Rothschild,
15:29en fait, quand on regarde
15:30bien le dossier,
15:31c'est la banque Rothschild
15:32qui avait des problèmes,
15:34qui était basée en Suisse,
15:36avec un certain nombre
15:37d'administrations,
15:38et notamment l'administration
15:39américaine,
15:39qui a demandé...
15:40Et aussi des problèmes
15:41avec une autre...
15:42Absolument.
15:43Une filiale Rothschild anglaise.
15:45Et qui a demandé à Einstein
15:46de...
15:48Je veux dire,
15:49d'intercéder en sa faveur
15:51avec des success filles au bout
15:52de 25 millions d'euros,
15:54excusez du peu,
15:55qu'il a touché d'ailleurs
15:55en deux fois,
15:57parce que les amendes
15:59auraient été infiniment supérieures.
16:01Ce qui interroge,
16:02c'est de voir que des institutions
16:05aussi importantes dans le monde
16:06qui possèdent des banques d'affaires
16:08et dont monsieur Macron
16:10est issu, par exemple.
16:12Qui possèdent des médias.
16:14Et on comprend mieux
16:15quand on voit
16:15les papiers
16:17tout à fait
16:18dans la flagornerie
16:19et l'excuse,
16:21la fabrique d'excuses
16:23de, par exemple,
16:27un certain nombre
16:27de titres de presse
16:29qui sont possédés
16:31par le fonds Rothschild.
16:34Bon, on se dit...
16:36Tous les milliardaires français
16:37et tous les milliardaires
16:38dans le monde
16:39détiennent des journaux.
16:41Voilà, mais tous
16:41ne sont pas pédocriminels.
16:44Après, ce qu'il faut voir,
16:45c'est effectivement,
16:48il y a beaucoup de choses
16:48qui étaient sues
16:50depuis 2008.
16:52Depuis, c'est-à-dire
16:53les premières inculpations...
16:55Pour prostitution.
16:56Voilà.
16:56On ne parlait pas encore
16:57de mineurs,
16:58mais déjà de prostitution.
17:00Et rapidement,
17:01on a parlé
17:01de mineurs impliqués.
17:03qui auraient dû alerter
17:04tous ceux qui étaient
17:05en lien avec lui.
17:06Où Trump a été malin,
17:08c'est qu'il a rompu
17:09tout de suite
17:10après avoir connu ça.
17:11C'est un peu
17:12le sixième sens
17:12du politicien.
17:15Bien que des papiers
17:16comme le Miami Tribune,
17:20etc.,
17:20le mettent en cause
17:21puisque depuis,
17:22on l'a eu dans les documents
17:23qui sont sortis,
17:25qui sont passés
17:25à travers les mailles du filet.
17:27On savait que depuis 2006,
17:28il était au courant.
17:29Bon, ça ne veut pas dire
17:31qu'il est coupable,
17:31etc.,
17:32mais il y a ça.
17:34Ce qui est fou,
17:35c'est de considérer
17:35que tout l'establishment financier,
17:39bancaire international,
17:40tous les hommes politiques,
17:42tous les patrons
17:42ou la plupart
17:43des grandes entreprises
17:44financiarisées,
17:46mondialisées,
17:47étaient au courant
17:48et ont continué
17:49leur relation,
17:51l'espèce d'Akme
17:52étant la famille Lang,
17:53alors on est dans
17:54l'eau de ville.
17:54Oui,
17:55et en même temps,
17:55vous avez raison,
17:57quand Epstein
17:58touche 25 millions
18:00de mises en relation
18:02avec un petit peu
18:03de succès
18:03et qu'il donne
18:045 millions
18:05d'euros
18:06à la fille Lang,
18:07on voit bien
18:08qu'il y a
18:08un tout petit poisson
18:09qui est un facilitateur,
18:12Lang,
18:12et quelqu'un
18:13qui a...
18:14On va finir sur le sujet
18:15très très rapidement.
18:17Ce qu'on est en train
18:17de découvrir,
18:18c'est que le Quai d'Orsay,
18:20d'une manière ou d'une autre,
18:21est partie prenante.
18:22Il y a Gérald Darrow
18:23qu'on voit un peu partout
18:24sur les télés,
18:25alors je ne sais pas
18:25qu'il est pédocriminel,
18:26loin s'en fout,
18:27mais c'est lui
18:29qui a exfiltré,
18:30semble-t-il,
18:31M. Edan,
18:32à Brisson,
18:33quand il l'a su
18:35et il n'y a pas eu
18:36de suite judiciaire,
18:37il n'y a pas eu
18:37de scandale
18:39et M. Jean-Noël Barraud,
18:40ministre actuel
18:41des Affaires étrangères
18:42ou ministre étrange
18:43des Non-Affaires,
18:45dit que,
18:46ah ben oui,
18:47peut-être,
18:47il n'exclut pas
18:48qu'il y ait d'autres
18:49personnes impliquées,
18:51sachant que M. Macron
18:52avait dit il y a deux jours
18:53que c'était...
18:54C'est là-dessus
18:54que je voulais vous faire réagir.
18:56Parce que Macron a dit,
18:57en gros,
18:58que toute cette boue mondiale
19:00ne concernait la France
19:01que marginalement.
19:03Je me demande
19:04s'il ne prend pas
19:05de gros risques,
19:06Emmanuel Macron.
19:07Déjà,
19:08Jeffrey Epstein
19:08était souvent en France.
19:10Oui,
19:10il avait un appartement
19:11à Paris,
19:11Avenue Foch.
19:12800 mètres carrés,
19:14excusez du peu.
19:15Il était plus souvent
19:15en France
19:15que dans d'autres
19:16pays d'Europe,
19:17déjà.
19:18Alors,
19:18effectivement...
19:19C'est plus agréable
19:19d'être à Paris
19:20qu'ailleurs.
19:20Lorsqu'on voit
19:21les connexions
19:22de langue...
19:22Alors,
19:22langue,
19:23c'est quand même
19:23grandiose.
19:25Ça fait des années
19:26qu'on sait
19:27que c'est un des types...
19:29Je ne sais pas pourquoi
19:29il est passé
19:30à travers les gouttes
19:31pour tout
19:31et pour rien.
19:33Et là,
19:33maintenant,
19:33il est même allé
19:34carrément
19:34jusqu'à enfoncer sa fille.
19:36Je ne sais pas
19:36si vous l'avez vu.
19:37C'est horrible.
19:37C'est horrible.
19:39Il a dit que c'est elle
19:39qui a touché.
19:40Ce n'est pas lui.
19:40Enfin,
19:40c'est hallucinant.
19:41C'est hallucinant.
19:43Donc,
19:43ça,
19:43c'est quand même
19:44extraordinaire.
19:44Peut-être que la France
19:45n'est pas plus impliquée
19:46que d'autres,
19:47mais enfin,
19:47il y a quand même
19:47une vraie French connection
19:49dans cette...
19:49Je ne crois pas
19:50une seule seconde.
19:50Tu ne crois pas à quoi
19:51que la France
19:52ne soit pas plus impliquée ?
19:53C'est ce que je viens de dire.
19:53C'est ce que je viens de dire.
19:54C'est ce que je viens de dire.
19:55Je viens de dire que la France
19:56est largement impliquée.
19:56Au nom de quoi
19:56et pourquoi la France
19:57n'est pas moins impliquée ?
19:58Aujourd'hui,
19:59on peut donner encore
20:00du crédit
20:00à la parole de M. Macron.
20:01On n'en donne aucun.
20:02On n'en donne aucun.
20:03Il peut déclarer n'importe quoi
20:04et personne n'y croit.
20:05Il n'empêche que c'est
20:06le chef de l'État.
20:07Oui,
20:08alors par contre,
20:08la France serait protégée
20:11par une digue imaginaire.
20:12Par contre,
20:12là où c'est grave.
20:13Et c'est là où je dis
20:14qu'il y a encore un lézard
20:14qu'il faudra qu'on fouille
20:15un petit peu
20:16quand on est réellement indépendant.
20:17C'est madame,
20:18je ne sais plus,
20:18la patronne
20:19de la présidente
20:20de l'Assemblée nationale
20:24qui a déclaré
20:25qu'il ne fallait pas
20:28faire de commission
20:28parce que la justice
20:29est en train de faire.
20:30Moi,
20:30j'ai du mal à comprendre
20:31cette attitude.
20:32Cela dit,
20:33madame Brande-Pivet,
20:34elle a déjà saboté
20:35une première commission d'enquête.
20:36Elle tente d'en saboter
20:38une actuelle
20:38et là,
20:38elle n'en veut pas.
20:39Ça prouve encore,
20:39Eric,
20:39qu'il y a quand même
20:40un lézard sous le rocher.
20:42Bien sûr.
20:42C'est simple.
20:43Sauf qu'une commission d'enquête
20:45pour Benalla,
20:46il n'y a pas eu de problème
20:47alors qu'il y avait la justice
20:48Elle l'a saboté.
20:48C'est elle qui l'a saboté.
20:49Mais pardon,
20:51une commission d'enquête,
20:52ce n'est pas à la main
20:53de la présidente
20:53de l'Assemblée nationale,
20:54c'est les députés.
20:55Donc il suffit
20:56que des députés se mobilisent,
20:58elles devraient pouvoir se faire, non ?
20:59Est-ce que les députés
21:00tous partis confondus
21:01aujourd'hui
21:01auront suffisamment de courage ?
21:03On l'a vu pour la censure.
21:05Des Charles à l'oncle,
21:06il n'y en a pas partout.
21:07Oui.
21:08Déjà, les députés...
21:09Mais s'ils risquent
21:09de découvrir des copains entre eux,
21:11ils ont peut-être peur.
21:12Oui, c'est ça aussi.
21:12Les députés...
21:13Didier Guénaud.
21:15Maïsto.
21:16Maïsto, pardon.
21:17Antoine Guénaud.
21:19Excusez-moi.
21:20Non, mais l'idée, en fait,
21:22les députés,
21:24avec tout ce qu'on sait aujourd'hui
21:25des neuf ans de la Macronie,
21:28n'ont pas eu le courage
21:29de le destituer.
21:30C'est clair.
21:31Ils n'ont pas...
21:31Comme l'ERN aussi,
21:33qui a voté
21:33pour la censure
21:35des réseaux sociaux,
21:36qui nous explique...
21:37Aujourd'hui,
21:38j'ai entendu Bigot
21:39qui dit c'est un scandale.
21:40Ben oui, mais mon gars,
21:41t'as voté la loi.
21:42Donc, ça...
21:44Alors, je voudrais revenir quand même.
21:45Ça, c'est une question importante.
21:47Il nous reste peu de temps.
21:48Alors, Maxwell, très rapidement.
21:49La fermeture.
21:50Voilà, 22 Avenue Foch.
21:52On a découvert
21:52des milliers de photos
21:54sur tous les murs.
21:55C'est ça.
21:55Sur les 800 mètres carrés.
21:56Et il y a...
21:57J'en parlais ce matin
21:58avec Jacques Cardoz,
22:00qui est un vieil ami,
22:02qui avait enquêté en 2019
22:03avec un numéro spécial
22:04de complément d'enquête.
22:07Depuis qu'il a quitté France TV,
22:08Delphine Yernot
22:09a déférencé,
22:10déréférencé
22:11tous ces documentaires,
22:12toutes les émissions.
22:13Il y en a une centaine.
22:14On ne peut plus les trouver
22:14sur le site.
22:16Mais ils avaient déjà alertés
22:17en 2019.
22:19Et il y avait
22:19les fameux carnets.
22:21J'en ai souvent parlé aussi
22:22de Guylaine Maxwell.
22:24filles d'un milliardaire
22:27mort dans des circumstances étranges.
22:29Robert Maxwell
22:30qui avait pillé
22:31les fonds de retraite
22:35pour financer.
22:35Exactement.
22:36Il avait payé.
22:36Ce qui est vraiment important
22:39de garder à l'esprit,
22:41c'est qu'elle avait des carnets
22:43où elle notait tout.
22:44Les logs, etc.
22:45C'est-à-dire les invités,
22:47les numéros de vol,
22:48etc.
22:49Tout était consigné.
22:51Et ces carnets ?
22:52Justement,
22:53c'est la question...
22:54Ils seraient envolés ?
22:55Ils sont peut-être
22:56à l'abri,
22:57histoire de...
22:57Ils ne sont pas publiés.
22:59D'accord.
22:59Parce que là,
23:00on a toutes les preuves.
23:02Ils sont où ces carnets ?
23:03Moi, j'aimerais bien
23:04que là,
23:05ça serait la fin du mystère.
23:07Donc, voilà.
23:08Les carnets de disparition.
23:09On ne les verra jamais.
23:10Tu es traité de l'affaire
23:11à Poigny,
23:11où il y avait un type
23:12qui amelait des filles
23:13en France.
23:14Les carnets ont disparu.
23:15Sauf qu'à l'heure du numérique,
23:17un carnet,
23:18ça se numérise
23:19en quelques heures
23:20et ensuite,
23:21tu en mets des exemplaires
23:23absolument partout
23:24dont des coffres formulés.
23:25Même s'il n'a pas été numérisé
23:26en tout temps.
23:27Ça dépend dans quel mail tombe.
23:28Oui, ça dépend dans quel mail.
23:30Oui, il tombe.
23:31Voilà.
23:31OK, messieurs.
23:32Je pense qu'on reparlera
23:33de cette affaire Epstein.
23:34Je pense qu'il y a d'autres choses
23:35qui vont sortir.
23:36Juste pour revenir sur les CVS secrets,
23:37s'il y a 3 millions de documents
23:38qui ne sont pas arrivés aujourd'hui.
23:40C'est peut-être
23:40que certains services secrets
23:41sont en train de s'occuper
23:42des personnes
23:43qui sont touchées
23:44dans les 3 millions de documents
23:45qu'on n'a pas vus.
23:45Je dirais un dernier mot là-dessus.
23:47Non, c'est fini, Didier.
23:48Je dirais un dernier mot là-dessus
23:49parce qu'il y a des...
23:50C'est comme ça.
23:51On a pu dépasser 3 minutes.
23:53Mais il y a un truc,
23:54c'est qu'il y a des pages
23:55qui sont caviardées.
23:56Il faut se méfier de l'IA
23:58parce que maintenant,
23:59vous savez qu'on réussit
24:00à reconstituer
24:02des papyrus brûlés
24:03depuis des milliers d'années.
24:05Donc, des petites lettres
24:07barrées avec un coup de feutre.
24:09Je pense qu'il y a de quoi faire
24:10pour l'IA.
24:11Allez, on se retrouve
24:12dans quelques secondes
24:13pour le deuxième sujet
24:13sur les municipales.
24:14On va revenir
24:15très franco-français.
24:16A tout de suite.
24:31Les municipales.
24:32Alors, ce sujet,
24:34il vient de chez moi.
24:35Il vient de mon village
24:36ou 200 âmes
24:37où il y a deux listes
24:39qui viennent de se mettre en place.
24:41Il se trouve que le village
24:42d'à côté, 200 âmes
24:43ou 200 plutôt votants à côté,
24:45c'est à peu près la même chose.
24:48Or, c'est des querelles de clocher
24:50sans enjeux idéologiques,
24:53sans enjeux politiques.
24:55Moi, ma question,
24:55ce micro-phénomène
24:57localisé dans le nord de la France,
24:59est-ce que ça ne pose pas
25:01la question de savoir
25:01à quoi servent ces élections ?
25:03Pourtant, c'est les élections
25:05les plus aimées des Français.
25:07Est-ce qu'il n'y a pas
25:08d'enjeu idéologique ?
25:09Est-ce qu'il doit y avoir
25:09des élections, en fait ?
25:10Quand il y a une seule liste,
25:11est-ce qu'il doit y avoir
25:12des élections ?
25:13Or, c'est le cas
25:14de trois quarts
25:15des villes en France.
25:16la plupart des villes,
25:18sauf les grandes villes,
25:18c'est une liste,
25:19c'est parfois deux.
25:21Voilà, c'est ça ma question,
25:23parce que,
25:24est-ce que cette multiplicité
25:26de listes,
25:26elle parle d'une richesse
25:28démocratique ?
25:29Non.
25:30Non ?
25:30Ou elle parle d'une démocratie
25:32qui est à bout de souffle,
25:34ou c'est celui qui lève le doigt
25:36et qui n'aime pas le maire
25:38et qui veut monter sa petite liste
25:40juste pour lui nuire.
25:41C'est ça qui m'a fait mettre
25:43ce sujet sur la table.
25:45Tariq, c'est vous qui commencez,
25:46parce que c'est sans doute
25:47vous qui avez le plus
25:47d'expérience locale.
25:49Il y a plusieurs questions,
25:51d'abord,
25:51parce que vous dites,
25:51bon, déjà...
25:52Ça, c'est sûr.
25:52Déjà, c'est très bien
25:53que dans une commune
25:54de 200 habitants,
25:55vous arriviez à avoir deux listes.
25:57Oui, ça, c'est vrai.
25:58Parce que ce qui se passe aujourd'hui,
25:59c'est qu'on a énormément de mal
26:00à faire des listes
26:01dans les communes de cette taille.
26:03Et par-dessus le marché,
26:04on en a rajouté une couche,
26:04puisque jusqu'à présent,
26:06dans les petites communes,
26:07ont panaché jusqu'à 1 000 habitants.
26:09Autrefois, c'était 3 500.
26:10Autrefois, c'était 9 000.
26:11Enfin, bref, on ne panache plus.
26:12Maintenant, on ne panache plus.
26:13Ça veut dire que vous êtes...
26:14Juste la parité,
26:15un homme, une femme.
26:16Juste la parité,
26:16vous êtes obligés de trouver.
26:17Donc, je peux vous dire
26:18que dans les zones rurales,
26:19on a du mal à fabriquer
26:20des listes entières.
26:21C'est tout à fait vrai.
26:22Donc, moi, je trouve déjà
26:22que c'est très bien
26:23qu'il y ait deux listes
26:24dans votre petite commune.
26:25Ça, c'est une chose.
26:27Maintenant, effectivement,
26:28ce que vous dites
26:28dans les petites communes,
26:30ça peut être effectivement
26:31des querelles de clochers.
26:33C'est des gens qui, effectivement,
26:34je n'aime pas un tel,
26:34je n'aime pas un tel.
26:35Et il est possible aussi
26:37que le fait qu'on ne puisse pas panacher
26:40suscite ce genre de choses.
26:42C'est-à-dire que vous pouviez panacher,
26:44vous dites,
26:44ce mec-là, je n'en veux pas,
26:45je le vire.
26:46Vous pouviez le faire.
26:46On ne peut plus le faire.
26:47Maintenant, on était obligés de faire.
26:48Je n'ai jamais fait ça, moi,
26:49quand je votais.
26:51On pouvait barrer un nom.
26:52Oui, bien sûr.
26:53Vous l'avez fait, vous ?
26:55Non, parce que je n'ai pas voté
26:57dans une commune
26:57de moins de 1 000, 3 500,
26:59même 3 500 habitants à l'époque.
27:00Avant c'était 3 500,
27:01ça ne m'est jamais arrivé,
27:02mais j'aurais pu le faire.
27:03Ce qui fait qu'il n'y avait pas d'opposition,
27:04il n'y avait pas de majorité.
27:05Donc, il y avait un type
27:06qui, dans la tête,
27:07vous ne revenez pas.
27:08Vous pouviez vous présenter
27:09en candidat tout seul.
27:10Tout seul, oui.
27:11Tout seul, vous pouviez être candidat.
27:12D'ailleurs, c'est arrivé
27:13dans le village où je n'ai pas voté,
27:15mais c'était celui de mes parents.
27:16Il y avait une dame
27:17qui a fait une liste contre le maire.
27:19Elle a été élue.
27:20Oui.
27:20Et le maire en a fait une adjointe.
27:22Elle lui a pourri la vie
27:23pendant 6 ans,
27:23mais ça, c'est une autre affaire.
27:24Bien sûr.
27:25Mais voilà, si vous voulez...
27:26Je ne peux jamais faire ça.
27:28Oui, et en même temps,
27:29on dit mes ennemis,
27:30je les tiens le plus près possible de moi.
27:32C'était la grande idée de Giscard.
27:33Il a gagné 51-49
27:35et il a fait la politique des 49.
27:37Il a eu 100% des gens contre lui.
27:39Voilà, donc c'est ça.
27:40Donc, si vous voulez,
27:41ça ne me gêne pas du tout.
27:42Je trouve que c'est plutôt une bonne chose.
27:43Et je vous dis,
27:43je pense que c'est un des effets
27:44de la nouvelle législation.
27:45Tu as oublié un truc, Eric.
27:46Maintenant, vous aviez posé une autre question.
27:48Je ne sais plus ce que vous avez dit.
27:49Est-ce qu'il y a un problème idéologique, etc.
27:51Est-ce qu'il faut des élections municipales ?
27:52Mais oui, d'une certaine manière.
27:54Alors, le problème...
27:55Une liste, est-ce qu'il y a besoin de voter ?
27:57Alors, il y a plusieurs choses.
27:58Oui, d'abord, il y a besoin de voter, effectivement.
28:00Et puis, si vous dites qu'on supprime les élections,
28:03on les a déjà supprimées partout
28:05puisque de toute façon,
28:06quoi que vous votiez,
28:06il faut que vous votiez pour le parti unique,
28:11le bloc central.
28:12Si ce n'est pas le bloc central qui gagne,
28:13on vire les autres.
28:14Pardon, vous charriez largement.
28:15Non, je ne charrie pas.
28:16C'est exactement ce qui se passe.
28:17Pardon, je sens que...
28:18C'est exactement ce qui se passe depuis qu'il y a un certain nombre d'années.
28:20Au municipal, c'est bien plus ouvert que ça.
28:23Justement, au municipal...
28:24Mais c'est ce que je voulais dire.
28:25C'est que, justement, au municipal,
28:26ce sont les dernières élections
28:27où on peut peut-être s'exprimer,
28:29les élections de proximité,
28:30on peut s'exprimer sur les questions qui vous touchent.
28:32Même à Paris, si vous voulez.
28:34Lorsque vous voyez que Sarah Knafou vous dit
28:36je vais rouvrir la voie à Pompidou,
28:38je dis bravo, personne ne le propose.
28:39Elle dit que le stationnement à ces prix-là,
28:42c'est hallucinant.
28:43C'est des trucs qui nous touchent directement.
28:45Mais est-ce que ce n'est pas typiquement,
28:46pardon pour Sarah Knafou,
28:47il y a peu de chances qu'elle soit élue ?
28:49J'en sais rien.
28:49Est-ce qu'elle ne peut pas être un peu en roue libre ?
28:51Puisqu'en gros, il n'y a pas d'enjeu.
28:53Non, je peux vous dire que moi,
28:55je trouve que c'est de très bonnes idées.
28:57Est-ce que tu as remarqué que les gens
28:58qui ont le moins de chances d'être élus...
29:00Tariq Dali.
29:00Les gens qui ont le moins de chances d'être élus,
29:02c'est ceux qui proposent le plus de trucs démagogiques.
29:04Je termine sur un dernier point.
29:05Qui ont le moins de chances d'être élus.
29:06Qui proposent le plus de trucs démagogiques.
29:08Il y a quand même un petit problème,
29:08il y a quand même un petit problème,
29:09qui a été fait aussi par Hollande et Macron,
29:13c'est la recentralisation.
29:14C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de petites communes maintenant,
29:17on a un maire,
29:18parce qu'il faut avoir un maire et que c'est la municipalité,
29:20mais le problème,
29:21c'est qu'il y a beaucoup de maires maintenant
29:22qui s'en remettent à la communauté de communes.
29:24Et ça, on a fait quand même...
29:25On a changé la carte,
29:28la politique locale,
29:30justement en recentralisant.
29:31On a fait semblant de décentraliser,
29:33mais là, avec les communautés de communes,
29:35ça veut dire que ce n'est plus les maires qui décident,
29:38c'est un...
29:40Tariq, vous savez qu'il y a 35 000 communes en France.
29:43Vous savez combien ça représente
29:44du pourcentage global de communes dans toute l'Europe ?
29:47C'est 95%.
29:4850% des communes.
29:50C'est quasiment la moitié.
29:51En Suède, 170 communes.
29:53Oui, mais le problème, c'est pas celui-là.
29:54On s'en fout.
29:55Non, pardon, c'est 35 000 conseils municipaux.
29:59Et alors, 35 000 secrétaires de mairie.
30:00Et alors, secrétaires de mairie.
30:02Non, c'est faux.
30:03Les secrétaires de mairie se partagent sur 2-3 communes.
30:05Ça, je peux vous le confirmer.
30:07Et en plus, un conseiller municipal
30:08dans une ville de 100 habitants, ça ne coûte rien.
30:10Un maire...
30:11C'est pas vrai ?
30:11Ça coûte quelques centaines d'euros ?
30:13Un maire, ça coûte 800 euros, 900 euros par mois
30:15dans une ville de petite commune.
30:17Alors que dans une communauté de communes
30:18qui rassemble 10 000, 11 000 habitants
30:20sur une surface qui est 10 fois supérieure
30:22à celle de Paris,
30:23sur 1 000 km²,
30:25c'est un gouffre financier.
30:26Vous avez un directeur de service.
30:27Oui, parce qu'on a remis cet étage.
30:29Exactement, exactement.
30:29Sans simplifier au tour.
30:30Et c'est ça, le vrai sujet.
30:31Non, mais en plus, je pense que...
30:32Franck, c'est simple.
30:33Antoine, il y en a un qui n'a pas parlé.
30:35J'ai 25 ans d'élu derrière moi.
30:37Donc je sais aussi.
30:38Un petit peu près.
30:39Antoine Guénaud.
30:39Non, mais oui, c'est vrai que le millefeuille administratif,
30:41c'est une question aussi à se poser.
30:43C'est cette question de
30:43à quoi servent les régions, les départements
30:45et les communes.
30:46Les Français, tiens, venez à leur commune.
30:47C'est normal, c'est historique.
30:48Oui, il y a eu une étude récente
30:50sur la crédibilité et l'amour des Français.
30:52L'amour ou l'estime des Français
30:54par rapport aux politiques.
30:55Tout le monde dégringole.
30:57Le maire reste, je crois, à 60% estimé.
31:00Mais c'est normal.
31:01Est-ce que c'est parce qu'il est à portée de baffe ?
31:03C'est parce que...
31:04Non, mais c'est parce que le maire,
31:06il en prend plein la gueule.
31:07C'est parce que les Français
31:08ont de tout temps tenu à leur commune, c'est tout.
31:10C'est la plus petite communauté nationale.
31:12On ne peut pas déclarer, j'allais dire.
31:13C'est la plus petite communauté nationale.
31:14Ça coûte de rien.
31:15Vous, vous allez voter ?
31:17Oui, certainement, oui.
31:18Et vous allez tous voter ?
31:19Oui, moi aussi.
31:21Vous savez quel est l'abstention,
31:22le taux d'abstention ?
31:23Supérieur à 50%.
31:25Non, ça l'est...
31:25Mais ça, c'est partout.
31:26Pardon, je l'ai là.
31:27Non, non, c'est 2020.
31:28Non, non, 2020, c'était...
31:29On n'a pas voté, les gens...
31:30Où est-ce que je vais retrouver ?
31:31C'était une période.
31:33C'était une période chouille avec le virus chinois.
31:34Ils ne sont pas venus voter.
31:35C'était le Covid.
31:37C'était le Covid.
31:38Je pense que les gens sont particuliers.
31:39Les municipales, vous avez souvent trois quarts de participation.
31:41Effectivement, 2020 est peut-être un petit peu...
31:43C'était le Covid.
31:44Les gens n'ont pas été...
31:45Il y a un moment donné, il faut arrêter.
31:46Il faut arrêter d'avoir un discours et des actes différents.
31:50On est en train de perdre, justement,
31:52à cause de la politique de gens qui sont dans des gros étages,
31:56la proximité.
31:57Les élus municipaux sont des élus de proximité.
32:00Il faut au contraire...
32:01Parce que je disais, porter de baffe.
32:02Oui, mais pourquoi porter de baffe ?
32:04Parce qu'ils se font beaucoup engueuler.
32:05Oui, mais il y a aussi à porter de service.
32:07Oui, c'est vrai.
32:08Il n'y a pas seulement à porter de baffe.
32:09On prend toujours le négatif et pas le positif.
32:11Les communautés de communes que je connais bien,
32:13j'ai bossé dedans.
32:14C'est la meilleure façon...
32:15Vous avez été élu ?
32:16Non, je n'étais pas élu, mais je bossais dedans.
32:18Il était fonctionnaire, communauté de communes.
32:20Voilà, fonctionnaire, communauté de communes.
32:22Et j'ai été élu sur une des communes de la communauté.
32:25Les communautés de communes sont un gouffre financier.
32:27On nous a fait croire qu'on nous a fait croire.
32:29C'est comme ça qu'on nous l'a vendu.
32:30On nous l'a vendu.
32:31Que ça les mutualise, etc.
32:32Ce n'est pas vrai.
32:33Ça coûte encore plus cher.
32:34C'est une couche de plus.
32:35Et les élus ne sont plus près du peuple, une fois de plus.
32:39Donc si tu veux continuer à avoir des macrons, entre guillemets,
32:41qui ne savent plus du tout ce qui se passe à la base,
32:44supprimer tous les élus de proximité, donc les municipales.
32:48Moi, je trouve une aberration.
32:49Et alors, il y a 35 000 communes en France.
32:50Et alors ?
32:51Moi, ça ne me gêne pas.
32:52Oh, pardon.
32:53Ça ne coûte rien.
32:54Non, non, non.
32:54Non, non, ça ne me gêne pas.
32:55Ce qui me gêne le plus, c'est quand tu as des assistants parlementaires
33:00qui coûtent beaucoup plus cher, qui ne foutent rien.
33:02Ce qui me gêne le plus, c'est quand tu as des sénateurs
33:03qui ne te servent pas à grand-chose et qui coûtent beaucoup plus cher.
33:06Et là, on n'en parle pas.
33:08Ce qui me gêne le plus, c'est quand tu as bossé deux ans dans une entreprise
33:11et qu'on te donne 2 millions de stocks options.
33:13Et là, on n'en parle pas.
33:14Moi, les élus de proximité, c'est un paravent encore pour faire croire aux gens
33:17qu'on va arranger les choses.
33:18Mais ce n'est pas vrai.
33:19Moi, je veux qu'on garde nos élus de proximité.
33:21Dernier point par rapport à ce que tu as dit tout à l'heure.
33:23S'il y a plusieurs listes sur les élus, sur les conseils municipaux,
33:27des petits villages, etc.
33:28Souvent.
33:28Et moi, je l'ai vu, puisque c'est ce qui se passe sur ma commune.
33:31Mais quand on est à 200 votants, c'est...
33:32Et alors ?
33:33Et alors ?
33:34Ton maire, ton maire, sur ta ville, sur ton village,
33:38il est élu depuis combien de temps ?
33:40Ça doit être son troisième mandat.
33:42Je pense qu'il se fait raison pour le quatrième.
33:43Pour le quatrième, on commence à comprendre pourquoi il y a une autre liste.
33:46Parce que dans tous les endroits, souvent,
33:47où il y a une liste qui se monte contre le maire en place,
33:50c'est parce que le mec, il l'a depuis 20 ans.
33:51Moi, le mien, sur ma commune, il l'a depuis 26 ans.
33:54Il se présente encore une fois.
33:56Ça suffit, bonhomme, laisse la place.
33:57Parce que là, c'est le deuxième problème.
33:59Les gens qui sont trop longtemps dans un mandat,
34:00clientélisme, abus de pouvoir, c'est ma commune.
34:04Mais ils en prennent trop...
34:05Ils deviennent propriétaires.
34:06Et souvent, quand il y a une deuxième liste sur un petit village,
34:08ce n'est pas parce que les gens sont contre le maire.
34:09C'est parce qu'ils en ont marre du maire qui est là depuis 30 ans
34:12et qui fait ce qu'il veut.
34:13Et en même temps, il y a quand même des maires qui sont là pendant 30 ans.
34:1735 ans, j'en ai connu, et qui sont au service des habitants.
34:21Et ils ne veulent surtout pas en changer aussi.
34:22Il n'y a jamais ça à arriver.
34:23Mais oui, mais c'est comme...
34:24Ça s'appelle l'exception qui confirme la règle.
34:27Ils sont dévoués, les maires.
34:28Il y a deux questions dans ce qu'on dit.
34:29Il y a la question, effectivement,
34:31elles vont se regrouper, vous allez voir.
34:33Il y a la question, effectivement, du millefaigre administratif.
34:36Avec une surcouche qui est l'Europe aussi,
34:37les communautés de communes,
34:39les régions qui sont des palais nationaux, des potentats.
34:42On n'a pas besoin des régions qui ne correspondent à rien
34:44d'un point de vue historique, géographique, culturelle, etc.
34:47On sait qu'il y a un niveau à faire sauter au minimum.
34:49Au moins, au moins, au moins.
34:51Et moi, je dirais, en plus, Frexit,
34:53ça réglerait pas mal de problèmes,
34:55et notamment la corruption.
34:56Deuxièmement, moi, je vis à la campagne.
35:01Quand on traverse la France,
35:02une succession de petits villages,
35:04c'est complètement désertifié.
35:0680% des gens vivent sur 20% du territoire.
35:09Et puis, il y a les écolos fous
35:10qui veulent faire la ville à la campagne
35:12parce que l'air, il est plus pur.
35:13Comme disait Alphonse Allais,
35:15des fous.
35:16Une catégorie de socialistes empire, en fait.
35:20Et donc, la question,
35:21elle est celle de la proximité.
35:22C'est-à-dire que dans toutes les petites villes,
35:24les villages,
35:25il n'y a plus de service public,
35:26il n'y a plus de rapport avec le banquier,
35:29le postier, le centre des...
35:31Tout simplement, il n'y a plus de commerce.
35:32Il n'y a plus de commerce, il n'y a plus rien.
35:35Et donc, le maire...
35:36Et je voudrais rendre un hommage vibrant
35:38au secrétariat.
35:39Il y avait un très bon papier,
35:40un très bon reportage.
35:42Ça arrive.
35:43C'est comme rente en plan tous les 7 ans.
35:44Il y a une lueur d'intelligence.
35:46Sur France Info ce matin,
35:47sur les secrétaires de mairie,
35:4995% de femmes,
35:50elles sont psychologues,
35:52informaticiennes, juristes, comptables.
35:54C'est le couteau suisse de la ville.
35:56Mais c'est nos héroïnes du quotidien,
35:59ces gens-là, ces femmes-là.
36:01Elles se partagent sur 2 ou 3 communes.
36:02Elles se partagent sur 2 ou 3 communes.
36:04Elles sont itinérantes, etc.
36:05Oui, mais il n'empêche qu'elles coûtent de l'argent.
36:07C'est très peu.
36:08Une secrétaire de mairie,
36:10ça coûte 2500 balles par mois.
36:12Ça remplace 20 personnes.
36:14Ça coûte moins cher qu'un directeur de service,
36:16un secrétaire général.
36:17Ça remplace 20 personnes.
36:18Aujourd'hui, tu téléphones à n'importe quel organe.
36:19Quand je vous provoque,
36:21vous réagissez bien.
36:22Parce qu'aujourd'hui,
36:24moi j'ai téléphoné hier à la MGEN.
36:26Oui, à la MGEN.
36:28OK, Mutuelle Générale des enseignants.
36:30Je n'ai pas pu avoir un être humain.
36:32Ah oui ?
36:33Les robots.
36:34Avec LIA maintenant.
36:36Léphoner à la mairie.
36:36Qui t'engueule.
36:37Avec LIA qui t'engueule.
36:38Qui t'engueule.
36:38Quand je vais voir ma banque,
36:39c'est pareil.
36:40Pourquoi ?
36:40Et comment ?
36:41Et pourquoi vous voulez lui parler ?
36:42Tapez un, tapez deux,
36:43le code, machin, allez.
36:45Sautez sur un pied.
36:45Il y a des compagnies d'assurance.
36:47C'est infernal.
36:48Je suis d'accord qu'on payait des secrétaires de mairie.
36:50Au contraire.
36:50Plutôt que ces fonctionnaires.
36:53On ne veut plus de ce monde.
36:54On ne veut plus de ce monde.
36:55Ils maintenant sont gras.
36:56Parce qu'avec LIA,
36:57quand on a téléphoné,
36:58je vais mettre dans votre dossier
37:00que vous ne répondez pas à la question.
37:01Pardon, mais je n'ai jamais dit ça,
37:03la machine, là.
37:04Tu deviens fou.
37:05Et ils te répondent ça avec LIA.
37:08Vive les secrétaires de mairie.
37:09Vive les élus de proximité.
37:10Par contre, c'est vrai
37:11qu'il va falloir qu'on change
37:12que les élus de proximité
37:13qui sont là pendant 50 ans,
37:14à un moment donné,
37:15il faut se poser la question.
37:16Autrement dit,
37:16ça pose la question
37:17de la limitation du nombre de mandats,
37:19tout simplement.
37:20Qui est plus importante
37:21que le cumul.
37:22Le cumul.
37:23En fait,
37:23quand vous avez des gens,
37:24moi j'étais dans une mairie
37:25à Rueil, par exemple,
37:26le maire, c'était Beaumel.
37:28Commune de l'ouest de Paris.
37:29Il y a longtemps,
37:30maintenant je suis dans la Pampa,
37:32en Normandie.
37:34Il a été élu 59 ans.
37:36Et son successeur,
37:37Jacques Beaumel,
37:38son successeur...
37:3959 ans !
37:39Oui, Patrick Collier,
37:40qui est une pâle copie,
37:43qui est un peu...
37:44Bon, je ne vais pas utiliser
37:45des qualificatifs.
37:46Les gentils.
37:47Parce que je ne veux pas
37:47que TVL ait des problèmes.
37:50Mais c'est-à-dire le type
37:51qui se fait lire au Grand Paris,
37:52en magouillant avec les socialistes,
37:55alors qu'il avait perdu au premier tour,
37:57suspension de séance,
37:58il promet une vice-présidence
37:59à chacun,
38:00il prend 5200 euros pour lui,
38:022600 pour chaque vice-président.
38:04Et ces gens-là,
38:06ils ont fait un coup d'État,
38:07je veux dire,
38:08un coup municipal,
38:09parce qu'il ne pouvait pas...
38:10Il aurait perdu tout seul,
38:11parce qu'il y avait Thierry Sausset,
38:13qui aurait sans doute gagné,
38:14on se rappelle de l'histoire.
38:15Conseiller en communication
38:16de Sarkozy,
38:18à l'époque.
38:19Et à mi-mandat,
38:20comme sa femme,
38:21était Aliot-Marie,
38:23Patrick Collier-Marie,
38:24c'est moi qui avais trouvé,
38:25d'ailleurs,
38:25ce colibé,
38:26ce surnom,
38:28l'avait fait,
38:30l'avait appuyé
38:31pour qu'à mi-mandat,
38:33Bommel démissionne
38:34et prenne la place.
38:35Ça, c'est scandaleux, quoi.
38:36On ne veut plus de l'Europe
38:38qui réglemente.
38:39On ne veut plus
38:40d'application,
38:43des gens qui nous parlent,
38:44comme l'a dit Philippe,
38:45des robots, etc.
38:45Tapez un, tapez deux,
38:46allez dans le jardin,
38:47tirez la prise,
38:48mettez-vous un doigt dans le nez.
38:49On n'en veut plus de ça.
38:50On veut des gens,
38:51on veut de la vie,
38:53on veut de l'humain,
38:54on veut vivre.
38:55Vous êtes plébiscité à mort,
38:56les communes,
38:57les communes.
38:57Mais oui,
38:57mais non,
38:58je vais répéter,
38:59excusez-moi de me répéter,
39:01mais on est passé,
39:02Hollande a fait passer
39:03le nombre de communes
39:04de 36 à 33 ou 34.
39:07C'est un désastre.
39:09C'est ce que je disais tout à l'heure.
39:10Vous avez fusionné,
39:11il y a des endroits,
39:12on a fusionné 20 à 25 communes
39:13pour faire 10 000 habitants
39:14sur 1 000 kilomètres carrés.
39:16Ça n'a renforcé
39:17que le pouvoir des élus
39:18et leur indemnité.
39:19Ça a renforcé le pouvoir
39:20des indemnités
39:22parce qu'évidemment,
39:23la plus grande,
39:24mais surtout,
39:25vous embauchez
39:27un secrétaire général,
39:28un directeur des services,
39:29un truc,
39:29un machin.
39:30Ce que vous dites,
39:30c'est small is beautiful,
39:31en fait.
39:32Oui, c'est ça.
39:33Je l'ai vécu avec...
39:34Sauf pour Hollande,
39:34il n'est pas très grand,
39:35mais il est not beautiful.
39:36Je l'ai vécu avec Manuel Valls.
39:37Hollande,
39:38les grandes régions,
39:38c'est un désastre aussi.
39:40Enfin, c'est terrible.
39:40Citez-moi une seule chose
39:42qu'aurait fait François Hollande
39:44qui soit positive.
39:45Je vais vous...
39:46Une seule.
39:46Je vais vous raconter
39:48une anecdote.
39:48Partir.
39:49Bravo.
39:50On va finir
39:50sur gagner une tringle à rideau.
39:52Paris Daly,
39:52le roi de l'anecdote
39:53entre...
39:54Je vais vous raconter
39:54une petite anecdote.
39:55Antoine Pinet,
39:56et maintenant, c'est qui ?
39:57Justement,
39:57une secrétaire de mairie
39:58d'une petite commune
39:59de Dordogne
39:59qui voulait changer de mairie,
40:01etc.
40:02Bon, elle a cherché un travail.
40:03Et un jour,
40:03elle me dit,
40:04ça y est,
40:05je crois que je vais aller
40:06au conseil régional.
40:07Ce à quoi je lui réponds,
40:08elle habite entre Périgueux
40:10et Angoulême.
40:10Je dis,
40:10mais vous n'allez pas faire
40:11le chemin jusqu'à Bordeaux
40:13tous les jours.
40:14Elle me dit,
40:14non, le poste est à Périgueux.
40:16Ça veut dire qu'on a fusionné
40:17trois régions.
40:19L'Aquitaine,
40:20le Limousin
40:20et le Poitou-Charon.
40:21C'est sans doute le pire.
40:22C'était une idée
40:23pour simplifier.
40:24Pour simplifier.
40:25Sauf qu'il y a un conseil régional
40:26à Bordeaux,
40:27mais il y a des antennes
40:28du conseil régional
40:28dans tous les départs.
40:29Voilà exactement
40:30où l'on se trouve.
40:31Voilà ce qu'a fait Hollande.
40:32C'est une horreur absolue.
40:38Ça a dépassé le temps.
40:39Si je synthétise,
40:40vous êtes OK
40:41et très partisans
40:42du Small is Beautiful,
40:43mais vous trouvez
40:44que les manières
40:45de simplifier
40:46ont été désastreuses.
40:47Mais ça n'a pas été simplifié.
40:48Ça n'a pas été simplifié.
40:49Parfaite synthèse.
40:50C'était une complication,
40:51mais la synthèse est parfaite.
40:52Ça coûte plus cher
40:53les comités de communes
40:54et ça n'a renforcé
40:55que le pouvoir des élus
40:56et leurs indemnités.
40:57Non, des élus
40:58et des fonctionnaires.
40:59Oui, aussi.
40:59Et des fonctionnaires surtout.
41:00Allez, messieurs.
41:01Juste, il faut dire.
41:02Didier Meistot
41:03qui mouffe mon temps.
41:04Non, la fonction publique
41:06territoriale
41:06est celle qui a explosé.
41:08Parce qu'on parle souvent
41:08des fonctionnaires.
41:09C'est la fonction publique
41:10territoriale
41:11qui a explosé
41:12qui n'a pas rendu
41:13forcément des services
41:14à la population.
41:15Maintenant,
41:15c'est un peu plus compliqué.
41:17Mais il y a beaucoup
41:17de prébandes
41:18et de népotismes
41:19dans ces trucs-là.
41:21Sachant que je termine
41:21que ce n'est pas
41:22les catégories C.
41:23Oui, tout à fait.
41:25On ne peut pas parler
41:25des petits fonctionnaires.
41:26Ce n'est pas les moins payés.
41:27J'aurais dû le préciser.
41:28Allez, messieurs.
41:29Vous voyez,
41:30aujourd'hui,
41:30il y a plusieurs crocodiles
41:32dans cette mare.
41:32ce n'est pas facile
41:33de garder le droit fil.
41:35Mais on va se retrouver
41:36dans quelques secondes
41:37pour parler
41:38des coups de gueule
41:38et des coups de cœur.
41:39Et là,
41:39ils ont intérêt
41:40à avoir bossé
41:41les crocos.
41:42A tout de suite.
41:44Retrouvez et achetez
41:44les livres des invités
41:45de TVL
41:46dans la boutique
41:49de votre chaîne
41:50sur TVL.fr
42:00Allez, on y va.
42:01On saute dans la piscine.
42:02On se retrouve
42:02pour les coups de gueule
42:03et les coups de cœur.
42:04On va commencer
42:04par un tour
42:05des coups de gueule.
42:07Et c'est Tariq Dali
42:08qui commence
42:09par son coup de gueule.
42:09C'est quoi ?
42:10Une minute trente.
42:11Le problème
42:11avec Macron,
42:12ça clique,
42:13c'est complice.
42:14Les coups de gueule,
42:14on en trouve tous les jours.
42:16Donc, je vais faire
42:16un tir groupé
42:17autour de l'actu
42:18qui est marqué
42:20comme d'habitude
42:20avec Macron
42:21par un pass supplémentaire
42:22vers le totalitarisme.
42:24Alors,
42:24M. Lecornu
42:25promulgue par décret
42:26la progression
42:27pluriannuelle
42:28de l'énergie,
42:28la PPE 3,
42:30qui ressort
42:30normalement du législatif.
42:32Ce qui était le cas
42:32des deux premières PPE.
42:34Le problème,
42:34Lecornu et Macron
42:35n'ont pas de majorité.
42:36Qu'à ce que ça ne tienne,
42:36on s'en fout,
42:36on va décider nous-mêmes.
42:38Parce qu'il n'arrive pas
42:39à faire voter les choses.
42:39Évidemment, évidemment.
42:40Et quand le Parlement vote,
42:41de toute façon,
42:42quand le Parlement vote,
42:43comme par exemple
42:44lorsqu'il doit le faire
42:45pour supprimer les ZFE,
42:46les zones à forte exclusion,
42:48c'est terminé,
42:49le gouvernement retire
42:49le texte de l'ordre du jour.
42:51Ben voyons,
42:51pourquoi se gêner ?
42:52Alors, sur la PPE,
42:53il faut savoir deux choses.
42:54La PPE 3,
42:54il faut savoir deux choses.
42:55C'est que la première,
42:56c'est que c'est un Lucas
42:56de l'Union Européenne
42:57qui exige
42:58qu'on se mette en conformité
42:59avec le Pacte Vert.
43:01Le Pacte Vert,
43:01comme vous le savez,
43:02c'est le machin
43:02qui a tué le nucléaire,
43:04l'agriculture,
43:05la bagnole.
43:06Voilà.
43:06Et cette PPE 3,
43:07il faut le savoir aussi,
43:08et ça c'est les patrons
43:09d'EDF qui le disent,
43:10les patrons successifs d'EDF
43:11et de RTE qui le disent,
43:12aura pour conséquence
43:13de doubler les prix
43:14de l'électricité par deux
43:15dans les dix ans.
43:16Ils avaient déjà doublé depuis...
43:16Malgré le fait qu'en France,
43:24rien, le vert, etc.
43:25Bon, et qui c'est
43:26qui va contrôler tout ça ?
43:27Eh bien, une certaine
43:28Amélie de Montchalin.
43:29Eh bien oui,
43:29ministre des Comptes publics.
43:30Députée battue
43:31dans sa circonscription
43:32de l'Essonne.
43:32Il faut le savoir.
43:34Bon, elle était bombardée.
43:35Parce qu'elle avait été élue
43:36dans la première vague
43:37marroniste.
43:37En 2017,
43:38mais elle a été battue en 2022.
43:39Et en 2024,
43:40je crois qu'elle n'a pas
43:40posé se présenter.
43:41Mais je pense que c'est
43:42Jérôme Gage qui l'a battue.
43:43Peu importe.
43:44Bon, bref.
43:45Un autre grand serviteur de l'État.
43:46Peu importe,
43:47il fut une période démocratique
43:48ou lorsqu'un député
43:49était battu,
43:49on n'en faisait pas un ministre.
43:50Voilà, c'était une période
43:51démocratique.
43:51C'est fini, ça.
43:53C'est fini,
43:53c'est ce que je veux dire.
43:54Non, il faut être mis
43:54en examen pour être ministre.
43:55C'était une période démocratique.
43:56Alors voilà, maintenant,
43:57on savait que Amélie de Montchalin
43:58est né en 1985
43:59et que le premier président
44:00de la Cour des Comptes,
44:02il est inamovible
44:02et il n'est touché que
44:03par la limite d'âge
44:04de 68 ans.
44:06Bon, donc les comptes
44:07de la France,
44:08pour faire court,
44:08seront donc surveillés
44:09par Macron
44:10jusqu'en 2053,
44:12au rythme d'environ
44:13100 milliards d'euros
44:14de dettes
44:14chaque année avec Macron,
44:15il faut savoir
44:16qu'au milieu du XXIe siècle,
44:18on aura au moins
44:197000 milliards d'euros
44:21de dettes.
44:22Et c'est des euros constants,
44:23ce n'est pas des euros banals.
44:25Tariq, merci beaucoup,
44:26mais là,
44:26vous êtes en train de bouffer
44:27sur vos coups de cœur
44:28parce que vous avez
44:29utilisé 2 minutes 30,
44:31ça n'a plus du tout.
44:32Antoine,
44:32qu'est-ce que c'est
44:33que votre coup de gueule ?
44:34Je vais aller
44:35dans une certaine continuité
44:36parce que je vais évidemment
44:37parler de l'Union Européenne,
44:38comme toujours.
44:40Continuité dans l'aspect
44:41escrologique
44:42de l'Union Européenne
44:42puisque...
44:43Escrologique ?
44:44Escrologique, tout à fait.
44:44Est-ce que je ne sais pas
44:45ce tout-à-dire ?
44:45C'est bien trouvé.
44:46Je te dis sur tout-à-dire
44:47mais j'aime beaucoup
44:47escrologique,
44:48sur effectivement
44:50qu'ils font une PPE
44:51qui est soi-disant
44:52verte, etc.
44:53Alors que nous avons
44:54le nucléaire
44:54qui est beaucoup plus...
44:55Bref,
44:55ils nous ont sorti,
44:56donc certainement
44:57ça va arriver,
44:58un label,
44:58une sorte de label
44:59made in Union Européenne.
45:01Alors ce label
45:02est censé donc
45:03réindustrialiser l'Europe,
45:04etc.
45:05Mais en fait,
45:05il s'avère qu'ils vont
45:06transformer ce label
45:07made in Union Européenne
45:08en un label
45:09qui fera que les produits
45:11des 80 partenaires européens,
45:13donc le Canada,
45:13l'Inde, etc.
45:14pourront avoir ce label
45:15made in Union Européenne.
45:17Ça paraît fou.
45:18Ça paraît absolument...
45:18Donc on va dire
45:19Israël et le Canada,
45:21je vais prendre
45:21deux pays
45:22qui sont très loin
45:23géographiquement
45:24et sociologiquement.
45:26Pourront avoir ce label.
45:27D'accord.
45:28Sans un minimum
45:29de transformation européenne ?
45:31Rien du tout.
45:33Ce sont des partenaires européens,
45:34donc ils auront
45:35le label made in Union Européenne.
45:36Ah bah écoutez...
45:37Donc écologiquement,
45:38c'est génial
45:39puisque les importations,
45:40on le sait très bien au fond,
45:41sont complètement nocives
45:44pour la planète.
45:45Et effectivement,
45:46on ne parle même pas
45:47de réindustrialisation
45:48parce que ça ne sert à rien
45:49et pour, comment dire,
45:51le social,
45:52bon voilà,
45:53un investisseur européen
45:54pourra délocaliser en Inde
45:55et quand même avoir ce label.
45:57Donc une nouvelle invention
45:59de l'Union Européenne.
45:59Je vais vous demander une chose Antoine,
46:01parce que c'est manifestement
46:02dans les tuyaux,
46:02mais ça n'est pas encore.
46:03Pas encore, pas encore.
46:04Mais ça va...
46:05Vous pourrez nous faire
46:05un suivi là-dessus ?
46:06Bien sûr.
46:07Vraiment ça me passionne.
46:08Ok, merci beaucoup.
46:11Monsieur Le Nouveau, alors...
46:13Alors moi je vais
46:13enfoncer le clou,
46:14d'abord je vais faire
46:15un strike
46:17avec Amélie de Montchalin,
46:18d'abord.
46:19C'est la diagonale...
46:21Oui, la diagonale du fou.
46:22Avec Tariq Dali.
46:23Ou ça serait en l'occurrence
46:24celle du vide.
46:25Oui.
46:25C'est-à-dire,
46:26j'ai entendu ce matin
46:27sur France Info
46:28puisque je venais en voiture,
46:29donc...
46:30Il y en a un qui écoute France Info.
46:31Vous n'excusez pas,
46:31vous n'excusez pas d'écouter France Info.
46:32Non mais c'est intéressant
46:33de voir cette émission
46:34absolument incroyable
46:36qui s'appelle
46:36Les Informés,
46:37on doit l'appeler
46:37Les Désinformés,
46:39où tous les faux journalistes
46:40présents
46:41vantaient
46:42Mme Amélie de Montchalin
46:43parce qu'elle était une femme,
46:45parce qu'elle était jeune
46:46et parce qu'elle allait
46:47sauver l'héritage,
46:48tenez-vous bien,
46:49économique et politique
46:50de M. Macron.
46:52Donc c'est-à-dire
46:52qu'on a nommé quelqu'un
46:53qui n'a pas les compétences,
46:55qui va contrôler le budget
46:56qu'elle a fait elle-même voter.
46:57Premier point.
46:57Deuxième point,
46:58ce n'est pas une première.
47:00Nous avons eu
47:01le maréchal Ferrand,
47:03qui est à la tête
47:04du Conseil constitutionnel.
47:06Il n'est pas juriste.
47:07C'est l'organisme,
47:08le suprême
47:09qui doit décider
47:11de la constitutionnalité
47:12des lois en France,
47:15ce qui n'est pas quand même
47:15un petit sujet.
47:17Il a fait deux vagues études
47:18de droit,
47:19deux ans et d'allemand.
47:20Il n'a aucun diplôme,
47:22pas de doctorat,
47:23pas de master,
47:24même pas un DEUG.
47:26C'est une honte.
47:27Et la troisième,
47:28Najat Vallaud-Belkacem,
47:30qui a été nommée...
47:31Ex-ministre de l'éducation.
47:32De l'éducation,
47:32qui a dit
47:33j'ai passé un concours.
47:34Non, non, non, non,
47:35madame,
47:36vous n'avez pas passé un concours.
47:37Vous avez été nommée
47:38en Conseil des ministres
47:39par M. Macron
47:40sur une liste
47:41de 130 ou 160,
47:43je ne sais plus,
47:44personnes.
47:45C'est une commission
47:46indépendante,
47:47soi-disant,
47:48de six personnes
47:49qui a décidé
47:49et au miracle,
47:51c'est tombé pour vous,
47:52pour le plus haut poste
47:53à la Cour des comptes,
47:54pour laquelle elle n'a
47:56aucune compétence,
47:57aucune compétence,
47:58comme Amélie de Montchalin.
47:59Comme Amélie de Montchalin.
48:01Donc finalement,
48:02le socialisme
48:02est un macronisme
48:04qui a réussi
48:05dans la défaite,
48:06un peu comme les LR
48:08qui ont sauvé
48:09depuis le début
48:10ce gouvernement,
48:11qui ont offert
48:11le plus de premiers ministres
48:12et de ministres
48:13à M. Macron.
48:14Donc ça s'appelle
48:15le système.
48:16Il est pourri
48:17de la cave au grenier.
48:19C'est ce que j'ai dit
48:20tout à l'heure.
48:21Il faut voter absolument
48:22pour le bloc central.
48:22C'est pour ça que j'enfonce le coup.
48:25Allez, le dernier
48:25pour son coup de gueule,
48:26Philippe Pasco.
48:27Moi, je vais vous parler
48:28d'amour, les enfants.
48:30Formidable.
48:31Il se trouve qu'en France,
48:32nous avons atteint un seuil
48:34puisque j'ai appris ce matin
48:35en écoutant France Impôt
48:36comme mon ami Didier.
48:38France Impôt ou France Info ?
48:39Justement, j'aime bien
48:40l'absurde,
48:41avélateur,
48:42que la France était
48:43dans le déclin
48:44puisque nous avons
48:45un taux de natalité
48:46de 1,56.
48:49Donc, nous sommes
48:50une population vieillissante
48:52comme le Japon,
48:52comme l'Allemagne
48:53et c'est intolérable.
48:55Et c'est intolérable.
48:56Et donc ?
48:56Et donc,
48:57il y a une commission
48:57qui vient de se monter
48:58et j'ai appris
49:00et j'ai vérifié.
49:01J'espère que c'est un fait
49:02que ce que j'ai vu
49:02parce que là,
49:04on atteint le summum
49:05du summum
49:06du summum
49:07pour résoudre le problème.
49:08Vous savez aussi
49:09que quelque part,
49:09on est en phase
49:10de pré-guerre
49:11etc.
49:12Et de ne pas avoir
49:13d'enfance,
49:13ça va être grave
49:14parce qu'il y a même
49:14un général
49:15qui a déclaré
49:15qu'il fallait absolument
49:16qu'on se prépare.
49:18C'est M. Burkart,
49:19le chef d'état-major.
49:21Non, non,
49:21c'est pas Burkart.
49:22Non, non,
49:22Burkart,
49:23c'est le prédécesseur.
49:24Non, non,
49:24c'est pas sympa.
49:26C'est pas Burkart,
49:28vous avez raison, pardon.
49:28Il y a un type
49:29et j'espère que c'est un fait
49:30mais je l'ai trouvé
49:30sur France.
49:31Allez-y.
49:31Je l'ai trouvé sur Capitain.
49:32Il faut ménager le système.
49:33Il te reste 24 secondes.
49:35Qui met la pression ?
49:36En général,
49:36je suis très bon pour ça.
49:38Qui est un type
49:38très intelligent
49:39qui s'appelle Macron
49:40qui a décidé
49:41d'envoyer une lettre
49:42cet été
49:43à tous les jeunes
49:45de plus de 29 ans
49:45pour leur dire
49:47qu'il faut qu'il faut
49:47de plus de 29 ans.
49:49Pour leur dire
49:50que faire attention,
49:50l'horloge génétique
49:51est en train
49:52de se terminer.
49:53Dépêchez-vous
49:54de faire des enfants
49:55parce que
49:56et il va même joindre
49:57un manuel sexuel
49:58d'après ce que j'ai lu
49:59à cette lettre-là.
50:01Donc en gros,
50:01je résume,
50:02faites l'amour
50:03pour pouvoir mieux
50:04faire la guerre.
50:05Faire l'amour
50:05et la guerre.
50:06Je trouve ça complètement...
50:07Ce sont les enfants prostatiques.
50:09Ça coûte beaucoup d'argent.
50:11Et en plus,
50:11extraordinaire,
50:12je vais juste rajouter
50:13une petite louche,
50:14c'est envoyé par lettre
50:15au 21e siècle.
50:16Oui, c'est ça.
50:17Pourquoi pas
50:18par pigeon voyageur ?
50:18Parce qu'il y a des gens
50:19qui croquent encore là-dedans.
50:21Allez, ça,
50:21merci pour vos coups de gueule.
50:22On fait le tour
50:23des coups de cœur.
50:23C'est Tariq Dali
50:24qui commence avec son coup de cœur.
50:26Un coup de cœur,
50:27par définition,
50:27c'est inattendu.
50:28Ça vient subitement.
50:29Eh bien, voici un.
50:30Je ne connaissais pas
50:31Karine Lemarchand.
50:32Je n'ai jamais vu son émission.
50:33Mais là, je lui dis
50:34bravo, madame.
50:35Vous avez dit la vérité
50:36et vous n'avez pas peur.
50:38Il se trouve donc
50:38que l'extrême-gauche
50:39s'est mobilisée
50:39comme elle sait si bien le faire.
50:41Deux députés ont même
50:42saisi l'ARCOM.
50:43Vous savez,
50:43l'agence de répression
50:44et de censure
50:45des opinions méprisées.
50:46Le truc qui ferme
50:47les chaînes de télé.
50:48Ils envisagent même
50:49de saisir
50:50le procureur de la République.
50:52Et pourquoi donc ?
50:52Pour racisme, bien sûr.
50:54Qu'est-ce qu'elle a dit ?
50:55Tout simplement que
50:57débarquant à Paris
50:58au milieu des années 1980
50:59en provenance
51:00de sa Lorraine natale,
51:02elle fut étonnée
51:02de voir autant
51:03de noirs et d'arabes
51:04sortir du RER.
51:06C'est tout.
51:07Ah si.
51:07Elle a même ajouté
51:08que son étonnement
51:09venait du fait
51:09qu'à Nancy,
51:11à l'exception d'elle-même
51:12et de sa sœur...
51:12Parce qu'elle est métisse, hein ?
51:14C'est ça.
51:14À l'exception d'elle-même
51:15et de sa sœur,
51:16elle n'avait jamais vu
51:17personne ayant
51:17la même couleur de peau.
51:19Voilà ce qui vous vaut
51:20aujourd'hui
51:20les foudres des bien-pensants.
51:22Puisque c'est comme ça,
51:23c'est moi qui vais
51:24en rajouter une couche.
51:26À l'âge que j'ai,
51:27on devine que
51:27j'ai connu une France
51:28qui n'était pas franchement
51:29comme elle est aujourd'hui.
51:31Et bien moi,
51:31je vais remonter 20 ans
51:32avant Karine Le Marchand
51:33au milieu des...
51:33Comme me dit L'Oréal
51:34et la télé en noir et blanc.
51:36Exactement.
51:36Au milieu des années 1960,
51:38en banlieue sud de Paris,
51:40un élève noir
51:41était arrivé dans notre classe.
51:42Il devait être en cours moyen
51:43première année,
51:45cours moyen deuxième année,
51:45je ne sais plus.
51:46Et bien je vous confirme
51:47que nous étions tous étonnés
51:49pour ne pas dire apeurés.
51:50Bravo Karine Le Marchand
51:52d'avoir,
51:53comme disait Charles Pégu,
51:54vu ce que vous avez vu.
51:56Et puis surtout,
51:57bravo
51:58de ne pas vous être auto-censuré.
52:00Parce qu'elle avait parié
52:01500 euros
52:02qu'on lui tomberait dessus
52:02si elle parlait de ça
52:03sur CNews.
52:04Et bien elle en a parlé.
52:05Bravo.
52:05Merci beaucoup.
52:07Antoine.
52:08Et bien je vais rester
52:08dans aussi quelque chose de...
52:11Sévillon remonte à la France d'avant
52:12mais moi mon coup de cœur
52:13c'est le centenaire
52:15de la naissance
52:16de Paul Bocuse.
52:17Alors le cuisinier du siècle.
52:19Monsieur Paul.
52:20Le pape de la gastronomie.
52:21Et moi c'est un coup de cœur énorme
52:23puisque c'est au-delà évidemment
52:24de mon amour
52:25pour la bouffe carrément
52:27et pour la gastronomie française.
52:29C'est quelqu'un qui est quand même exceptionnel.
52:31Alors déjà engagé à 16 ans
52:33dans l'armée de libération.
52:34Quand même blessé en Alsace
52:36il me semble.
52:37Un fervent défenseur
52:39des générales de Gaulle
52:39et de la France.
52:41Et un fervent défenseur
52:41des terroirs français.
52:42Parce que c'est lui qui montre
52:43que la gastronomie
52:44c'est pas une assiette
52:45au-delà d'une assiette mondialisée
52:46où c'est pas des petites vapeurs
52:48qui sortent d'une assiette
52:49ou je ne sais quoi.
52:50Non, la gastronomie c'était
52:51c'est la sublimation des terroirs.
52:55C'est ça qu'il a su montrer
52:56et je trouve ça exceptionnel.
52:57C'est quelqu'un qui a toujours été colongeur
52:59comme il le disait
53:00colonge en bondore
53:02qui est resté toujours près
53:04de sa rivière, la Saône.
53:07Et je trouve ça fascinant
53:08et c'est quelqu'un
53:08qu'il faut encore continuer
53:10de redécouvrir
53:11puisque c'est quelqu'un
53:12qui disait quand même
53:13un truc exceptionnel
53:14pour un chef comme lui
53:14avec une humilité quand même terrible
53:16mais il n'y a pas de bon chef
53:17il n'y a que des bons produits.
53:18Et je trouve que c'est quelque chose
53:20pour défendre encore aujourd'hui
53:21ceux qui font ces bons produits
53:22qui sont nos agriculteurs
53:23qu'il faut continuer à défendre
53:25à défendre
53:25contre ce libre-échange
53:26complètement forçonné.
53:27Absolument d'accord.
53:28Le paradoxe de Bocuse
53:29c'est que c'était aussi
53:30le premier chef star international.
53:32Mais qu'il exportait
53:33dans ce sens-là
53:34j'allais dire ça me va
53:35quand c'est pour exporter
53:35la culture française
53:36la belle culture française
53:38aux Américains
53:39et pas se faire attaquer
53:41j'allais dire par les Américains
53:42et subir une américanisation
53:44quand c'est dans ce sens-là
53:46ça me va un peu mieux.
53:46Un peu cher le menu quand même.
53:47Le menu était peut-être
53:48un peu cher.
53:49Mais c'était bon.
53:50Quand même
53:50réservé à une certaine élite
53:52bien sûr.
53:52C'est le mot qu'on puisse dire.
53:54Ok.
53:54Merci beaucoup.
53:55Didier Maisto.
53:56Alors d'abord
53:56je vais rebondir très rapidement
53:58sur mes deux compères.
54:01Moi j'ai bien connu Bocuse
54:03dans une ancienne vie
54:04professionnelle à Lyon.
54:05C'était l'excellence française
54:06et une cuisine
54:07qui a su rester proche
54:08on parlait de proximité
54:09des gens du peuple etc.
54:11Les poulets de Bresse.
54:12Vous avez connu Bocuse
54:12personnellement
54:13et vous avez mangé là.
54:14Avec Lyon Capital
54:15on en avait fait
54:16l'homme de l'année etc.
54:17Il venait souvent.
54:19Après bon
54:20les Noirs
54:20moi je ne partage pas
54:21tout à fait votre point de vue
54:22parce que moi
54:22quand je vois Karine Le Marchand
54:23j'ai plutôt envie de l'embrasser
54:24et elle ne me fait pas peur.
54:27Alors après
54:27mon coup de coeur
54:31il est double
54:32pour deux amis
54:33d'abord pour
54:34Alexandra Orion-Code
54:36à qui je voudrais rendre hommage
54:37qui est la première
54:38à parler
54:39des effets secondaires
54:41du vaccin
54:42et du risque
54:44de la modification
54:45du génome humain
54:47quand on voit aujourd'hui
54:48ça c'était la pandémie
54:49pendant la pandémie
54:50elle a été bien seule
54:52une femme admirable
54:53qui s'est fait
54:53voilà
54:54et comme toujours
54:56juste ici manante
54:57et puis la vérité
54:58il n'y en a qu'une
54:59celle des faits
54:59les faits
55:00lui donnent raison
55:01et le deuxième
55:02aussi un précurseur
55:04c'est mon pote
55:05Carl Zero
55:05qui dans une indifférence polie
55:08quand ça n'était pas
55:09de l'hostilité franche
55:10a parlé de toutes ces questions
55:12de pédocriminalité
55:13parlant des pratiques
55:15solitaires
55:16mais aussi des réseaux
55:17et de l'arrogance
55:19de l'impunité
55:19et bien aujourd'hui
55:21avec l'affaire Epstein
55:22bravo Carl
55:23bravo
55:24on a fait pas mal
55:25d'émissions ensemble
55:26sur ces questions là
55:27bravo pour ton courage
55:28et ta constance
55:28parce que les faits
55:30sont têtus
55:31bravo à tous les deux
55:32merci beaucoup
55:34je suis très touché
55:34parfait
55:36Philippe Pasco
55:37votre coup de coeur
55:38alors mon coup de coeur
55:39c'est un coup de coeur
55:40qui s'adresse à monsieur Bolloré
55:41et à monsieur Arnaud
55:43si jamais quelqu'un
55:44peut leur passer le message
55:45n'hésitez pas
55:46donc moi je voudrais vous parler
55:48d'un Canadien
55:48qui s'appelle
55:50Yvon Chouenard
55:51qui est né en 1938
55:52qui était un petit alpinisme
55:55etc
55:55qui à 14 ans
55:56on s'est rendu compte
55:57que quelque part
55:58les crochets
55:59qu'on mettait dans la montagne
56:01puisque c'était un grimpeur
56:02n'était pas pratique
56:03donc il a inventé
56:04un nouveau piton
56:05qui permettait
56:07de préserver la montagne
56:09et même après d'ailleurs
56:09en 1973
56:10quand il a remonté une société
56:11il s'est aperçu
56:12que les pitons
56:13qu'il avait inventés
56:14blessaient la montagne
56:15et il a inventé
56:16des pitons accrocheurs
56:17qu'on pouvait retirer
56:18donc qui ne blessaient pas
56:18la montagne
56:19c'est un type
56:20qui a fait fortune
56:21mais vraiment fortune
56:22et qui là vient de
56:24donner toute sa fortune
56:27mais oui
56:27parce qu'il a créé une marque
56:28ce nom
56:29Patagonia
56:31mais voilà
56:32c'est pour ça que je le connaissais
56:33Patagonia
56:33donc son entreprise
56:35au lieu de la céder
56:35à sa famille
56:36etc
56:37il a cédé ça
56:38à une fondation
56:40qui lutte
56:40pour la préservation
56:42de l'environnement
56:42ça rapporte
56:43100 millions d'euros par an
56:45et il a
56:46tout donné
56:47donc monsieur Bolloré
56:49monsieur Arnaud
56:50si vous épouviez
56:51un petit peu
56:52en prendre de la graine
56:53ça serait sympa
56:54pour l'ensemble
56:54du peuple français
56:55merci beaucoup
56:57très beau coup de coeur
56:59la proche du transsibérien
57:00ça me faisait penser
57:00Blaise Sandrars
57:01la Patagonie
57:02la Patagonie
57:03il n'y a plus que la Patagonie
57:04qui convienne
57:05à mon immense tristesse
57:06et je trouve ça
57:07magnifique
57:08comme histoire
57:09vous nous citez
57:10vous nous citez
57:11Blaise Sandrars
57:12ah bah oui
57:12c'est un des auteurs
57:13fétiches
57:14moi je lis aussi beaucoup
57:15je lis aussi beaucoup
57:16Philippe Pascot
57:17je n'ai pas cette prétention
57:19je sais que vous êtes poète
57:19puisque vous publiez
57:20des recueils de poésie
57:21à lire absolument
57:23écoutez messieurs
57:25je ne sais pas
57:25pour vous
57:26et vous qui nous regardez
57:27messieurs et mesdames
57:28si cette émission
57:29vous a plu
57:30moi
57:30elle m'a beaucoup séduit
57:32beaucoup beaucoup
57:33et bien j'espère
57:34qu'on se reverra
57:35dans 15 jours
57:36avec une aussi bonne émission
57:37à très vite
57:38et je vous remercie
57:39à très bientôt
57:40et je vous remercie
57:40à très bientôt
57:41et à très bientôt
57:42à très bientôt
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