00:00Ici Matin.
00:037h44, c'est l'invité d'ici matin.
00:05Les élections municipales, c'est dans un peu plus d'un mois.
00:08Premier tour, le 15 mars, et à Perpignan, la gauche part en lutte contre le maire RN sortant.
00:13Louis Alliot totalement dispersé.
00:15Ce matin, Marie, vous recevez justement l'un de ses candidats, un homme en colère.
00:19Bonjour Mathias Blanc.
00:20Bonjour.
00:20Tête de liste, Perpignan autrement.
00:23Le parti socialiste ne vous a finalement pas donné son investiture.
00:27Il vous a préféré Agnès Langevin.
00:28Est-ce que vous pouvez nous garantir, dans ces conditions, que vous maintenez votre candidature à la mairie de Perpignan ?
00:33Bien sûr qu'on maintient cette candidature.
00:35Vous savez, une fois que cette décision a été prise, on a fait une réunion, comme on fait toutes les semaines,
00:41avec l'ensemble des membres de Perpignan autrement.
00:44Et ça a été très clair, il n'y a pas eu aucune ambiguïté.
00:48Rien ne pourrait vous faire renoncer aujourd'hui ?
00:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est trop avancé dans cette élection pour qu'on puisse renoncer.
00:55Mais est-ce que ça n'adresse pas un message un peu confus aux électeurs de gauche qu'on a pu entendre ce matin sur l'antenne d'Issi Roussillon ?
01:02Il y en a qui parlent de gâchis, de querelles, de clochers.
01:05Chacun veut courir pour sa pomme. Est-ce qu'on en est là, Mathias Blanc ?
01:08Si vous me posez la question de savoir si on regrette qu'il y ait cette division, oui, on regrette qu'il y ait cette division, bien sûr.
01:13Mais il faut quand même rappeler ce qu'est Perpignan autrement.
01:14Perpignan autrement, c'est un mouvement qui a été créé justement pour éviter cette union.
01:19On est les seuls à avoir imaginé un outil collectif et démocratique qui permet d'éviter l'union, si vous voulez.
01:26On avait le constat clair qu'il n'y avait pas de candidature naturelle, personne se détachait.
01:33Il n'y avait pas de parti qui pouvait entraîner tout le monde derrière lui.
01:36Donc l'idée, c'était assez simple. On n'est pas des génies.
01:39C'était de mettre tout le monde autour de la table.
01:40Et donc, c'est ce qu'on a fait.
01:42Et puis certaines ont décidé de ne pas venir autour de la table.
01:45Et ça, on ne peut que le regretter, effectivement.
01:46Donc c'est la faute plutôt d'Agnès Langevin et de ses colistiers, aujourd'hui ?
01:50Si vous voulez, quand vous faites l'union comme ça, que vous décidez de mettre tout le monde autour de la table,
01:56il y en a certains qui refusent. Pourquoi ?
01:57Pour des stratégies nationales, c'est le cas de LFI.
02:00Et puis, il y a des aventures personnelles.
02:02Le problème, c'est que ces aventures personnelles, elles créent une division.
02:05Elles créent une division et notamment parce que quand cette aventure personnelle,
02:09elle est soutenue depuis ailleurs,
02:12effectivement, alors qu'il n'y a pas de capacité de rassemblement,
02:16effectivement, ça crée de la division.
02:18Mais alors, en quoi l'aventure d'Agnès Langevin, elle est plus personnelle que la vôtre, Mathias Blanc ?
02:21Je vous rappelle que, contrairement à Agnès Langevin,
02:24moi, je n'ai pas eu peur de me soumettre à un vote des membres de Perpignotrement.
02:31Elle a décidé de ne pas rentrer dans un processus démocratique.
02:34Moi, j'ai décidé, j'ai fait le choix de me soumettre à ce vote.
02:37J'aurais pu très bien ne pas être tête de liste.
02:39Et j'ai été en concurrence avec d'autres personnes.
02:43Et voilà, il se trouve que c'est moi qui ai été désigné.
02:45Je n'aurais pu très bien ne pas être moi.
02:46Et donc, le Parti Socialiste qui lui a finalement donné son investiture à Agnès Langevin ce week-end,
02:50est-ce que c'est une décision qui vous a surpris, déçus, mis en colère ?
02:54Alors, c'est une décision.
02:55C'est une décision, déjà, c'est une décision d'appareil qui est complètement hors sol,
02:59qui vient de Paris.
03:01Là où je suis vraiment très en colère, c'est parce que la voix des militants a été méprisée.
03:07Ça, c'est un véritable scandale.
03:08C'est-à-dire que les militants de Perpignan, ceux de la Fédération Catalane du Parti Socialiste,
03:12s'étaient clairement prononcés en faveur de Perpignan.
03:15Autrement, ils voulaient cette aventure collective parce qu'ils avaient conscience qu'il fallait qu'il n'y ait pas de division.
03:19Eh bien, ça, ça n'a pas été respecté.
03:21Et puis, c'est une décision qui n'a pas de logique politique parce qu'elle tourne le dos à l'union de la gauche.
03:27Il y avait une large union de la gauche et des progressistes.
03:29Cette décision du Parti Socialiste National, elle tourne le dos à cette grande union au profit d'une union avec le centre et la droite.
03:37Donc, il n'y a pas de cohérence. Nous, on garde notre cohérence.
03:40Mais la cohérence, malgré le fait qu'aucun candidat, il y a une potentialité, pardon,
03:45qu'aucun candidat de gauche n'attienne les 10% ne puisse se maintenir au second tour.
03:50Vous êtes prêt à l'assumer, ça, Mathias Blanc ?
03:51Mais nous, on a, je vais vous dire très tranquillement, sur la question de la responsabilité de la division,
03:56nous, on est très à l'aise. Nous sommes les seuls à avoir fait ce qu'on a fait.
04:00Je vous le dis très tranquillement, on est les seuls à avoir fait ce qu'on a fait.
04:02Personne n'a proposé autre chose.
04:04Donc, ceux qui, aujourd'hui, crient à l'union, qui se réveillent en décembre, en janvier,
04:09et qui crient à l'union, je trouve ça particulièrement malvenu.
04:11D'autant que la plupart du temps, c'est les mêmes qui ont soutenu, en sous-main, dans l'ombre,
04:17la candidature d'Agnès Langine, qui n'étaient pas capables de rassembler, d'accord,
04:21qui n'avaient pas réussi à gagner le vote de ces militants,
04:24qui n'avaient pas recueilli non plus le vote des militants socialistes.
04:27Enfin, tout ça, si vous voulez, fait qu'au bout d'un moment, non, on n'a pas de responsabilité,
04:32ni les socialistes, ni les membres de Perpignan autrement.
04:357h49, Marie, votre invitée ce matin, Mathias Blanc, candidat au municipal à Perpignan.
04:39Alors, pas de la responsabilité de la division, d'après vous, Mathias Blanc,
04:42mais il faudra quand même bien assumer ce potentiel résultat.
04:44Écoutez, aujourd'hui, ce qui est important aussi, c'est qu'il faut un renouvellement des pratiques.
04:50Ce qui s'est passé sur cette élection municipale, que je trouve quand même assez scandaleux,
04:55je vais vous le dire, c'est qu'avec ces soutiens cachés, ces manœuvres, ces déloyautés,
05:00cette lâcheté aussi, d'une certaine manière, tout ça, il faut tourner la page de ces pratiques-là.
05:05Alors, je pense qu'aujourd'hui, ce qui dégoûte les gens de la politique, c'est ça.
05:11Et quand on a des militants dont la voix n'est pas entendue,
05:13quand on a des citoyens qui voient ce qui se passe et qui comprennent bien
05:18qu'on n'arrive pas à s'unir parce qu'il y a ces petites manœuvres d'appareils
05:21qui viennent d'ailleurs pour des intérêts qui n'intéressent pas Perpignan.
05:24Ici, c'est Perpignan.
05:25Il ne faut pas que cette municipale soit le laboratoire de la présidentielle.
05:29Et c'est ça qui est en train de se passer aujourd'hui.
05:31Donc, aujourd'hui, cette question de la responsabilité, pour moi, elle est réglée.
05:35Les comptes seront faits après.
05:37Et je pense qu'ensuite, il faudra repartir sur des bases très saines
05:39avec du renouvellement sur les pratiques.
05:42On va parler un tout petit peu de votre programme, Mathias Blanc, ce matin.
05:45Vous proposez notamment la gratuité dans les bus à Perpignan jusqu'à 26 ans.
05:50Combien ça va coûter, ça, dans votre programme, Mathias Blanc ?
05:52Ce qui est important, notre enjeu pour les Perpignanaises et Perpignanais,
05:56c'est de décloisonner cette ville.
05:57Cette ville, il y a des murs qui ont été construits entre les quartiers,
06:00qui ont été construits entre les gens.
06:02Aujourd'hui, il faut que ces murs, ils sautent très concrètement.
06:04Et pour faire ça, il faut refaire du lien.
06:07Il faut refaire du lien.
06:08Et ça passe notamment par une politique très ambitieuse sur la question des transports.
06:11Donc, il faut des bus au niveau de service.
06:13Il faut la gratuité aussi.
06:15Il faut des pistes cyclables qui puissent être vraiment en site propre.
06:18En fait, qu'on puisse vraiment faciliter, fluidifier les déplacements.
06:24Après, sur la question du coût, tout ça, ça s'étudie.
06:26Mais je pense que c'est un poste fondamental.
06:28En matière de lien, il faut aussi qu'on mette des maisons de quartier,
06:32qui soient vraiment des maisons de quartier.
06:33Il faut que chaque Perpignanais et chaque Perpignanais ait sa place dans cette ville.
06:37Il n'y a pas de citoyens de seconde zone à Perpignan.
06:39Merci beaucoup, Mathias Blanc, d'avoir été avec nous ce matin.
06:43Je rappelle, vous êtes la tête de liste Perpignan,
06:45autrement pour ces municipales à Perpignan.
06:46Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
06:47Merci.
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