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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:00Actus locales, musique et bonne humeur.
00:04Il est 7h46, vous écoutez ici Roussillon, Clotilde Jupon, notre invité.
00:07On vote dans 4 mois, et oui, notre invité est candidat aux élections municipales à Perpignan.
00:12Lui a officialisé sa candidature vendredi dernier.
00:14Il se targue d'avoir rassemblé derrière lui toute la droite.
00:17Bonjour Bruno Nougarède.
00:18Bonjour.
00:19Donc on le disait, vous êtes chef de file de l'opposition en ce moment à Perpignan au conseil municipal.
00:24Face à vous pour les prochaines élections,
00:26Louis Alliot, avec beaucoup plus de popularité,
00:31il est beaucoup plus connu, c'est le maire sortant par rapport à vous.
00:34Comment vous comptez vous y prendre pour le battre ?
00:37Je veux dire très clairement, mon sujet ce n'est pas Louis Alliot.
00:39Pendant 5 ans, j'ai été effectivement membre de cette opposition municipale.
00:44Aujourd'hui, je suis candidat à l'élection municipale.
00:45C'est-à-dire que je me suis opposé, et maintenant je vais proposer.
00:49Je vais construire un projet pour Perpignan.
00:51Avec mon équipe, réunie, derrière moi,
00:54nous allons formuler un certain nombre d'idées, d'idées neuves,
00:56pour changer le quotidien des Perpignanais.
01:00Sur quelles idées ? Vous voulez changer quoi à Perpignan ?
01:04Je crois que tout le monde s'accordera à dire que cette ville n'est pas aussi attractive qu'elle devrait l'être.
01:08C'est pour moi le maître mot à l'attractivité.
01:10Quand vous regardez, l'attractivité, elle concerne tout le monde.
01:12Ça concerne la population de Perpignan, sur des sujets de proximité,
01:15sur des sujets de sécurité, de propreté, de santé.
01:18Ça concerne la capacité à rentrer dans cette ville, à en sortir, à pouvoir la visiter.
01:23Donc ce sont les problématiques de mobilité qui vont se poser pendant toute cette campagne électorale.
01:28Il y a un sujet de fierté aussi.
01:30Est-ce que notre cœur de ville aujourd'hui est aussi attractif qu'il devrait l'être ?
01:33Et je crois que non.
01:34Et nous allons faire, et nous allons proposer tout au long de cette campagne,
01:37beaucoup d'idées neuves.
01:38Et j'ai réussi, je crois, et c'est un point de satisfaction pour moi,
01:43à rassembler derrière moi des gens qui, peut-être, pensaient différemment,
01:46mais qui, aujourd'hui, acceptent de porter ce projet pour Perpignan.
01:50On va en parler, justement, de l'équipe, peut-être, qui vous suivra.
01:53Mais sur la sécurité, par exemple, sur ce thème-là, précisément, à Perpignan,
01:57Louis Allieu a été élu sur cette thématique.
02:01Qu'est-ce que vous ferez mieux que lui ?
02:02Qu'est-ce que vous voulez mettre en place qui n'a pas été déjà fait ?
02:05Alors, très clairement, sur la sécurité, il y a deux axes.
02:07Le premier axe, c'est la manière dont la police municipale va être cet outil,
02:11je dirais, anti-emmerde du quotidien des Perpignanais.
02:14Ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, des filles soient sifflées dans la rue.
02:18Ce n'est pas normal qu'il y ait un certain nombre de difficultés liées au trafic de stupéfiants,
02:22liées aux incivilités du quotidien.
02:24Et là-dessus, on peut faire plus.
02:26C'est-à-dire qu'on peut mettre plus de police municipale sur le terrain.
02:28Un exemple tout bête, remplacer un poste de police,
02:31ou en tout cas compléter le dispositif des postes de police fixes
02:34par des postes de police mobiles, comme ça s'est fait dans d'autres villes,
02:36dans d'autres très grandes villes.
02:37Et ça a fonctionné.
02:38On est déjà en dédié qu'il y a le plus de policiers.
02:39Oui, mais la question c'est comment on les utilise et à quoi on les utilise.
02:42Comment on rappelle à l'État aussi ses prérogatives en termes de police nationale,
02:47comment l'État lutte contre les trafics de stupéfiants notamment,
02:49et comment la police municipale s'installe dans les quartiers,
02:53à proximité des habitants,
02:54pour vraiment construire ces dispositifs anti-emmerde du quotidien.
02:58Et puis en parallèle de ça, il faut casser la fabrique de la délinquance.
03:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui, agir aussi pour faire que demain,
03:05il n'y ait plus de nouveaux délinquants.
03:06En tout cas, il y en a moins que ceux qui se présentent, si j'ose dire, sur le marché.
03:09On a un vrai sujet autour de ça.
03:11Construire une prévention efficace pour petit à petit arriver quand même
03:15à tarir cette source qui pose de nombreux problèmes aux Perpignanais encore aujourd'hui.
03:19Et malheureusement, les statistiques du ministère de l'Intérieur
03:21sont assez mauvaises sur la ville de Perpignan.
03:24Et ça contribue d'ailleurs à une forme de désaffection de la ville.
03:27Vous partez avec qui en campagne ?
03:29Parce que vous vous targuez d'avoir rassemblé beaucoup à droite.
03:31Vous êtes pourtant quelqu'un d'assez solitaire.
03:34Et puis au niveau du conseil municipal, l'opposition est plus restreinte.
03:39Il y a eu beaucoup de désaffection.
03:40Donc vous partez avec qui en campagne ?
03:42Alors très clairement, on m'a reproché d'être tout seul.
03:45Je crois avoir fait la démonstration.
03:46Vous savez, en 2020, quand vous regardiez sur le périmètre de l'Union des Droites et des Centres,
03:50vous aviez cinq listes différentes.
03:52Là, je me présente avec le soutien de l'ensemble des formations politiques,
03:57des LR, de l'UDI, d'Horizon, du Modem, de Renaissance,
04:01qui acceptent tous de porter un projet, une équipe pour Perpignan.
04:06Donc vous voyez que cette accusation qui m'est faite,
04:08ou ce reproche qui m'est fait d'être seul, n'est pas totalement vrai.
04:11Et dans les prochains mois, seront présentées les équipes complètes.
04:15Oui, aujourd'hui, vous avez déjà un certain nombre de personnes
04:17qui ont soutenu officiellement, via un communiqué de presse
04:21qui a été publié la dernière semaine, cette campagne et la liste que je vais conduire.
04:26Donc le temps viendra où seront révélés l'ensemble des colissiers.
04:30Vous savez, les listes aux élections municipales,
04:31elles sont déposées en préfecture autour du 25 février.
04:34Donc il reste quelques jours.
04:35Effectivement.
04:36Justement, aujourd'hui, on a eu dans le Canard Enchaîné un article vous concernant.
04:41Vous êtes présenté comme la brebis galeuse de Perpignan,
04:43avec des mots assez forts et des idées proches de l'extrême droite
04:47qui vous sont attribuées, notamment sur l'homosexualité.
04:52On ressort des éditos que vous auriez publiés dans la NEF,
04:57un mensuel catholique, où vous auriez écrit
05:00« C'est bien gentil de présenter les homosexuels comme des gens, parfaitement normaux ».
05:04Vous parlez aussi du triste anniversaire de la loi Veil.
05:06Est-ce que vous avez écrit tout ça ?
05:08Si votre question, c'est de savoir si j'ai été ou je suis homophobe,
05:12la réponse est très claire.
05:14Je n'ai jamais été homophobe, je ne suis pas homophobe.
05:16Si la question que vous me posez est de savoir si j'écrirais aujourd'hui,
05:20ce sont des écrits qui datent de quand j'avais une vingtaine d'années,
05:23d'il y a plus de 20 ans.
05:24Si j'écrirais aujourd'hui ce qui était dans cette revue à ligne éditoriale catholique,
05:29je l'écrirais aujourd'hui.
05:30La réponse est évidemment non.
05:32Sur tous ces sujets, la société a évidemment bougé, évolué,
05:35son regard a évolué, le mien a évolué aussi.
05:37Si la question, très clairement, elle est aujourd'hui de ressortir ses propos,
05:42elle n'a pas beaucoup de sens, à mon avis.
05:45Alors après, vous savez...
05:46Mais c'est sur votre proximité aussi dans les idées avec l'extrême droite au final ?
05:49Non, mais ma proximité, ça n'a rien à voir.
05:50Ce sont des idées, j'écrivais dans une revue qui avait une ligne éditoriale catholique.
05:55Évidemment que j'écrivais ce qui correspondait à la ligne éditoriale de cette revue,
05:59encore une fois, quand j'avais une vingtaine d'années.
06:01Je suis candidat à l'élection municipale à Berpignan,
06:03je ne suis pas candidat au poste de catéchiste.
06:06Donc très clairement, c'est un article comme il y a d'autres,
06:09ce sont entre guillemets des boules puantes qui sont envoyées.
06:12Je pense qu'on est en campagne électorale,
06:14on va essayer de me faire porter tout un tas de choses.
06:18J'assume ce que j'ai pu écrire,
06:20je le regrette quand ça ne correspond plus à ce que je pense aujourd'hui.
06:24Mais c'est ainsi, il n'y a rien en plus...
06:27Je reste dans cette logique-là.
06:30Très bien, merci beaucoup Bruno Nogaret d'être venu en studio aujourd'hui.
06:34Vous êtes, on le rappelle, candidat aux prochaines élections municipales à Perpignan,
06:38candidat d'une liste à droite.
06:40Merci encore d'être venu.
06:41Je vous en prie.
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