00:00Notre invité Simon Colbock, elle est candidate à la mairie de Perpignan.
00:04Et le premier tour c'est dans moins de trois mois maintenant, ce sera le 15 mars.
00:07Bonjour Agnès Langevine.
00:08Bonjour.
00:09Vous êtes vice-présidente de la région Occitanie, c'est votre deuxième candidature à la mairie de Perpignan.
00:13Vous étiez déjà candidate en 2020.
00:15Agnès Langevine, on va évidemment parler de vos idées, de votre programme dans un instant,
00:19mais d'abord le paysage politique de la gauche, toujours aussi divisé à Perpignan.
00:23Il y a une liste insoumis écologistes, une liste PS, PC,
00:27et donc vous, soutenue par Place Publique, trois listes, chacun sa route, chacun sa défaite.
00:32On a envie de dire, où est-ce que vous en êtes des projets de ralliement ?
00:36Il y a une semaine, nous avons pu prendre connaissance d'un sondage IFOP.
00:41C'est un, évidemment, ce n'est pas l'élection, mais c'est un outil qui nous permet de valider ou pas nos stratégies.
00:48Depuis le début, le chemin qui est tracé pour la victoire,
00:54c'est celui d'un rassemblement du Parti Socialiste jusqu'au centre,
00:59avec, bien sûr, des discussions, une constitution de liste commune, c'est en bonne voie.
01:05Ce sondage a fait bouger les choses ?
01:06Ce sondage, bien sûr, a fait bouger les choses,
01:10donc du côté de Perpignan-Autrement, du côté...
01:13Donc Perpignan-Autrement, pour expliquer, c'est la liste emmenée par Mathias Blanc, PS, PC.
01:17Voilà, et donc en fait, aujourd'hui, je crois qu'il faut prendre nos responsabilités.
01:22Le dialogue est positif, et je pense que dans quelques jours,
01:26nous pourrons annoncer une belle union avec une équipe qui tiendra la route.
01:32Vous allez vous ranger derrière la candidature de Mathias Blanc ?
01:34C'est lui qui se range derrière la vôtre ?
01:36Ce n'est pas ce qu'indiquent les sondages.
01:38Les sondages me placent en situation beaucoup plus favorable avec mon équipe, bien sûr,
01:42pour mener cette liste et arriver en deuxième position.
01:46C'est très important d'avoir une dynamique positive et un espoir de victoire.
01:51Et vous nous le dites ce matin, c'est fait, Mathias Blanc va vous rejoindre.
01:53Je ne dis pas que c'est fait, je dis que le dialogue avec le Parti Socialiste,
01:57au niveau local, mais aussi au niveau national,
01:59les choses sont aussi au travail.
02:02On n'avait pas attendu le sondage pour commencer à se parler.
02:06Donc je suis très très confiante, c'est de notre responsabilité,
02:09pour que nous soyons unis dès le mois de janvier pour lancer enfin cette campagne.
02:15Dès le mois de janvier, vous voulez une union, pas avant Noël ?
02:18Avant Noël, bien sûr, mais l'annonce...
02:20Janvier ou plus tard ?
02:21Je pense que l'annonce se fera en janvier ou plus tard.
02:25Après, les gens commencent aussi à partir en vacances
02:28et à célébrer, à se retrouver pendant les fêtes.
02:32Donc début janvier, on sera unis.
02:35Vous discutez aussi avec Annabelle Brunet,
02:37qui est élue au département centriste, ancienne élue à la ville,
02:40avec Jean-Paul Alduie.
02:43Elle vous rejoint, elle aussi ?
02:44Nous travaillons avec Annabelle Brunet depuis, je le disais, plusieurs semaines.
02:50Donc nos équipes se rencontrent,
02:54nous avons des axes programmatiques déjà établis.
02:58Donc oui, le dialogue est très riche,
03:00et nous nous connaissons depuis longtemps avec Annabelle Brunet.
03:02Vous êtes confiante concernant Annabelle Brunet aussi ?
03:05Un rapprochement vu donc avec Mathias Blanc,
03:08avec la liste PS, PC.
03:10Est-ce qu'un rapprochement est possible aussi avec la liste Insoumis,
03:12écologiste, la liste emmenée par Mickaël Hydraque ?
03:15Là aussi, j'avais toujours indiqué que nos programmes,
03:19nos idées et notre positionnement n'étaient pas convergents.
03:23Donc il y aura cette liste et la nôtre au premier tour.
03:27Et peut-être au deuxième tour, une union.
03:29On verra. En tout cas, ce qui est quand même positif,
03:32c'est le niveau de la gauche, presque 36-37%.
03:36C'est quelque chose qu'on n'avait pas vu se consolider depuis 2008.
03:41Il est 7h48, vous écoutez ici, Roussie,
03:43notre invité Simon Colbock, Agnès Langevin,
03:45vice-présidente de la région Occitanie,
03:47et candidate à la mairie de Perpignan.
03:48Agnès Langevin, lors de votre première prise de parole sur votre programme,
03:52vous avez parlé de la jeunesse,
03:53vous avez aussi parlé de la sécurité.
03:54C'est là-dessus que Louis Alliot a été élu.
03:58Le job n'est pas fait en termes de sécurité à Perpignan ?
04:01Une campagne municipale, c'est bien sûr des projets, des propositions,
04:04mais c'est d'abord le bilan du maire sortant
04:07qui avait fait de la sécurité son étendard,
04:10puisqu'il est lui-même l'adjoint à la sécurité.
04:13Et là, le bilan est vraiment catastrophique.
04:16Et je crois qu'il est...
04:17À ce point, catastrophique ?
04:18Il est catastrophique.
04:19Il faut dire les vrais chiffres.
04:21La sécurité, ce n'est pas qu'une histoire de communication
04:24ou du vent embrassé sur les plateaux télé.
04:27Quelques chiffres que l'on peut trouver sur le site du ministère de l'Intérieur.
04:31Entre 2020 et 2024,
04:33le trafic de stupéfiants a augmenté à Perpignan de 112%.
04:37Les violences, notamment sexistes et sexuelles, de 76%.
04:43Les coups et blessures, 19%.
04:46Si on prend les cambriolages de logements uniquement en 2024,
04:51donc sur une année, plus 22,8%.
04:54Et tout ça, c'est de la faute de Louis Alliot ?
04:55Bien sûr, il est comptable de ce bilan,
04:59parce que la police municipale,
05:02les leviers d'action,
05:05notamment avec les partenaires
05:07que sont le tissu associatif,
05:11sont là pour assurer ce continuum
05:13avec la police nationale,
05:15mais aussi avec l'ensemble des acteurs qui prennent en charge.
05:19Alors, pourquoi son bilan est négatif ?
05:21Alors que le nombre de policiers a augmenté,
05:23alors que le nombre de caméras de surveillance a augmenté,
05:25alors que des postes de police municipales ont ouvert,
05:28vous trouvez que, malgré tout,
05:30le bilan n'est pas à la hauteur ?
05:31Qu'est-ce qu'il aurait pu faire de plus ?
05:32Le bilan n'est pas à la hauteur.
05:33Qu'est-ce que vous auriez fait à sa place ?
05:35Parce qu'il ne met pas la sécurité au cœur du contrat social.
05:39La sécurité, c'est tout cet art qui va de la prévention
05:42jusqu'à la réparation,
05:44en passant, bien sûr, par les actions
05:46menées par la police nationale et par la justice.
05:50La police municipale, c'est celle de la sécurité du quotidien,
05:53de la proximité.
05:55Il ne suffit pas d'aller verbaliser,
05:57notamment des usagers de drogue,
05:58qu'il faut aussi les prendre en charge.
06:01C'est la raison pour laquelle nous proposerons des brigades mixtes,
06:05à la fois avec des policiers municipaux,
06:07dont je salue d'ailleurs le travail,
06:09mais aussi des travailleurs sociaux et des éducateurs.
06:11Donc, pour un policier municipal,
06:14un éducateur ou un médiateur,
06:16en propre à la police municipale,
06:17Ça veut dire beaucoup d'embauches ?
06:18En partenariat avec les associations.
06:20Il faut revoir le financement des associations
06:23qui sont sur le terrain,
06:25qui connaissent les problématiques
06:27et qui ont la confiance des habitants.
06:30Il y a aussi, pour venir soutenir
06:32ces effectifs de police municipale,
06:35nous souhaiterons expérimenter
06:37la création d'une réserve de police municipale,
06:41à l'image des réservistes,
06:43que l'on peut trouver, par exemple,
06:44dans la gendarmerie.
06:45Ça marche, je disais,
06:47sur l'exemple de réservistes de la gendarmerie.
06:50Donc, ce sont des citoyennes et des citoyens
06:52qui peuvent consacrer du temps,
06:54c'est limité en général à 30 jours par an,
06:58et qui vont en avoir un appui, bien sûr,
07:00sur des actions de prévention
07:01ou sur des événements à sécuriser.
07:04Et pourquoi c'est intéressant ?
07:05Parce que ce sont des citoyens.
07:06Et donc, ça fait aussi participer,
07:08ça fait des habitants de Perpignan
07:11à cette question que l'on doit prendre en compte
07:14collectivement,
07:15qui est notre sécurité et notre tranquillité publique.
07:17Vous êtes très critique sur le bilan de Louis Alliot
07:20en termes de sécurité.
07:20Vous dites que le bilan est catastrophique.
07:22Pourtant, dans le sondage dont vous parlez au début,
07:24et que vous considérez,
07:26ce sondage dans le contexte d'union de la gauche,
07:29dans ce sondage, Louis Alliot,
07:30il est à au moins 43% au premier tour.
07:33Les Perpignanais, ils ont l'air satisfaits
07:34du bilan de leur maire.
07:35C'est pour ça qu'une campagne,
07:37c'est aussi d'aller à la rencontre des Perpignanais
07:39et de dire, de déconstruire sa propagande, en fait.
07:44Et je crois que les chiffres, la réalité,
07:47a mené les habitants de Perpignan aussi
07:50à se projeter sur une ville qui est vivante.
07:54Les indicateurs sociaux, on les connaît,
07:56c'est une ville qui s'abîme,
07:58c'est une ville qui n'est pas tournée vers l'avenir.
08:00Et c'est ce projet, ces propositions
08:02que nous voulons évidemment porter
08:05avec ambition, avec énergie.
08:07Merci, Agnès Langevin,
08:09donc, candidat soutenu par Place Publique,
08:11vous nous avez annoncé ce matin
08:12votre union dans les prochains jours,
08:14les prochaines semaines,
08:16avec Mathias Blanc.
08:16Donc, il n'y aurait plus que deux listes
08:18à gauche au premier tour.
08:20Merci beaucoup.
08:21Bonne journée à vous, Agnès Langevin.
08:22Merci beaucoup.
08:28Ici, Roussion Infotrafic,
08:29avec attention à un accident
08:30qui nous est signalé en montagne
08:31sur la nationale 22, kilomètre 3.
08:34Il y a une circulation alternée,
08:35c'est la route d'Andorre,
08:36donc il y a du monde.
08:37Prudence, national 22, kilomètre 3,
08:39circulation alternée
08:40suite à un accident,
08:41l'infotrafic avec ici, Roussion.
08:43Et puis, la musique tout de suite,
08:44c'est lourd.
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