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  • il y a 5 minutes
Jack Lang et sa femme, Monique, ont été placés sous protection policière en raison de menaces émanant des réseaux sociaux, après la révélation des liens de l'ancien ministre de la Culture avec Jeffrey Epstein.

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Transcription
00:00Bonsoir Laurent Merlet, merci d'avoir accepté notre invitation ce soir.
00:04Je disais vous êtes l'avocat de Jack Lang et de sa fille Caroline
00:08qui sont tous les deux visés par une enquête du Parquet National Financier
00:10en lien avec l'un des volets français de l'affaire Epstein.
00:14On va en parler tout à l'heure, prendre le temps d'entendre vos explications et de celles de vos clients.
00:19Je voudrais d'abord peut-être simplement vous montrer une image.
00:22Aujourd'hui c'est l'image de l'arrivée, du retour ou des adieux de Jack Lang à l'Institut du Monde Arabe.
00:28C'était aujourd'hui, on sait qu'il a démissionné ce week-end de la présidence
00:32et on a appris également aujourd'hui qu'il était désormais placé sous protection policière.
00:37Est-ce que vous savez pourquoi ?
00:39Oui, Jack Lang a été placé sous protection policière car il fait l'objet de discours haineux sur les réseaux sociaux
00:45et on sait déjà, et je l'ai défendu l'année dernière, qu'il a été agressé physiquement
00:49à la suite de discours haineux sur les réseaux sociaux qui se sont traduits par des agressions physiques devant l'Opéra de Paris
00:55et l'individu qui effectivement a été animé par ces réseaux sociaux a été condamné à 8 mois d'emprisonnement.
01:01Donc compte tenu de la violence médiatique qui s'exerce aujourd'hui sur Jack Lang,
01:05une protection paraît évidente et nécessaire eu égard au déferlement médiatique de ces réseaux sociaux
01:11et on sait déjà les conséquences qu'ils ont eues l'année dernière.
01:13Discours haineux qui vont jusqu'à quel type de menaces aujourd'hui sur sa sécurité, sur sa vie ?
01:18Il suffit de lire les commentaires sur chaque intervention publique, que ce soit les médias traditionnels ou les réseaux sociaux eux-mêmes,
01:24les commentaires parlent d'eux-mêmes, le déferlement de haine.
01:27Vous avez une idée de l'ampleur de ces menaces ? On parle quoi ? De quelques messages ? De plusieurs dizaines ? Plus que ça ?
01:32Je ne les ai pas comptabilisés mais il suffit de cliquer sous chacun des commentaires et des photographies de M. Lang
01:38pour les lire, ces messages nauséeux.
01:40Il est le seul visé aujourd'hui dans la famille ou son épouse également et sa fille que vous défendez également ?
01:46En ce qui me concerne, je n'ai connaissance que d'une protection de M. Lang et de son épouse.
01:51C'est lui qui a demandé cette protection ou elle a été accordée automatiquement au vu de ce qui se passe sur les réseaux sociaux ?
01:57À ma connaissance, c'était absolument nécessaire, j'en connais pas les détails, mais qu'il soit protégé.
02:02Hier encore, durant toute la journée, des paparazzi étaient au pied de l'appartement de Caroline Lang
02:07pour essayer de voler des photographies de ses parents et d'elle-même.
02:10C'est-à-dire que c'est non-stop.
02:13On est une semaine, maître, après le déclenchement de cette affaire en France
02:18qui a été lancée par des révélations de nos confrères de Mediapart.
02:22En quelques mots, quel est aujourd'hui l'état d'esprit de Jack Lang qui a entre-temps démissionné ?
02:27Jack Lang est à la fois très triste d'avoir quitté une institution qui l'affectionne pour un motif qu'il estime très injuste
02:35parce que c'est très injuste et l'avenir le démontrera quand cette affaire sera clôturée.
02:39Mais en même temps, il reste très combatif parce que Jack Lang, ça fait 35 ans que je l'accompagne dans sa vie judiciaire
02:46lorsqu'il a eu besoin de moi et il s'est toujours battu.
02:50Il se battra là encore face à ces fausses accusations qui sont à l'envie perpétrées sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
02:57Vous diriez comme lui, c'est l'une des formules qu'on a retenues de ces interventions médiatiques,
03:03je suis blanc comme neige.
03:04Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous lui avez conseillé de dire ou que vous regrettez qu'il ait dit ?
03:10Non mais d'abord, je n'ai pas besoin de conseiller à Jack Lang les paroles qu'il tient.
03:14Jack Lang s'est parlé lui-même.
03:16La formule est retournée aujourd'hui contre lui parce qu'elle est amusante.
03:19Amusante ou maladroite ?
03:20Elle est peut-être maladroite, peut-être amusante.
03:22Il parle comme il est, il a toujours parlé avec beaucoup d'emphase.
03:25Voilà, c'est Jack Lang et les gens le réduisent à cette image-là.
03:29Sur le fond, ce qu'il veut dire par là et au regard des seuls faits qu'on pourrait lui reprocher
03:33et qui donnent lieu à l'ouverture de cette enquête, c'est qu'il n'a commis aucun élément pénalement répréhensible.
03:40On va venir au fond du dossier dans un instant, mais vous l'avez entendu comme moi.
03:43Comme nous, maître, dire Jeffrey Epstein, je l'ai rencontré par l'intermédiaire d'un ami,
03:48qui s'appelle Woody Allen.
03:51Comme défense, vous entendez que ça peut choquer, porter...
03:54Mais est-ce que les formules maladroites ou la sincérité de Jack Lang...
03:57Mais Jack Lang est sincère, il a toujours revendiqué et maintenu ses amitiés.
04:02Après, est-ce qu'il aurait fallu qu'il passe par un conseiller en communication pour choisir les bons mots ?
04:06Il est spontané.
04:07Ce qui est essentiel, c'est qu'il dit la vérité sur le fond de cette affaire.
04:09C'est ça l'important.
04:11Ce n'est pas tellement la façon dont il le dit, même si aujourd'hui, on est dominé par un monde de communication.
04:15Est-ce qu'aujourd'hui, Jack Lang s'attend à être convoqué ?
04:18Est-ce qu'il est prêt à répondre à des enquêteurs ?
04:20Et est-ce que vous dites, il n'a rien à cacher ?
04:22Non mais, il s'attend à être convoqué.
04:24Jack Lang est professeur agrégé des facultés de droit.
04:26Il connaît le droit, vous voulez dire.
04:27Il sait exactement, et il a pris sa décision en conscience,
04:30en sachant qu'à partir du moment où une enquête préliminaire est ouverte par le parquet,
04:34ça donnera lieu soit à une audition libre, soit à une garde à vue.
04:37Il y aura des perquisitions, il y aura des réquisitions bancaires,
04:41et il ne voulait pas faire vivre ça aux salariés de Lima, aux personnels.
04:44Il sait très bien comment vont se dérouler.
04:46Alors, il y a certaines personnalités publiques qui s'en moquent
04:48et qui continuent à exercer leur fonction au milieu de ce brouhaha.
04:51Jack Lang ne le voulait pas pour l'institution qu'il représentait, qu'il présidait.
04:55Mais vous dites, il n'a rien à cacher.
04:57Si on lui demande, par exemple, l'examen de ses comptes bancaires, il montrera tout.
05:00D'abord, il n'a pas le choix.
05:01Il y aura des réquisitions bancaires.
05:03Parfois, on peut faire traîner les choses.
05:04On ne fera pas traîner les choses et on peut même les remettre spontanément
05:06si l'autorité judiciaire les réclame.
05:09Jack Lang l'a dit et les enquêteurs le vérifieront,
05:12puisqu'évidemment, sa parole n'est pas forcément crue
05:14et tous ceux qui l'abordent diront qu'il ment.
05:17Mais la vérité, c'est qu'il n'a touché aucun revenu,
05:20ni direct, ni indirect, de ce fonds d'art qui a été créé en 2016
05:24et qui a eu deux ans de vie.
05:26Alors, on y vient, justement, au fond du dossier.
05:28On parle aussi.
05:29J'essaie de remettre les choses parce que c'est un peu complexe.
05:32Le parquet national financier enquête donc sur une société offshore
05:35créée, vous l'avez dit, en 2016 dans les îles Vierges américaines,
05:39qui est un paradis fiscal, créé par Jeffrey Epstein,
05:43doté d'un million quatre cent mille dollars.
05:45Et donc, Caroline Lang possédait la moitié des parts.
05:48Ça, c'est ce qu'on a appris il y a quelques jours.
05:50Il s'agissait, d'après les statuts de ce fonds,
05:53d'acheter et de revendre des œuvres d'art.
05:55Là-dessus, on est d'accord ?
05:56On est d'accord.
05:57On est d'accord.
05:58Si vous créez un compte offshore et si vous êtes dans les statuts,
06:01c'est bien pour échapper au fisc ?
06:03Ah non, pas du tout.
06:04La société qui a été créée, qui s'appelait le Britannique,
06:06c'est une LLC, c'est-à-dire l'équivalent d'une SARL.
06:09M. Epstein avait effectivement sa résidence dans les îles Vierges américaines.
06:14Bon, après, ce sont ses avocats qui ont monté cette société,
06:17qui est une LLC, dans laquelle était associé un trust,
06:21qui est aussi une structure parfaitement légale aux États-Unis,
06:23dans laquelle figuraient les apports en industrie de Caroline Lang,
06:27c'est-à-dire ce qu'elle a apporté, c'est sa connaissance de l'art,
06:30on va dire sa matière première, mais tout ça n'a rien d'irrégulier, rien d'irrégulier.
06:34Mais Caroline Lang continue à dire aujourd'hui,
06:36je ne savais pas que j'avais la moitié des parts de cette entreprise.
06:38Non, Caroline Lang ne s'est pas intéressée à l'époque au statut,
06:42et c'est ce qu'elle a appelé sa naïveté, ce qu'elle regrette aujourd'hui.
06:44C'est ce qu'elle nous a dit sur ce plateau il y a quelques jours,
06:46je ne savais pas que mon nom y était.
06:47Parce que dans les statuts, elle n'y avait pas prêté attention,
06:50mais aujourd'hui que les documents sont là et sont à la disposition de la justice,
06:54on voit qu'elle a apporté ce qu'on appelle des parts en industrie,
06:57c'est-à-dire sa compétence.
06:58Vous nous avez dit il y a quelques minutes que je suis l'avocat depuis 35 ans de Jack Lang,
07:01vous êtes aussi l'avocat de Caroline Lang depuis longtemps.
07:02Je le suis et je l'accompagne.
07:04Et à aucun moment, en 2016, elle ne vous dit
07:08« je suis en train de faire des affaires avec Jeffrey Epstein ».
07:10Je n'ai pas été l'avocat de Caroline avant cette affaire,
07:12même si bien sûr je la connaissais,
07:14eu et Garolien familial proche avec ses parents.
07:17Mais jamais, jamais, et c'est bien, je dirais,
07:19la naïveté qu'ils revendiquent et qu'on leur reproche peut-être aujourd'hui,
07:22jamais, ils n'ont demandé l'aide d'un conseil,
07:24et ce sont les conseils de M. Epstein qui ont…
07:26Elle savait qu'elle faisait des affaires avec Jeffrey Epstein dans un paradis fiscal.
07:30Mais un paradis fiscal ne veut rien dire en soi,
07:32ce n'est pas parce qu'une société qui est l'équivalent d'une SARL aux États-Unis
07:36est créée dans un paradis fiscal que c'est illicite, ça c'est faux,
07:39c'est une idée préconçue.
07:41Il n'y avait rien d'illégal dans cette société.
07:43C'est un art fund, c'était un fond d'art
07:45qui avait pour objet de rechercher de jeunes artistes européens
07:49et notamment français pour alimenter une collection et les faire connaître.
07:52Voilà sa mission.
07:53Il y a des questions également sur le rôle de Jack Lang
07:55dans cette société offshore,
07:58puisqu'on a appris que cette société devait s'auto-détruire,
08:01en tout cas être dissoute en cas de décès de Jeffrey Epstein,
08:04de Caroline Lang ou de Jack Lang.
08:08C'est Caroline Lang elle-même qui a expliqué à Mediapart
08:10qu'elle avait découvert ça après avoir consulté ses propres archives.
08:13Comment vous l'expliquez ?
08:15Si Jack Lang n'était pas dans ce fond,
08:16qu'il devait s'auto-détruire en cas de décès ?
08:19C'est deux choses différentes.
08:20Vous lirez les statuts, les statuts seront remis à la justice
08:23et vous verrez que dans les statuts, il existe un article
08:25qui dit que le fond sera automatiquement dissous dans trois cas,
08:30soit au décès de M. Epstein,
08:32soit au décès de Caroline Lang, soit au décès de Jack Lang.
08:34Ce qui veut bien dire que Jack Lang avait un rôle dans cette société.
08:36Mais non, ce n'est pas un rôle,
08:37c'est que les créateurs du fond avaient décidé de faire
08:40de la vie de Jack Lang une condition d'existence du fond.
08:42Parce que peut-être l'arrière-pensée,
08:44mais encore une fois c'est une spéculation de M. Epstein et de ses avocats,
08:47c'était de penser que sans Jack Lang,
08:49on ne trouverait pas les artistes nécessaires.
08:50C'est une sorte de caution intellectuelle.
08:53Je vous lis un mail adressé par Jeffrey Epstein à Jack Lang
08:58et à sa fille en étant en 2016,
09:00au moment où ce fond va être créé.
09:03Voici ce qu'écrit le millionnaire américain.
09:05« Je mets 20 millions de dollars,
09:07Jacques, qu'il écrit d'ailleurs Jacques à la française,
09:13Jacques achète-la, on parle bien de Jack Lang,
09:15pas d'implication de ma part, on partage 50-50,
09:18les profits lui reviennent,
09:20ou à n'importe quel membre de sa famille,
09:21enfant ou petit-enfant, il conclut,
09:23s'il préfère, mon nom n'apparaît pas.
09:25Les profits lui reviennent. »
09:26On parle de Jack Lang.
09:27Oui, mais en réalité, ce mail que j'ai lu comme vous
09:31est un mail qui est très antérieur à la constitution du fonds.
09:33De mémoire, il date de janvier 2016.
09:36Lorsqu'il a parlé de ce projet à Jack Lang,
09:37Jack Lang a dit « mais évidemment que ça ne m'intéresse pas,
09:40ça ne l'intéresse pas,
09:41il était à la tête de l'Institut du Monde Arabe,
09:42ça ne l'intéresse pas de participer à cela. »
09:45Caroline, qui était en relation amicale avec M. Epstein,
09:49a en revanche accepté cette constitution du fonds
09:52qui s'est faite en novembre 2016.
09:53Votre lettre, je crois, date de janvier.
09:55Janvier 2016, oui.
09:55Jacques Lang n'a jamais, jamais participé.
09:58Il en connaissait l'existence, bien sûr, et son objet.
10:00Est-ce qu'il a touché de l'argent ?
10:01Jamais.
10:02Quand une œuvre était revendue ?
10:03Mais ils ne savent même pas s'il y a eu des achats d'œuvre.
10:05Ils ne connaissent pas le détail du fonctionnement du fonds.
10:08Et ça, on remettra les éléments dont on dispose.
10:10Et pardonnez-moi, j'ai remetté.
10:11Mais qui touchait l'argent quand une œuvre était revendue ?
10:13Mais aucune idée,
10:14puisque en réalité, ce fonds a commencé à fonctionner en 2017,
10:17il a cessé en 2019.
10:18Et Caroline Lang,
10:19qui était à la tête d'une société américaine
10:21très importante en France
10:22et qui avait un job à plein temps
10:23et deux filles à élever,
10:24ne s'est en réalité jamais occupé de son fonctionnement.
10:27Jamais.
10:27Donc quand ce fonds...
10:28J'irais, c'est une chance aujourd'hui.
10:30C'est une chance aujourd'hui.
10:30Quand ce fonds s'éteint en 2019,
10:32c'est important de savoir ce qui est devenu l'argent.
10:33L'argent est devenu quoi ?
10:34Eh bien, je n'en ai aucune idée,
10:36et mes clients non plus.
10:38Ils ne le savent pas ce qui est devenu l'argent.
10:39Libération, vous avez peut-être lu ce matin,
10:40dit...
10:41Oui, j'ai lu l'article de Laurent Léger.
10:41C'est un homme d'affaires français,
10:43c'est ce qu'écrit Laurent Léger ce matin dans Libération,
10:45c'est un homme d'affaires français
10:46qui a récupéré l'argent.
10:49Écoutez...
10:49Vous, vous ne le savez pas.
10:50Non, non, non.
10:50Moi, en tant qu'avocat, non,
10:52et mes clients non plus,
10:53puisqu'en réalité,
10:54ce fonds a comme tous les fonds,
10:56encore cette société à respondre,
10:57s'abait limité,
10:58avait un dirigeant.
10:59Caroline Lang n'était pas dirigeante du fonds,
11:00il y avait un manager qui est le dirigeant du fonds.
11:03Il faudra demander au dirigeant du fonds
11:04toutes les explications nécessaires.
11:06Et ni Jack Lang, pardon,
11:07ni Caroline Lang n'ont récupéré les œuvres d'art.
11:09Mais ils n'ont récupéré ni œuvres d'art,
11:12ni argent, ni rien.
11:13Et encore une fois,
11:14il sera très facile par des réquisitions judiciaires
11:16qui s'exerceront à la fois sur ce trust
11:18et à la fois sur les comptes en banque en verre
11:20de mes clients qui sont en France
11:21au Crédit Mutuel du Mans,
11:23de vérifier qu'il n'y a aucun mouvement suspect
11:25sur les comptes de la famille Lang.
11:27C'est très facile et ça pourrait aller très vite.
11:29Il y a, maître, ce volet judiciaire
11:30qui est donc l'ouverture d'une enquête préliminaire
11:32pour blanchiment de fraude fiscale aggravée.
11:34Et puis, il y a un aspect moral dans cette affaire,
11:37c'est de savoir ce que les langues,
11:39père et fille, savaient de Jeffrey Epstein
11:42après sa première condamnation en 2008,
11:44condamnation pour prostitution de mineurs.
11:47Pourtant, pendant des années,
11:49Jack Lang et Caroline Lang
11:51continuent d'échanger avec lui.
11:53Il y a des centaines de références à leur nom
11:55et d'échanges dans les fichiers qui ont été publiés.
11:57Quand on leur demande aujourd'hui
11:58à Jack Lang et à Caroline Lang
11:59ce qu'ils savaient précisément de Jeffrey Epstein,
12:03leur réponse n'est pas la même.
12:04Je vous propose de les réécouter.
12:05Jack Lang et Caroline,
12:07et vous nous expliquerez comment,
12:08finalement, pourquoi ils ne sont pas d'accord.
12:09Il y a bien un moment où vous avez su, quand même,
12:14pour le projet de Epstein, pour son passé.
12:16Mais rien.
12:17Jamais.
12:18Vous l'avez appris au moment de ça de son arrestation.
12:19Je suis sans doute un pauvre naïf,
12:22un pauvre innocent, un pauvre débile.
12:25En plus, moi, je n'intéresse pas la vie privée des gens.
12:27En 2014, M. Epstein me dit
12:30que si je vais sur Google,
12:33je vais peut-être voir une chose sur lui
12:35qui ne va pas me plaire.
12:36Je tombe sur un seul article,
12:38pas des articles,
12:39mais un seul article
12:40d'un journal de Floride
12:44qui mentionne que M. Epstein a été condamné
12:47à 13 mois de prison
12:49pour avoir sollicité une prostituée de 16 ans
12:55pour un massage.
12:56On a donc Jack Lang qui dit
12:58« Je n'ai jamais rien su jusqu'à la mort
12:59de Jeffrey Epstein et son suicide en 2019 »
13:02et sa fille Caroline qui dit
13:03« J'ai su, je l'ai interrogé. »
13:05On a coupé une partie de ses propos,
13:07mais à la fin, elle dit
13:08« Il m'a promis qu'il s'était fait soigner,
13:10qu'il avait indemnisé la victime
13:11et j'ai considéré, en quelque sorte,
13:12qu'il avait droit à une deuxième chance. »
13:15Comment expliquer qu'il y ait deux versions
13:16sur un point aussi important ?
13:17Mais il n'y a pas deux versions.
13:19C'est bien la réalité
13:19que ni Jack Lang, ni Caroline Lang
13:22ne sont des gens qui se concertent.
13:23Ils disent leur vérité à l'un et à l'autre.
13:29Jack Lang ne s'est jamais intéressé
13:30jusqu'à la découverte en 2019
13:32des faits, et j'y reviendrai,
13:34criminels commis par M. Epstein.
13:36Caroline Lang, en revanche,
13:38M. Epstein lui avait lui-même dit
13:40« Va regarder sur Google-iser mon nom »,
13:43lui a-t-il dit,
13:44et elle a découvert un article de 2006.
13:46Et quand, aujourd'hui,
13:47on vient faire le procès de Jack Lang ?
13:482008, pardon.
13:49Le procès de Jack Lang,
13:51et pas celui de sa fille, tant mieux,
13:52mais le procès de Jack Lang
13:53qui aurait dû savoir,
13:54mais qui savait à cette époque-là ?
13:56Je suis reparti sur Wikipédia.
13:57Mais Caroline Lang savait.
13:58Mais Caroline Lang ne savait pas ça.
14:00Quand on allait sur Google,
14:01et ce que je voudrais bien finir,
14:02quand vous allez regarder
14:03ce qu'il y avait sur Wikipédia
14:04qui a été créé en 2016
14:05et sur les informations
14:06qui étaient parues sur cette affaire
14:08qu'il a banalisées
14:09et les raisons qu'il lui a données
14:10pour banaliser ses agissements odieux,
14:13eh bien, vous alliez regarder,
14:14vous avez une feuille de chou
14:15en provenance de Floride
14:16qui est encore en ligne.
14:17Une feuille de chou
14:17qui s'appelle le New York Times.
14:18Non, non, non, non.
14:19Ça crée un article à cette affaire.
14:20En 2008, vous n'avez pas ça.
14:21Mais non, vous regarderez
14:22parce qu'on fait aujourd'hui
14:23le grand procès,
14:23mais pas le monde, pas médias.
14:25En 2016, au moment de cette société offshore,
14:27il y a un article du New York Times
14:28qui explique tout ce qui s'est passé.
14:29Vous n'avez pas cet article.
14:31Caroline Lang,
14:31qui sait que son père et elle
14:33échangent régulièrement avec...
14:34ne dit rien à son père.
14:36Les premiers médias
14:37qui ont parlé de cette affaire,
14:38c'est en 2019,
14:39c'est le monde diplomatique.
14:40Vous n'avez avant,
14:41et j'ai fait cette vérification
14:42parce que c'est un procès d'intention
14:44qu'on fait à la famille Lang,
14:45aucun journaliste,
14:46aucun média sérieux du monde entier
14:48n'avait publié d'enquête.
14:49Et quand on relit,
14:50parce qu'il faut regarder aujourd'hui
14:51qu'est-ce qui s'était passé,
14:52est-ce qu'effectivement,
14:53M. Lang a été d'une grande imprudence
14:55ou pas du tout
14:56à ne pas s'intéresser,
14:57vous regardez encore une fois
14:58et c'est en ligne,
14:59c'est disponible,
15:00vous avez deux articles
15:01de médias locaux
15:02datant de 2006
15:04qui parlent d'un accord secret
15:05dont on ne connaissait rien
15:07et il aurait fallu
15:07que M. Lang,
15:08qui n'est pas au FBI,
15:09qui n'est pas juge d'instruction,
15:10en sache plus
15:11que les présidents américains
15:12ou toutes les personnalités
15:13que ce monsieur fréquentait.
15:15Pardon, j'ajoute que
15:16Raphaël Grotet,
15:16qui a travaillé sur ce dossier,
15:18nous a montré ici même
15:19des articles de presse
15:21du New York Times de 2016
15:23qui explique précisément
15:25ce à quoi avait été condamné
15:26M. Epstein en 2008.
15:28Oui, mais vous avez lu aussi
15:30que le New York Times
15:31s'étonne qu'en dépit
15:33de la vague mitouille
15:33il n'y ait jamais eu
15:34d'enquête sur ce monsieur
15:35et c'est quand même
15:36les journalistes
15:37qui sont les chiens de garde
15:38de la démocratie
15:38et qui sont là
15:39pour mener des enquêtes,
15:40ce n'est pas à M. Lang
15:40de les mener à leur place.
15:42Maître, est-ce qu'à un moment...
15:43Jacques Lang dit la vérité,
15:44lui ne savait pas
15:45et Caroline s'est interrogée
15:47à la suite
15:47de ce que lui avait dit
15:49M. Epstein lui-même.
15:50Est-ce que vous pouvez nous assurer
15:52que d'après ce que vous dites
15:53Jacques Lang,
15:54à aucun moment,
15:55jusqu'à la mort de Jeffrey Epstein,
15:58il n'a entendu parler
15:59des jeunes femmes
15:59ou des très jeunes filles,
16:01on parle d'adolescentes,
16:03dont Epstein faisait le trafic
16:05et qui étaient très souvent
16:06à ses côtés.
16:07À aucun moment...
16:07Un, je vous le confirme
16:09parce que je crois en sa parole
16:11et que la deuxième chose
16:12pour conforter sa parole,
16:14nous allons remonter dans le temps
16:15et pour voir ce que les uns
16:16ou les autres,
16:16tous ces grands médias
16:17du monde entier
16:18dont vous citez,
16:19qui n'ont strictement rien fait
16:20puisqu'on découvre...
16:20Ma question n'est pas la même,
16:21c'est est-ce que dans ses rencontres
16:22avec les Jeffrey,
16:23il lui est arrivé...
16:24Dans ses rencontres,
16:24il m'a dit que jamais,
16:25jamais, rien, nulle part.
16:27Mais c'est sa parole,
16:28si vous voulez,
16:28ça ne suffit pas en soi,
16:30c'est sa parole.
16:31Alors il y a ceux qui le croiront
16:31et ceux qui ne le croiront pas.
16:32Et vous, vous le croyez.
16:33Moi, je le crois.
16:34Et vous, vous le croyez.
16:35Il y a un mail
16:35sur lequel je dois vous interroger.
16:37Maître, mail qui donne lieu
16:38à beaucoup d'interprétations différentes.
16:41Mail adressé à Jack Lang
16:43par Jeffrey Epstein.
16:44On est le 28 janvier 2013.
16:46Voici ce qu'écrit,
16:47c'est ce mail intitulé
16:48Petit Prince
16:49que vous allez voir
16:49sur l'écran devant vous.
16:51C'est Epstein qui écrit
16:52« Faut-il initier l'enfant
16:53à la religion ?
16:54Nouvelle sexualité ?
16:55Évaluer, tester ?
16:57À quelle fréquence ?
16:58Test standardisé,
16:59projet type, etc.
17:00Pouvons-nous organiser
17:01un appel plus tard dans la semaine ? »
17:02Jacques Lang qui a été interrogé
17:03par Apolline de Malherbe
17:04sur ce message
17:05dit « Je ne me souviens plus
17:06mais je vais me renseigner.
17:07Je ne sais pas de quoi il s'agit.
17:08Est-ce que vous savez-vous ? »
17:09Oui, alors je pense
17:10que vous êtes tous renseignés depuis
17:11parce que cette présentation tronquée
17:13qui a été faite à Jacques Lang
17:15de ce message
17:15n'est pas très loyale.
17:17Mais quand vous reprenez
17:17les documents disponibles
17:18sur le site de la justice américaine,
17:20vous voyez qu'avant et après,
17:22c'est un échange
17:23sur un projet éducatif
17:24d'un ouvrage
17:25qui était en préparation
17:26soumis à un professeur d'Harvard
17:28et M. Epstein
17:29a voulu dans un mail
17:30très succinct,
17:31rajouter des chapitres
17:32à cet ouvrage
17:33et deux jours après
17:34que fait Caroline Lang ?
17:35Elle répond,
17:36nous sommes à la période
17:37que vous indiquez,
17:38« Mon père vient d'être nommé
17:39à l'Institut du Monde Arabe,
17:40il y a 200 salariés à gérer,
17:41des finances en mauvais état.
17:43Quand vous passerez à Paris,
17:44reparlez-lui de ce projet
17:45de livre éducatif
17:46qui n'a jamais eu lieu.
17:48Ça n'a rien à voir. »
17:49C'était un livre
17:50sur les nouvelles sexualités ?
17:51Non, c'était un projet éducatif
17:52pour les enfants.
17:53C'est les petits princes.
17:53Est-ce qu'il faut élever les enfants
17:55comme les petits princes
17:55de l'ancien temps ?
17:56Lisez-le,
17:57c'est en ligne.
17:58Il faut lire du début
17:58à la fin
17:59et on tronque
18:00et on présente à Jacques Lang
18:01un morceau tronqué
18:01d'une correspondante
18:03qui date de 10 ans.
18:04Mais c'est honteux
18:05ce qui a été fait.
18:06C'est pour ça
18:07que je voulais vous entendre là-dessus.
18:07Jacques Lang lui-même
18:08n'a pas eu la même réponse que vous.
18:09Il a dit « je ne sais pas ce que c'est ».
18:10Mais parce que Jacques Lang
18:10n'avait pas travaillé
18:11ces éléments,
18:12il ne les a pas lus.
18:13C'est peut-être l'erreur
18:14qu'il a commise,
18:15mais à coup le pas pour lui
18:16de ne pas avoir lu
18:17parce qu'il sait
18:18qu'il est innocent.
18:18Donc il n'a pas à regarder
18:20le détail
18:21des 603 occurrences.
18:23Ce n'est pas des mails
18:24de Jacques Lang
18:24avec Epstein,
18:25c'est des occurrences
18:26millécitées.
18:28Alors quand on ouvre
18:29une des occurrences,
18:30il y en a une,
18:30il y a marqué « nice »
18:31et puis il y a 4 fois
18:32le nom de Jacques Lang
18:32sous « nice ».
18:33On peut rajouter
18:35beaucoup d'occurrences comme ça.
18:36Quand on lit,
18:36et je crois que vous l'avez fait
18:37ces derniers jours,
18:38les échanges entre
18:39Caroline Lang,
18:40Jacques Lang
18:41et Jeffrey Epstein,
18:42mais notamment entre Epstein
18:43et Jacques Lang,
18:44on découvre que Jacques Lang
18:45lui demandait souvent
18:46des services.
18:47lui prêter sa voiture
18:49avec chauffeur.
18:50On sait aussi que
18:50Jeffrey Epstein
18:51a prêté sa maison
18:52en Floride à Caroline Lang
18:53qui s'en est expliqué d'ailleurs
18:54ici même en disant
18:55« il savait ma situation,
18:56j'ai levé seul mes enfants ».
18:58Il a sans doute voulu
18:59me rendre service.
19:01Là encore,
19:01message de Jeffrey Epstein,
19:02on est le 11 septembre 2017.
19:05C'est Jacques Lang
19:05qui écrit
19:07« Cher Jeffrey,
19:07merci pour Avignon
19:08même si nous n'avons pas
19:09pu partir.
19:10Ta générosité est infinie.
19:11Puis-je à nouveau
19:12abuser de toi ?
19:12Je suis invité
19:13par le prince Aga Khan
19:14au dîner
19:14qui l'offre
19:15pour les 80 ans
19:16de son frère
19:16ce mercredi 13 septembre
19:17de 20h à 23h.
19:18C'est à 60 km de Paris.
19:20Si ta voiture
19:20était libre ce mercredi soir
19:21pour nous transporter,
19:22excuse-moi d'abuser de toi
19:24encore une fois
19:24toutes mes excuses
19:25avec toute ton amitié. »
19:28Quand il écrit ça,
19:28Jacques Lang,
19:29il est président
19:30de l'Institut du Monde Arabe.
19:31Il ne peut pas
19:32s'offrir un taxi.
19:33Et en quoi c'est choquant ?
19:34Alors une chose,
19:35Jacques Lang invite
19:36dans un autre mail,
19:37Epstein,
19:37à voir West Side Story
19:38qui demande en retour
19:39à utiliser une voiture.
19:40Alors je précise tout de suite
19:41qu'il n'est pas allé à ce dîner,
19:43que la voiture
19:43n'a pas été utilisée.
19:44Mais ce soir-là,
19:45donc il ne l'a pas utilisée.
19:45En quoi est-ce choquant
19:47de demander à quelqu'un
19:48avec qui on a des relations sociales,
19:50vous l'invitez
19:50à voir West Side Story,
19:51vous lui dites
19:52est-ce que votre voiture
19:53ne serait pas disponible,
19:53il a un chauffeur,
19:54il a un Boeing privé.
19:55Est-ce que c'est choquant
19:56qu'il n'a pas fait payer
19:58aux frais de lima ?
19:58Au contraire,
19:59il a préservé
20:00les deniers publics.
20:00Et pourquoi ?
20:01Est-ce choquant
20:02qu'il n'ait pas payé
20:02lui-même un taxi
20:03pour aller à Chantilly ?
20:04Mais personne ne profitait
20:05de rien.
20:06Vous avez vu
20:07la superficialité
20:08de ces échanges.
20:09Vous venez voir
20:09West Side Story,
20:10est-ce que je peux
20:11utiliser votre voiture ?
20:12On parle d'un projet éducatif.
20:14Les mails font
20:15deux lignes à chaque fois
20:16et ce sont des relations
20:17que j'appellerais
20:17socio-professionnelles.
20:19On voudrait les qualifier
20:20de liens d'amitié intenses.
20:21C'est des relations
20:22sociales.
20:23Ils étaient intimes ?
20:24Mais non,
20:25pas du tout intimes.
20:26Jacques Lang
20:26n'est jamais allé
20:26dans aucune des maisons
20:28de M. Epstein.
20:29Il n'a jamais été
20:29en vacances avec lui,
20:30il ne l'a jamais fréquenté.
20:31Ni aux Etats-Unis,
20:34je crois un jour
20:35dans son appartement à Paris.
20:36Il le voyait peut-être
20:37trois fois par an
20:38dans des relations
20:39que j'appellerais
20:40personnellement mondaines.
20:42Ceux qui sont entrés,
20:42en tout cas pour certains
20:43qui ont témoigné
20:43dans cet appartement,
20:44disent qu'on pouvait
20:46supposer ce qui s'y passait
20:47en voyant par exemple
20:48des photos sur les murs.
20:48Je n'étais pas au déjeuner,
20:49je n'étais pas à l'appartement.
20:50Il faudra poser la question
20:51à Jacques Lang.
20:51Je ne peux pas répondre
20:52à tous les détails
20:53des incriminations
20:54qu'on essaie de lui mettre
20:55sur le dos.
20:56Deux jours avant sa mort,
20:57Jeffrey Epstein est en prison
20:58et il publie,
20:59il écrit un dernier testament
21:01dans lequel il lègue
21:02une partie de sa fortune,
21:031% de sa fortune,
21:04mais sa fortune est énorme,
21:05c'est 500 millions de dollars.
21:07Il lègue 5 millions
21:08à Caroline Lang.
21:10Comment pouvait-elle
21:11l'ignorer ?
21:11Elle l'ignorait totalement.
21:13Elle est tombée des nues
21:13et d'ailleurs,
21:14Caroline Lang est allée
21:15dimanche dernier
21:16passer deux heures
21:17dans un café
21:18avec M. Harfi,
21:19journaliste de Mediapart
21:20parce qu'elle n'a rien,
21:21n'a se reproché
21:21qu'elle ne redoute en rien
21:23les enquêtes de BFM
21:25de Mediapart ou d'ailleurs
21:26et elle est tombée des nues
21:27quand il lui a montré
21:28ce document.
21:28Je l'ai lu depuis
21:29récupéré parce qu'il est
21:30aussi sur le site
21:30de la justice
21:31et on voit qu'il a listé
21:3343 bénéficiaires
21:34et d'ailleurs,
21:34c'est assez amusant
21:35que l'administration Trump
21:36biffe le nom
21:37de certains bénéficiaires
21:38dont on ne connaîtra
21:39jamais les noms
21:39et puis laisse certains autres.
21:40Vous voulez dire
21:41qu'on a laissé volontairement
21:42le nom de Caroline Lang ?
21:43Non, pas Caroline Lang,
21:43il y en a beaucoup d'autres
21:44dont le nom est connu
21:45puis un grand nombre
21:45dont le nom est caché.
21:47C'est quand même
21:47une méthode étonnante,
21:48ce n'est pas votre sujet
21:49mais 43 personnes
21:50étaient dans ce document,
21:51Caroline Lang ne l'a jamais su
21:52et tombaient des nus
21:53lorsque le journaliste
21:54de Mediapart
21:55lui a montré ce document.
21:56Cet argent,
21:56qu'est-il devenu ?
21:57Mais elle ne l'a jamais reçu,
21:58elle n'a même jamais été informée
21:59par quiconque
22:00de l'existence de ce document
22:01avant M. Harfi.
22:02À ma connaissance,
22:02mais peut-être que je me trompe maître,
22:04l'héritage de Jeffrey Epstein
22:06n'a jamais été liquidé,
22:07il y a encore des procédures
22:07judiciaires aux Etats-Unis.
22:08Mais encore une fois,
22:08je ne suis pas l'avocat
22:09de M. Epstein
22:10et je vous réponds pour ma client.
22:11Si cet argent,
22:12un jour,
22:13devait lui revenir légalement,
22:14Est-ce qu'elle l'accepterait ?
22:15Non,
22:15mais vous imaginez bien,
22:17elle est sortie du trust elle-même
22:18quand elle a appris
22:18les crimes odieux
22:19qu'il a commis.
22:20Elle a mis en oeuvre
22:20la procédure
22:21pour sortir immédiatement
22:22de cette structure
22:23qui a eu deux ans d'existence.
22:24Elle n'a pas attendu 2026
22:26et la publication
22:27des documents
22:27du gouvernement américain
22:29pour se dire
22:29ce type est odieux
22:30et j'ai découvert
22:31un double personnage.
22:33Horrible.
22:33Vous pouvez nous dire
22:34avec certitude maître
22:35après avoir parlé
22:36avec Caroline Lang
22:37que ni l'un ni l'autre
22:41n'ont jamais touché
22:42un centime.
22:43Ah mais ça je vous le confirme
22:44ni par l'héritage
22:46ni par cette société offshore
22:47Je vous le confirme
22:47et encore une fois
22:48Jacques Lang est un professeur
22:50agrégé des facultés de droit
22:51il a confiance à la justice
22:52en 35 ans
22:53nous avons eu deux affaires
22:55et deux enquêtes
22:56qui se sont soldées
22:56par des classements sans suite
22:57lorsque les médias
22:58l'ont mis en cause
22:59Jacques Lang connaît les règles
23:00il a confiance
23:01parce que la justice
23:01est protectrice
23:02et quand on n'a rien
23:03à se reprocher
23:04il donnera tous les éléments
23:05tous les éléments
23:06attendez
23:07et attendez que
23:08le parquet national financier
23:09mène l'enquête
23:10pour confirmer
23:11ce que je suis en train
23:12de vous dire
23:13parce qu'évidemment
23:13ma seule parole d'avocat
23:14ne suffira pas
23:15à convaincre votre public
23:16les médias
23:17en tout cas on vous entend
23:18on vous écoute
23:19vous avez vous
23:20sans doute entendu
23:21ces derniers jours
23:22plusieurs affaires
23:24réelles ou supposées
23:26impliquant Jacques Lang
23:27qui ressortent aujourd'hui
23:28des costumes
23:29dont il aurait profité
23:31pour une valeur de...
23:31Oui je l'ai défendu
23:32ça a été classé sans suite
23:34après 5 ans d'enquête
23:358 heures d'interrogatoire
23:36la saisie de tous les documents bancaires
23:37on a passé 6 ans
23:38et classement sans suite
23:39voilà
23:40et vous avez peut-être vu
23:41ce message également
23:42qui a été posté ces derniers jours
23:43par l'ancien patron
23:44du festival de Cannes
23:45Pierre Lescure
23:46qui dit depuis 2020
23:47sous ma présidence
23:48Lang n'est plus invité
23:49par le festival
23:50car il laissait des notes
23:51impayées importantes
23:52dans les hôtels de la croisette
23:54que le festival
23:54se devait de ne pas assumer
23:57ça n'empêche pas d'accueillir
23:58comme il se doit
23:58un ex-ministre de la culture
24:00alors là on est dans
24:02les bassesses et les ragots
24:03parce que Jacques Lang
24:04et son épouse étaient invités
24:05en tant qu'ancien ministre
24:06de la culture
24:06et je crois qu'on ne peut pas
24:07lui reprocher
24:08d'avoir exercé ses fonctions
24:08quand même
24:09trois jours au festival de Cannes
24:10en ce qui me concerne
24:11ce genre de ragots
24:13ça fait 30 ans
24:14qu'on les voit par-ci par-là
24:15surgir dans différents journaux
24:16là c'est le patron du festival
24:17oui le patron du festival de Cannes
24:18qui a enlevé son tweet immédiatement
24:20et qui l'a retiré
24:21je pourrais être parfaitement précis
24:22il l'a retiré peut-être
24:22il l'a retiré
24:23nous l'avons joint
24:24il nous a dit qu'il l'avait retiré
24:25après la démission de Jacques Lang
24:26pour ne pas en rajouter
24:27je suis curieux que monsieur Lescure
24:28vienne jeter à nouveau
24:30une pierre supplémentaire
24:31sur Jacques Lang
24:31aujourd'hui en 2026
24:32alors que ces factures
24:34qu'on nous les montre
24:34quelles dépenses seraient-elles
24:35qu'est-ce qu'ils auraient dépensé
24:36ce que vous dites
24:36c'est qu'il était invité
24:38c'est un ragot comme d'habitude
24:39c'est un ragot comme d'habitude
24:39vous m'interrogez sur le détail
24:43d'un monsieur
24:43qui parle de facture impayée
24:44qui n'a jamais demandé
24:45le paiement d'une facture
24:46qui n'a jamais montré la facture
24:47et en 30 ans de ragots
24:49et de poursuites en diffamation
24:50que j'avais pour Jacques Lang
24:51je n'en ai jamais eu une seule
24:52sur des histoires de frais de bouche
24:54c'est grotesque
24:55voilà c'est parti des ragots
24:56qui s'auto-alimentent
24:57des uns des autres
24:58qui aiment ou qui n'aiment pas
24:59monsieur Lang
24:59et qui nuisent par ce biais-là
25:01à sa réputation
25:01on a peu parlé des victimes
25:04de l'affaire Epstein avec vous
25:05vous êtes dans un volet financier
25:07de cette affaire
25:08mais c'est vrai que quand Jacques Lang
25:09a été interrogé
25:10lors des deux passages médiatiques
25:11qu'il a fait
25:11il n'a quasiment pas eu un mot
25:14pour les victimes de Jeffrey Epstein
25:16on parle de 1000 personnes
25:171000 femmes ou jeunes filles
25:19ou adolescentes
25:21est-ce qu'aujourd'hui
25:21après une semaine
25:23de cette tempête médiatique
25:25et judiciaire
25:26il a conscience
25:28et est-ce qu'il vous dit
25:29j'ai fréquenté un monstre
25:30mais il est horrifié
25:31il me dit
25:32c'est un homme affreux
25:34et qu'on ne peut même pas imaginer
25:35comment ces pédocriminels
25:37peuvent avoir
25:37une double personnalité
25:39il est en train
25:39il en parle tous les jours
25:40avec sa fille
25:41et ils se disent
25:41mais c'est juste monstrueux
25:43d'avoir ces deux visages
25:45celui qu'il avait
25:46socialement
25:46lors d'un déjeuner parisien
25:47lors d'une visite d'exposition
25:49ou aller voir
25:50West Side Story au Châtelet
25:51et ce qu'on a découvert après
25:52bien sûr
25:53il est horrifié
25:53il ne l'a peut-être pas assez dit
25:54ou mal dit
25:55mais lui
25:56il était sur les réponses
25:57me dit-il
25:58de fait qu'on lui imputait à lui
26:00il se défendait pour lui
26:01bien sûr que l'horreur
26:02elle est là
26:02et j'ajouterai
26:03en profitant de votre plateau
26:05que les accusations
26:06qu'on a proférées
26:06à son encombre de pédophilie
26:08j'ai poursuivi systématiquement
26:09en justice
26:09et différentes décisions judiciaires
26:11ont toujours condamné
26:12pour diffamation
26:13en rappelant que c'était
26:14des rumeurs
26:15qui se sont alimentées
26:16sans aucune preuve
26:17voilà
26:18voilà ce que c'est
26:19que le personnage
26:20diabolique
26:21qu'on essaie de créer
26:22à travers cette affaire Epstein
26:23est-ce que c'est
26:24qu'on essaie ?
26:25on a profondé
26:26et on a profondé
26:26sur les réponses
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