- il y a 6 mois
François-Xavier Bellamy, député européen et vice-président délégué des Républicains, répond aux questions de Sonia Mabrouk.
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00:00Et Sonia Mabrouk, vous recevez ce matin le député LR au Parlement européen, François-Xavier Bellamy.
00:05Merci cher Dimitri, tellement ravi de vous retrouver.
00:07Mon invité ce matin est donc l'eurodéputé Les Républicains et vice-président LR.
00:12François-Xavier Bellamy, bonjour et bienvenue sur Europe 1.
00:14Bonjour, Sonia Mabrouk.
00:15Plusieurs faits révèlent en ce moment l'ampleur de la violence juvénile dans notre pays.
00:19A Sanary-sur-Mer, un élève de 14 ans, il a en prémédité son acte à poignarder sa professeure.
00:24Tandis qu'à Lyon, Théo, âgé de 19 ans, a été tabassé pour la troisième fois par une bande de mineurs.
00:29pourtant bien connus, des services de police délinquants étaient laissés libres.
00:33Et on apprend encore ce matin sur Europe 1 qu'un autre mineur, Ethan, a aussi été agressé quasiment dans les mêmes circonstances.
00:39Face à cette ultra-violence, est-ce que nous sommes impuissants ? Est-ce que nous sommes tous totalement dépassés ?
00:45Notre pays paye les conséquences d'une crise qui dure depuis très longtemps.
00:48C'est la faillite éducative que nous traversons qui produit aujourd'hui ces conséquences désastreuses.
00:54J'ai commencé à enseigner, j'ai été professeur pendant 11 ans.
00:58J'ai commencé à enseigner en 2008 et quelques semaines après ma première rentrée,
01:02un jeune avait été tué devant la porte de mon lycée à coups de tournevis, pour rien.
01:06Parce qu'il avait franchi une frontière imaginaire entre deux bars de la cité.
01:10Et j'avais écrit à l'époque un livre pour tenter de tirer comme tant d'autres professeurs,
01:15comme tant de parents, comme tant de ceux qui sont aujourd'hui en première ligne
01:19pour tenter d'alerter sur la catastrophe que représente cette faillite éducative.
01:23Aujourd'hui, malheureusement, rien n'a été fait pour reconstruire notre école,
01:26pour reconstruire l'autorité.
01:28Et nous voyons à quel point cela se paye d'une violence totalement débridée.
01:31Le pédopsychiatre Maurice Berger a publié il y a quelques jours dans le Figaro un texte très important.
01:35Il s'est exprimé tout à l'heure auprès de Dimitri Pavlenko, effectivement.
01:38Il parle d'une nécessité d'une révolution pénale.
01:41Il faut tout changer, tout le logiciel, tout l'état d'esprit.
01:44C'est encore possible aujourd'hui ?
01:45Il faut une révolution pénale parce que la première cause de la pédagogie,
01:49la première manière d'apprendre à un enfant, à un jeune, la gravité de ce qu'il fait,
01:54c'est d'abord la réalité d'une sanction.
01:56Et aujourd'hui, l'absence de sanctions, l'absence de conséquences,
02:00encourage cette spirale de la violence.
02:01Et Maurice Berger, dans ce texte qu'il a publié sur l'affaire de Sanary,
02:04décrivait ce mécanisme psychique qui fait que ce jeune garçon,
02:08cet adolescent, après avoir poignardé sa professeure,
02:12mesure seulement après coup les conséquences de son acte.
02:14Et c'est cela qui fait, d'une certaine manière, encore une fois, notre faillite.
02:17Je ne dis pas ça pour excuser son geste.
02:19Au contraire, c'est parce que nous avons, pendant trop longtemps,
02:22pratiqué cette culture de l'excuse,
02:23que nous avons abandonné notre jeunesse à cette violence qui monte partout.
02:26Mais continuons, François-Xébélé, à interroger les responsabilités.
02:29D'après un récent sondage, 81% des Français estiment que les parents
02:33sont responsables des graffés commis par leurs enfants mineurs.
02:36Alors résumons ce qui est en cours.
02:38Absence d'autorité, souvent démantèlement de la structure de la famille.
02:42Est-ce que tout cela incombe d'abord, et surtout selon vous, aux parents ?
02:45C'est une responsabilité collective.
02:47Les parents sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants.
02:50Mais dans une société où l'impunité est partout proclamée,
02:54la responsabilité parentale est bien plus difficile à exercer.
02:57D'accord, mais l'école instruit et les parents éduquent.
03:00Et l'école, en instruisant, peut remplir un rôle éducatif.
03:03Le drame, c'est qu'on a retiré à l'école sa fonction d'instruction.
03:06On lui a retiré aussi sa mission de transmission,
03:08de la culture, du savoir, des repères.
03:10On a retiré aux professeurs cette mission fondamentale.
03:13Et ensuite, on s'étonne de voir les conséquences
03:15de la catastrophe que nous avons, nous-mêmes, d'une certaine manière,
03:19organisée par cette immense faillite collective.
03:21Il est temps, encore une fois, j'ai tenté de le dire,
03:24mais encore une fois, parmi tant d'autres, depuis des années,
03:27l'école doit être, l'éducation doit être notre première urgence collective.
03:31La France est en état d'urgence éducative.
03:33Et si nous ne faisons rien pour sortir de cette situation,
03:37alors nous le paierons par la brutalisation des rapports
03:40dans toute la société pour les décennies qui viendront.
03:43On vous entend ce matin sur Europe 1.
03:44Vous parlez de responsabilité, vous parlez de faillite,
03:48vous parlez également de mineurs.
03:49Et je voudrais vous faire réagir sur les suites du scandale Epstein
03:53pris dans la tourmente.
03:54Jack Lang a donc finalement démissionné de Lima,
03:56de l'Institut du Monde Arable.
03:58Le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire,
04:00je cite, pour blanchiment de fraude fiscale aggravée
04:03contre sa fille et lui-même,
04:05compte tenu, François-Xavier Bellamy,
04:06du nombre de personnalités politiques et du volet français.
04:10Cité dans les documents, d'abord,
04:11est-ce qu'il faut une commission d'enquête parlementaire ?
04:13Et comment vous expliquez qu'il n'y ait pas davantage,
04:15justement, de prise de conscience
04:16par rapport aux implications sur ce volet français ?
04:19C'est une nécessité absolue.
04:21Non seulement qu'il y ait potentiellement une enquête parlementaire,
04:24mais que la justice se saisisse à nouveau.
04:26Pas seulement de la question de la fraude fiscale éventuelle
04:28dont se serait rendu coupable des amis de M. Epstein en France,
04:32mais que la justice soit saisie de nouveau
04:34de la réalité des crimes sexuels
04:36qui auraient pu être commis à Paris
04:38et dont nous connaissons aujourd'hui la matérialité,
04:41notamment par ces documents qui ont été révélés.
04:43Sur ce sujet-là non plus,
04:45il ne peut pas y avoir d'impunité.
04:47Parce que si quelque chose réunit tous les Français aujourd'hui,
04:50c'est bien la nécessité de protéger les enfants,
04:52de protéger les mineurs,
04:53la nécessité d'affirmer qu'il n'y a pas d'impunité
04:55pour ceux qui ont attenté à un mineur.
04:58Et de ce point de vue-là,
04:59je me permets de faire une petite digression,
05:02Sonia Mabrouk,
05:03parce qu'on est évidemment dans un moment très particulier.
05:05Et je voudrais simplement vous dire merci
05:06pour le courage que vous avez eu,
05:09le courage de rappeler cette nécessité absolue,
05:11le courage de rappeler que c'est la conscience
05:13qui doit l'emporter à la fin.
05:15Vous savez, je vois à quel point
05:17la vie politique, elle aussi,
05:19crève d'une forme de relativisme,
05:21du sentiment que rien n'est important,
05:22que rien ne compte, que rien n'est sérieux.
05:24Vous avez montré au contraire
05:25qu'il y a des choses qui ne peuvent pas être acceptées,
05:27sur lesquelles on ne transige pas.
05:29Et pour cela, je voudrais vous dire
05:30ma profonde reconnaissance.
05:31Et je voudrais saisir cette occasion,
05:33si vous me le permettez,
05:34pour dire un mot,
05:36ce matin, à quelqu'un que je ne connais pas,
05:38que je n'ai jamais rencontré,
05:39mais je saisis cette occasion pour lui parler.
05:42C'est Jean-Marc Morandini.
05:44Et je voudrais lui dire simplement,
05:46M. Morandini,
05:47je ne suis pas juge.
05:48Vous avez déjà été jugé
05:49et vous avez été condamné.
05:51Je n'ai rien contre vous.
05:52Mais la seule chose que j'ai à vous dire,
05:54c'est partez, démissionnez.
05:57J'ai demandé la même chose pour Jacques Lang.
05:59Je crois avoir été l'un des premiers
06:00dans la classe politique
06:01à avoir dit qu'il devait démissionner.
06:02Parce qu'il y a des choses, encore une fois,
06:03qu'on ne peut pas passer sous silence
06:05et qu'on ne peut pas accepter.
06:07Il n'y a aucune raison
06:07qu'on ait des indignations à géométrie variable.
06:10Vous aussi, vous devez partir.
06:12Parce que les Français ont besoin
06:14de retrouver confiance dans leurs institutions.
06:16Ils ont aussi besoin de retrouver confiance
06:17dans leurs médias.
06:18et la liberté des médias,
06:20la confiance dans le travail des journalistes,
06:23c'est ce que toute une rédaction ici
06:24s'emploie à reconstruire tous les jours.
06:27Et si vous ne voulez pas abîmer
06:29le travail de cette rédaction,
06:30si vous ne voulez pas entraîner ces journalistes
06:32dans une histoire qui n'a rien à voir
06:33avec la leur,
06:34alors vous devez avoir la décence de partir.
06:37Vous avez été condamné
06:38et comme toutes les personnes
06:39qui sont passées par là,
06:40vous avez certainement le droit
06:41de continuer d'écrire votre vie.
06:43Mais cela n'implique pas pour autant
06:45qu'il faille imposer en particulier aux victimes
06:47et à tous ceux qui, dans notre pays,
06:49ont été victimes d'atteintes sexuelles
06:51quand ils étaient mineurs.
06:52Leur imposer le sentiment
06:53que vous êtes parfaitement indifférent
06:55à la souffrance que vous avez causée.
06:57Cela n'est pas possible.
06:58Ce n'est pas possible.
07:00Monsieur Morandini,
07:00tant de Français,
07:01tant de spectateurs
07:02de ces médias
07:04sur lesquels nous parlons aujourd'hui
07:05le demandent.
07:06Avec moi, ce matin,
07:08partez maintenant.
07:09Écoutez, vous dites que chacun
07:12écrit sa vie
07:13et prend ses responsabilités.
07:16J'ai pris les miennes
07:17et je pense que vos propos
07:18ont un écho important
07:20ici, notamment sur Europe 1.
07:23Et permettez-moi alors d'insister
07:24sur cette tribune en lien
07:25de Rachida Dati
07:26puisqu'il faut en parler,
07:27parlons-en dans le Figaro.
07:29Pendant cette affaire Epstein,
07:30n'oublions pas les enfants
07:31victimes de violences sexuelles à Paris.
07:32Vraiment avec ce sordid
07:33d'énormes scandales
07:34dans le périscolaire,
07:35on va parler des municipales
07:36puisque cela percute évidemment
07:38ce qui se passe
07:38dans la capitale.
07:39Là encore,
07:40pourquoi il n'y a pas plus de voix
07:42pour dénoncer tout cela ?
07:43Pourquoi les gens, selon vous,
07:44se taisent ?
07:45François-Xavier Bellamy là,
07:46c'est au-delà de la campagne
07:48des municipales,
07:48c'est au-delà du sujet politique.
07:50Pourquoi ?
07:50Mais là encore,
07:51une fois de plus,
07:51on n'a pas le droit
07:52aux indignations
07:53à géométrie variable.
07:54La gauche a voulu,
07:56quand François Bayrou
07:57était Premier ministre,
07:58faire de Bétarame
07:59le sujet central
08:00de la vie politique française.
08:01Et ça a duré des semaines
08:03sur Bétarame.
08:04Exactement.
08:04Elle avait raison.
08:05C'était nécessaire
08:06d'aller au bout de cette affaire
08:08aider de manière exigeante,
08:09en toute transparence,
08:10les responsabilités de chacun.
08:12Mais pourquoi ne pas faire
08:14la même chose
08:14quand il s'agit
08:15de la mairie de Paris ?
08:16Sur un sujet comme celui-là,
08:17on n'a pas le droit
08:18d'avoir des colères
08:19à géométrie variable.
08:21Il s'agit de la défense
08:22des plus petits.
08:23Il s'agit de la protection
08:24des enfants.
08:25Et les enfants sont
08:26l'innocence absolue,
08:27ce que nous avons
08:28le devoir collectivement
08:29de protéger
08:30et de préserver à tout prix.
08:30Et pourvu qu'il le reste
08:31le plus longtemps possible.
08:32Restons sur les municipales,
08:34justement,
08:34les élections municipales.
08:35Parfois, ça vire
08:35à la cour,
08:37à la cour
08:38avec des enfants.
08:39Mais quand même,
08:40c'est une bataille
08:41avec de grands enjeux.
08:42Tout d'abord,
08:43une question assez simple
08:44sur la candidate
08:44Sarah Knafo,
08:45François-Xavier Bellamy.
08:46Premier accro,
08:47semble-t-il,
08:48dans sa campagne
08:48quand elle n'a pas su répondre
08:50sur le prix du pass Navigo
08:51donnant un chiffre annuel
08:52dérisoire
08:53alors que beaucoup
08:54de Parisiens connaissent
08:55de grandes difficultés.
08:56Est-ce que selon vous,
08:57un responsable politique
08:58doit savoir répondre
08:59à toutes les questions ?
09:00Est-ce que c'est
09:00de la déconnexion ?
09:02Ou est-ce que,
09:02vous dites,
09:03écoutez,
09:03on ne peut pas tout savoir ?
09:05Écoutez,
09:05je prends moi-même
09:08le métro
09:09très régulièrement
09:09donc c'est toujours
09:11surprenant de...
09:13Vous ne dites pas
09:13que c'est par an
09:1450 euros
09:15le pass Navigo ?
09:16Non, non.
09:17Ce qui est un peu
09:20absurde en même temps,
09:21évidemment,
09:21ça témoigne peut-être
09:22d'une forme de déconnexion
09:23mais le plus absurde
09:24serait de faire reposer
09:25tout le débat municipal
09:26sur des questions
09:26de cette nature.
09:27Le vrai grand sujet
09:28aujourd'hui pour Paris,
09:29c'est est-ce qu'on veut
09:30enfin sortir
09:31de la gestion désastreuse
09:32que la gauche a imposée
09:33à cette ville
09:34pendant des années maintenant ?
09:34Donc avec qui
09:35vous pourrez sortir
09:36la question
09:36est-ce que vous pourriez
09:37un jour ou non
09:38faire alliance
09:38avec Sarah Knafo ?
09:39La considérez-vous
09:40comme une candidate
09:40de droite
09:41ou alors d'extrême droite ?
09:42Mais vous savez,
09:42ce qui est très étrange
09:43c'est que tous les Français
09:45qui se sentent de droite
09:46et ça vaut pour la vie
09:47politique nationale
09:48comme pour les élections
09:49municipales
09:50devraient pouvoir se retrouver
09:51dans la formation politique
09:52qui a pour mission essentielle
09:54de les représenter
09:54parce qu'il y a beaucoup de gens
09:55qui parlent d'union des droites
09:56et qui créent des chapelles
09:57supplémentaires.
09:58C'est très étrange
09:59de lancer des candidatures
10:00et ensuite de dire
10:01faisons l'union.
10:04des divisions de plus.
10:06Moi aussi,
10:06il y a des choses qui
10:07dans le travail quotidien
10:08de LR
10:09ne me paraissent pas
10:10toujours absolument convaincantes.
10:11On travaille précisément
10:12pour reconstruire ce parti
10:13pour que tous les électeurs
10:15de ce pays
10:15qui veulent l'alternance
10:16en France
10:16puissent s'y retrouver demain.
10:18Elle est partie
10:20à les candidats.
10:20Peut-être qu'elle se retirera
10:21mais est-ce que vous estimez
10:22qu'elle est de droite ?
10:23Elle pourrait vous rejoindre
10:24ou vous pourriez la rejoindre ?
10:25Regardez le paradoxe.
10:26Encore une fois,
10:27je dis à tous ceux
10:27qui veulent l'alternance
10:28et notamment à Paris,
10:29je leur dis
10:30rejoignez la campagne
10:32qui a le plus de chances
10:33de renverser la gauche à Paris.
10:35La campagne
10:35qui peut vraiment
10:36faire l'alternance.
10:37On peut indéfiniment
10:39construire des chapelles
10:40supplémentaires
10:41en prétendant
10:41qu'on incarne l'Union
10:42alors qu'on organise
10:43des divisions de plus
10:44qui ne peuvent que nous fragiliser.
10:45Très sincèrement,
10:45quelle est la stratégie
10:46des Républicains ?
10:47François-Xavier Bellamy,
10:48l'eurodéputé Christophe Gomard
10:49dont vous êtes proche
10:50et qui a rejoint
10:52votre liste
10:53pour les Européens
10:54de 2024,
10:55me semble-t-il,
10:55a annoncé soutenir
10:56Éric Ciotti
10:56à la mairie de Nice
10:57contre Christian Estrosi
10:59pourtant soutenu
11:00parler à l'air.
11:01Reconnaissez que c'est
11:02un peu compliqué à comprendre.
11:04Et vous,
11:04où vous situez-vous ?
11:05Notre devoir
11:07c'est de reconstruire
11:07une famille politique unie
11:08et je partage parfaitement
11:10votre point de vue
11:11que nous avons du travail
11:12sur ce plan.
11:13Nous avons du travail
11:13à tous les niveaux
11:15parce que nous voyons bien
11:16à quel point,
11:17et je le redis là encore,
11:18je suis désespéré de cela
11:19parce que je crois
11:19que comme un électeur de droite
11:21parmi tant d'autres,
11:21comme un Français
11:22parmi tant d'autres
11:22qui souffre de voir
11:24son pays décrocher,
11:25j'espère que nous retrouverons
11:26l'unité absolument indispensable
11:28pour permettre
11:29de reconstruire l'alternance.
11:31On a eu l'occasion
11:32d'échanger avec Christophe Gomard
11:33et la vraie question
11:35c'est encore une fois
11:35comment est-ce qu'on fait
11:36qu'à l'intérieur d'un parti
11:38qui a une organisation,
11:39qui a des instances,
11:40qui prend des décisions collectives,
11:42ces décisions collectives
11:43soient respectées.
11:44Maintenant ça ne nous empêche pas
11:45d'avancer ensemble.
11:46Il fait partie de la famille
11:47les Républicains.
11:47C'est un dissident
11:48qui reste dans la famille.
11:49Mais non mais c'est,
11:50encore une fois,
11:51il a exprimé une position
11:52sur une élection municipale.
11:53Vous avez la liberté
11:53d'expression aussi alors.
11:54Cet après-midi,
11:55je pars à Strasbourg
11:56et nous nous battrons ensemble
11:57pour défendre les Français
12:00dans les débats
12:00qui s'annoncent
12:01et qui sont déterminants
12:02sur la question du Mercosur,
12:04sur la question
12:04de la protection
12:05de nos frontières
12:06avec un texte très important
12:07cette semaine
12:08sur la question du droit d'asile.
12:10Ces combats sont tellement décisifs
12:12que je ne crois pas
12:12qu'il faille les fragiliser encore
12:14par quelques divisions que ce soit
12:15et ça vaut pour tous ceux
12:17qui parfois dans notre camp
12:19ont joué le jeu
12:20d'une forme d'incohérence.
12:22Vous parlez du droit d'asile
12:23justement.
12:24Les derniers chiffres de Beauvau,
12:25François-Xavier Bellamy
12:26révèlent aussi l'explosion
12:27de l'immigration
12:27avec une augmentation
12:29de plus de 11%
12:30des titres de séjour
12:31en 2025.
12:32Dans une longue interview
12:33accordée à la presse régionale,
12:34Sébastien Lecornu
12:35assure vouloir reprendre la main
12:36sur l'immigration
12:38en, je cite,
12:38définissant une stratégie
12:39sur mesure
12:40pays par pays.
12:41Il affirme que
12:42l'aide médicale d'État
12:43est indispensable
12:44mais souhaite revoir
12:45le panier de soins.
12:46Est-ce que selon vous
12:47c'est le début
12:47d'un vrai changement
12:48ou ce ne sont encore là
12:49que des mots ?
12:50Le vrai changement,
12:51c'est celui que nous attendions
12:53depuis très longtemps.
12:54C'est celui qu'avait demandé
12:55Bruno Retailleau
12:55quand il négociait
12:56pour la construction
12:57du futur gouvernement.
12:59Le point central
13:00de son désaccord
13:00avec Emmanuel Macron
13:01c'était qu'il voulait,
13:03Bruno Retailleau,
13:03ministre de l'Intérieur,
13:04récupérer la maîtrise
13:06de la délivrance
13:07des visas.
13:08Parce qu'aujourd'hui,
13:09le ministère de l'Intérieur
13:10contrôle les sorties
13:11et les expulsions
13:13sous Bruno Retailleau
13:14avaient fortement augmenté
13:15mais il ne contrôle pas
13:16les entrées.
13:17À quoi ça sert
13:17d'expulser plus
13:18quand vous avez
13:19le Quai d'Orsay,
13:20la diplomatie française
13:21qui en permanence
13:22ouvre l'accès
13:24de manière plus substantielle
13:25encore
13:26à de nouveaux arrivants.
13:28Toute la contradiction
13:29fallait-il rentrer
13:30dans un gouvernement
13:31pour avoir ainsi
13:32un bilan de l'éteinte ?
13:33C'est exactement pour ça
13:34que Bruno Retailleau
13:34en est sorti.
13:36Et moi,
13:36je lui suis reconnaissant
13:37justement lui aussi
13:38d'avoir dit
13:38qu'il y a des choses
13:39qu'on ne peut pas accepter
13:40sur lesquelles
13:41on ne transige pas.
13:42Et je lui suis reconnaissant
13:43d'avoir dit
13:43beaucoup ne l'ont pas compris
13:44mais aujourd'hui,
13:45je pense,
13:45en regardant ces chiffres-là,
13:47beaucoup de Français
13:47peuvent mesurer
13:49la signification
13:50du choix
13:51qu'a fait Bruno Retailleau.
13:52De se dire
13:52je ne veux pas être
13:53le complice
13:54des faux-semblants
13:54qui continuent.
13:55Le faux-semblant
13:56c'était celui
13:57qui consistait
13:57à prétendre
13:58qu'on lutte
13:59effectivement
13:59contre l'augmentation
14:01de l'immigration
14:02alors que simultanément
14:03des politiques
14:04sur lesquelles
14:05vous n'avez pas la main
14:06continuent d'accueillir
14:07plus largement encore
14:08que vous aviez la main
14:08là je parle
14:09vous êtes eurodéputé
14:10mais je parle des députés
14:11vous aviez la main
14:11sur le budget
14:12et pourtant
14:12la complicité
14:13alors vous employez ce mot
14:14je le reprends
14:15a été de mise
14:16en quoi vous n'êtes pas
14:17l'associé
14:17de toutes les compromissions ?
14:19Moi j'ai toujours été très clair
14:21et moi j'ai toujours dit
14:21certains me l'ont reproché
14:23que je le dis très humblement
14:25parce que ce sont évidemment
14:26nos collègues députés
14:27qui ont été élus
14:28par les Français
14:29dans leur circonscription
14:29pour les représenter
14:31à l'Assemblée nationale
14:31mais je l'ai dit
14:32très simplement
14:33si j'avais été parlementaire
14:35à l'Assemblée nationale
14:35j'aurais voté la censure
14:37parce que je crois
14:38que ce gouvernement
14:38produit aujourd'hui
14:40un budget
14:40qui portera des conséquences
14:42désastreuses
14:42pour l'avenir du pays
14:43maintenant le plus important
14:44c'est tournons-nous
14:45vers l'avenir justement
14:46et une chose qui nous réunit
14:47avec les Républicains
14:49je comprends que le choix
14:50était infiniment compliqué
14:51entre créer l'instabilité
14:52et valider un mauvais budget
14:53mais ce qui nous
14:54ce qui est devant nous maintenant
14:57ce qui doit nous engager
14:57collectivement
14:58dans le combat
14:59qui se prépare
14:59c'est la nécessité
15:00d'une alternance
15:01enfin franche
15:01qui rendra à la France
15:03la perspective
15:04qu'elle attend
15:04avec tant d'impatience
15:05la baisse massive
15:07des impôts
15:07la baisse massive
15:08de la dépense publique
15:09et nous serons les seuls
15:10à porter ce projet
15:11j'en suis convaincu
15:12dans la campagne
15:13bien sûr
15:14c'est avec qui
15:14où vous situez-vous
15:15Xavier Bertrand
15:16toujours à l'air
15:17me semble-t-il
15:17affirme je cite
15:18depuis plusieurs mois
15:20les Républicains
15:20donnent l'image
15:21d'une boussole
15:21qui à force d'imiter
15:22le nord magnétique
15:24de l'extrême droite
15:24a perdu son cap
15:25a-t-il écrit
15:26dans une lettre
15:27adressée au patron
15:28du parti Bruno Rotaillot
15:29qui l'avait soutenu
15:30je le rappelle
15:31il y a un an
15:31lors de l'élection interne
15:32il a raison
15:33vous avez perdu
15:34votre boussole
15:34je ne le crois pas
15:36et d'ailleurs
15:36la meilleure preuve
15:37de cela
15:37c'est que
15:37nous sommes restés fidèles
15:39à une formation politique
15:40qui aujourd'hui
15:41c'est le manque
15:41qu'on puisse dire
15:42n'a pas les vents
15:43favorables avec elle
15:44et si nous sommes restés
15:45fidèles à cette famille politique
15:46c'est parce que nous croyons
15:47à la nécessité
15:48de construire
15:49une offre
15:49qui soit
15:50simplement
15:51tranquillement
15:52de manière cohérente
15:52exigeante
15:53intelligente
15:54une offre de droite
15:55pour l'avenir du pays
15:56parce que
15:56jamais les français
15:57n'ont été aussi proches
15:58de ce que la droite
15:59représente
15:59historiquement
16:00politiquement
16:01culturellement
16:02notre devoir
16:02quand on voit
16:03les élections législatives
16:04partielles
16:04on voit surtout
16:04que c'est l'union des droites
16:05qui vous fait un mal fou
16:06et l'UDR en particulier
16:07encore une fois
16:08je le redis
16:08je ne vois pas
16:09l'union des droites
16:10dans la création
16:10de divisions supplémentaires
16:12l'union des droites
16:12elle doit se faire
16:13autour du parti politique
16:15qui a pour mission
16:16historique de représenter
16:17les électeurs de droite
16:17et ce parti a pu
16:18dans le passé
16:19les décevoir
16:20il a pu parfois
16:20leur manquer
16:21jamais je ne le contesterai
16:22je n'y suis pas rentré
16:23parce que tout avait
16:24toujours été parfait
16:25j'y suis rentré
16:25parce que je veux
16:26pouvoir apporter ma pierre
16:28à la reconstruction
16:28d'une proposition politique
16:29qui soit plus à la hauteur
16:30des enjeux
16:31qui attendent le pays demain
16:32il nous reste quelques instants
16:33des questions rapides
16:34si vous le permettez
16:35François-Xahé Bellamy
16:36au sujet des élections locales
16:37l'Assemblée nationale
16:38doit se prononcer
16:38sur une proposition
16:39de loi constitutionnelle
16:40écologiste
16:41visant à accorder
16:42le droit de vote
16:43aux élections locales
16:44municipales
16:45aux étrangers
16:45non ressortissants
16:46de l'union européenne
16:47vous y êtes farouchement
16:49opposé depuis toujours
16:50pour quelles raisons
16:51et quels risques
16:52craignez-vous ?
16:53que craignez-vous ?
16:53c'est une folie absolue
16:54d'abord parce que
16:55une folie ?
16:58nier le sens même
16:59de l'acte du vote
17:00voter c'est être citoyen
17:02être citoyen
17:03c'est appartenir
17:04à la cité
17:05la cité peut bien sûr
17:06accueillir
17:06notre pays peut accueillir
17:08des gens qui viennent d'ailleurs
17:09il l'a toujours fait
17:10mais le fait est que
17:11ces gens qui viennent d'ailleurs
17:12et qui habitent sur notre sol
17:14ne sont pas pour autant
17:15des citoyens français
17:17et il n'y a aucune raison
17:19de donner
17:20à ceux qui sont accueillis
17:23chez nous
17:23la possibilité de décider
17:24de notre propre avenir
17:25d'ailleurs
17:26il n'y a aucune réciprocité
17:28dans ce droit
17:28si nous accueillons
17:29des personnes
17:31qui viennent
17:32des pays du Maghreb
17:33de Turquie
17:34de tous les pays
17:37dont l'immigration
17:37arrivée en France
17:38est originaire
17:39il est absolument certain
17:40que nous n'aurons pas
17:42le droit de vote
17:43demain
17:43aux élections
17:44en Algérie
17:45si tant est que
17:46l'Algérie ait des élections
17:47libres et démocratiques
17:48en Turquie
17:48si tant est que la Turquie
17:49ait des élections libres
17:50et démocratiques
17:51donc il y a une espèce
17:52de folie
17:52qui consiste à
17:54à nier
17:55la réalité
17:56du sens même
17:57de l'appartenance politique
17:59ce n'est pas
17:59mépriser
18:00qui que ce soit
18:01que de dire
18:02qu'il y a une différence
18:03entre le citoyen
18:04et celui qui n'est pas citoyen
18:05gommer cette différence
18:06la supprimer
18:07l'effacer
18:07c'est faire perdre son sens
18:09à la vie civique
18:10elle-même
18:11et à la vie politique
18:12et curieusement
18:12il y a une gauche
18:13peut-être parce qu'elle se cherche
18:14une clientèle électorale
18:15qui semble passionnée
18:17de continuer
18:17de déconstruire
18:18encore un peu plus
18:20ce sens même
18:20des appartenances
18:21qui fondent pourtant
18:22ce que nous sommes
18:22Merci François-Xavier Bellamy
18:24et je crois pouvoir dire
18:25quelles que soient
18:26vraiment les convictions
18:27des uns et des autres
18:27merci pour votre conscience politique
18:29Merci à vous
18:30merci pour votre invitation ce matin
18:31Merci François-Xavier Bellamy
18:33merci à vous
18:33Sonia Mabrou
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