00:00C'est le dialogue franc que nous devons avoir, que nous avons avec le gouvernement israélien.
00:04Mais qui a enclenché cette spirale ?
00:06Et moi, ce qui me paraît vertigineux, c'est dans le débat politique en France en particulier,
00:10de voir aujourd'hui des acteurs politiques majeurs, une force politique toute entière,
00:14la France insoumise, qui refuse de condamner l'auteur de ce déclenchement de violence,
00:19l'auteur de cette spirale de la violence, c'est-à-dire le Hamas.
00:22Mais revenons-en à Emmanuel Macron.
00:24La décision d'Emmanuel Macron, est-ce que reconnaître aujourd'hui l'État de Palestine
00:29est à vos yeux une faute politique ?
00:32– Mais pour moi, le grand danger, oui, je le redis, le grand danger,
00:34ce serait qu'on donne raison au terrorisme.
00:38– C'est ce que fait le président de la République ?
00:40– C'est le danger, je crois que le débat est tellement compliqué
00:43qu'il faut surtout éviter de…
00:45– Oui, parce que vous avez lu, dans l'initiative diplomatique du président de la République,
00:48qui s'est associée d'ailleurs à l'Arabie saoudite,
00:51il est inscrit noir sur blanc, que c'est avec des élections présidentielles et législatives en 2026,
00:57la démilitarisation de l'État palestinien et du Hamas.
01:02– C'était ce que le président de la République avait fixé comme condition pour la reconnaissance.
01:06– Là, c'est dedans.
01:06– Et malheureusement, les conditions sont reculées d'un cran, j'allais dire, d'une certaine manière.
01:10Mais pour moi, le plus important, encore une fois, c'est que ceci se réalise,
01:14que le Hamas soit désarmé, que le Hamas soit empêché.
01:16– Je reviens une troisième fois à ma question.
01:18Est-ce que la décision du président de la République est une faute politique ?
01:21– Moi, je crois que ce qui est une faute, c'est de faire que ces conditions qu'il avait lui-même fixées,
01:27de faire qu'elles ne soient plus à l'agenda, cela serait la plus grande faute.
01:31Et la faute, et pardon, la faute, elle est immense,
01:34elle est surtout dans le camp de ceux qui cherchent à instrumentaliser ce conflit sur le sol de nos pays.
01:38– Mais à vos yeux, c'est une faute politique de Emmanuel Macron de reconnaître aujourd'hui la Palestine.
01:42– Quand j'entends, quand je vois des maires qui prétendent afficher le drapeau palestinien
01:46sur la façade de leur mairie, comme si c'était un jour de fête,
01:49qu'on soit d'accord ou pas avec la décision du président de la République,
01:52on ne peut que reconnaître qu'elle s'inscrit dans le contexte d'une immense tragédie.
01:54– Je rappelle juste que c'est Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste,
01:56qui a appelé effectivement les maires demain à placer sur le fronton de leur mairie un drapeau palestinien.
02:01– Eh bien ça, c'est une faute, et c'est même une faute grave,
02:04parce que c'est une manière de dire que l'on prend partie aujourd'hui dans ce conflit.
02:08– Je mets au défi les maires qui vont faire cela, d'afficher le drapeau israélien
02:13en même temps que le drapeau palestinien, s'ils croient aussi sincèrement à la solution.
02:18– Il y en a un qui le dit ce matin, qui le déclare ce matin dans l'économie de la tribu de dimanche,
02:22Karim Bouamran, maire socialiste de Saint-Ouen, dit justement que lui,
02:26il va hisser les drapeaux israéliens, palestiniens et français,
02:30qu'il va maintenir pour cette journée, bien sûr.
02:33Donc lui, il choisit justement de mettre les deux.
02:35Est-ce que ça, c'est une solution pour ceux qui veulent marquer la journée ?
02:42– D'abord, rappelons simplement que le drapeau qui a droit de citer en France
02:45et devant la mairie française, c'est le drapeau français, tout simplement.
02:47La deuxième chose importante, c'est qu'aujourd'hui, moi ce n'est pas ce que je vois.
02:51Je vois le maire de la Courneuve qui a hissé un drapeau palestinien
02:54en écrivant « stop au génocide ».
02:56Cette accusation de génocide dont on sait très bien ce qu'elle porte avec elle,
03:00c'est la même accusation de génocide qui fait qu'aujourd'hui,
03:03vous avez des étudiants juifs dans des amphis en France
03:06qui sont jetés dehors, qui sont exclus de boucles de discussion.
03:09– Et quel est le mot que vous, vous utiliserez ?
03:11– Parce que vous disiez quand même que ce que fait Benjamin Netanyahou
03:14est à vos yeux inacceptable.
03:16Alors si ce n'est pas un génocide, qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
03:18– Mais ce qui se passe, c'est une réaction disproportionnée,
03:22ce qui se passe, c'est une utilisation de la force
03:24qui n'est pas mesurée sans doute à la réalité du danger auquel est confrontée Israël.
03:29Mais moi, je ne fais pas partie, et je ne ferai jamais partie de ceux
03:32qui nieront la réalité existentielle auquel Israël est confrontée.
03:36Et je ne ferai jamais partie de ceux qui retourneront contre Israël
03:40cette accusation de génocide.
03:41– Et pour vous, on se contente de dire que c'est inacceptable.
03:45Mais dans les actes, on fait quoi ?
03:46Parce que vous n'êtes pas pour la reconnaissance de l'État de Palestine,
03:49vous n'êtes pas, ça c'est entendable,
03:50pour les rapports palestiniens sur les mairies,
03:52de toute façon c'est absolument symbolique.
03:55Mais enfin, qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
03:57– Mais encore une fois, je le redis, la chose la plus importante,
04:00si on veut que cette guerre s'arrête,
04:01la première des choses à obtenir,
04:03c'est que le Hamas dépose les armes et que le Hamas libère les otages.
04:07Si le Hamas libérait tous les otages,
04:09il n'y aurait plus une seule victime civile à Gaza aujourd'hui.
04:11Donc on peut discuter avec le gouvernement israélien,
04:14on peut contester de manière franche et loyale auprès de lui
04:17la riposte qu'il apporte à cette menace qu'il subit.
04:20La vérité, c'est qu'à la fin, le premier responsable de la tragédie
04:25que subit le peuple palestinien,
04:28comme les civils israéliens qui ont été victimes des pogroms du 7 octobre,
04:32le premier coupable de cette violence, c'est le Hamas.
04:35Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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