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  • il y a 5 heures
Rodolphe Cart, écrivain, sur l'agression d'Ethan à Lyon par une bande de mineurs : «Il y a un choix précis des victimes. On ne s'attaque pas à n'importe qui».

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Transcription
00:00Tout d'abord, on peut se réjouir de la libération aussi des proches des victimes.
00:04Je trouve que c'est bien ça, on le voit de plus en plus que les proches des victimes
00:06osent confronter justement les responsables, l'État, les personnalités publiques.
00:11Parenthèse, ce sont toujours des femmes d'ailleurs, ou en tout cas dans la plupart des cas.
00:14Ah mais souvent les femmes font preuve de courage que les hommes n'ont pas, ça c'est vrai.
00:19C'est vrai.
00:19En tout cas, c'est très bien qu'il y ait cette parole qui se libère.
00:22Et pour revenir justement à toutes ces bandes, on voit à chaque fois quand même une récurrence aussi.
00:26C'est les mêmes profils, c'est des petits jeunes plutôt tranquilles qui se font agresser par des bandes.
00:31Et là, peut-être la réponse à analyser, elle est intéressante.
00:34Parce que d'un côté, on écoute les professionnels du droit, de l'autre côté les policiers et aussi les pédopsychiatres.
00:40On parle souvent de Maurice Berger.
00:41C'est vrai que c'est intéressant d'avoir aujourd'hui un peu, comment dire, une réponse sur plusieurs fronts.
00:47C'est-à-dire d'avoir un choc d'autorité. C'est Thibault de Montbrial qu'en parle souvent.
00:50On va l'entendre dans un instant, il était ce matin sur CNews et Europe.
00:53Et c'est vrai que souvent, il faut une réponse dès le départ.
00:56Parce que dès le départ, s'il y a un fait plus ou moins violent, c'est vrai qu'une partie va rentrer dans le droit chemin s'ils se sont confrontés une fois à l'autorité.
01:05Et la deuxième chose, et là c'est plutôt les pédopsychiatres qui l'analysent, c'est restructurer des hommes.
01:09Et restructurer des hommes, ça se fait par, on va dire, trois cercles.
01:13Le cercle familial, le cercle groupal que mon voisin évoquait justement.
01:17Le fait que, par exemple, il y a les notions de groupe, les notions de tribu qui peuvent jouer à un certain âge, notamment au moment de l'adolescence, quand on sait qu'identitairement on se cherche.
01:25Et enfin, on arrive à la réponse pénale.
01:26Mais là, il faut vraiment avoir à chaque fois ces trois degrés de lecture pour comprendre justement ces agressions.
01:32Pour reprendre mon cas personnel, moi qui habitais sur Lyon, j'ai fait mes études à Lyon, j'habitais à la Guillotière à l'époque et je travaillais place d'hétéro pour ceux qui connaissent un peu Lyon.
01:40Et je faisais le trajet donc tous les soirs pour aller sur mon lieu de travail.
01:44Et moi, je voyais des récurrences dans les mêmes scènes.
01:46Si vous voulez, on voyait toujours les petits étudiants de droit de Lyon 3, bien proprets, qui allaient faire la fête sur les quais.
01:52Et à chaque fois, on voyait, et d'ailleurs Théo le dit dans son témoignage, on voyait des racailles venus de Saint-Priest ou de Vaud-en-Velin venir directement sur Lyon pour faire, il faut dire le mot, des actes de pillage.
02:05C'est vraiment, à chaque fois, il y a un choix précis des victimes aussi.
02:09Ça aussi, il faut le mentionner.
02:10On ne s'attaque pas à n'importe qui.
02:12Le petit blanc, il est vu comme la victime, il est vu comme celui qui ne va pas se défendre, comme celui qui a un bolos.
02:17Pardonnez-moi l'expression, mais c'est l'expression qui est reprise, même si lui, il est très courageux.
02:21Traduit, une sorte d'individu qu'on estime un peu fragile.
02:25Voilà, exactement. On va lui mettre une petite claque et puis il va nous donner notre portable.
02:28Sauf qu'on voit qu'aujourd'hui, de plus en plus, justement, osent dire non.
02:31Sauf qu'on voit que là, le déballage de violence va très, très vite, justement.
02:36Vous évoquiez...
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