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  • il y a 7 mois
Chaque week-end, François Gapihan vous accompagne de 10h à 12h dans BFM Direct.

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00:00:00Et bonjour à tous, bienvenue dans BFM Direct. Nous sommes ensemble jusqu'à midi dans un instant où vous racontent les coulisses de la démission quasi forcée de Jack Lang.
00:00:07Sous la pression de l'Elysée et de la justice, l'ancien ministre de la Culture va bel et bien quitter la présidence de l'Institut du Monde Arabe, institution prestigieuse.
00:00:16Les révélations sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein ont eu raison de sa détermination à se maintenir à son poste, coûte que coûte.
00:00:23L'Iran ne renoncera pas à l'enrichissement d'uranium même au cas de guerre. Dixit ce matin, le chef de la diplomatie iranienne, deux jours après des pourparlers sur le nucléaire avec Washington dont la pression militaire n'effraie pas Téhéran.
00:00:36Là encore c'est le mot d'ordre du jour côté iranien, décryptage à suivre avec nos experts et toutes nos équipes mobilisées au Moyen-Orient, notamment nos envoyés spéciaux qui sont actuellement en Irak, tout près de la frontière iranienne.
00:00:48Et puis ce matin, on se penche aussi sur les prix de l'énergie, ceux de l'électricité en particulier. Ils n'augmenteront pas, promet aujourd'hui le Premier ministre,
00:00:56alors que les ambitions pour l'éolien et le solaire pourraient être revues drastiquement à la baisse dans les prochains jours.
00:01:03Réaction de la députée écologiste Sandrine Rousseau, mon invitée, à 10h30. BFM Direct épisode 48, c'est parti.
00:01:18Mais d'abord l'essentiel de l'actualité avec vous, Fanny, bonjour.
00:01:24Bonjour Fanny.
00:01:24Et ces nouvelles déclarations au sujet des discussions sur le nucléaire iranien avec les Etats-Unis.
00:01:29Oui, nous refusons de renoncer à l'enrichissement d'uranium, même en cas de guerre. Personne n'a le droit de dicter notre conduite.
00:01:36La mise en garde ce matin lors d'un forum à Téhéran d'Abbas Araqchi, le chef de la diplomatie iranienne,
00:01:42qui s'interroge d'ailleurs sur le sérieux des Etats-Unis, deux jours après le début de ces pourparlers à Oman entre les deux pays.
00:01:49Le ministre iranien des Affaires étrangères qui avait y challengé avec l'émissaire américain Steve Whitcoff,
00:01:54Abbas Araqchi qui, au sujet cette fois-ci du déploiement militaire dans le Golfe, déclare qu'il ne les ferait pas.
00:02:00Annonce de remaniement du gouvernement dans les deux prochaines semaines.
00:02:02Oui, un ajustement plutôt d'ici le 22 février. Précision ce matin de Sébastien Lecornu dans des entretiens avec la presse régionale.
00:02:10Un mini remaniement qui aura lieu avant la période de réserve liée aux élections municipales
00:02:16et pour lesquelles trois ministres du gouvernement sont candidats, notamment Rachida Dati,
00:02:20qui a annoncé qu'elle démissionnerait pour se consacrer à sa course pour Paris.
00:02:25Vigilance crue maintenue dans le Morbihan ce matin.
00:02:27Une vigilance orange en effet pour risque de crue.
00:02:30Donc dans ce département où Météo France invite les habitants à la plus grande prudence évidemment.
00:02:35Cette alerte a été levée en revanche dans le Finistère voisin où l'on retrouvait Élise Phillips
00:02:40parce que là-bas, Élise, la situation reste tout de même compliquée ce matin.
00:02:46Oui, en fait c'est ce cours d'eau qui traverse Quimperlé, la Laïta,
00:02:50qui est à nouveau sortie de son lit hier soir en partie jusqu'à envahir une partie des quais.
00:02:54Regardez sur ces images de Mathieu Le Peni.
00:02:56On voit que ce matin le niveau de ce cours d'eau est toujours assez élevé
00:03:00avec un débit également assez important.
00:03:04En fait ce qui s'est passé c'est qu'il a beaucoup plu ces derniers jours.
00:03:06Les précipitations ont été tellement importantes que forcément les cours d'eau réagissent beaucoup.
00:03:11Et donc pour prévenir les accidents, la mairie a décidé de fermer une partie des quais à la circulation
00:03:16parce que même avec un niveau d'eau assez faible, cela peut potentiellement être dangereux.
00:03:21Le but s'était empêché tout accident.
00:03:23Néanmoins ce matin on est sur un retour progressif à la normale
00:03:26avec une circulation qui va rouvrir dans quelques minutes.
00:03:30Il n'y a pas eu d'accident majeur, pas de dégâts importants ici à Quimperlé.
00:03:34Néanmoins les services de la préfecture nous disaient surveiller la situation de très près
00:03:39parce qu'encore une fois ce cours d'eau réagit parfois très rapidement.
00:03:43Et puis il va y avoir de nouvelles précipitations dans la journée demain ici à Quimperlé.
00:03:48Et puis on parle aussi de cette alerte sur la Bretagne
00:03:50parce que le département voisin, le Morbihan est toujours en vigilance orange, cru et inondation.
00:03:55Notamment le cours d'eau de Loust qui va être très scruté aujourd'hui.
00:03:59On entend aussi la lassitude des habitants de la Bretagne qui subissent ces crues à répétition
00:04:04depuis plusieurs jours.
00:04:05On a discuté hier avec la gérante d'un hôtel situé sur ces quais
00:04:09qui était fatiguée par ces crues à répétition.
00:04:12Et puis un habitant de Quimperlé qui nous disait qu'il fallait vivre avec cette situation
00:04:15parce que cela se répète beaucoup depuis plusieurs jours.
00:04:19Merci Alice Philippe.
00:04:20Je suis en direct de Quimperlé avec Mathieu Le Peignet.
00:04:23Donc attention dans le Finistère mais surtout soyez vigilants dans le Morbihan voisin.
00:04:27Direction l'Italie à présent, pays hôte des Jeux Olympiques.
00:04:30Fini la liesse de la cérémonie d'ouverture de vendredi soir.
00:04:33Regardez hier ces milliers de manifestants qui étaient dans les rues de Milan
00:04:36pour dénoncer eux l'impact environnemental et social de ces Jeux
00:04:39avec notamment une explosion du coût du logement.
00:04:42Des brefs affrontements ont ensuite éclaté entre manifestants et policiers
00:04:45avec des jets d'objets et de feux d'artifice d'un côté
00:04:47et l'usage de canons à eau de l'autre.
00:04:50Il y avait plein de revendications différentes manifestement.
00:04:52On termine avec des images impressionnantes de neige au Japon.
00:04:57La neige mortelle au Japon.
00:04:58Oui, neige mortelle.
00:04:59Des chutes de neige si importantes qu'elles ont en effet causé la mort
00:05:03d'au moins 30 personnes ces deux dernières semaines
00:05:05et détruits de très nombreuses habitations.
00:05:07C'est le département d'Aomori qui a été le plus touché
00:05:10avec jusqu'à 4,50 mètres de neige au sol dans les zones les plus isolées.
00:05:13L'armée a dû être déployée sur place pour secourir la population.
00:05:16Et c'est toute la côte de la mer du Japon qui est plus largement concernée
00:05:20avec une neige deux fois plus abondante que d'habitude à cette année.
00:05:23Impressionnant.
00:05:24Merci beaucoup.
00:05:24Merci Fanny.
00:05:25A tout à l'heure.
00:05:25Prochain point sur l'actualité avec vous, toujours à 11h.
00:05:28C'était il y a 96h sur BFM TV.
00:05:31Comptez-vous démissionner, M. Lang ?
00:05:35Et pour quelle raison ?
00:05:36C'est une question.
00:05:37Mais non, je n'ai pas changé.
00:05:38Une seconde.
00:05:38Je suis président d'un institut dans lequel le public afflue.
00:05:43Les événements sont célébrés dans le monde entier.
00:05:46J'ai reçu au contraire, depuis ces quelques heures là où on agite le landerneau,
00:05:52des messages de félicitations venant de pays arabes,
00:05:56venant de visiteurs, de spectateurs, d'amis qui me réjouissent beaucoup.
00:06:00Et finalement, trois petits jours plus tard,
00:06:02bonjour Antoine Forestier, vous êtes devant l'Institut du monde arabe
00:06:04dont le président Jacques Lang a donc finalement décidé de jeter l'éponge.
00:06:10Oui, Jacques Lang qui a envoyé un courrier hier au ministère des Affaires étrangères.
00:06:14Et dès que Jean-Noël Barraud a reçu ce courrier, il a immédiatement pris acte de cette décision.
00:06:19Le ministre des Affaires étrangères, qui ne veut pas perdre de temps,
00:06:22il a fait savoir que la procédure pour trouver un successeur à Jacques Lang
00:06:26allait immédiatement être lancée.
00:06:27Il va y avoir un conseil d'administration extraordinaire d'ici sept jours
00:06:30pour trouver un nouveau président ou une nouvelle présidente par intérim à l'Institut du monde arabe.
00:06:36Ce courrier de l'ancien ministre de la Culture a également eu un autre effet,
00:06:40celui d'annuler sa convocation aujourd'hui au Quai d'Orsay.
00:06:44Il aurait dû venir s'expliquer sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
00:06:48Pour rappel, depuis que la justice américaine a mis en ligne
00:06:52ces 3,5 millions de documents il y a dix jours,
00:06:54près de 600 documents font apparaître le nom de Jacques Lang.
00:06:58Ce sont des échanges par mail avec le millionnaire américain Jeffrey Epstein.
00:07:03Jacques Lang qui s'est déjà expliqué à de nombreuses reprises
00:07:06dans de nombreuses interviews à ce sujet.
00:07:08Il assume ses liens avec Jeffrey Epstein
00:07:10mais il indique qu'il n'avait pas connaissance de ses crimes.
00:07:13Une autre procédure a été lancée à son encompte
00:07:15par le parquet national financier cette fois-ci.
00:07:18C'est une procédure concernant les liens financiers
00:07:20entre Jacques Lang, sa fille Caroline et Jeffrey Epstein.
00:07:24À ce sujet, Jacques Lang s'est également exprimé.
00:07:26Il parle d'accusations infondées.
00:07:28Merci beaucoup Antoine avec Maxime Barillet
00:07:30devant l'Institut du monde arabe en plein cœur de Paris
00:07:31pour BFM TV.
00:07:34Bonjour Jérémy Trottin, éditorialiste politique BFM TV.
00:07:37Bonjour Dominique Rizet, consultant police-justice de BFM TV.
00:07:40Bonjour Paul de Villepin.
00:07:40Merci à vous également d'être avec nous.
00:07:42Vous êtes journaliste à Politico.
00:07:43Vous êtes l'un des premiers à avoir creusé
00:07:45les liens essentiellement financiers
00:07:47qui unissent ou unissaient Jeffrey Epstein
00:07:49qui est mort en prison à New York en 2019
00:07:51et Jacques Lang, ancien ministre de la Culture
00:07:53et qui est bientôt ancien président de l'Institut du monde arabe.
00:07:57Écoutons d'abord, juste après l'annonce hier en début de soirée
00:08:02par Jacques Lang de sa future démission
00:08:04de la présidence de l'Institut du monde arabe.
00:08:06Estimé que pour la mettre à l'abri de ces calomnies
00:08:11et que les journées ne soient pas polluées
00:08:13et que le personnel ne soit pas pollué
00:08:15par ses assauts médiatiques permanents,
00:08:17il valait mieux qu'il propose sa démission.
00:08:19Il y a réfléchi ces jours derniers
00:08:21et c'est la solution qui, en homme d'État qu'il est,
00:08:25a conduit à préserver une institution.
00:08:27Je n'ai aucune connaissance de gens
00:08:29avec qui il aurait pu échanger
00:08:30autre que le cercle qui lui est proche
00:08:32et il a pris sa décision en conscience.
00:08:34Je crois que Jacques Lang est un ministre d'État,
00:08:37un ancien ministre d'État.
00:08:38Il a pris la décision qui lui paraissait
00:08:40la plus conforme à la protection
00:08:42de l'intérêt culturel de l'Institut du monde arabe.
00:08:44Il n'a pas besoin qu'on lui impose
00:08:47telle ou telle décision.
00:08:48Il n'est pas là pour mener une campagne
00:08:51qui déstabilise l'institution culturelle
00:08:53qu'il a permis de faire rayonner
00:08:54depuis 12 ans maintenant.
00:08:55Sa fille n'a pas son mot à dire
00:08:57sur les actions culturelles
00:08:59et les décisions politiques.
00:09:00Après, il écoute, comme tout le monde,
00:09:02les avis des uns ou des autres
00:09:03et c'est un homme intelligent
00:09:04qui a pris la décision la plus raisonnable
00:09:06mais sans pression aucune.
00:09:08Et l'Élysée qui prend acte,
00:09:10Jérémy, de l'annonce de la démission de Jacques Lang
00:09:13sans autre forme de commentaire.
00:09:15La pression était devenue beaucoup trop forte.
00:09:18On comprend que Jacques Lang
00:09:19n'avait vraiment pas envie
00:09:20de jeter l'éponge.
00:09:22Il n'en a en réalité pas eu le choix
00:09:24alors qu'on le rappelle,
00:09:25il était convoqué aujourd'hui
00:09:27au ministère des Affaires étrangères
00:09:28qui est le principal financeur
00:09:29de l'Institut du monde arabe.
00:09:30En réalité, il n'avait aucun soutien
00:09:31de Jacques Lang dans cette affaire.
00:09:33Ça fait 48 heures qu'on savait
00:09:35que l'Élysée avait complètement décidé
00:09:37de rompre tout lien avec Jacques Lang
00:09:39en couvainquant le président
00:09:41de l'Institut du monde arabe
00:09:42normalement ce matin.
00:09:43Qui est nommé par le président.
00:09:44Nommé, renommé, renommé.
00:09:47Même si Jacques Lang a un peu forcé
00:09:48le bras du président
00:09:51pour rester un petit peu plus longtemps
00:09:53que prévu.
00:09:54En tout cas, il n'avait aucun soutien.
00:09:55Et puis, c'est surtout que sa défense
00:09:58a été jugée catastrophique
00:09:59par l'exécutif.
00:10:01Et puis, il y a eu un certain nombre
00:10:02d'événements depuis.
00:10:03Il y a déjà eu la démission de sa fille.
00:10:05Donc, ça pèse aussi
00:10:05parce que tout le monde dit
00:10:07pourquoi sa fille démissionnerait
00:10:08alors que c'est elle la principale impliquée
00:10:09et pas le président
00:10:11de l'Institut du monde arabe,
00:10:12donc son père.
00:10:13Il y a eu aussi l'ouverture
00:10:14par le PNF d'une enquête,
00:10:16une plainte d'anticorps.
00:10:17Donc, ça a commencé à faire beaucoup.
00:10:19Alors, c'est vrai que c'est un conseil
00:10:20d'administration qui décide
00:10:21si oui ou non il peut rester.
00:10:22Mais est-ce qu'il avait d'autres soutiens ?
00:10:24Est-ce que d'autres pays
00:10:25auraient voulu soutenir Jack Lang
00:10:28face à ce scandale énorme
00:10:30qu'est l'affaire Epstein ?
00:10:31Qui veut se frotter
00:10:32ou être considéré comme complaisant
00:10:34avec ce personnage aujourd'hui ?
00:10:36Personne.
00:10:37Il l'a sans doute calculé.
00:10:39Il l'a sans doute voulu
00:10:39s'il était en mesure de rester
00:10:41parce que c'était son souhait premier.
00:10:43C'était ça qu'il voulait.
00:10:44Mais finalement, sans doute,
00:10:46faute d'allié,
00:10:46il a été obligé de démissionner.
00:10:47Démission de Jack Lang.
00:10:48Réaction ce matin
00:10:49de la porte-parole du gouvernement.
00:10:50Je crois que Jack Lang
00:10:52a pris la seule décision possible,
00:10:55la seule décision souhaitable.
00:10:57En l'état, la situation était,
00:10:58me semble-t-il, intenable.
00:11:00Et donc, c'est en ce sens
00:11:01qu'effectivement,
00:11:02le Quai d'Orsay a pris acte
00:11:03de sa lettre de démission.
00:11:05Et je rappelle les termes
00:11:06employés par Jack Lang
00:11:07dans le courrier
00:11:09adressé au ministère
00:11:10des Affaires étrangères
00:11:11dans lequel il annonce
00:11:12sa future démission.
00:11:13Courrier adressé hier soir.
00:11:15Je propose de remettre
00:11:16ma démission
00:11:16lors d'un prochain
00:11:17conseil d'administration
00:11:18extraordinaire.
00:11:20Les accusations portées
00:11:21à mon encontre
00:11:22sont inexactes
00:11:23et je le démontrerai.
00:11:24Je me réjouis
00:11:24que la justice
00:11:25se saisisse de ce dossier.
00:11:27Oui, parce que la justice,
00:11:28le parquet national financier,
00:11:29ouvre une enquête préliminaire.
00:11:30On va y revenir avec vous,
00:11:31Dominique, dans un instant.
00:11:32Mais, Paul Le Villepin,
00:11:33quand même,
00:11:33il faut rappeler
00:11:34les liens,
00:11:36et là,
00:11:36on ne parle plus
00:11:38au conditionnel,
00:11:39les liens avérés,
00:11:40liens financiers,
00:11:41essentiellement,
00:11:42entre Jeffrey Epstein,
00:11:43homme d'affaires,
00:11:44criminel sexuel,
00:11:45mort dans des conditions
00:11:47un tout petit peu opaques
00:11:48en prison en 2019
00:11:50à New York,
00:11:50et Jack Long,
00:11:52dont le nom
00:11:52dans les fameux
00:11:53Epstein Files
00:11:54apparaît
00:11:55à plus de 600 reprises,
00:11:57sans qu'aucun crime sexuel
00:11:58ne puisse,
00:11:59à ce stade,
00:11:59en tout cas,
00:11:59lui être imputé,
00:12:01apparaît.
00:12:02Oui, effectivement.
00:12:03Il faut être un petit peu vigilant
00:12:04lorsqu'on dit
00:12:05le nom apparaît 600 fois,
00:12:07très exactement 673 fois.
00:12:09C'est des références,
00:12:10des occurrences
00:12:11dans des e-mails
00:12:13et quelques SMS.
00:12:15Ça ne veut pas dire
00:12:15qu'ils se sont vus 673 fois
00:12:17ou alors qu'ils ont échangé
00:12:18673 e-mails.
00:12:20C'est ça.
00:12:20C'est-à-dire que fin janvier,
00:12:21le ministère américain
00:12:22de la Justice
00:12:23a dévoilé
00:12:24des millions
00:12:26de documents
00:12:27et notamment
00:12:27des mails,
00:12:28des échanges par mail,
00:12:30issus de la procédure judiciaire.
00:12:32avec ses interlocuteurs,
00:12:33parfois ses connaissances,
00:12:34voire ses amis.
00:12:35Et alors là,
00:12:35vous avez,
00:12:36vous creusé,
00:12:37ce qu'il y avait
00:12:38entre Epstein
00:12:39et la famille Lang.
00:12:40Alors,
00:12:40ce n'était pas la première fois,
00:12:42en réalité,
00:12:42dès 2020,
00:12:43Politico avait enquêté
00:12:44sur la base
00:12:45de documents
00:12:45qui étaient beaucoup plus rares,
00:12:47qui étaient
00:12:47les documents fiscaux
00:12:49d'une association,
00:12:50les comptes de l'association
00:12:51d'une des ONG
00:12:52de Jeffrey Epstein
00:12:53qui avait effectué
00:12:55un virement
00:12:56de l'ordre
00:12:56de 57 000 dollars
00:12:57à une association
00:12:58dont le titre
00:12:59Sibylin était
00:13:01promotion,
00:13:03association
00:13:03pour la promotion
00:13:04de la culture
00:13:04dans les années 80-90.
00:13:07Et donc,
00:13:07derrière ça,
00:13:08on avait récupéré
00:13:08ensuite les statuts
00:13:09de l'association
00:13:11sur lesquels
00:13:13apparaissaient
00:13:14les noms
00:13:15de trois proches
00:13:15de Jacques Lang.
00:13:19Et on avait ensuite
00:13:20sollicité Jacques Lang
00:13:21pour savoir
00:13:21quelle était la nature
00:13:22de la relation,
00:13:24mais surtout
00:13:25à quoi avait servi
00:13:26ce virement.
00:13:27et on avait eu
00:13:29énormément de mal.
00:13:30Ce qui est intéressant
00:13:30à observer,
00:13:31c'est que là,
00:13:33face à la pression
00:13:34et à la manne
00:13:35de documents
00:13:36qui le lie
00:13:38à Jeffrey Epstein,
00:13:40il a choisi
00:13:40une stratégie
00:13:41de communication
00:13:41offensive,
00:13:43se répondant
00:13:43sur les plateaux,
00:13:44y compris ici,
00:13:45en expliquant
00:13:45qu'il n'avait rien
00:13:47à se reprocher,
00:13:48qu'il ne scannait pas
00:13:49forcément le passé
00:13:49de tous ces interlocuteurs.
00:13:51Qu'est-ce qu'il y a
00:13:51justement, pardonnez-moi,
00:13:52mais qu'est-ce qu'il y a
00:13:53derrière ce
00:13:53« je n'ai rien
00:13:54à me reprocher ? »
00:13:54Parce que ce qu'on constate
00:13:56dans les révélations,
00:13:58dans ces documents,
00:13:59c'est la générosité
00:14:01financière,
00:14:03matérielle,
00:14:03dont a bénéficié
00:14:04notamment Jack Lang
00:14:06de la part
00:14:07de Jeffrey Epstein.
00:14:08Ce n'est pas pour autant
00:14:09illégal.
00:14:10En tout cas,
00:14:11à ce stade,
00:14:12et c'est la justice
00:14:13qui déterminera
00:14:14si c'est illégal ou pas.
00:14:16Je n'ai rien à me reprocher,
00:14:16si je n'avais pas connaissance
00:14:16des crimes
00:14:17et des agissements
00:14:18de Jeffrey Epstein.
00:14:19Or, ce qu'il omet d'oublier,
00:14:20c'est que la relation
00:14:21entre Jeffrey Epstein
00:14:21et Jack Lang,
00:14:22elle démarre en 2012-2013,
00:14:24par l'entremise
00:14:25de Woody Allen
00:14:25que Jack Lang connaissait
00:14:27par les milieux
00:14:29de la culture
00:14:30et Jeffrey Epstein
00:14:31de New York
00:14:31où il s'était quasiment voisin
00:14:33et se côtoyait régulièrement.
00:14:35Et alors que Epstein
00:14:35avait déjà été condamné,
00:14:36c'était en 2008,
00:14:37pour pédocriminalité.
00:14:40Et ce qui est aussi
00:14:41reproché à Jack Lang,
00:14:42c'est au fond
00:14:43une certaine forme
00:14:43d'aveuglement
00:14:44puisqu'il n'a jamais
00:14:45fait de recherche
00:14:46ou il dit
00:14:47n'avoir jamais fait de recherche
00:14:48sur Jeffrey Epstein
00:14:50dont il sollicitait
00:14:51assez régulièrement
00:14:52la générosité.
00:14:54qui lui avait effectué
00:14:55ce virement
00:14:55pour ce film.
00:14:57Un film d'ailleurs
00:14:57qui n'a jamais été
00:14:59réellement tourné
00:15:00et surtout
00:15:01qui n'est jamais sorti.
00:15:04Et donc,
00:15:05personne ne sait exactement
00:15:06ce qui a été fait
00:15:06de ces 57 000 dollars.
00:15:08Et j'imagine
00:15:08que l'enquête du PNF
00:15:09permettra peut-être
00:15:10de l'établir.
00:15:11justement le PNF,
00:15:12le parquet national financier.
00:15:14Que soupçonne la justice
00:15:16vis-à-vis de Jack Lang
00:15:18et sa fille Caroline Dominique ?
00:15:20Alors, il y a les dossiers
00:15:21dont parlait Paul
00:15:21à l'instant.
00:15:22Et puis, il y a cette société
00:15:24dont vous évoquiez aussi.
00:15:26Donc, c'est une société
00:15:27offshore
00:15:28dont l'existence
00:15:29a été révélée
00:15:30par les journalistes
00:15:30d'investigation de médias,
00:15:32par De Politico
00:15:32qui ont travaillé
00:15:33sur ce dossier.
00:15:34fondée en 2016
00:15:35par Jeffrey Epstein,
00:15:37domiciliée aux Îles Vierges,
00:15:39un paradis fiscal américain,
00:15:41société dont la moitié des parts
00:15:43est détenue par Caroline Lang.
00:15:45D'accord ?
00:15:45La fille aînée, donc,
00:15:46qui vient de démissionner
00:15:47de Warner Bros.
00:15:49Et l'objectif de cette société,
00:15:51c'était d'acheter
00:15:52des œuvres d'art
00:15:53à des jeunes artistes
00:15:54français, européens.
00:15:56Jack Lang figure
00:15:57dans les statuts...
00:15:58Pardon, elle a démissionné
00:15:59du syndicat
00:15:59des producteurs du cinéma.
00:16:01Elle était patron de Warner Bros.
00:16:02Jack, on figure
00:16:02dans les statuts
00:16:04de cette société
00:16:05et ses avocats expliquent
00:16:06qu'il ignorait
00:16:08que son nom figurait
00:16:09dans cette société,
00:16:11que les avocats américains
00:16:14de Epstein
00:16:14avaient glissé son nom
00:16:16dans une clause
00:16:16de l'entreprise
00:16:17et l'avaient ajouté
00:16:18au statut.
00:16:19Lui dit qu'il n'a jamais
00:16:20touché de revenus.
00:16:21Le parquet national
00:16:22financier,
00:16:23après les révélations
00:16:24de nos confrères,
00:16:25a ouvert cette enquête
00:16:26préliminaire vendredi
00:16:27contre Jack Lang
00:16:28et sa fille
00:16:29pour blanchiment
00:16:30de fraude fiscale
00:16:31aggravée.
00:16:32Ça veut dire
00:16:32que ça va être
00:16:33une enquête
00:16:33qui va être longue,
00:16:35qui va être complexe
00:16:36pour les policiers
00:16:37et puis qui va être sensible
00:16:38en raison de la personnalité
00:16:40de Jack Lang.
00:16:41Nous sommes en direct
00:16:41avec Patrick Dupont.
00:16:42Bonjour.
00:16:43Vous êtes l'administrateur
00:16:44du pôle juridique
00:16:44de l'association
00:16:45AC,
00:16:46l'association anticorruption.
00:16:48Et alors vous,
00:16:48vous êtes concerné,
00:16:49si je puis dire,
00:16:49parce qu'on a appris
00:16:51hier que vous aviez porté plainte,
00:16:52racontez-nous.
00:16:54Alors on a déposé plainte
00:16:57contre X.
00:16:58L'association AC,
00:17:00et non pas l'association anticorps,
00:17:02dont j'ai fait partie précédemment,
00:17:04l'association AC a été créée
00:17:06en juin 2021.
00:17:07Un petit aparté.
00:17:08On a 220 plaintes déposées
00:17:12contre X.
00:17:13Une plainte contre X,
00:17:14on dit bien contre X,
00:17:15pour des malversations
00:17:17concernant des personnages politiques.
00:17:21Depuis 4 ans et demi,
00:17:2212 plaintes ont simplement été classées.
00:17:25Et la plupart des plaintes
00:17:26font l'objet de pensuité d'enquête.
00:17:28Mais vous avez déposé plainte
00:17:31bel et bien
00:17:32après avoir pris connaissance
00:17:33des révélations
00:17:34de nos confrères de Mediapart
00:17:35sur les liens financiers
00:17:36entre Jeffrey Epstein
00:17:37et la famille Lang.
00:17:39Alors on a traité ce dossier-là
00:17:41comme tout autre dossier.
00:17:43C'est-à-dire qu'en général,
00:17:44des lanceurs d'alertes
00:17:45nous contactent.
00:17:46Que ce soit un maire,
00:17:48que ce soit un député,
00:17:50que ce soit un conseil départemental,
00:17:53quelque soit l'autorité politique,
00:17:54nous agissons de la même façon.
00:17:56C'est-à-dire que
00:17:56nous avons un réseau d'enseignements,
00:17:58tout simplement,
00:17:59autant le dire,
00:18:00c'est-à-dire les médias,
00:18:01c'est-à-dire le rassemblement
00:18:02de voeufs matériels
00:18:03par des informateurs,
00:18:05par des lanceurs d'alertes.
00:18:07Et au vu de ça,
00:18:08bien évidemment,
00:18:08nous vérifions
00:18:09avant que de proposer
00:18:11un projet de plainte
00:18:12à notre bureau juridique
00:18:13qui est analysé.
00:18:15C'est fait très sérieusement.
00:18:16Nous avons des avocats bénévoles,
00:18:18nous avons des magistrats bénévoles
00:18:19qui vérifient
00:18:20l'intégralité
00:18:22de nos procédures.
00:18:23Et à la suite de ça,
00:18:24nous saisissons
00:18:25une juridiction spécialisée
00:18:27ou tout simplement
00:18:28le procureur général,
00:18:29enfin le procureur
00:18:30de la République
00:18:30du lieu.
00:18:31– Mais ce qui vous intrigue
00:18:32particulièrement,
00:18:33c'est ce dont on parlait
00:18:34à l'instant,
00:18:34à savoir cette société
00:18:35fondée avec Epstein
00:18:38et co-fondée
00:18:40par la fille de Jack Lang,
00:18:43Caroline Lang,
00:18:43qui était elle aussi
00:18:44d'ailleurs l'invité
00:18:44de BFM TV cette semaine,
00:18:46fondée dans un paradis fiscal
00:18:47en 2016.
00:18:48Et le nom de Jack Lang
00:18:50apparaît dans les statuts
00:18:51de la société.
00:18:51Ça, ça vous intrigue ?
00:18:52C'est une des raisons
00:18:53pour lesquelles
00:18:54vous avez porté plainte ?
00:18:55– Ça paraît très étonnant
00:18:57effectivement.
00:18:58Donc ça apparaît
00:18:59dans notre plainte,
00:18:59bien évidemment.
00:19:01Donc les enquêteurs
00:19:03pourront poursuivre,
00:19:05bien évidemment,
00:19:05sous l'autorité
00:19:06du parquet national financier
00:19:07et vérifier l'exactitude
00:19:09de nos indications,
00:19:11de nos propos.
00:19:12Comme dans une enquête
00:19:13traditionnelle pure.
00:19:16Voilà.
00:19:17– À ce stade,
00:19:18le parquet national financier
00:19:19n'a retenu que,
00:19:20si je puis dire,
00:19:21le blanchiment
00:19:22de fraude fiscale aggravée.
00:19:24Ça ne parle pas forcément
00:19:25à tout le monde.
00:19:26Pour vous,
00:19:27c'est une infraction majeure ?
00:19:29C'est le point
00:19:30sur lequel vous souhaitez
00:19:31appuyer aujourd'hui ?
00:19:32– C'est une infraction
00:19:34qui est tout à fait majeure.
00:19:36En sachant que
00:19:37ce ne sont pas
00:19:39les associations
00:19:41anticorruption
00:19:42qui qualifient
00:19:42les infractions,
00:19:44mais c'est toujours
00:19:45le procureur de la République,
00:19:46les magistrats,
00:19:47qui qualifieront
00:19:48les infractions.
00:19:49Nous, notre rôle,
00:19:50en fait,
00:19:50l'intérêt,
00:19:51c'est de mettre en évidence
00:19:52des mécanismes
00:19:53de transparence
00:19:54et de contrôle.
00:19:56Nous sommes une association,
00:19:59nous sommes une forme
00:20:00de contre-pouvoir démocratique
00:20:02qui s'inscrit
00:20:03entre être un auxiliaire
00:20:08de justice
00:20:08et peut-être la non-réponse
00:20:11de certains pouvoirs
00:20:13qui sont bien institués
00:20:14et qui refusent
00:20:16ou qui font semblant d'eux.
00:20:18qu'on trouve
00:20:20ce genre de comportement
00:20:21dans la plupart
00:20:22de nos dossiers.
00:20:23Et bien évidemment,
00:20:25voilà,
00:20:25on s'en prie.
00:20:26Merci Patrick Dupont.
00:20:28Merci à tous les trois
00:20:29d'avoir accepté
00:20:29l'invitation de BFM Direct.
00:20:31Ce matin,
00:20:31la suite de votre émission,
00:20:32dans quelques instants,
00:20:33on va parler des prix de l'énergie,
00:20:34prix de l'électricité,
00:20:35notamment qui n'augmenteront pas.
00:20:36En tout cas,
00:20:37c'est ce que promet
00:20:37le Premier ministre
00:20:38d'un presse quotidien régional
00:20:40ce matin,
00:20:41alors que les ambitions
00:20:41pour l'éolien,
00:20:42pour le solaire
00:20:43pourraient être revues
00:20:43drastiquement à la baisse
00:20:44dans les prochains jours.
00:20:45On va en parler
00:20:46dans un instant
00:20:46avec mon invité
00:20:47Sandrine Rousseau,
00:20:48députée écologiste,
00:20:50ici même,
00:20:50dans quelques toutes petites minutes.
00:20:5110h30,
00:20:54soyez les bienvenus
00:20:55si vous nous rejoignez
00:20:55dans BFM Direct.
00:20:56Bonjour Sandrine Rousseau.
00:20:57Bonjour.
00:20:58Merci d'être notre invitée
00:20:59ce matin dans BFM Direct.
00:21:00Vous êtes députée
00:21:01Les écologistes de Paris.
00:21:02À mes côtés,
00:21:03pour vous interroger,
00:21:03Jérémy Trottin.
00:21:04Rebonjour Jérémy.
00:21:05On va parler budget,
00:21:06énergie,
00:21:07notamment dans un instant.
00:21:08Mais d'abord,
00:21:09l'actualité,
00:21:10c'est ce matin,
00:21:10en particulier,
00:21:11la polémique Jack Lang.
00:21:12Sa démission
00:21:12après plusieurs jours
00:21:14de résistance,
00:21:15je pense qu'on peut le dire
00:21:16comme ça,
00:21:16sur fond d'affaires Epstein.
00:21:18Votre réaction ce matin ?
00:21:19C'est bien qu'il démissionne.
00:21:21Déjà,
00:21:23il aurait dû le faire
00:21:24tout de suite,
00:21:25immédiatement.
00:21:26Il aurait dû aussi
00:21:28dire à quel point,
00:21:31parce que quand j'entends
00:21:31dans votre reportage
00:21:33que c'est Woody Allen
00:21:35qui a mis en contact
00:21:37Jack Lang et Epstein,
00:21:39ce que montre
00:21:40cette affaire Epstein,
00:21:41c'est à quel point
00:21:42les puissants
00:21:44s'émancipent complètement
00:21:45du droit,
00:21:45qu'ils font ce qu'ils veulent
00:21:46avec le corps,
00:21:47notamment,
00:21:48de jeunes filles.
00:21:48Je ne sais pas
00:21:49si Jack Lang
00:21:50est impliqué.
00:21:51Aucun crime sexuel
00:21:51ne peut être
00:21:52à ce stade imputé
00:21:53à Jack Lang.
00:21:55Il lui demande
00:21:57quand même son jet
00:21:58et tout.
00:22:00Quel est cet entre-soi
00:22:02des ultra-riches,
00:22:03des ultra-puissants
00:22:04qui se sentent
00:22:05complètement déliés
00:22:07de toute contrainte,
00:22:08que ce soit écologique,
00:22:09que ce soit vis-à-vis
00:22:11du corps des personnes
00:22:13et des femmes en particulier.
00:22:15Et oui,
00:22:15il faut qu'ils démissionnent.
00:22:16Et je pense que
00:22:16cette affaire Epstein
00:22:17est d'une manière
00:22:19ou d'une autre
00:22:19un voile levé
00:22:20sur des pratiques
00:22:22et un entre-soi
00:22:23qui, sans doute,
00:22:24va quand même
00:22:25remuer beaucoup
00:22:25le monde, je pense.
00:22:27Et donc,
00:22:27merci aux femmes
00:22:28qui ont parlé
00:22:28parce que sans elles,
00:22:29merci à leur courage,
00:22:31merci à leurs paroles.
00:22:32Et je pense notamment
00:22:33à cette femme
00:22:35qui s'est suicidée
00:22:35et sans elles,
00:22:37sans leur force,
00:22:39eh bien aujourd'hui,
00:22:40nous ne saurions rien
00:22:41probablement de ce scandale.
00:22:42sur Jack Lang.
00:22:45Écoutons ce que disait
00:22:46Jordan Bardella
00:22:47sur BFMTV
00:22:48hier en fin de journée.
00:22:50Je n'ai jamais compris
00:22:52la complaisance
00:22:54du système politique
00:22:57et du système médiatique
00:22:58à l'égard de Jack Lang
00:23:00qui, il y a de cela
00:23:01quelques années,
00:23:02a signé
00:23:03avec d'autres intellectuels
00:23:05de gauche
00:23:06après cette période
00:23:0768 Ard,
00:23:09une tribune
00:23:09dans laquelle
00:23:10il appelait
00:23:11à dépénaliser
00:23:12les rapports sexuels
00:23:12avec les enfants.
00:23:14Et la réalité,
00:23:15c'est que Jack Lang
00:23:16a fréquenté
00:23:16Jeffrey Epstein
00:23:17après la condamnation
00:23:19en 2008.
00:23:21Vous pourriez dire
00:23:21la même chose ?
00:23:23En tous les cas,
00:23:24je pense qu'aujourd'hui,
00:23:25nous sommes dans
00:23:25une nouvelle avancée
00:23:27de MeToo
00:23:27et que je rappelle
00:23:29quand même
00:23:29à Jordan Bardella
00:23:30que Donald Trump
00:23:32est extrêmement cité
00:23:33dans les fichiers
00:23:35d'Epstein
00:23:36et que oui,
00:23:38il y a
00:23:38à scanner la société
00:23:40et tous les camps
00:23:41sont concernés.
00:23:42Je veux dire,
00:23:43ce n'est pas une question
00:23:43qui concerne
00:23:46l'un ou l'autre,
00:23:46c'est tous les camps
00:23:47sont concernés
00:23:48par l'incroyable impunité
00:23:51et l'incroyable fréquence
00:23:53des violences faites aux femmes,
00:23:55des violences faites aux enfants.
00:23:56Et quelque part,
00:23:57c'est une victoire de MeToo,
00:23:59c'est la diffusion
00:24:00de ces fichiers
00:24:01parce que c'est un MeToo
00:24:02qui ne s'est jamais arrêté,
00:24:04c'est la parole des femmes
00:24:05qui n'a jamais cessé
00:24:06et même malgré
00:24:07toutes les tentatives
00:24:08de remettre le couvercle
00:24:10sur ces violences,
00:24:11on voit que finalement
00:24:13ça n'est aujourd'hui
00:24:14plus acceptable
00:24:15dans la société.
00:24:16Et moi,
00:24:16je voudrais dire
00:24:17à toutes les femmes
00:24:17qui désespèrent,
00:24:19toutes les féministes,
00:24:19toutes les militantes,
00:24:20tous les hommes aussi
00:24:21qui sont victimes
00:24:21que vous voyez,
00:24:23on a l'impression
00:24:24de ne pas avoir
00:24:25de victoire
00:24:26mais finalement,
00:24:27je pense que le monde
00:24:28aujourd'hui
00:24:28n'est plus en capacité
00:24:30d'accepter ces violences
00:24:31et c'est ça
00:24:31notre victoire collective
00:24:33et on n'en a pas tant que ça
00:24:34donc réjouissons-nous
00:24:36parce qu'on entend
00:24:36beaucoup le mot backlash
00:24:38mais l'affaire Epstein
00:24:40est la démonstration
00:24:41je pense
00:24:41que nos causes progressent
00:24:44et que nos victoires
00:24:45sont réelles.
00:24:46Le budget
00:24:47dans l'actualité également
00:24:48s'en a reçu
00:24:49après 4 mois
00:24:50de débat parlementaire,
00:24:523 recours au 49-3,
00:24:546 motions de censure
00:24:55le budget 2026
00:24:56est donc définitivement adopté.
00:24:57Lundi,
00:24:58l'Assemblée nationale
00:24:59a rejeté
00:24:59les deux dernières motions
00:25:00de censure déposées
00:25:01à l'encontre du gouvernement
00:25:02Lecornu.
00:25:02Le projet de loi de finances
00:25:03doit encore être validé
00:25:04par le Conseil constitutionnel
00:25:06avant d'être promulgué
00:25:07mais ça y est,
00:25:08quelque sorte
00:25:09next
00:25:10comme on dit,
00:25:11ça y est,
00:25:12c'est fait,
00:25:12ça va quand même laisser des traces ?
00:25:15Bien sûr que ça va laisser des traces
00:25:16C'est 4 mois ?
00:25:17Oui,
00:25:18puis quand on regarde
00:25:20le budget de la sécurité sociale,
00:25:21le PLFSS,
00:25:22on voit que
00:25:23malgré un vote,
00:25:24moi j'ai voté contre,
00:25:25mais malgré ce vote,
00:25:27on revient sur des mesures
00:25:28qui avaient été promises
00:25:29quelques semaines
00:25:30juste après le vote
00:25:32du PLFSS
00:25:32et là,
00:25:33ce budget est un budget
00:25:35qui acte
00:25:35l'absence d'ambition écologique
00:25:37du gouvernement,
00:25:38qui acte
00:25:39encore une fois
00:25:40des attaques
00:25:42vis-à-vis de la culture,
00:25:43moins 175 millions,
00:25:45vis-à-vis des acteurs
00:25:46de l'économie sociale
00:25:47et solidaire,
00:25:48vis-à-vis des collectivités territoriales
00:25:50et en fait,
00:25:50ce qui fait...
00:25:51Mais on a un budget quoi
00:25:52et c'est peut-être
00:25:53le plus important
00:25:55même s'il est
00:25:55imparfait aux yeux de...
00:25:56Oui, mais là,
00:25:57moi je trouve que
00:25:57depuis l'arrivée
00:25:58d'Emmanuel Macron au pouvoir,
00:25:59ce qui se passe,
00:26:00c'est un mitage en règle,
00:26:02c'est-à-dire des petits trous
00:26:02qui sont faits comme ça
00:26:03dans nos services publics,
00:26:05dans ce qui fait
00:26:06le lien de la société
00:26:07et dans notre capacité
00:26:08à voir l'avenir sereinement
00:26:10et en fait,
00:26:11moi je suis très inquiète
00:26:12de ces budgets
00:26:12et je pense que
00:26:13par exemple,
00:26:14le plan social
00:26:14qui a eu lieu
00:26:15de manière tout à fait
00:26:16silencieuse
00:26:17dans l'économie sociale
00:26:18et solidaire
00:26:18l'année dernière
00:26:20et qui va se poursuivre
00:26:21dans la culture aujourd'hui,
00:26:22eh bien c'est vraiment...
00:26:24C'est le dernier commerce
00:26:25du village,
00:26:26c'est la représentation
00:26:28de théâtre en ruralité
00:26:29qui n'aura pas lieu,
00:26:30c'est une petite compagnie
00:26:32qui ne pourra pas continuer
00:26:35et en fait,
00:26:36tout cela,
00:26:36c'est notre raison de vivre
00:26:37en réalité,
00:26:38c'est des moments de bonheur,
00:26:40c'est des moments de lien
00:26:40et je voudrais vraiment
00:26:42adresser un message
00:26:44à tous les acteurs
00:26:44de la culture,
00:26:45de toutes ces associations,
00:26:46de ces collectivités
00:26:47en leur disant
00:26:48que là,
00:26:49on sait les difficultés
00:26:50dans lesquelles vous êtes
00:26:51mais ça n'est pas
00:26:53une fatalité
00:26:53et tenez bon,
00:26:54nous arrivons.
00:26:54Vous dites ça
00:26:55quelques jours
00:26:55du départ
00:26:56de la ministre de la Culture,
00:26:58du ministère
00:27:00de la Culture,
00:27:01donc c'est pas un message
00:27:02à Rachida Dati finalement.
00:27:04Une question, Jérémy ?
00:27:05Au-delà du budget,
00:27:06on voit aujourd'hui
00:27:06que Sébastien Lecornu
00:27:07va signer un décret
00:27:08pour réformer l'AME,
00:27:10l'aide médicale d'État,
00:27:12un plan qui vise
00:27:14à limiter la fraude
00:27:15de cette aide
00:27:16et Sébastien Lecornu
00:27:18qui ouvre également
00:27:18la porte à une réforme
00:27:19du panier de soins
00:27:20même si les choses
00:27:20ne sont pas extrêmement
00:27:21encore claires à ses yeux.
00:27:23Est-ce que vous appelez
00:27:24au nom de la parole
00:27:25finalement donnée
00:27:26par le Premier ministre
00:27:27à l'époque du vote
00:27:28du PLFSS,
00:27:29à ce qu'il renonce
00:27:29à changer le panier de soins
00:27:32même si a priori
00:27:33ce n'est pas tout à fait
00:27:33le même sujet,
00:27:34c'est le budget delta,
00:27:34mais est-ce que vous appelez
00:27:35le Premier ministre
00:27:35à ne pas aller
00:27:37sur ce dossier-là ?
00:27:39L'AME aujourd'hui,
00:27:41toutes les personnes
00:27:42qui auraient droit
00:27:43à l'AME n'y recourent pas,
00:27:44donc l'essentiel est quand même
00:27:45de permettre à ces personnes
00:27:47d'avoir des soins.
00:27:49Je trouve que l'AME
00:27:50c'est vraiment
00:27:50l'annonce facile,
00:27:53le symbole
00:27:54vis-à-vis de personnes
00:27:55qui sont en extrême fragilité,
00:27:58mais par contre,
00:27:59dès qu'il s'agit
00:27:59d'aller chercher des symboles
00:28:01chez les plus riches
00:28:02et les plus puissants,
00:28:02là,
00:28:03c'est silence radio.
00:28:04Et en fait,
00:28:05l'AME c'est des personnes
00:28:06qui sont sans aucun droit
00:28:08en France
00:28:09et qui peuvent être malades
00:28:11et l'AME leur donne
00:28:12juste le droit
00:28:13de se soigner.
00:28:14Et même à regarder
00:28:16la chose de manière
00:28:17la plus cynique qui soit,
00:28:19la plus inhumaine qui soit,
00:28:20parce qu'en fait,
00:28:22avoir des soins,
00:28:22c'est quand même
00:28:23le principe même,
00:28:24la base de l'humanité,
00:28:26même à regarder ça
00:28:27de manière très cynique,
00:28:29des personnes qui sont malades
00:28:30peuvent être contagieuses
00:28:31pour d'autres.
00:28:32Et donc en fait,
00:28:33c'est...
00:28:34Et après le Covid,
00:28:35on aurait dû comprendre
00:28:36que la santé
00:28:37est si importante
00:28:39qu'en fait,
00:28:39l'AME ne devrait pas
00:28:40être touchée.
00:28:41Et moi,
00:28:42j'en ai ras-le-bol,
00:28:42mais vraiment,
00:28:43je le pose avec ces mots,
00:28:45j'en ai ras-le-bol
00:28:46de ces espèces d'annonces
00:28:48qui toujours,
00:28:49toujours s'attaquent
00:28:50aux plus faibles,
00:28:51qui toujours sont
00:28:52des espèces
00:28:52d'attrape-tout politiques
00:28:54pour donner des signaux,
00:28:57pour toujours désigner
00:28:58les mêmes ennemis
00:28:59de l'intérieur.
00:29:00Et en fait,
00:29:00j'en ai marre
00:29:01de cette politique.
00:29:01Moi, je veux que la France
00:29:02se tourne vers un avenir
00:29:03qui soit différent,
00:29:04qui est un avenir
00:29:05de solidarité,
00:29:06qui est un avenir
00:29:06de coopération,
00:29:08qui est un avenir
00:29:09où on ne laisse pas
00:29:09une personne
00:29:11être malade
00:29:12et mourir
00:29:12sur le trottoir
00:29:13tout seul.
00:29:14En fait,
00:29:14c'est ça,
00:29:14moi, ma France.
00:29:15Et je sais
00:29:16que les soignants
00:29:16se dévouent
00:29:18qu'ils font tout
00:29:19pour soigner
00:29:21tout le monde
00:29:22parce que ça fait partie
00:29:23du serment d'Hippocrate.
00:29:25Et on a à côté de ça
00:29:26des espèces
00:29:27de petits politiciens
00:29:28parce que j'utilise
00:29:29ces termes
00:29:30des petits politiciens
00:29:31qui utilisent
00:29:31la misère
00:29:32des autres
00:29:32pour se redorer
00:29:33à un blason.
00:29:35Franchement,
00:29:35ce n'est pas à la hauteur.
00:29:36Parlons de l'avenir,
00:29:37justement,
00:29:37Sandrine Rousseau.
00:29:38À peine la séquence
00:29:39budgétaire terminée,
00:29:40le MEDEF a enflammé
00:29:41le débat cette semaine
00:29:42en proposant
00:29:43la création
00:29:44d'un CDI jeune
00:29:45avec période d'essai
00:29:47de trois ans.
00:29:48Le président du syndicat
00:29:48patronal,
00:29:49Patrick Martin,
00:29:50défend dans le Parisien
00:29:51ce week-end,
00:29:53il défend mordicus
00:29:54son idée,
00:29:55il critique
00:29:55l'immobilisme
00:29:56de l'exécutif
00:29:56sur les enjeux
00:29:57de compétitivité,
00:29:58d'emploi
00:29:58et de réforme
00:29:59du modèle social.
00:30:00À ce stade,
00:30:01le gouvernement dit non,
00:30:02on n'a pas prévu
00:30:02de reprendre cette idée.
00:30:04Le MEDEF lance ses idées,
00:30:06on sait que
00:30:07ce contrat jeune
00:30:09est une idée ancienne
00:30:11du MEDEF.
00:30:13Je dois dire
00:30:13que les jeunes aujourd'hui
00:30:14sont aussi
00:30:15dans une situation
00:30:15très compliquée.
00:30:16Si on regarde
00:30:17la santé mentale,
00:30:19elle est extrêmement dégradée,
00:30:20les taux de suicide progressent.
00:30:21Si on regarde
00:30:22la précarité des jeunes,
00:30:23elle est plus grande
00:30:24qu'elle n'a jamais été.
00:30:26Et en fait,
00:30:27vraiment,
00:30:28encore une fois,
00:30:29pourquoi toujours,
00:30:30toujours,
00:30:30toujours taper sur les mêmes ?
00:30:32Pourquoi ?
00:30:32Mais ça,
00:30:32vraiment,
00:30:33c'est une question
00:30:33que je pose
00:30:34aux personnes
00:30:36qui souhaitent
00:30:37ce contrat.
00:30:39Pourquoi ?
00:30:40Pourquoi toujours
00:30:41taper sur les mêmes ?
00:30:42Pourquoi toujours
00:30:42s'en prendre
00:30:43à une jeunesse
00:30:44à qui déjà
00:30:45on obscurcit
00:30:47l'avenir
00:30:48de manière incroyable
00:30:49parce qu'on ne prend pas
00:30:50le virage écologique
00:30:50qui serait nécessaire,
00:30:52parce qu'on ne leur
00:30:53ouvre pas
00:30:54de perspectives
00:30:55d'une société meilleure ?
00:30:57Et en fait,
00:30:58là,
00:30:58on est à les mettre
00:30:59au travail
00:31:00avec un sous-contrat,
00:31:02un sous-droit du travail.
00:31:04En fait,
00:31:04encore une fois,
00:31:06notre jeunesse
00:31:06mérite mieux.
00:31:06L'écologie et l'énergie,
00:31:09justement,
00:31:09nouveau chapitre.
00:31:10Autre sujet
00:31:11très important,
00:31:12bien sûr,
00:31:12les prix de l'électricité,
00:31:14notamment.
00:31:14Sébastien Lecornu
00:31:15annonce dans la presse
00:31:16quotidienne régionale
00:31:16aujourd'hui
00:31:17qu'il signera
00:31:18en fin de semaine prochaine
00:31:19le décret de publication
00:31:20de la très attendue
00:31:21feuille de route énergétique
00:31:22de la France
00:31:23sur dix ans.
00:31:23Ça paraît un peu barbare
00:31:24dit comme ça,
00:31:25mais c'est essentiel
00:31:26pour nous,
00:31:27Français,
00:31:27c'est les prix de l'énergie
00:31:28notamment,
00:31:28de l'électricité,
00:31:29du gaz.
00:31:29On s'achemine
00:31:30vers un ralentissement
00:31:31de l'éolien terrestre,
00:31:33en particulier,
00:31:34et du solaire,
00:31:35contrairement au nucléaire.
00:31:36Le renouvelable,
00:31:36c'est passé de mode,
00:31:38Sandrine Rousseau ?
00:31:39C'est ce que je vous disais
00:31:40sur l'absence
00:31:41de virages écologiques.
00:31:42C'est-à-dire que là,
00:31:44on met en péril
00:31:46la filière solaire,
00:31:48la filière éolienne.
00:31:49Ça ne va pas bien du tout.
00:31:50On observe des défaillances,
00:31:52des licenciements
00:31:52en cascade dans l'éolien,
00:31:53le photovoltaïque.
00:31:54Les professionnels du secteur
00:31:56craignent une mort à petit feu.
00:31:58Entre 30 000 et 40 000 emplois.
00:32:00On cherche de l'emploi.
00:32:01Là, c'est 30 000 à 40 000 emplois
00:32:03qui sont menacés
00:32:04par l'absence de soutien
00:32:06au solaire et à l'éolien.
00:32:08Et ce que dit le Cornu
00:32:10dans cette interview,
00:32:12c'est un moratoire
00:32:13qui ne dit pas son nom.
00:32:14C'est-à-dire qu'en fait,
00:32:14il ne veut plus d'éolien
00:32:16et de solaire.
00:32:17Et en fait, je me dis
00:32:18à un moment...
00:32:18Mais le nucléaire,
00:32:19ce n'est pas la vraie
00:32:20et presque unique solution.
00:32:22Aujourd'hui, même l'Allemagne,
00:32:22il revient...
00:32:23Même les pro-nucléaires disent
00:32:24qu'on ne peut pas faire
00:32:25que du nucléaire.
00:32:27Donc, je veux dire,
00:32:28c'est incroyable
00:32:29de fragiliser à ce point-là
00:32:31une filière
00:32:33dont je rappelle quand même
00:32:34que le nucléaire
00:32:36dépend de l'uranium,
00:32:37notamment russe,
00:32:38alors que le solaire
00:32:39et l'éolien,
00:32:39si on arrive à fabriquer
00:32:40l'essentiel du processus
00:32:42de production de l'éolienne,
00:32:44du panneau photovoltaïque,
00:32:45eh bien, c'est une indépendance
00:32:47de la France,
00:32:47c'est une autonomie
00:32:48de la France,
00:32:48mais c'est aussi une manière
00:32:49d'être en autonomie
00:32:51sur son propre immeuble,
00:32:54sur sa propre maison
00:32:55et du coup,
00:32:55de ne pas dépendre
00:32:56d'un réseau
00:32:58qui peut avoir des fragilités.
00:33:00Donc, en fait,
00:33:01pourquoi on fait ça ?
00:33:02Pourquoi vraiment ?
00:33:03Moi, je ne comprends plus
00:33:04ce qu'on fait en politique, là.
00:33:06Vraiment, je vous le dis,
00:33:06moi, je ne comprends plus
00:33:07les options qu'on prend,
00:33:09les trajectoires qu'on prend,
00:33:11les directions,
00:33:11je ne comprends plus.
00:33:12Une mesure sur laquelle
00:33:13je voudrais vous interroger.
00:33:14Ce matin,
00:33:15la porte-parole du gouvernement
00:33:16réprécise qu'il n'y aura
00:33:17pas de moratoire
00:33:18sur l'énergie renouvelable.
00:33:19C'est vrai qu'en revanche,
00:33:20il ne précise pas
00:33:21la part de mix
00:33:22à la fois entre le nucléaire
00:33:24et le renouvelable.
00:33:24C'est un moratoire
00:33:24qui ne dit pas son nom.
00:33:26Il y a une mesure
00:33:26qui, en revanche,
00:33:28qui est évoquée
00:33:28par Sébastien Lecornu,
00:33:29c'est de changer les turbines
00:33:30sur les éoliennes actuelles
00:33:32pour ne pas faire
00:33:32de nouveaux parcs éoliens.
00:33:33Est-ce que ça,
00:33:34c'est une bonne
00:33:34ou une mauvaise nouvelle ?
00:33:36Le changement de turbines
00:33:40ne permettra pas
00:33:40de sauver la filière éolienne
00:33:43et ne permettra pas non plus
00:33:44de répondre à notre ambition
00:33:47d'énergie renouvelable.
00:33:49En fait, on fait comme si,
00:33:51après moi, le déluge.
00:33:53C'est-à-dire que là,
00:33:55on agit comme si
00:33:56la question climatique
00:33:58n'était pas l'enjeu majeur
00:34:00qui se présente à nous
00:34:01et comme si demain
00:34:02serait comme aujourd'hui.
00:34:03Mais demain ne sera pas
00:34:04comme aujourd'hui.
00:34:05Ce qu'on voit dans cette proposition,
00:34:06c'est qu'il ne veut pas
00:34:07de nouveaux parcs éoliens,
00:34:08visiblement.
00:34:08Oui, parce que c'est moche.
00:34:09Alors, il a dit
00:34:10c'est parce que c'est moche
00:34:11ou quelque chose comme ça.
00:34:12Le mitage du paysage.
00:34:13Pardon, le mitage du paysage.
00:34:15Par contre,
00:34:166 EPR avec des fils électriques
00:34:18qui parcourent la France,
00:34:19ça c'est beau, quoi.
00:34:21Non mais en fait,
00:34:21je veux dire,
00:34:22mais dans quelle irrationnalité
00:34:23on est ?
00:34:24Vraiment,
00:34:24enfin, je pose la question,
00:34:25dans quelle irrationnalité
00:34:26on est ?
00:34:27Quand je vous disais
00:34:29que je ne comprends pas
00:34:29ce qu'on fait,
00:34:31je ne comprends vraiment pas.
00:34:32C'est-à-dire que là,
00:34:33il y a une crise de sens
00:34:34de la politique.
00:34:35Quelle est la France
00:34:36que nous voulons
00:34:37en 2030,
00:34:38en 2040,
00:34:39en 2050 ?
00:34:39On est à la veille
00:34:41d'un effondrement,
00:34:42d'un effondrement
00:34:42de la biodiversité.
00:34:43Les chercheurs parlent
00:34:44d'anéantissement
00:34:45et on pense qu'on va
00:34:46continuer à vivre comme ça
00:34:48sans problème.
00:34:49On est en train,
00:34:50j'ai vu ça,
00:34:50on est en train de créer
00:34:51des fleurs par OGM
00:34:53qui soient de taille suffisante
00:34:54pour que des robots
00:34:55puissent venir les polliniser
00:34:56alors qu'il y a des abeilles
00:34:58qui font ça gratuitement
00:34:59et qu'on est en train
00:34:59de les tuer
00:35:00via les pesticides.
00:35:00Enfin,
00:35:01qu'est-ce qu'on fait ?
00:35:02Quelle est cette folie
00:35:03collective
00:35:03qui s'est emparée de nous ?
00:35:06Quel est cet aveuglement
00:35:07face aux défis
00:35:08qui est face à nous ?
00:35:09Et quelle est cette irresponsabilité
00:35:11qui consiste à penser
00:35:12que les recettes d'hier
00:35:13seront bonnes pour demain
00:35:14alors que c'est ces recettes
00:35:16précisément
00:35:16qui nous envoient dans le mur ?
00:35:18Non,
00:35:18j'en ai marre de cette politique.
00:35:19Je vous le dis,
00:35:19j'en ai marre.
00:35:20Demain,
00:35:20presque après-demain,
00:35:212027,
00:35:22Sandrine Rousseau,
00:35:23la course à la présidentielle,
00:35:25à gauche en particulier,
00:35:26la primaire
00:35:26qui a peine lancée
00:35:27est déjà menacée.
00:35:28Le patron des députés
00:35:29socialistes,
00:35:31s'est opposé hier
00:35:31à l'organisation
00:35:32d'une primaire à gauche
00:35:33qui est pourtant défendue
00:35:33par son camarade
00:35:34Olivier Faure,
00:35:35premier secrétaire du PS
00:35:36pour 2027.
00:35:37Il souhaite le rassemblement
00:35:39le plus large
00:35:39de François Ruffin
00:35:40à Raphaël Glucksmann
00:35:40pour permettre d'accéder
00:35:41au second tour
00:35:42de la présidentielle.
00:35:43Vous, au milieu de tout ça,
00:35:44vous êtes où ?
00:35:45Moi, j'ai envie de porter
00:35:48et de croire
00:35:49à une gauche qui gagne,
00:35:51à une écologie qui gagne
00:35:52et pour ça,
00:35:52je pense qu'il faut inviter...
00:35:54Oui, mais je pense que pour ça...
00:35:54Ils font des mots.
00:35:55Bien sûr.
00:35:56Mais pour ça,
00:35:57il faut inviter
00:35:58la société civile
00:35:59parce qu'on a vu
00:35:59que c'est elle
00:36:00qui fait en fait
00:36:01la bascule
00:36:02de la victoire
00:36:04et on l'a vu
00:36:04avec le nouveau
00:36:05Front Populaire
00:36:06qui est arrivé en tête
00:36:07lors des dernières législatives.
00:36:08Non pas parce que
00:36:09des partis se sont mis
00:36:10ensemble dans une salle
00:36:12et ont fait un accord.
00:36:13Non pas parce que
00:36:14telle personnalité
00:36:15a dit ça.
00:36:16Mais parce qu'une société civile
00:36:17a levé la voix
00:36:19un peu comme ce qui se passe
00:36:20à Minneapolis,
00:36:21aux Etats-Unis.
00:36:22Un peu comme ce qui s'est passé
00:36:23à New York
00:36:23avec l'élection de Mamdani.
00:36:24Une société civile,
00:36:25des syndicats,
00:36:26des associations,
00:36:27des personnes ont dit
00:36:28nous on veut participer
00:36:30et élire notre candidat.
00:36:32Et j'en viens à la primaire
00:36:33pour vous dire que
00:36:34là on est dans un verrouillage
00:36:35et un noyautage
00:36:36de la primaire
00:36:37par les partis politiques
00:36:38qui vont décider,
00:36:40qui vont fermer le processus
00:36:43pour qu'il n'y ait pas
00:36:44de candidature
00:36:45autre que les chefs de parti.
00:36:45Vous êtes contre la primaire.
00:36:46Je vous le dis,
00:36:47moi je pense que
00:36:48la seule victoire,
00:36:49parce que là on est
00:36:49en mauvaise posture,
00:36:50on ne va pas se mentir
00:36:51on est en mauvaise posture,
00:36:51la seule victoire
00:36:52c'est qu'il y a une espèce
00:36:53de levée massive
00:36:55et vraiment enthousiaste
00:36:56du peuple de gauche
00:36:58pour dire
00:36:58voilà nous on veut
00:36:59tel ou tel.
00:37:00Et je vais vous dire
00:37:00si c'est cela,
00:37:01alors la personne
00:37:02qui sera désignée
00:37:03dans ce cadre
00:37:04aura une légitimité
00:37:05parce qu'elle aura
00:37:06tout le peuple de gauche
00:37:06avec elle.
00:37:07Mais pour ça
00:37:07il faut arrêter de verrouiller.
00:37:09On a l'impression
00:37:09depuis qu'on vous entend
00:37:10tout à l'heure
00:37:10que la politique
00:37:11ne serait plus la solution
00:37:12au problème des Français.
00:37:14Quelle est votre position
00:37:14là-dessus ?
00:37:15On vous sent très irritée
00:37:15ce matin.
00:37:16Parce qu'il y a les municipales
00:37:16aussi,
00:37:17notamment à Paris.
00:37:18Les municipales
00:37:19sont mon espoir
00:37:20je vais vous dire.
00:37:20Les municipales
00:37:21sont mon espoir
00:37:22parce que je pense
00:37:22que la politique
00:37:24au plus proche
00:37:25des besoins
00:37:26des citoyens
00:37:27et citoyennes
00:37:27et je voudrais dire
00:37:28que dans les villes
00:37:29écologistes
00:37:30on a réduit
00:37:31le taux de particules fines.
00:37:32Alors évidemment
00:37:33quand on n'a pas de cancer
00:37:34on ne se rend pas compte
00:37:34qu'on a évité le cancer.
00:37:36Mais enfin
00:37:36la diminution des particules fines
00:37:38c'est notre santé.
00:37:39On fait des ordonnances
00:37:40qui permettent
00:37:41aux femmes enceintes
00:37:42d'avoir des produits
00:37:43sans pesticides
00:37:44sans pifas
00:37:45et donc de préserver
00:37:46la santé de leurs enfants.
00:37:48On fait en sorte
00:37:48que les centres-villes
00:37:49vivent
00:37:50et qu'il y ait
00:37:50des petits commerces.
00:37:51Et bien en fait
00:37:52c'est ça ma France
00:37:53et c'est ça nos villes
00:37:54et donc vive la politique
00:37:56de terrain
00:37:57et vive la politique
00:37:57qui fait du bien aux gens.
00:37:58On est à deux doigts
00:37:59d'un slogan là.
00:37:59Merci beaucoup.
00:38:00Merci Sandrine Rousseau
00:38:01d'avoir accepté
00:38:02l'invitation de BFM Direct.
00:38:03Merci Jérémy.
00:38:04L'info éco.
00:38:07Votre programme
00:38:08avec le coin du LMNP.fr
00:38:10Investissement immobilier
00:38:11clé en main
00:38:12et pour tous les budgets.
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00:38:20sur Magnolia.fr
00:38:21Comparateur en assurance
00:38:22de prêt immobilier.
00:38:28On vous laisse ce matin
00:38:29vous parler
00:38:30de ce nouveau coup dur
00:38:31pour le monde agricole
00:38:33plus particulièrement
00:38:33pour les exploitants
00:38:34producteurs de poireaux
00:38:36dans le nord
00:38:37parce que figurez-vous
00:38:37que le poireau
00:38:38qui est pourtant
00:38:38un légume phare de l'hiver
00:38:39se vend à perte
00:38:41Alexia Avril
00:38:41Paris-Charge
00:38:42Aventure.
00:38:45Des prix bas
00:38:46et une problématique
00:38:47de rendement
00:38:48pour ce producteur
00:38:49de poireaux
00:38:50c'est la double peine.
00:38:52On a eu une dure sécheresse
00:38:53au mois de août-septembre
00:38:54donc en plus
00:38:55de ne pas avoir de prix
00:38:56on n'a pas de rendement.
00:38:57Il nous manque tous
00:38:5810 à 15 tonnes
00:38:59à l'hectare
00:38:59ici dans la région
00:39:00des Flandres.
00:39:01Le constat est sans appel
00:39:02les poireaux
00:39:03se vendent à perte
00:39:04entre 50 et 60 centimes
00:39:06du kilo
00:39:07au moins 25 centimes
00:39:09de plus sont nécessaires
00:39:10pour couvrir ces charges.
00:39:12Tous les matins
00:39:12se lever en allant au boulot
00:39:14et sachant qu'on va
00:39:14rien gagner aujourd'hui
00:39:16c'est un peu démotivant.
00:39:17Une année comme ça
00:39:18ça passera
00:39:20mais une deuxième
00:39:21ça passera pas
00:39:22on va perdre
00:39:23des producteurs
00:39:23c'est sûr.
00:39:24Dans cette exploitation
00:39:2512 hectares de poireaux
00:39:26sont produits
00:39:27chaque hectare
00:39:28représente jusqu'à
00:39:29800 heures de travail
00:39:31pour absorber
00:39:32cette main d'oeuvre
00:39:32importante
00:39:33ce représentant syndical
00:39:35appelle à une prise
00:39:36de conscience
00:39:37notamment de la grande
00:39:38distribution.
00:39:39A poireaux
00:39:39du repiquage
00:39:41du repiquage
00:39:42à l'emballage
00:39:43il est pris 11 fois
00:39:44dans la main
00:39:45du producteur
00:39:46donc il y a un travail
00:39:47énorme
00:39:48qui est fait quand même
00:39:49donc il faut absolument
00:39:50que les grandes surfaces
00:39:52regardent un petit peu
00:39:54au niveau des prix.
00:39:55Un cri d'alerte
00:39:56adressé aussi
00:39:57aux consommateurs
00:39:58sommés d'acheter
00:39:59des produits locaux.
00:40:01C'était votre programme
00:40:02avec le coin
00:40:02du LMNP.fr
00:40:04Investissement immobilier
00:40:05clé en main
00:40:05et pour tous les budgets
00:40:06le coin
00:40:07du LMNP.fr
00:40:08C'était votre programme
00:40:10avec Magnolia.fr
00:40:11Changez votre assurance
00:40:12de prêt
00:40:13et économisez
00:40:13sur Magnolia.fr
00:40:15comparateur en assurance
00:40:16de prêt immobilier
00:40:17Et dans quelques instants
00:40:18la suite de BFM direct
00:40:19on va revenir notamment
00:40:20sur les coulisses
00:40:21de la démission
00:40:23de Jack Lang
00:40:254 jours
00:40:26après son interview
00:40:28ici même
00:40:29sur BFM TV
00:40:31il va bel et bien
00:40:32quitter
00:40:32même s'il ne le voulait pas
00:40:34il va quitter
00:40:35l'institut du monde arabe
00:40:37la présidence
00:40:37de l'institut du monde arabe
00:40:39il a été nommé
00:40:40à ce poste
00:40:41il y a 13 ans
00:40:41de cela
00:40:43et renommé
00:40:44à plusieurs reprises
00:40:45la dernière fois
00:40:45par Emmanuel Macron
00:40:47tout de suite
00:40:47on va vous raconter
00:40:48les coulisses
00:40:48de cette démission
00:40:49et puis
00:40:49je vous rappelle
00:40:50ce rendez-vous
00:40:50à midi BFM
00:40:51Paul Xavier Bertrand
00:40:52invité de Guillaume Daré
00:40:54le président des Républicains
00:40:55de la région
00:40:55Hauts-de-France
00:40:56à tout de suite
00:40:57dans BFM direct
00:40:58Il est 11h
00:40:59soyez les bienvenus
00:41:00si vous nous rejoignez
00:41:01dans BFM direct
00:41:01dans un instant
00:41:02on vous raconte
00:41:02les coulisses
00:41:03de la démission
00:41:04quasi forcée
00:41:05de Jack Lang
00:41:05sous la pression
00:41:06de l'Elysée
00:41:07de la justice
00:41:07l'ancien ministre
00:41:08de la culture
00:41:09va bel et bien
00:41:10quitter la présidence
00:41:10de l'institut du monde arabe
00:41:12des révélations
00:41:12sur ses liens
00:41:14financiers
00:41:14avec le criminel sexuel
00:41:15Jeffrey Epstein
00:41:16ont eu raison
00:41:16de sa détermination
00:41:17à se maintenir
00:41:18à son poste
00:41:19coûte que coûte
00:41:20et puis ce matin
00:41:20on décrypte aussi
00:41:22les toutes dernières déclarations
00:41:24du chef
00:41:25de la diplomatie iranienne
00:41:26vous allez l'entendre
00:41:27à 11h30
00:41:28l'Iran ne renoncera pas
00:41:30à l'enrichissement
00:41:31d'uranium
00:41:31même en cas de guerre
00:41:33dit que c'est ce matin
00:41:34le chef de la diplomatie iranienne
00:41:35deux jours après
00:41:36pour parler
00:41:37sur le nucléaire
00:41:37à Washington
00:41:38avec Washington
00:41:39dont la pression militaire
00:41:41n'effraie pas
00:41:41Téhéran
00:41:42là encore
00:41:42c'est le mot d'ordre du jour
00:41:43côté iranien
00:41:44décryptage à suivre
00:41:44avec nos experts
00:41:45et puis toutes nos équipes
00:41:47mobilisées au Moyen-Orient
00:41:48notamment tout près de l'Iran
00:41:49tout près de la frontière iranienne
00:41:51côté irakien
00:41:52on va retrouver
00:41:52nos envoyés spéciaux
00:41:53à 11h30
00:41:54d'abord l'essentiel
00:42:08de l'actualité
00:42:09avec vous
00:42:10Fanny
00:42:10et justement
00:42:10ces nouvelles déclarations
00:42:11iraniennes
00:42:12ce matin au sujet
00:42:12de la présence américaine
00:42:13dans le Golfe
00:42:14Leur déploiement militaire
00:42:15dans la région
00:42:15ne nous effraie pas
00:42:16démonstration de force
00:42:18de la diplomatie iranienne
00:42:19au lendemain de cette visite
00:42:20de l'émissaire américain
00:42:22Steve Whitcoff
00:42:23sur le porte-avions Lincoln
00:42:24au large de l'Iran
00:42:25Abbas Araqchi
00:42:26qui nuance
00:42:27nous sommes un peuple
00:42:28de diplomatie
00:42:29nous sommes aussi
00:42:30un peuple de guerre
00:42:30mais cela ne signifie pas
00:42:32que nous recherchons la guerre
00:42:33un peu plus tôt
00:42:34il avait aussi envoyé
00:42:35un avertissement
00:42:35aux Etats-Unis
00:42:36sur la question du nucléaire
00:42:37déclarant
00:42:38nous refusons de renoncer
00:42:39à l'enrichissement
00:42:40de l'uranium
00:42:40même en cas de guerre
00:42:42à propos de guerre
00:42:43une simulation démarre
00:42:45aujourd'hui
00:42:45chez nous
00:42:46en France
00:42:46son nom c'est
00:42:47Orion 26
00:42:48c'est un exercice
00:42:49militaire français
00:42:50de très grande ampleur
00:42:51le plus important
00:42:52depuis la guerre froide
00:42:53armée de terre
00:42:54de l'air
00:42:55marine
00:42:55cyberespace
00:42:56c'est jusqu'en avril
00:42:58que ça va avoir lieu
00:42:58avec 12 000 militaires
00:42:59qui vont s'entraîner
00:43:00donc à un faux conflit
00:43:01en quelque sorte
00:43:02à haute intensité
00:43:03initié par un pays
00:43:04fictif
00:43:05nommé Mercure
00:43:06et qui chercherait
00:43:07à étendre son influence
00:43:08pour déstabiliser
00:43:09son pays voisin
00:43:10Arneland
00:43:11plusieurs sites
00:43:12vont être choisis
00:43:13pour cette opération
00:43:14l'île de Ré
00:43:14Saint-Nazaire
00:43:15le Mont-de-Marsan
00:43:16ou encore
00:43:16des porte-avions
00:43:17des avions
00:43:18des hélicoptères
00:43:18ou des drones
00:43:19seront postés
00:43:20en avril
00:43:20ce sera au tour
00:43:21de l'OTAN
00:43:22de prendre la main
00:43:22et qui entraînera
00:43:23d'autres pays européens
00:43:24le chapitre budget
00:43:25est clos
00:43:26Sébastien Lecornu
00:43:27énonce maintenant
00:43:28les prochaines priorités
00:43:28du gouvernement
00:43:29oui parmi elles
00:43:29il y a sa feuille
00:43:31de route énergétique
00:43:32le Premier ministre
00:43:33signera en fin de semaine
00:43:34c'est ce qu'il a déclaré
00:43:35dans la presse régionale
00:43:36un décret de programmation
00:43:38sur les 10 prochaines années
00:43:41urgentes pour notamment
00:43:42acter l'inscription
00:43:43de 6 réacteurs nucléaires
00:43:44EPR
00:43:45un promesse
00:43:45d'Emmanuel Macron
00:43:46depuis 2022
00:43:47mais aussi pour acter
00:43:49un ralentissement
00:43:50dans l'éolien terrestre
00:43:51et le solaire
00:43:52de nouvelles morts
00:43:54dans les Alpes françaises
00:43:55oui il s'agit
00:43:55de deux skieurs
00:43:56de randonnées
00:43:57ils sont morts
00:43:58hier après-midi
00:43:58aux alentours de 15h
00:44:00dans les Hautes-Alpes
00:44:01à Saint-Véran
00:44:01le plus haut village
00:44:02des Alpes françaises
00:44:03c'est une coulée
00:44:04de grande ampleur
00:44:05qui a dévalé
00:44:06la face nord
00:44:07et qui les a emportés
00:44:08les deux victimes
00:44:09faisaient partie
00:44:09d'un groupe
00:44:10de 4 randonneurs
00:44:11hors-piste
00:44:11et qui étaient
00:44:12non encadrés
00:44:13les crues en Bretagne
00:44:15ça continue
00:44:15ça continue oui
00:44:16vigilance orange
00:44:17toujours pour risque de crues
00:44:18mais uniquement
00:44:19cette fois-ci
00:44:19dans le département
00:44:20du Morbihan
00:44:21Météo France
00:44:22qui invite donc
00:44:22les habitants
00:44:23de ce département
00:44:23à la plus grande prudence
00:44:25un niveau d'alerte
00:44:26similaire avait été
00:44:27déclenché dans le Finistère
00:44:28voisin
00:44:29il a été levé depuis
00:44:30donc il ne reste
00:44:30vraiment plus que le Morbihan
00:44:31l'eau également
00:44:32bien présente en Espagne
00:44:33et au Portugal
00:44:35on commençait à l'évoquer
00:44:36hier
00:44:36cette nouvelle tempête
00:44:38Martha est donc
00:44:39tombée
00:44:39elle a touché terre
00:44:40en Espagne
00:44:41et au Portugal
00:44:41avec de fortes pluies
00:44:42des vents très violents
00:44:43notamment pour l'Espagne
00:44:45en Andalousie
00:44:46où plus de 11 000 personnes
00:44:47ont été évacuées
00:44:48ces derniers jours
00:44:49pour des dégâts estimés
00:44:50déjà à plus de 500 millions d'euros
00:44:52au Portugal
00:44:52la tempête a même tué
00:44:53un pompier volontaire
00:44:55en pleine intervention
00:44:56dans une rivière
00:44:56une alcamie
00:44:57est tout de même
00:44:58attendue aujourd'hui
00:44:59mais les deux pays
00:45:00ont été balayés
00:45:01ces derniers temps
00:45:02par deux grosses tempêtes
00:45:03notamment
00:45:04et cela aussi
00:45:05depuis
00:45:05se multiplie
00:45:06notamment en Espagne
00:45:07depuis le début
00:45:08du mois de janvier
00:45:09et un rendez-vous
00:45:10un rendez-vous
00:45:10à ne pas manquer
00:45:11aussi sur BFM
00:45:11restez bien sur BFM TV
00:45:13ce soir
00:45:13nous vous proposons
00:45:14ce document
00:45:15long format
00:45:16de ligne rouge
00:45:17intitulé
00:45:18Corée du Nord
00:45:18le redoutable
00:45:19clan des Kim
00:45:20c'est à suivre
00:45:21à 21h
00:45:22sur la 15
00:45:23merci beaucoup
00:45:24Fanny Lignorouge
00:45:24dont le rédacteur en chef
00:45:25Nicolas Poincaré
00:45:26est actuellement
00:45:27en Irak
00:45:28à la frontière
00:45:29avec l'Iran
00:45:29il sera en direct
00:45:30avec nous
00:45:30à 11h30
00:45:31pour nous raconter
00:45:32les reportages
00:45:34passionnants
00:45:35qu'il réalise
00:45:36en ce moment
00:45:36avec Jérémy Muller
00:45:38merci beaucoup
00:45:38merci Fanny
00:45:39les archives
00:45:40vieillissent mal
00:45:41en général
00:45:41même quand elles sont
00:45:42très jeunes
00:45:42c'était il y a
00:45:4396h
00:45:44sur BFM TV
00:45:45comptez-vous
00:45:46démissionner
00:45:47Jack Lang
00:45:47et pour quelle raison
00:45:49c'est une question
00:45:50mais non
00:45:51je n'ai pas songé
00:45:52une seconde
00:45:53je suis président
00:45:53d'un institut
00:45:54dans lequel
00:45:55le public afflue
00:45:57les événements
00:45:58sont célébrés
00:45:59dans le monde entier
00:46:00j'ai reçu au contraire
00:46:01depuis ces quelques heures
00:46:02là où on agite
00:46:04le landerneau
00:46:06des messages
00:46:07de félicitations
00:46:08venant de pays arabes
00:46:10venant de visiteurs
00:46:11de spectateurs
00:46:12d'amis
00:46:12qui me réjouissent beaucoup
00:46:14trois petits jours
00:46:15et puis s'en va
00:46:16Antoine Forestier
00:46:17rebonjour
00:46:17vous êtes devant
00:46:17l'institut du monde arabe
00:46:18dont le président
00:46:19Jack Lang
00:46:19a donc finalement
00:46:20décidé de jeter l'éponge
00:46:22oui dans un courrier
00:46:25qu'il a envoyé
00:46:26hier soir
00:46:26au ministre des affaires
00:46:27étrangères
00:46:28Jean-Noël Barraud
00:46:29qui a immédiatement
00:46:29fait savoir
00:46:30qu'il prenait acte
00:46:31de cette proposition
00:46:32de Jack Lang
00:46:33de démissionner
00:46:34de son poste
00:46:35de président
00:46:36de l'institut du monde arabe
00:46:37Jean-Noël Barraud
00:46:37qui ne veut pas perdre de temps
00:46:38la procédure
00:46:39pour désigner un successeur
00:46:40va être immédiatement lancée
00:46:42un conseil d'administration
00:46:43extraordinaire
00:46:44aura lieu d'ici
00:46:45sept jours
00:46:46ici même
00:46:46pour désigner
00:46:46le futur
00:46:47ou la future
00:46:48présidente
00:46:49par intérim
00:46:50de cet institut
00:46:51ce courrier
00:46:52de l'ancien ministre
00:46:53de la culture
00:46:54a eu un autre effet
00:46:55celui d'annuler
00:46:56sa convocation
00:46:57aujourd'hui
00:46:58au Quai d'Orsay
00:46:58Jack Lang
00:46:59était censé
00:46:59venir s'expliquer
00:47:00sur ses liens
00:47:01avec le criminel sexuel
00:47:02Jeffrey Epstein
00:47:03pour rappel
00:47:04depuis la publication
00:47:05il y a maintenant
00:47:06dix jours
00:47:06de la justice américaine
00:47:07de 3,5 millions
00:47:09de documents en ligne
00:47:11dans lesquels
00:47:11à 600 reprises
00:47:12le nom de Jack Lang
00:47:14est mentionné
00:47:16il devait donc
00:47:17s'expliquer
00:47:17sur ses liens
00:47:18passés
00:47:19avec ce criminel
00:47:20sexuel
00:47:21Jeffrey Epstein
00:47:22et Jack Lang
00:47:23qui ont entretenu
00:47:24des relations
00:47:25ça
00:47:25Jack Lang
00:47:26l'a reconnu
00:47:27dans les différentes
00:47:28interviews
00:47:28qu'il a donnés
00:47:29depuis quelques jours
00:47:30en revanche
00:47:31Jack Lang
00:47:32dit qu'il n'a jamais
00:47:33eu connaissance
00:47:34des crimes
00:47:34de ce millionnaire
00:47:35américain
00:47:36et puis il y a
00:47:36une autre procédure
00:47:37qui a été lancée
00:47:37à l'encontre
00:47:38de Jack Lang
00:47:39cette fois-ci
00:47:39par le parquet
00:47:39national financier
00:47:41suite aux révélations
00:47:42de Mediapart
00:47:42sur cette fois-ci
00:47:43un lien financier
00:47:44entre Jack Lang
00:47:45sa fille Caroline
00:47:46et Jeffrey Epstein
00:47:47là aussi
00:47:47Jack Lang
00:47:48parle d'accusation
00:47:49infondée
00:47:50Merci Antoine Forestier
00:47:52devant l'Institut du Monde
00:47:53Arabe en plein cœur
00:47:54de Paris
00:47:54avec Maxime Barillet
00:47:56Bonjour Jérémy Trottin
00:47:57éditorialiste politique
00:47:58BFM TV
00:47:58Rebonjour
00:47:59Dominique Rizet
00:47:59consultant police justice
00:48:01de BFM TV
00:48:02J'accueille également
00:48:02Mickaël Moreau
00:48:03Bonjour
00:48:03Bienvenue
00:48:04Vous êtes journaliste
00:48:05auteur de ce livre
00:48:07qui alors
00:48:07Hasard du calendrier
00:48:08vient de sortir
00:48:09il est sorti jeudi
00:48:10avant-hier
00:48:12Sa majesté nomme
00:48:13enquête sur un pouvoir
00:48:15présidentiel exorbitant
00:48:16et alors il se trouve que
00:48:17eh ben
00:48:17page 102 et 103
00:48:19il est question de Jack Lang
00:48:20on va y venir
00:48:20avec vous dans quelques instants
00:48:22ce livre est passionnant
00:48:23je vous conseille
00:48:24à vous qui nous regardez
00:48:25de le lire
00:48:26d'abord Jérémy
00:48:28même s'il n'en avait
00:48:30vraisemblablement
00:48:32pas du tout
00:48:33envie
00:48:33il n'en faisait pas mystère
00:48:35d'ailleurs
00:48:35Jack Lang n'a pu résister
00:48:37à une pression
00:48:38venue d'en haut
00:48:38venue de la justice
00:48:40un peu partout
00:48:40oui en fait
00:48:41il n'avait plus aucun soutien
00:48:42Jack Lang
00:48:42pas de soutien politique
00:48:43visiblement
00:48:44sans doute pas de soutien
00:48:45non plus des pays
00:48:46qui financent également
00:48:47l'Institut du Monde Arabe
00:48:49aucun soutien sur lesquels
00:48:50s'appuyer pour pouvoir
00:48:51se maintenir
00:48:52donc il a fait le constat
00:48:53que seul il n'y arriverait pas
00:48:55que la pression politique
00:48:56et populaire et médiatique
00:48:58était trop forte
00:48:59et qu'il devait peut-être
00:49:01désormais consacrer
00:49:02du temps à sa défense
00:49:03parce que le sujet
00:49:04maintenant il est là
00:49:05il va y avoir une enquête
00:49:06du parquet national
00:49:07financier
00:49:08parce que même s'il n'y a pas
00:49:10eu de revenus
00:49:11même s'il n'y a pas eu
00:49:11de capitaux placés
00:49:12de la part de la famille Lang
00:49:13dans cette société
00:49:14pourquoi une société
00:49:15offshore a bien
00:49:17pu être créée
00:49:18ça c'est quand même
00:49:19un sujet
00:49:19pourquoi cette société
00:49:20offshore a été créée
00:49:21s'il n'y a ni revenus
00:49:22ni capitaux
00:49:23ça c'est quand même
00:49:23un gros point d'interrogation
00:49:26l'autre gros point d'interrogation
00:49:27c'est aussi
00:49:28pourquoi
00:49:28la fille de Jack Lang
00:49:31a été penchée
00:49:32sur le testament
00:49:32des petits
00:49:33donc tout ça
00:49:35il y a quand même
00:49:35beaucoup beaucoup de questions
00:49:36et même si on a vu
00:49:38Jack Lang
00:49:39se défendre dans les médias
00:49:40et sa fille
00:49:40maintenant
00:49:41l'histoire est un petit peu différente
00:49:43c'est devant les enquêteurs
00:49:44et devant les magistrats
00:49:45qu'il va falloir apporter
00:49:46des preuves
00:49:47et aujourd'hui
00:49:48on voit bien
00:49:48qu'en plus de ça
00:49:49la personnalité d'Epstein
00:49:51qui est complètement radioactive
00:49:52ne permettait pas
00:49:53à Jack Lang
00:49:54qui a fréquenté
00:49:55Epstein
00:49:57de résister
00:49:58à la pression populaire
00:49:59réaction
00:49:59à la démission
00:50:01de Jack Lang
00:50:02de la porte-parole
00:50:03du gouvernement ce matin
00:50:03je crois que Jack Lang
00:50:05a pris la seule décision
00:50:07possible
00:50:08la seule décision
00:50:09souhaitable
00:50:09en l'état
00:50:10la situation était
00:50:11me semble-t-il
00:50:12intenable
00:50:13et donc c'est en ce sens
00:50:14qu'effectivement
00:50:15le Quai d'Orsay
00:50:16a pris acte
00:50:16de sa lettre de démission
00:50:18Michael Moreau
00:50:19il faut expliquer
00:50:19quand même à celles
00:50:20et ceux qui nous regardent
00:50:21comment ça fonctionne
00:50:21et vous en parlez
00:50:23dans Sa Majesté d'Homme
00:50:24votre nouveau livre
00:50:25quand je disais
00:50:27quasi forcé à la démission
00:50:28de Jack Lang
00:50:28il en a pris la décision hier
00:50:30ça ne dépendait que de lui
00:50:31ou presque ?
00:50:32Non ça dépendait
00:50:33en fait il n'avait même
00:50:34plus le soutien par exemple
00:50:35de l'Elysée
00:50:36c'est le président de la République
00:50:38qui tient un peu
00:50:39entre ses mains
00:50:39le sort du président
00:50:40de l'Institut du Monde Arabe
00:50:42de Jack Lang
00:50:42en particulier
00:50:43même si dans les faits
00:50:45officiellement
00:50:45on est au cœur
00:50:46du pouvoir de nomination
00:50:47du président de la République
00:50:48qui est le cœur
00:50:49de votre ouvrage
00:50:50oui parce que
00:50:51c'est le président
00:50:51de la République
00:50:52qui dans la réalité
00:50:53décide
00:50:53même si officiellement
00:50:54c'est le haut conseil
00:50:55de l'Institut du Monde Arabe
00:50:57et le conseil d'administration
00:50:58de l'Institut du Monde Arabe
00:51:00qui nomme
00:51:00qui valide
00:51:01qui est président
00:51:03de l'Institut
00:51:05mais dans la réalité
00:51:06c'est le président
00:51:07de la République
00:51:07qui vraiment décide
00:51:09il doit tenir compte
00:51:10de contexte aussi diplomatique
00:51:11parce que les pays arabes
00:51:13font partie
00:51:13du conseil d'administration
00:51:15de Lima
00:51:16mais quand Jack Lang
00:51:17a été nommé
00:51:18en 2013
00:51:18il est allé voir
00:51:20le président de la République
00:51:21François Hollande
00:51:22qui venait d'être élu
00:51:23parce qu'il voulait
00:51:24ce poste
00:51:25c'est lui
00:51:25qui a repéré ce poste
00:51:27qui voulait ce poste
00:51:28racontez-nous
00:51:29racontez-nous cet épisode
00:51:30qui est incroyable
00:51:32et c'est
00:51:34une illustration
00:51:36finalement
00:51:37de ce qui se passe
00:51:38dans les coulisses
00:51:38du pouvoir
00:51:40en France
00:51:40depuis des décennies
00:51:41votre chapitre
00:51:43page 102
00:51:44il s'appelle
00:51:44Jack Lang
00:51:45l'inamovible
00:51:46on pourrait aussi dire
00:51:47indéboulonnable
00:51:48bon là déboulonné
00:51:49pour l'espèce
00:51:50mais vous racontez
00:51:52que Jack Lang
00:51:52il s'est presque autonomé
00:51:53en fait
00:51:54en 2013
00:51:55à la tête de l'Institut
00:51:56du Monde Arabe
00:51:57en tout cas c'est lui
00:51:57qui a voulu ce poste
00:51:59et qui est allé voir
00:51:59le président de la république
00:52:00puisque c'est le président
00:52:01de la république
00:52:02qui au final
00:52:02qui au final décide
00:52:04il voulait ce poste
00:52:05parce que c'était
00:52:05finalement un peu
00:52:06une continuité
00:52:07c'était renoué
00:52:08avec les années
00:52:08Lang Mitterrand
00:52:09des années 80
00:52:09c'est lui qui avait
00:52:10choisi le site
00:52:12de Lima
00:52:13c'est lui qui avait
00:52:13choisi l'architecte
00:52:15Jean Nouvel
00:52:15donc il est allé voir
00:52:17François Hollande
00:52:17François Hollande
00:52:18n'avait pas du tout
00:52:18dans l'idée
00:52:19de le nommer
00:52:20il y avait même
00:52:20d'autres candidats
00:52:21notamment Ségolène Royal
00:52:22un temps a été
00:52:23candidate avant
00:52:24finalement de ne plus
00:52:25être candidate
00:52:26Jack Lang a failli
00:52:27ne pas se retrouver
00:52:29à la tête de l'institut
00:52:30du monde arabe
00:52:30parce que Ségolène Royal
00:52:32qui a vertement
00:52:33critiqué Jack Lang
00:52:34cette semaine
00:52:34a failli s'y retrouver
00:52:35à la tête
00:52:37de l'institut du monde arabe
00:52:38c'est ça le début
00:52:38de l'histoire
00:52:39à un moment donné
00:52:41elle a été candidate
00:52:42et François Hollande
00:52:43a voulu du coup
00:52:44avait une autre idée
00:52:45pour Jack Lang
00:52:46il lui a proposé
00:52:47d'être membre
00:52:48du conseil constitutionnel
00:52:49et Jack Lang
00:52:50n'avait pas souhaité
00:52:51être sage
00:52:52avoir le devoir
00:52:55de réserve
00:52:56être à l'abri
00:52:56des médias
00:52:58du débat politique
00:52:59de l'action publique
00:53:00et Jack Lang
00:53:02a fini par avoir
00:53:03ce poste en 2013
00:53:04et ensuite
00:53:04s'est accroché
00:53:06pour durer
00:53:07y compris
00:53:08quand il a été question
00:53:09de le remplacer
00:53:10par exemple
00:53:12il y a trois ans
00:53:12Emmanuel Macron
00:53:14initialement
00:53:14songeait à
00:53:15Jean-Yves Le Drian
00:53:16et finalement
00:53:17ça a été Jack Lang
00:53:18puisque ce poste
00:53:19a aussi une particularité
00:53:20nous dit depuis
00:53:21les premières histoires
00:53:23en 2013
00:53:24puis la nomination
00:53:25finalement
00:53:25la première nomination
00:53:27de Jack Lang
00:53:27à l'Institut du Monde Arabe
00:53:28Lima c'est Lang
00:53:29Lang c'est l'image de Lima
00:53:30donc sa démission
00:53:32c'est un coup de tonnerre
00:53:33quand même
00:53:34oui parce qu'il a pu
00:53:35s'approprier le poste
00:53:37en Durand
00:53:38aussi
00:53:39c'est un poste
00:53:40qui a une particularité
00:53:41c'est que c'est un poste
00:53:42où il n'y a pas
00:53:42de limite
00:53:43de nombre de mandats
00:53:44c'est le prestige par excellence
00:53:45c'est le prestige aussi
00:53:46rien qu'avoir le bureau
00:53:47du président de l'Institut
00:53:48du Monde Arabe
00:53:48au 8ème étage
00:53:49de Lima
00:53:50qui est un bureau
00:53:51avec une immense belle idée
00:53:52au bord de la Seine
00:53:53avec l'une des plus belles
00:53:54vues de Paris
00:53:55sur les quais
00:53:58rien qu'avoir ce bureau
00:53:59c'est un prestige
00:54:01et c'est un poste
00:54:02sur lequel il n'y a pas
00:54:03de limite d'âge
00:54:04ni de limite
00:54:04en nombre de durée de mandat
00:54:05ce qui a permis
00:54:07ce qui a permis
00:54:08à Jack Lang
00:54:09de durer
00:54:09ce qui est assez rare
00:54:10parce que là
00:54:10il en est à son 4ème mandat
00:54:12qui aurait dû prendre fin
00:54:13à la fin de l'année
00:54:14de cette année
00:54:15nous sommes en direct
00:54:17avec Anne-Elisabeth Moutet
00:54:18bonjour
00:54:18vous êtes éditorialiste
00:54:20au Daily Telegraph
00:54:21l'exemple Jack Lang
00:54:24c'est quoi
00:54:26une illustration
00:54:27des secousses
00:54:28de l'affaire Epstein
00:54:29alors là
00:54:30il y a des secousses
00:54:31en France
00:54:32mais en réalité
00:54:32dans bien des pays
00:54:34mais que nous dit
00:54:34cette polémique Lang
00:54:35dont on a l'impression
00:54:37d'avoir vécu l'épilogue
00:54:38hier en fin de journée
00:54:39avec l'annonce
00:54:40de la démission
00:54:40de Jack Lang
00:54:41par lui-même
00:54:41ça nous dit aussi
00:54:44que tous les gens
00:54:44qui ont été touchés
00:54:45de près ou de loin
00:54:46par Jeffrey Epstein
00:54:47et il y a des cas
00:54:48où les gens ont été
00:54:49moins touchés
00:54:50que Jack Lang
00:54:50et sont tout de même
00:54:51aussi dans la tourmente
00:54:53c'est
00:54:55le début
00:54:56c'est pas terminé
00:54:57ah c'est pas terminé
00:55:00mais c'est terminé
00:55:01avec vous
00:55:01on vous a retrouvé
00:55:02Anne-Elisabeth
00:55:03allez-y
00:55:03ah bon
00:55:04pardon
00:55:04allez-y
00:55:05allez-y
00:55:05alors oui
00:55:06on va rétablir
00:55:11on va rétablir
00:55:12la liaison
00:55:13ce que vous disiez
00:55:13à l'instant
00:55:14Michael Moreau
00:55:15c'est qu'il y a
00:55:16de cela
00:55:17quelques toutes petites années
00:55:18Jack Lang
00:55:19a failli être écarté
00:55:20de la tête
00:55:21de l'Institut du monde arabe
00:55:22il y a trois ans
00:55:23Emmanuel Macron
00:55:24voulait nommer
00:55:25son ancien ministre
00:55:26de la Défense
00:55:26Jean-Yves Le Drian
00:55:29qui n'a finalement
00:55:29pas accédé
00:55:30à ce poste
00:55:31est-ce que
00:55:31on peut considérer
00:55:32que peut-être
00:55:33aujourd'hui
00:55:33il est candidat
00:55:34qui va remplacer
00:55:35Jack Lang
00:55:36à la tête
00:55:37de l'Institut du monde arabe
00:55:38ce sera en tout cas
00:55:39toujours
00:55:39le choix
00:55:40du président
00:55:42de la République
00:55:42qui Emmanuel Macron
00:55:44va-t-il nommer
00:55:44à la place de Jack Lang
00:55:46d'ailleurs souvent
00:55:46ça a été aussi
00:55:47des proches
00:55:47de Président de la République
00:55:48ce qui est sûr
00:55:49c'est que
00:55:49l'Institut du monde arabe
00:55:50ça a toujours été
00:55:51un profil
00:55:52très politique
00:55:52finalement
00:55:53parfois aussi
00:55:54diplomatique
00:55:55c'est un lieu de recasage
00:55:57disons les choses
00:55:58d'autant plus
00:55:58qu'il n'y a pas
00:55:59de limite d'âge
00:55:59en 2004
00:56:01Jacques Chirac
00:56:02avait fait nommer
00:56:03Yves Guéna
00:56:04à plus de 80 ans
00:56:05qui était l'ancien patron
00:56:06du Conseil constitutionnel
00:56:07qui avait fini son mandat
00:56:08au Conseil constitutionnel
00:56:09Le Monde cite un nom
00:56:11en ce moment
00:56:11qui est Audrey Azoulay
00:56:12qui est un nom
00:56:14qui peut coller
00:56:15en tout cas le profil
00:56:16c'est-à-dire
00:56:17que c'est un profil
00:56:18politique
00:56:18c'est un profil
00:56:19avec une légitimité
00:56:20diplomatique
00:56:21elle était
00:56:21directrice générale
00:56:22de l'UNESCO
00:56:22jusqu'en novembre dernier
00:56:24elle l'a été
00:56:24pendant 8 ans
00:56:25elle a été
00:56:26ministre de la culture
00:56:26de François Hollande
00:56:27et ex-directrice générale
00:56:29de l'UNESCO
00:56:30de 2017 à 2025
00:56:31et elle est franco-marocaine
00:56:32et elle est franco-marocaine
00:56:33on rappelle que
00:56:34les pays arabes
00:56:35ont leur mot à dire
00:56:36ont leur mot à dire
00:56:40d'ailleurs c'est une institution
00:56:41privée
00:56:42c'est une fondation
00:56:43de droits privés
00:56:43c'est une fondation
00:56:44de droits privés
00:56:44l'Institut du Monde Arabe
00:56:45mais bon
00:56:45où le public
00:56:46a beaucoup d'influence
00:56:48et on rappelle
00:56:49que le principal financeur
00:56:50de l'Institut du Monde Arabe
00:56:51c'est le ministère
00:56:52des affaires étrangères
00:56:53oui pour plus de 12 millions
00:56:54d'euros par exemple
00:56:54et alors qui pourrait remplacer
00:56:55Jacques Lambouldier
00:56:56Audrey Azoulay
00:56:57son nom est cité ce matin
00:56:58dans un article
00:56:59de nos confrères du Monde
00:57:00donc ce sera
00:57:01c'est toujours un profil
00:57:03très politique
00:57:04avec une légitimité
00:57:06diplomatique forte
00:57:07une légitimité culturelle
00:57:10ça a souvent été
00:57:11ça a été parfois
00:57:12aussi des très proches
00:57:13de présidents de la République
00:57:14avec quand même
00:57:14ces légitimités là
00:57:15mais sous
00:57:16en tout cas
00:57:18c'est un profil politique
00:57:19qui sera choisi
00:57:20par le président de la République
00:57:21Anne-Elisabeth Moutet
00:57:22on vous a retrouvé
00:57:23les conclusions
00:57:25à tirer de la polémique langue
00:57:26si je puis dire
00:57:27je la vois l'image
00:57:29mais
00:57:29c'est compliqué
00:57:32vous êtes en direct
00:57:33Anne-Elisabeth
00:57:34ah pardon
00:57:34excusez-moi
00:57:35on m'a dit
00:57:36que j'ai plus votre image
00:57:37alors
00:57:37les conséquences à en tirer
00:57:39la conséquence
00:57:40d'installer
00:57:41Audrey Azoulay
00:57:42à la direction
00:57:43du Monde Arabe
00:57:44d'Institut du Monde Arabe
00:57:45ça paraît politiquement
00:57:46et internationalement
00:57:47une excellente conclusion
00:57:49parce que
00:57:50ça fait sortir
00:57:51cette institution
00:57:54de l'impression
00:57:56malgré tout
00:57:56que c'était d'abord
00:57:57une institution française
00:57:58destinée à un usage international
00:58:00c'est vrai
00:58:01mais c'est pas plus mal
00:58:02que le Maroc
00:58:03surtout avec
00:58:04les différents problèmes
00:58:07qu'on a eu
00:58:08avec le Maroc
00:58:08diplomatiquement
00:58:09ces dernières années
00:58:10c'est une très bonne chose
00:58:11que ce soit
00:58:13enfin
00:58:14quelqu'un
00:58:14à la compétence
00:58:16absolument reconnue
00:58:17qui reprenne
00:58:18et diplomatique
00:58:19qui reprenne
00:58:19qui prenne cet institut
00:58:20bon ça c'est la bonne nouvelle
00:58:21sur les
00:58:23vous m'aviez demandé
00:58:23tout à l'heure
00:58:24qu'est-ce que ça va donner
00:58:25et est-ce que Jack Lang
00:58:26est le seul
00:58:26à être touché
00:58:28je suis sûre que non
00:58:30je pense que dans
00:58:303 millions
00:58:31d'emails
00:58:33on va trouver
00:58:33d'autres gens
00:58:34et qu'on va immédiatement
00:58:35se précipiter
00:58:35probablement
00:58:36sans justesse aucune
00:58:38le cas de Jack Lang
00:58:40même s'il n'a rien
00:58:41fait d'illégal
00:58:42certainement
00:58:42on a bien vu
00:58:43qu'il était
00:58:43on va dire
00:58:44un FED
00:58:45à Epstein
00:58:48jusqu'à lui demander
00:58:49le prêt
00:58:50d'une voiture
00:58:51avec chauffeur
00:58:51pour aller à un dîner
00:58:53où il n'avait pas envie
00:58:53de se rendre
00:58:54par les transports en commun
00:58:54j'imagine
00:58:55ou de payer son taxi
00:58:56enfin des choses
00:58:57qui ne sont pas illégales
00:58:57mais qui sont franchement
00:58:58inélégantes
00:58:59donc c'est dommage
00:59:00que cette fin arrive
00:59:02comme ça
00:59:02mais c'est comme ça
00:59:03internationalement
00:59:05ça risque de faire tomber
00:59:06le premier ministre britannique
00:59:07et je pense que ça ne va pas
00:59:09être le seul pays
00:59:09où les choses se passent
00:59:10mais les indélicatesses
00:59:14on va dire ça
00:59:15comme ça
00:59:15encore une fois
00:59:16pas illégales
00:59:16supposées de Jack Lang
00:59:18c'est rien
00:59:18à côté du fait
00:59:19que l'un des ministres
00:59:20de Keir Starmer
00:59:21a été révélé
00:59:23comme ayant
00:59:23d'une part
00:59:24fait tomber
00:59:25un précédent premier ministre
00:59:26travailliste
00:59:27Gordon Brown
00:59:30parce qu'il avait succédé
00:59:32à Tony Blair
00:59:33et que
00:59:33le ministre
00:59:35qui l'a fait tomber
00:59:36en donnant des informations
00:59:38qu'il n'avait pas à donner
00:59:41et en poussant contre lui
00:59:43c'est un ministre
00:59:44qui est toujours ministre
00:59:44après un long passage conservateur
00:59:46c'est Peter Mandelson
00:59:48Peter Mandelson
00:59:49alors d'une part
00:59:49il est accusé
00:59:50d'avoir
00:59:50impliqué
00:59:53des étrangers
00:59:54dans des changements
00:59:56à l'intérieur
00:59:56du gouvernement britannique
00:59:57et il est aussi impliqué
00:59:58à l'idée
00:59:58qu'il aurait fourni
01:00:00à ses contacts
01:00:01bancaires
01:00:02aux Etats-Unis
01:00:02des informations
01:00:03sur des décisions économiques
01:00:05que la Grande-Bretagne
01:00:06allait prendre
01:00:07et qui avaient
01:00:07de l'influence
01:00:08sur les marchés
01:00:08donc là
01:00:09on parle de délits
01:00:10d'initiés
01:00:10on parle de secrets
01:00:12d'Etat
01:00:12qui sont révélés
01:00:13pour l'avantage
01:00:14d'un banquier étranger
01:00:15moi je trouve
01:00:16que c'est
01:00:17autre chose
01:00:18que de se faire
01:00:19prêter un taxi
01:00:19Écoutons la réaction
01:00:21de Sandrine Rousseau
01:00:22qui était mon invitée
01:00:23il y a quelques instants
01:00:23à la démission
01:00:25annoncée par Jack Lang
01:00:27hier en fin de journée
01:00:29après trois jours
01:00:30d'attermoiement
01:00:31C'est bien qu'il démissionne
01:00:33déjà
01:00:34il aurait dû le faire
01:00:37tout de suite
01:00:37immédiatement
01:00:38il aurait
01:00:39il aurait dû aussi
01:00:40dire à quel point
01:00:43parce que quand j'entends
01:00:44dans votre reportage
01:00:45que c'est Woody Allen
01:00:47qui a mis en contact
01:00:49Jack Lang
01:00:50et Epstein
01:00:51ce que montre
01:00:52cette affaire Epstein
01:00:53c'est à quel point
01:00:54les puissances
01:00:56s'émancipent
01:00:56complètement du droit
01:00:57Dans le traitement
01:00:58de tout ça Dominique
01:00:59attention
01:00:59on marche sur une ligne
01:01:00de crête
01:01:01c'est à dire qu'il y a
01:01:01les soupçons
01:01:03il y a
01:01:03il y a ce qui est avéré
01:01:04d'abord
01:01:05quand on parle de Jack Lang
01:01:06c'est sa proximité
01:01:07à minima
01:01:08avec le criminel sexuel
01:01:09Jeffrey Epstein
01:01:10c'est le lien
01:01:10c'est le lien à lui
01:01:12et ce de sa fille
01:01:13leur lien financier
01:01:14avec le criminel sexuel
01:01:17homme d'affaires
01:01:18qui est mort en prison
01:01:19à New York
01:01:19en 2019
01:01:20mais sur ces liens financiers
01:01:22là maintenant
01:01:22ce qui est avéré aussi
01:01:23c'est qu'il y a une enquête
01:01:24la justice française
01:01:26enquête
01:01:27connaître Epstein
01:01:28c'est pas un crime
01:01:29en revanche
01:01:30faire du business
01:01:31ou des affaires
01:01:32avec Epstein
01:01:32ça c'est un délit
01:01:34et c'est ce que la justice
01:01:35en tout cas
01:01:36vérifier le cadre
01:01:38de ce business
01:01:39donc ça veut dire
01:01:40donc ça veut dire que
01:01:40la justice française
01:01:41a ouvert une enquête
01:01:42le PNF
01:01:43l'enquête va être confiée
01:01:44à des policiers
01:01:45et le travail des policiers
01:01:46ça va être de passer au crible
01:01:47les comptes bancaires
01:01:49de monsieur Lang
01:01:50et de sa fille Caroline
01:01:52de retracer
01:01:53tous les flux financiers
01:01:54pour savoir
01:01:55s'ils ont reçu
01:01:56de l'argent
01:01:57de cette fameuse
01:01:58société offshore
01:02:00qui a été fondée
01:02:01en 2016
01:02:01par Epstein
01:02:03domicilié
01:02:04aux îles Vierges
01:02:05dans un paradis fiscal
01:02:06dont la fille Caroline Lang
01:02:07possède la moitié
01:02:08donc des parts
01:02:09et le nom de Jack Lang
01:02:10qui apparaît
01:02:11dans les statuts
01:02:12de la société
01:02:12voilà
01:02:13ou le nom de Jack Lang
01:02:14apparaît dans les statuts
01:02:15de la société
01:02:15à son insu
01:02:17dit-il
01:02:17ou à l'insu
01:02:18de son plein gré
01:02:19on le saura
01:02:20donc
01:02:20où est-ce que l'argent
01:02:22est-ce que de l'argent
01:02:23a transité
01:02:24depuis cette société
01:02:25sur les comptes
01:02:27de monsieur Lang
01:02:28et de sa fille
01:02:29ça va être difficile
01:02:30parce que
01:02:31on est dans des paradis fiscaux
01:02:33est-ce qu'aux îles Vierges
01:02:34on va donner
01:02:35des informations
01:02:35aux policiers français
01:02:37c'est américain
01:02:39donc on peut supposer
01:02:40que les américains
01:02:40vont aider
01:02:41la justice française
01:02:43est-ce que cet argent
01:02:44s'il a existé
01:02:45a été caché
01:02:46au fisc français
01:02:47est-ce qu'il a été aussi
01:02:49blanchi
01:02:50tout ça
01:02:51c'est des éléments
01:02:52qui vont tenter
01:02:52de rassembler
01:02:53les policiers
01:02:54financiers français
01:02:56qui seront destinés
01:02:58aux magistrats
01:02:59du PNF
01:03:00merci
01:03:01donc on comprend bien
01:03:03que c'est que le début
01:03:03autant il a début
01:03:04démissionner
01:03:05donc ça c'est la fin de l'histoire
01:03:06côté Institut Monde Arabe
01:03:07autant pour la justice française
01:03:09et l'enquête
01:03:10sur les liens financiers
01:03:11de Jack Lang
01:03:12et de sa fille
01:03:12avec Jeffrey Epstein
01:03:14là on n'en est qu'au début
01:03:15du travail
01:03:15de la justice française
01:03:17si quand j'arrête le journalisme
01:03:18vous avez une suggestion
01:03:20à me faire
01:03:20d'un poste
01:03:21que je peux demander
01:03:21quelque part
01:03:23d'abord lisez son livre
01:03:24après 70 ans
01:03:25après 70 ans
01:03:25lisez le livre
01:03:26de Mickaël Moreau
01:03:27sa majesté
01:03:28nomme
01:03:28enquête sur un pouvoir
01:03:29présidentiel exorbitant
01:03:31merci à vous
01:03:31de nous avoir rendu visite
01:03:32merci Jérémy
01:03:33merci Dominique
01:03:33dans un instant
01:03:34nous prendrons la direction
01:03:35de la frontière iranienne
01:03:38côté irakien
01:03:39parce que l'une de nos équipes
01:03:41s'y trouve
01:03:41en ce moment même
01:03:43nous retrouverons
01:03:43Nicolas Poincaré
01:03:45et Jérémy Muller
01:03:46et nous serons
01:03:47également
01:03:47à Oman
01:03:48ainsi qu'en Iran
01:03:50nous attendons
01:03:50le correspondant
01:03:51des réfugiés de France 24
01:03:52Siavaj Ghazi
01:03:52parce que le chef
01:03:53de la diplomatie iranienne
01:03:54s'exprime ce matin
01:03:55deux jours après
01:03:56les pourparlers
01:03:56sur le nucléaire iranien
01:03:58pour parler Iran-Etats-Unis
01:03:59beaucoup de choses
01:04:00à décrypter
01:04:00dans un instant
01:04:02à tout de suite
01:04:0211h30
01:04:04soyez les bienvenus
01:04:05si vous nous rejoignez
01:04:06dans BFM Direct
01:04:06deux jours après le début
01:04:08les pourparlers
01:04:08sur le nucléaire
01:04:09avec Washington
01:04:10la tension demeure
01:04:11en témoigne
01:04:12ces nouvelles déclarations
01:04:13iraniennes ce matin
01:04:14vous allez les entendre
01:04:15d'abord je vous présente
01:04:17le dispositif conséquent
01:04:18de BFM TV
01:04:19déployé dans la région
01:04:21c'est à dire
01:04:21au Moyen-Orient
01:04:23on va retrouver
01:04:23dans quelques instants
01:04:24Nicolas Poincaré
01:04:25rédacteur en chef
01:04:25de Ligne Rouge
01:04:26qui est actuellement
01:04:26avec Jérémy Muller
01:04:27en Irak
01:04:28tout près de la frontière
01:04:30iranienne
01:04:31nous retrouverons également
01:04:32Chloé Giraud
01:04:32à Oman
01:04:33Igor Saïri
01:04:34en Israël
01:04:34et Syavush Ghazi
01:04:35à Téhéran
01:04:36dans quelques toutes
01:04:37petites secondes
01:04:38le temps d'écouter
01:04:39le chef de la diplomatie
01:04:41iranienne
01:04:41c'est ce matin
01:04:42le déploiement militaire
01:04:45des Etats-Unis
01:04:46dans la région
01:04:46ne nous effraie pas
01:04:48nous sommes un peuple
01:04:49de diplomatie
01:04:50mais nous sommes aussi
01:04:51un peuple de guerre
01:04:52nous ne cherchons pas
01:04:54la guerre
01:04:54mais nous sommes prêts
01:04:55à combattre
01:04:56si nous sommes provoqués
01:04:57nous sommes diplomates
01:04:59car nous avons
01:04:59la logique
01:05:00de notre côté
01:05:01car nous choisissons
01:05:02nos mots
01:05:02nous sommes logiques
01:05:04Bonjour Syavush Ghazi
01:05:06correspondant des RFI
01:05:06de France 24 ans
01:05:07en Iran
01:05:08Syavush
01:05:08une déclaration
01:05:09qu'on vient d'entendre
01:05:09parmi d'autres
01:05:10du ministre iranien
01:05:11des Affaires étrangères
01:05:12ce matin
01:05:13Absolument
01:05:15il a tout d'abord dit
01:05:16que l'Iran était préparé
01:05:18totalement préparé
01:05:19pour la guerre
01:05:20mais avait opté
01:05:23pour la diplomatie
01:05:24pour trouver une solution
01:05:25avec les américains
01:05:26ça c'est le côté
01:05:27option guerre
01:05:29sur les autres sujets
01:05:30il a dit également
01:05:32qu'il n'était pas question
01:05:34pour l'Iran
01:05:34de discuter
01:05:35de son programme
01:05:36de missiles
01:05:36ni de sa politique régionale
01:05:39ces deux questions
01:05:39ne font pas partie
01:05:41des négociations
01:05:42avec les américains
01:05:43en ce qui concerne
01:05:44le nucléaire
01:05:45il a affirmé
01:05:46que personne n'avait
01:05:47le droit
01:05:47de dicter à l'Iran
01:05:49et d'imposer à l'Iran
01:05:50l'arrêt total
01:05:51de son programme nucléaire
01:05:52et l'enrichissement
01:05:53d'uranium
01:05:54cela fait partie
01:05:55des droits de l'Iran
01:05:56conformément
01:05:57aux règles internationales
01:06:00mais nous sommes prêts
01:06:01à donner
01:06:01toutes les garanties
01:06:02nécessaires
01:06:03pour assurer
01:06:04que nous n'allons pas
01:06:05vers la bombe atomique
01:06:06et nous pouvons
01:06:08faire cela
01:06:08pour assurer
01:06:09les Etats-Unis
01:06:09et d'autres pays
01:06:10occidentaux
01:06:12cela est possible
01:06:12mais personne
01:06:13ne peut nous enlever
01:06:14ce droit
01:06:14qui nous est reconnu
01:06:15dans les règles internationales
01:06:17enfin il a précisé
01:06:19que les américains
01:06:21avaient demandé
01:06:22la délégation américaine
01:06:23avait demandé
01:06:24que le commandant
01:06:25de Senkom
01:06:27qui est donc
01:06:27le commandant
01:06:28des forces américaines
01:06:29dans la région
01:06:30puisse participer
01:06:31aux négociations
01:06:33et ce qui a été refusé
01:06:35par Téhéran
01:06:36Avast Al-Archi
01:06:37a dit que l'Iran
01:06:38avait exclu
01:06:39toute participation
01:06:41de militaires
01:06:42dans les négociations
01:06:43donc on en est là
01:06:44une position
01:06:45de fermeté
01:06:45de la part de Téhéran
01:06:47deux jours après
01:06:48les discussions
01:06:48de l'Omane
01:06:49merci
01:06:50Syavosh Ghazi
01:06:50on dirait que de Téhéran
01:06:52vous êtes le correspondant
01:06:53des RFI de France 24
01:06:54en Iran
01:06:55vous y faisiez allusion
01:06:56à Syavosh
01:06:57à l'instant
01:06:57cette autre déclaration
01:06:58du ministre iranien
01:06:59des affaires étrangères
01:07:00ce matin
01:07:00sur le nucléaire
01:07:02justement
01:07:02qui est au cœur
01:07:03des premiers
01:07:03pour parler
01:07:03USA-Iran
01:07:05pourquoi insistons-nous
01:07:08tant sur l'enrichissement
01:07:09d'uranium
01:07:10et refusons-nous
01:07:11d'y renoncer
01:07:12même en cas de guerre
01:07:13parce que personne
01:07:14n'a le droit
01:07:15de nous dicter
01:07:15ce que nous devrions
01:07:16ou ne devrions pas posséder
01:07:18cela repose
01:07:19sur le principe
01:07:20de non-domination
01:07:21j'ai le droit
01:07:22de m'enrichir
01:07:23la loi m'autorise
01:07:24à exercer ce droit
01:07:25ou non
01:07:25on a répété
01:07:26pendant des années
01:07:27que nous n'avions pas
01:07:27le droit de nous enrichir
01:07:29que l'enrichissement
01:07:29était interdit
01:07:30pourquoi ?
01:07:31parce que les américains
01:07:32sont préoccupés
01:07:33si vous êtes inquiet
01:07:34nous sommes prêts
01:07:35à répondre
01:07:36à vos préoccupations
01:07:37s'il y a des questions
01:07:38nous y répondons
01:07:39s'il n'y a pas de confiance
01:07:41nous la rétablissons
01:07:42mais personne n'a le droit
01:07:43de nous interdire
01:07:44cet enrichissement
01:07:45on en parle avec le général
01:07:47Pellistrandi
01:07:47bonjour Jérôme
01:07:48consultant en défense
01:07:49BFM TV
01:07:49Cyril Gélippter
01:07:50bonjour
01:07:50vous êtes docteur
01:07:51en histoire
01:07:52et expert en renseignement
01:07:53vous avez beaucoup travaillé
01:07:55sur le nucléaire iranien
01:07:55justement
01:07:56quand le chef de la diplomatie
01:07:58iranienne dit ce matin
01:07:58que l'Iran ne renoncera pas
01:07:59à l'enrichissement
01:08:00même en cas de guerre
01:08:01bon c'est pas un scoop
01:08:03non plus
01:08:03en fait c'est pas un scoop
01:08:05mais c'est peut-être
01:08:06le plus important
01:08:07finalement
01:08:07c'est-à-dire que les Etats-Unis
01:08:08et l'Iran peuvent discuter
01:08:09de manière directe
01:08:10indirecte
01:08:11on a l'impression
01:08:11que vraiment
01:08:12définitivement
01:08:13l'Iran
01:08:14veut
01:08:16à tout prix
01:08:17quoi qu'il arrive
01:08:17garder ce droit
01:08:18d'enrichir l'uranium
01:08:21quel qu'en soit
01:08:22les veilléités derrière
01:08:23oui mais c'était déjà
01:08:24le cas
01:08:25c'était un peu le cas
01:08:26lors du programme
01:08:26de l'accord JCPOA
01:08:28où le balistique
01:08:29et les questions régionales
01:08:30avaient été expressément exclus
01:08:32alors pour les Iraniens
01:08:34je pense qu'ils ne peuvent pas
01:08:35ils ont toujours refusé
01:08:37soit ils ont le nucléaire
01:08:38soit ils ont le balistique
01:08:39mais on ne peut pas
01:08:39ils ont toujours refusé
01:08:40qu'on le retire les deux
01:08:41nous avions réussi
01:08:42à mettre sous cloche
01:08:43le programme nucléaire iranien
01:08:44avec l'accord JCPOA
01:08:46puisque vous aviez
01:08:46et là on est début 2026
01:08:48on ne peut pas dire
01:08:48l'Iran n'a plus
01:08:50ou n'aura pas
01:08:52à court ou moyen terme
01:08:53les moyens de fabriquer
01:08:54la bombe nucléaire
01:08:55en fait
01:08:55ils n'ont pas les moyens
01:08:56de le fabriquer à court terme
01:08:57les bombardements sur les sites
01:09:00ont été beaucoup trop importants
01:09:01le site de l'Atlantan
01:09:02en juin 2025
01:09:03en juin
01:09:04le site de l'Atlantan
01:09:05d'enrichissement d'uranium
01:09:07a été très fortement endommagé
01:09:08Fort Douce
01:09:09c'est beaucoup plus difficile à dire
01:09:10parce que c'est un site souterrain
01:09:11en fait
01:09:12vous avez tout
01:09:13donc il y a les déclarations
01:09:14les paroles
01:09:14et puis il y a la réalité
01:09:15là on est sur de la propagande
01:09:17ce matin
01:09:18les Iraniens
01:09:19vont rappeler
01:09:20ils vont faire un peu
01:09:21ils vont montrer fièrement
01:09:22leur position
01:09:23face aux Américains
01:09:25donc c'est typique
01:09:26c'est classique
01:09:27et si vous ne négociez pas
01:09:29en position de faiblesse
01:09:30c'est ce qu'ils font
01:09:30et surtout qu'il ne faut pas
01:09:31nous oublier
01:09:32qu'ils ont des bases nucléaires
01:09:33américaines dans la région
01:09:34des troupes
01:09:35donc ils essayent
01:09:38de montrer les muscles
01:09:39au moins en parole
01:09:40les déclarations iraniennes
01:09:41qui ce matin
01:09:42peuvent être interprétées
01:09:43comme étant une réponse
01:09:44à ce qui s'est passé hier
01:09:45au large
01:09:46dans la région du Golfe
01:09:47racontez-nous
01:09:48Chloé Giraud
01:09:48bonjour Chloé
01:09:49vous êtes l'envoyée spéciale
01:09:50de BFM TV à Oman
01:09:51oui c'était l'une des images fortes
01:09:56de la journée d'hier
01:09:58cette visite des deux émissaires
01:10:00de Donald Trump
01:10:00Jared Kushner
01:10:01Steve Witkoff
01:10:02sur le porte-avions
01:10:03l'USS Abraham Lincoln
01:10:05qui est déployé
01:10:06non loin d'ici
01:10:07dans la région
01:10:08effectivement en mer d'Arabie
01:10:09on en conclut donc
01:10:11que les deux émissaires
01:10:12sont restés au moins
01:10:13une journée de plus
01:10:14ici dans la région
01:10:15pour rendre visite
01:10:16aux soldats américains
01:10:18déployés ici
01:10:19mais aussi et surtout
01:10:20pour faire passer
01:10:21un message à Téhéran
01:10:22parce qu'il s'agit
01:10:23bel et bien ici
01:10:23d'une guerre
01:10:24de communication
01:10:25et c'est une façon
01:10:27pour les américains
01:10:28de montrer que
01:10:29si ces négociations
01:10:30échouent
01:10:30et bien ils ont
01:10:31d'autres options
01:10:32sur la table
01:10:33une guerre de communication
01:10:34des deux côtés
01:10:36parce que
01:10:36de son côté
01:10:37Téhéran publie
01:10:39depuis plusieurs jours
01:10:40via des agences
01:10:41de presse iraniennes
01:10:42notamment
01:10:43des clichés
01:10:44des images
01:10:45de plusieurs bases
01:10:46militaires américaines
01:10:47dans la région
01:10:48des bases
01:10:48situées notamment
01:10:49aux Émirats Arabes Unis
01:10:50ou encore
01:10:51au Bahreïn
01:10:52et là aussi
01:10:52et bien c'est une façon
01:10:53de laisser planer
01:10:55toujours la menace
01:10:56d'une éventuelle frappe
01:10:57alors vous le savez
01:10:58que dans les prochains jours
01:11:00ces discussions
01:11:00sont censées se poursuivre
01:11:02ils sont censés
01:11:02se rencontrer à nouveau
01:11:04les Iraniens
01:11:05et les Américains
01:11:06à une date
01:11:06et dans un lieu
01:11:07dont on ne connaît
01:11:08pas encore
01:11:09la localisation
01:11:10Merci Chloé Giraud
01:11:11avec Chloé Berthaud
01:11:12à Oumann
01:11:12pour BFM TV Général
01:11:13Pellistrandi
01:11:14l'Iran
01:11:14puisque le chef
01:11:15de la diplomatie iranienne
01:11:16est très bavard
01:11:17ce matin
01:11:18l'Iran
01:11:19dit s'interroger
01:11:20sur le sérieux
01:11:21des États-Unis
01:11:21pour des négociations
01:11:23faut-il y voir un lien
01:11:24avec les manœuvres
01:11:25qui restent
01:11:26en cours
01:11:27au large
01:11:28dans la région
01:11:30du Golfe
01:11:31et cette menace
01:11:32d'intervention américaine
01:11:33qui n'est absolument pas
01:11:34même encore aujourd'hui
01:11:35exclue
01:11:37en parallèle
01:11:38de la partie
01:11:38purement diplomatique
01:11:39Bien entendu
01:11:39et on peut
01:11:40en fait inverser la question
01:11:42est-ce que
01:11:43les Iraniens
01:11:43sont sérieux
01:11:45dans leur discussion
01:11:46voilà
01:11:47une chose est sûre
01:11:48c'est que
01:11:49en fait
01:11:49on est dans une confusion
01:11:50la plus complète
01:11:51c'est-à-dire que
01:11:53on a d'un côté
01:11:54un régime iranien
01:11:56qui cherche
01:11:56à gagner du temps
01:11:57et à préserver
01:11:58ses acquis
01:11:58comme le disait
01:12:00donc
01:12:00le nucléaire
01:12:02les missiles balistiques
01:12:04et donc
01:12:05pour eux
01:12:05c'est en quelque sorte
01:12:06la garantie
01:12:07de survie du régime
01:12:08de l'autre côté
01:12:09on a des États-Unis
01:12:10qui veulent
01:12:11arrêter
01:12:13le programme nucléaire
01:12:14qui
01:12:15s'interrogent
01:12:16sur les questions
01:12:17des missiles balistiques
01:12:18au point que
01:12:19mercredi
01:12:21Benjamin Netanyahou
01:12:22le premier ministre israélien
01:12:23vient en quelque sorte
01:12:24en catastrophe
01:12:25à Washington
01:12:25pour dire
01:12:26attention
01:12:27ce que vous discutez
01:12:28avec les Iraniens
01:12:29pour nous
01:12:32ça ne nous intéresse pas
01:12:32parce que
01:12:33la menace balistique
01:12:34vous ne la prenez pas
01:12:35en compte
01:12:35voilà
01:12:37et c'est ça
01:12:37ce qui est extrêmement compliqué
01:12:39c'est décrypter
01:12:40est-ce qu'on est
01:12:42dans une période
01:12:42de mêler le vrai du faux
01:12:43et de mêler la propagande
01:12:45de la réalité
01:12:45une chose est sûre
01:12:46par contre
01:12:47les images
01:12:47du porte-avions
01:12:48ça c'est quelque chose
01:12:50bon
01:12:50il ne faut pas oublier
01:12:51que la puissance américaine
01:12:53ce sont les porte-avions
01:12:54Top Gun
01:12:55c'est exactement ça
01:12:56vous avez donc
01:12:57Steve Whitcoff
01:12:58et Jared Kushner
01:12:59le gendre du président
01:13:00des États-Unis
01:13:01qui arrive
01:13:02à bord du porte-avions
01:13:03américain
01:13:04Abraham Lincoln
01:13:04c'est vraiment la démonstration
01:13:05de force par excellence
01:13:06et l'image
01:13:07ce matin on est aussi
01:13:08tout près de la frontière iranienne
01:13:09je le disais
01:13:10côté irakien
01:13:11grâce à Nicolas Poincaré
01:13:12Jérémy Muller
01:13:13bonjour Nicolas
01:13:14vous êtes le rédacteur en chef
01:13:15de l'émission Ligne Rouge
01:13:16vous êtes actuellement
01:13:17au reportage à Erbil
01:13:18qu'est-ce qui vous a le plus marqué
01:13:20ces dernières heures
01:13:20sur fond de très fortes tensions
01:13:22dans la région
01:13:22alors ce qu'on a pu faire
01:13:27avec Jérémy Muller
01:13:27ces dernières heures
01:13:28c'est rendre visite
01:13:29à des Peshmerga
01:13:31qui sont quelque part
01:13:32dans la montagne
01:13:33tout près de la frontière
01:13:34entre l'Iran et l'Irak
01:13:35ce sont des Kurdes iraniens
01:13:37qui ont fui leur pays
01:13:38et qui viennent ici
01:13:40rejoindre une organisation
01:13:41le PDK
01:13:41qui est politico-militaire
01:13:43et donc ces jeunes gens
01:13:44que vous voyez à l'image
01:13:46ce sont des jeunes iraniens
01:13:48qui ont fui leur pays
01:13:49qui reçoivent une formation
01:13:50à la fois politique
01:13:51et militaire
01:13:53avec comme rêve
01:13:54de pouvoir un jour
01:13:55rejoindre leur pays
01:13:56l'Iran
01:13:57et de participer
01:13:58à des combats
01:13:59de faire tomber
01:14:00le régime des Mollah
01:14:02alors naturellement
01:14:03ces jeunes gens
01:14:05et leurs officiers
01:14:06et bien
01:14:07ils pensent
01:14:08ils pensent énormément
01:14:10à ce qui se passe
01:14:11en ce moment
01:14:12les négociations
01:14:12dont vous parlez
01:14:13et l'hypothèse
01:14:14donc d'un bombardement
01:14:15de l'Iran
01:14:16par les Etats-Unis
01:14:17mais à vrai dire
01:14:19alors ils l'espèrent
01:14:20naturellement
01:14:21mais ils y croient peu
01:14:21ils remarquent
01:14:22que Donald Trump
01:14:23change souvent d'avis
01:14:24ils remarquent
01:14:25que les Américains
01:14:26ne parlent plus du tout
01:14:27des manifestants iraniens
01:14:29qui se sont soulevés
01:14:30le mois dernier
01:14:30et qui ont été
01:14:31durement réprimés
01:14:32eux naturellement
01:14:33pensent beaucoup
01:14:34à tous ces jeunes gens
01:14:35sont en contact
01:14:36avec leurs familles
01:14:37qui sont restées en Iran
01:14:38donc voilà
01:14:39ce sont des petites forces
01:14:41combattantes iraniennes
01:14:43à l'extérieur de l'Iran
01:14:44qui sont pendues
01:14:46à leur téléphone
01:14:47et qui espèrent
01:14:49que dans les jours
01:14:49qui viennent
01:14:50même s'ils n'y croient
01:14:50pas beaucoup
01:14:51qui espèrent
01:14:51malgré tout
01:14:52que dans les jours
01:14:52qui viennent
01:14:53et bien il pourrait
01:14:54y avoir une intervention
01:14:55américaine
01:14:56contre leur pays d'enrigine
01:14:57Nicolas Poincaré
01:14:58merci Nicolas
01:14:59avec Jérémy Muller
01:15:00en Irak
01:15:00tout près de la frontière iranienne
01:15:03pour BFM TV
01:15:04ligne rouge en particulier
01:15:05officiellement
01:15:06Téhéran espère poursuivre
01:15:07prochainement
01:15:08les négociations
01:15:09entamées
01:15:09avec les Etats-Unis
01:15:11qui maintiennent la pression
01:15:13laisse toujours planer
01:15:13la menace
01:15:14d'un recours
01:15:14à la force
01:15:15contre le régime des Mola
01:15:16un rendez-vous important
01:15:17dans les prochains jours
01:15:18qui pourrait changer la donne
01:15:19bonjour Igor Saïry
01:15:20vous êtes envoyé spécial
01:15:21de BFM TV
01:15:21en Israël
01:15:22vous êtes à Tel Aviv
01:15:23Israël dont le Premier ministre
01:15:25est attendu
01:15:25à Washington
01:15:25mercredi
01:15:26oui absolument
01:15:30Benjamin Netanyahou
01:15:31accompagné du futur
01:15:33chef d'état-major
01:15:34de l'armée de l'air
01:15:35ira dans le bureau ovale
01:15:37à la Maison Blanche
01:15:37mercredi
01:15:38pour rencontrer Donald Trump
01:15:40l'objectif
01:15:40c'est de mettre la pression
01:15:42évidemment
01:15:42sur le président américain
01:15:43car l'état hébreu
01:15:45craint
01:15:45qu'une éventuelle signature
01:15:47d'un accord avec l'Iran
01:15:48n'inclue uniquement
01:15:50que le programme nucléaire
01:15:51que le dossier nucléaire
01:15:52or il y a deux autres lignes rouges
01:15:55d'Israël
01:15:56c'est bien entendu
01:15:56le développement
01:15:57et la production
01:15:58de missiles balistiques
01:16:00de longue portée
01:16:00ainsi que le soutien
01:16:02à cet axe iranien
01:16:04que représente
01:16:05l'Eouti au Yémen
01:16:06le Hezbollah au Liban
01:16:07et puis dans une certaine mesure
01:16:09le Hamas
01:16:10et le djihad islamique
01:16:11dans la bande de Gaza
01:16:12bien affaibli
01:16:13depuis la guerre d'Israël
01:16:15à Gaza
01:16:15voilà un petit peu
01:16:16l'inquiétude
01:16:17qui est appuyée
01:16:18par tous les hauts responsables
01:16:20de la défense israélienne
01:16:21qui pensent
01:16:22et qui estiment
01:16:23qu'en maintenant
01:16:24la production
01:16:25de missiles balistiques iraniens
01:16:26l'Iran
01:16:27pourrait ne pas s'empêcher
01:16:28d'attaquer Israël
01:16:29ce à quoi hier
01:16:30a répondu
01:16:31le ministre iranien
01:16:32des affaires étrangères
01:16:33qu'Israël
01:16:33tente d'appliquer
01:16:35une doctrine
01:16:36de domination
01:16:37dans la région
01:16:38accusant l'état hébreu
01:16:40de vouloir
01:16:41librement
01:16:41développer
01:16:42son arsenal militaire
01:16:43sans limite
01:16:44tout en mettant
01:16:45la pression
01:16:46sur les pays
01:16:46de la région
01:16:47pour qu'ils réduisent
01:16:48leur capacité militaire
01:16:50voilà un petit peu
01:16:51la tension qui règne
01:16:52actuellement dans la région
01:16:53merci Igor
01:16:54avec Julie Reuser
01:16:54à Tel Aviv
01:16:55en Israël
01:16:55pour BFMTV
01:16:56Israël dont le premier ministre
01:16:57est donc attendu mercredi
01:16:58à Washington
01:16:59il compte peser
01:16:59de tout son poids
01:17:00sur les Etats-Unis
01:17:03et leur président
01:17:04Donald Trump
01:17:05en particulier
01:17:05pour imposer
01:17:07une ligne dure
01:17:08à l'encontre
01:17:09de l'Iran
01:17:10qu'est-ce qu'il peut faire
01:17:11flancher Trump
01:17:11en fait
01:17:11qu'il change
01:17:12sans cesse
01:17:13d'avis
01:17:14sur ce sujet
01:17:15le problème
01:17:16c'est qu'il n'arrête
01:17:17pas de flancher
01:17:17vous voyez réagir
01:17:18pendant que Igor
01:17:20parlait
01:17:20parce que je me suis
01:17:21je connais
01:17:22enfin pour avoir
01:17:23un peu regardé
01:17:23sur les Israéliens
01:17:24il n'y aura pas
01:17:25que Netanyahou
01:17:26et le chef d'état-major
01:17:27de l'armée de l'air
01:17:28vous aurez certainement
01:17:28le patron du renseignement
01:17:29militaire
01:17:30le Hamman
01:17:30ou du Mossad
01:17:31et ils vont tenter
01:17:33justement de convaincre
01:17:34s'ils convaincre
01:17:36les dirigeants américains
01:17:37mais pas que Trump
01:17:38soit étant passant
01:17:39vous avez aussi
01:17:40son entourage
01:17:40vous avez les patrons
01:17:41des services
01:17:41à qui ils vont
01:17:42forcément parler
01:17:42pour leur dire
01:17:43voilà nous avons
01:17:44des données
01:17:44sur le programme
01:17:46sur l'Iran
01:17:47qui accélère
01:17:48ses programmes
01:17:48balistiques
01:17:49le nucléaire
01:17:50j'ai une croix-guerre
01:17:51vu l'état
01:17:51du programme
01:17:52après les bombardements
01:17:53donc je pense
01:17:54que c'est ce qu'ils vont faire
01:17:55mais c'est ce qu'ils ont
01:17:56toujours fait
01:17:56ce sont les Israéliens
01:17:58qui sont allés aussi
01:17:59voir Trump
01:17:59pour le pousser
01:18:01à sortir du programme
01:18:02nucléaire iranien
01:18:03enfin du pardon
01:18:04de l'accord nucléaire iranien
01:18:06le JCPOA
01:18:07Israël est au cœur
01:18:08du dossier
01:18:08parce qu'Israël
01:18:09a déjà
01:18:10et peut encore
01:18:10tapé
01:18:11si vous permettez
01:18:11l'expression
01:18:12l'Iran
01:18:13et l'Iran
01:18:14son ennemi juré
01:18:16derrière les Etats-Unis
01:18:17c'est Israël
01:18:18donc la visite
01:18:20de Netanyahou
01:18:21mercredi
01:18:22à Washington
01:18:23est un rendez-vous
01:18:26très important
01:18:27oui
01:18:27mais Trump
01:18:29quand il dit
01:18:29à un moment
01:18:30il disait
01:18:30que la négociation
01:18:31s'apportera sur le nucléaire
01:18:32sous-entendu
01:18:32pas sur le reste
01:18:33vu qu'il n'arrête
01:18:34pas de varier
01:18:34donc Netanyahou
01:18:35va sans doute
01:18:35essayer de le convaincre
01:18:36d'avoir un package
01:18:37plus global
01:18:37et ensuite
01:18:38c'est son entourage
01:18:39qui va lui dire
01:18:39non mais monsieur le Président
01:18:40arrêtez
01:18:41on n'y croit pas
01:18:42on se concentre
01:18:43sur le nucléaire
01:18:43c'est déjà pas mal
01:18:44comme toujours
01:18:46Trump varie
01:18:47c'est intéressant
01:18:47ce que vous dites
01:18:48parce que
01:18:48ce que dit
01:18:49Cyril Jelliter
01:18:50à l'instant
01:18:51en général
01:18:51le pays d'extrandi
01:18:52c'est que
01:18:52Netanyahou
01:18:53va aller voir Trump
01:18:53mais ne va pas
01:18:54s'adresser
01:18:54qu'à Donald Trump
01:18:56c'est intéressant
01:18:56d'autant plus
01:18:57que j'ai lu
01:18:57qu'aux Etats-Unis
01:18:58certains estiment
01:19:00que le pays
01:19:01devrait un peu
01:19:02s'émonciper
01:19:03de cette
01:19:06avec Israël
01:19:08sur un dossier
01:19:09comme le dossier
01:19:10iranien
01:19:10ça vaut aussi ?
01:19:12Oui
01:19:12et c'est ça
01:19:13ce qui est tout à fait
01:19:14paradoxal
01:19:14puisque
01:19:14Benjamin Netanyahou
01:19:16s'est toujours senti
01:19:18très proche
01:19:19de Donald Trump
01:19:20et Donald Trump
01:19:21a toujours réaffirmé
01:19:22son soutien
01:19:23absolu à Israël
01:19:24mais
01:19:25les militaires israéliens
01:19:28voient bien
01:19:28toute l'ambiguïté
01:19:29de la position
01:19:30de Donald Trump
01:19:31et donc
01:19:32c'est ça
01:19:33ce qui va
01:19:33certainement jouer
01:19:35les Israéliens
01:19:36se rendre compte
01:19:36que même eux
01:19:37peuvent être
01:19:38en quelque sorte
01:19:39lâchés par Washington
01:19:40et puis
01:19:41il y a bien sûr
01:19:42un élément
01:19:42de politique intérieure
01:19:44à prendre en compte
01:19:45aux Etats-Unis
01:19:46qui sont bien sûr
01:19:47les suites
01:19:48de l'affaire Epstein
01:19:49et toutes ses implications
01:19:50donc on voit que
01:19:51c'est pour ça que
01:19:52quand je parle de confusion
01:19:53je pense que
01:19:54c'est la confusion
01:19:55à la fois à Téhéran
01:19:56avec un mélange
01:19:57entre quelques-uns
01:19:57il faut négocier
01:19:58mais on ne veut rien négocier
01:20:01et à Washington
01:20:01où c'est aussi très confus
01:20:04la semaine prochaine
01:20:04qui sera très importante
01:20:05merci à tous les deux
01:20:07on scrutera ça évidemment
01:20:08grâce à nos équipes
01:20:09vous le voyez
01:20:09qui sont mobilisées
01:20:10qui continueront
01:20:11à l'être au Moyen-Orient
01:20:13l'info écho tout de suite
01:20:14On vous parle ce matin
01:20:41de ce coup dur
01:20:41pour le monde agricole
01:20:43plus particulièrement
01:20:43les producteurs de poireaux
01:20:44dans le nord de la France
01:20:46le poireau qui est pourtant
01:20:47un légume phare de l'hiver
01:20:48sachez qu'il se vend à perte
01:20:50ça paraît dingue
01:20:51reportage d'Alexia Avril
01:20:52et Paris Chages à Venture
01:20:53Des prix bas
01:20:57des prix bas
01:20:57et une problématique de rendement
01:20:59pour ce producteur de poireaux
01:21:01c'est la double peine
01:21:02On a eu une dure sécheresse
01:21:04au mois de août-septembre
01:21:05donc en plus de ne pas avoir de prix
01:21:07on n'a pas de rendement
01:21:08il nous manque tous
01:21:0910 à 15 tonnes à l'hectaire
01:21:10ici dans la région des Flandres
01:21:11le constat est sans appel
01:21:13les poireaux se vendent à perte
01:21:15entre 50 et 60 centimes du kilo
01:21:18au moins 25 centimes de plus
01:21:20sont nécessaires
01:21:21pour couvrir ces charges
01:21:22Tous les matins
01:21:23se lever en allant au boulot
01:21:24et sachant qu'on va
01:21:25qu'on va rien gagner aujourd'hui
01:21:27c'est un peu démotivant
01:21:28Une année comme ça
01:21:29ça passera
01:21:31mais une deuxième
01:21:32ça passera pas
01:21:33on va perdre des producteurs
01:21:34c'est sûr
01:21:35Dans cette exploitation
01:21:3612 hectares de poireaux sont produits
01:21:38chaque hectare représente
01:21:40jusqu'à 800 heures de travail
01:21:41pour absorber
01:21:43cette main d'oeuvre importante
01:21:44ce représentant syndical
01:21:46appelle à une prise de conscience
01:21:48notamment de la grande distribution
01:21:49A poireaux
01:21:50du repiquage
01:21:52du repiquage
01:21:53à l'emballage
01:21:54il est pris 11 fois
01:21:55dans la main du producteur
01:21:57donc il y a un travail
01:21:58énorme
01:21:59qui est fait quand même
01:22:00et donc il faut absolument
01:22:01que les grandes surfaces
01:22:03regardent un petit peu
01:22:05au niveau des prix
01:22:06Un cri d'alerte
01:22:07adressé aussi aux consommateurs
01:22:09sommé d'acheter
01:22:10des produits locaux
01:22:12C'était votre programme
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01:22:16clé en main
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01:22:30vous avez rendez-vous
01:22:31avec Guillaume Daré
01:22:32pour BFM Paul
01:22:33Il reçoit Xavier Bertrand
01:22:34Belle journée à tous
01:22:35sur BFM TV
01:22:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:22:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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