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  • il y a 2 jours
Avec William Maury, Délégué National nuit Alliance Police National



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##SUD_RADIO_PRES_DE_CHEZ_VOUS-2026-02-08##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le grand matin week-end, 7h10, Maxime Liedot.
00:05Sur Sud Radio, il est 7h17 et on est près de chez vous ce matin, notamment du côté de Grenoble.
00:10Bonjour William Mauvy.
00:12Bonjour.
00:13Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes délégué national nuit Alliance Police Nationale.
00:18Rappelons d'abord, si vous le voulez bien, le cadre et le contexte de cette scène d'une violence absolument inouïe du côté de Grenoble.
00:25C'était normalement un vendredi après-midi plus ou moins classique.
00:32Plus ou moins classique jusqu'à l'arrivée de deux individus à proximité des grands boulevards.
00:37Vous savez, Grenoble depuis de nombreuses années déjà fait face à une criminalité grandissante.
00:43Et comme vous dites, un vendredi plutôt classique et on a deux individus qui sont en train de se filmer.
00:49Capuchet et Ingres, on le voit ouvrir la porte d'un salon, envoyer une grenade à l'intérieur, refermer la porte avant de partir en courant.
00:59Et à l'arrière, on voit ce qui semblait être une explosion.
01:04Une scène d'une violence inouïe, quelque chose de...
01:09Alors j'allais dire pas quotidien, mais c'est quelque chose qui a déjà eu lieu sur l'agglomération grenobloise.
01:16Par exemple, il y a un an dans un bar où ça avait fait de nombreux blessés.
01:21Et voilà, donc on a des équipes de police à pied d'oeuvre, forcément, pour remonter la trace de ces deux individus,
01:28plus tout ce qu'il y aura derrière, parce que forcément, il n'y a pas que deux individus impliqués dans ce genre de procédé-là.
01:35Mais William Horry, quand vous dites qu'en plus, ce n'est pas la première fois,
01:37on sait que Grenoble subit, on va dire, des scènes d'une violence assez extraordinaire régulièrement.
01:44Comment vous, les policiers, vous faites face ?
01:46Parce que bon, c'est une chose que de faire face à la délinquance,
01:48c'est autre chose tout d'un coup que de se protéger face à des individus qui peuvent récupérer des grenables
01:52et qui, visiblement, n'ont pas de pitié pour les lancer en plein milieu d'un institut de beauté.
01:56Ce n'est pas la même chose, là.
01:57On n'est pas dans la même réalité, on ne travaille pas avec les mêmes lois,
02:03on n'a pas la même conscience, on a des individus, aujourd'hui, qui peuvent tuer pour rien.
02:09Et on le voit, que ce soit à Grenoble ou sur n'importe quel département du territoire.
02:12Vous prenez Marseille, vous prenez même Nantes, encore cette nuit,
02:17où il y a eu des blessés par balle.
02:20Aucune ville, aujourd'hui, en France, n'est épargnée par cette criminalité organisée.
02:26Et aujourd'hui, avoir une grenade ou avoir une calache, c'est presque devenu une monnaie courante.
02:31Sauf que nous, policiers, que ce soit sur le terrain ou en investigation,
02:35ça fait des années qu'on tient de la sonnette d'alarme pour dire,
02:37attention, on n'a plus les moyens au niveau matériel et effectif pour lutter contre tout ça.
02:43Parce que, là, vous me parlez d'une grenade qui a explosé dans un salon,
02:47malheureusement, ça va être un dossier supplémentaire au niveau de la politique judiciaire
02:52qui va se mettre parmi tant d'autres.
02:53Et parmi les victimes dans cet institut de beauté, pardonnez-moi de vous couper, William Maury,
02:58mais parmi les victimes, il y avait un enfant de 5 ans blessé, que blessé, fort heureusement.
03:03Est-ce qu'on a des nouvelles ? Est-ce qu'il n'a aucune séquelle physique ?
03:06Est-ce que tout va pour le mieux ?
03:09Alors, je n'ai pas eu les nouvelles de ce petit gamin de 5 ans qui a été bien blessé.
03:17Ce qu'il faut savoir, c'est que les blessures physiques,
03:20il y a l'aspect aussi psychologique qu'il faut prendre.
03:21Oui, mais ça, c'est sûr.
03:23Surtout quand on a 5 ans.
03:24Parce que souvent, on parle...
03:26Exactement, mais pareil pour la maman, pareil pour les personnes qui étaient présentes.
03:29Vous prenez une grenade, à la limite, sur les genoux, dans un salon de coiffure,
03:34alors que vous n'êtes pas au dos, un salon de beauté,
03:36vous n'êtes pas là pour ça.
03:37Quand vous avez 5 ans, imaginez-vous le choc psychologique.
03:41Quand j'entends le procureur de la République qui dit
03:42« Oh, c'est un acte d'intimidation, il n'était pas venu à procurer... »
03:44Alors, c'est sur ça que j'aurais aimé...
03:45C'était ma dernière question, William Aury.
03:47Comment vous expliquez que le procureur sur place...
03:49Non, non, mais je vous en prie, mais comment vous expliquez que
03:51débarquant sur place, après, je veux dire, un tel choc,
03:54une fois de plus, une grenade découpillée dans un institut de beauté,
03:57c'est loin d'être classique.
03:58Ou alors, on estime que c'est classique en France
04:00et on est passé dans une autre réalité.
04:01Mais comment vous expliquez qu'un préfet peut prononcer ces mots ?
04:05C'est-à-dire que cela ne résulte que d'une volonté d'intimider ?
04:09Parce que c'est quoi la prochaine étape dans ce cas-là ?
04:12La prochaine étape, de toute façon, il n'y a pas de prochaine étape
04:15parce qu'on y est déjà.
04:17L'étape d'après, on a déjà basculé.
04:19On a déjà basculé dans un narcotrafic grandissant
04:23parce que, de toute façon, ce ne sont pas des gens
04:24qui font de la vente à la sauvette
04:26ou qui font du porte-à-porte,
04:27qui sont venus marancer une grenade un vendredi en fin de journée.
04:30Aujourd'hui, on a un procureur qui parle de scènes d'intimidation
04:37parce qu'il n'y a pas de morts,
04:38il n'y a pas de pronostics vitals engagés.
04:41Et dans la graduation des échelles qu'ils ont au niveau pénal,
04:46c'est pour ça, à mon sens, qu'il tient ce propos-là.
04:48Mais dans le discours, c'est catastrophique.
04:52Mais bien sûr, c'est catastrophique.
04:53C'est catastrophique.
04:54Vous avez une grenade.
04:55On parle d'une grenade.
04:56Qu'elle soit offensive, défensive ou aplâtre,
04:58on parle d'une grenade.
05:01Je vous dis encore une fois, ce n'est pas un pétard.
05:03On a un gamin de 5 ans qui a été transporté en urgence à l'hôpital
05:07avec un retentissement.
05:08Le choc psychologique est tellement grand
05:10qu'il y a une cellule psy qui a été mise en place au CHU de Grenoble.
05:14Je veux bien qu'on minimise tout
05:15pour faire comme si, aujourd'hui, tout allait bien.
05:20Mais tout ne va pas bien.
05:21C'est faux.
05:21Tout ne va pas bien parce que...
05:23Et regardez, on a appelé à manifester une marche citoyenne
05:26le 31 janvier dernier
05:28parce que tout ne va pas bien en France actuellement.
05:31Et puis, si tout allait un peu près bien,
05:33en effet, on éviterait de lancer des grenades
05:35dans des instituts de beauté en plein vendredi après-midi.
05:37Merci beaucoup, William Maury, d'avoir été avec nous ce matin
05:39en délégué Nationale Nuit, Alliance Police Nationale,
05:42pour quand même prendre un peu la température du côté de Grenoble.
05:45Vous l'avez entendu, auditeur, visiblement.
05:47Il faut s'habituer.
05:48Ou alors, ce n'est que de l'intimidation
05:49quand on balance une grenade en plein jour
05:51dans un institut de beauté, dans une ville française.
05:54Que voulez-vous ?
05:55C'est apparemment la nouvelle réalité.
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