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00:00Vous êtes sur France 24 et vous avez raison. Bienvenue dans votre journal de l'Afrique.
00:05A la une ce soir, les inondations qui affectent le nord-est du Maroc.
00:10Environ 150 000 personnes ont été évacuées parmi les zones touchées, celles de Kassar el-Kébir.
00:16Stratégique pour l'approvisionnement de tangets. Explications à suivre dans ce journal.
00:20A la une aussi, sept centaines de détenus de la crise post-électorale d'octobre 2025 ont comparu au Cameroun.
00:30Ils sont jugés pour propagation de fausses nouvelles, attroupements, rébellions en groupe et non-présentations de cartes d'identité
00:36pour avoir participé aux manifestations contre les résultats de la présidentielle du 12 octobre dernier
00:42qui avait vu la victoire du président Paul Biya.
00:46Et notre focus de ce samedi soir nous mènera dans les couloirs et des prétoires
00:53avec un jeune avocat brillant issu des quartiers populaires
00:56et qui porte la robe comme un manteau d'engagement.
00:59Seydiba publie un livre « Coup de poing sur la justice française »,
01:02un récit à vif entre colère et idéal, comme on traverse un feu,
01:07ce que la robe exige et c'est chez Jean-Paul Lattès.
01:10On ouvre ce journal en allant dans le nord-ouest du Maroc.
01:16De larges zones des provinces de Sidi Kassem et de Larache sont inondées,
01:20une zone stratégique pour l'approvisionnement de Tangier.
01:23Environ 150 000 personnes ont dû être évacuées selon les autorités.
01:26Les détails avec Alice Broga.
01:28La mosquée de Kassarel Kébir,
01:32cernée par des eaux verdâtres qui ont inondé les rues à perte de vue.
01:36La quasi-totalité des habitants de cette ville,
01:38située à une centaine de kilomètres de Tangier, a été évacuée.
01:43Plus au sud, dans la province de Sidi Kassem,
01:45les précipitations d'une intensité exceptionnelle
01:48ont submergé les champs agricoles, les routes et les ponts.
01:51Les gendarmes s'activent pour secourir des habitants bloqués par les eaux
01:54et acheminer des produits de première nécessité.
01:57Proche du littoral, au nord de Rabat,
01:59les autorités ont installé un vaste camp d'urgence
02:02pour accueillir des sinistrés après le débordement de la rivière Sebu.
02:08Nous avions un problème d'eau et l'eau est entrée dans notre maison.
02:12Ils nous ont amenés ici et nous avons tout.
02:15De l'eau, de la nourriture, tout est fourni.
02:20Nous sommes du village de Vlad Chokar.
02:22Les autorités se sont occupées de nous.
02:24Nous avons été sauvés de notre maison inondée,
02:27ainsi que nos biens et nos animaux.
02:31Mi-décembre déjà, d'importantes inondations sur la côte atlantique
02:34avaient causé la mort de 37 personnes au Maroc.
02:37Les précipitations enregistrées ces cinq derniers mois
02:40ont dépassé la moyenne annuelle de la dernière décennie,
02:43marquée par sept ans de graves sécheresses.
02:45On passe au Cameroun.
02:47Nous, 142 détenus de la crise post-électorale d'octobre 2025
02:51ont comparu devant le tribunal militaire de Yaoundé le 8 janvier dernier.
02:56Ils sont jugés propagation de fausses nouvelles,
02:58attroupements, rébellions en groupe et défauts de cartes d'identité.
03:02Pour avoir participé aux manifestations contre les résultats de la présidentielle
03:05du 12 octobre dernier, donnant Paul Biya vainqueur.
03:08Les familles dénoncent une injustice.
03:11Le reportage de Marcel Amoco, Richala, Tesso et Edwin Mjutsop.
03:16Dans son modeste domicile du quartier Brikateri à Yaoundé,
03:19Madame Suleymano, 40 ans, qui souhaite rester anonyme,
03:23porte le double poids de sa grossesse et de l'incarcération de son époux.
03:29En novembre dernier, son mari, ici en image, a été arrêté
03:33alors qu'il rentrait de la prière non loin de son domicile.
03:35Enceinte de 8 mois, avec deux enfants en charge,
03:39qui ne sont plus scolarisés, faute de moyens financiers,
03:42elle estime que son mari est innocent.
03:44J'implore seulement la justice caméronaise de le libérer
03:47parce qu'il est innocent, il n'a rien fait, il n'a pas manifesté,
03:51il lui rentrait juste de la mosquée.
03:54A l'autre bout de la ville, nous retrouvons Erwin.
03:57Ce matin-là, elle s'apprête à rendre visite à son frère aîné,
04:00incarcéré à la prison principale de Yaoundé.
04:02Dans son panier, un modeste repas auquel elle ajoute des fruits.
04:07C'est ici que je veux deux amis, c'est un sens.
04:09Ludovic Daga, ingénieur agronome de 50 ans,
04:12a battu campagne dans l'ouest du pays pour Issa Thiroma Bakari,
04:16candidat malheureux à l'élection présidentielle
04:18qui conteste toujours la victoire de Paul Bia.
04:21Il a été arrêté en novembre dernier dans sa ferme
04:24avant d'être ramené à Yaoundé quelques jours plus tard.
04:27Sa famille s'inquiète de sa détention.
04:29Qu'on nous dit exactement de quoi on le reproche.
04:34Et qu'on le libère, surtout qu'on le libère,
04:35parce qu'on ne sait pas ce qu'il fait en prison.
04:38Quel crime il a commis, quelle faute il a commis, on veut savoir.
04:41Elles sont près de 2000 personnes incarcérées dans les prisons à travers tout le pays.
04:46A Yaoundé, 142 d'entre elles ont comparu
04:48devant le tribunal militaire le 8 janvier dernier.
04:51Pour mettre une dame du collectif Défense Citoyenne,
04:54le tribunal militaire n'est pas compétent pour juger ses affaires.
04:57C'est une violation flagrante de la loi que nous avons dénoncée
05:01dès l'ouverture des procès au 8 janvier.
05:04Tous ceux qui sont conduits devant le tribunal militaire
05:06sont pour ceux qui ont des infractions qui ne sont pas de sa compétence.
05:09Toutes les autorités camounaises que nous avons contactées
05:12n'ont pas donné suite à nos demandes d'interview.
05:14La prochaine audience est prévue le 12 février prochain.
05:19Allez, on passe au reste de l'actualité africaine en bref et en images.
05:22Une nouvelle cyberattaque a visé un service stratégique de l'État sénégalais
05:26après le site des impôts.
05:28C'est le département de l'autonomisation des fichiers
05:31rattaché au ministère de l'Intérieur qui a été ciblé.
05:34Un petit rattache jugé très grave
05:35car il concerne des données biométriques hautement sensibles
05:38de millions de citoyens.
05:40La commission de la CEMAC est contrainte de mettre ses activités à l'arrêt
05:45en cause d'une grave crise de trésorerie
05:48liée au versement justement par les États
05:51de la taxe communautaire d'intégration.
05:53Une situation qui menace les projets régionaux
05:56et fragilise un peu plus l'intégration dans la sous-région.
06:01De nouvelles tensions secouent le PDCI en Côte d'Ivoire.
06:04Trois députés maires ont décidé de ne pas rejoindre
06:07le groupe parlementaire de leur parti
06:08dénonçant un manque de concertation interne.
06:11Un nouvel épisode de division
06:13qui fragilise un peu plus l'opposition face à l'Assemblée.
06:16Une Assemblée nationale largement dominée
06:18par le parti au pouvoir, le RHDP.
06:21Des milliers de partisans de l'ancien régime
06:24ont assisté à l'unimation de Seyif al-Islam Kadhafi,
06:27fils de Muammar Kadhafi, assassiné cette semaine.
06:31Abani Walid, c'est le fief des pro-Kadhafi.
06:33Les manifestations dénoncent une élimination politique
06:36et scandent des appels à la vengeance.
06:38Le qualifiant de martyr, sa mort ravive les fractures d'un pays
06:42toujours divisé entre deux pouvoirs rivaux,
06:4515 ans après la chute du régime.
06:48Et on passe à notre focus de ce samedi soir
06:53et il s'intéresse à un jeune avocat franco-sénégalais
06:56qui fait parler de lui.
06:57À 31 ans, Seydiba publie un livre au coup de poing
06:59sur sa vie d'avocat pénaliste.
07:01Comme on traverse un feu aux éditions
07:04Jean-Claude Lattès, enfant des quartiers populaires français,
07:07aujourd'hui au barreau de Paris.
07:09Il raconte l'intensité des comparutions immédiates,
07:13des nuits au dépôt des injustices sociales, raciales,
07:17mais aussi la beauté de la robe d'avocat,
07:20ce qu'elle exige et ce qu'elle incarne,
07:21une voix singulière qui mêle l'intime et le politique.
07:25Merci, maître Seydiba, et bienvenue dans votre JTA.
07:29Merci.
07:29C'est un plaisir de vous recevoir.
07:31Alors, dans ce livre, dès le début,
07:33comme on traverse un feu,
07:35vous décrivez la robe d'avocat,
07:36ce qu'elle représente comme une seconde peau.
07:39Quelle est la signification de cette métaphore pour vous ?
07:43La robe d'avocat, c'est avant tout un rêve
07:46qu'on voit un peu loin dans la nuit,
07:49qu'on essaie d'atteindre.
07:51Et ensuite, la robe d'avocat,
07:53une fois qu'on l'a atteint, c'est une exigence,
07:54parce qu'on rejoint quelque chose de plus grand que nous,
07:56de plus fort que nous.
07:58On pense à nos glorieux aînés,
07:59Jacques Vergès, Gisèle Halimi, pour moi,
08:02et on a envie d'être à la hauteur.
08:03On a la même robe qu'eux, donc on doit être à la hauteur.
08:05Ensuite, cette robe, c'est une armure,
08:08pour nous, par rapport à la violence
08:10qu'on peut avoir de la part d'une société
08:13qui ne nous comprend toujours pas,
08:15par rapport à nos clients, etc.
08:16Et nous sommes enfin un bouclier.
08:19Donc cette armure, elle est un bouclier pour les clients
08:21et parfois l'apreté et la violence de la justice
08:24qui s'abat sur eux.
08:25Alors vous êtes né à Montargis,
08:27loin des parcours classiques de la profession.
08:29Vous définissez comme un antiproduit
08:31du déterminisme social.
08:33Qu'est-ce que ça change dans votre manière de plaider ?
08:36Vous savez, nous les avocats, on est un peu des interprètes.
08:40J'aime à penser que notre fonction est de traduire
08:44la loi envers le justiciable,
08:46de traduire les dires des magistrats envers les justiciables,
08:50mais également de traduire parfois
08:52ce que nos clients ont à dire, ont vécu, ont pensé,
08:56et le traduire parfois à des magistrats
08:58qui sont bien éloignés de ce mode de vie,
09:00de ces manières de s'exprimer,
09:01de ces manières de penser,
09:02pour qu'ensemble, ils puissent se comprendre.
09:03Et alors là-dedans, il y a du racisme ordinaire
09:07au sein du monde judiciaire.
09:09Par exemple, il y a un moment où vous entrez
09:11et on vous prend pour l'interprète en bambara,
09:14par exemple, et que vous êtes obligé de vous présenter.
09:16Ça, c'est quelque chose qui vous arrive souvent.
09:18Vous décrivez d'ailleurs que la façon de vous habiller,
09:20vous faites attention maintenant,
09:21parce que sinon on vous prend pour un prévenu, en fait.
09:24C'est-à-dire qu'on me prend pour l'interprète en bambara,
09:26alors que moi, c'est plutôt le peul.
09:27Oui, en plus.
09:28En plus de ça, c'est vrai que quand on est avocat noir en France,
09:32dans les tribunaux, dans les prisons, dans les juridictions,
09:34on est nécessairement dans le contrôle de notre habillement,
09:36de notre apparence, parce qu'on n'a pas le droit à l'erreur.
09:38Si on a le malheur de mettre des baskets,
09:40on passe pour un étudiant au mieux ou un prévenu au pire.
09:44Donc moi, ce n'est pas que ça m'amuse de mettre des costumes,
09:46j'y ai pris goût, mais je suis obligé de le faire.
09:49Et pareil avec la robe, on en parlait tout à l'heure,
09:51c'est un peu une armure par rapport à ça,
09:53parce qu'au moins, on présume que je suis au moins du...
09:55Je fais partie au moins de la famille de la justice.
09:57Alors greffier, magistrat, avocat, on ne sait pas trop,
10:00mais au moins, il y a une présomption de respect.
10:03Alors c'est aussi une profonde, une très belle, d'ailleurs,
10:06réflexion sur la justice,
10:07en disant qu'il ne faut pas confondre finalement l'avocat et la morale.
10:12Il y a tout un passage sur la morale.
10:13Est-ce que vous pouvez nous expliquer, justement ?
10:15En tant qu'avocat, on est très souvent,
10:18soit rattaché à ce que nos clients peuvent dire,
10:21peuvent penser surtout à ce qu'ils peuvent avoir fait,
10:23alors que nous, on est là pour défendre,
10:25on est là pour représenter,
10:26on est là pour démontrer que l'humain peut s'améliorer
10:30et qu'il n'est pas le pire, même dans son pire jour.
10:33Donc nous, avocat, c'est notre fonction.
10:35On n'est pas nécessairement dans l'approbation des actes,
10:37par contre, on est dans la croyance intime,
10:40et je l'ai, que tout le monde peut être meilleur.
10:41Donc voilà pourquoi on ne peut pas être rattaché.
10:44Mais également, on nous considère un peu comme des mercenaires,
10:46c'est-à-dire qu'on est capable de...
10:47De rendre votre âme au diable.
10:48Exactement, de pleurer avec la veuve la veille
10:51et de défendre le meurtrier le lendemain.
10:53Moi, je pense que nous sommes avant tout des juristes
10:55qui mettons notre intellect, notre pensée,
10:57notre réflexion au service des justiciables
10:58pour qu'ils puissent être le mieux représentés.
11:00Mais en quoi est-ce que c'est important ?
11:01Peut-être expliquer aux gens pourquoi est-ce que,
11:03souvent, il y a évidemment des grands philosophes
11:06qui ont pensé cette action-là.
11:08À quel point c'est important de défendre tout le monde,
11:11y compris ceux qu'on ne voudrait pas avoir de la société,
11:14mais en tout cas, y compris les pires meurtriers.
11:17Pourquoi c'est important ?
11:18C'est justement parce qu'on ne veut pas les voir dans la société
11:20qu'il faut les défendre.
11:21Il faut les défendre parce que tout le monde
11:23a le droit d'être le mieux représenté.
11:25Et même la société, j'ai envie de dire,
11:28aime à penser qu'il faut mettre certaines personnes à l'écart,
11:31mais peut-on, et ça s'est vu, par exemple,
11:33des erreurs judiciaires, ça s'est vu à de nombreuses reprises,
11:35nous ne serions pas à l'aise à l'idée
11:37d'avoir une forme d'incertitude
11:39parce qu'une personne n'a pas pu se défendre,
11:41parce qu'elle n'a pas eu d'avocat,
11:42parce qu'elle n'a pas eu la parole en dernier
11:44et dans son entièreté,
11:45à l'idée que peut-être elle est coupable,
11:46peut-être qu'elle n'est pas coupable.
11:47Nous, en tant que société, j'estime qu'on vaut mieux que ça
11:49et en ce sens, l'avocat est un peu une voix,
11:52une vigie, un défenseur
11:53pour faire en sorte que cet état de droit
11:55soit dans son entièreté préservé
11:58et donc que chaque voix puisse être
12:00en tout état de cause entendue.
12:02Alors, vous êtes avocat pénaliste,
12:04vous dites écrire pour faire sentir aussi la justice,
12:09ce qu'on voit très rarement d'ailleurs
12:10dans les journaux télévisés, en tout cas en France,
12:13parce que la plupart des procès ne sont pas filmés,
12:16et quand bien même le serait-il,
12:18est-ce que peut-être qu'on ne saisirait pas
12:20l'entièreté de la subtilité de la justice ?
12:22Parlez-nous d'un exemple d'une affaire
12:24que vous avez eue à plaider,
12:26l'affaire Jamel Benja-Babala, je crois.
12:30Justement, est-ce que vous pouvez nous expliquer
12:31en quelques mots en quoi ça consiste
12:33pour que les spectateurs se rendent compte
12:34en fait de l'envers du décor ?
12:36La justice, à mon sens,
12:40elle gagnera à être plus vue, vous l'avez dit.
12:42Moi, j'aimerais que les gens qui lisent mon livre
12:44prennent une après-midi,
12:45ils aillent en comparaison immédiate
12:46pour voir ce qu'est la justice rendue
12:48concrètement tous les jours.
12:49L'affaire dont vous parlez,
12:50de Jamel Benja-Babala, qui est décédé,
12:53c'est une personne qui a été tuée
12:54pour des motifs absolument racistes,
12:56qui s'est fait rouler dessus trois fois
12:58devant sa fille après qu'on l'a insulté
12:59de Mohamed Merah,
13:00qu'on l'ait traité de Bounioul,
13:01entre autres, etc.
13:02On a la justice aujourd'hui
13:03qui refuse de reconnaître
13:05la circonstance agravante de racisme
13:07et de préméditation,
13:08ce qui est une interprétation
13:09totalement contre Alléguem.
13:10C'est-à-dire que la loi nous dit
13:11que dès lors qu'on a ces circonstances,
13:14ces paroles qui précèdent
13:15ou qui accompagnent un acte d'homicide,
13:18c'est une circonstance agravante
13:18qui doit être retenue.
13:19Ça n'est pas le cas aujourd'hui.
13:20C'est une affaire qui est toujours en cours,
13:21donc à l'instruction.
13:22L'instruction, c'est un peu cette période
13:23dans laquelle on enquête, on regarde,
13:25qui est totalement opaque
13:26et dont le justiciable n'a même pas connaissance.
13:28Moi, je suis en train de me battre en ce moment
13:31pour que cette famille qui m'a mandatée
13:35puisse voir justice
13:35et puisse voir que la justice de notre pays
13:39les écoute.
13:40Parce que ce pauvre Djamal,
13:42il avait notamment déposé plainte trois fois
13:44envers la personne qu'il a tuée
13:45pour un jeu raciste.
13:47Et il n'a pas été entendu
13:48parce que le parquet de Dunkerque
13:49avait classé sans suite.
13:50Donc aujourd'hui, l'objectif,
13:52c'est que même si cette justice
13:52est encore un peu aveugle
13:53par rapport notamment à certaines violences racistes,
13:56mon objectif, c'est de lui faire ouvrir les yeux.
13:57Pour vous faire ouvrir les yeux.
13:59Alors, ce livre aussi est évidemment
14:01une ode à la justice,
14:03au métier d'avocat.
14:04Si un jeune nous entend,
14:05parce que vous êtes aussi jeune,
14:06vous avez 31 ans,
14:07un jeune lycéen qui a envie de faire du droit,
14:10qui vient particulièrement des quartiers populaires,
14:13qui s'imaginent que ce n'est pas pour lui,
14:14qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ?
14:16Alors moi, mon message pour la jeunesse,
14:19c'est qu'on a besoin d'elle.
14:20Aujourd'hui, notamment à l'heure
14:21où les fascismes se lèvent,
14:23où les démocraties s'essoufflent,
14:25et où, on va dire que la justice
14:29est un peu l'otage des prises de parole
14:31des vedettes politiques de l'instant,
14:33aujourd'hui, on a besoin,
14:34en tant que justice,
14:35avocat, magistrat, greffier, huissier,
14:38on a besoin encore de cœurs vaillants
14:40et de voix qui s'enflamment,
14:42de jeunes qui ont du courage
14:43et qui ont envie de se battre
14:44contre vents et marées
14:45pour un idéal de justice.
14:47Alors, peut-être pas le mien,
14:48peut-être le leur,
14:48mais en tout cas un idéal de justice,
14:49parce que c'est qu'en confrontant
14:50ces différents idéaux
14:51qu'on pourra en faire sortir
14:52quelque chose de merveilleux,
14:53donc une certaine vision de la justice.
14:56Absolument, et il en faudra du courage
14:57pour traverser le feu,
14:59justement, ce que vous écrivez,
15:00comme on traverse un feu,
15:01ce que la robe exige,
15:03c'est chez Lattès.
15:05Merci beaucoup, Seydiba,
15:06je vous souhaite grand succès.
15:07Précipitez-vous,
15:08parce que le livret,
15:09vraiment hyper passionnant
15:11sur cette plongée
15:11dans le monde judiciaire.
15:12Merci beaucoup.
15:13C'est la fin de ce journal.
15:15Merci à tous d'être venus,
15:16d'avoir suivi cette édition,
15:18en particulier ce soir,
15:19évidemment,
15:19de tout le foota à Paris
15:21en passant par Montargis.
15:23Restez avec nous,
15:24car l'actualité continue
15:25sur 1124.
15:26Merci.
15:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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