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  • il y a 10 minutes
Caroline Lang, productrice et fille de Jack Lang, était l’invitée de BFMTV ce jeudi 5 février 2026. Elle est notamment revenue sur la présence de son nom dans le testament de Jeffrey Epstein. 

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Transcription
00:00C'est Caroline Lang qui nous rejoint à présent. Caroline Lang, c'est la première fois que vous prenez la parole.
00:07Bonsoir, je vous laisse vous installer sur ce plateau.
00:10Bonsoir.
00:11Soyez la bienvenue, vous êtes productrice, vous êtes une personnalité du monde de la culture, vous êtes la fille de Jack Lang
00:17et vous êtes aussi au cœur de l'un des volets de cette affaire Epstein en France.
00:21Vous avez dû démissionner de votre poste de président du syndicat des producteurs indépendants après des révélations de Mediapart
00:27au sujet de liens financiers avec Jeffrey Epstein en 2016.
00:32Je vais tenter de reprendre les choses chronologiquement et d'être claire.
00:35Si vous me permettez, je voudrais juste dire en préambule que si j'ai accepté votre invitation ce soir,
00:41alors que je ne suis pas une personne publique et que je n'ai jamais souhaité être une personne publique,
00:46c'est justement parce que je voudrais rétablir la véracité des faits me concernant principalement et aussi ma famille
00:54et que je n'aime pas du tout l'expression que vous avez également utilisée tout à l'heure
01:01quand vous avez commencé à parler de l'affaire Epstein, que j'aurais fait des affaires avec M. Epstein.
01:09On en parle ?
01:09On va en parler.
01:10Et on les sera chacun en juge, évidemment.
01:11Mais je voulais vous dire pourquoi, en préambule et pour vos téléspectateurs, pourquoi j'ai accepté cette invitation.
01:16– Alors, on est en 2016, vous êtes à la tête de Warner Bros. Télévisions pour la France.
01:22Vous créez, avec Jeffrey Epstein, une société basée dans les îles vierges américaines pour financer l'achat d'œuvres d'art.
01:29Jusqu'à présent, on est d'accord ?
01:31– Oui, peut-être je pourrais…
01:33– Dame, vous le connaissiez depuis quand, Jeffrey Epstein ?
01:34– Oui, je vais commencer par ça. Je pense que c'est bien que les gens comprennent.
01:38J'ai rencontré M. Epstein en 2012.
01:41– Quatre ans avant, donc, de créer cette entreprise ?
01:43– Quatre ans avant, par des amis et de très bons amis que je connaissais depuis plus de 30 ans,
01:50avec lesquels on avait une passion pour l'art. Et donc, nous allions visiter des expositions.
01:56– Donc, vous le rencontrez en 2012. Quatre ans plus tard, en 2016, vous créez cette société avec lui.
02:00Vous avez la moitié des parts, il en a la moitié, c'est ça ?
02:02– Laissez-moi, s'il vous plaît, je veux être précise.
02:05– J'essaye aussi.
02:06– Voilà, donc, nous visitions beaucoup d'expositions,
02:10et M. Epstein aimait, comme moi, l'art contemporain,
02:15les expositions, les concerts et l'architecture.
02:22En 2013, j'ai perdu ma sœur Valérie d'un cancer foudroyant.
02:28Et j'ai horriblement souffert, comme mes parents,
02:31et M. Epstein a été très amical dans cette période qui a été extrêmement douloureuse.
02:39J'aimais effectivement beaucoup l'art contemporain, et lui aussi.
02:44M. Epstein m'a proposé que nous créions ensemble un fonds pour soutenir des jeunes artistes,
02:52peintres ou sculpteurs, français ou internationaux.
02:56– Fonds qui est doté d'1,4 million de dollars.
03:01Vous avez la moitié des parts, il a l'autre moitié.
03:05On est donc en 2016, à ce moment-là.
03:08J'essaye d'avancer.
03:09– Alors, à ce moment-là, c'est M. Epstein, avec ses avocats et son administrateur,
03:14qui crée une société dont…
03:18– C'est lui qui l'a créé.
03:18– C'est lui qui l'a créé entièrement.
03:19– Mais vous avez la moitié des parts.
03:21– J'ai la moitié des parts, mais je veux préciser qu'il crée cette société.
03:26Les 1,4 million qu'il met, lui, dans cette société,
03:31évidemment, je n'en ai pas la moitié des parts.
03:36Cet argent, il est mis et c'est spécifié dans les statuts pour acquérir des œuvres.
03:42– C'est de l'argent que vous ne touchez pas, vous ?
03:43– C'est de l'argent que je ne touche pas.
03:44– Mais il y a la moitié à votre nom, la moitié aussi, c'est bien ça.
03:46– Oui, mais c'est très clair dans les statuts de la société
03:50que cet argent sert uniquement à acheter et à acquérir des œuvres
03:56et à financer des jeunes artistes.
03:59Donc, je n'ai absolument aucun moyen et aucune possibilité de toucher ces 1,4 million.
04:05– Ça n'était pas votre argent, c'est ce que vous nous expliquez.
04:07– Ça ne m'intéresse pas.
04:08– Ça me semble très, très clair.
04:09On est en 2016, en 2008, 8 ans avant,
04:14donc Jeffrey Epstein a déjà été condamné aux États-Unis
04:16pour avoir eu recours à des prostituées, à des jeunes filles,
04:21très jeunes, de 14 ans.
04:23Il a été condamné à 18 mois de prison,
04:24finalement il n'en fait que 13 à l'issue d'un accord avec la justice américaine.
04:28– Quand vous faites cet accord avec lui en 2016, vous êtes au courant ?
04:33– Comme je vous l'ai dit, j'ai rencontré M. Epstein en 2012.
04:37– En 2012 ?
04:38– En 2014, M. Epstein me dit que si je vais sur Google,
04:43je vais peut-être voir une chose sur lui qui ne va pas me plaire.
04:47– Vous allez sur Google ?
04:48Donc je vais sur Google et je tombe sur un seul article,
04:51pas des articles, mais un seul article d'un journal de Floride
04:57qui mentionne que M. Epstein a été condamné à 13 mois de prison
05:02pour avoir sollicité une prostituée de 16 ans pour un massage.
05:09– Quelle est votre réaction à ce moment-là ?
05:11– Ma réaction, je suis horrifiée, je lui dis c'est absolument dégueulasse
05:15ce que tu as fait, c'est immonde, comment tu as pu faire une chose pareille ?
05:19Et il me répond, oui, c'est horrible, je le regrette amèrement,
05:24mais j'ai payé ma dette, j'ai été 13 mois en prison,
05:28j'ai indemnisé la victime et je me suis fait soigner.
05:32Et moi, je me dis, bon, très bien, dans la vie,
05:38quand on a payé sa dette à la société,
05:40et qu'on a indemnisé sa victime, et il a passé 13 mois en prison,
05:44on a droit à une seconde chance.
05:46– Donc vous n'allez pas plus loin dans la discussion avec lui,
05:48vous considérez que le sujet est clos ?
05:50– Mais si, j'ai une vraie discussion avec lui,
05:52je ne sais pas que je ne vais pas plus loin,
05:53j'ai une vraie discussion avec lui.
05:57Bien sûr que j'ai une vraie discussion,
05:59mais je pense que dans la vie, ce n'est pas pour M. Epstein,
06:04quand on va en prison, quand on a fait des vols, etc.,
06:08on a sa peine de prison, et après une peine de prison,
06:12c'est ça la prison.
06:13– Même dans une affaire comme celle-ci,
06:16qui mettait en cause une jeune fille de 14 ans ?
06:18– Moi, j'avais lu que c'était une fille de 16 ans,
06:21c'était un massage, et ce n'était pas un viol.
06:23– On découvre également dans les statuts de cette entreprise
06:29que votre père, Jack Lang, en faisait partie,
06:31la société devait être dissoute si vous mouriez,
06:35s'il mourait, ou si Jeffrey Epstein mourait.
06:38Comment vous l'expliquez que Jack Lang se retrouve
06:41dans les statuts de cette entreprise ?
06:42Lui dit aujourd'hui qu'il n'était pas au courant.
06:44– Non, mon père ne faisait pas partie de cette entreprise,
06:47il n'avait rien à voir avec ce truc.
06:49– Mais il était bien dans les statuts ?
06:50– Laissez-moi répondre.
06:51– Oui, pardon, il était bien dans les statuts ?
06:53– Il n'était pas dans les statuts de cette société,
06:56il y a un article dans cette société,
06:59je vous avoue que moi-même, j'ai découvert récemment,
07:03en relisant les statuts de cette société.
07:05– Quand vous dites récemment, cette semaine ?
07:07– Oui, cette semaine.
07:08– Quand Mediapart vous a contacté ?
07:09– Quand Mediapart m'a contacté,
07:12mais à culpard, j'aurais dû faire beaucoup plus attention
07:16quand j'ai signé les papiers de cette société,
07:20où effectivement il était indiqué qu'en cas de la mort
07:24de Jeffrey Epstein, en cas de ma disparition,
07:30et en cas de la disparition de mon père,
07:33cette société serait dissoute.
07:34C'est le seul endroit où il y a le nom de mon père,
07:39je ne sais pas pourquoi.
07:40– Donc ce que vous dites, c'est que vous ne le saviez pas ?
07:42– Non, je ne savais pas.
07:43– Que lui non plus ne le savait pas,
07:44et que tous les deux, vous l'avez découvert à l'occasion
07:47d'une rencontre avec des journalistes de Mediapart
07:49il y a quelques jours.
07:50C'est ça.
07:51– Mais mon père n'avait strictement rien à voir
07:54avec cette société et avec cette entreprise.
07:58Cette idée de soutenir des jeunes artistes,
08:02cette idée était une idée entre M. Epstein et moi.
08:06Mon père n'y avait strictement rien à voir.
08:08– L'argent de cette société, il est devenu quoi ?
08:11– Quand M. Epstein a été arrêté.
08:14– En 2019.
08:15– En 2019, j'ai eu un choc.
08:18J'ai été horrifiée des crimes monstrueux qu'il avait commis.
08:25J'ai donc immédiatement écrit aux avocats de M. Epstein,
08:31leur disant que je révoquais ma présence dans cette société,
08:36que je souhaitais qu'elle soit fermée immédiatement,
08:39que je renonçais à tous les tableaux qui faisaient partie
08:44de cette collection et que si jamais ils les vendaient,
08:48je ne voulais absolument pas un centime de la vente éventuelle
08:53de ces tableaux.
08:53– Donc cette société, avant ou après la mort de Jeffrey Epstein,
08:56elle ne vous a rien apporté ?
08:58– Rien, pas un centime, pas un dollar, rien.
09:00– Rien, mais d'ailleurs ce n'était pas l'objectif.
09:04Donc c'est pour ça que je n'aime pas qu'on emploie,
09:06que j'ai fait des affaires avec M. Epstein,
09:09car l'objet de cette société n'était pas de faire des affaires.
09:13Donc je n'en ai jamais tiré le moins de bénéfices
09:15et quand j'ai su en plus l'horreur de ce qu'il avait fait,
09:19évidemment, je ne voulais surtout n'avoir rien à faire avec lui
09:25et j'ai montré à Fabrice Sarfi de Mediapart dimanche
09:32un certificat qui montre bien que je n'ai pas touché un centime
09:38et que j'ai révoqué tous mes droits de ce trust.
09:41– Pas un euro, vous nous dites, pas un dollar touché sur ce fonds.
09:45Il y a un autre point sur lequel je vous ai interrogé forcément,
09:47Caroline Lang, deux jours avant sa mort en prison,
09:49Jeffrey Adams s'est suicidé en 2019,
09:52il signe un testament, une sorte de testament
09:54dans lequel il vous lègue 5 millions de dollars.
09:57Il avait beaucoup d'argent, il en avait 500 millions,
09:58mais parmi toutes les personnes à qui il a légué de l'argent,
10:01il y a votre nom dans la liste, comment vous l'expliquez ?
10:04– Alors, je l'ai appris dimanche par Fabrice Sarfi de Mediapart
10:08qui m'a montré le testament de…
10:10– Il meurt en 2019 et vous ne l'avez appris qu'en 2026 ?
10:13– Oui, je l'ai appris dimanche, j'ai été stupéfaite,
10:17jamais personne ne m'a envoyé ce testament,
10:21que ce soit les autorités de la justice américaine
10:26ou les avocats de M. Epstein,
10:28je n'en avais pas du tout la moindre idée.
10:31– Donc vous n'avez rien touché ?
10:32– Bien sûr que non, je n'ai rien touché.
10:34– Comment vous expliquez que votre nom a été dans la liste ?
10:36– Alors, moi qui ai travaillé quand même pendant 30 ans
10:41pour des Américains, et je connais bien la psyché de l'Amérique,
10:47c'est un système totalement différent du nôtre.
10:50Nous, en France, on fait hériter sa famille.
10:53Aux États-Unis, de nombreuses personnes font hériter
10:57des amis, des fondations.
11:01M. Epstein donnait beaucoup d'argent à des universités américaines
11:05pour de la recherche.
11:07Je pense qu'il avait de l'affection pour moi.
11:11Il voyait que j'étais une mère seule, avec deux enfants,
11:15que je passais tout mon temps entre mon travail,
11:18que j'aimais beaucoup, mais je travaillais énormément,
11:20et j'élevais seule mes deux filles.
11:23C'est ma seule explication.
11:25Je pense qu'il a voulu être généreux avec moi.
11:27– Si je reviens à la chronologie dont on vient de parler,
11:29vous le rencontrez en 2012, il meurt en 2019.
11:32Pendant 7 ans, vous avez donc connu Jeffrey Epstein.
11:34On sait qu'il vous avait prêté sa villa à Palm Beach, en Floride.
11:39C'est dans les documents qui sont sortis aussi.
11:41Vous y êtes allé avec vos filles, en vacances.
11:44Comment vous définiriez l'homme qu'il était pour vous ?
11:47C'était un ami ? C'était un intime ?
11:49– C'était un ami, ce n'était pas un intime.
11:53Il n'était pas du tout dans mon cercle proche d'amis.
11:56– Il vous a écrit dans un mail,
11:58j'ai l'impression de faire partie de votre famille.
12:01– C'était son sentiment à lui.
12:02Ce n'était pas un intime, c'était un ami.
12:07Je ne dirais pas le contraire.
12:09C'était quelqu'un de sympathique.
12:12Comme je vous l'ai dit, il a été extrêmement gentil
12:14avec moi et ma famille lors du décès de ma sœur,
12:20qui a été une période terrible pour nous.
12:22Mais il ne faisait pas partie de mes proches intimes,
12:27de mes amis proches.
12:28– Vous diriez que vous l'avez rencontré combien de fois dans votre vie ?
12:33– Quinzaine de fois.
12:35– Une quinzaine de fois.
12:37Est-ce que parfois c'était chez lui, dans son appartement à New York,
12:40ou dans son appartement à Paris ?
12:41Je ne suis jamais allée chez lui, à New York.
12:45J'ai été quelquefois chez lui, dans son appartement à Paris,
12:51et à part rentrer dans le vestibule et m'asseoir dans son salon en face de lui,
12:59et avoir été une fois à un dîner et une fois à un déjeuner,
13:04c'est tout en tout et pour tout.
13:05– C'est-à-dire qu'à aucun moment, dans ses rencontres,
13:08vous n'avez vu autour de lui des femmes très jeunes,
13:13dans son entourage, vous n'avez rien vu ?
13:15– Non, et je vous dirais, moi, mon explication,
13:20c'est que les prédateurs sexuels,
13:23on voit bien dans l'affaire Pellico,
13:25c'est des gens qui ont évidemment des doubles personnalités,
13:29qui cloisonnent, qui cachent bien leur jeu,
13:32et qui montrent des doubles visages ?
13:37– Vous avez sans doute entendu les propos de votre père,
13:40Jack Lang, qui a été interrogé sur RTL et sur BFM TV,
13:44qui dit « j'assume les liens que j'avais avec Jeffrey Epstein,
13:47je ne demande pas le casier judiciaire des gens que je fréquente,
13:49je suis blanc comme neige ».
13:52Est-ce que vous pouvez comprendre que ces propos « je suis blanc comme neige »
13:55ont pu choquer certaines des victimes,
13:58ou est-ce que vous diriez, vous aussi, dans cette affaire « je suis blanche comme neige » ?
14:02– Mon père a des expressions de son époque,
14:08on n'est pas de la même génération,
14:12je n'emploierai pas les mêmes mots.
14:15– Vous diriez quoi, vous, aujourd'hui ?
14:18J'ai été naïve, je n'ai pas fait assez attention,
14:22ou je ne pouvais pas savoir ?
14:23– Mais je ne pouvais pas savoir, et mon père non plus.
14:25est-ce que vous voyez le nombre de gens aux États-Unis
14:30qui ont fréquenté M. Epstein ?
14:32Quand on a connu M. Epstein, on savait qu'il fréquentait la Terre entière.
14:37Il était ami de M. Trump, de M. Bill Clinton,
14:41de tous les hommes politiques et femmes politiques aux États-Unis.
14:44Pourquoi on ne l'aurait pas fréquenté ?
14:48Comment on pouvait imaginer des horreurs pareilles ?
14:52Donc, non, je ne vois pas du tout pourquoi on ne l'aurait pas fréquenté.
14:58Comment on peut imaginer des monstruosités pareilles ?
15:02Je trouve qu'aujourd'hui, je ne comprends pas qu'on soit en train
15:06de se focaliser sur ma personne ou celle de mon père.
15:11Moi, je trouve qu'on devrait se focaliser sur les hommes
15:16qui ont abusé de ces pauvres jeunes femmes,
15:21qui ne sont pas arrêtées et qui devraient être en prison.
15:23– Vous avez peut-être entendu tout à l'heure,
15:24on était justement avec l'une des victimes présumées de Jean-Luc Brunel.
15:27– Oui, mais il n'y a pas que Brunel.
15:29Je veux dire, toutes ces jeunes femmes qui ont été abusées
15:33par M. Epstein aux États-Unis,
15:36comment ça se fait qu'aujourd'hui, aux États-Unis,
15:39le ministère de la Justice ne poursuit pas
15:42tous ces horribles types qui ont abusé de ces femmes ?
15:44– Vous avez raison, mais c'est un autre volet, Caroline.
15:46– Oui, mais c'est un volet très important.
15:50Moi, je ne comprends pas, aujourd'hui,
15:53pourquoi on vient me chercher, chercher mon père.
15:58– Vous ne comprenez quand il dit « je ne démissionnerai pas »,
16:03vous le comprenez ?
16:04– Mais pourquoi il devrait démissionner ?
16:06– Vous avez démissionné.
16:07– Mais moi, je suis dans une situation différente.
16:09J'ai démarré un nouveau job il y a trois semaines.
16:13Mon père, ça fait des années qu'il est dans sa fonction.
16:16Je venais juste de commencer un job.
16:19Je ne voulais pas mettre en péril
16:21le syndicat de la production indépendante,
16:24alors que je venais juste de commencer un nouveau job.
16:28– Vous entendez Olivier Faure, le patron du PS,
16:31ou Renaud Muselier, son prédécesseur à l'Institut du Monde Arabe,
16:33qui dit qu'il risque d'abîmer l'image de l'Institut du Monde Arabe.
16:38– Renaud Muselier, il a abîmé l'Institut du Monde Arabe
16:41en n'ayant rien fait pour l'Institut du Monde Arabe.
16:45Et Olivier Faure, j'ai envie de lui dire
16:47qu'il travaille à avoir un plan pour la France.
16:53Notre pays a besoin de nouvelles idées pour notre pays.
16:55– Un tout dernier mot, Caroline Lang.
16:57Est-il exact, comme le dit la journaliste Laurence Haïm,
16:59aujourd'hui sur ses réseaux sociaux,
17:00que vous avez présenté Jeffrey Epstein à Dominique Strauss-Kahn ?
17:03– Je ne lui ai pas présenté, je lui ai expliqué.
17:07Et c'est formidable comment les gens ont l'art de déformer vos propos.
17:11– C'est pour ça que je vous pose la question.
17:12– C'est extraordinaire.
17:13– Vous les avez mis en contact ?
17:15– Non, je lui ai dit que Jeffrey Epstein avait peut-être,
17:21et je ne m'en souviens plus, excusez-moi,
17:23parce que ça date quand même d'il y a plusieurs années.
17:27Votre journaliste tout à l'heure, Mme Anne-Elisabeth Moulet,
17:31a très bien expliqué comment fonctionnait monsieur…
17:35– Caroline Lang, je vous résume,
17:36parce que le mail fait partie des fichiers.
17:37– Non, mais vous me dites que j'ai besoin qu'on me réfléchisse la mémoire.
17:40Je me permets simplement, vraiment, ce mail que vous avez envoyé,
17:45pardon, je n'ai plus l'année, mais je vais la retrouver dans un instant,
17:47adressé à Jeffrey Epstein.
17:50Tu as un rendez-vous le 30 juin 2014,
17:52ça c'est l'année à l'hôtel de Royal Monceau à 19h30.
17:54Je t'en dirai plus quand tu seras à Paris,
17:55ce mail c'est vous qui l'adressez à Jeffrey Epstein.
17:58Est-ce que c'est vous qui avez organisé un rendez-vous ou pas ?
18:00Ma question est très simple.
18:01– Mais je vous réponds, c'est possible,
18:05mais je vous explique pourquoi,
18:07et c'est ce que a très bien dit votre journaliste tout à l'heure,
18:10c'est que monsieur Epstein était un gestionnaire de patrimoine
18:15et il conseillait économiquement à l'époque
18:18tous les princes et rois du Moyen-Orient.
18:22– DSK n'était pas un prince ni un roi ?
18:24– Non, mais DSK était un spécialiste de l'économie mondiale.
18:31Donc évidemment, monsieur Epstein,
18:33ça l'intéressait de discuter avec monsieur Strauss-Kahn
18:36de la situation économique mondiale.
18:39– Merci beaucoup Caroline Lang d'être venue ce soir sur le site 68.
18:42Je précise, je pense qu'il faut le dire et le redire,
18:45qu'aucun des messages des fichiers Epstein
18:47ne laisse penser que ni vous ni votre père
18:50auriez pu être impliqués dans des crimes sexuels.
18:53– Sous-titrage ST' 501
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