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00:00C'est l'heure du journal de l'Afrique. Soyez les bienvenus sur France 24 à la une ce soir.
00:06L'ouverture d'une enquête sur l'assassinat de Saif al-Islam Kadhafi.
00:10Le fils de l'ex-dictateur Muammar Kadhafi a été tué hier dans un assaut sur sa maison.
00:15Quelles sont les dernières informations sur sa mort ? Quelles conséquences sur la vie politique du pays ?
00:21Décryptage dans un instant avec notre correspondante régionale Lilia Vlaz.
00:24300 000 déplacés dans le territoire de Fizi, dans l'est de la République démocratique du Congo.
00:31Un chiffre du CICR qui montre l'ampleur de la crise liée au combat entre l'armée congolaise et le M23 soutenu par le Rwanda.
00:39Nos envoyés spéciaux ont rencontré ces populations qui vivent constamment dans la peur.
00:45Reportage exclusif dans ce journal.
00:47Et à la fin de cette édition, on vous propose un petit voyage dans le passé.
00:50On repart en 1984, l'année où Lamine Gaye a participé au JO d'hiver.
00:57Il est le premier noir africain à avoir participé à ces jeux.
01:0140 ans plus tard, il a décidé de renouveler l'expérience.
01:05Les détails à suivre.
01:09Le parquet en Libye a annoncé ce mercredi avoir ouvert une enquête sur l'assassinat de Saif al-Islam Kadhafi.
01:17Le fils du dirigeant défunt, Mouammar Kadhafi, a été tué hier dans un assaut contre son domicile, selon des témoins.
01:24Le parquet a d'ailleurs confirmé que Saif al-Islam avait été mortellement blessé par balle.
01:29On retrouve tout de suite notre correspondante régionale, Lilia Blaise.
01:33Lilia, bonsoir.
01:35Alors, on s'étend un peu plus sur les circonstances de l'assassinat de Saif al-Islam.
01:41Alors oui, ça a été en effet, comme vous l'avez dit, confirmé par le bureau du procureur qu'il avait été assassiné par balle.
01:50Une équipe s'est rendue mardi à Zinten, dans l'ouest du pays, afin d'examiner la dépouille du fils de Mouammar Kadhafi,
01:56ancien leader de la Libye pendant près de 40 ans.
01:59Et l'avocat français de Saif al-Islam Kadhafi, Marcel Sekaldi, a confirmé à l'agence France Presse
02:05qu'il avait été tué chez lui par un commando de quatre personnes qui n'ont pas été encore identifiées.
02:11Mohamed El Menfi, le chef du conseil présidentiel, a appelé les médias et les factions politiques à la retenue
02:17depuis l'annonce de la mort de Saif al-Islam Kadhafi mardi 3 février,
02:22et a promis qu'il n'y aurait pas d'impunité.
02:24La mission des Nations Unies en Libye a également appelé à enquêter sur son meurtre.
02:29Alors, son assassinat a suscité de nombreuses interrogations
02:32et plusieurs pistes sur le contexte, plus que sur les auteurs, ont été évoquées.
02:37Il y a d'abord celle des tensions autour de la présence à Zinten de Saif al-Islam Kadhafi,
02:42où il aurait vécu caché de tous depuis sa libération.
02:47Selon le politologue spécialiste de la Libye, Jalel Archaoui,
02:50dans cette ville qui s'était révoltée en 2011 contre Kadhafi,
02:54la tolérance de la présence de Saif al-Islam n'était pas forcément partagée par tous.
03:00Et puis ensuite, il y a aussi des éléments extérieurs.
03:03Le fils prodigue de Muammar Kadhafi a toujours représenté un rival politique de l'ombre
03:07pour les forces en présence en Libye, à l'est comme à l'ouest,
03:11car même s'il n'avait pas le soutien de groupes armés
03:13ou de réelles présences médiatiques ou politiques,
03:16il bénéficiait d'un certain soutien populaire.
03:19Selon le réseau de recherche arabe Barometer,
03:22qui publie des sondages dans la région Mena,
03:25il bénéficiait de la confiance de 45% des Libyens sondés en 2022.
03:29Et dans une Libye encore assez fragmentée politiquement,
03:33il représentait une menace potentielle pour ses rivaux politiques.
03:36On l'avait vu d'ailleurs lors de la controverse qui avait été déclenchée en 2021,
03:40lorsqu'il avait présenté sa candidature à l'élection présidentielle,
03:44une élection qui n'avait jamais eu lieu.
03:46Alors qu'est-ce que la mort de Saif al-Islam signifie concrètement pour le jeu politique libyen ?
03:51Il faut rappeler que depuis 2011, la Libye est divisée politiquement.
03:55Actuellement, ce sont deux exécutifs qui se partagent le pouvoir.
04:00À l'est libyen, le régime militaire du maréchal Haftar.
04:03Et à l'ouest, le gouvernement d'unité nationale installée à Tripoli et reconnue par l'ONU.
04:07Donc selon le chercheur spécialiste de la région Maghreb et d'Afrique du Nord,
04:11Raouf Farah, la mort de Saif al-Islam Kadhafi peut faire perdurer une forme d'instabilité politique
04:17et confirme, selon ses mots, aussi la brutalité du jeu politique libyen.
04:22Il faut aussi rappeler qu'au-delà de Zintan, il y avait une certaine ascendance de Saif al-Islam Kadhafi
04:28sur certaines parties du Fézan au sud-ouest libyen,
04:32une région aujourd'hui assez instable politiquement
04:34que le régime du maréchal Haftar veut contrôler sur le plan frontalier
04:39et aussi sur la question des hydrocarbures.
04:41Donc la mort de Saif al-Islam va certainement provoquer une nouvelle dynamique de pouvoir à l'œuvre en Libye.
04:49Et puis aussi, selon Raouf Farah, elle marque une vraie rupture avec le passé,
04:54un passé dont certains Libyens étaient nostalgiques,
04:56à savoir la période du régime de Muammar Kadhafi.
04:59Donc elle est aussi forte symboliquement.
05:01Merci beaucoup, Lilia Blaise, pour votre décryptage.
05:04Vous êtes notre correspondante régionale.
05:06Merci beaucoup.
05:07Au Soudan du Sud, l'offensive du gouvernement continue en territoire rebelle.
05:12L'armée a annoncé la reprise d'une nouvelle localité dans l'état du Jonglei ce mardi.
05:18Le 25 janvier dernier, l'armée avait ordonné à la population et aux ONG
05:23de quitter plusieurs régions depuis la situation sur place détériore pour les civils.
05:29Les précisions de Bastien Renouil.
05:31Déjà 230 000 personnes ont dû être déplacées depuis le mois de décembre dernier, selon l'ONU.
05:36Et au fur et à mesure que le conflit continue, la situation ne semble pas s'améliorer pour ces civils.
05:42Outre les combats sur le terrain, il semblerait qu'il y ait des bombardements, selon l'ONU.
05:46La population n'a donc pas eu le choix.
05:48Elle a dû fuir.
05:49Beaucoup de personnes doivent dormir dehors.
05:51Elles n'ont plus accès à la nourriture, plus accès à l'eau et plus accès à la santé.
05:55De très nombreux hôpitaux semblent avoir été pillés.
05:58D'autres ne peuvent plus ouvrir leurs portes.
06:00Et enfin, les ONG, que ce soit les ONG locales ou internationales, ne peuvent plus travailler dans cette région.
06:05Je vous propose d'écouter l'un des responsables de Médecins sans frontières.
06:08Il est très difficile pour nous d'avoir une vision claire de la situation, car nous faisons face à des restrictions d'accès depuis le mois de décembre.
06:17Nous n'avons plus accès à certains des hôpitaux, notamment au centre de l'état de Jonglei.
06:22Nous avons des collègues dans le village de Pierry.
06:24Ils ont été déplacés trois fois en janvier.
06:26Ils ont dû transporter les patients qui étaient dans l'hôpital où nous intervenons.
06:30La panique était totale.
06:31Le personnel s'est enfui alors qu'il y avait encore des patients admis dans l'hôpital.
06:35C'est une situation très grave.
06:42L'objectif affiché du gouvernement est de réduire à néant les groupes rebelles d'opposition.
06:46Cela a été dit à plusieurs reprises par des généraux de l'armée sud-soudanaise.
06:50Et on l'a appris ce mardi.
06:52C'est assez surprenant.
06:53Des négociations vont être organisées ici, à Nairobi, le 9 février.
06:56Leur objectif, c'est d'organiser les élections générales que le pays a déjà reportées à de multiples reprises au mois de décembre prochain.
07:05Mais qui participera à ces négociations ?
07:07C'est un mystère puisque le chef de l'opposition, Riek Machar, est en prison à Djouba.
07:11Et que de très nombreux groupes rebelles d'opposition qui lui sont alliés sont combattus en ce moment même sur le terrain par l'armée sud-soudanaise.
07:18Cette négociation qui doit être organisée ici à Nairobi est pour l'instant un mystère.
07:22Cette nouvelle attaque au Nigeria, elle est survenue mardi et elle a fait au moins 162 morts.
07:30Des hommes armés ont attaqué un village dans l'état de Kouara, dans le centre-ouest du pays, selon la Croix-Rouge.
07:36Ce massacre intervient alors que les autorités, avec le soutien des États-Unis, multiplient leurs efforts pour lutter contre l'insécurité liée aux gangs et aux djihadistes.
07:45On poursuit à présent notre série de reportages dans l'Est de la République démocratique du Congo,
07:52plus particulièrement dans le territoire de Fizi, où les violences liées au combat entre l'armée congolaise et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda font rage.
08:01Selon le CICR, le territoire de Fizi compte 300 000 déplacés, des populations qui vivent dans la peur.
08:08Reportage exclusif d'Aurélie Bazara-Kibangoula et Emmet Livingstone.
08:14Dans ce village, perchés tout en haut d'une colline du territoire de Fizi, les habitants ne dorment plus.
08:22Nous avons peur, c'est ici, dans ces montagnes, que l'on entend des détonations et des bombes exploser.
08:29On les entend nuit et jour, surtout vers Point Zéro, juste là-bas.
08:33Point Zéro, c'est dans cette zone que les combats se concentrent.
08:37Entre l'armée congolaise appuyée par les Ouazalendos et les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
08:46Depuis novembre, il y a des déplacés qui arrivent chez nous à cause des affrontements.
08:49Là-bas, il y a une dame qui est venue de Point Zéro avec ses enfants il y a deux jours.
08:53Elle est en train de cuisiner.
08:56Fatima était agricultrice.
08:58À cause des bombardements, elle a tout abandonné derrière elle.
09:02« Je suis triste. J'ai fui, mais mon mari a été tué. J'ai été violée par des hommes armés. Je suis ici sans rien.
09:10Les habitants m'ont prêté un endroit où dormir et ce vêtement que je porte. Je travaille un peu au champ pour avoir de quoi manger pour mes enfants. »
09:20Comme Fatima, plus de 11 000 déplacés ont déjà été accueillis dans ce village.
09:26Dans le territoire de Fizi, la guerre fait partie du quotidien.
09:31Sur les routes, militaires et Ouazalendos armés sont largement visibles.
09:35Certains habitants suivent les nouvelles du front, accrochés à leur poste de radio.
09:43Pour le moment, les nouvelles sont rassurantes pour les habitants.
09:47L'autorité du territoire le confirme.
09:50« Les ennemis qui ont voulu déborder pour venir attaquer les tétroits de Fizi progressés, Bibokoboko, Verbaraka, ont été repoussés.
09:58C'est notre armée qui a connu un appui substantiel des autres troupes qui sont venues pour le renforcer. »
10:11Mais au marché de Fizi, on sait que la situation peut être volatile.
10:15Les étals des commerçants sont clairsemés.
10:19Il leur est impossible de franchir les lignes de front pour aller chez les producteurs pour s'approvisionner.
10:25Les combats sont intenses et trop proches.
10:29« Nous ne travaillons pas comme d'habitude, c'est plus calme.
10:32Nous avons tous peur que la guerre vienne ici.
10:34Si elle vient, on ne va plus pouvoir travailler, il n'y aura plus de marché. »
10:38Ici, les habitants affirment que Fizi est un territoire martyr, en guerre depuis des décennies.
10:44Et malgré les cessez-le-feu déjà décrétés et les négociations en cours,
10:50peu d'entre eux nourrissent l'espoir de vivre un jour en paix.
10:55Cette évacuation de masse au Maroc, plus de 100 000 personnes ont été évacuées depuis vendredi dans le nord-ouest du Royaume.
11:02Une mesure de précaution en raison de précipitations exceptionnelles.
11:07Les autorités ont d'ailleurs placé plusieurs provinces en alerte météorologique de vigilance rouge.
11:12La chorégraphe Germaine Acconi, les réalisateurs Mati Diop et Alain Gomis, ou encore l'écrivaine Ken Bougoul,
11:24les grands noms du paysage culturel sénégalais se mobilisent pour interpeller le président Bassiro Diomaefei sur la situation à Gaza.
11:32Dans une lettre ouverte, plus d'une centaine d'acteurs culturels demandent, entre autres, l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Dakar
11:40et appellent le gouvernement sénégalais à des mesures concrètes contre l'État hébreu.
11:44La correspondance d'Aminatou Diallo.
11:46C'est à travers une lettre ouverte adressée lundi au président sénégalais Bassiro Diomaefei
11:53que ces acteurs culturels ont appelé le Sénégal à agir concrètement et à sanctionner Israël pour la guerre à Gaza.
12:00Ces artistes mettent en avant le fait que le Sénégal est membre du groupe de la Haie,
12:05une coalition d'États créée en 2025 pour coordonner des actions diplomatiques et juridiques de défense du peuple palestinien.
12:13Ils appellent l'État sénégalais à rompre ses relations diplomatiques avec Israël,
12:18à mettre fin aux coopérations commerciales, militaires et de développement
12:22et à œuvrer pour l'exclusion d'Israël des compétitions sportives internationales,
12:27en particulier des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.
12:31Pour ces artistes, l'ambévalence du Sénégal sur la situation à Gaza n'est plus tolérable.
12:37Aujourd'hui, nous faisons face à un génocide qui s'intensifie à Gaza.
12:40Malgré le cessez-le-feu, les Palestiniens continuent d'être tués tous les jours par Israël.
12:46L'aide alimentaire ne rentre pas.
12:48Les personnes malades n'arrivent pas à sortir de Gaza pour se faire soigner.
12:51Hommes, femmes, enfants, vieillards, tout le monde fait face à la terreur israélienne.
12:58Donc il nous a semblé plus qu'évident de se saisir de cette question
13:02et d'appeler le président de la République du Sénégal
13:05à s'acquitter de ses obligations en termes de droits internationaux.
13:07Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier,
13:12le président sénégalais a déclaré
13:14« Se taire, ne pas agir serait une forme de complicité passive à propos de la situation en Palestine ».
13:20Les acteurs culturels, eux, déplorent que ces paroles n'aient pour l'instant donné lieu à aucune action concrète.
13:26Ce soir, on vous parle de Lamine Gueye.
13:29Souvenez-vous, c'était en 1984.
13:32Le champion a écrit à Sarajevo une partie de l'histoire de l'olympisme.
13:36Il y fut le premier sportif noir africain à participer au JO d'hiver.
13:42Quatre décennies plus tard, il a rechaussé ses skis pour dévaler la piste
13:46où il avait audacieusement défendu les couleurs du Sénégal.
13:50Aux couleurs du Sénégal, Lamine Gueye dévale à nouveau la piste de Bielasnika.
14:0042 ans après son premier passage dans la capitale bosnienne,
14:04l'ancien athlète est venu revivre ici à Sarajevo
14:07les émotions fortes de sa première participation aux Jeux olympiques d'hiver.
14:12C'est un truc absolument inoubliable.
14:14Ça restera gravé dans mes mémoires pour toujours.
14:16Un souvenir marquant pour celui qui fut le premier homme noir africain
14:21à participer à des JO d'hiver.
14:24Pourtant à l'époque, sa performance n'était pas rentrée dans les annales.
14:28J'étais bon skieur par rapport à un touriste lambda,
14:31mais je mettais le pied dans un monde que je ne connaissais pas.
14:33Assez rapidement, je me rends compte, hélas,
14:37que je ne vais pas être médaille d'or aux Jeux olympiques.
14:40Il y a un moment où il faut quand même affronter la réalité.
14:42Il faut aussi savoir que ce sont des pistes extrêmement exigeantes.
14:44Donc je crois que j'ai dû battre 4 ou 5 compétiteurs.
14:48Je n'ai pas fini dernier, mais j'en ai battu 4 ou 5.
14:52Et c'est cette audace qui intéresse aujourd'hui le producteur du documentaire consacré à l'athlète.
14:57La mine n'en était peut-être pas tout à fait conscient à l'époque,
15:00mais il a envoyé un message.
15:02Ce qui comptait, ce n'était pas une victoire olympique,
15:04c'était sa participation.
15:06Et elle était le triomphe de l'esprit humain.
15:08Après les Jeux olympiques de Sarajevo,
15:11la mine gay a participé à ceux d'Alberville en 1992
15:14et de l'Ile-Hamer deux ans plus tard.
15:17Mais pour le sportif,
15:19aucune expérience ne surpasse celle qu'il a vécue ici.
15:23Thank you very much.
15:25Vous voyez, c'est incroyable.
15:27Ce pays est incroyable.
15:29Ça fait chaud au cœur.
15:30Je crois que je vais revenir ici.
15:32Voilà pour le sourire de la mine gay.
15:34C'est la fin du journal de l'Afrique.
15:35Restez avec nous.
15:36L'info continue sur France 24.
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