00:00De la comédie française, c'est le titre du film, c'est joué par des comédiens de la comédie française.
00:05L'action démarre trois heures avant le lever de rideau de la première,
00:10donc un moment de grande, grande tension.
00:13Et avant d'aller plus loin, c'est aussi difficile que ça de rentrer ?
00:17Je crois qu'un jour, quelqu'un est rentré discrètement à la comédie française pendant un spectacle
00:22et est reparti avec un costume de scène.
00:24Tout le monde s'est affolé à chercher le costume et l'acteur a dû jouer avec un autre costume.
00:27Donc depuis, je crois qu'en tout cas, pendant que ça joue, ils font gaffe.
00:30En fait, c'est vrai que si tu rentres, tu peux passer, prendre un costume, partir.
00:35Tous les comédiens sont de la comédie française, comme le stipule le titre, sauf vous.
00:40Alors, vous ne jouez pas dans le film.
00:41Alors, je ne suis pas dedans.
00:42Non, mais c'est spécifié que vous n'êtes pas de la comédie française.
00:46Au générique, il y a marqué à la fin un film de Bertrand Esclat et Martin Darondeau,
00:50pas de la comédie française, on le précise.
00:52Et finalement, on tirait un peu notre légitimité de ça.
00:54On pouvait raconter cette maison parce qu'on n'était pas dedans.
00:57C'est quoi un discret appel du pied ?
01:00Ouh là, pas du tout.
01:01Non, pas du tout.
01:01C'était justement comme dit Bertrand pour montrer qu'on ne faisait pas partie de cette maison,
01:05que justement, on pouvait en parler avec un regard extérieur.
01:09Et je pense que c'est ce qui a plu aussi à la comédie française,
01:11c'est de confier le projet à des gens qui étaient extérieurs.
01:14Ce n'est pas intimidant de ne pas faire partie de la comédie française
01:16et d'aller les démarcher ?
01:19C'est évident, franchement, au début, nous, on écrit ça, on se dit, c'est génial.
01:23Et puis quand la comédie française dit oui, qu'on commence à repérer pour les décors,
01:26on se regarde avec Bertrand, on se dit, ouais, mais là, on va vraiment devoir raconter
01:28une histoire au sein de cette troupe qui porte une histoire de plus de 400 ans.
01:33Ça a été très intimidant.
01:34– Et Baptiste, ça donne envie d'auditionner pour rentrer dans une troupe comme ça ?
01:38Ça donne envie de faire partie de ce genre de famille ?
01:41– Quand j'avais tourné Libre à Soupy, le premier jour de tournage,
01:44Denis Podaïdès m'avait proposé de remplacer quelqu'un
01:47sur six dates de tournée de la comédie française.
01:49Je crois que je n'ai jamais aussi mal dormi.
01:52Après, le lendemain matin, il m'a dit, on me laisse tomber, j'ai trouvé quelqu'un.
01:55Et j'avais eu un soulagement énorme, disant, mon Dieu,
01:58heureusement qu'il n'a pas continué dans son idée, parce que j'étais terrorisé.
02:02J'ai été les voir plusieurs fois à la comédie française.
02:04Je trouve que c'est un travail remarquable et une approche du texte.
02:07Et j'ai pu le faire un tout petit peu sur Avignon.
02:09J'ai vu le taf que c'est.
02:10C'est assez vertigineux tout ce qu'il y a à faire.
02:12– Après, Baptiste, vous avez votre propre troupe avec Jérémy.
02:15– Oui, oui, il s'est rattrapé.
02:16– C'est un autre genre de costume.
02:17– On peut voir la tournée du trio en ce moment sur l'App Canal.
02:20– Oui, oui, c'est disposé.
02:22C'est de faire le pareil entre la comédie française et Arnaud Samet en arrière
02:27qui suit Saint-Gode.
02:27– Il y a du costume.
02:30– Oui, il y a du costume.
02:30– Bertrand, vous étiez maître de cérémonie aussi au Festival de l'Alpe d'Ouest,
02:34donc un exercice de schizophrénie, elle était pure.
02:38Vous êtes à la fois celui qui remet, celui qui reçoit.
02:41– C'était assez compliqué parce qu'il y avait un double stress
02:43qui est de faire une cérémonie convaincante
02:45et puis le stress de recevoir tous les prix.
02:47J'ai très vite déchaussé.
02:48Je pensais que j'allais tenir parce que j'avais tout cadré
02:50en me disant ce qui se passe.
02:52Je m'étais un peu entraîné, des exercices de visualisation
02:53en me disant si j'ai un prix.
02:55Et en fait, dès qu'on a reçu le premier prix,
02:59j'ai senti que mon corps m'envoyait des infos
03:01que je n'étais pas très très prêt à maîtriser.
03:03Mais je crois qu'au final, c'était un moment assez joyeux
03:05parce que les gens étaient avec moi et étaient avec mon stress.
03:08– Mais avant, tu as demandé en tête « Bertrand, ça ira ? »
03:10et tu as dit « ça ira super, je dissocie tout, je suis sûre. »
03:13– Et ça a duré 20 secondes à peu près, je l'enseigne.
03:15– C'est vrai.
03:15– Sous-titrage Société Radio-Canada
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