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Vous l’avez vu dans #PaxMassilia, #Shéhérazade, #MaFrère #Météors et plein d’autres films et séries, lui c’est Idir Azougli et il nous raconte son histoire : des quartiers nords de Marseille à filleul d’Adèle Exarchopoulos et nommé aux César.

On retourne avec Idir Azougli, là où tout a commencé : son quartier, ses rues, les lieux qui ont façonné son parcours. Repéré par hasard dans la rue pour le film Shéhérazade, il est devenu en une poignée d'années l’un des nouveaux visages les plus remarqués du cinéma français. Aujourd’hui nommé dans la catégorie Révélations de la 51ème cérémonie des César, il nous raconte une histoire de destin, de cinéma et de Marseille.

00:00 Intro
00:45 Au Vieux-Port, l’enfance d’Idir, la prison et sa passion pour le rap
04:05 Aux Réformés Canebière, avec la directrice de casting qui l’a repéré
06:40 La plus belle scène d’Idir, dans Shéhérazade
07:35 Son travail sur Bac Nord et Stillwater avec Adèle Exarchopoulos et Matt Damon
09:30 Passage au cinéma Les Variétés
10:30 Pourquoi il ratait tous ses castings
11:27 Chez Paulette, son QG
12:44 Au dîner des Révélations des César avec Adèle Exarchopoulos


▶️ La 51ème cérémonie des César, à vivre le JEUDI 26 FEVRIER en clair, en direct et en exclu sur CANAL+.

#MattDamon #BacNord #AdèleExarchopoulos #César #RévélationCésar #IdirAzougli #Stillwater

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Transcription
00:00L'accent marseillais ne marche pas forcément dans tous les films.
00:03Moi j'arrivais sur des castings et j'arrivais avec
00:05« Ouais, qu'est-ce que t'as, le sang et tout, nanana ! »
00:07Tous mes castings, je les avais pas, tu vois.
00:12C'est pas à la première chute qu'il faut abandonner.
00:14Et c'est pas non plus à la centième chute qu'il faut abandonner.
00:17Faut jamais abandonner.
00:18Je trouve qu'il y a quelque chose chez Idirk
00:20qu'il n'y a nulle part qui est d'un coup irrésistible
00:22et en même temps extrêmement mystérieux.
00:24Tu vois, je te dis, ça va, je veux te dire,
00:25« Je se mets pas sa confine, c'est un tapin ! »
00:27Tu savais qui c'était, Maddemol, à ce moment-là ?
00:28Moi aussi, nan, je savais pas du tout.
00:29C'est un ventarisme.
00:30Je pense que c'est le cinéma qui est tombé amoureux de moi
00:32et ensuite, c'est moi qui est tombé amoureux de lui.
00:36J'ai grandi dans les quartiers nord de Marseille
00:38et c'est là que ma vie a changé.
00:40Entre guillemets.
00:44Salut Canal, comment on va ?
00:46Écoutez, je vous accueille à Marseille,
00:47chez moi, ma ville.
00:48Y a la mer, la merde.
00:49Voilà, c'est un peu des deux, c'est un peu une tuktuka.
00:51Et je vais passer un moment avec vous
00:53et ça me fait très plaisir d'être sur cette interview avec Canal+.
00:57Pax Massilia, Météor, ma frère.
01:02Chez Razad, comment tu te présenterais ?
01:04Tu commences à avoir une bonne filmographie ?
01:06Ouais, tout doucement, écoute, tout doucement.
01:07C'est la fin du début, mais tout doucement.
01:09J'ai commencé par beaucoup de rôles marseillais.
01:11On me disait que pour être un bon acteur,
01:13il faut partir de Marseille, il faut partir de Marseille.
01:15Et en fait, naturellement, plus je réfléchissais à partir à Paris,
01:18plus les projets venaient à moi.
01:20Et du coup, je me suis dit, autant y rester.
01:26J'ai grandi dans les quartiers nord de Marseille.
01:28J'étais un enfant, j'allais à l'école.
01:30Ensuite, j'arrêtais un peu tôt l'école parce que je voulais travailler.
01:33J'étais pas du tout quelqu'un qui regardait les films
01:36parce que j'étais super méga actif.
01:38Du coup, j'étais du matin au soir dehors.
01:40Je garde un souvenir de quelqu'un qui n'avait pas envie de faire comme tout le monde fait,
01:43c'est-à-dire aller à l'école pour avoir un diplôme,
01:45pour ensuite se marier et travailler.
01:47Je me suis très vite dit que je veux faire ce que j'ai envie de faire.
01:49Je pense que c'est le cinéma qui est tombé amoureux de moi
01:51et ensuite, à force qu'il me fasse du pied, j'ai dit, écoute, c'est trop bien.
01:55Et ensuite, c'est moi qui est tombé amoureux de lui.
02:05Je voulais être rappeur.
02:06J'écrivais beaucoup de textes, j'avais beaucoup d'idées dans le rap, tout ça.
02:09Mais vous savez, quand on vient des quartiers et tout ça,
02:11souvent, on se dit genre, ouais, c'est pas possible.
02:14Ça n'arrive qu'aux autres, pas à nous.
02:16Donc, du coup, il y a beaucoup de choses que j'ai faites dans ma vie
02:19et que j'ai arrêtées juste par rapport aux gens qui m'entouraient,
02:22qui n'y croyaient pas.
02:27J'avais fait un clip de SCH avec Le Fa, qui s'appelle Smile.
02:30Et dedans, c'était totalement scénarisé.
02:31D'ailleurs, on avait eu des prix pour la scénarisation, justement.
02:34J'avais fait ça.
02:35J'avais fait un clip de Jul aussi, qui s'appelle John.
02:39Je suis dans la peau de Jul parce que Jul, aujourd'hui,
02:42il ne peut plus trop marcher dans la rue, tout ça, tout ça.
02:44Dans ma frère, tu rappes ?
02:46Dans ma frère, je rappe, effectivement.
02:47C'est vrai, c'est vrai.
02:48Il n'y a pas trop mal, en plus.
02:49Faire la blessablement plus de force gélante en cultivée tristesse.
02:52Mais dans ce bourbé, il y a un qui pousse.
02:54Tu l'as fait en mode sérieux ?
02:56Ah oui, je l'ai fait d'un sérieurisme.
02:58En studio et tout.
02:59Ah ouais, j'ai fait d'un sérieurisme incroyable.
03:01J'ai mis toute mon âme pour le faire.
03:02Et ouais, ma frère, j'ai kiffé, même les petits.
03:05Tu vois, c'était paradoxal parce qu'en fait, ce film, il m'a montré,
03:08il m'a remis à moi quand j'étais plus jeune.
03:10En fait, je me suis rendu compte que j'étais un petit con quand même,
03:13quand j'étais plus jeune.
03:14Vas-y, maintenant, tu viens, Mathéo.
03:15Non, Yasmine, arrête de marronner.
03:17Les tentes, elles sont paniques.
03:18C'est comme ça, ça ne bouge pas.
03:19Donc, maintenant, dors, s'il te plaît, ma fille.
03:21Eh, je suis pas ta fille, frère.
03:22Tu casses les couilles.
03:24Malheureusement, mes conneries d'adolescents m'ont mené à la prison.
03:28Mais aujourd'hui, c'est un mal pour un bien.
03:31Parce qu'en fait, quand...
03:33Tu sais, je le dis souvent, ça, aux jeunes.
03:34Parce qu'aujourd'hui, les jeunes, tu peux les entendre te dire carrément,
03:37genre, ouais, moi, j'ai fait de la prison.
03:39Je l'ai fait sur un pied, tout ça, tout ça.
03:41Mais moi, en fait, non.
03:42En fait, quand je suis rentré en prison,
03:44la seule chose que je me suis dit, c'est que je ne vais plus jamais y retourner.
03:47Et en fait, dès ma sortie de prison, je me suis totalement calmé.
03:50J'ai commencé à faire des formations.
03:52J'ai commencé à me réinsérer dans la société.
03:56Et un soir d'hiver 2017, je me fais caster dans la rue
04:00par une personne qui s'appelle Sandrine Lapuyade.
04:02Et voilà.
04:09C'était pile cet arrêt-là.
04:10C'est là que ma vie a changé.
04:16Ah, elle est là !
04:19J'étais pile pour l'entraînement.
04:24Ah, Matt, tu disais quoi ?
04:25J'étais en train de dire que j'ai été casté par une directrice de casting
04:28qui s'appelle Sandrine Lapuyade, juste là.
04:29Un soir d'hiver 2017.
04:31Ah oui, c'est vrai, c'est vrai.
04:33J'étais là avec mon assistante.
04:34On était de l'autre côté du trottoir et j'ai vu sa silhouette déguingandée.
04:38Et Idir, il m'a vu arriver.
04:40Et au début, t'as pensé quoi quand tu m'avais amené ?
04:42J'ai eu peur au début.
04:43Je me suis dit qu'est-ce qui se passe ?
04:44Qu'est-ce qu'elle veut ?
04:45C'est une clique ?
04:46Ouais, je me suis dit ça aussi.
04:47Il était complètement tout courbé, tout bizarre, tout fin, tout maigrichon.
04:52dans son survêt, un peu perdu comme ça.
04:54Il était tout seul.
04:55Et voilà, je lui ai dit on fait un casting.
04:57Et je crois qu'à ce moment-là, tu m'as dit
04:59Ah mais moi, j'adorais faire du rap.
05:00J'écris, je chante.
05:02Et puis après, moi, je devais faire toute la nuit de repérage et brancher des gens.
05:06Ça faisait déjà depuis le matin qu'on était en casting.
05:09Et là, j'ai dit à Aline, qui était mon assistante, ma coéquipière,
05:13je lui ai dit franchement, la vie, on va se faire un resto.
05:16Il faisait hyper froid.
05:17On va se faire un resto.
05:19On a gagné notre journée.
05:20Je crois qu'on a un bon gars.
05:28Il faisait partie des rares personnes
05:30qui venaient quand même toujours au rendez-vous.
05:32Parce qu'on faisait des castings avec des gens qui avaient 17, 18 ans,
05:36qui avaient des vies un peu chaotiques.
05:38Tu plantais pas les rendez-vous ?
05:40Parce que je voulais trop le faire.
05:41Je me disais peut-être qu'il y a un truc à faire.
05:43Tu vois, je te dis, ça va, je veux te dire.
05:44C'est même pas sa copine.
05:45C'est un tapin, je t'explique.
05:46C'est un tapin, mon frère.
05:47Par là, c'est un tapin.
05:48Par là, c'est un tapin.
05:49Tout le monde la peint, mon frère.
05:50Je suis allé la voir, comme tout le monde.
05:51Et je suis parti, c'est tout.
05:52C'est une pute.
05:53Mais dis le courage.
05:54Quand elle m'a proposé ça,
05:55je me suis dit, allez, pourquoi pas, à fond, à fond.
05:57Après, elle m'a rappelé en me disant,
05:58oui, là, il faut que tu viennes à tel endroit.
06:00J'arrive à l'endroit.
06:01Je commence à avoir des salles.
06:02Je commence à me passer des petits bouts de papier.
06:04Je me suis dit, ouais, mais en fait, c'est un vrai truc sérieux.
06:07Genre, je me disais, putain, on croit en moi, en fait.
06:10Et je me suis dit, si on croit en moi, je ne peux pas les décevoir.
06:14Il faut se tailler du quartier.
06:15Il faut trouver des sous, mais pas au quartier.
06:17Moi, je vais trouver, moi, t'inquiète.
06:19Il a une belle voix, il dit.
06:20Il n'a pas une voix comme tout le monde, en fait.
06:23Il a une voix un peu rock.
06:25Il a une gueule.
06:26Il a une tête, voilà, où on peut projeter plein de choses.
06:31C'est pour ça qu'il y a plein de gens qui fantasment sur toi, tu vois.
06:36Ils veulent...
06:37Ils s'imaginent raconter leurs histoires avec toi.
06:40Est-ce que vous pourriez nous expliquer ce qui s'est passé, selon vous, ce jour-là ?
06:43Ce jour-là ?
06:44Oui.
06:45Moi, je vous explique, madame, j'étais avec mes amis.
06:47Et mon collègue, il conduisait.
06:48On faisait un petit tour sur Marseille.
06:51On l'a croisé.
06:52On s'est arrêté.
06:53Et en toute honnêteté, on sait que c'est une prostituée de la place là-bas.
06:57Là-bas, je ne sais pas comment ça s'appelle.
06:59Je trouve qu'ils sont tous excellents chez Razan.
07:02Et ils dirent...
07:03Bon, il est génial, mais dans la scène du tribunal,
07:05je crois que c'est la plus belle scène de cinéma que tu aies jamais faite.
07:09Je n'ai rien fait.
07:10Moi, en toute honnêteté, j'étais avec mes amis, on a bu un peu.
07:13J'ai voulu me faire un petit plaisir.
07:15Peut-être que ce n'est pas bon.
07:17Peut-être que je ne suis pas une fierté.
07:20Je ne suis pas fier de vous dire que j'ai payé 50 euros pour niquer une pute.
07:25Excusez-moi de mes paroles.
07:26Il y a une sincérité dans ce que tu fais.
07:28Il y a un moment où tu es hyper vulnérable.
07:31Puis après, il y a eu plein de trucs.
07:32Il y a eu Bac Nord.
07:33Il y a eu Bac Nord, je me souviens.
07:35Elle me propose de faire un policier.
07:36Et moi, comme j'étais jeune, je lui ai dit
07:38« Non, Sandrine, je ne vais pas faire policier.
07:40Après, je vais arriver dans mon quartier.
07:41Je vais m'en dire « Ah, sale bâtard, tu fais flic. »
07:43Tout ça, tout ça.
07:44Et en fait, elle a été claire, précis avec moi.
07:46Elle m'a dit « Écoute, si tu ne fais pas ce rôle,
07:48c'est que tu n'es pas un acteur.
07:49Parce qu'un bon acteur, c'est une personne
07:51qui fait des trucs où on ne l'attend pas. »
07:53Et tu as raccroché comme ça.
07:55Je te jure, si j'aurais pu faire quelque chose,
07:56je l'aurais fait.
07:59Moi aussi, j'ai une fille.
08:02Ton fils, ça pourrait être le mien.
08:03Il y a pas mal de projets où on m'a appelée en me disant
08:06« Sandrine, tel rôle, le réalisateur,
08:08il ne veut pas des acteurs que j'ai présentés. »
08:10Je lui dis « Pour Anne Frémion. »
08:14Ah oui.
08:15Je lui disais « Débrouille-toi, tu revois Idir.
08:17Je ne vois pas quelqu'un d'autre qui dire pour faire ce film. »
08:21Oui, Anne Frémion, c'était pour Steel Water.
08:23C'était pour Steel Water.
08:24Elle m'a appelée, elle m'a dit « Écoute, il veut d'autres idées. »
08:26Je lui dis « Mais il n'y a pas d'autres idées.
08:28Tu as vu Idir, c'est Idir qui doit faire le film. »
08:30Il faut le pousser et c'est lui qui va faire le film.
08:32Et c'est toi qui a fait le film.
08:34Tu l'as collé, lui ?
08:38Non, je ne le connais pas.
08:39Prenez une photo de toi.
08:40Toi, tu savais qui c'était Matt Damon à ce moment-là ?
08:42Moi aussi, non, je ne savais pas du tout.
08:43Ah oui, je ne savais pas du tout.
08:44Je t'avais dit « C'est avec Matt Damon, c'est un gros acteur. »
08:47Tu lui avais dit « Ah bon, je ne sais pas qui c'est. »
08:49Je lui avais dit « Regarde, regarde qui c'est. »
08:51C'est vrai, je ne savais pas qui c'était.
08:53On s'est rendu compte le jour où j'ai monté les marches avec lui.
08:56Les gens les faisaient « Matt, Matt, Matt ! »
08:59Je suis rendu compte.
09:00C'est temps de ne pas arrêter.
09:02Encore l'eau !
09:08Qu'est-ce que tu dis ?
09:09Moi, je ne t'entends plus comme un Marseillais.
09:11Ah ouais !
09:12Tu as une voix, c'est ta voix, mais moi je n'entends pas un Marseillais parler.
09:16Ouais, c'est vrai.
09:17Dès que je suis à Marseille, je parle en Marseillais.
09:19Et dès que je suis ailleurs, j'essaie de parler correctement.
09:22Mais je ne cherche pas à parler comme les autres.
09:24Non, non.
09:25Garde ta voix d'ici.
09:27Parce que c'est pour ça que les gens t'aiment aussi.
09:36Bonjour !
09:39Vous le connaissez ?
09:40Vous l'avez déjà vu dans le café ?
09:42Oui, j'ai déjà vu.
09:43Vous avez déjà fait un truc à l'Artplex, non ?
09:46Aussi, ouais, aussi.
09:47Parce que je crois qu'à l'entrée...
09:48C'est ma frère ?
09:49Ouais.
09:50Ah ben, voilà !
09:51Allez hop, au sasso !
09:52C'est parti !
09:53Voilà !
09:54Ce film est actuellement au cinéma.
09:55C'est pas une promenade de santé, Nicolas ?
09:57Il y a une fille, elle veut sortir avec toi.
09:59Mon pote, ça va être grand.
10:02Je leur raconte des histoires, je leur fais rire.
10:04Et j'ai le permis, ça c'est le principal.
10:06Foncez voir ces petits mioches.
10:08Surtout celui-là, et celui-ci,
10:10et celui-là, et celle-là, et celle-là,
10:12et tous ceux qui sont dans l'affiche.
10:18Tu t'appelles comment ?
10:19Mokhtar.
10:20Enchanté Mokhtar, et...
10:21Fais attention à toi, crois en toi,
10:22pas de conneries,
10:23et si tu as des projets ou des rêves, fonce.
10:26N'écoute pas les gens qui vont te dire
10:27« Non, c'est fini, tu vas jamais y arriver, crois en toi ! »
10:31Après, chez Razad, je passais quand même des castings,
10:33mais moi, vu qu'on m'a pas expliqué
10:34que l'accès à Marseille ne marche pas forcément dans tous les films.
10:37Du coup, moi, j'arrivais sur des castings,
10:39et j'arrivais avec « Ouais, qu'est-ce qu'il y a, le sang et tout, nanana ! »
10:42« Ouais, ouais, tu m'as compris, nanana ! »
10:43Tu sais, je parlais comme ça et tout,
10:44et enfin, j'avais une personne qui me disait
10:46« Eh ma gueule, ici c'est Paname et tout ! »
10:48Et en fait, je voyais que tous mes castings,
10:51je les avais pas, tu vois.
10:53Et je me suis dit « Mais putain, pourquoi la sauce n'a pas pris pour moi ? »
10:57Je me suis enfermé à la maison pendant un an, vraiment, sincèrement.
11:00Genre, je restais chez moi, et je bossais, je bossais, je bossais,
11:03je regardais sur Internet des petites techniques, tu vois.
11:05Je parlais aux gens au téléphone pendant une heure avec un stylo dans la bouche.
11:08Et tu dirais que t'as bossé deux fois plus, en fait, que les autres ?
11:12Bien sûr, bien sûr, deux fois plus.
11:13Mais moi, le plus important, c'est de se battre.
11:15Genre, vous croyez pas en moi, tenez, deux films.
11:18Vous croyez pas en moi, l'année prochaine, ça sera quatre.
11:20Bosse, bosse, bosse, pour être un boss.
11:23Voilà.
11:29Allez, venez.
11:31Avant de la culinaire, là, vous avez l'islam,
11:33et à côté, c'est Ali.
11:35C'est comme mes deux grands frères.
11:39Ah putain, c'est un truc !
11:41Ça, c'est Marco, c'est…
11:43C'est comme mon oncle, c'est le propriétaire des lieux.
11:47C'est ici que je révise, c'est ici que je pleure, que je ris,
11:50que j'essaie d'avancer dans ce métier.
11:52Et voilà, c'est comme l'oncle que j'ai pas eu.
11:58Tu penses qu'ici, chez Paulette,
11:59ils vont mettre le soir des Césars pour voir et supporter ?
12:02Ah ouais, j'en suis sûr, j'en suis quasi reçu.
12:04C'est mes meilleurs supporters.
12:05Tu sais, moi, je dis souvent, je préfère une salle de cinéma
12:08où il y a cinq, six personnes qui me sont chères
12:11qu'une salle remplie, même si j'adore le public.
12:13Tu vois ce que je veux te dire, mais…
12:14Et alors, tu as choisi Adélexer Populos en marine ?
12:16C'est ça.
12:17J'avais eu, à l'époque, en 2018, la chance de lui donner la réplique.
12:21Et en parallèle de ça, en off, on est devenus vraiment
12:25comme frères et sœurs, vraiment.
12:27Genre, on s'appelle, on se parle tout le temps.
12:28Et du coup, pour moi, c'était une évidence de la choisir.
12:30D'ailleurs, dès que j'ai reçu l'annonce, je l'ai direct appelée
12:34parce que je pense qu'elle était très convoitée des révélations.
12:38Et c'est moi qui lui a eu le premier !
12:40Voilà !
12:41Bon, on se donne rendez-vous à Paris ?
12:43On se donne rendez-vous à Paris et espérons que la route continue.
12:55C'est ce que je voulais dire ?
12:56Ça va et toi ?
12:57Ah, putain, ça va, tu es au mieux ?
12:58Tranquille et toi ?
12:59Le gros, c'est toi dans le fax, Massilien ?
13:00C'est ça.
13:01Putain, mais je t'ai trouvé énorme, mais non !
13:03Merci !
13:05Je trouve qu'il y a quelque chose chez Idir, qu'il n'y a nulle part, qui est d'un coup irrésistible et en même temps extrêmement mystérieux.
13:19Et je trouve qu'il fait partie de ces acteurs qui t'élèvent. En fait, dès que tu joues avec lui, il y a quelque chose de vrai.
13:24Travailler avec Idir, c'est un bonheur et c'est quelqu'un qui travaille tout le temps. C'est-à-dire que même quand Idir ne travaille pas, il travaille.
13:31Moi, je me sens extrêmement privilégié d'avoir eu la chance de travailler avec un acteur comme lui.
13:37Je commence à me dire que je suis fier de ce que j'ai fait, même si pour moi, c'est la fin du début. Chaque scène, ça peut être la dernière.
13:44Et dire à droite, à droite, à droite, ça suffit, oui !
13:47À droite, s'il te plaît !
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