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  • il y a 10 minutes
Alors que l'avenir de Marine Le Pen se joue au procès des assistants parlementaires du Front national, dans quel état d'esprit est la cheffe de file du Rassemblement national (RN) ? "Il y a une inquiétude au sein du camp national", a déclaré Marion Maréchal, au micro de RTL ce lundi 2 février 2026.


Et son avis personnel sur ce procès en appel qui implique sa tante ? "On a le sentiment que les gens de droite ne sont pas toujours traités comme ceux de gauche", a-t-elle asséné. "La manière dont s'est déroulée la première instance a de quoi nous inquiéter."

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Transcription
00:00RTL Matin, Olivier Bois.
00:037h41, l'invité d'RTL Matin est Marion Maréchal. Bonjour madame.
00:07Bonjour.
00:08Députée européenne, vous êtes chef de file également du mouvement que vous avez créé Identité Liberté.
00:12Et vous publiez donc ce livre, Si tu te sens Le Pen, publié chez Fayard,
00:17qui est donc cette phrase que vous a dite un jour votre grand-père Jean-Marie Le Pen,
00:21comme un défi pour vous pousser à vous engager en politique.
00:24C'était en 2012, vous aviez alors 22 ans.
00:27Ce livre qui raconte à la fois votre engagement, ce nom parfois dur à porter
00:32et cette histoire familiale qui est faite de trahison, de réconciliation.
00:36Vous le racontez dans ce livre.
00:37Alors justement, Si tu te sens Le Pen, est-ce que vous, Marion Maréchal,
00:40vous avez appelé ce week-end votre tante Marine Le Pen
00:44qui va jouer une semaine décisive cette semaine pour son avenir politique ?
00:48J'échange très régulièrement avec Marine Le Pen,
00:50non seulement parce que nous sommes des alliés politiques,
00:52mais parce que c'est également un membre de ma famille
00:54qu'elle traverse un moment évidemment compliqué.
00:57Et que nous sommes tous très attentifs à cette décision judiciaire à venir,
01:00dans l'espoir évidemment qu'elle puisse se présenter
01:02et que ce choix finalement décisif de leur candidat revienne aux Français, non pas aux juges.
01:07Et elle, après ces trois semaines d'audience, elle est dans quel état d'esprit ?
01:09Écoutez, je ne peux pas vous dire en détail ce qu'il en est.
01:12Et puis Marine Le Pen est par nature quelqu'un de très optimiste.
01:15Donc elle se répand assez peu et elle se plaint assez peu.
01:18En tout cas, elle est évidemment...
01:19Elle est résignée ?
01:20Ah non, je ne crois pas qu'elle le soit.
01:22Ça a toujours été quelqu'un de très battant.
01:23Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une inquiétude au sein du camp national au sens large,
01:28puisque Marine Le Pen se prépare depuis longtemps pour cette candidature.
01:31Elle a aujourd'hui tout pour être un chef d'État à la hauteur.
01:35Et c'est vrai que le fait que les Français puissent se voir privés de cette candidature
01:38pose un certain nombre de questions démocratiques.
01:40Dans la foulée quand même de l'affaire Fillon,
01:43on s'en souvient, dans les conditions dans lesquelles a été menée la détention de Nicolas Sarkozy,
01:47on a le sentiment quand même appuyé que les gens de droite ne sont pas toujours traités
01:51de la même manière que les gens de gauche.
01:53Vous êtes persuadé de son innocence ?
01:55Je suis...
01:56Après ce que vous avez lu sur ces audiences, qui sont difficiles,
01:57puisqu'elle a un peu évolué sur son système de défense
02:00en reconnaissant qu'il y avait certains problèmes sur certains contrats de travail.
02:03C'est un sujet très technique d'ailleurs, sur le plan juridique.
02:08Il est important de rappeler d'ailleurs que dans cette affaire,
02:09il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas de corruption.
02:12Marine Le Pen n'a pas mis d'argent dans ses poches personnellement.
02:14Il y a une différence d'interprétation sur la façon,
02:17le périmètre de travail des collaborateurs parlementaires
02:20entre un Parlement qui explique sa version
02:23et le RN qui explique qu'il avait donné toutes les informations au Parlement
02:26et que le Parlement à l'époque n'avait pas réagi.
02:28Elle a laissé entendre qu'elle n'avait aucune chance avec la justice actuelle,
02:32qu'en quelque sorte c'était contre ses intérêts et le Rassemblement National.
02:37Est-ce que vous avez aussi cette approche de la justice française ?
02:39Ce qui est sûr, c'est que la manière dont s'est déroulée la décision de première instance
02:43peut avoir de quoi nous inquiéter,
02:46parce qu'on voit bien que dans les réquisitions,
02:48il y avait quand même des prises à partie assez politiques.
02:51Je vais vous donner un exemple.
02:52Moi, la semaine dernière, j'ai été condamnée par la justice en diffamation
02:55face à l'IUSH.
02:57L'IUSH, c'est le centre de formation des frères musulmans.
02:59J'ai été condamnée en diffamation pour avoir dit que des islamistes étaient des islamistes.
03:02Et le comble étant qu'entre ma déclaration et ma condamnation,
03:06cet institut a été fermé par l'État et le gouvernement français
03:09précisément pour ses liens avec l'islamisme.
03:11Donc, vous voyez, quand on a ce genre de décision...
03:13Ça veut dire quoi, ce raisonnement ?
03:16Ça crée quand même une forme de suspicion.
03:17Vous me l'accorderez, évidemment,
03:19parce que c'est une décision absolument ubuesque.
03:22Et c'est vrai que dans l'affaire de Marine Le Pen,
03:23on retrouve quand même un trio qui, à chaque fois,
03:27Mediapart, le PNF,
03:29et des juges qui, bien souvent, se retrouvent dans les mêmes affaires,
03:32en l'occurrence, en première instance,
03:33qui avaient été associées à l'affaire Fillon.
03:35Donc, réquisitoire cette semaine,
03:36on verra ce que réclament les procureurs Copen.
03:38Il y aura ensuite le jugement qui est attendu avant l'été
03:40et cet avenir politique qui se joue.
03:42Si jamais elle est empêchée d'être candidate en 2027,
03:45est-ce que vous dites, ce matin sur RTL,
03:47que Jordan Bardella, en tant que président
03:50et en tant que son numéro 2, quand même,
03:51est le meilleur et le mieux placé pour prendre la suite ?
03:54Moi, j'ai toujours dit une chose très simple,
03:56et ça, c'est les Français qui en ont décidé,
03:57c'est que le Rassemblement National est aujourd'hui
04:00le mouvement le plus important de la coalition du camp national
04:02et qu'à ce titre, c'est normal qu'il soit la force moteur.
04:04Et donc, bien sûr, si Marine Le Pen est empêchée,
04:07il sera le candidat naturel pour pouvoir porter cette coalition.
04:11Moi, la seule chose que je dis,
04:12c'est que je crois qu'il faut préparer une équipe
04:14qu'aucun parti seul, aussi fort soit-il,
04:16ne peut l'emporter s'il n'a pas des alliés
04:18pour justement associer de manière complémentaire
04:22des singularités, rassembler un maximum de Français.
04:23Ça veut dire qu'il n'y aura pas le nom Le Pen sur un bulletin de vote,
04:26qu'il ne pourrait pas y avoir le nom Le Pen sur un bulletin de vote
04:28en 2027, pour la première fois depuis 1988.
04:31Ça vous fait quelque chose ?
04:32Vous publiez un livre qui s'appelle
04:33« Si tu te sens Le Pen »
04:35où votre grand-père est quasiment à toutes les pages.
04:37C'est en effet assez inédit,
04:39mais comme je l'explique d'ailleurs dans ce livre,
04:41« Si tu te sens Le Pen »,
04:42en l'occurrence, ce n'est pas seulement un nom de famille,
04:45c'est d'abord et avant tout une attitude face aux événements.
04:48Le refus du politiquement correct,
04:49de la mode et des conventions du moment,
04:51la capacité à voir loin,
04:52à toujours garder à cœur les intérêts des Français
04:55et d'avoir comme boussole la boussole patriote.
04:58À ce titre, il y a beaucoup de militants
04:59qui ont senti Le Pen avant moi
05:01et je crois que Jordan Bardella appartient à cette catégorie.
05:03Peut-être que si j'étais Jordan Bardella,
05:05je me méfierais un petit peu quand même
05:06si je lis votre livre.
05:08Page 32.
05:10« Voilà ce que vous écrivez.
05:11Je pense qu'il faut réserver l'accès à certaines fonctions,
05:13notamment d'élus, aux personnes ayant atteint un âge raisonnable. »
05:17On a l'impression que c'est l'antiportrait de Jordan Bardella.
05:19Non, vous vous trompez.
05:21Je le dis d'autant plus librement
05:22que moi-même, j'ai été élue à 22 ans.
05:23Vous voyez, mais c'est vrai que de manière générale,
05:26et je dis bien de manière générale
05:27parce qu'il y a des exceptions notables
05:29et en l'occurrence, Jordan Bardella fait preuve,
05:31on ne lui enlèvera pas ça, d'une certaine précocité.
05:34De manière générale, c'est vrai que je ne suis pas une adepte du jeunisme
05:37et je considère qu'il y a un certain nombre,
05:39comment dire, de fonctions électives
05:41ou même dans la magistrature
05:43qui devraient avoir un plafond d'âge.
05:45Maintenant, Jordan Bardella, me semble-t-il,
05:47se prépare à toute éventualité.
05:48Il se donne les moyens, justement,
05:50de s'entourer d'une équipe capable.
05:51Donc, je n'ai pas d'inquiétude de ce point de vue-là.
05:53Alors, s'entourer d'une équipe capable,
05:55quel rôle, vous, vous voulez jouer
05:56auprès de lui, éventuellement, pour une campagne ?
05:59J'en parle longuement, justement, dans ce livre.
06:01Je parle aussi de la méthode qui me semble la bonne
06:02pour arriver aux affaires,
06:04à travers, notamment, l'exemple Mélanie.
06:06Vous avez vu, ce livre, avant tout,
06:07c'est un livre d'idées,
06:08même si, bien sûr, je parle du personnel
06:09pour arriver aux idées.
06:11Donc, mon but, c'est de faire en sorte
06:12que cette vision que je porte
06:13ait sa place dans la coalition
06:15compte, pèse,
06:17et demain, si, par chance,
06:18les Français nous font confiance,
06:20et bien qu'elles puissent, là aussi,
06:21contribuer à exercer le pouvoir.
06:22Et vous pourriez reprendre votre carte
06:24au Rassemblement National
06:24pour y peser au-delà des idées,
06:26mais dans l'organigramme,
06:27auprès de Jordan Bardella,
06:29dans des réunions concrètes,
06:30assises autour de tables, dans des bureaux ?
06:32Écoutez, non, ce n'est pas le sujet,
06:33puisque, moi, aujourd'hui,
06:34je suis à la tête de mon propre mouvement
06:35Identité Liberté.
06:36J'ai un certain nombre de différences.
06:38J'en parle aussi dans le livre
06:39avec le Rassemblement National,
06:40notamment sur les questions économiques.
06:42Je n'ai jamais eu, vous savez,
06:42un tempérament à me plier
06:45aux éléments de langage des partis,
06:46donc j'aime bien garder ma liberté.
06:47Pas de retour au Rassemblement National ?
06:48Non, ce n'est pas du tout prévu.
06:51Alors, l'autre sujet dont vous parlez
06:52dans votre livre, c'est Donald Trump.
06:54On a lu, ces derniers temps,
06:55Jordan Bardella,
06:56effectivement,
06:58atténuer un peu
06:59cette forme de fascination
07:01que pouvait avoir
07:01le Rassemblement National
07:03pour Donald Trump.
07:04Est-ce que vous aussi,
07:05vous prenez vos distances
07:06avec celui qui fait peur,
07:08quand même, au monde entier,
07:08dans sa volonté,
07:10parfois agressive,
07:11de dominer l'Europe,
07:12des territoires concrets
07:13comme la Groenland,
07:14ou d'intervenir
07:15sur les grands conflits
07:16du monde ?
07:16Est-ce qu'il vous inquiète,
07:18Donald Trump ?
07:18Ce qui concerne les Etats-Unis,
07:20comme d'ailleurs
07:20le reste des relations internationales,
07:22j'ai une boussole
07:22qui est très claire,
07:23qui est celle
07:23de la défense d'intérêts français.
07:25Donc, je n'ai aucun problème
07:26à dire qu'il y a aujourd'hui
07:27des combats communs
07:28que je partage avec Donald Trump
07:29sur la question de l'immigration,
07:31de l'islamisation,
07:32du wokisme,
07:33du narcotrafic,
07:35et donc sur ces sujets
07:36de continuer à avoir des liens
07:37avec les républicains américains.
07:39Mais il y a aussi,
07:40ça je ne suis pas naïve,
07:41des sujets,
07:42notamment géopolitiques,
07:43notamment économiques,
07:46sont des concurrents féroces.
07:48Et je n'ai pas oublié
07:49d'ailleurs toutes les affaires
07:50sous Obama,
07:51sous Biden,
07:53qui pour le coup
07:54ne semblait pas indigner
07:55à l'époque
07:56nos élites européennes.
07:57Et ça ne m'a pas empêché,
07:58excusez-moi,
07:58j'en finis par là,
07:59lorsque il y a eu
08:00un accord commercial
08:01qui m'a semblé désavantageux
08:02pour les Européens
08:03avec les Etats-Unis,
08:05de le dénoncer à l'époque
08:06et de regretter
08:07qu'on n'utilise pas
08:07un rapport de force,
08:08évidemment,
08:09pour défendre nos intérêts.
08:09Et sur la question
08:10de la lutte contre l'immigration
08:11qui là encore
08:11est un des thèmes
08:12que vous développez
08:12beaucoup dans votre livre.
08:13Très concrètement,
08:14est-ce que vous appelez
08:15de vos voeux,
08:16est-ce qu'il y a en France
08:16une police telle que
08:18ICE aux Etats-Unis
08:19à qui Donald Trump
08:21a donné tous les pouvoirs
08:22pour lutter contre l'immigration ?
08:23Non, non,
08:23je ne suis pas pour l'importation
08:24des méthodes américaines
08:25en France.
08:26En revanche,
08:26il y a une chose que je dénonce,
08:27c'est l'instrumentalisation
08:28de faits d'actualité
08:30aux Etats-Unis
08:31pour finalement,
08:33d'une certaine manière,
08:34culpabiliser les Français
08:35de vouloir réguler l'immigration
08:36comme si le drame
08:38qui est advenu aux Etats-Unis
08:39avec cette police
08:41devait nous empêcher
08:42de pouvoir demain
08:43expulser des profils
08:44comme l'assassin de Philippines
08:46ou de Lola
08:47ou les clandestins algériens
08:49qui ont violé une mamie
08:50de 90 ans à Nice
08:50il y a quelques jours.
08:51Mais là, on a vu des policiers
08:51aux Etats-Unis
08:52abattre un militant
08:54qui était à terre,
08:55qui était désarmé
08:56et qui, en tout cas
08:57selon les vidéos
08:57qu'on a pu voir,
08:58ne présentait pas
08:58une menace directe
08:59contre les forces de l'ordre.
09:00Et vous,
09:00vous avez parlé
09:01de regrettables accidents.
09:03Oui,
09:03en l'occurrence,
09:04sur cette affaire,
09:05vous l'avez compris,
09:05il y avait deux versions différentes
09:07qui se sont opposées.
09:09Et j'y reviens d'ailleurs
09:10parce que j'ai entendu
09:10beaucoup de bêtises.
09:11Ça n'est pas la milice privée
09:12de Donald Trump.
09:13C'est une police
09:13qui existe depuis 2003.
09:15Le directeur actuel
09:16de cette police
09:16a été récompensé
09:17à l'époque
09:18par Barack Obama.
09:19On voit bien
09:19qu'on est dans un contexte
09:20d'extrême tension
09:21puisque l'extrême gauche
09:23fait blocage
09:24à l'arrestation
09:25de ses clandestins
09:26dont 70%
09:27des cas d'interpellation
09:28sont des criminels
09:29ou des gens
09:30poursuivis par la justice.
09:31Donc les choses
09:31sont un petit peu plus compliquées.
09:32Une fois de plus,
09:33moi je ne suis pas chroniqueuse américaine
09:34je ne fais pas la police
09:35de la police américaine.
09:35Mais c'est un modèle cette police ?
09:36En revanche,
09:37ce qui est sûr
09:38c'est que je ne veux pas
09:39que ce qui se passe aux Etats-Unis
09:40empêche d'avoir demain
09:41une politique ferme
09:43à l'égard de la lutte
09:44contre l'immigration clandestine.
09:45Dernière question.
09:46Vous parlez beaucoup aussi
09:47de Philippe Devilliers
09:48dans votre livre.
09:49Philippe Devilliers
09:49qui hier s'est associé
09:51dans un tweet
09:51à l'Émoi
09:53de la rédaction
09:53du journal de dimanche
09:54face au maintien
09:55de Jean-Marc Morandini
09:56sur l'antenne
09:57de CNews.
09:59Vous appelez-vous
10:00au départ
10:03que je partage totalement ?
10:04Pour moi,
10:05il n'y a rien
10:05qui puisse justifier
10:06et expliquer
10:07que M. Morandini
10:08se maintienne à l'antenne
10:09après sa condamnation.
10:10Je trouve même d'ailleurs
10:11qu'il devrait avoir
10:12la décence
10:13de se démettre lui-même
10:14pour ne justement
10:15pas abîmer la réputation
10:16de toute une chaîne
10:16et de tout un groupe.
10:17CNews qui est dirigé
10:18par Vincent Bolloré
10:19qui est le chef également
10:20de Fayard
10:21donc c'est celui
10:22qui édite en quelque sorte
10:23votre livre.
10:23Vous l'appelez-vous
10:24ce matin
10:24à faire partir
10:26Jean-Marc Morandini
10:27de l'antenne de CNews ?
10:28Moi je considère en effet
10:29qu'il n'a rien
10:29à faire à l'antenne
10:30les actes qu'il a commis
10:31sont extrêmement graves
10:33on ne touche pas aux mineurs
10:34rien ne peut justifier
10:35de évidemment
10:36s'en prendre à des mineurs
10:38donc moi je suis gênée
10:39par ce maintien à l'antenne
10:40une fois de plus
10:40je ne comprends pas
10:41que M. Morandini
10:41lui-même
10:42ne se démette pas
10:43de son propre chef
10:44pour ne pas embarquer
10:45avec lui
10:46la réputation
10:46de tout un groupe.
10:47Merci beaucoup Marion Maréchal
10:48d'avoir été avec nous
10:49ce matin sur RTL
10:50je rappelle que vous publiez
10:51donc ce livre
10:51Si tu te sens Le Pen
10:52aux éditions
10:53faillite
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