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  • il y a 8 mois
Le procès en appel des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national) se poursuit pour une sixième journée d'audience ce mercredi 21 janvier. Déjà entendue hier après-midi, Marine Le Pen va continuer à s'expliquer devant les juges aujourd'hui.

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Transcription
00:00Vous l'avez dit, Pauline, vous avez utilisé le terme de compliqué pour l'audition d'hier et on peut dire qu'on repart sur les mêmes bases en fait aujourd'hui avec ce face-à-face entre Michel Agi et la présidente, la chef de file des députés du RN qui est face à elle, à deux mètres d'elle et qui tente de répondre aux questions.
00:18Mais c'est vrai que les questions se font de plus en plus incisives et les réponses, on pourrait le dire, de plus en plus floues. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen dans ce dossier, elle est accusée de détournement de fonds publics
00:27et elle a bien du mal à justifier que ses assistants parlementaires, ses propres assistants lorsqu'elle était eurodéputée, n'ont pas travaillé en réalité pour le parti.
00:35Là, depuis ce matin, en fait, on aborde le cas de Catherine Griset. Catherine Griset, c'était l'assistante parlementaire de Marine Le Pen.
00:41À ce titre, elle devait demeurer à Bruxelles, rester à Bruxelles, sauf qu'elle n'y a passé qu'une douzaine d'heures sur l'année incriminée.
00:48Et en même temps, elle était l'assistante de Marine Le Pen au sein du cabinet du Front National.
00:53Et c'est vrai que Marine Le Pen a du mal à expliquer comment cette femme, Catherine Griset, pouvait occuper ces deux fonctions.
00:59Et c'est ça, c'est autour de ces questions-là que se joue aujourd'hui l'avenir judiciaire et donc l'avenir politique de Marine Le Pen.
01:06C'est vrai que ça apparaît extrêmement compliqué. Pourquoi ? Parce qu'elle nie tout en bloc, elle conteste les faits,
01:10alors qu'on pensait qu'elle avait peut-être infléchi sa position. Il n'en est absolument rien.
01:15On est finalement sur les mêmes bases que le procès en première instance.
01:17Mais la stratégie de la défense donnait effectivement le sentiment d'être différente. Ça n'est plus le cas, vous trouvez ?
01:25C'est clairement plus du tout le cas. C'est vrai que le premier jour du procès, Marine Le Pen a eu cette déclaration à la barre qui a un peu troublé.
01:33Si un délit a été commis, et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis, je veux bien l'entendre, avait-elle dit à l'époque.
01:38Mais là, on est revenu en arrière, puisque depuis hier, elle conteste en bloc. Elle nie les faits. Elle dit que non, il n'y a pas eu de délit.
01:45Il n'y a pas eu de système de détournement de fonds publics. Elle l'a martelé à plusieurs reprises.
01:50Et c'est vrai que la présidente l'a interrogée en lui disant « Quelle est votre position claire ? »
01:54Et on voit Marine Le Pen qui, comme les autres prévenus dans ce dossier, louvoie, finasse, essaye de justifier ce qui est injustifiable.
02:00Et on a un petit peu le sentiment qu'elle est sur un toboggan et chaque mouvement qu'elle peut faire à la barre pour tenter de se justifier ne fait que précipiter un petit peu plus sa chute
02:09parce que les questions en face sont nombreuses et le dossier est volumineux.
02:12La présidente de cette cour d'appel, Michèle Agi, sort régulièrement des pièces du dossier pour l'interroger.
02:17Et à chaque pièce, c'est une nouvelle mise en difficulté pour Marine Le Pen.
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