- il y a 6 heures
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00Bienvenue à vous si vous nous rejoignez. On est en édition spéciale sur BFM TV. Bonsoir.
00:00:05Se dirige-t-on vers une guerre dans toute la région du Moyen-Orient ?
00:00:09C'est la menace lancée ce soir par le guide suprême iranien Ali Rahmenei.
00:00:13Il prévient, et vous l'entendrez, si les Etats-Unis frappent l'Iran, c'est alors toute la zone qui s'embrasera.
00:00:19Donald Trump semble prêt à prendre ce risque, c'est ce qu'il déclare ce soir.
00:00:24S'il n'y a pas d'accord, eh bien nous verrons bien si le guide suprême avait raison.
00:00:27Est-on plus proche d'un arrangement ou d'une entrée en guerre ?
00:00:31Qu'est-ce qui retient encore le bras de Donald Trump ?
00:00:33Une frappe est-elle devenue inévitable ?
00:00:36Ce sont toutes les questions que nous allons nous poser ce soir.
00:00:38Regardez, nos équipes sont déployées aux quatre coins de la planète pour bien comprendre les enjeux cruciaux de la soirée.
00:00:44Nous sommes bien entendu aux Etats-Unis, en Iran, mais aussi en Israël, où on se prépare à riposter en cas d'attaque iranienne.
00:00:50Et puis Clémence Dibout est aussi tout près du fameux détroit d'Ormouz, avec de nombreuses forces en présence où tout pourrait basculer.
00:00:59Faisons le point sur les toutes dernières déclarations côté américain et côté iranien.
00:01:03Les deux parties, vous allez le voir, n'ont pas l'intention de perdre au bras de fer.
00:01:07Les précisions de Karl Aplomb.
00:01:08Après plusieurs jours de tensions, Donald Trump a déclaré ce soir toujours espérer trouver un accord avec l'Iran,
00:01:16tout en parlant de la puissance militaire américaine déployée dans la zone.
00:01:21Côté iranien, on se positionne aussi en faveur de la discussion, mais sans oublier de poser des conditions.
00:01:28Le président Trump a dit non aux armes nucléaires, et nous sommes tout à fait d'accord avec ça, tout à fait d'accord.
00:01:33Cela pourrait être un très bon accord.
00:01:35Bien sûr, en échange, nous attendons la levée des sanctions.
00:01:39Cet accord est donc possible, un accord juste et équitable, pour garantir qu'il n'y ait pas d'armes nucléaires.
00:01:47Des déclarations encourageantes, mais devant la foule.
00:01:53L'ayatollah Ali Rahmenei, lui, se montre bien plus offensif.
00:01:58Les américains nous ont menacés à plusieurs reprises dans le passé,
00:02:01affirmant que toutes les options sont sur la table, y compris celles de la guerre.
00:02:05Nous ne sommes pas les initiateurs, et nous ne voulons attaquer aucun pays.
00:02:08Mais la nation iranienne frappera fort contre quiconque l'attaquera et la harcèlera.
00:02:14Mais quel contour pour cet accord ?
00:02:16Au cœur des discussions entre les deux pays, sans doute, l'épineuse question du nucléaire.
00:02:21Et partons aux Etats-Unis pour retrouver notre correspondant sur place.
00:02:26Bonsoir Axel Meunier.
00:02:27On attendait une réaction de Donald Trump aujourd'hui.
00:02:29Elle est finalement arrivée de Floride.
00:02:32Effectivement, il repartait vers Washington.
00:02:38Il a passé une quinzaine d'heures à Mar-a-Lago pour le mariage du chef de cabinet adjoint.
00:02:44Et il est déjà en route pour Washington.
00:02:45Et avant de partir, il s'est entretenu avec les journalistes qui le suivent à l'année
00:02:49et qui sont avec lui à bord d'Air Force One.
00:02:51Et on lui a demandé ce qu'il voulait répondre au leader iranien
00:02:54quand celui-ci pensait que les frappes américaines seraient la source d'une guerre régionale.
00:03:00Il a dit que les bateaux sont les plus puissants et les plus forts.
00:03:05Ils sont les nôtres et ils sont sur place.
00:03:07Nous voulons un accord.
00:03:08Et s'il n'y en a pas, on verra bien s'il a raison.
00:03:10En gros, Donald Trump continue sur la ligne qui est la sienne depuis quelques jours.
00:03:14C'est-à-dire qu'il a un peu mis en sourdine ses déclarations belliqueuses.
00:03:19Mais il continue quand même à ne pas vouloir dire s'il est prêt à faire des frappes ou pas.
00:03:24En fait, ce qu'on sait, c'est que dans les coulisses, c'est la solution diplomatique pour l'instant
00:03:28qui est la plus privilégiée.
00:03:33Il y a d'abord un canal de discussion entre Téhéran et Washington.
00:03:37Washington a fait savoir à Téhéran que les États-Unis étaient prêts à discuter
00:03:42et à les rencontrer dans les prochains jours.
00:03:45Et d'ailleurs, selon Axios, un site d'information américain ici,
00:03:49il y a des informations claires qui montrent que le Qatar, l'Égypte ou encore la Turquie
00:03:54sont justement en train de préparer ces rencontres avec, du côté américain,
00:03:59normalement, l'émissaire de Donald Trump sur toutes les questions de politique étrangère.
00:04:03Ça n'est pas un spécialiste, mais c'est un homme de confiance du président américain.
00:04:07Il s'appelle Steve Witkoff.
00:04:08On en a beaucoup parlé sur la guerre en Ukraine,
00:04:10ainsi que sur le conflit entre Israël et Gaza.
00:04:13Voilà où on en est pour l'instant.
00:04:15La solution diplomatique avant tout,
00:04:17mais les menace toujours parce que Donald Trump veut garder la main.
00:04:20Et il sait surtout que s'il y a un accord à obtenir,
00:04:24eh bien il faudra être à la fois dans une source de pression vis-à-vis de Téhéran
00:04:30parce qu'il y a beaucoup de conditions qui sont émises par l'Iran.
00:04:34Si beaucoup, Axel Monnier, en direct de Washington.
00:04:37J'en profite pour saluer Antoine Basbousse.
00:04:40Bonsoir.
00:04:40Bonsoir.
00:04:41Merci d'être avec nous sur ce plateau,
00:04:42politologue associé chez Forward Global
00:04:44et directeur de l'Observatoire des Pays Arabes.
00:04:47Vos lumières vont être très précieuses.
00:04:49Ulysse Gosset, bonsoir.
00:04:50Bonsoir.
00:04:51Merci d'être avec nous, éditorialiste politique internationale.
00:04:54Comment est-ce que vous, vous comprenez les tout derniers mots de Donald Trump ?
00:04:58Est-ce que pour vous, il a vraiment conscience
00:05:00que tout le Moyen-Orient en ce moment même est sur une poudrière ?
00:05:03Je crois que Donald Trump n'a aucune confiance dans la parole des Iraniens
00:05:07et je crois aussi que les Iraniens n'ont aucune confiance dans la parole de Trump.
00:05:10On est mal barrés alors.
00:05:11Oui, mais en même temps, ils ont tous les deux de bonnes raisons
00:05:14pour essayer de trouver un accord.
00:05:16Trump, parce qu'il a besoin d'un résultat,
00:05:19sinon pourquoi avoir déployé toute cette armada ?
00:05:21Il veut un résultat et il veut un résultat rapide.
00:05:24Et les Iraniens, eux, ils savent que leur régime est menacé,
00:05:27que s'il y a une intervention,
00:05:29la plupart des dirigeants sont condamnés à être éliminés.
00:05:32Donc les deux parties ont intérêt, à mon avis, à conclure un accord.
00:05:36Mais le problème, c'est que cet accord est extrêmement difficile à atteindre.
00:05:39Et donc ce soir, on est dans la tente absolue,
00:05:42avec un compte à rebours qui continue de tiquer,
00:05:45avec toujours cette métaphore.
00:05:46D'un côté, on a le joueur de poker américain,
00:05:49qui veut gagner rapidement,
00:05:51et le joueur d'échec iranien,
00:05:53on le sait, les Iraniens ont inventé les échecs,
00:05:55qui lui prend son temps et qui met plusieurs coups sur le même échiquier.
00:06:00Par exemple, les Iraniens disent qu'ils sont prêts à négocier,
00:06:03qu'un cadre de négociation est trouvé.
00:06:04Et puis, le guide de la révolution islamique dit
00:06:07que si les Américains attaquent, il y aura une guerre régionale.
00:06:10Donc on est avec cette série de déclarations contradictoires,
00:06:13mais Trump, lui, espère un accord, pour revenir à votre question.
00:06:16Et je pense que quand il le dit qu'il l'espère,
00:06:18il est assez sincère, car il a bien conscience,
00:06:20quand même, des risques d'une intervention.
00:06:22Et donc, il espère avoir cet accord pour dire aux Américains,
00:06:26vous voyez, la force a payé,
00:06:28et je suis le seul qui ait réussi à faire plier l'Iran.
00:06:30Donc, au fond, il sait qu'il serait plus sage de ne pas attaquer Antoine Bassebousse.
00:06:34Comment est-ce qu'on sort de cette situation ?
00:06:36Quand on entend notamment Ulysse Gosset,
00:06:38qui nous dit qu'il s'agit de deux parties
00:06:40qui sont en train de discuter ensemble,
00:06:42mais qui n'ont aucune confiance l'une en l'autre.
00:06:44Comment est-ce qu'on fait pour trouver un accord dans ces conditions ?
00:06:47Je crois qu'à l'issue de cette affaire,
00:06:50il y aura un vainqueur et un vaincu.
00:06:52Je crois que le temps n'est pas éternel devant eux.
00:06:55Il va falloir qu'il s'achemine vers une solution.
00:07:01Il y aura ou bien un abandon du nucléaire,
00:07:04du programme nucléaire par l'Iran,
00:07:06ou bien une frappe.
00:07:08Les conditions américaines sont connues,
00:07:09elles sont de l'ordre de 5.
00:07:12Et l'Iran, s'il accepte cela,
00:07:14ça veut dire qu'il renie son ADN,
00:07:17qu'il accepte une défaite qui portera ce nom-là.
00:07:22Parce qu'il a tellement ce régime investi sur le nucléaire
00:07:25qu'abandonner son programme,
00:07:28lâcher les centrifugeuses et l'uranium enrichi,
00:07:32ça veut dire une défaite totale.
00:07:34Bref, je crois que l'heure de vérité approche à grands pas
00:07:38et que n'oublions pas l'essentiel des choses.
00:07:42L'Iran est à l'intérieur de ce pays,
00:07:45il est à l'agonie le régime.
00:07:47Il est extrêmement affaibli économiquement, financièrement,
00:07:50moralement, humilié l'été dernier.
00:07:54Tous ses bras dans la région ont été coupés,
00:07:56le Hezbollah, Assad renversé,
00:07:59les Houssi enterrés, il y a 9 ministres,
00:08:01avec le Premier ministre dans une frappe israélienne,
00:08:03les chefs militaires aussi.
00:08:05Bref, aujourd'hui, ce que fait l'Iran,
00:08:08c'est un peu chercher à surmonter,
00:08:10à trouver du moral, à galvaniser ses soutiens.
00:08:14Le chef du Hezbollah, il y a 3 jours, disait
00:08:16« Si jamais l'Iran a été attaqué, nous réagirons. »
00:08:19Or, tous les jours, le Hezbollah est frappé au Liban,
00:08:22il ne réagit pas.
00:08:24Comment voulez-vous qu'il réagisse
00:08:25quand l'Iran est frappé ?
00:08:27Le Hezbollah en Irak dit
00:08:30« Nous avons ouvert les registres
00:08:33pour enregistrer les volontaires
00:08:35pour aller combattre en Iran. »
00:08:37« Mais vous avez suffisamment de miliciens,
00:08:40pourquoi vous ne l'envoyez pas ? »
00:08:41Tout cela, c'est du bluff,
00:08:42tout cela, c'est de l'apparition de...
00:08:46Aujourd'hui, au Parlement iranien,
00:08:51tous les députés sont arrivés
00:08:52avec le tri des Pesdaran,
00:08:55en chantant comme des enfants
00:08:56de cinquième des chants patriotiques.
00:09:00Et tout ça...
00:09:00C'est juste de la communication pour vous ?
00:09:02Tout cela, c'est de la communication.
00:09:03Il y a même une organisation iranienne
00:09:06qui a montré que, dans un cimetière,
00:09:10elle a préparé les tombes
00:09:11pour les militaires américains
00:09:13qui vont mourir sur les territoires iraniens.
00:09:16Or, l'Amérique n'a aucune envie
00:09:18d'envoyer des soldats au sol.
00:09:21La guerre que l'Amérique mènerait contre l'Iran
00:09:24serait une guerre du XXIe siècle,
00:09:27de l'intelligence artificielle
00:09:29et non pas de la ferraille du XIXe siècle.
00:09:32Et on a entendu Alirah Menei
00:09:33il y a quelques instants
00:09:34qui s'est exprimé et qui prévenait
00:09:37une nouvelle fois les États-Unis
00:09:38qui disaient que les conséquences
00:09:40d'une attaque américaine seraient terribles.
00:09:42Je voudrais qu'on parte à Téhéran
00:09:44pour aller retrouver Siyavosh Ghazi.
00:09:45Bonsoir.
00:09:46Vous êtes notre correspondant
00:09:48pour France 24 et RFI.
00:09:51Siyavosh, est-ce que l'Iran
00:09:52serait prêt à des concessions
00:09:53pour éviter un embrasement de la région ?
00:09:56Le ministre Yaren Zavétrangia,
00:09:58dans l'interview qu'il a donné
00:09:59à la chaîne américaine CNN,
00:10:01affirme que l'Iran est prêt
00:10:02à un accord avec les États-Unis
00:10:04sur le nucléaire
00:10:06pour assurer que l'Iran
00:10:07n'ira jamais vers la construction
00:10:09de l'arme atomique.
00:10:11Ça, c'est un point.
00:10:12Mais dans le même temps,
00:10:13il affirme que l'Iran
00:10:14va poursuivre son programme
00:10:16d'enregistrement d'uranium
00:10:17à un niveau civil,
00:10:19ne discutera pas
00:10:20de son programme balistique
00:10:22ni de programme
00:10:23de fabrication de drones.
00:10:27Ce sont des points importants.
00:10:28les États-Unis demandent
00:10:29l'arrêt total du programme nucléaire,
00:10:33notamment l'enregistrement d'uranium,
00:10:35et une réduction très importante
00:10:36de la portée des missiles iraniens
00:10:38qui ont maintenant une portée
00:10:40de 2 000 km.
00:10:41Est-ce que les deux pays
00:10:43vont arriver à une solution médiane ?
00:10:49Il n'est pas certain que les États-Unis
00:10:50et le président Trump acceptent
00:10:52que l'Iran puisse poursuivre
00:10:53un programme nucléaire,
00:10:55et notamment l'enregistrement
00:10:57d'uranium,
00:10:58comme cela a été le cas
00:10:59en mai dernier,
00:11:00lorsque les négociations
00:11:03n'avançaient pas.
00:11:05Il y a eu l'intervention israélienne,
00:11:07puis les attaques américaines
00:11:09contre les bases nucléaires iraniennes.
00:11:12Mais alors, Stéphane Bureau,
00:11:14est-ce que vous pensez
00:11:15que les avertissements
00:11:17du côté de l'Iran
00:11:18ont une incidence, finalement,
00:11:20sur les décisions
00:11:20qui sont prises par Donald Trump ?
00:11:22Réponse courte, non.
00:11:24Et la réponse longue ?
00:11:25Parce que c'est effectivement
00:11:28de la rhétorique
00:11:29que ça ressemble à des redemandades.
00:11:30Ce n'est pas la première fois
00:11:31de toute façon
00:11:32que l'Iran avertit ses voisins
00:11:34ou les Américains, en l'occurrence.
00:11:36Je pense que les Américains
00:11:37sont très capables
00:11:37de livrer la guerre
00:11:39ponctuellement à l'Iran.
00:11:42Parce que l'objectif de Donald Trump,
00:11:44on le répète,
00:11:44mais ce n'est pas de déployer
00:11:45des soldats américains sur le sol.
00:11:47Et la question fondamentale,
00:11:48c'est est-ce que,
00:11:49parce qu'on faisait l'hypothèse
00:11:50que ça sera ou les Iraniens cèdent,
00:11:52ou les Américains frappent.
00:11:53Moi, je pense que les deux...
00:11:54Oui, en tout cas, Antoine Bassebouz
00:11:54dit qu'il y aura un perdant
00:11:55et un gagnant.
00:11:55Mais moi, je pense que les deux
00:11:56ne sont pas mutuellement exclusifs.
00:11:57C'est-à-dire que les Américains
00:11:58peuvent frapper
00:11:59et les Iraniens, derrière,
00:12:01resteront ceux qui sont au pouvoir
00:12:02ou au pouvoir.
00:12:03C'est tout à fait concevable
00:12:04et que ce programme nucléaire
00:12:06existentiel pour le régime,
00:12:08jamais ils ne le lâcheront.
00:12:10C'est hors de question.
00:12:11Donc pourquoi attaquer, finalement,
00:12:13si de toute façon,
00:12:15rien ne sera respecté
00:12:16dans l'ultimatum de Donald Trump ?
00:12:17C'est transformer les voisins de l'Iran
00:12:20en avocats de l'Iran.
00:12:21Parce que quand Khamenei dit
00:12:23je vais attaquer mes voisins,
00:12:25ces gens-là se précipitent
00:12:26à Washington en disant
00:12:27mais on ne sera pas protégés.
00:12:29Votre expérience en Irak
00:12:31n'a pas été concluante.
00:12:33Donc, s'il vous plaît,
00:12:34ne combattez pas,
00:12:35n'attaquez pas.
00:12:36Et donc, ils cherchent
00:12:38à transformer les voisins
00:12:39en avocats de l'Iran à Washington.
00:12:42Mais la réalité,
00:12:44c'est qu'en 1987,
00:12:46lors de la guerre du pétrole,
00:12:51ils ont engagé un conflit
00:12:53avec l'armée américaine
00:12:55dans le Golfe.
00:12:56Le tiers de la flotte iranienne
00:12:58a coulé.
00:12:58la même journée
00:13:00et c'est fini.
00:13:01Ça s'est arrêté là.
00:13:03Aujourd'hui,
00:13:04Khamenei parle
00:13:05comme si
00:13:05ses porte-avions virtuels
00:13:07encerclaient
00:13:08la côte est
00:13:09et la côte ouest
00:13:10des Etats-Unis.
00:13:11Comme s'il était légal
00:13:13de Trump.
00:13:14Or,
00:13:14il n'a pas les moyens.
00:13:16Sa marine,
00:13:17c'est des ferrailles
00:13:18par rapport
00:13:18aux porte-avions américains,
00:13:20aux Tomahawk,
00:13:21aux frégates
00:13:22et tout le reste.
00:13:22Mais l'Iran a quand même
00:13:23un pouvoir de nuisance.
00:13:24Ce qu'ils ont,
00:13:25c'est un pouvoir de nuisance.
00:13:27Mais ils ne veulent pas
00:13:28se mesurer
00:13:29à la puissance américaine.
00:13:30Une armée gérée
00:13:31par l'intelligence artificielle
00:13:33qui a les moyens
00:13:34les plus modernes.
00:13:35Vous dites que ce sont
00:13:35les missiles balistiques.
00:13:36Le gros danger
00:13:38des Iraniens aujourd'hui,
00:13:39et c'est bien là-dessus
00:13:40que bloquent toutes les négociations,
00:13:41d'ailleurs,
00:13:41plus que le nucléaire,
00:13:42ce sont les missiles balistiques.
00:13:43C'est ça leur surdité régionale.
00:13:44Et voilà.
00:13:45Et aujourd'hui,
00:13:45c'est bien ça
00:13:46sur lequel ils ne lâcheront pas.
00:13:48Et soit Trump,
00:13:49je suis d'accord,
00:13:50il y a juste un truc psychologique
00:13:51avec Trump,
00:13:52effectivement,
00:13:52c'est qu'il était capable
00:13:53en mois de juin
00:13:54de nous dire
00:13:54qu'il avait déjà défoncé
00:13:55tout le programme nucléaire
00:13:56alors que ce n'était pas le cas.
00:13:58Visiblement non.
00:13:59Donc lui,
00:13:59d'après le coup,
00:14:00moi je peux parler
00:14:00d'un point de vue
00:14:01de la logique militaire.
00:14:02Après ce qu'il a dans son crâne,
00:14:03honnêtement,
00:14:04je suis incapable de le faire.
00:14:05Mais il y a une chose,
00:14:06en tout cas,
00:14:06qui est certain.
00:14:08Si vous prenez
00:14:09le dernier épisode,
00:14:11la guerre du mois de juin,
00:14:12on a eu exactement la même chose.
00:14:14On a eu trois tours
00:14:15de négociation à Oman.
00:14:17On a eu Vítcov
00:14:18qui est allé rencontrer
00:14:18le ministre des Affaires étrangères
00:14:20iranien.
00:14:22Il y a Donald Trump
00:14:23qui, le 27 mai,
00:14:24nous explique
00:14:25qu'on est proche
00:14:26de finaliser un accord.
00:14:28On a le Vítcov
00:14:29qui nous dit
00:14:29qu'on aura un accord
00:14:30sur 60 jours.
00:14:31Et 20 jours plus tard,
00:14:32il y a les Américains
00:14:32qui frappent.
00:14:33Donc moi,
00:14:33je veux bien
00:14:33qu'on me raconte
00:14:34tout ce qu'on veut.
00:14:35Encore une fois,
00:14:36il est capable.
00:14:37S'il veut,
00:14:37mais un,
00:14:38il n'a pas obtenu
00:14:39les trois choses
00:14:40qu'il voulait obtenir.
00:14:41Arrêt du nucléaire.
00:14:44Regardez-en-les justement,
00:14:45l'ultimatum de Donald Trump.
00:14:46L'ultimatum,
00:14:46il est simple.
00:14:47Il y a quatre points.
00:14:49L'arrêt total
00:14:49du programme nucléaire.
00:14:50L'arrêt total
00:14:51du programme nucléaire.
00:14:52Il ne l'a pas.
00:14:52À la limite,
00:14:53on voit que les Iraniens
00:14:55sont en train
00:14:55essayer de gagner du temps
00:14:56en allant voir les Russes.
00:14:57Mais je rappelle
00:14:57que le coup d'avant,
00:14:58ils avaient fait la même chose
00:14:58puisque le 4 juin,
00:14:59Poutine disait qu'il était prêt
00:15:00exactement à faire
00:15:01ce qu'il faisait maintenant.
00:15:02Et c'était encore une fois,
00:15:03le 4 juin,
00:15:04ils ont frappé le 21,
00:15:05les Américains.
00:15:06Donc, reprenons l'affaire.
00:15:08Le nucléaire,
00:15:08arrêt total,
00:15:10les Iraniens ne le proposent pas.
00:15:14Ils peuvent proposer
00:15:14à la limite
00:15:15de rendre une partie
00:15:16de l'uranium enrichi,
00:15:17mais ils ne veulent pas
00:15:18entendre parler
00:15:18d'un arrêt total.
00:15:19L'arrêt sur les balistiques,
00:15:21ils refusent même
00:15:22d'en discuter
00:15:23en disant que c'est leur sujet.
00:15:25Oui, ça, c'est une ligne rouge.
00:15:26C'est la ligne rouge.
00:15:27La stabilité régionale.
00:15:28Bon, OK, à la limite.
00:15:30Mais enfin, soyez sérieux.
00:15:30On leur a déposé, d'ailleurs,
00:15:31la stabilité.
00:15:33Ceci dit,
00:15:33ils se la sont fait défoncer
00:15:34par les Israéliens
00:15:36depuis le 7 octobre.
00:15:37Et par ailleurs,
00:15:38comme ils n'ont jamais soutenu
00:15:40ni le Hezbollah,
00:15:41ni le Hamas,
00:15:42ni les Houthis,
00:15:42quand ils l'ont fait,
00:15:43je rappelle que les Houthis
00:15:44ont fait un accord séparé.
00:15:45On les avait presque oublié.
00:15:47Ils ont fait un accord séparé
00:15:48avec les Américains,
00:15:48tellement ils se sont fait
00:15:49défoncer la gueule.
00:15:49Donc, aujourd'hui,
00:15:51c'est ça la réalité,
00:15:52quand même,
00:15:53si on prend les choses.
00:15:54Donc, moi, je veux bien...
00:15:55Donc, après,
00:15:56Trump peut trouver
00:15:57toutes les excuses qu'il veut.
00:15:59S'il n'a pas envie d'y aller,
00:16:00il la trouvera une excuse,
00:16:01certainement.
00:16:02Mais à ce moment-là,
00:16:02il sera accusé
00:16:03d'avoir obtenu moins
00:16:05que l'accord nucléaire
00:16:06de Vienne en 2015.
00:16:09Et deuxièmement,
00:16:09d'avoir été exactement
00:16:10comme a été Obama,
00:16:12c'est-à-dire
00:16:12chicken, chicken, chicken,
00:16:14une poule mouillée
00:16:14qui, encore,
00:16:15en 2023,
00:16:17il avait dit
00:16:17qu'il allait taper
00:16:18sur...
00:16:19sur Bachar,
00:16:20il ne l'a pas fait
00:16:21et ça lui a coûté
00:16:22politiquement très cher.
00:16:23Il peut le faire.
00:16:23C'est lui le patron.
00:16:24S'il veut arrêter,
00:16:25il arrêtera.
00:16:26Je ne dis pas
00:16:27qu'il n'est pas capable
00:16:28de le faire.
00:16:29Il a dit
00:16:29que je mettrai
00:16:30la main sur le Groenland
00:16:31et je suis prêt
00:16:32à tout...
00:16:32Je ne dis pas
00:16:33qu'il n'est pas capable
00:16:34de ne pas le faire.
00:16:34Il peut changer
00:16:35les contours du deal.
00:16:36C'est ce que disait
00:16:36Olivier Ravanello tout à l'heure,
00:16:38je suis absolument d'accord
00:16:38avec lui.
00:16:39Moi, ce que je dis,
00:16:40je ne suis pas dans sa tête.
00:16:41Il est président
00:16:41des États-Unis,
00:16:42c'est lui qui a la main
00:16:42sur le porte-avions.
00:16:43S'il ne veut pas l'utiliser,
00:16:44il ne l'utilisera pas.
00:16:45Il y a quand même
00:16:45un fait ce soir.
00:16:48Donald Trump lui-même a dit
00:16:49les Iraniens négocient
00:16:51et il a ajouté
00:16:52sérieusement.
00:16:53Il a dit la même chose.
00:16:54Il y a trois jours,
00:16:56ce n'était pas le cas.
00:16:57Aujourd'hui,
00:16:57on a progressé.
00:16:58Il y a eu effectivement
00:16:59un voyage à Moscou
00:17:00du conseiller national
00:17:02pour la sécurité
00:17:02de l'Iran.
00:17:04C'est même Vladimir Poutine
00:17:05qui s'en est félicité.
00:17:06C'est le plus proche conseiller
00:17:06du guide
00:17:07et qui est allé voir Poutine.
00:17:08Pourquoi Poutine,
00:17:09c'est important
00:17:09dans ce jeu d'échecs ?
00:17:10Parce que la Russie
00:17:11est le principal allié
00:17:13de l'Iran
00:17:13en matière nucléaire.
00:17:14Et c'est la Russie
00:17:15qui a notamment aidé l'Iran
00:17:16à construire
00:17:17la seule centrale nucléaire
00:17:18existante aujourd'hui,
00:17:19la centrale de Boucher.
00:17:20Et donc,
00:17:21sur l'uranium enrichi,
00:17:22il pourrait y avoir
00:17:23effectivement un accord
00:17:24impliquant la Russie
00:17:25qui serait chargé
00:17:26d'enrichir l'uranium
00:17:27à des fins civiles
00:17:28pour l'Iran.
00:17:29C'est une partie du chemin.
00:17:31Alors, ce soir,
00:17:32les Iraniens disent
00:17:33que les conditions américaines
00:17:34sont irréalisables.
00:17:36Et c'est sans doute exact
00:17:37parce qu'on vient de le voir,
00:17:38les quatre points de l'ultimatum
00:17:39sont extrêmement...
00:17:40Enfin, trop durs
00:17:41pour être acceptés.
00:17:42Mais ça ne va pas se faire
00:17:44en un jour.
00:17:44Ce que je constate aujourd'hui,
00:17:46c'est qu'on est dans une négociation
00:17:47et qu'elle n'est pas terminée.
00:17:49Donc, donnons une chance
00:17:51à cette négociation
00:17:52et voyons comment elle évolue.
00:17:53Peut-être qu'à terme,
00:17:54la confrontation aura lieu.
00:17:57Mais les Iraniens parlent aussi
00:17:59avec les pays de la zone,
00:18:01avec le Qatar en particulier.
00:18:03Ils parlent aussi avec la Turquie.
00:18:04Donc, si vous voulez,
00:18:05il y a toute une négociation
00:18:06qui se joue en ce moment
00:18:07qui est peut-être vouée
00:18:08à l'échec,
00:18:09mais elle est en train
00:18:10de se dérouler.
00:18:10La France et les Européens
00:18:12disent qu'il faut que les Iraniens
00:18:13fassent des concessions majeures
00:18:14et il faut en particulier
00:18:16qu'ils libèrent aussi
00:18:17à l'intérieur
00:18:17les prisonniers politiques.
00:18:19Donc, l'Iran peut donner
00:18:21des gestes concrets
00:18:21dans les prochaines 24 heures
00:18:23ou pas.
00:18:23Sur les prisonniers, oui.
00:18:24Sur le nucléaire, non.
00:18:25Justement, je voudrais qu'on reste
00:18:28sur la question du nucléaire
00:18:29parce qu'on a la chance
00:18:30d'avoir une spécialiste
00:18:31de la question.
00:18:31Justement, le Varinal,
00:18:32qu'est-ce qui vous fait rire ?
00:18:33Quand vous voyez
00:18:34dans cet ultimatum
00:18:35de Donald Trump
00:18:36l'arrêt total du nucléaire,
00:18:38c'est une illusion ?
00:18:40Oui, je pense que ça n'arrivera pas
00:18:42parce que c'est une question
00:18:43existentielle pour le régime.
00:18:44Moi, je n'y crois absolument pas.
00:18:46Je pense qu'il y a d'autres personnes
00:18:47qui ne partagent pas cette avis.
00:18:48Mais à voir, pardon,
00:18:50dans cet ultimatum-là,
00:18:51on a le sentiment
00:18:51que rien n'a servi,
00:18:53que les frappes du mois de juin
00:18:54n'ont pas servi.
00:18:55C'est quand même l'étrange leçon
00:18:56de l'apparente efficacité
00:18:59de la méthode Donald Trump
00:19:01qu'on a vue au mois de juin.
00:19:03C'était censé dire...
00:19:03Écoutez, moi, je me souviens,
00:19:04on m'avait dit
00:19:05après l'opération Rising Lion,
00:19:08il n'y a plus de programme.
00:19:09Je n'y crois absolument pas.
00:19:11Pourquoi vous n'y croyez pas ?
00:19:11Parce qu'en fait, déjà,
00:19:12l'uranium, la matière,
00:19:15on ne sait pas où est-ce qu'elle est.
00:19:16C'est quand même un élément important.
00:19:18Les ressources humaines,
00:19:19elles existent encore.
00:19:21Les savants, les techniciens.
00:19:22Les chercheurs, les techniciens,
00:19:23les ingénieurs, tout ça et là.
00:19:25On a détruit des centrifugeuses, certes,
00:19:27mais rien ne nous dit
00:19:28qu'aujourd'hui,
00:19:28ils ne sont pas en train de construire
00:19:29parce qu'on sait que tout se fait...
00:19:31C'est-à-dire que le savoir-faire,
00:19:31lui, il demeure.
00:19:32Non, et ça, c'est important.
00:19:33C'est quand même des éléments importants.
00:19:34Donc, on ne peut pas, en fait,
00:19:36annuler un savoir-faire.
00:19:38Ça n'existe pas.
00:19:39Tant qu'ils l'ont,
00:19:40ils sont capables de le faire.
00:19:41Et je crois que ce qui a été dit tout à l'heure,
00:19:42c'est que ce qu'ils veulent conserver,
00:19:44c'est la capacité de pouvoir
00:19:46obtenir cette arme
00:19:49quand ils en auront peut-être...
00:19:50Ben oui !
00:19:51Et ça, on ne peut pas l'annuler.
00:19:52Et c'est ce que Donald Trump dit.
00:19:53Ben, moi, je ne veux pas.
00:19:54Donc ça, pour moi, déjà,
00:19:55c'est une première limite.
00:19:56Ensuite, l'accord,
00:19:57enfin, ce JCPOE
00:19:58que les Américains ont abandonné...
00:20:00On parlait de l'accord de Vienne
00:20:02qui a été signé en 2015.
00:20:04qui dépasse le nucléaire.
00:20:06Ben, du coup, ils vont rajouter aussi,
00:20:08ben, mettons, des prisonniers.
00:20:09D'ailleurs, ce matin,
00:20:10on a libéré,
00:20:11enfin, ce matin, tout à l'heure,
00:20:12dans l'après-midi,
00:20:13un prisonnier...
00:20:15emblématique.
00:20:16Enfin, le régime iranien, oui.
00:20:18Ça veut dire qu'il y a peut-être d'autres...
00:20:19Et donc, à la fin,
00:20:20on va se retrouver, quoi ?
00:20:20Peut-être avec des prisonniers,
00:20:23un peu de nucléaire,
00:20:24d'uranium enrichi.
00:20:25Donc, vous avez peur, en gros,
00:20:26d'un deal qui ne vaut rien ?
00:20:27Mais dans deux ans,
00:20:28on va se retrouver,
00:20:29même un peu moins.
00:20:30Voilà, on va me dire...
00:20:30Est-ce qu'il faut redouter,
00:20:31Antoine Basbous,
00:20:32un deal qui ne vaut rien,
00:20:34finalement,
00:20:35et que Donald Trump
00:20:36revendique une victoire
00:20:37qui n'en est pas une ?
00:20:38Ne négligeons pas
00:20:40le rôle d'Israël
00:20:41dans cette affaire,
00:20:43Israël qui chuchote
00:20:44à l'oreille de Trump.
00:20:46Je crois que nous sommes
00:20:47en train de vivre
00:20:49la fin,
00:20:50la clôture, en fait,
00:20:52d'un cycle ouvert
00:20:53le 7 octobre 23.
00:20:56C'est-à-dire,
00:20:57l'Iran a conçu cette attaque,
00:21:00le général Qasem Suleyman,
00:21:01il l'a mise en place
00:21:04et le 7 octobre
00:21:06a dégénéré
00:21:07en décapitation
00:21:09de Hezbollah,
00:21:10renversement d'Assad,
00:21:11ainsi de suite.
00:21:12Et maintenant,
00:21:13arrive le rôle,
00:21:15le tour,
00:21:16en quelque sorte,
00:21:17du cerveau iranien.
00:21:18Donc, j'ai du mal
00:21:19à penser que le cerveau iranien
00:21:21ne soit pas,
00:21:22en quelque sorte,
00:21:24impliqué
00:21:26dans les conséquences
00:21:33de l'échec
00:21:33du 7 octobre.
00:21:35Je crois que
00:21:35la fin de ce cycle
00:21:37impose
00:21:39la fin du régime iranien
00:21:40qui a conçu
00:21:41une hégémonie régionale.
00:21:45Les dirigeants iraniens
00:21:46revendiquaient
00:21:47le contrôle
00:21:48de quatre capitales arabes.
00:21:50Ils ont mis
00:21:50le terrorisme partout,
00:21:52en Europe,
00:21:53en Orient,
00:21:54dans tous ces pays.
00:21:55Ils sont appuyés
00:21:56sur un archipel
00:21:57d'organisations chiites
00:22:00dans ces régions,
00:22:01créés des états
00:22:02parallèles
00:22:03aux états structurés.
00:22:05Et donc, du coup,
00:22:06cette phase-là,
00:22:08elle est attendue.
00:22:09Je crois que le régime
00:22:10est mûr pour tomber.
00:22:12Il est extrêmement affaibli
00:22:14à l'intérieur,
00:22:15sur le plan régional,
00:22:16sur le plan international.
00:22:17et que ça viendra
00:22:19à l'occuré.
00:22:19Vous préconisez
00:22:20une attaque américaine.
00:22:21Je préconise
00:22:22la chute du régime.
00:22:23Je ne sais pas
00:22:24par quels moyens.
00:22:25Elle ne peut passer
00:22:26autrement
00:22:27que par une attaque américaine.
00:22:27c'est indispensable
00:22:28pour achever cela.
00:22:31Alors, si Trump
00:22:33dit aux Iraniens
00:22:34« j'envoie des renforts,
00:22:37continuez,
00:22:38et qu'il ne le fait pas »,
00:22:39eh bien,
00:22:40il se dégonfle totalement.
00:22:41Il se discrédite.
00:22:41C'est ce que beaucoup
00:22:42disent déjà.
00:22:43En revanche,
00:22:44il avait menacé
00:22:45de déchirer
00:22:46l'accord de 2015 nucléaire.
00:22:48Il l'a déchiré en 2018.
00:22:50Il a exécuté Soleimani.
00:22:52Il a envoyé les B2
00:22:53en juin dernier bombardés.
00:22:55Donc, c'est quelqu'un
00:22:56qui est redouté
00:22:57par les Iraniens.
00:22:58Et c'est pourquoi
00:22:59je me dis
00:23:00que l'heure de vérité
00:23:01n'est pas très loin.
00:23:03Ou bien il se dégonfle
00:23:04et son mandat,
00:23:05il lui reste trois années,
00:23:07eh bien,
00:23:07ça sera le chicken chicken
00:23:09comme ses prédécesseurs
00:23:11par rapport à l'Iran.
00:23:12Et comme Barack Obama.
00:23:12Et l'Iran pourra retrouver
00:23:14un peu de couleur.
00:23:15Ou bien,
00:23:16il va enfoncer le front
00:23:18et chercher
00:23:19ce que je redoute.
00:23:21À vrai dire,
00:23:22c'est le jour d'après.
00:23:23C'est ça le problème.
00:23:23Je crois que le...
00:23:25Il va en être question.
00:23:26Mais je voudrais faire réagir
00:23:27notamment Olivier Ravanello
00:23:28sur ce que vous avez dit.
00:23:30Est-ce que pour vous aussi,
00:23:31on est arrivé à la fin d'un cycle ?
00:23:33On est arrivé à un point
00:23:35où le régime iranien
00:23:36est plus faible
00:23:38qu'il ne l'a jamais été.
00:23:40Donc, si en effet,
00:23:41la volonté,
00:23:41c'est d'essayer
00:23:42de les branler,
00:23:43c'est le moment où jamais.
00:23:45Ensuite,
00:23:46il ne faut pas se tromper
00:23:47sur les mots.
00:23:48On parle beaucoup d'accords.
00:23:50C'est quoi un accord ?
00:23:51Un accord,
00:23:52c'est quand les deux parties
00:23:53peuvent dire
00:23:55et sont convaincus
00:23:56qu'elles n'ont pas lâché
00:23:56l'essentiel.
00:23:57Et quand les deux parties
00:23:58peuvent raconter à leur camp,
00:24:00on a gagné.
00:24:01C'est ce qui s'est passé
00:24:02en 2015.
00:24:03Tout le monde était content
00:24:03et personne n'avait lâché
00:24:05l'essentiel.
00:24:06Ça, c'est un accord.
00:24:07Ce que propose Trump,
00:24:08ce n'est pas un accord.
00:24:09C'est comme l'a dit Ulysse,
00:24:10c'est une soumission,
00:24:12c'est de tordre le bras du régime,
00:24:15mais ça n'est pas un deal
00:24:17où tout le monde repart content.
00:24:18Est-ce qu'un accord
00:24:18est forcément équilibré
00:24:20pour les deux parties ?
00:24:21Oui, un accord est forcément équilibré.
00:24:21On peut se mettre d'accord
00:24:22mais être d'accord pour se coucher.
00:24:24Là, c'est une capitulation.
00:24:26C'est une capitulation.
00:24:27Et ce que Trump est en train
00:24:28de demander, d'exiger,
00:24:30et ce qu'il essaye de mettre en place,
00:24:32c'est de tordre le bras de ce régime
00:24:34qui sera tellement tordu
00:24:36qu'il va en changer,
00:24:38qu'il va changer de visage,
00:24:39qu'il va changer de nature.
00:24:41Je ne crois pas
00:24:41à l'effondrement du régime,
00:24:43mais sans doute que l'ambition de Trump,
00:24:45c'est de faire bouger,
00:24:46de changer profondément
00:24:48ce régime.
00:24:49Et c'est ça qu'il essaye
00:24:50de mettre en place.
00:24:51Et ce régime, c'est aussi
00:24:51qu'il est, d'une certaine façon,
00:24:54assez fort face à Trump
00:24:55parce qu'il y a un prix
00:24:56que Trump n'est pas prêt à payer
00:24:57pour le faire tomber.
00:24:59Et donc, des frappes,
00:25:01aussi fortes soient-elles,
00:25:02seront-elles susceptibles
00:25:03à elles seules
00:25:04de faire la différence ?
00:25:05C'est-à-dire qu'il n'est pas prêt
00:25:06à attaquer pour vous ?
00:25:07C'est uniquement du pape ?
00:25:08Non, non, il n'est pas,
00:25:08je pense qu'il n'y a pas de garantie.
00:25:10Si on va dans le sens
00:25:11du scénario de l'intervention,
00:25:13il y a un élément aujourd'hui
00:25:14qui plaide dans ce sens,
00:25:15c'est l'arrivée des B-52,
00:25:18les avions symboliques
00:25:20de l'intervention américaine
00:25:22la plus forte
00:25:22avec les avions qui ont bombardé,
00:25:26les B-2 qui ont bombardé l'Iran
00:25:28au mois de juin dernier.
00:25:29Donc les B-52,
00:25:30c'est vraiment le signal
00:25:31vraiment de la puissance américaine
00:25:33et c'est un signal
00:25:33qui est adressé aux Iraniens
00:25:34pour leur dire
00:25:35je suis extrêmement sérieux
00:25:36et si vous ne bougez pas,
00:25:39le compte à rebours va s'arrêter
00:25:41et l'intervention aura lieu.
00:25:42Mais tout le monde ici
00:25:44a l'air persuadé
00:25:45que la seule solution
00:25:46c'est l'intervention,
00:25:47c'est la chute du régime,
00:25:48etc.
00:25:48Encore un basbouche
00:25:49nous a dit à juste titre
00:25:51ce que je redoute,
00:25:52ce que je redoute,
00:25:53ce sont les conséquences.
00:25:55Comment expliquez-vous
00:25:55que quasiment tous les pays européens
00:25:57interviennent pour dire
00:25:59attention à une intervention
00:26:00qui aurait des conséquences
00:26:01extrêmement graves
00:26:02pour la région,
00:26:03il y a un risque de chaos régional.
00:26:04C'est vrai que l'Iran
00:26:05menace d'une guerre régionale,
00:26:07mais est-ce que les Européens
00:26:08et les Qataris,
00:26:09les Saoudis
00:26:10et tous les habitants
00:26:12de la région
00:26:12et même Israël
00:26:13redoutent les conséquences
00:26:14d'une intervention
00:26:15qui tournerait mal,
00:26:17si vous voulez.
00:26:18Donc je pense qu'il faut
00:26:19avoir ça en tête.
00:26:19Et enfin, dernier point...
00:26:20Et vous pensez que Donald Trump
00:26:21ne l'a pas en tête, ça ?
00:26:22Justement,
00:26:23et le dernier point,
00:26:24c'est que Trump
00:26:24n'a pas été élu
00:26:25pour aller faire la guerre
00:26:25contre l'Iran.
00:26:26Il a été élu
00:26:27pour gagner des parts de marché,
00:26:30pour agrandir l'Amérique,
00:26:31éventuellement au Groenland,
00:26:33mais pas pour envoyer
00:26:34des soldats au sol
00:26:35pour mettre un terme
00:26:36au régime iranien.
00:26:37Et il y a déjà
00:26:39au sein de sa base,
00:26:40au sein électoral,
00:26:42une fracture qui a été provoquée
00:26:43par le Groenland
00:26:44et qui serait encore plus grande
00:26:45si, effectivement,
00:26:46l'intervention avait lieu
00:26:47et qu'elle n'arrivait pas
00:26:49aux résultats escomptés.
00:26:50dans le profil de Trump
00:26:53psychologique,
00:26:54il faut aussi penser
00:26:55que lui se dit
00:26:56est-ce que je vais aller
00:26:57contre ma base,
00:26:58contre les raisons
00:26:59pour lesquelles j'ai été élu ?
00:27:00En fait,
00:27:00est-ce que je vais
00:27:01trahir mes propres engagements ?
00:27:03C'est un facteur essentiel,
00:27:05d'autant plus que,
00:27:07effectivement,
00:27:08personne n'est absolument certain
00:27:09que malgré les moyens déployés,
00:27:11il va réussir.
00:27:12Et dernier point,
00:27:13tout cela nous incite à penser
00:27:14qu'il espère un accord.
00:27:16Et quand il dit
00:27:16j'espère un accord,
00:27:18je pense qu'il est sincère.
00:27:19Mais il a répondu
00:27:20publiquement à cette affaire
00:27:22de faire le shérif
00:27:24hors de la zone
00:27:24d'influence américaine.
00:27:25Il a dit
00:27:25ça s'est assez bien passé
00:27:27au Venezuela,
00:27:28peut-être qu'on pourrait...
00:27:29Mais le Venezuela
00:27:29n'est pas l'Iran,
00:27:31on ne peut pas
00:27:31que je ne sais pas.
00:27:32Oui, mais est-ce que
00:27:33ça ne lui a pas ouvert
00:27:34l'appétit, justement ?
00:27:36Je ne le dis pas,
00:27:37je dis que j'ai entendu
00:27:38un président publiquement
00:27:39répéter que parce que
00:27:41ça s'était bien passé
00:27:42au Venezuela,
00:27:43peut-être que la méthode
00:27:44pourrait être appliquée ailleurs.
00:27:45Donc, quand il se soucie
00:27:47de sa base électorale
00:27:48à juste titre,
00:27:49il faut comprendre que
00:27:50oui, mais non.
00:27:52C'est-à-dire qu'il a dit
00:27:52très publiquement,
00:27:54il y a des intérêts américains
00:27:55et c'est cette idée aussi
00:27:56de solder les comptes
00:27:57avec l'Iran.
00:27:58On en avait parlé
00:27:59un peu plus tôt.
00:28:00Il y a une humiliation
00:28:01profonde.
00:28:03Alors, il y a la guerre
00:28:03du Vietnam
00:28:04qui pèse
00:28:05dans les âmes américaines,
00:28:07mais il y a aussi
00:28:07ce qui s'est passé
00:28:08avec le saccage
00:28:10de l'ambassade,
00:28:11la prise des otages
00:28:12à Téhéran
00:28:13en 1979,
00:28:14et puis surtout
00:28:16l'opération
00:28:18pour aller les secourir
00:28:20qui a été un échec lamentable
00:28:22qui est à l'origine
00:28:24d'ailleurs
00:28:24du développement
00:28:25des forces spéciales américaines
00:28:26pour que ça ne se produise
00:28:27plus jamais
00:28:28et c'est évident
00:28:29que Donald Trump
00:28:30s'est très content
00:28:31de dire
00:28:31j'ai, moi,
00:28:3347,
00:28:3447e président
00:28:35des États-Unis,
00:28:36finalement montré
00:28:37qui était le plus fort.
00:28:39Une fois qu'on l'a dit,
00:28:40c'est avec quel moyen
00:28:41et quel capital politique
00:28:42est-il pré-engagé ?
00:28:44En signant un accord,
00:28:46justement,
00:28:47accord ou autre terme.
00:28:48Ou en disant simplement
00:28:49qu'il a obtenu ce qu'il faut
00:28:50parce qu'il n'a pas besoin
00:28:51de signer quoi que ce soit.
00:28:52Le problème,
00:28:53c'est qu'on se perd
00:28:54parce qu'on parle
00:28:54de deux choses différentes.
00:28:56On parle d'un côté
00:28:57de ce que peut revendiquer
00:28:59ou pas revendiquer Trump.
00:29:00Alors là, honnêtement,
00:29:00vous êtes meilleur que moi là-dessus
00:29:01parce que visiblement,
00:29:02il est capable de revendiquer
00:29:03tout et n'importe quoi
00:29:04puisqu'encore une fois,
00:29:05il y a six mois,
00:29:06il expliquait qu'il n'y avait
00:29:06plus de problème nucléaire iranien.
00:29:07Donc, effectivement,
00:29:08il peut aller très très très loin
00:29:10dans ce qu'il raconte
00:29:11si ça l'arrange.
00:29:13Et ça,
00:29:13je n'ai pas la main dessus.
00:29:14Donc moi,
00:29:14je ne suis pas Madame Irma.
00:29:16Je suis incapable de vous dire
00:29:16ce que va faire Trump.
00:29:17Et je ne me fous pas dans sa tête
00:29:18parce que c'est déjà
00:29:19assez compliqué dans la mienne
00:29:20pour ne pas me foutre dans la sienne.
00:29:22Donc, ça,
00:29:22je ne sais pas.
00:29:24En revanche,
00:29:25la seule chose
00:29:26dont moi je peux parler
00:29:26pour le coup
00:29:27parce que c'est ça mon boulot,
00:29:29c'est qu'est-ce qu'il peut obtenir
00:29:31en termes de...
00:29:32Quelles sont les revendications
00:29:34et les besoins
00:29:34des Occidentaux
00:29:35sur le nucléaire,
00:29:36sur le balistique ?
00:29:38Voilà.
00:29:38Comment il peut organiser son affaire ?
00:29:41Le déploiement.
00:29:42Donc là,
00:29:42tout ça,
00:29:42on le voit.
00:29:43Il s'est mis en place
00:29:44quand même de manière massive
00:29:45comme il ne l'avait jamais fait
00:29:46jusqu'à présent
00:29:47pour pouvoir utiliser la force
00:29:49pour obtenir
00:29:50un,
00:29:51des effets
00:29:51sur le programme nucléaire,
00:29:53deux,
00:29:53des effets
00:29:54sur les capacités balistiques
00:29:56et trois,
00:29:57des effets sur le régime.
00:29:58Je ne dis pas
00:29:59que ça ira
00:29:59vers un changement,
00:30:00un basculement.
00:30:01J'en sais rien.
00:30:01On n'a jamais de garantie là-dessus.
00:30:03Mais il s'est donné
00:30:04ces moyens-là
00:30:04avec des moyens considérables.
00:30:06Pourquoi est-ce qu'il se serait donné
00:30:08tous ces moyens finalement
00:30:08pour partir de mon redouille ?
00:30:10Encore une fois,
00:30:10c'est de la psychologie.
00:30:11Moi, je ne suis pas psychologue
00:30:12donc j'en sais foutrement rien.
00:30:13Et demain,
00:30:14peut-être qu'il me fera mentir
00:30:15en me disant
00:30:15« Non, très bien,
00:30:16j'ai un accord avec Patin-Couffin
00:30:17et il dansera le tango
00:30:19avec le guide. »
00:30:21Parfait.
00:30:21Je n'en sais rien.
00:30:22Je ne suis pas psychologue.
00:30:23En revanche,
00:30:24d'un point de vue militaire,
00:30:25il a mis en place
00:30:26de quoi se donner les moyens
00:30:27de vraiment obtenir
00:30:28ces objectifs
00:30:29qui, à ce stade,
00:30:30ne sont pas atteignables
00:30:32par la négociation
00:30:33parce que les Iraniens
00:30:34sont incapables
00:30:35de lui donner ce qu'il veut
00:30:36parce qu'il les refuse
00:30:37depuis 40 ans
00:30:38et le seul moment
00:30:39où ils avaient donné
00:30:40une petite partie de ça,
00:30:41c'était l'accord
00:30:42de 2015 à Vienne
00:30:45que Trump a rejeté
00:30:47parce que c'est lui
00:30:47qui l'a déchiré
00:30:48en deuxième 18.
00:30:49Donc, je veux bien
00:30:49qu'il soit totalement neneux
00:30:50mais après,
00:30:51est-ce qu'il a une logique ou pas ?
00:30:53Donc, ça,
00:30:53c'est la première chose.
00:30:54La deuxième chose,
00:30:55c'est que ça lui coûterait
00:30:56en termes de crédibilité
00:30:58pour le coup.
00:30:58C'est comme quand on dit
00:30:59qu'il y a une ligne rouge.
00:31:00Alors, évidemment,
00:31:01les Russes vont le pousser à ça.
00:31:02Ils ont essayé de le pousser
00:31:03parce qu'eux,
00:31:04c'est un de leurs alliés stratégiques
00:31:05qui s'effondre encore.
00:31:06Les Chinois, pareil,
00:31:07c'est comme le Venezuela,
00:31:08ils perdent des réserves de pétrole
00:31:10et une voie de communication
00:31:11en maritime.
00:31:12Donc, là aussi,
00:31:13il y a quand même
00:31:13une certaine logique
00:31:14sur ce que font les Américains
00:31:15qui dépasse un petit peu l'Iran.
00:31:17Ils se donnent des moyens stratégiques
00:31:19qui vont dans le sens
00:31:19de leur revue nationale stratégique.
00:31:21Et Trump n'est pas si neneux que ça
00:31:23quand c'est ça.
00:31:23Et être anglais, chinois,
00:31:24fait partie de l'objectif.
00:31:26Et c'est même l'objectif principal
00:31:27parce que plus que les Iraniens,
00:31:29je pense que les Chinois,
00:31:29lui, c'est vraiment son objectif.
00:31:31Donc, on est sur des questions
00:31:32stratégiques lourdes.
00:31:34Les Israéliens vont lui dire
00:31:35un certain nombre de choses aussi
00:31:35sur le fait qu'ils n'ont pas
00:31:38de garantie que ça va tomber.
00:31:39Mais ils n'ont jamais été
00:31:40aussi faibles les autres
00:31:40et c'est la possibilité.
00:31:43Donc, je ne dis pas
00:31:43que j'ai raison.
00:31:45Encore une fois,
00:31:46je ne suis pas dans la tête de Trump.
00:31:47Je ne sais pas ce qu'on a compris.
00:31:48Mais non, je préfère le redire.
00:31:51Et vous ne voyez pas
00:31:53comment on peut s'en sortir
00:31:54sans une attaque américaine ?
00:31:56On peut s'en sortir
00:31:57sans une attaque américaine,
00:31:58mais pas en obtenant
00:31:59ce que demandent les Occidentaux.
00:32:02Ça, c'est impossible.
00:32:03C'est ce que vous entendez
00:32:04dans les films de mafieux.
00:32:05On obtient plus de choses
00:32:06avec un beau gentil
00:32:07et un flingue
00:32:08qu'avec un beau gentil.
00:32:09Et je pense qu'il peut y avoir
00:32:10un deuxième flingue
00:32:11parce qu'il peut ajouter
00:32:12à l'arrivée du avril américain
00:32:14un deuxième groupe
00:32:16et particulièrement
00:32:17le Gérald Ford
00:32:17qui était déployé
00:32:18comme on ne le fait jamais.
00:32:20Jamais les Américains
00:32:21ont un porte-avions
00:32:22dans leur cour arrière.
00:32:22Donc, d'après ce que je comprends...
00:32:23Et le Ford pourrait revenir
00:32:25et ça donnerait encore
00:32:26une semaine,
00:32:27dix jours
00:32:27pour faire monter la pression
00:32:29dans la théâtralisation
00:32:30de tout ça.
00:32:31C'est formidable.
00:32:32Il annonce le retour
00:32:32du Gérald Ford.
00:32:33Ça y est,
00:32:34ils sont très sérieux,
00:32:35les Américains.
00:32:36Deux porte-avions,
00:32:36deux groupes aéronavales.
00:32:38Il déploie la grosse quincaillerie
00:32:40et ça donne dix jours
00:32:41pour continuer
00:32:41à faire monter la pression.
00:32:42Le seul truc,
00:32:43c'est que c'est long
00:32:43et que ça,
00:32:44il n'aime pas ça.
00:32:45Finalement,
00:32:45autour de cette table,
00:32:46il n'y a qu'Ulysse Gosset
00:32:47qui pense que tout ça
00:32:49pourrait se finir
00:32:50avec un accord
00:32:52et sans intervention.
00:32:53Moi, je pense que,
00:32:54j'aurais dit ce que je dis
00:32:55tout à l'heure,
00:32:55les Iraniens ne font
00:32:57aucune confiance à Trump
00:32:58et réciproquement,
00:32:59Trump ne croit pas du tout
00:33:00aux engagements des Iraniens.
00:33:02Donc, ça rend les choses
00:33:03extrêmement compliquées.
00:33:04Mais je constate qu'aujourd'hui,
00:33:05et ça vient d'être dit,
00:33:06il y a une fenêtre
00:33:07qui est ouverte
00:33:08pour la négociation.
00:33:09Le dispositif américain,
00:33:11il est considérable,
00:33:12mais il peut être
00:33:13encore augmenté.
00:33:14C'est-à-dire que Trump
00:33:14n'est pas obligé
00:33:15de taper cette nuit
00:33:17ou demain.
00:33:17Il peut attendre,
00:33:19il peut consolider
00:33:19le dispositif,
00:33:21il peut le rendre
00:33:21encore plus impressionnant.
00:33:23N'oublions pas
00:33:24qu'il y a une hypothèse
00:33:25qui n'a pas encore été évoquée,
00:33:27c'est celle
00:33:27d'une négociation
00:33:28qui verrait
00:33:29le départ du guide
00:33:31et un changement de garde
00:33:32à l'intérieur du régime
00:33:33avec notamment
00:33:34des jeunes gardiens
00:33:36de la Révolution
00:33:36ou des jeunes officiers iraniens
00:33:38ou des leaders
00:33:39auxquels on ne pense pas
00:33:41aujourd'hui,
00:33:41mais qui pourraient faire
00:33:42l'objet d'un accord
00:33:43justement permettant
00:33:44de changer la donne
00:33:45qui donnerait satisfaction
00:33:46à Trump.
00:33:47Et puisque vous avez
00:33:48fait référence au Venezuela,
00:33:49c'est exactement
00:33:49ce qui s'est passé au Venezuela,
00:33:50on a kidnappé
00:33:52le président
00:33:53du Venezuela
00:33:54mais le régime
00:33:55reste en place
00:33:55et qui dit
00:33:58qu'on ne pourrait pas
00:33:58avoir un scénario
00:33:59identique en Iran
00:34:00qui éviterait
00:34:01finalement une guerre
00:34:02aux issues incertaines
00:34:04en remplaçant
00:34:05une partie du régime
00:34:06par un autre
00:34:06qui aurait la possibilité
00:34:08d'accorder
00:34:09au moins partie
00:34:10de ce que réclament
00:34:11les Américains.
00:34:11Ce que tu dis, Ulysse,
00:34:12et je pense totalement vrai,
00:34:14c'est-à-dire que je pense
00:34:14que dans la tête
00:34:15des dirigeants occidentaux
00:34:16aujourd'hui,
00:34:17la question non pas
00:34:17d'un renversement
00:34:18de régime
00:34:18mais d'un basculement
00:34:20d'une partie du régime
00:34:21pour un accord
00:34:22avec les Occidentaux,
00:34:23grosso modo,
00:34:23on dégage tout ce qui est
00:34:25purement religieux
00:34:27et la mainmise
00:34:27du pur religieux
00:34:28et on fait monter
00:34:29même que des conservateurs
00:34:31parce que c'est eux
00:34:32qui ont le pouvoir,
00:34:33que du passe d'Aran
00:34:33mais du passe d'Aran
00:34:34qui est corrompu,
00:34:36etc.
00:34:36mais qui va se draper
00:34:38du nationalisme,
00:34:40du courant nationaliste
00:34:40qui pour sauver
00:34:41la percée d'Iran
00:34:42serait capable
00:34:43d'écarter le guide
00:34:43sauf que le seul problème
00:34:45dans ce truc-là
00:34:46c'est que c'est très difficile
00:34:47de le faire à froid
00:34:48et c'est pour ça
00:34:49qu'il y aura certainement
00:34:50de la frappe graduée
00:34:51avec des paliers
00:34:52c'est que ces gars-là
00:34:54ils ne peuvent pas
00:34:54balancer leurs missiles
00:34:56parce que le programme missile
00:34:58c'est leur programme à eux
00:35:00et c'est ce qui fait
00:35:01leur légitimité
00:35:03comme nationalistes.
00:35:04Donc l'idée
00:35:04qu'à un moment
00:35:05pour les aider
00:35:05à pouvoir faire
00:35:06une révolution de palais
00:35:08il faut casser un petit peu
00:35:09de programmes balistiques
00:35:11et les aider à dire
00:35:12vous allez bien
00:35:13que l'option à terme
00:35:14c'est une négociation
00:35:15avec les occidentaux
00:35:16parce que
00:35:16le fait d'être
00:35:18totalement coincé
00:35:19par le religieux
00:35:20nous met hors du jeu
00:35:21et va casser le pays
00:35:22il va falloir quand même
00:35:23passer par un petit peu
00:35:24de bras de fer
00:35:25parce que ça ne pourra pas
00:35:26le faire simplement
00:35:26de l'égociation.
00:35:27Justement puisque vous en parlez
00:35:28sur les têtes pensantes
00:35:29du régime iranien
00:35:30on va voir ça avec vous
00:35:31Antoine Forestier
00:35:32bonsoir
00:35:32merci de nous rejoindre
00:35:33il faut savoir d'abord
00:35:35que le pouvoir en Iran
00:35:36est divisé en trois
00:35:37et c'est bien le pouvoir
00:35:38religieux
00:35:39qui est le plus prépondérant
00:35:41Ce pouvoir qui est incarné
00:35:43par l'ayatollah Ali Ramenei
00:35:46qui est le guide suprême
00:35:47du pays
00:35:48en place depuis 1989
00:35:49ça fait 36 ans
00:35:51le pouvoir militaire
00:35:52ensuite
00:35:52on va le voir juste après
00:35:53il est divisé en deux
00:35:54mais il est principalement
00:35:55incarné par les gardiens
00:35:56de la révolution
00:35:57et puis le pouvoir exécutif
00:35:58c'est le président
00:35:58de la république islamique
00:36:00d'Iran
00:36:00Massoud Pézekian
00:36:02élu avec 55% des voix
00:36:04il y a deux ans
00:36:05juste après la mort
00:36:05de son prédécesseur
00:36:06dans un crash d'hélicoptère
00:36:07on commence donc
00:36:08avec le pouvoir religieux
00:36:09l'ayatollah Ali Ramenei
00:36:11qui détient le pouvoir
00:36:12le plus puissant
00:36:13dans ce pays
00:36:14il est le guide suprême
00:36:15il a l'autorité
00:36:16sur les institutions politiques
00:36:17sur les institutions judiciaires
00:36:19militaires
00:36:19ou encore médiatiques
00:36:20et puis il contrôle
00:36:22également la police
00:36:22des mœurs
00:36:23qui est en charge
00:36:23du respect
00:36:24notamment des mœurs
00:36:25islamiques dans le pays
00:36:26comme le port du hijab
00:36:27pour les femmes
00:36:28par exemple dans la rue
00:36:29le pouvoir institutionnel
00:36:30maintenant
00:36:30le président de la république
00:36:32Massoud Pézekian
00:36:33lui il a des pouvoirs
00:36:34plus restreints
00:36:35il est à la tête
00:36:36d'un gouvernement
00:36:36qui applique en fait
00:36:37les grandes lignes
00:36:38fixées par le guide suprême
00:36:39dont on vient de parler
00:36:40à l'instant
00:36:40notamment sur le plan économique
00:36:41il gère les relations internationales
00:36:43ça veut dire que par exemple
00:36:44Emmanuel Macron
00:36:45lorsqu'il parle de l'Iran
00:36:46c'est avec lui
00:36:47en général qu'il échange
00:36:48en revanche
00:36:49il ne contrôle pas l'armée
00:36:50l'Iran est un des seuls pays
00:36:52où le chef de l'exécutif
00:36:53n'a pas ce pouvoir
00:36:54et puis enfin
00:36:55on termine avec le pouvoir militaire
00:36:56les forces armées iraniennes
00:36:58je vous le disais
00:36:58sont divisées en deux
00:36:59il y a une armée régulière
00:37:00qui est en charge
00:37:01de la défense antiaérienne
00:37:02de la défense des frontières
00:37:03ou encore de la défense maritime
00:37:05et puis les gardiens
00:37:06de la révolution
00:37:07là on s'occupe de ce côté-là
00:37:08de la sécurité intérieure
00:37:10de la défense du système islamique
00:37:12ils sont très bien équipés
00:37:14ils disposent par exemple
00:37:14de missiles balistiques
00:37:15ils seraient entre
00:37:16150 000 et 200 000 soldats
00:37:18ça dépend des sources
00:37:19ils sont considérés en fait
00:37:20comme un véritable état
00:37:21dans l'état
00:37:22et puis depuis jeudi
00:37:23ils sont considérés
00:37:24comme une entité terroriste
00:37:25par l'Union Européenne
00:37:26Merci beaucoup Antoine Forestier
00:37:28pour toutes ces précisions
00:37:29Antoine Basbousse
00:37:31est-ce que ça veut dire
00:37:32que si on veut
00:37:33si Donald Trump
00:37:34veut renverser le régime iranien
00:37:36il faut renverser
00:37:37les trois pouvoirs
00:37:38ou un seul suffit ?
00:37:40A vrai dire
00:37:40il y a deux pouvoirs
00:37:41le troisième
00:37:42il est fictif
00:37:42le président de la république
00:37:44il est élu
00:37:44par le suffrage universel
00:37:46arrangé
00:37:48sans doute
00:37:49mais il n'a vraiment
00:37:51aucun pouvoir
00:37:52le vrai pouvoir
00:37:53c'est entre les mains
00:37:55de Wali Il-Faqi
00:37:56c'est-à-dire le successeur
00:37:58ou le vicaire
00:37:59du prophète sur terre
00:38:00qui est Khamenaï
00:38:02et le pouvoir exécutif
00:38:05c'est entre les mains
00:38:06des passe-d'Aran
00:38:07qui contrôlent
00:38:08évidemment
00:38:08le renseignement
00:38:10l'armée
00:38:10et surtout maintenant
00:38:12toute la puissance
00:38:14économique
00:38:15et financière du régime
00:38:16donc le pauvre président
00:38:18qui est cardiologue
00:38:19ne pèse pas
00:38:21c'est juste
00:38:21il est là
00:38:22pour la vitrine
00:38:23pour pouvoir prendre
00:38:24c'est juste pour faire Jolie
00:38:25en fait
00:38:25pour dire
00:38:27on a un président
00:38:28il peut être
00:38:29un émissaire
00:38:30vers les occidentaux
00:38:31pour porter
00:38:33les termes
00:38:35de négociation
00:38:36qu'on lui fixe
00:38:37à Téhéran
00:38:37mais lui
00:38:38il n'a aucune marge
00:38:39de manœuvre
00:38:40c'est juste
00:38:41une vitrine
00:38:42c'est ça
00:38:43mais à vrai dire
00:38:44ce régime
00:38:45peut avoir
00:38:48doit pouvoir
00:38:49obtenir
00:38:50un Boris Yeltsin
00:38:51iranien
00:38:51qui
00:38:52après avoir
00:38:54décapité
00:38:54la tête
00:38:55des décideurs
00:38:59lui
00:39:00il arrive
00:39:00pour
00:39:01retourner
00:39:02l'appareil
00:39:03et
00:39:04sans
00:39:05créer de chaos
00:39:06avec ou son turban ?
00:39:08il peut y avoir
00:39:10des enturbanés
00:39:11et c'est plus
00:39:12Eltsin
00:39:13par exemple
00:39:13l'ancien président
00:39:14Rafsanjani
00:39:15qui a fait
00:39:15deux fois
00:39:17président de la République
00:39:18une fois président
00:39:18du Majlis
00:39:19aurait pu jouer
00:39:20ce rôle
00:39:20parce que
00:39:21c'était sa conviction
00:39:22ne pas investir
00:39:24dans le nucléaire
00:39:25inutilement
00:39:25être pro-occidentaux
00:39:29en tout cas
00:39:30tendre la main
00:39:30aux occidentaux
00:39:31aujourd'hui
00:39:32la première
00:39:33préoccupation
00:39:34des Iraniens
00:39:34c'est
00:39:35la levée
00:39:36des sanctions
00:39:37qui les tue
00:39:37qui les affaiblit
00:39:40qui les appauvrit
00:39:41les Iraniens
00:39:42quand ils arrivent
00:39:43à Dubaï
00:39:43ou à Doha
00:39:45ils regardent
00:39:48une contrée
00:39:49moderne
00:39:50où toutes les infrastructures
00:39:51sont
00:39:52très avancées
00:39:54quand ils comparent
00:39:55avec leur pays
00:39:55où
00:39:56toutes les semaines
00:39:57il y a des avions
00:39:58cannibalisés
00:39:59qui tombent
00:39:59parce qu'il y a des sanctions
00:40:00bref
00:40:01c'est un pays
00:40:02qui cherche
00:40:03l'espoir
00:40:04et l'espoir
00:40:04n'est plus
00:40:04dans la monarchie
00:40:06mais ce qui est intéressant
00:40:07c'est qu'il y a l'hypothèse
00:40:08de cette alternative
00:40:09au pouvoir actuel
00:40:10dans le cadre
00:40:11d'une négociation
00:40:12et quand Antoine parle
00:40:13d'un Boris Yeltsin
00:40:14en faisant référence
00:40:15à l'URSS
00:40:16de Gorbatchev
00:40:17et de Yeltsin
00:40:18on voit que Yeltsin
00:40:18est arrivé au pouvoir
00:40:19et qu'après
00:40:20Yeltsin
00:40:20il y a eu un certain
00:40:21sur le coup d'état
00:40:22une forme de coup d'état
00:40:24et donc
00:40:24des fédérations
00:40:27de Biélorussie
00:40:28et de Russie
00:40:28contre Gorbatchev
00:40:29c'est une hypothèse
00:40:31intéressante
00:40:31et qui
00:40:32peut-être
00:40:33est en train
00:40:34d'être négociée
00:40:35ou en tout cas
00:40:36avec peut-être
00:40:37la connaissance
00:40:38parfaite des Israéliens
00:40:39du système iranien
00:40:40et des principales
00:40:41forces à l'intérieur
00:40:44des gardiens
00:40:44de la révolution
00:40:45c'est une hypothèse
00:40:47qu'il ne faut pas
00:40:48exclure
00:40:48et qui aurait l'avantage
00:40:49d'éviter
00:40:50un risque
00:40:51de guerre civile
00:40:52qui inquiète
00:40:53beaucoup de gens
00:40:53en Iran
00:40:54parce que rappelons
00:40:55quand même
00:40:55la puissance
00:40:56des gardiens
00:40:56de la révolution
00:40:57c'est entre 150
00:40:58et 200 000 hommes
00:40:59puissamment armés
00:41:00qui jouent leur va-tout
00:41:02qui ont tout à perdre
00:41:03à commencer par l'économie
00:41:05ça a été très bien dit
00:41:06même s'ils sont corrompus
00:41:07ce sont eux
00:41:08qui détiennent
00:41:08les reines économiques
00:41:09du pays
00:41:09et la chute du régime
00:41:11ça serait leur propre chute
00:41:12et probablement
00:41:13physiquement
00:41:13leur élimination
00:41:14pour les principaux dirigeants
00:41:15Olivier Ravanello
00:41:16comment Donald Trump
00:41:17s'en débarrasse
00:41:18si c'est
00:41:19sa principale préoccupation
00:41:21puisqu'on est
00:41:22dans le registre
00:41:23des hypothèses
00:41:24depuis une demi-heure
00:41:25c'est pour ça
00:41:26que vous êtes invité
00:41:27je suis d'accord
00:41:29avec Ulysse
00:41:30sur l'hypothèse
00:41:31la plus probable
00:41:32et sans doute celle
00:41:33qu'attend Trump
00:41:34et qu'espère Trump
00:41:35c'est une évolution
00:41:36du régime
00:41:37une révolution de palais
00:41:38un changement
00:41:39à l'intérieur
00:41:39Trump a une grille
00:41:44de lecture du monde
00:41:45où il pense
00:41:45que quand il y a un problème
00:41:46c'est à cause
00:41:47de la personne
00:41:48qui n'est pas au bon endroit
00:41:49il y a un problème
00:41:50parce que ce type-là
00:41:51nous empêche
00:41:51de bien faire les choses
00:41:52donc en fait
00:41:52il faut trouver le moyen
00:41:53de l'écarter
00:41:55donc je pense
00:41:56qu'il projette un Iran
00:41:57en disant
00:41:57si on avait
00:41:58les bonnes personnes
00:41:58qui soient amis avec nous
00:42:00ou en tout cas
00:42:01qui fassent bonne figure
00:42:02mais qui soient amis avec nous
00:42:03comme le Venezuela
00:42:04est en train
00:42:05progressivement
00:42:05de le devenir
00:42:07ça lui irait très bien
00:42:08la couleur du régime
00:42:09sa nature démocratique
00:42:11ou pas démocratique
00:42:12il s'en fiche
00:42:12donc on est
00:42:13dans cette hypothèse
00:42:15seul bémol
00:42:16je ne vois pas
00:42:17ce régime
00:42:17bouger lui-même
00:42:18je ne vois pas
00:42:19ce régime évoluer
00:42:20tant qu'il n'aura pas
00:42:22pris un grand coup
00:42:23sur la figure
00:42:24ça veut dire quoi
00:42:24un grand coup
00:42:25sur la figure
00:42:25des frappes
00:42:27c'est aussi ce que vous pensez
00:42:28j'en profite pour vous saluer
00:42:29Jérôme Clèche
00:42:30vous êtes arrivé très discrètement
00:42:31bonsoir
00:42:31vous êtes notre consultant
00:42:33défense
00:42:34est-ce que vous aussi
00:42:35pour vous aussi
00:42:36il faudra passer par des frappes
00:42:37si Donald Trump
00:42:38veut faire évoluer ce régime
00:42:40ce qui est sûr
00:42:41c'est que Donald Trump
00:42:41met une pression maximale
00:42:42ça a été dit
00:42:43très largement
00:42:44sur le plateau
00:42:44j'imagine
00:42:45en revanche
00:42:46il se retrouve dans une situation
00:42:47où il ne pourra pas
00:42:49obtenir quoi que ce soit
00:42:50par la force militaire
00:42:51sans accepter un coup
00:42:52très important
00:42:53et c'est là tout le problème
00:42:54en fait
00:42:54c'est que le coup
00:42:56très important
00:42:56c'est très concrètement
00:42:58un porte-avions
00:42:59celui qui est derrière vous
00:43:00qui serait éventuellement touché
00:43:01ça vis-à-vis
00:43:02de ses concitoyens américains
00:43:05je ne pense pas
00:43:05qu'ils puissent vraiment
00:43:06l'assumer
00:43:07ça veut dire aussi
00:43:08les éraniens ont les moyens
00:43:08d'aller toucher ce porte-avions
00:43:09mais bien sûr
00:43:10militairement parlant
00:43:11c'est tout à fait possible
00:43:12s'ils concentrent
00:43:12leurs tirs de drones
00:43:13leurs tirs de missiles balistiques
00:43:15en se disant
00:43:15on veut détruire
00:43:16le groupe aéronaval
00:43:17ça passera
00:43:18parce qu'il n'y a aucune
00:43:19défense anti-aérienne
00:43:20même avec les destroyers
00:43:22qu'il y a autour
00:43:22qui permettront
00:43:23une perméabilité totale
00:43:25les iraniens seraient assez fous
00:43:26pour s'en prendre
00:43:27au porte-avions américains
00:43:28bien sûr
00:43:28parce que si vous amenez
00:43:30en fait les iraniens
00:43:31à jouer leur vatou
00:43:31c'est-à-dire en fait
00:43:32c'est soit un changement de régime
00:43:34la fin du nucléaire
00:43:35bref
00:43:35la capitulation exigée
00:43:36dans la négociation de Trump
00:43:37qui est plus une capitulation
00:43:39qu'une vraie négociation
00:43:40où il y aurait quand même
00:43:41une prise de parti
00:43:42pour les deux
00:43:43et bien
00:43:44voulait pousser
00:43:45à jouer leur vatou
00:43:46et donc dans ce cas-là
00:43:47effectivement
00:43:48il faut frapper fort
00:43:48et c'est la raison
00:43:49pour laquelle il retient son bras
00:43:50sinon ça aurait déjà été fait
00:43:51s'il avait l'assurance
00:43:52de pouvoir frapper
00:43:53sans qu'il y ait le moindre coup
00:43:54pour lui
00:43:54ou c'est la deuxième version
00:43:56pour Israël
00:43:57avec ce qui serait
00:43:58des centaines et des milliers de morts
00:44:00c'est ça le coup
00:44:00qu'il y aurait à supporter
00:44:01pour Israël
00:44:02ce ne serait pas
00:44:021, 2, 3, 4, 5, 7 morts
00:44:04comme en juin 2025
00:44:06ce serait par centaines
00:44:07ou par milliers
00:44:07ça je ne suis pas sûr
00:44:08que Benyamin Tenyaniou
00:44:09puisse aussi endosser
00:44:11et assumer ça
00:44:12donc ce coup-là
00:44:13si vous voulez
00:44:13il ne peut pas l'endosser
00:44:15il gagnerait la guerre
00:44:16bien sûr
00:44:16il peut faire tomber le régime
00:44:17ce n'est pas un problème
00:44:18il peut supprimer le nucléaire
00:44:21non
00:44:21mais
00:44:21comment l'endommager sérieusement
00:44:25oui
00:44:25ça c'est possible
00:44:26il peut effectivement
00:44:27amputer très largement
00:44:29les gardiens de la révolution
00:44:30leur arsenal
00:44:31peut-être pourquoi pas
00:44:32pousser
00:44:33et je parle sous contrôle
00:44:34de notre expert
00:44:35pousser une partie
00:44:36des gardiens de la révolution
00:44:37qui ne constitue pas
00:44:38un groupe monolithique
00:44:39à rejoindre
00:44:40qui sait la rébellion
00:44:40mais tout ça va s'inscrire
00:44:41dans le temps
00:44:42et les frappes aériennes
00:44:44s'inscrivent elles aussi
00:44:45dans le temps
00:44:45et donc il y aura un coût
00:44:46à supporter
00:44:47la guerre ne peut pas se faire
00:44:48avec zéro mort
00:44:50zéro engagement
00:44:50or Donald Trump
00:44:51c'est des coûts rapides
00:44:53efficaces
00:44:54des gains rapides
00:44:55efficaces
00:44:55petits souvent
00:44:56Venezuela
00:44:56pas grand chose de gagné
00:44:57pour l'instant
00:44:58il connaît le prix politique
00:44:59qu'il n'est pas prêt
00:45:00lui à payer
00:45:00c'est le seul
00:45:01qui connaît l'avion
00:45:02ça ferait partie
00:45:03du prix politique
00:45:04qu'il ne veut pas payer
00:45:04et je rappelle quand même
00:45:05que récemment
00:45:06on l'a vu se satisfaire
00:45:08ce qui ne veut pas dire
00:45:09qu'il ne changera pas
00:45:09d'opinion
00:45:10mais se satisfaire
00:45:10de ce qu'on avait
00:45:11suspendu
00:45:12les pendaisons annoncées
00:45:14pour dire
00:45:14c'est la preuve
00:45:15que la menace
00:45:16que j'ai proférée
00:45:18a eu l'impact
00:45:19que je souhaitais
00:45:20or au départ
00:45:21c'était de dire
00:45:22il n'y aura pas
00:45:22de massacre dans les rues
00:45:23et les massacres
00:45:24ont eu lieu
00:45:25mais derrière
00:45:26il a dit
00:45:26vous savez
00:45:27il y avait 800
00:45:27et c'est donc la preuve
00:45:30que l'Amérique
00:45:32a été respectée
00:45:33notre puissance militaire
00:45:34a été respectée
00:45:35ce n'était pas
00:45:36ce qui était au programme
00:45:36la première fois
00:45:37où il a annoncé
00:45:38de possibles frappes
00:45:39alors évidemment
00:45:40je pense que Jérôme
00:45:41a parfaitement raison
00:45:42il y a un prix politique
00:45:43qu'il mesure
00:45:43très très très bien
00:45:44qu'il ne peut pas payer
00:45:46évidemment
00:45:46quand on lance une opération
00:45:47on n'est jamais en amont
00:45:48certain de quoi que ce soit
00:45:49mais il doit nécessairement
00:45:52il y a un très gros risque
00:45:54à lancer une attaque
00:45:55Ulysse Gosset
00:45:56oui ce qui me frappe
00:45:57beaucoup ce week-end
00:45:57c'est que tous les grands
00:45:59médias français
00:45:59sont axés sur l'Iran
00:46:02et réfléchissent
00:46:04à haute voix
00:46:04pour savoir
00:46:05s'il y aura une intervention
00:46:06quels ans sont ses conséquences
00:46:07quand vous regardez
00:46:08ce qui se passe aux Etats-Unis
00:46:09pas du tout
00:46:09aucune chaîne d'information
00:46:11n'est en direct
00:46:11pour parler d'une possible intervention
00:46:13les Américains
00:46:14ont les yeux braqués
00:46:15sur deux choses
00:46:17la publication
00:46:18de nouveaux documents
00:46:19sur l'affaire Epstein
00:46:20ce scandale
00:46:21vous avez bien suivi
00:46:23le déroulé de l'émission
00:46:23parce qu'on avait justement
00:46:24l'intention d'en parler
00:46:25je le rappelle justement
00:46:26parce que c'est très important
00:46:27c'est extrêmement bizarre
00:46:29le scandale sexuel
00:46:31de Epstein
00:46:32et la divulgation
00:46:32de noms
00:46:33d'emails
00:46:34de photos etc
00:46:35alors pour bien rappeler
00:46:36ce que vous dites
00:46:37parce que c'est très intéressant
00:46:38ce que vous dites
00:46:39c'est juste
00:46:39il y a eu 3 millions de documents
00:46:41qui ont été publiés
00:46:42vendredi
00:46:43sur cette affaire Epstein
00:46:44et ça met en cause
00:46:45Donald Trump
00:46:46dans des faits très graves
00:46:46ça fait la une de tous les journaux
00:46:48ensuite il y a l'affaire
00:46:49du Wisconsin
00:46:49du Minnesota
00:46:51qui est un état
00:46:52en pleine
00:46:53comment dire
00:46:54effervescence
00:46:55effervescence
00:46:55avec des manifestations permanentes
00:46:57avec la mort tragique
00:46:59de deux manifestants
00:47:00ça fait deux
00:47:02et puis il y a le budget
00:47:03qui est complètement bloqué
00:47:04et donc le gouvernement
00:47:06qui est dans une impasse totale
00:47:07c'est ça la priorité absolue
00:47:09de Trump
00:47:10dans l'immédiat
00:47:10alors il est certes
00:47:11capable de gérer
00:47:12trois dossiers intérieurs
00:47:13plus le quatrième
00:47:14en même temps
00:47:14mais ça fait quand même beaucoup
00:47:16et ce que je constate
00:47:17c'est que les grands médias
00:47:17n'en parlent quasiment pas
00:47:19de cette possibilité
00:47:20d'intervention
00:47:20alors est-ce que c'est
00:47:21le calme avant la tempête
00:47:23ou bien est-ce que c'est
00:47:24parce qu'effectivement
00:47:25ce sont les priorités intérieures
00:47:27qui dominent
00:47:28n'oublions pas que Trump
00:47:29a des élections
00:47:30de mid-term
00:47:31extrêmement importantes pour lui
00:47:32s'il les perd
00:47:33il perdra presque tout
00:47:35s'il les gagne
00:47:36il sera le président impérial
00:47:38jusqu'à la fin de son mandat
00:47:39et donc
00:47:40une guerre en Iran
00:47:41une confrontation
00:47:42dont les conséquences
00:47:43ne sont pas écrites aujourd'hui
00:47:44il doit s'imaginer
00:47:45que ça va avoir
00:47:46une influence majeure
00:47:47sur le scrutin
00:47:48surtout si elle se passe mal
00:47:50si elle se passe bien
00:47:51il pourra dire
00:47:51l'Amérique est forte
00:47:52et là
00:47:53je dirais
00:47:53elle a vengé
00:47:55si vous voulez
00:47:55les pertes de Jimmy Carter
00:47:57lorsque deux hélicoptères
00:47:59se sont crachés
00:47:59pour aller libérer
00:48:00des otages iraniques
00:48:01en gros il y a déjà
00:48:01trop de fronts ouverts
00:48:02pour Donald Trump
00:48:03pour qu'il puisse aussi
00:48:04agir du côté de l'Iran
00:48:05il a déjà trop à faire
00:48:07dans son pays
00:48:08en ce moment
00:48:08il est surprenant
00:48:09il est surprenant
00:48:10par ce scandale
00:48:11en cruche
00:48:12dit quoi pas aussi
00:48:13Ulysse
00:48:14c'est qu'il a
00:48:15à partir d'aujourd'hui
00:48:16deux semaines
00:48:17pour s'entendre
00:48:18avec une partie
00:48:19de ces républicains
00:48:20au Sénat
00:48:20et tous les démocrates
00:48:21pour trouver une solution
00:48:22à l'impasse politique
00:48:23sur la question
00:48:24de ces policiers fédéraux
00:48:25policiers des frontières
00:48:27et de l'immigration
00:48:28qui ont été apparemment
00:48:30laissés à eux-mêmes
00:48:31un peu débridés
00:48:32parce que s'ils ne
00:48:33la trouvent pas
00:48:33la solution politiquement
00:48:35c'est le financement
00:48:36du Homeland Security
00:48:37du ministère de l'Intérieur
00:48:38si vous voulez
00:48:38super ministère de l'Intérieur
00:48:40qui sera fermé
00:48:42et ça c'est évidemment
00:48:44politiquement irrecevable
00:48:45pour le président
00:48:46donc à courte échéance
00:48:48pour les deux prochaines semaines
00:48:49il a un boulot
00:48:51c'est de faire en sorte
00:48:52que le département
00:48:53de la sécurité intérieure
00:48:54ne soit pas dépouillé
00:48:55de son budget
00:48:55dans deux semaines
00:48:56et ça pèse très lourd
00:48:57il devra d'abord
00:48:58contenter les démocrates
00:48:59mais surtout
00:49:00de ses alliés politiques
00:49:01républicains
00:49:02qui lui ont dit
00:49:03on a dépassé les bornes
00:49:04il s'est passé des trucs
00:49:06au Minnesota
00:49:06qui sont totalement inacceptables
00:49:08y compris
00:49:08pour ses alliés politiques
00:49:10c'est une pression
00:49:11c'est une vraie pression
00:49:12Jérôme Clèche
00:49:13je pense que
00:49:15tout ça risque
00:49:16d'accoucher d'une souris
00:49:17en réalité
00:49:18c'est-à-dire qu'il est
00:49:19fort probable
00:49:20que Donald Trump
00:49:22se satisfasse
00:49:23d'un accord à minima
00:49:24ou s'il n'y a pas
00:49:25d'accord
00:49:25qu'il y ait une frappe
00:49:26tout à fait minimaliste
00:49:28symbolique
00:49:29histoire de sauver la face
00:49:30et que finalement
00:49:31il passe à un autre sujet
00:49:33voilà
00:49:34c'est tout à fait possible
00:49:35pour vous
00:49:36ça peut être
00:49:36tout simplement
00:49:37une obsession
00:49:38une obsession
00:49:39en ce moment
00:49:40comme un jeu
00:49:41dont il pourrait
00:49:42n'hésitez pas
00:49:44à suivre l'émission
00:49:45avant d'arriver
00:49:46sur ce plateau
00:49:46mais ce serait
00:49:48ce serait
00:49:49terriblement décevant
00:49:50Antoine Bassebousse
00:49:51si finalement
00:49:52Donald Trump
00:49:53non mais
00:49:54pour les Iraniens
00:49:55notamment
00:49:55parce que
00:49:56c'est vrai qu'on parle
00:49:57beaucoup de
00:49:57cette intervention militaire
00:49:59mais on sait aussi
00:50:00que le peuple iranien
00:50:01attend une intervention
00:50:02de Donald Trump
00:50:03on pourra dire
00:50:04tout ça pour ça
00:50:05ce déploiement
00:50:06de force
00:50:07cette gesticulation
00:50:09magistrale
00:50:10ces menaces
00:50:11ces promesses
00:50:12tout ça
00:50:12pour reculer
00:50:13je ne le crois pas
00:50:15parce que
00:50:16ça signifie
00:50:17que Trump
00:50:18se dégonfle
00:50:19et qu'il n'est plus
00:50:21crédible
00:50:21or
00:50:22sur ce sujet
00:50:23jusque là
00:50:24il l'a été
00:50:25je ne sais pas
00:50:26comment il va gérer ça
00:50:27mais je crois
00:50:28qu'il y a
00:50:29des équipes
00:50:30à la défense
00:50:31au Pentagone
00:50:32pour gérer cette affaire
00:50:33comme il y a des équipes
00:50:34pour gérer
00:50:35le budget
00:50:36et le reste
00:50:37en même temps
00:50:38je note
00:50:39que
00:50:40les Israéliens
00:50:41ont été extrêmement
00:50:42présents
00:50:42ce week-end
00:50:43à Washington
00:50:43où le patron
00:50:45le CMA
00:50:46chef d'état-major
00:50:47de l'armée
00:50:48et le patron
00:50:49du renseignement militaire
00:50:50étaient la semaine dernière
00:50:52à Washington
00:50:53avec leurs homologues
00:50:54et qu'en début de ce mois
00:50:56le patron du Mossad
00:50:58a été à Miami
00:50:59pour rencontrer
00:51:00ces homologues
00:51:01donc je crois
00:51:02qu'ils s'appuient
00:51:03sur l'expertise
00:51:04des Israéliens
00:51:05qui ont infiltré
00:51:06les rangs des Iraniens
00:51:07au plus haut point
00:51:08et que peut-être
00:51:10ils cherchent
00:51:11une solution
00:51:12en association
00:51:13avec les Israéliens
00:51:14sans qu'ils n'apparaissent
00:51:15en première ligne
00:51:16pourquoi ?
00:51:17pour ne pas heurter
00:51:18les pays voisins
00:51:20les pays arabes
00:51:22qui ne peuvent pas
00:51:22se mettre du côté
00:51:23d'Israël
00:51:24si jamais Israël
00:51:25se mettait en première ligne
00:51:27en revanche
00:51:27ce à quoi nous avons assisté
00:51:29c'est l'arrivée
00:51:31d'intercepteurs
00:51:33de missiles
00:51:34éventuellement iraniens
00:51:35et leur déploiement
00:51:37dans l'ensemble
00:51:37des pays
00:51:38de la région
00:51:38et il y a
00:51:40une réunion
00:51:42importante
00:51:42qui je pense
00:51:43se tiendra
00:51:44cette semaine
00:51:44en Turquie
00:51:45entre émissaires
00:51:46américains
00:51:47et émissaires
00:51:48iraniens
00:51:49en même temps
00:51:49ce que je note
00:51:51c'est que
00:51:51déjà depuis deux semaines
00:51:53le ministre
00:51:54iranien
00:51:55des affaires étrangères
00:51:56a évacué
00:51:57sa femme
00:51:58et ses deux filles
00:51:58à Beyrouth
00:51:59pour les placer
00:52:00à l'ambassade
00:52:02aux côtés du Hezbollah
00:52:03pour les sortir
00:52:05de Téhéran
00:52:06c'est une indication
00:52:08sur l'inquiétude
00:52:09qui s'empare
00:52:10des hautes sphères
00:52:12de l'État
00:52:13oui
00:52:13c'est là-dessus
00:52:14que vous vouliez aussi réagir
00:52:15Didier François
00:52:15parce que vous nous le disiez
00:52:16tout à l'heure
00:52:17finalement Donald Trump
00:52:18il a toutes les cartes en main
00:52:19il a l'épée
00:52:20mais il lui manque le bouclier
00:52:22et c'est pour ça
00:52:22qu'il est beaucoup question
00:52:23mais le bouclier
00:52:23ça y est il commence à arriver
00:52:24c'est vrai que quand on a
00:52:25les SAD
00:52:25qui sont ces missiles
00:52:27d'interception à haute altitude
00:52:28et les Patriotes
00:52:29ça commence à arriver
00:52:30c'est jamais du 100%
00:52:32c'est ce qu'on rappelait
00:52:33y compris il y a 6 mois
00:52:34un certain nombre
00:52:35de missiles iraniens
00:52:37ont touché
00:52:37le territoire israélien
00:52:38néanmoins
00:52:39encore une fois
00:52:40autant
00:52:41moi je suis incapable
00:52:43de dire
00:52:43ce que Trump décidera
00:52:45parce que c'est compliqué
00:52:45dans sa tête
00:52:46il est assez imprévisible
00:52:47et que honnêtement
00:52:48il est effectivement
00:52:50capable de reculer
00:52:50mais attention
00:52:51deux choses quand même
00:52:53d'un point de vue historique
00:52:55sur l'Iran
00:52:56comme tu le rappelais
00:52:58d'ailleurs tout à l'heure
00:52:58il a quand même
00:52:59une certaine cohérence
00:53:01il a cassé l'accord
00:53:04sur le nucléaire iranien
00:53:06en 2018
00:53:06d'accord
00:53:07et donc je vois mal
00:53:09comment il pourrait expliquer
00:53:10qu'il cède à moins
00:53:11il pourra
00:53:12parce qu'il est capable de tout
00:53:13enfin il y a quand même
00:53:14un problème de logique
00:53:15la deuxième chose
00:53:15c'est lui
00:53:16qui dans son premier mandat
00:53:17a aussi accepté
00:53:19de faire flinguer
00:53:20le patron
00:53:20de la force Al-Khot
00:53:21qui est la force
00:53:23d'opération extérieure
00:53:24et qui était
00:53:24le grand patron
00:53:25de la déstabilisation régionale
00:53:26et que ce que n'avait
00:53:28jamais fait aucun dirigeant
00:53:30américain
00:53:30donc deuxième grosse start
00:53:32avec une même logique
00:53:33sur l'Iran
00:53:34troisièmement
00:53:35l'air de rien
00:53:36alors qu'il était en pleine
00:53:37négociation
00:53:38comme dirait les tontons
00:53:39flingueurs
00:53:39à Bourpif en pleine paix
00:53:40il est con ce mec
00:53:41mais alors qu'il était
00:53:42en pleine négociation
00:53:42au mois de mai
00:53:43et qu'il annonçait
00:53:44que tout allait bien se passer
00:53:45en 60 jours
00:53:46il est allé bombarder
00:53:48à la fin
00:53:49de la frappe
00:53:50israélienne
00:53:51l'Iran
00:53:52là aussi
00:53:52les Américains
00:53:53ne l'avaient pas fait avant
00:53:54donc il y a quand même
00:53:55une certaine logique
00:53:56dans son rapport
00:53:57à l'Iran
00:53:58qui montre que
00:54:00sur ce terrain là
00:54:01en tout cas
00:54:02il a eu trois fois
00:54:03recours
00:54:04à la force
00:54:05ou à la coercition
00:54:05ce qui n'était pas le cas
00:54:06de ses prédécesseurs
00:54:07or il a quand même aussi
00:54:09toujours
00:54:09dans sa tête
00:54:10l'idée
00:54:10de ne jamais être comparé
00:54:12à deux de ses prédécesseurs
00:54:13je ne parle même pas
00:54:14de CDP
00:54:14Joe Biden
00:54:15et même d'Obama
00:54:17or Obama
00:54:18tout le monde
00:54:21lui a toujours reproché
00:54:22sa reculade
00:54:23sur la ligne rouge
00:54:24sur la Syrie
00:54:25qui a été en 2013
00:54:26rappelez-vous
00:54:28les rafales français
00:54:29étaient prêts à décoller
00:54:30les britanniques
00:54:31ont finalement abandonné
00:54:33et qu'au dernier moment
00:54:34c'est lui qui a dit non
00:54:35et que ça a quand même
00:54:36mis stratégiquement
00:54:37les Etats-Unis
00:54:37dans une situation
00:54:38intenable
00:54:39et c'est dans la foulée
00:54:40que la Russie
00:54:41a pu aller se taper
00:54:41l'invasion de la Crimée
00:54:43donc il y a
00:54:44je pense qu'il y a quand même
00:54:45des logiques stratégiques
00:54:47ça ne veut pas dire
00:54:47qu'il ira
00:54:48que pour autant
00:54:49ils ne puissent pas
00:54:50décider de reculer
00:54:51mais qui s'ils le font
00:54:53poseront
00:54:54à la stature
00:54:56de la puissance américaine
00:54:58dans un monde
00:54:58qui est quand même
00:54:59un monde
00:54:59où les rapports de force
00:55:00sont en train de revenir
00:55:01plein pot
00:55:01un véritable problème
00:55:03j'espère que je me trompe
00:55:04mais je n'en suis absolument pas
00:55:06à vous entendre
00:55:06il a l'air sacrément
00:55:08de haut mur
00:55:08Donald Trump
00:55:09non je ne crois pas
00:55:10alors vraiment pas
00:55:11je crois que Donald Trump
00:55:12n'est jamais de haut mur
00:55:12c'est justement
00:55:13sa méthode
00:55:14c'est d'être
00:55:15en permanence
00:55:16dans la maîtrise
00:55:17du temps
00:55:18et de l'initiative
00:55:20c'est lui qui décide
00:55:21il ne finit pas
00:55:22par prendre une décision
00:55:23parce qu'on est au bout
00:55:24d'une logique
00:55:25et qu'on arrive
00:55:26à une décision attendue
00:55:27c'est tout le contraire
00:55:28il ouvre
00:55:29s'il veut rester cohérent
00:55:30finalement
00:55:31il se fiche de la cohérence
00:55:32il se fiche de notre avis
00:55:33il se fiche de la cohérence
00:55:35de toute façon
00:55:36il aura une histoire
00:55:37à raconter
00:55:37pour nous expliquer
00:55:38qu'on n'a rien compris
00:55:39et que lui
00:55:40a bien fait les choses
00:55:41donc il faut oublier ça
00:55:42en revanche
00:55:43si vous observez
00:55:44ce qu'il a fait
00:55:44depuis le début
00:55:45de son deuxième mandat
00:55:45il a ouvert
00:55:46quantité de dossiers
00:55:47il y va
00:55:48si ça ne marche pas
00:55:50tout de suite
00:55:50il laisse tomber
00:55:51il va sur un autre
00:55:52mais il y revient
00:55:53vous avez le Panama
00:55:54le Venezuela
00:55:55le Panama
00:55:56je pense qu'on va en reparler
00:55:57c'est pas fini
00:55:58le Venezuela
00:55:58l'Ukraine
00:55:59Gaza
00:56:00l'Iran
00:56:01le Groenland
00:56:02et bientôt Cuba
00:56:03il y a des négociations
00:56:04entre les Américains
00:56:05et les Cubains
00:56:07en ce moment même
00:56:07absolument
00:56:08et le Groenland
00:56:09vous voulez dire
00:56:09que c'est un terrain de jeu
00:56:10pour lui ?
00:56:11exactement
00:56:11il ouvre des dossiers
00:56:12c'est pas parce qu'il l'a ouvert
00:56:13qu'il va forcément
00:56:14le régler
00:56:15il a toutes les cartes en main
00:56:18pas dans les temps de la presse
00:56:20ça va quand même être compliqué
00:56:22de déplacer
00:56:22redéplacer
00:56:23toute l'armada américaine
00:56:24c'est pas un terrain de jeu
00:56:25mais c'est
00:56:25le mandat de Trump
00:56:27qui se joue en ce moment
00:56:28avec un objectif
00:56:29à l'été
00:56:30c'est le 250ème
00:56:32de la déclaration
00:56:33d'indépendance
00:56:34des Etats-Unis
00:56:34où Trump
00:56:36veut véritablement
00:56:37apparaître
00:56:38comme vraiment
00:56:39le nouvel empereur américain
00:56:40qui a réussi
00:56:40c'est pour ça
00:56:41qu'il voulait absolument
00:56:42un accord sur le Groenland
00:56:43avant cette date
00:56:44pour pouvoir dire
00:56:45j'ai réussi
00:56:45ce que Truman
00:56:47n'a pas fait
00:56:47avec le Groenland
00:56:48c'est pour cela
00:56:49qu'il aimerait
00:56:49beaucoup un accord
00:56:50sur l'Iran
00:56:51parce que
00:56:52tout simplement
00:56:53Joe Biden
00:56:54ou Obama
00:56:54n'ont pas réussi
00:56:55donc cette date
00:56:57est absolument majeure
00:56:58dans le mandat de Trump
00:56:59ça intervient
00:57:00avant les élections
00:57:01de novembre
00:57:01s'il réussit
00:57:03à avoir déjà
00:57:04un premier bilan
00:57:04extrêmement fort
00:57:05vis-à-vis de ses compatriotes
00:57:07et vis-à-vis de ses électeurs
00:57:08ça sera extrêmement important
00:57:09vous parliez de tous les dossiers
00:57:10qu'il avait ouvert
00:57:11le Panama
00:57:12le Groenland
00:57:13le Venezuela
00:57:13Gaza
00:57:14l'Ukraine
00:57:15finalement
00:57:15où peut-il se vanter
00:57:17d'avoir des réussites
00:57:18nulle part
00:57:19vous mettez le doigt
00:57:20exactement sur
00:57:21le point important
00:57:22c'est qu'il n'y a aucun résultat
00:57:24dans aucun dossier
00:57:25vous pouvez les prendre
00:57:26un à un
00:57:26ce qui laisse penser
00:57:27qu'il n'y aura pas de résultat
00:57:28sur l'Iran aussi
00:57:29le seul résultat
00:57:30je suis sûr
00:57:31qu'il en est le premier surpris
00:57:32c'est que la croissance
00:57:33aux Etats-Unis
00:57:34continue
00:57:34alors même que
00:57:36tous les économistes
00:57:37de tout poil
00:57:37avaient dit
00:57:38qu'augmenter les tarifs
00:57:39allait casser la croissance
00:57:41bon ça
00:57:42ça surprend tout le monde
00:57:43y compris les économistes
00:57:44de tout poil
00:57:44sans doute que ça le surprend
00:57:46lui-même aussi
00:57:46mais c'est pour dire
00:57:47qu'en fait
00:57:48qu'il n'y a aucun résultat
00:57:49sur aucun dossier
00:57:49le Venezuela
00:57:50bon c'est peanuts
00:57:51on va arrêter
00:57:52c'est pas à la portée
00:57:54de tout pays
00:57:54c'est une belle obsession
00:57:56d'avoir capturé le président
00:57:57c'est une belle opération
00:57:58c'est une belle opération
00:58:02c'est une belle opération
00:58:03et j'allais dire
00:58:04en homme de l'art
00:58:05j'apprécie
00:58:05mais concrètement
00:58:07la symétrie est telle
00:58:08que là pour le coup
00:58:10c'est un quick win
00:58:11c'est à dire
00:58:11il a gagné quelque chose
00:58:12rapidement
00:58:13de façon efficace
00:58:14mais il y a une dissymétrie
00:58:16telle
00:58:17en Ukraine
00:58:17il n'a rien gagné
00:58:18Groenland
00:58:19il n'a pas encore gagné
00:58:21qu'est-ce qu'il a obtenu
00:58:22qu'il n'aurait pas pu obtenir
00:58:24autrement
00:58:24c'est à dire
00:58:25en demandant simplement
00:58:26à augmenter éventuellement
00:58:28ce qu'il n'a toujours pas fait
00:58:29les forces américaines
00:58:30sur avoir davantage
00:58:32d'implantation
00:58:33dans le cadre
00:58:33d'une sécurité partagée
00:58:35pour les occidentaux
00:58:36pourrait très bien l'obtenir
00:58:37il n'a pas du tout besoin
00:58:39d'annexer
00:58:39ou d'acheter
00:58:40le Groenland
00:58:41l'Iran
00:58:42il y a eu un coup de force
00:58:44avec Midnight Hammer
00:58:45mais pour finir
00:58:46effectivement
00:58:47les 12 jours
00:58:47plutôt
00:58:48finalement
00:58:49déséquilibre avant
00:58:50demandé par Israël
00:58:52plutôt que de son
00:58:52trouvante initiative
00:58:53là
00:58:54il y a fort à parier
00:58:56qu'il ait décidé avant
00:58:58et qu'il ait
00:58:59finalement
00:59:00qu'il s'explique
00:59:00les choses après
00:59:01Antoine Bassebousse
00:59:02vous le trouvez trop dur
00:59:03avec Donald Trump
00:59:04Jérôme Klesch
00:59:05non j'ai pas d'admiration
00:59:06pour Trump
00:59:06moi je le trouve
00:59:07atypique
00:59:08je trouve
00:59:09ses méthodes sont brutales
00:59:11par exemple
00:59:12sur le Groenland
00:59:13le Groenland
00:59:14appartient
00:59:15au Danemark
00:59:17un pays allié
00:59:18au sein de l'OTAN
00:59:20il a déjà des facilités
00:59:21au lieu de déclarer
00:59:23de surprendre tout le monde
00:59:25qu'il veut
00:59:25acheter
00:59:26ou annexer
00:59:27le Groenland
00:59:27il aurait pu en parler
00:59:29avec les Danois
00:59:30avec l'OTAN
00:59:31sans heurter ses alliés
00:59:33il est brutal
00:59:35c'est une méthode
00:59:36qui n'est pas acceptable
00:59:37mais c'est le roi
00:59:38de la jeune
00:59:38est-ce que c'est une méthode
00:59:39gagnante
00:59:39quand on fait le point
00:59:40sur tous ces dossiers
00:59:42qui ont été ouverts
00:59:43en tout cas c'est
00:59:43gagnante
00:59:43là il a cédé
00:59:46il a rabaissé
00:59:47ses revendications
00:59:48et apparemment
00:59:49on s'achemine
00:59:50vers un accord
00:59:52acceptable pour tout le monde
00:59:54sauf qu'il a quand même
00:59:56perdu
00:59:57en termes de crédibilité
01:00:00par rapport
01:00:01à ses alliés européens
01:00:02et à l'OTAN
01:00:03c'était inutile
01:00:04il y avait d'autres méthodes
01:00:05pour y arriver
01:00:06il a utilisé
01:00:07la méthode forte
01:00:08et ça n'a pas marché
01:00:10je voudrais qu'on évoque
01:00:11le détroit d'Hormuz
01:00:12parce qu'il en a beaucoup
01:00:13été question
01:00:13ces dernières heures
01:00:14ce n'est pas forcément clair
01:00:15pour tout le monde
01:00:17vous allez peut-être
01:00:17pouvoir nous éclairer
01:00:18sur la question
01:00:18parce que l'Iran
01:00:19avait annoncé
01:00:20mener des exercices
01:00:21à tir réel
01:00:22avec l'accord des américains
01:00:23finalement
01:00:24qu'en est-il sur place
01:00:24je voudrais d'abord
01:00:25poser la question
01:00:26à Clémence Dibou
01:00:27bonsoir Clémence
01:00:28vous êtes justement
01:00:30c'est là que vous vous trouvez
01:00:32tout près du détroit d'Hormuz
01:00:33finalement
01:00:34il semblerait
01:00:35que ces exercices
01:00:35n'aient pas eu lieu
01:00:36qu'en est-il sur place Clémence
01:00:38le détroit d'Hormuz
01:00:40toujours sous haute surveillance
01:00:42même si
01:00:43il y a des responsables
01:00:45iraniens
01:00:45qui ont expliqué
01:00:46qu'il n'y avait pas
01:00:46en ce moment
01:00:47d'exercices militaires
01:00:49en cours
01:00:49la zone est toujours
01:00:50très surveillée
01:00:51très scrutée
01:00:52d'abord parce que
01:00:5220% du commerce mondial
01:00:54de pétrole
01:00:54transite
01:00:55par ce détroit
01:00:56et puis surtout
01:00:57parce qu'il y a toujours
01:00:58la présence américaine
01:00:59sur place
01:01:00l'armada
01:01:00comme l'a fait savoir
01:01:02Donald Trump
01:01:03le porte-avions
01:01:04de l'USS
01:01:05Lincoln
01:01:05il est toujours
01:01:06sur place
01:01:07prêt à intervenir
01:01:08s'il y avait besoin
01:01:10en tout cas
01:01:10cet exercice militaire
01:01:12qui avait été annoncé
01:01:13par la presse
01:01:14par la télévision
01:01:15d'état iranienne
01:01:16promettait des frappes
01:01:17réelles
01:01:18qui pouvaient peut-être
01:01:19conduire à l'escalade
01:01:20et c'est aussi peut-être
01:01:21aussi pour ça
01:01:22que finalement
01:01:22cet exercice
01:01:24il semble ne pas avoir eu lieu
01:01:26même si nous n'avons pas
01:01:27beaucoup plus d'informations
01:01:29tout reste flou
01:01:30pour l'instant
01:01:30Merci beaucoup
01:01:32Clémence Dibout
01:01:33quand tout reste flou
01:01:34a priori
01:01:35on espère que vous nous
01:01:36C'est qu'il y a un loup
01:01:37Non mais en fait
01:01:38cet exercice
01:01:38on voyait mal
01:01:39comment il allait pouvoir
01:01:40avoir lieu
01:01:41Parce qu'on le rappelle
01:01:42c'était avec l'accord
01:01:42des américains
01:01:43ils avaient dit
01:01:44Ok
01:01:44Non non non
01:01:45attention
01:01:45l'exercice dans un premier temps
01:01:47a été annoncé
01:01:48comme étant un exercice
01:01:49tripartite
01:01:49avec les chinois
01:01:50et les russes
01:01:51sauf que
01:01:52oui effectivement
01:01:52il y a bien eu un exercice
01:01:53qui avait été fait
01:01:54en Afrique du Sud
01:01:55maritime
01:01:56mais on n'a jamais vu
01:01:57ni un bateau russe
01:01:58ni un bateau chinois
01:01:58remonter
01:01:59l'océan indien
01:02:01pour aller sur Hormuz
01:02:03donc on avait quand même
01:02:04quelques doutes
01:02:05sur la capacité
01:02:06après comme ils sont
01:02:06chez eux
01:02:07parce qu'on dit
01:02:08les américains
01:02:08Ils pouvaient faire
01:02:08des exercices chez eux
01:02:09Les américains ont dit
01:02:10écoutez vous êtes à côté
01:02:11vous faites des exercices
01:02:12faites-le de manière
01:02:12professionnelle
01:02:13parce que si vous venez
01:02:13loucher dans les bottes
01:02:14pour se dire
01:02:14ça va mal se passer
01:02:16C'est pour ça que c'est
01:02:16clair
01:02:17Et grosso modo
01:02:18il n'y a pas eu d'exercice
01:02:19pour appeler à chat
01:02:20Mais honnêtement
01:02:21Pourquoi il n'y a pas eu
01:02:22d'exercice
01:02:22ça veut dire quoi ?
01:02:23Parce que si jamais
01:02:25là pour le coup
01:02:26il y avait un risque
01:02:27d'escalade énorme
01:02:28Vous mettez
01:02:28des gardiens de la révolution
01:02:29qui ne sont pas toujours
01:02:30toujours bien tenus
01:02:31face à l'armade américaine
01:02:33qui tient le zinzin
01:02:35et avec
01:02:35Non mais honnêtement
01:02:36Vous faites bien
01:02:37l'armade américaine
01:02:37Je le fais pas mal
01:02:39C'était quand même
01:02:40assez énorme
01:02:41et je pense qu'effectivement
01:02:42si les Iraniens
01:02:44voulaient jouer la carte
01:02:46de on est prêt à négocier
01:02:47on va faire des concessions
01:02:48même si c'est que
01:02:49pour gagner du temps
01:02:50et calmer
01:02:51et surtout utiliser
01:02:52les gens de la région
01:02:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:02:54pourquoi ils disent
01:02:55qu'ils veulent négocier
01:02:55les Iraniens
01:02:56c'est parce qu'ils veulent
01:02:57utiliser les Qataris
01:02:59les Turcs
01:03:00les Russes
01:03:01enfin bref
01:03:01tous leurs copains
01:03:02mais qui ont la truie
01:03:03pour qu'ils fassent pression
01:03:04sur les Américains
01:03:05c'est ça le sujet
01:03:06S'ils leur disaient
01:03:07en même temps
01:03:07on va vous fermer
01:03:07le détroit d'Hormuz
01:03:08autant dire
01:03:09que c'était pas simple ça
01:03:10Je pense que ça s'est
01:03:11un peu calmé là-dessus
01:03:11Oui c'était pour leur
01:03:13faire ce petit cadeau
01:03:13J'ai l'impression
01:03:14que vous avez
01:03:14quelques petites informations
01:03:15Antoine Bassebousse
01:03:16J'ai le sentiment
01:03:17que c'était
01:03:18une annonce mal calculée
01:03:20entre la télévision officielle
01:03:21et les passes d'Aran
01:03:22de l'autre côté
01:03:23et puis
01:03:24deuxième chose
01:03:25est-ce que
01:03:26les Russes
01:03:27et les Chinois
01:03:28n'ont-ils pas décliné
01:03:29cette invitation
01:03:30qui n'était pas
01:03:33très saine
01:03:34de la part des Iraniens
01:03:35Troisième chose
01:03:36est-ce que
01:03:38les explosions
01:03:38d'hier
01:03:39à Bandar Abbas
01:03:41ont dit
01:03:42qu'elle a touché
01:03:43l'état-major
01:03:44de la marine
01:03:44est-ce que
01:03:45ça a joué
01:03:47si c'est vrai
01:03:47je ne connais pas la cible
01:03:49mais il y a des rumeurs
01:03:50dans la région
01:03:50qui prétendent
01:03:52que c'était
01:03:52parce qu'il y a eu
01:03:53plusieurs explosions
01:03:54simultanées hier
01:03:55dont celle-là
01:03:57et les Américains
01:03:57avaient démenti
01:03:58être à l'origine
01:03:59de ces explosions
01:04:00oui
01:04:01mais on ne sait pas
01:04:02qui était la cible
01:04:05si elle a porté
01:04:06ses fruits
01:04:07si l'état-major
01:04:08de la marine
01:04:09était touché ou pas
01:04:10on l'ignore
01:04:11mais c'est une rumeur
01:04:12qui circule dans la région
01:04:13comme une autre rumeur
01:04:14c'est que
01:04:15les diplomates américains
01:04:17dans la région
01:04:17ne sont pas en état d'alerte
01:04:18ils se déplacent
01:04:19normalement
01:04:20sans contrainte
01:04:22et puis
01:04:23faire des exercices militaires
01:04:26en zone de présence
01:04:29américaine
01:04:29si dense
01:04:30ça veut dire
01:04:30s'exposer
01:04:31ou exposer
01:04:32ses faiblesses
01:04:33parce qu'ils auraient été
01:04:35surveillés
01:04:37par les satellites
01:04:38par les drones
01:04:38par plein de choses
01:04:40et à ce moment-là
01:04:40ils n'ont pas grand-chose
01:04:41à montrer
01:04:42par rapport
01:04:43à l'armada américaine
01:04:44donc c'est pour ça
01:04:45je crois que
01:04:47cet exercice
01:04:48a été annulé
01:04:49on le rappelle
01:04:50on est toujours en direct
01:04:51sur BFM TV
01:04:52merci d'être avec nous
01:04:52pour cette édition spéciale
01:04:54on le rappelle
01:04:55la tension est toujours maximale
01:04:56entre l'Iran
01:04:57et les Etats-Unis
01:04:59Ulysse Gosset
01:04:59vous vouliez nous dire un mot
01:05:01justement
01:05:01sur ces prochaines heures
01:05:02concernant la négociation
01:05:04en cours
01:05:04ou pas
01:05:05et bien il est confirmé
01:05:06maintenant aux Etats-Unis
01:05:07qu'il y aura
01:05:08une rencontre
01:05:09entre
01:05:10les Iraniens
01:05:11et les Américains
01:05:13en Turquie
01:05:13cette semaine
01:05:14ce qui
01:05:15si cette information
01:05:17évidemment se confirme
01:05:18et si la rencontre
01:05:18a bien lieu
01:05:19je dirais
01:05:20reporte
01:05:21à plus tard
01:05:22une éventuelle intervention
01:05:23le temps au moins
01:05:24que cette rencontre ait lieu
01:05:25alors
01:05:26si vous voulez
01:05:26tout ça pour dire
01:05:27qu'effectivement
01:05:28quand Trump
01:05:28espère un accord
01:05:30lorsqu'il dit
01:05:31les négociations
01:05:32sont sérieuses
01:05:34c'est le mot
01:05:34qu'il a employé
01:05:35sérieuses
01:05:35ça veut dire
01:05:36qu'il y a
01:05:37dans l'esprit de Trump
01:05:39la possibilité
01:05:40d'aller jusqu'au bout
01:05:41de cette négociation
01:05:42et de voir
01:05:43si ça peut marcher
01:05:43ou pas
01:05:44et si ça ne marche pas
01:05:45l'armada est là
01:05:46par ailleurs
01:05:47le chef d'état-major
01:05:48de l'armée israélienne
01:05:49dans la presse
01:05:50l'ont laissé entendre
01:05:52que lui
01:05:52il ne voyait
01:05:53rien avant
01:05:54une semaine
01:05:56voire deux semaines
01:05:56en termes de réunion
01:05:58en termes de frappe
01:05:59d'accord
01:05:59donc la dernière information
01:06:01en tout cas
01:06:01c'est qu'il y aurait
01:06:02une réunion
01:06:02c'est que la négociation
01:06:03s'organise
01:06:04la négociation s'organise
01:06:06entre les Iraniens
01:06:06et les Américains
01:06:07alors ce sera très intéressant
01:06:08de voir
01:06:08qui sont les négociateurs
01:06:09côté iranien
01:06:10il y a
01:06:11le conseiller principal
01:06:12du guide
01:06:13qui peut-être
01:06:13jouera ce rôle-là
01:06:14côté américain
01:06:16on verra
01:06:16c'est très important
01:06:17de savoir
01:06:18qui est l'Iranien
01:06:19de Donald Trump
01:06:20entre guillemets
01:06:20celui en tout cas
01:06:21qui est en mesure
01:06:22de négocier
01:06:23ça veut dire quoi
01:06:24qu'ils parleront
01:06:25de cet ultimatum
01:06:26qui a été lancé
01:06:26par Donald Trump
01:06:28on en rappelle
01:06:28les quelques lignes
01:06:29ça veut dire
01:06:29que potentiellement
01:06:30les Iraniens
01:06:32pourraient
01:06:32dire oui
01:06:34à l'une de ces
01:06:35ou à plusieurs
01:06:36de ces demandes
01:06:38de Donald Trump
01:06:39c'est pas tout à fait
01:06:40aussi simple que ça
01:06:40parce qu'une négociation
01:06:41de ce genre
01:06:42c'est d'une complexité folle
01:06:43mais c'est l'idée
01:06:45qu'ils vont se voir
01:06:45et se parler
01:06:46et mettre sur la table
01:06:48les principaux points
01:06:49d'un accord
01:06:50à négocier
01:06:51Trump est certes
01:06:52a mis un ultimatum
01:06:53aux Iraniens
01:06:53mais il n'a jamais
01:06:54donné de date butoir
01:06:55il se donne un peu de temps
01:06:57c'est vrai qu'il ne l'a pas dit
01:06:58pourquoi est-ce qu'il a
01:06:59ce que dit l'Orient Lejour
01:07:00qui est le grand quotidien
01:07:01l'oubanais
01:07:02et qui s'appuie
01:07:03et qui va dans le même sens
01:07:03qu'Axios
01:07:04c'est que ça serait
01:07:05des émissaires
01:07:06de niveau
01:07:07présidentiel
01:07:09donc on pense à Vitkov
01:07:09et côté
01:07:10iranien
01:07:12soit le président
01:07:13ça doit être
01:07:14Larry Jani
01:07:14côté iranien
01:07:15dont la fille
01:07:16est employée
01:07:18dans une université
01:07:19américaine
01:07:20et qui vient
01:07:20d'être licenciée
01:07:21parce que là
01:07:22Jani a été frappée
01:07:23par des sanctions
01:07:24il y a 10 jours
01:07:25sa fille est chercheuse
01:07:27à l'université
01:07:27d'Emery
01:07:28aux Etats-Unis
01:07:29et elle vient
01:07:30d'être licenciée
01:07:31et ce que dit
01:07:31l'Orient Lejour
01:07:33encore une fois
01:07:34qui a un grand quotidien
01:07:34libanais
01:07:35et qui est bien informé
01:07:36c'est que
01:07:37ce serait pour préparer
01:07:39une rencontre
01:07:40entre le président
01:07:40iranien
01:07:41et Trump
01:07:42mais vous nous disiez
01:07:44tout à l'heure
01:07:44qu'il n'avait
01:07:45quasiment aucun pouvoir
01:07:46ce président iranien
01:07:47il n'a aucun pouvoir
01:07:48s'il est délégué
01:07:49donc pour quelle raison
01:07:50en quoi est-ce que
01:07:51ça ferait avancer
01:07:52les négociations
01:07:52après il n'y a pas
01:07:53que du pouvoir
01:07:53si c'est un bon canal
01:07:55Olivier Ravanello
01:07:57l'Ayatollah
01:07:59a une stature
01:08:00quasi sainte
01:08:02il ne rencontre pas
01:08:03des dirigeants séculiers
01:08:04il ne rencontre pas
01:08:05des présidents
01:08:06sauf Poutine
01:08:07sauf Poutine
01:08:08mais bon
01:08:09est-ce que vraiment
01:08:09c'est un dirigeant séculier
01:08:10Poutine
01:08:11non mais c'est le représentant
01:08:13légitime
01:08:13de la république islamique
01:08:15d'Iran
01:08:15officiellement élu
01:08:16avec quelques 55%
01:08:18des voix
01:08:18c'est vrai que son pouvoir
01:08:20est quasiment inexistant
01:08:22dans la gestion courante
01:08:23des affaires de l'Iran
01:08:24mais néanmoins
01:08:25c'est lui qui représente
01:08:26l'Iran
01:08:26donc est-ce que
01:08:27c'est en quelque sorte
01:08:28le porte-parole
01:08:29ça semble un petit peu tôt
01:08:30pour imaginer
01:08:31une telle rencontre
01:08:32le fait qu'il cherche
01:08:34peut-être à l'organiser
01:08:34c'est très important
01:08:35mais est-ce qu'elle aura lieu
01:08:36souvenons-nous de la difficulté
01:08:38qu'il y a eu à organiser
01:08:39une rencontre entre Poutine
01:08:40et Trump
01:08:41sur l'Ukraine
01:08:41qui d'ailleurs
01:08:42depuis le rendez-vous
01:08:44de l'Alaska
01:08:44n'a jamais eu lieu
01:08:45on l'attend toujours
01:08:45voilà
01:08:46donc il faut être prudent
01:08:47là-dessus
01:08:47mais le fait que
01:08:48l'Orient Jeux Jeux Jours
01:08:49comme le dit Didier
01:08:50donne toutes ces informations
01:08:52ça veut dire
01:08:52qu'il y a quelque chose
01:08:53qui est en train de se passer
01:08:54ça bouge dans les coulisses
01:08:56de la diplomatie
01:08:57iranienne, américaine
01:08:59et autres
01:09:00et turc
01:09:01le fait que ça ait lieu
01:09:02en Turquie
01:09:03c'est très important
01:09:03parce que la Turquie
01:09:05joue évidemment
01:09:05qu'il y a une frontière
01:09:06avec l'Iran
01:09:07joue un rôle très important
01:09:08dans la région
01:09:09et suit avec beaucoup d'attention
01:09:10ce qui se passe
01:09:11et ce qui pourrait se passer
01:09:12en cas d'intervention
01:09:13donc si vous voulez
01:09:15le fait qu'il y ait
01:09:16ce début de balai diplomatique
01:09:18dont on ignore absolument
01:09:20le résultat
01:09:20il faut être clair
01:09:21mais c'est quand même
01:09:22très important
01:09:23mais ça veut dire
01:09:23qu'il y a des marges de manœuvre
01:09:25ça veut dire
01:09:26qu'il y a une option
01:09:27une fenêtre d'opportunité
01:09:28diplomatique
01:09:29c'est le même débat
01:09:30il n'y a que des contacts
01:09:31il y en a
01:09:32mais encore une fois
01:09:33je rappelle qu'au mois de mai
01:09:34avant les frappes de juin
01:09:36Donald Trump
01:09:38en personne
01:09:38disait le 27 mai
01:09:40nous sommes proches
01:09:41de la filialisation
01:09:41d'un accord avec l'Iran
01:09:42et Poutine le 4 juin
01:09:44disait la même chose
01:09:45et disait qu'il était prêt
01:09:46à intervenir
01:09:46donc attention
01:09:48c'est pas parce que
01:09:49ça discute
01:09:50tant que les paramètres
01:09:52de la discussion
01:09:53sont à ce qu'on est aujourd'hui
01:09:55c'est à dire
01:09:55un ultimatum
01:09:56et pas une négociation
01:09:57je vois mal
01:09:58comment ça peut converger
01:09:59après
01:10:00c'est Trump qui décidera
01:10:01s'il converge ou pas
01:10:02mais à ce stade
01:10:03il y aura des contacts
01:10:04je pense que Trump
01:10:05va lui rappeler
01:10:06qu'elles sont ses
01:10:07mais aujourd'hui
01:10:09c'est un ultimatum
01:10:10quelles sont ses conditions
01:10:11et que c'est pas
01:10:11pour l'instant
01:10:12à ce stade
01:10:13dans la déclaration de Trump
01:10:14et dans ce qu'il a déployé
01:10:15c'est pas négociable
01:10:16ils attendent une capitulation
01:10:18je pense que
01:10:18la peine de les voir
01:10:19c'est qu'il y a peut-être
01:10:20quelque chose à en tirer
01:10:22notamment sur quoi ?
01:10:23sur le programme nucléaire alors ?
01:10:25puisque vous disiez
01:10:26que les missiles balistiques
01:10:27il n'en est pas question
01:10:28c'est la ligne rouge
01:10:28sur la libération des prisonniers
01:10:29c'est important
01:10:30parce qu'il y a plusieurs
01:10:31milliers de personnes
01:10:33qui ont été arrêtées
01:10:33et on ignore d'ailleurs la liste
01:10:35c'est l'une des demandes
01:10:37on parlait du peuple iranien
01:10:38qui est quand même
01:10:39au centre de toute cette bataille
01:10:41le peuple iranien
01:10:43et ses représentants
01:10:44demandent la liste
01:10:46des morts
01:10:46des émeutes
01:10:48de la révolte
01:10:48de 8 et 9 janvier
01:10:49ils demandent
01:10:51que soient publiées
01:10:52les listes
01:10:53qui sont aux mains
01:10:54des dirigeants
01:10:55c'est une revendication
01:10:57extrêmement importante
01:10:57par ailleurs
01:10:58il y a un aspect
01:10:59qui est aussi important
01:11:00c'est qu'on a appris
01:11:01aujourd'hui
01:11:01que les commerçants
01:11:02du bazar de Téhéran
01:11:03avaient lancé un appel
01:11:04à de nouvelles manifestations
01:11:06pour le 40ème jour
01:11:08du deuil
01:11:08c'est-à-dire
01:11:09le 17 et le 18 février
01:11:11et ils ont lancé l'appel
01:11:12pour la ville de Téhéran
01:11:13mais également
01:11:14dans tous les bazars
01:11:15des grandes villes
01:11:16de l'Iran
01:11:17ça veut dire que
01:11:17on voit que
01:11:18malgré l'atrocité
01:11:20de la répression
01:11:22malgré les morts
01:11:22malgré les prisonniers
01:11:23malgré les blessés
01:11:24il y a toujours
01:11:26un mouvement
01:11:27qui existe
01:11:28et qui est évidemment
01:11:30très important
01:11:30puisque c'est quand même
01:11:31tout cela
01:11:32tout a démarré
01:11:33dans le bazar de Téhéran
01:11:34par un appel
01:11:35pour des raisons
01:11:36entre guillemets
01:11:36économiques
01:11:37et ça s'est transformé
01:11:38en une volonté
01:11:39de révolution
01:11:40et de changement
01:11:41de régime
01:11:42donc
01:11:42alors que
01:11:43l'histoire n'est pas terminée
01:11:45en Iran
01:11:45la négociation
01:11:47vient de commencer
01:11:48et elle est juste
01:11:49aux prémices
01:11:49entre les américains
01:11:50et les iraniens
01:11:52et puis il y a
01:11:53les pays de la région
01:11:53il y a des grands pays
01:11:54comme l'Arabie saoudite
01:11:55qui vont avoir
01:11:56leur mot à dire
01:11:57qui sont d'ailleurs
01:11:58les israéliens
01:11:59sont allés à Washington
01:12:00effectivement
01:12:00pendant le week-end
01:12:01mais les saoudiens
01:12:03aussi
01:12:03donc ça négocie
01:12:04au plus haut niveau
01:12:05dans toutes les grandes
01:12:06capitales de la région
01:12:07avec Washington
01:12:09pour essayer de trouver
01:12:10l'issue la plus favorable
01:12:11pour l'Amérique d'abord
01:12:13et pour la région
01:12:14les saoudiens
01:12:14c'est intéressant
01:12:15parce que par exemple
01:12:16celui qui est allé à Washington
01:12:17comme le rappelle Ulysse
01:12:18c'est le ministre de la Défense
01:12:20Khalid
01:12:20Ben Salam
01:12:21et qui est allé
01:12:22alors qu'officiellement
01:12:23justement
01:12:24l'Arabie saoudite disait
01:12:25attention
01:12:26tapez l'Iran
01:12:27c'est compliqué
01:12:27faites gaffe
01:12:29on a besoin de protection
01:12:30etc
01:12:31il a eu quatre réunions
01:12:33le ministre de la Défense
01:12:34et n'importe qui là-bas
01:12:35pour dire
01:12:36ouais mais enfin si
01:12:37tape pas
01:12:37quand même
01:12:38ça va poser un problème
01:12:39de crédibilité
01:12:39le ministre de la Défense
01:12:41saoudien
01:12:41donc c'est quand même
01:12:42une façon
01:12:42comme d'habitude
01:12:43avec les saoudiens
01:12:44de dire bon officiellement
01:12:45on a dit qu'on était
01:12:45contre la guerre
01:12:46mais en fait
01:12:46on aimerait bien quand même
01:12:47que vous leur mettiez une douche
01:12:48donc c'est pour ça
01:12:50que l'affaire est compliquée
01:12:51et le fait d'avoir
01:12:52des discussions
01:12:52ne veut pas dire
01:12:54pour autant
01:12:54que les négociations
01:12:55vont déboucher
01:12:56c'est la seule chose
01:12:57que je veux dire
01:12:58j'adorerais qu'elles débouchent
01:13:00et puis si Trump
01:13:01peut obtenir
01:13:02sans avoir à frapper
01:13:03la capitulation
01:13:04qu'il veut
01:13:05tant mieux
01:13:06mais attention
01:13:08on a déjà eu ça
01:13:09à de multiples reprises
01:13:11sur la question
01:13:11du nucléaire iranien
01:13:12c'est pas parce qu'il se voit
01:13:13c'est pas parce qu'il parle
01:13:14parce qu'il discute
01:13:14que ça finit pas
01:13:15par la boîte à claques
01:13:17et c'est ce qui s'est passé
01:13:17en juin dernier
01:13:18il y a une très belle formule
01:13:19d'un sénateur américain
01:13:20très influent
01:13:21qui est le sénateur républicain
01:13:22Lindsey Graham
01:13:23qui a dit
01:13:24aujourd'hui publiquement
01:13:25à l'attention de Trump
01:13:27on ne peut pas
01:13:28parler comme Ronald Reagan
01:13:29et agir comme Barack Obama
01:13:31mais c'est ça
01:13:32ça résume assez bien
01:13:34la situation
01:13:35que nous vivons aujourd'hui
01:13:37et vous parliez
01:13:38il y a un instant
01:13:38que c'est de la population
01:13:39iranienne
01:13:40Antoine Basbouz
01:13:42finalement
01:13:43c'est vrai
01:13:44qu'il n'en est plus
01:13:44vraiment question
01:13:45ces derniers jours
01:13:47parce qu'on parle
01:13:47beaucoup de
01:13:48de cet accord
01:13:50ou en tout cas
01:13:50de la capitulation
01:13:51du régime iranien
01:13:52mais à aucun moment
01:13:53Donald Trump
01:13:53ne prend en considération
01:13:55finalement
01:13:55ce que veulent les Iraniens
01:13:57alors qu'à l'origine
01:13:58il avait dit
01:13:59qu'il voulait voler
01:14:00à leur secours
01:14:00oui c'est vrai
01:14:02mais l'objectif
01:14:04de cette mission
01:14:06qu'il s'est donné
01:14:07en envoyant
01:14:08le porte-avions
01:14:09et son groupe naval
01:14:10c'est d'en finir
01:14:12avec ce régime
01:14:13en tout cas
01:14:13auparavant
01:14:15il y avait
01:14:15changement de politique
01:14:17du régime
01:14:18ce que demandait
01:14:19Biden
01:14:20et lui
01:14:21il veut changer
01:14:21le régime
01:14:22mais le ton
01:14:24de cette demande
01:14:25de cette expression
01:14:26a beaucoup
01:14:26été modifié
01:14:29dans la bouche
01:14:30de Trump
01:14:30en tout cas
01:14:31les Iraniens
01:14:32sont en deuil
01:14:33à peu près
01:14:3430 000 personnes
01:14:35en deux jours
01:14:36tuées
01:14:36en début de ce mois
01:14:38alors que
01:14:39Reagan
01:14:40disait
01:14:41l'aide arrive
01:14:42et bien
01:14:42c'est insupportable
01:14:43il va falloir
01:14:45qu'il pense à eux
01:14:46et qu'il ne les déçoit
01:14:49pas
01:14:49de façon définitive
01:14:51et avec un accord
01:14:52ce serait possible
01:14:53si l'accord
01:14:55dégage
01:14:56le régime
01:14:57des Mullah
01:14:58la république islamique
01:14:59et installe
01:15:00un autre régime
01:15:01et bien
01:15:01ça pourrait
01:15:02marcher
01:15:03en revanche
01:15:04s'il négocie
01:15:05avec le régime
01:15:06le désarme
01:15:07de son arsenal
01:15:09nucléaire
01:15:10et réduit
01:15:11la portée
01:15:12de ses missiles
01:15:13balistiques
01:15:13et le garde
01:15:14le maintient
01:15:15et bien
01:15:15ça sera la plus
01:15:16grande tristesse
01:15:17déception
01:15:18de l'opinion
01:15:19publique iranienne
01:15:20est-ce qu'on peut
01:15:21se débarrasser
01:15:21d'un régime
01:15:22sans le frapper
01:15:22grâce à un accord
01:15:25là soit
01:15:26il y a des conditions
01:15:26de l'intérieur
01:15:27et il semble
01:15:27que le régime
01:15:28soit très affaibli
01:15:29et ça je laisse
01:15:30les experts le dire
01:15:31ils le diront mieux que moi
01:15:32en revanche
01:15:32si on veut militairement
01:15:34faire tomber un régime
01:15:35c'est toujours possible
01:15:36mais changer de régime
01:15:37et offrir une solution
01:15:38politique derrière
01:15:39on ne peut pas demander
01:15:40plus à l'arme aérienne
01:15:41que ce qu'elle peut donner
01:15:42elle peut faire tomber
01:15:43un régime
01:15:44c'est possible
01:15:44pour revenir sur ce sujet là
01:15:46si Donald Trump
01:15:48voulait donner des chances
01:15:49à ses négociations
01:15:50et sans doute
01:15:51le souhaite-t-il
01:15:52ça c'est indéniable
01:15:53il n'y serait pas pris autrement
01:15:55c'est-à-dire que le fait
01:15:56de déployer
01:15:58comme ça massivement
01:15:59en fait
01:15:59des forces
01:16:00c'est quand même
01:16:01le meilleur moyen
01:16:02de faire aboutir
01:16:03les négociations
01:16:03donc il n'est pas du tout
01:16:05exclu
01:16:05que d'une façon
01:16:06un peu cynique
01:16:07il n'est jamais
01:16:08envisagé d'intervenir
01:16:09ça c'est aussi
01:16:10une hypothèse
01:16:10qu'il faut avoir en tête
01:16:11pour les négociations
01:16:13elles-mêmes
01:16:13tout ce déploiement
01:16:15de forces
01:16:15a du sens
01:16:16on dit toujours
01:16:17ça c'est dans la stratégie
01:16:18bien connue
01:16:19la guerre
01:16:20la continuation de la politique
01:16:22par d'autres moyens
01:16:23voilà
01:16:23et y compris le fait
01:16:24de faire peser la guerre
01:16:25donc ça c'est pas du tout exclu
01:16:27qu'il ait envisagé
01:16:28de toujours négocier
01:16:29de ne jamais véritablement intervenir
01:16:30de chauffer à blanc
01:16:31effectivement
01:16:32la rébellion
01:16:33en se disant
01:16:34ça peut tomber de l'intérieur
01:16:35et dans ce cas là
01:16:36on sera là
01:16:37et si c'est pas le cas
01:16:38on se ménage
01:16:38toutes les marges de manœuvre
01:16:39peut-être interviendrons nous
01:16:41mais pas forcément
01:16:42et voilà
01:16:43les négociations
01:16:44doivent mener leur temps
01:16:44Olivier Ravanello
01:16:45est-ce qu'il a le temps
01:16:46Donald Trump ?
01:16:48il a tout le temps
01:16:48parce qu'il dit
01:16:49qu'il a lancé un ultimatum
01:16:50au régime iranien
01:16:52mais quand on ne fait pas la date
01:16:53il n'y a pas de date
01:16:54il n'y a pas de butoir
01:16:55il n'y a pas de problème
01:16:56il est complètement maître du temps
01:16:58c'est ce qu'on disait tout à l'heure
01:16:59il est parfaitement maître du temps
01:17:01il a des impératifs
01:17:03de politique intérieure
01:17:04qui à certains moments
01:17:05vont peut-être lui reprendre
01:17:06quelques jours d'attention
01:17:07le temps de revenir
01:17:08de voir comment évoluent
01:17:09ces négociations
01:17:11de continuer
01:17:12d'augmenter la pression
01:17:13le choix qu'il a fait
01:17:14c'est que
01:17:15s'il y a des discussions
01:17:16ça soit une discussion
01:17:17sous la menace
01:17:18très rapidement
01:17:18Antoine Basbous
01:17:19très rapidement
01:17:21nous avons parlé
01:17:22de porte-avions
01:17:23d'armes visibles
01:17:24mais il y a aussi
01:17:25le renseignement
01:17:25il peut y avoir
01:17:27à travers les frontières
01:17:28de l'Iran
01:17:28il y a beaucoup de minorités
01:17:29aux frontières
01:17:30qui peuvent être soutenues
01:17:31pour renverser le régime
01:17:33ou tout au moins
01:17:34prendre le contrôle
01:17:35de certaines villes
01:17:36dans ces provinces-là
01:17:37pour renverser le régime
01:17:39et pour renverser le régime
01:17:40sur le régime
01:17:40sur le régime
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