- il y a 4 heures
Naïma Moutchou ministre des Outre-mer est l'invitée de Questions politiques ce dimanche.
Retrouvez « Questions Politiques » tous les dimanches à midi sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques
Retrouvez « Questions Politiques » tous les dimanches à midi sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/questions-politiques
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Générique
00:00Bonjour à toutes et bonjour à tous et bienvenue dans Questions Politiques.
00:14Le gouvernement à la croisée des chemins après une longue, très longue séquence budgétaire au Parlement.
00:20Le bout du tunnel est là demain pour Sébastien Lecornu et ses ministres.
00:23Et ensuite, comment rendre utile ces 14 derniers mois du second quinquennat Macron ?
00:27Rien d'essentiel, je le crains, ne pourra être accompli, jugeait Edouard Philippe il y a un an.
00:32Pas sûr que notre invité du jour y souscrive, elle qui est pourtant l'une des principales lieutantes de l'ex-premier ministre candidat à la présidentielle.
00:38Pas sûr non, car au moment où Edouard Philippe tentait de rompre brutalement avec Emmanuel Macron à l'automne dernier,
00:43notre invité a accepté au contraire d'entrer au gouvernement pour la première fois,
00:46non pas à la justice comme elle l'espérait, mais à la fonction publique pour 14 petites heures seulement.
00:51Dans ce gouvernement Lecornu 1, historiquement éphémère.
00:54C'est finalement au ministère des Outre-mer qu'elle trouve sa place depuis un peu plus de 100 jours
00:58et où le président de la République la tombe tournant sur deux dossiers majeurs,
01:01le narcotrafic et la Nouvelle-Calédonie.
01:03On va y venir.
01:04Naïma Moutchou est en direct sur France Inter, mais aussi sur France Info, canal 16 de la télé,
01:08et en partenariat avec Le Monde.
01:10Nous sommes ensemble pour répondre à toutes les questions politiques,
01:13et elles sont nombreuses, vous allez voir jusqu'à 13h.
01:15A tout de suite.
01:16France Inter.
01:18Questions politiques.
01:20Julien Nenni.
01:21Et bonjour à vous Naïma Moutchou.
01:24Bonjour.
01:24Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:26A mes côtés pour vous interviewer aujourd'hui,
01:27Alix Bouillaguet de France Télévisions.
01:29Bonjour Alix.
01:29Bonjour Julien, bonjour à tous.
01:31Vous nous avez concocté pour tout à l'heure, comme d'habitude,
01:33le portrait de notre invitée Naïma Moutchou.
01:35Oui, Naïma Moutchou, votre itinéraire est celui d'une enfant d'immigré,
01:38un parcours au mérite, une envie d'être hors du cadre,
01:41et surtout pas là où on l'attend.
01:43Et à vos côtés, Abel Mestre du journal Le Monde.
01:45Bonjour Abel.
01:46Bonjour Julien, bonjour à toutes.
01:47Fin d'émission, on se projettera avec vous vers 2027, avec quelles questions aujourd'hui ?
01:51On parlera de la Nouvelle-Calédonie.
01:52Un nouvel accord a été signé il y a quelques jours,
01:54mais sans la signature des indépendantistes.
01:56On s'interrogera sur l'avenir de cet archipel au cœur du Pacifique
01:59et qui attise des convoitises étrangères.
02:01Merci beaucoup Adèle.
02:03D'abord Naïma Moutchou, quelques questions d'actualité avec vous.
02:06Et on commence avec cette annonce ce matin de Capgemini,
02:08le groupe français, le géant français de l'informatique,
02:11qui est englué, vous le savez, dans une polémique cette semaine
02:13à cause de ses activités aux Etats-Unis.
02:14Une filiale de Capgemini a fourni à l'ICE,
02:17la police très décriée américaine de l'immigration,
02:20un outil d'identification et de localisation des étrangers.
02:22Le groupe a décidé ce matin de mettre en vente cette filiale
02:25pour tenter de sortir de la crise.
02:26Est-ce que vous saluez cette annonce d'abord ?
02:28Alors la ligne du gouvernement a toujours été claire.
02:30Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, l'a dit.
02:32Sans détour, nous attendions de la transparence.
02:34Il fallait faire la transparence.
02:36Le fait est qu'on peut être une entreprise étrangère,
02:37avoir ses propres contrats, mais la réponse de Capgemini...
02:40C'est une entreprise française.
02:41Oui absolument.
02:43Filiale d'une entreprise française.
02:44Absolument.
02:45La réponse qui a consisté à dire, par Capgemini,
02:48nous ne savions rien, ça évidemment c'était inacceptable.
02:51Et donc Roland Lescure a demandé des explications,
02:54a tout le moins une clarification à Capgemini.
02:58Vous vous doutez bien qu'on ne peut pas accepter
03:00qu'une entreprise française, même indirectement,
03:03soit associée à des méthodes qui sont brutales,
03:06à de la violence, et donc il fallait des explications.
03:08Ça vous a choqué ces révélations ?
03:10Ça m'a interpellé, ça m'a questionné,
03:12comme je pense beaucoup de Français.
03:13Une entreprise française, membre du CAC 40,
03:15qui fait la chasse aux étrangers pour l'administration Trump,
03:17il faut bien dire ce qu'il y a.
03:18Ça m'a questionné, effectivement ça m'a questionné,
03:20et Roland Lescure a été très ferme en recevant la direction de Capgemini.
03:23Il a posé des questions, il a demandé à ce que la lumière soit faite.
03:27Une décision a été prise ce matin, c'est une décision de responsabilité.
03:30Vous la saluez, donc, au nom du gouvernement ?
03:31Des décisions de responsabilité.
03:33Autre question à propos d'Aïs, vous avez forcément vu ces images ces derniers jours de Minneapolis,
03:36ces milliers d'Américains dans la rue contre les policiers de l'Aïs,
03:39après la mort sous leur balle de deux manifestants.
03:41Donald Trump les a qualifiés, ces manifestants, d'agitateurs.
03:44Et vous ?
03:45Ce qui se passe à Minneapolis est grave.
03:49Je vais vous dire, on peut lutter, et fermement, contre l'immigration,
03:54sans tomber dans la brutalité, comme ce qui est en train de se passer.
03:57On a besoin d'avoir une police exemplaire, surtout sur des sujets aussi sensibles que ceux de l'immigration.
04:03Je suis ferme sur la lutte contre l'immigration illégale.
04:06Mais ça ne veut pas dire qu'il faille fabriquer une police hors de contrôle,
04:09comme ce qu'on est en train de voir actuellement aux États-Unis.
04:12Elle est hors de contrôle, cette police, aux États-Unis ?
04:14Il y a deux morts, et ça n'est pas rien.
04:16On a vu les scènes de manifestations massives.
04:18Et Trump est en train d'inventer un nouveau rapport de confrontation directe entre la police et la population.
04:25C'est grave.
04:25D'abord, moi je dis, mon soutien aux policiers français, qui sont souvent amalgamés.
04:31Et qui étaient dans la rue hier, notamment à Paris, dans une vingtaine de villes français.
04:33Et ça, c'est un autre sujet.
04:35Mais ce qui est en train de se passer là-bas, effectivement, est une dérive.
04:37C'est une dérive.
04:38On peut être ferme, encore une fois.
04:40On peut dire qu'il faut des contrôles.
04:41On peut dire qu'il faut des expulsions,
04:43sans tomber dans ce type, effectivement, de méthode abusive et totalement violente.
04:47Il faut que la police soit exemplaire, donc il faut de l'encadrement.
04:49Il faut surtout de l'efficacité dans les règles.
04:51Et effectivement, ce sont des méthodes que nous ne cautionnons pas.
04:54Retour en France, Naïma Moutchou.
04:55Demain, le gouvernement devrait, sauf immense surprise, très improbable,
04:58survivre aux dernières motions de censure sur le projet de loi de finances.
05:01Et la France aura enfin un budget.
05:03Est-ce que vous êtes soulagée, d'abord ?
05:04C'était l'objectif.
05:05Au moment de notre nomination, c'est la première mission qui était celle de Sébastien Lecornu.
05:10Et vous dites quoi ? Vous dites enfin ?
05:11Doté le pays d'un budget ?
05:12Oui, bien sûr, enfin, enfin, effectivement.
05:14Tout ça a pris beaucoup de temps.
05:16Mais nous y sommes parvenus.
05:19Et ça, c'est la première bonne nouvelle pour le pays.
05:20Pour le pays, d'abord.
05:21Parce qu'un pays qui n'avait pas de budget,
05:23comme nous étions en loi spéciale depuis le mois de décembre,
05:25c'est un pays qui avance à l'aveugle.
05:27Oui, non, je vais vous dire.
05:29En deuxième ?
05:30Oui, mais quand nous avons été nommés les uns et les autres,
05:33nous ne savions pas bien quelle était la durée du CDD.
05:36Trois jours, trois semaines, ça fait déjà un peu plus de trois mois.
05:39Mais tant mieux, nous avons besoin de stabilité.
05:42Un pays qui n'a pas de budget, c'est un pays qui avance à l'aveugle.
05:44Imaginez pour les Outre-mer.
05:46Ça veut dire pas de chantier, pas de projet, tout à l'arrêt.
05:49Mayotte, la Nouvelle-Calédonie.
05:50Moi, j'ai des acteurs en face de moi qui ont besoin d'avancer.
05:53Et j'étais vendredi et samedi dans mon département du Val-d'Oise.
05:56Mais les gens m'ont dit exactement la même chose que je suis en train de vous dire.
06:00Ça suffit.
06:01Tournons la page de la séquence budgétaire et projetons-nous.
06:03Alors, un dernier mot quand même sur ce budget.
06:05Vous qui êtes une femme de droite,
06:06comment vous le qualifiez ce budget ?
06:08Est-ce que, comme Bruno Retailleau, vous diriez que c'est un budget avant tout socialiste ?
06:11Ou comme, tiens, le membre de votre parti Horizon, Christian Estrosi,
06:13qui lui qualifie ce budget, je cite, d'assez désastreux ?
06:15Vous reprenez, c'est moi ?
06:16Non, je vais vous dire, moi, ce que j'en pense.
06:18Depuis le départ, c'est un budget de compromis.
06:21Donc, c'est pas un budget de confort, ni pour les uns, ni pour les autres.
06:23C'est un budget de gauche ou pas ?
06:24C'est ça, le fait de faire des concessions.
06:26Donc, c'est un budget de stabilité avant tout.
06:27Je ne lui donne pas de coloration particulière.
06:29Il a été construit dans le compromis.
06:31Il n'est pas parfait, mais je vais vous dire, moi, je suis avocate de métier,
06:35il valait mieux un mauvais accord qu'un bon procès.
06:37Il valait mieux qu'on arrive à rentrer dans une logique de compromis avec les uns et les autres
06:41pour enfin avoir un budget, plutôt que de laisser traîner l'affrontement
06:44et d'être dans la posture comme certains auraient voulu qu'on le soit.
06:47Alors, justement, une fois que le budget sera définitivement adopté normalement demain,
06:50le Premier ministre prévoit, vous le savez, un mini-remaniement dans les jours qui suivent.
06:54Et quand on lit la presse ces derniers jours, par exemple, le Parisien aujourd'hui en France vendredi,
06:57votre nom est cité parmi les ministres, dit affaibli.
07:00Est-ce que, déjà, vous vous attendez à devoir peut-être faire vos cartons dans les prochains jours ?
07:04Alors, attendez, moi, je suis au travail.
07:05Et donc, ce que peut dire la presse m'importe peu.
07:08Je suis au travail le temps que ce mandat durera.
07:11C'est jamais quelque chose de fixe.
07:13Mais vous le craignez, ce mini-remaniement ou pas ?
07:15Non, tant que je suis là.
07:16Et jusqu'à la dernière minute, je travaillerai pour les Outre-mer, pour les territoires ultramarins.
07:21En trois mois, nous avons obtenu un accord pour la Nouvelle-Calédonie qui redonne de la perspective.
07:26On va y revenir en longueur en fin d'émission avec Abel.
07:28Nous avons sécurisé des financements pour la reconstruction de Mayotte.
07:32J'aimerais qu'on parle des Mahoraises et des Mahorais, par exemple.
07:34Nous avons fait en sorte que le budget fasse partie des budgets gagnants aussi.
07:40C'est plus d'un milliard d'euros, oui, entre la copie initiale et la copie finale.
07:44Ce sont de vraies victoires qui ont été obtenues.
07:46Vous venez de passer le cap des 100 jours aux Outre-mer.
07:48Vous avez envie de poursuivre, j'imagine.
07:49Vous êtes candidate à votre renouvellement.
07:51J'ai une feuille de route, en tout cas.
07:52Je n'ai pas accepté par hasard d'être ministre des Outre-mer, contrairement à ce que j'ai pu lire dans la presse.
07:59J'ai refusé des propositions ministérielles avant Sébastien Lecornu.
08:02C'était la justice que vous visiez, non ?
08:04Non, non, non.
08:04C'est public, ça.
08:05Non, non, ça c'est ce que rapporte la presse.
08:07Je vous remercie de m'interroger puisque je vais vous dire ma vérité.
08:10Non, je l'ai accepté d'abord parce que c'est Sébastien Lecornu et que je le connais, que nous avons longuement discuté et j'ai choisi d'être aux Outre-mer.
08:17Alors, si certains, dans la presse et ailleurs, vous jugent, je cite, affaiblis, c'est peut-être aussi parce que vous avez perdu un arbitrage important cette semaine.
08:25Vous étiez favorable à une proposition de loi du Sénat pour réautoriser la recherche de pétrole en Guyane.
08:30Votre collègue à la transition écologique, Monique Barbu, elle était contre.
08:33Elle avait même mis sa démission en jeu et finalement, Matignon a troncé plutôt en faveur de Monique Barbu.
08:38Est-ce que c'était une erreur ?
08:39Alors d'abord, affaibli, ça ne veut rien dire puisque nous avons obtenu...
08:42Quand on perd un arbitrage, on est affaibli politiquement.
08:44Non, non, non, pas du tout.
08:45Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
08:46Chacun fait valoir ses positions et c'est normal.
08:49Ma collègue Monique Barbu l'a fait, elle a un engagement, elle est cohérente avec ce qu'elle dit.
08:53J'ai proposé une autre vision, je suis porte-parole des Outre-mer.
08:57J'ai tenté de faire valoir, moi aussi, mes convictions.
08:59Nous sommes deux femmes libres, mais tout à fait loyales.
09:02Il y a un arbitrage, effectivement, qui est celui que vous connaissez.
09:04Moi, je suis solidaire du gouvernement.
09:06Il n'y a jamais eu de querelle de ministres, encore moins de querelle personnelle.
09:09Et tout ça est un emballement médiatique, je le regrette.
09:11Donc vous êtes défavorable à l'arbitrage pris par Matignon cette semaine.
09:14Je suis solidaire de la position gouvernementale aujourd'hui.
09:17Vous êtes solidaire parce que vous êtes ministre, mais vous défendez la position inverse.
09:20Mais c'est tout à fait normal qu'il y ait des discussions en interne.
09:23Tout à fait normal.
09:23Sur le fond de ce sujet, parce qu'il est important, vous considérez donc,
09:26même si vous êtes solidaire de l'arbitrage de Matignon,
09:29qu'exploiter du pétrole, c'est plus important que préserver l'environnement, en Guyane notamment.
09:32Non, mais ça c'est réducteur et c'est d'une caricature terrible.
09:34C'est le principe de cette proposition de loi ?
09:35Non, non, non, c'est d'une caricature terrible.
09:37Mais je ne reviendrai pas là-dessus, parce que moi ce qui m'intéresse c'est l'après maintenant.
09:39Et avec ma collègue Monique Barbu, nous travaillons à un plan de développement pour la Guyane.
09:44C'est tout ce qui compte maintenant, à partir de maintenant.
09:46Mais sur le pétrole, on ne va donc pas pouvoir exploiter du pétrole en Guyane ?
09:50C'est conforme à la loi Hulot de 2017, vous le regrettez ?
09:53Moi je suis dans l'après.
09:55Je n'ai pas le temps de regret, je n'ai pas le temps de me retourner.
09:58Je vous dis que désormais, avec Monique Barbu, nous sommes en train de monter un grand plan de développement pour la Guyane.
10:05C'est ça qui est important.
10:06Alors ouvrons le débat, Naïma Mouchou, si vous le voulez bien.
10:09Ouvrons la conversation avec vous, Alex Bouillaguet, et vous à Belmestre.
10:12Au cœur de l'actualité pour vous cette semaine, je le disais.
10:14Il y a le narcotrafic, vous étiez jeudi soir, je crois, à l'Elysée, autour du Président,
10:18pour une nouvelle réunion sur le sujet, avec tous les ministres conservés.
10:21Emmanuel Macron vous a demandé, je cite, de muscler la lutte contre le narcotrafic,
10:25spécifiquement dans les Antilles, où la mobilisation doit être totale et beaucoup plus massive, a-t-il jugé ?
10:30C'est presque une forme de recadrage du Président contre vous, non ? On peut le dire comme ça ?
10:34Alors pas du tout, si je peux me permettre.
10:36Allez-y.
10:36Excusez-moi.
10:37Pas du tout, parce que quand je suis arrivée au ministère des Outre-mer,
10:41la question de la lutte contre le narcotrafic n'était pas structurée.
10:45Et donc j'ai demandé que les Outre-mer soient immédiatement intégrées à la feuille de route du Président de la République.
10:51Chose qui a été faite, j'ai été intégrée aux réunions, j'en ai fait deux, autour du Président de la République.
10:55Le gouvernement ne s'occupait pas du narcotrafic aux Antilles avant votre heure ?
10:58Non, je dis que les Outre-mer n'étaient pas intégrées à cette feuille de route.
11:01Et donc moi j'ai fait valoir la nécessité, compte tenu du fait que les Outre-mer sont aux avant-postes de ces sujets,
11:06qu'on puisse en parler aussi avec les ministres régaliens.
11:10C'est chose faite.
11:10La deuxième chose, le Président de la République a raison.
11:13Vous voyez bien que les Outre-mer sont au carrefour de la lutte contre le narcotrafic.
11:16D'abord parce qu'ils sont sur la route, les routes internationales et maritimes des stupéfiants.
11:20Et puis ils sont devenus malheureusement aujourd'hui aussi des lieux de marcher à l'intérieur.
11:25Vous avez de plus en plus de territoires confrontés au trafic de stupéfiants.
11:28Quelles mesures vous allez proposer au Président de la République qui attend un plan d'action d'ici un mois ?
11:32Les premières mesures d'urgence à prendre pour les Outre-mer sur le narcotrafic ?
11:35C'est la construction de scanners dans les aéroports pour lutter contre les mules ?
11:40C'est rénover les prisons ? C'est renforcer les forces de l'ordre ? Je ne sais pas.
11:43D'abord la pression, elle existe déjà. Je ne dis pas que rien n'a été fait avant.
11:46Attention, il y a encore une saisie de plus de 500 kilos de cocaïne aux abords de la Martinique.
11:50Manifestement, ça ne suffit pas.
11:51Ce que dit le Président, c'est que oui, il faut changer d'échelle.
11:53Et donc qu'est-ce que vous avez proposé au chef de l'État ?
11:54C'est bien ce que je dis depuis que je suis arrivée dans ce ministère, il faut changer d'échelle.
11:58Et le Président de la République a demandé un plan Marchand, il a raison.
12:00Donc, sur ce qui se passe à l'intérieur des territoires, nous travaillons avec les préfets,
12:04notamment Martinique et Guadeloupe, puisque vous savez que les Antilles sont principalement concernées.
12:08Et donc il y a un plan d'action, des plans d'action qui vont être déployés
12:12pour davantage d'amendes forfaitaires délictuelles, pour mieux lutter contre le blanchiment d'argent,
12:17pour aussi s'attaquer à la saisie d'armes.
12:19Il y a beaucoup d'armes, des armes de guerre qui circulent dans ces territoires.
12:22Il y a ensuite ce que l'on va faire pour lutter contre le réseau, les réseaux,
12:27ce qui permet que les territoires soient des zones de passage de rebond vers l'Europe.
12:31Et là, on va concentrer nos efforts sur les ports, les aéroports.
12:35On va densifier les équipements, tout ce qui est radar, tout ce qui est caméra,
12:38tout ce qui concerne la surveillance maritime.
12:41On va aussi mettre des moyens personnels, des ressources humaines supplémentaires.
12:45C'est cet ensemble qui va permettre de changer d'échelle, de monter d'un cran et d'apporter des réponses concrètes.
12:51Moi, je serai sur place avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, après les élections municipales.
12:56Et le président ?
12:56Et le président de la République, parce que nous voulons aussi travailler à la coopération régionale.
13:01Il faut qu'on travaille avec les pays voisins.
13:03Ce sera probablement en déplacement aux Antilles, à l'été, comme il l'a annoncé.
13:06On sait qu'il y a également une campagne de communication d'ici à la fin du premier semestre
13:12qui devrait rediaboliser les drogues.
13:15Emmanuel Macron, on s'en souvient, avait déjà annoncé que la bande forfaitaire délectuelle passerait de 200 à 500 euros.
13:22Amine Kessassi, militant contre le narcotrafic à Marseille, lui, il tient un autre discours.
13:28Il sous-entend quand même que le président de la République passe aussi un peu à côté du sujet,
13:32que la drogue, c'est aussi une addiction.
13:34Est-ce qu'il manque pas un volet santé dans la lutte contre le narcotrafic ?
13:39Alors, la ministre de la Santé participe à ces réunions autour du président de la République.
13:46Il y aura un volet santé.
13:47L'idée, c'est bien d'intervenir à tous les niveaux.
13:49Ce sera quoi concrètement dans ce...
13:51La ministre, donc ma collègue Stéphanie Riste, y travaille.
13:55Donc il y a les sujets, effectivement, de prise en charge.
13:57Je peux vous parler de ce qui se passe en Polynésie française,
13:59où le territoire est tôt ou a déferlé ce qu'on appelle l'ICE, malheureusement aussi,
14:05qui est une forme de méta-amphétamine particulièrement addictive.
14:08Nous allons travailler à des campagnes de prévention,
14:10à des prises en charge, à des opérations de santé médicales pour accompagner.
14:14Mais ça n'est pas tout.
14:15Il faut qu'on soit présent sur la prévention, sur les campagnes,
14:18sur l'information, sur une forme de culpabilisation, c'est vrai,
14:20mais aussi sur l'action, c'est-à-dire ce que je viens de décliner,
14:24et puis sur la sanction, il ne faut pas oublier l'échelle pénale.
14:28La lutte contre le narcotrafic, c'est aussi un budget.
14:31On sait que les Antilles et la Guyane sont au cœur des routes de la cocaïne.
14:35En période de disette budgétaire, est-ce que vous allez avoir,
14:39est-ce que vous avez la certitude que vous aurez ces moyens humains, judiciaires,
14:43qui seront à la hauteur, ou on va continuer quand même de bricoler un peu au jour le jour ?
14:50La période de contraintes budgétaires, ça n'est certainement pas l'inaction.
14:53Non, certainement pas. Il y a des priorités, et ces priorités, elles seront financées.
14:57À partir du moment où nous aurons décliné une stratégie, ce que nous sommes en train de faire,
15:00nous sommes en train d'élaborer un plan très concret, les moyens suivront.
15:04Sur la Guyane notamment, c'est un cas peu à part, parce que c'est frontalier de plusieurs pays,
15:08c'est au carrefour des routes de trafic de drogue.
15:13Est-ce qu'on a les moyens de sécuriser des frontières comme ça,
15:16qui en plus ont une topographie très particulière avec l'Amazonie,
15:19pour faire passer les trafics ? Comment on fait ?
15:23Nous n'avons pas le choix.
15:25Oui, mais comment on fait ? Concrètement, quoi ?
15:27Ça passe par de l'organisation, et ça passe par des moyens supplémentaires.
15:31C'est pour ça que je me déplacerais en Guyane, je serais aux côtés,
15:33en soutien des forces de sécurité, pour aussi voir sur place
15:37comment tout ça est cadré, comment tout ça se met en place,
15:40et pour ensuite apporter des réponses concrètes.
15:42Et avec les pays frontaliers, il y a des discussions en ce moment
15:45sur une force peut-être internationale d'intervention,
15:49ou je ne sais pas, une forme un peu inédite de lutte ?
15:51Nous sommes en train d'en discuter dans le cadre de ces feuilles de route
15:54lutte contre le narcotrafic.
15:56Je vous parlais des Antilles, mais ça concerne aussi la Guyane,
15:58ça concerne Saint-Martin, ça concerne Saint-Barthélemy.
16:01La Guyane, évidemment, elle aussi est la cible ou la victime de ces réseaux,
16:05de ces cartels particulièrement puissants et dangereux.
16:08Nous apporterons des réponses.
16:10Mais ça va coûter combien, Naïma Mouchou ?
16:11Parce que vous dites que le budget va suivre, les fonds seront là,
16:14je reprends la question d'Alix, on a une période d'économie,
16:16de dizaine budgétaire, on a vu à quel point le budget a été compliqué
16:18à faire passer, notamment pour ces questions-là.
16:20Combien il faut pour financer le plan que vous allez présenter au président ?
16:24Ça coûtera ce que ça coûtera.
16:25Combien ?
16:25Ça coûtera ce que ça coûtera.
16:26Je vous donnerai le chiffre quand je l'aurai.
16:31Ne brûlons pas les étapes et ne prenons pas les choses à l'envers.
16:34D'abord, c'est la stratégie.
16:36Comment on fait ? Quel est le plan d'action ?
16:37Comment on rend beaucoup plus opérationnelle la lutte contre
16:40le trafic ? Comment on protège la société ?
16:42Ensuite, on fera les comptes.
16:43Mais à partir du moment où c'est un enjeu prioritaire,
16:46quand je dis qu'il faut changer d'échelle,
16:47quand le président le dit, la question des moyens,
16:50elle est subsidiaire.
16:51Vous dites que c'est un enjeu prioritaire.
16:52Donc, rentrons aussi dans le concret.
16:54On sait qu'en Outre-mer, policiers, gendarmes, douaniers,
16:57ils dénoncent tous la même chose, un sous-effectif chronique.
17:00Que vous a dit le président de la République ?
17:02Combien de postes supplémentaires vont être créés cette année ?
17:04Tous les territoires ne peuvent pas être traités de la même manière.
17:06Donc, je n'ai pas de réponse uniforme.
17:08Ce que je peux vous dire, c'est que le sujet a été abordé.
17:10Nous en avons discuté, évidemment.
17:12Pour faire fonctionner des radars,
17:13pour faire fonctionner des bateaux qui surveillent
17:16aux abords des territoires,
17:18évidemment, il faut des moyens humains.
17:19Et donc, ça fera partie de nos discussions.
17:22Moi, je continue de voir le ministre de l'Intérieur.
17:24On va se rencontrer à intervalles réguliers
17:27pour construire ce plan.
17:28Parce qu'il y a aussi les tribunaux ultramarins
17:30qui sont complètement débordés.
17:32Mais le garde des sauts.
17:32Et des enquêtes qui s'enlisent.
17:33Donc, à quoi ça sert d'attraper les gros poissons
17:35si finalement, à l'arrivée, la chaîne judiciaire ne suit pas ?
17:37Non, parce que tout le monde est mobilisé.
17:39Le garde des sauts l'est autant que le ministre de l'Intérieur aujourd'hui.
17:42Il fait partie des discussions.
17:43Il aura un projet de loi
17:45qui le présentera bientôt, d'ailleurs.
17:46Le projet de loi SUE est en train de concerter.
17:48Mais excusez-moi, nous on entend quand même
17:49que vous n'avez pas d'enveloppe précise,
17:51vous n'avez pas de budget,
17:52vous ne connaissez pas les effectifs.
17:54C'est un peu flou, quand même.
17:56C'est en construction.
17:58Et c'est normal.
17:59C'est en construction.
18:01La feuille de route, elle va se décliner.
18:03Tout ça prend du temps,
18:04parce que c'est un sujet sérieux.
18:06Donc, je peux revenir dans quelques temps
18:08pour vous dire combien ça coûte,
18:09si ça peut vous rassurer.
18:10Mais ce qui est important,
18:11la certitude,
18:12ce que je peux vous dire aujourd'hui, ce matin,
18:14c'est qu'il y aura un plan à grande échelle
18:17de lutte contre le narcotrafic
18:18dans les Outre-mer,
18:20parce que c'est notre devoir vis-à-vis de ces populations.
18:22Mais ce quoi qu'il en coûte que vous annoncez,
18:25est-ce qu'il est tenable
18:26en cette période d'économie généralisée ?
18:30Est-ce que ce n'est pas des promesses en l'air ?
18:31Est-ce que ça va suivre vraiment ?
18:33Est-ce que ce n'est pas des effets d'annonce ?
18:35Non, mais parce qu'encore une fois,
18:36la contrainte budgétaire,
18:37ce n'est pas l'immobilisme.
18:38Le régalien a toujours été une priorité du gouvernement.
18:41Le Premier ministre l'a dit à plusieurs reprises.
18:43L'argent, c'est quand même le nerf de la guerre.
18:44Bien sûr, mais c'est évident.
18:47Mais ce que nous voulons,
18:48c'est que les budgets que nous mettrions demain
18:51sur ce plan d'action
18:52soient efficaces.
18:54Ce que nous ne voulons pas,
18:56c'est qu'un euro dépensé
18:57ne produise pas de résultats.
18:58C'est ça qui nous importe.
18:59Ce n'est pas de dire
18:59« nous ne ferons plus rien ».
19:01Nous devons la sécurité à nos compatriotes
19:03et donc le régalien reste une priorité pour nous.
19:05Est-ce qu'il n'y a pas une attention particulière
19:07à avoir aussi, puisqu'il faut être concret,
19:08sur la ville de Fort-de-France, en Martinique ?
19:10J'avais, en préparant cette émission,
19:11trouvé un chiffre très frappant.
19:1340 homicides, rien que sur l'année 2025,
19:16en Martinique, très souvent liés au trafic de drogue.
19:18C'était 29 en 2024.
19:19Est-ce qu'il faut, politiquement,
19:21du point de vue sécuritaire aussi,
19:23une mobilisation en Martinique aussi forte
19:25qu'à Marseille, par exemple,
19:26sur le narcotrafic ?
19:27Bien sûr, c'est bien ce que je suis en train de vous dire.
19:30Vous avez un focus particulier sur la Martinique.
19:31Oui, la Martinique et même la Guadeloupe.
19:33La Martinique et la Guadeloupe,
19:34parce que les chiffres sont à peu près les mêmes,
19:36autant d'homicides qu'à Marseille.
19:39Autant de narcomicides,
19:40c'est-à-dire d'homicides liés au trafic de subvention,
19:41qu'à Marseille.
19:43Pour chacun de ces territoires,
19:45moins peuplés que Marseille.
19:46Donc bien évidemment qu'il y a un sujet.
19:48L'urgence n'est pas qu'hexagonale,
19:49elle est aussi dans ces territoires.
19:50Est-ce que vous parlez, pour ces territoires-là,
19:52de mexicanisation ?
19:54Non, je n'emploie pas ces mots-là,
19:56parce que je ne veux pas stigmatiser...
19:56C'était le terme de Bruno Retailleau
19:58quand il était à Beauvau.
19:59Oui, j'entends bien.
20:00Je ne souhaite pas stigmatiser ces territoires.
20:03Absolument pas.
20:04La mexicanisation, ça fait très peur.
20:06Il y a des gens qui se battent au quotidien
20:08contre les stupéfiants.
20:09Il y a des équipes engagées,
20:11à tous les niveaux, dans le secteur médical.
20:13Évidemment, je pense aux forces de sécurité.
20:15Ce que font les associations,
20:16l'idée, c'est de venir en soutien.
20:17Dans l'actualité, cette semaine aussi,
20:19il y avait votre autre chef,
20:21ce n'est pas seulement Sébastien Lecornu
20:22et Emmanuel Macron,
20:23Edouard Philippe,
20:24le chef de parti, votre parti Horizon,
20:26qui a lancé sa campagne municipale
20:27pour tenter de se faire réélire au Havre.
20:29L'ex-premier ministre a déjà annoncé la couleur.
20:31S'il perd au Havre, dans un mois et demi,
20:33il ne pourra plus être candidat à la présidentielle,
20:35ce qui risque de motiver encore un peu plus ses opposants.
20:37Est-ce qu'il ne pêche pas des barres ?
20:38D'abord, par excès de confiance, Edouard Philippe,
20:40en liant son destin présidentiel à son destin municipal ?
20:43Je ne crois pas, non.
20:44Il a dit...
20:44Il me semble quelque chose qui relève du bon sens.
20:46C'est-à-dire qu'on peut difficilement dire
20:48qu'on va diriger un pays
20:50si on n'est pas solide dans sa propre vie.
20:52Je crois que c'est le message qu'il a voulu passer.
20:55Voilà.
20:55Edouard Philippe est engagé comme maire sortant
20:57dans sa ville.
20:58Moi, je trouve que c'est sain.
21:00Moi, je trouve que c'est sain.
21:01Il n'y a pas une petite hypocrisie, quand même.
21:02On se met à la place des électeurs au Havre.
21:04Ils disent, en fait, à quoi bon réélire notre maire,
21:06Edouard Philippe,
21:07puisque dans la foulée de son éventuelle réélection,
21:10il se tournera uniquement vers l'Elysée.
21:11C'est un peu compliqué comme discours.
21:13Non, mais je pense que c'est un atout
21:15pour la ville du Havre
21:16d'avoir un candidat à la présidentielle.
21:18Moi, je pense que c'est un atout.
21:19Qui n'est pas concentré à 100% sur le Havre.
21:21Mais non, mais qui vous dit
21:21qu'il n'est pas concentré à 100% sur le Havre.
21:23Ce n'est pas vrai.
21:24Regardez le bilan qui est sien.
21:26Naïma Moutou.
21:27Quand il s'est déclaré officiellement candidat
21:29à la présidentielle,
21:31ça remonte à septembre 2024.
21:33Edouard Philippe l'avait justifié en disant,
21:36on dit souvent que pour une présidentielle,
21:37il faut avoir envie de rien d'autre.
21:39J'y souscris.
21:40Et finalement, là, il est candidat
21:42à quelque chose d'autre.
21:43Mais je vais vous dire, il y a un précédent.
21:44Il a été Premier ministre
21:45et candidat à sa réélection déjà au Havre.
21:48Et il a été Premier ministre
21:49dans un contexte compliqué.
21:50Il n'était pas candidat à la présidentielle
21:51à ce moment-là.
21:52Non, mais enfin, il était Premier ministre.
21:53Il était aux responsabilités d'un pays
21:54dans lequel il y avait
21:55quelques défis majeurs à relever.
21:58Et il a été maire et candidat
21:59à sa réélection.
22:00Et regardez le bilan du Havre.
22:02Une ville qui a été transformée,
22:03réindustrialisée,
22:05où il y a une écologie très concrète
22:06qui a été mise en œuvre.
22:07Les résultats sont là.
22:08Et à la fin des fins, d'autre façon,
22:09ce sera le choix des Havrets.
22:11Alors, pendant son meeting mercredi,
22:13j'y étais.
22:13Edouard Philippe a aussi glissé
22:14un début de mea culpa
22:15vis-à-vis d'Emmanuel Macron.
22:16Vous l'avez entendu.
22:17On se souvient qu'à l'automne,
22:18il avait appelé à la démission programmée
22:20du président pour sortir du blocage.
22:22Et il avait aussi dit ceci.
22:23J'ai beaucoup de respect
22:24pour le président de la République
22:25qui m'a nommé Premier ministre.
22:26Mais je ne lui dois rien.
22:27Il est venu me chercher.
22:29Changement de ton,
22:29trois mois plus tard au Havre,
22:30au meeting de mercredi donc.
22:31Le président de la République
22:32m'a fait l'honneur.
22:34Je lui dois ça.
22:35Parfois, je m'exprime
22:36de façon trop brutale.
22:37Je ne devrais pas.
22:38Il m'a fait l'honneur
22:39de me proposer
22:40de servir mon pays
22:41pendant trois ans à Matignon.
22:42Ce que j'ai fait avec à la fois plaisir
22:44dans une période
22:44qui n'a pas toujours été facile.
22:45Mais j'ai beaucoup appris.
22:47Beaucoup.
22:47Et j'ai fait de mon mieux.
22:48C'était une erreur
22:49d'appeler à la démission du président
22:50et de dire finalement
22:52je ne lui dois rien.
22:53Édouard Philippe,
22:54président de parti,
22:55candidat à la présidentielle demain,
22:58il a vocation à s'exprimer
22:59sur les sujets,
23:00sur le moment politique
23:00et donc il continuera de le faire.
23:02Non mais il a l'air
23:03de le regretter là.
23:04Non, je n'ai pas l'impression.
23:05Je pense qu'il a...
23:05Ben si, c'est ce qu'il dit.
23:06Je m'exprime parfois
23:08de façon trop brutale.
23:09Je ne devrais pas.
23:09Petite machine arrière quand même.
23:11Mettons des mots,
23:12soyons honnêtes.
23:13Oh mais il a plutôt précisé sa pensée.
23:15Il dit je ne devrais pas.
23:16Ça s'appelle un mea culpa.
23:18Alors je n'ai pas entendu
23:18tout ce qu'il avait dit.
23:19C'est ce qu'on vient de diffuser.
23:20Je vous le refais.
23:21Le président m'a fait l'honneur.
23:22Je lui dois ça.
23:23Et parfois je m'exprime
23:24de façon trop brutale.
23:25Je ne devrais pas
23:26de me proposer de servir mon pays
23:27pendant trois ans à Matignon.
23:28Je ne devrais pas.
23:29Donc il reconnaît une erreur.
23:31Non mais il explique
23:32que parfois sur la forme,
23:33parfois sur la forme,
23:34il peut dire les choses
23:35de manière un peu plus brutale.
23:36C'est ce que je comprends
23:37des propos que vous rapportez.
23:38Mais sur le fond,
23:40je pense qu'il n'y a pas de sujet.
23:42La forme et le fond,
23:43en l'occurrence, se rejoignent.
23:44Il a quand même dit
23:45que finalement,
23:46si Emmanuel Macron démissionnait,
23:47ce serait plutôt une bonne chose
23:48pour le pays.
23:49Est-ce que, même si effectivement
23:51il fait une petite marche arrière,
23:53il n'y a pas une erreur originelle
23:55pour quelqu'un
23:56qui souhaite devenir
23:56chef de l'État
23:57et donc qui souhaite devenir
23:58le garant des institutions,
24:00de dire un peu le contraire.
24:03Est-ce qu'il ne s'est pas
24:03décrédibilisé sur ce coup-là ?
24:06Décrédibilisé, non.
24:07Non, parce que j'ai l'impression
24:08qu'il y a d'autres Français
24:11qui pensent la même chose.
24:12Mais je vais être honnête avec vous.
24:13Je lui dis mon désaccord
24:13sur ce sujet.
24:14Vous n'étiez pas d'accord avec lui ?
24:15Je n'étais pas d'accord.
24:16D'accord.
24:16Vous étiez nombreux à horizon comme ça ?
24:17Je ne peux pas vous dire.
24:18Moi, je parle pour moi.
24:19Il a pris ses décisions
24:20tout seul dans son coin alors ?
24:21C'est ça que ça veut dire ?
24:22Non, mais tout seul dans son coin,
24:23c'est un homme politique,
24:24responsable.
24:25Je pense qu'il a réfléchi
24:26avant de s'exprimer
24:27comme il le fait toujours.
24:28C'est quelqu'un de sérieux.
24:29Et il a dit ce qu'il pensait.
24:30Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
24:31Il ne peut pas lui reprocher
24:31de dire ce qu'il pensait.
24:32Quand vous lui avez dit
24:33que vous étiez opposé à ça ?
24:34On a des discussions
24:35sur tous les sujets.
24:37On peut ne pas être d'accord sur tout.
24:39Je lui ai fait valoir
24:40la position qui était la mienne.
24:42Et depuis,
24:42on continue d'échanger.
24:43Et il l'a payé dans les sondages après.
24:45Ça ne vous a pas échappé.
24:45En particulier dans l'électorat macroniste.
24:47Un vrai trou d'air dans les sondages.
24:49Vous la regardez comme tout le monde.
24:50Soyons pas hypocrites.
24:51Mais non.
24:52Franchement,
24:52comment on fait pour rebondir
24:54après des semaines de glissades
24:57dans les sondages ?
24:57Vous vous trompez.
24:58Je ne les regarde pas
24:59comme tout le monde.
24:59Moi, je prends la température
25:01sur le terrain.
25:02Pas tout à fait la même chose.
25:03Les sondages,
25:04il y a des courbes qui augmentent,
25:05des courbes qui descendent.
25:06Demain, ce sera encore autre chose
25:07et encore après-demain.
25:08Donc, ce n'est pas ce qui m'intéresse.
25:09Ce qui m'intéresse,
25:10c'est le projet,
25:11la vision.
25:12Et en dépit des quelques désaccords
25:13qu'on peut avoir,
25:14on se rejoint sur l'essentiel.
25:15C'est tout ce qui m'intéresse.
25:16Justement, Mme Mouchou,
25:17sur le positionnement
25:18et sur le fil rouge
25:20de la candidature
25:21des Orphilippes,
25:23on ne sait pas très bien
25:24où il se situe.
25:24Est-ce qu'il veut incarner
25:26le macronisme sans Macron
25:27ou est-ce qu'il veut incarner
25:28une nouvelle offre à droite ?
25:30C'est quoi l'identité
25:31de sa candidature ?
25:32Si candidature, il veut incarner
25:34ce qu'il est lui,
25:34ce qu'il fait depuis toujours,
25:35ce qu'il a fait au Havre,
25:36ce qu'il a fait comme Premier ministre.
25:38C'est-à-dire un candidat
25:40et un futur chef d'État
25:42responsable, solide et sérieux.
25:44Mais concrètement ?
25:45Et je veux dire que
25:45dans la vie politique actuelle,
25:47faite de populisme
25:48et de réponses simplistes,
25:49ça fait du bien.
25:50Et donc, c'est le candidat
25:50de la droite pour vous ?
25:51C'est le candidat du rassemblement.
25:53Ce sera le candidat du rassemblement.
25:54Mais du rassemblement quand ?
25:56Parce qu'on parle de trou d'air.
25:57En fait, il y a plusieurs candidats
25:59qui sont un peu
26:00dans un mouchoir de poche.
26:01Désormais, il ne fait plus
26:01la course en tête.
26:03Gérald Darmanin,
26:03Gabriel Attal notamment.
26:05Ça veut dire quoi ?
26:05On attend quoi ?
26:06Que les sondages,
26:07ce soit les preuves de vérité
26:08en septembre ?
26:09Au contraire, il faut se dire
26:10qu'il faut s'organiser
26:10puisque tout le monde
26:11est dans ce mouchoir de poche
26:14pour une primaire.
26:15Et si oui, de qui à qui ?
26:16Je pense qu'il y a
26:17plusieurs temporalités.
26:19On est dans la période
26:21des ambitions personnelles,
26:23comme toujours,
26:24au moment des élections présidentielles.
26:25Gabriel Attal
26:27qui va se déclarer candidat
26:28c'est une ambition personnelle.
26:29Gérald Darmanin
26:30dit que c'est du narcissisme.
26:31Vous dites pareil ?
26:33J'aurais tendance
26:33à dire pareil, oui.
26:35J'aurais tendance
26:35à dire pareil.
26:36Il est narcissique, Gabriel Attal ?
26:38Je ne sais pas.
26:38J'aurais tendance
26:39à dire pareil.
26:40Pourquoi ?
26:40Moi, ce qui m'importe,
26:41c'est que demain,
26:42nous n'ayons qu'un seul candidat.
26:44Même pas deux.
26:45Même pas deux.
26:45On n'a pas le luxe
26:46d'avoir deux candidats.
26:47Il faut un candidat.
26:49Celui qui a la capacité
26:50à rassembler tous les autres
26:51et ce qui n'est pas
26:51une mince affaire.
26:52Donc une primaire,
26:53ce serait une bonne idée ?
26:54D'où à où ?
26:56Je ne sais pas.
26:56Sur la mécanique,
26:57ce n'est pas à moi de trancher.
26:59Ce n'est pas à moi de trancher.
26:59On verra.
27:01Mais attendez,
27:02avant cela,
27:03peut-être,
27:03parlons de fonds et de projets.
27:04On va y venir, bien sûr.
27:05Ceux qui se déclareront candidats
27:06auront, j'espère,
27:07des idées.
27:08Un projet pour le pays,
27:09une vision,
27:09c'est là-dessus
27:10que ça va jouer.
27:10On voit la gauche
27:13qui s'organise.
27:14D'une certaine manière,
27:15elle a mis sur les rails
27:16une primaire
27:17qui aura lié
27:18à la rentrée prochaine.
27:19Oui, avec toutes les polémiques
27:20qui vont avec.
27:20C'est excellent d'organiser
27:22une primaire.
27:22Donc vous,
27:23quel est votre positionnement ?
27:24Est-ce que vous vous dites
27:24que si tout le monde
27:25est au coude à coude,
27:27c'est peut-être la bonne solution ?
27:28Edouard Philippe,
27:29aujourd'hui,
27:29est le candidat naturel
27:30de mon parti
27:31et je le soutiens.
27:32De votre parti,
27:33oui, du bloc central,
27:34non.
27:34Je vous ai dit
27:34ce que je pensais des sondages.
27:35Ce n'est pas le candidat naturel
27:36du bloc central.
27:37Je vous ai dit
27:38ce que je pensais aujourd'hui
27:39des sondages
27:40et chaque chose en son temps.
27:41Laissons passer
27:42les élections municipales,
27:43avançons ensuite
27:44projet contre projet
27:46et nous verrons bien
27:47où cela nous mène.
27:47Mais à la fin des fins,
27:48il ne peut y avoir
27:49qu'un candidat.
27:49Oui, non.
27:50Est-ce qu'une primaire
27:51de Sarah Knafow
27:53à Gabriel Attal,
27:54comme le suggère Laurent Wauquiez,
27:55c'est une bonne idée ?
27:56À laquelle pourrait participer
27:57Edouard Philippe, par exemple ?
27:59Alors,
28:00je ne me prononce pas
28:02sur la primaire.
28:03Encore moins sur la primaire
28:04de Sarah Knafow.
28:05Pourquoi ça vous embarrasse
28:05à ce point, la méthode ?
28:06On a l'impression
28:07que vous êtes gênés
28:07aux entonures.
28:08On se braque sur des éléments
28:09de forme
28:10et on escamote toujours le fond.
28:11On va y venir, c'est la question d'après, le fond.
28:13Mais la méthode, ça compte ?
28:14C'est très politique,
28:15vous le savez comme nous.
28:16C'est le fond,
28:16parce que le fond
28:16peut déterminer la méthode.
28:18Vous comprenez ?
28:19S'il y a un projet qui émerge,
28:21qui est un projet de solution
28:22qui, sur le terrain,
28:23parle aux Français,
28:24les choses,
28:25elles se feront plus naturellement.
28:26Si c'est une guerre d'égo
28:27et une guerre d'ambition personnelle,
28:29ça va faire mal.
28:30Parlons du projet un instant,
28:32ça fait des mois,
28:32même des années,
28:33qu'Edouard Philippe promet
28:34un projet, je cite,
28:35« massif ».
28:35Après les municipales,
28:37on y est presque,
28:37dans un mois et demi,
28:38s'il est réélu au Havre,
28:39il sera radical à ce point.
28:41Son projet,
28:41vous étiez un temps
28:42en charge du pôle ID,
28:43je crois,
28:43du parti Horizon.
28:44Est-ce que vous pouvez nous donner
28:45un exemple de mesure massive,
28:47radicale,
28:47que présenterait Edouard Philippe ?
28:49Tout ça viendra en son temps.
28:50Vous vouliez parler de fond.
28:50Vous imaginez bien
28:51que si je vous parle
28:52au jour du programme présidentiel,
28:53je serais un peu à côté
28:54de l'actualité.
28:56Je suis là comme ministre.
28:57Je me suis mis en retrait
28:58du porte-parole à l'Horizon,
28:59même si je réponds aimablement
29:00à vos questions sur Horizon.
29:02Mais ce n'est pas à moi
29:03de dévoiler le programme
29:04et certainement pas
29:04dans cette temporalité.
29:06Le rôle qui est le mien,
29:07aujourd'hui,
29:08c'est le budget,
29:08c'est la stabilité
29:09et ensuite,
29:10les élections municipales.
29:11Et vous verrez
29:12que tout viendra à point.
29:13Juste un exemple concret
29:14de réponse massive.
29:17Les retraites,
29:18on se souvient d'Edouard Philippe
29:19qui voulait aller jusqu'à
29:20pourquoi pas 67 ans.
29:21Est-ce qu'il va garder
29:22cette ligne-là ?
29:23C'est Edouard Philippe
29:24qui vous le dira.
29:24Nous aurons le temps
29:27d'en discuter.
29:28C'est tout à fait anachronique
29:30de parler de ça maintenant.
29:31Alors avant la présidentielle,
29:32on l'a dit,
29:33il y a les municipales en mars.
29:34Enjeu majeur,
29:35là encore pour Horizon
29:35qui est avant tout
29:36un parti de maire
29:37et enjeu ultra-politique
29:38pour vous Horizon à Paris.
29:40Vous avez décidé
29:40de présenter votre propre candidat
29:42Pierre-Yves Bournazel
29:42face à Rachida Dati
29:43et le moins qu'on puisse dire
29:44c'est que ça ne plaît pas du tout
29:46à la toujours ministre de la Culture
29:48qui a été assise à votre place
29:48il y a seulement deux semaines.
29:50Moi, il faudra interroger
29:51Edouard Philippe
29:51qui veut rassembler pour 2027
29:53la droite et le centre.
29:54Là, il va vous faire perdre ?
29:55Bien sûr.
29:56Pourquoi il met un candidat
29:57pour faire gagner la gauche ?
29:59Il veut faire perdre
29:59Rachida Dati à Paris,
30:00Edouard Philippe ?
30:02Non, évidemment.
30:03C'est ce que dit Rachida Dati.
30:04Oui, j'ai bien entendu
30:05ce qu'avait dit
30:05ma collègue et amie Rachida.
30:08Je ne vais pas commenter
30:09les petites phrases
30:10des uns et des autres
30:10parce que sinon
30:11on ne va pas s'en sortir.
30:13Ce que je peux vous dire
30:13c'est que
30:14moi j'appelle les candidats
30:17à parler de fond.
30:18À reparler de fond
30:19pour les Parisiens.
30:20La propreté, la saleté,
30:21le logement,
30:21il y a des tas de sujets
30:22de discussion.
30:23À chaque fois qu'on a été divisé,
30:25on a fait passer la gauche.
30:26Je l'ai dit
30:27à la fois à Pierre-Yves
30:28et à Rachida.
30:29Vous êtes divisé là.
30:30Il y a deux candidats
30:31de la droite et du centre.
30:31Oui, mais je vais vous dire
30:32je les connais.
30:33Ils ont deux projets,
30:33deux histoires,
30:34deux styles assez différents.
30:36Et moi je dis
30:37que maintenant
30:37il faut se projeter sur la suite.
30:39On a encore un peu de temps
30:40pour s'organiser.
30:43Il faut qu'on se mette
30:43en situation de gagner.
30:44Pour s'organiser,
30:45ce n'est pas le second tour.
30:46Donc clairement,
30:46vous dites
30:47il faudra être finalement pragmatique.
30:49Vous préférez la droite
30:50à la gauche, j'imagine.
30:51Est-ce que ça veut dire
30:52que Pierre-Yves Bournazel
30:54ne devrait pas se maintenir
30:56si jamais il était
30:57au second tour
30:58face à Rachida Dati
30:59pour ne pas la faire perdre ?
31:00Je ne préempte pas
31:01le second tour.
31:02Je ne préempte rien
31:03de ce qui va se passer
31:04dans le cadre
31:05de ces élections.
31:06Je dis simplement
31:07que le rassemblement
31:08de la droite et du centre
31:09est indispensable
31:10si nous voulons gagner.
31:12Donc ça veut dire
31:13que Edouard Philippe
31:13devra prendre son téléphone
31:14pour dire
31:15Pierre-Yves Bournazel
31:17il faut débrancher.
31:17Il y a un peu de temps
31:18pour nous organiser encore.
31:19On va d'abord attendre
31:20de voir ce que seront
31:21les résultats.
31:22Mais moi je souhaite
31:23effectivement
31:23que dans le temps
31:24on puisse se parler.
31:26C'est ce que j'ai dit
31:26au candidat
31:27et moi c'est ce que
31:27je continuerai de faire.
31:28Qu'est-ce que vous dites
31:28aux Parisiens
31:29qui veulent voter à droite
31:30que l'alternance
31:32est mieux incarnée
31:33par Pierre-Yves Bournazel
31:34ou par Rachida Dati ?
31:35Vous parlez d'eux.
31:36Et à ce moment-là
31:37pourquoi deux candidatures ?
31:40Je dis que
31:40le candidat de mon parti
31:42c'est Pierre-Yves Bournazel
31:43et je connais aussi
31:44très bien Rachida Dati.
31:45Et donc je vois bien
31:45quel sera l'enjeu
31:47si nous voulons gagner
31:48le rassemblement.
31:50Nous n'avons pas le choix.
31:51Il va falloir que Pierre-Yves Bournazel
31:52entendre raison
31:53parce qu'aujourd'hui
31:53que ce soit hors micro
31:54ou même publiquement
31:55Pierre-Yves Bournazel
31:56il est très clair
31:56il n'y aura pas de ralliement
31:57à Rachida Dati.
31:58Chacun y va pour gagner
31:58aujourd'hui
31:59et c'est normal.
31:59Mais donc c'est perdu d'avance.
32:00Mais chacun y va pour gagner
32:01aujourd'hui
32:01et c'est bien normal.
32:03Et chaque chose en son temps
32:04et nous continuons
32:05de discuter
32:05après le premier tour
32:08en fonction des résultats.
32:09Je ne fais pas
32:10de politique fiction
32:11je ne préenterai
32:11aucun résultat.
32:12Mais comment vous expliquez
32:14quand même
32:14que dans votre camp
32:15je pense notamment
32:16à des ministres de premier plan
32:21ne soutiennent pas
32:21Pierre-Yves Bournazel
32:22mais ils soutiennent
32:23Rachida Dati.
32:23Il faut leur poser la question.
32:24Ça veut dire qu'elle fait peur
32:25Rachida Dati
32:26qu'il vaut mieux être
32:26avec elle que contre elle ?
32:28Non, non, non
32:28je ne pense pas.
32:30Gérald Darmanin
32:30connaît Rachida Dati
32:31depuis longtemps par exemple.
32:33Donc c'est plutôt à eux
32:33qu'il faut poser la question.
32:35Moi je vous dis
32:35en tout cas à mon niveau
32:37je vous dis
32:37comment je vois les choses.
32:39Et je suis transparente
32:39puisque j'en ai parlé
32:40à la fois à Pierre-Yves
32:41et à la fois à Rachida.
32:42Et ils vous disent quoi alors ?
32:44Racontez-nous.
32:45Ils prennent acte
32:46ils sont attentifs
32:47en tout cas.
32:48Mais ils sont prêts
32:48à faire un pas
32:49l'un vers l'autre
32:49parce qu'aujourd'hui
32:50y compris au niveau personnel
32:52on a lu les propos
32:52de Pierre-Yves Bournazel
32:53dans son livre.
32:53Tout le monde a ça
32:54dans un coin de sa tête.
32:55C'est le moment qu'on puisse dire
32:55c'est qu'ils ne passeront pas
32:56leurs vacances ensemble les deux.
32:57Donc ça ne va pas être évident
32:58le rassemblement.
32:59Enfin le rassemblement
33:00c'est jamais facile.
33:02En général.
33:03Un mot d'actualité
33:04avant de passer à la suite.
33:06On l'a évoqué
33:06en début d'émission.
33:07Il y a eu
33:07de larges manifestations
33:09de policiers
33:09hier aussi
33:10un peu partout en France
33:11notamment à Paris
33:17citoyenne
33:18et parmi les revendications
33:19dans le cadre
33:20de l'amélioration
33:20de leurs conditions de travail
33:22il y a cette proposition
33:23de loi pour instaurer
33:24une présomption
33:24de légitime défense
33:25pour les forces de l'ordre.
33:26Est-ce que vous y êtes favorable ?
33:28Alors d'abord
33:28je voudrais dire
33:29tout mon soutien
33:30si vous le permettez
33:31aux policiers
33:31et aux policières.
33:32Ils exercent un métier
33:34de plus en plus dur
33:35et de plus en plus exposé
33:37et je veux leur dire
33:38que nous sommes à la tâche
33:39et au travail.
33:40Et le ministre de l'Intérieur
33:40l'a dit lui-même.
33:41Il travaille tous les jours
33:43tous les jours
33:43pour améliorer le quotidien
33:45des policiers.
33:46Et évidemment
33:46le fait de voir
33:47des hommes et des femmes
33:48qui portent l'uniforme
33:49descendre dans la rue
33:50ça doit nous contraindre
33:52et nous obliger
33:53à écouter ce qui se passe.
33:54Sur les manifestations d'hier
33:55ça ne vous a pas dérangé
33:56politiquement
33:57qu'une grande partie
33:58des figures d'extrême droite
33:59je pense à Marion Maréchal
34:01Sarah Knaffot
34:02Nicolas Dupont-Aignan
34:02et d'autres
34:03Thierry Mariani aussi
34:04étaient tous ensemble
34:04en tête de cortège
34:05hier à Paris.
34:06Oui, des personnalités
34:06qui sont là un jour par an
34:07qui manifestent leur soutien
34:09aux policiers
34:09un jour par an.
34:10Mais ça veut dire quoi
34:10que la police
34:10est à l'extrême droite
34:12aujourd'hui ?
34:12Non mais Laurent Nunez
34:13le fait tous les jours
34:15le fait tous les jours
34:15sa place n'était pas
34:16dans le cortège
34:16me semble-t-il
34:17en revanche sa place
34:18c'est à son bureau
34:19il travaille tous les jours
34:20pour augmenter les budgets
34:21en 2026
34:22il a non seulement
34:23sanctuarisé
34:24le budget ministère
34:25de l'intérieur
34:25mais il a obtenu
34:26106 millions d'euros
34:27supplémentaires
34:271000 créations d'emplois
34:28en ce moment même
34:29il travaille
34:30à un plan d'investigation
34:31à simplifier les procédures
34:33pénales
34:33c'est du concret
34:34et au texte
34:35dont vous avez
34:35fait mention tout à l'heure
34:37Et la présomption
34:37légitime défense
34:38alors vous y êtes favorable ?
34:39Je suis favorable
34:40à avoir la discussion
34:40bien sûr
34:41mais oui pourquoi ?
34:42Il ne doit pas y avoir
34:44de sujet tabou
34:44il y travaille
34:45et donc le moment venu
34:47nous en discuterons
34:48pour savoir quelle forme
34:49cela peut prendre
34:50dans le respect
34:50de l'état de droit
34:51Naïma Mouchou
34:52vous êtes l'invité
34:52de Questions politiques
34:54donc et on va tenter
34:54de mieux vous connaître
34:55aujourd'hui
34:56Et celle qui dévoile
35:01nos invités
35:02c'est vous
35:02Alex Bouyaguet
35:03notre spécialiste
35:04des biographies
35:05et des archives
35:05Mes chers collègues
35:06s'il vous plaît
35:07s'il vous plaît
35:09Mes chers collègues
35:11vous perdez
35:11vous même du temps
35:13s'il vous plaît
35:14Mes chers collègues
35:16j'ai bien compris
35:17que vous n'étiez pas d'accord
35:19Merci
35:20Je vous remercie
35:22Nous sommes le 31 octobre 2024
35:26vous êtes alors
35:28vice-présidente
35:29de l'Assemblée nationale
35:30on vient de vous entendre
35:31donc au perchoir
35:32en train d'essayer
35:33de ramener le calme
35:33preuve quand même
35:35de votre caractère
35:36bien trempé
35:37vous vous êtes payé luxe
35:38de refuser
35:39sous Michel Barnier
35:40le portefeuille
35:41de l'égalité
35:41femmes-hommes
35:42pas mes sujets
35:43dites-vous à l'époque
35:44nouveau refus
35:45quand il envisage
35:46de vous mettre
35:47sous Bruno Retailleau
35:48à l'intérieur
35:48en charge de la citoyenneté
35:50je ne suis pas
35:51l'arabe de service
35:52c'est ce que vous auriez
35:52répliqué
35:53selon Libération
35:54est-ce que c'est ça
35:55votre hantise
35:56c'est-à-dire
35:57devenir finalement
35:58le porte-drapeau
35:59d'une communauté
36:00être assignée
36:01oui alors
36:04j'ai un parcours
36:05et une histoire
36:05dont je ne peux pas
36:06me défaire
36:06dont je ne veux pas
36:07me défaire d'ailleurs
36:07je suis très à l'aise
36:09avec qui je suis
36:11et j'ai cette capacité
36:13peut-être à porter
36:14une voix un peu différente
36:15et donc maintenant
36:16je veux m'en servir
36:16compte tenu de ce que je vois
36:18de ce que j'entends
36:19autour de moi
36:19la manière dont
36:20la France Insoumise
36:21en particulier
36:22instrumentalise
36:23les sujets
36:24que vous avez évoqués
36:25autour de l'identité
36:26autour des communautés
36:28alors là
36:29j'ai décidé
36:30de prendre mes responsabilités
36:31clairement
36:31vous parlez donc
36:32de votre parcours
36:33vous avez 44 ans
36:34vous êtes fille
36:35d'immigrés marocains
36:36illettrés
36:37vous le revendiquez
36:38en ces termes
36:39dans un message
36:39sur X
36:40arrivé en France
36:42en 1961
36:4326 ans
36:44en HLM de banlieue
36:46Benjamin
36:46d'une famille
36:47de 6 enfants
36:48des études de droit
36:49à Sergi Pontoise
36:50puis à Assas
36:51à Paris
36:51vous devenez avocat
36:52de 2010 à 2017
36:54spécialisé
36:55en droit de la presse
36:56et en droit des affaires
36:57est-ce que vous pensez
36:58qu'un parcours
36:59comme le vôtre
37:00c'est toujours possible
37:00en France
37:01en 2026
37:02je dis que oui
37:03vous voyez
37:04contrairement à l'atmosphère
37:05ou à ce que d'autres
37:07peuvent dire
37:07je dis que oui
37:08parce que
37:09vous venez de me citer
37:10mais il y a des tas
37:11d'autres exemples
37:12aujourd'hui de réussite
37:12on parle beaucoup
37:13de ce qui ne va pas
37:14moi j'ai envie de dire
37:15qu'on est aussi
37:16dans un beau et grand pays
37:17qui permet
37:17ces parcours
37:18de la méritocratie
37:20alors bien sûr
37:20il faut faire un peu d'efforts
37:21on n'a rien sans rien
37:22c'est vrai
37:23mais quand même
37:24entre les dispositifs
37:25d'accompagnement
37:26la qualité de l'école publique
37:28quand même
37:28même s'il y a des difficultés
37:30bien évidemment
37:30il y a la possibilité
37:32pour chacun
37:32de trouver sa place
37:33les difficultés
37:35il faut les régler
37:35évidemment
37:36et c'est ce qu'on essaye de faire
37:37chacun à son niveau
37:38responsable de l'exécutif
37:40les parlementaires
37:41en votant la loi
37:42mais la réalité
37:43c'est quand même
37:43que nous avons un pays
37:45qui donne les clés
37:46de l'émancipation
37:46et ça c'est important
37:47de le dire
37:48parce qu'on ne l'entend pas beaucoup
37:49dans les milieux populaires
37:51au sein des banlieues
37:52c'est quand même
37:53beaucoup
37:53beaucoup
37:54beaucoup
37:54la politique
37:55de la victimisation
37:56que certains essayent
37:58de dérouler
37:58pour quelques voix
37:59vous avez aussi
38:00une autre casquette
38:02vous avez été bénévole
38:03pour la LICRA
38:03pendant 10 ans
38:05vous traitez de cas
38:05de diffamation
38:06de discrimination
38:07d'incitation
38:08à la haine raciale
38:09en tant qu'avocate
38:10en 2014
38:11vous assumez
38:12d'avoir fait condamner
38:13un homme
38:13pour une agression
38:14où il avait traité
38:15sa victime
38:16de sale blanc
38:16ce que vous appelez
38:18l'un des premiers cas
38:19de racisme anti-blanc
38:20à l'époque
38:22ça avait créé
38:22une petite polémique
38:23et pas mal
38:24de récupération politique
38:25mais sur le fond
38:26est-ce que vous dites
38:27aujourd'hui
38:28que oui
38:28il existe
38:29une forme
38:30de racisme anti-blanc
38:31un ressentiment
38:32anti-français
38:33en France
38:33ça existe
38:34bien sûr que ça existe
38:35moi je l'ai vu
38:36j'y ai été confrontée
38:36vous l'avez dit
38:37je suis avocate de métier
38:38j'ai beaucoup plaidé
38:39à titre bénévole
38:40pour des cas anonymes
38:41on n'en parle pas beaucoup
38:42mais c'est tous les jours
38:43et ça existe oui
38:44et donc
38:45le racisme anti-blanc
38:47c'est quoi ?
38:47c'est la haine de l'autre
38:48le blanc
38:49le français
38:50le baptou
38:50à l'époque
38:51c'était l'injure
38:53c'était suivi d'agression
38:54tout ça est très grave
38:55et ça existe
38:56et d'autres formes
38:57de racisme existent
38:58et moi je combat
38:58toutes les haines
38:59je combat toutes les haines
39:00d'où qu'elles viennent
39:01vous connaissez des blancs
39:02discriminés en France
39:03aujourd'hui ?
39:04des blancs qui subissent
39:05du racisme oui
39:06mais discriminés
39:07dans l'accès à l'emploi
39:08l'accès au logement
39:08ça existe ?
39:09ça peut exister aussi
39:10bien sûr
39:11vous avez des français
39:13issus de la ruralité
39:14par exemple
39:14ou de la province
39:15qui montent à Paris
39:16comme on dit
39:16ils sont aussi discriminés
39:17les ultramarins
39:19donc compatriotes
39:19quand ils viennent dans l'hexagone
39:21ils subissent aussi
39:21de la discrimination
39:22ils sont français
39:23etc etc
39:24oui les exemples existent
39:25et donc
39:25moi je ne hiérarchise
39:27je ne hiérarchise pas
39:29pardon
39:29les formes de haine
39:30et de racisme
39:31je les combats
39:32toutes
39:33toutes
39:33et je ne rentre pas
39:34dans ce débat
39:35malsain qui consiste
39:36à dire une communauté
39:37plutôt que l'autre
39:37c'est le début du racisme
39:39de faire ça
39:39je vais vous faire écouter
39:41Jean-Luc Mélenchon
39:41c'était la semaine dernière
39:43il était en meeting
39:44à Toulouse
39:44nous avons besoin
39:45d'élections municipales
39:48qui puissent être
39:48une démonstration
39:49du niveau de conscience politique
39:52du peuple français
39:53dans sa diversité
39:54de la capacité
39:56de nos listes
39:56à incarner
39:57la nouvelle France
39:58celle du grand remplacement
40:00celle
40:02de la génération
40:03qui remplace l'autre
40:04parce que c'est comme ça
40:05depuis la nuit des temps
40:06et que ce n'est pas
40:07parce qu'il y a
40:08dix dingues dans un coin
40:09qui tout d'un coup
40:10ont peur d'être remplacés
40:11par leurs enfants
40:12que nous devons partager
40:13leur peur
40:14quand vous entendez
40:16Jean-Luc Mélenchon
40:16donc en meeting
40:17employer cette expression
40:19grand remplacement
40:20pour décrire
40:20ce que devrait
40:22incarner la France
40:23insoumise
40:24c'est à dire
40:24une nouvelle France
40:25diverse
40:26et en renouvellement
40:27en détournant
40:28donc volontairement
40:29ce concept
40:30de grand remplacement
40:31qui est associé
40:32à l'extrême droite
40:33est-ce que pour vous
40:34c'est un discours
40:35qui est discriminatoire ?
40:38c'est même pire que ça
40:39c'est même pire que ça
40:41qui a besoin
40:41de davantage
40:42de représentativité
40:43qu'on parle de diversité
40:44très bien c'est une chose
40:45je ne suis absolument
40:46pas défavorable
40:47mais quand j'entends parler
40:48de grand remplacement
40:50ou de nouvelle France
40:51c'est quand même
40:52un vocabulaire particulier
40:53on emprunte
40:54aux pires obsessions
40:55identitaires
40:56quand on parle comme ça
40:57alors là pardon
40:58mais je suis choqué
40:59je suis attaché
41:00à la cohésion nationale
41:01compte tenu
41:02de qui je suis
41:03d'où je viens
41:03j'y suis attaché
41:05et donc je refuse
41:06je refuse
41:07qu'on instrumentalise
41:08ces questions
41:08je refuse
41:09qu'on mette les gens
41:10dans des cases
41:10qu'on parle de communauté
41:11et LFI a une grille
41:12racialiste
41:13et sur ces sujets
41:14est-ce que vous redoutez
41:15une campagne
41:18des municipales
41:19qui va se communautariser
41:20avec des listes communautaires
41:22est-ce que vous pensez
41:24que ça va être
41:24au coeur de cette campagne ?
41:26notamment dans mon département
41:27du Val-d'Oise
41:28il y a des listes communautaires
41:30qui sont en train
41:31de s'organiser
41:32oui le danger est là
41:34c'est bien pour ça
41:34que j'en parle
41:35c'est bien pour ça
41:36que je dis
41:36qu'il faut que ce soit
41:37dans le débat public
41:38il faut que nous soyons
41:39nombreux à le dénoncer
41:40on ne peut pas
41:41continuer à entendre
41:44ce qu'on entend
41:44sans porter de contre-discours
41:46et donc moi je n'accepte pas
41:47que monsieur Mélenchon
41:48essaye de constituer
41:49la France
41:50en bloc communautaire
41:52qui se regarde avec suspicion
41:53du matin au soir
41:53c'est le meilleur moyen
41:54de nous fracturer
41:55et juste sur ce thème racisé
41:58utilisé par les insoumis
42:01des candidats racisés
42:03ça vous choque ?
42:04mais oui ça me choque
42:05on ne peut pas se définir
42:07qu'est-ce que ça
42:08ça ne veut pas dire grand chose
42:09d'abord
42:09ça ne veut rien dire
42:10ça ne veut à peu près rien dire
42:11pour eux c'est la diversité
42:13pour eux c'est la diversité
42:14oui non mais très bien
42:15oui mais vous voyez
42:16ce qu'ils en font
42:17des réunions anti-blancs
42:18à l'issue
42:19de la discrimination
42:21à l'envers
42:22sous le prétexte
42:23de progressisme
42:24qui est du racisme
42:25il faut entendre
42:26les mots qui sont employés
42:27est-ce que ce n'est pas une manière
42:27pour la France insoumise
42:28de reprendre ce qui avait été
42:29unanimement repris en 98
42:31la France black-blanc-beur
42:32est-ce que ce n'est pas
42:32juste une autre façon
42:34de le dire ?
42:34pas du tout
42:34le black-blanc-beur
42:35était positif
42:36c'était un élan positif
42:37pour la société
42:38là ce que fait
42:39monsieur Mélenchon
42:40avec ses équipes
42:41avec notamment
42:42les députés insoumis
42:44à l'Assemblée nationale
42:45c'est l'inverse
42:46c'est l'inverse
42:47c'est pas porté par le haut
42:48cette idée justement
42:49de cohésion nationale
42:50en se disant
42:50on est différents
42:51mais on fait communauté ensemble
42:52non non non
42:53c'est vous êtes d'abord
42:54une couleur de peau
42:55un nom
42:56une origine
42:57avant d'être français
42:58enfin c'est scandaleux
42:59de porter ça
42:59auprès de gens
43:00dans les quartiers populaires
43:02qui déjà ont une forme
43:03de ressentiment
43:04parce qu'ils entendent
43:06ce qu'ils entendent
43:06parce qu'ils s'informent
43:07sur les réseaux sociaux
43:08et que tout ça
43:09on le sait très bien
43:09est manipulé
43:11donc je dis stop
43:12et moi je me battrai
43:13contre ça
43:13je refuse qu'on instrumentalise
43:15ces sujets
43:16nous sommes dans un pays
43:17qui permet de faire
43:18même si encore une fois
43:20il y a des choses
43:20qu'on peut certainement améliorer
43:22mais chacun peut trouver
43:23sa place dans la société
43:24pour conclure
43:24sur la France insoumise
43:25Naïma Mouchou
43:26votre collègue au gouvernement
43:27Laurent Panifousse
43:27ministre des relations
43:28avec le Parlement
43:29placé directement
43:30sous la tutelle de Matignon
43:31d'ailleurs
43:31a déclaré lundi dernier
43:32sur LCP
43:33qu'en cas de risque
43:34de victoire du RN
43:35au municipal
43:35il était favorable
43:36à ce que le PS
43:37fasse alliance
43:37avec la France insoumise
43:38dans certaines villes
43:39il a raison ou pas ?
43:41moi je ne donne
43:42aucun conseil
43:42dans ces cas là
43:44je viens de vous décrire
43:45le danger à mes yeux
43:46de ce qu'est la France insoumise
43:47donc votre ligne
43:47c'est le ni-ni
43:49ni LFI
43:49ni RN
43:50c'était ma campagne
43:51c'était ma campagne
43:51notamment aux dernières élections législatives
43:53ni la France insoumise
43:54ni le Rassemblement national
43:55pas d'extrême
43:56c'est une autre tradition
43:58dans cette émission
43:59Naïma Mouchou
44:00on va passer à la suite
44:01nous vous accordons
44:01une sorte de carte blanche
44:02pour parler d'un sujet
44:04qui vous tient à coeur
44:04et sur lequel on vous entend
44:05un peu moins souvent
44:06qu'est-ce que vous avez choisi
44:07comme sujet aujourd'hui ?
44:09j'ai choisi le thème
44:09de la désinformation
44:10alors allez-y
44:11on vous écoute
44:11vous voyez bien d'ailleurs
44:13à l'occasion de cette interview
44:14je suis beaucoup revenue
44:15sur des vérités
44:17qui n'en étaient pas
44:17en essayant d'expliquer
44:18que parfois
44:19ce que peut dire la presse
44:20n'est pas tout à fait exact
44:21voire totalement
44:23à l'encontre
44:23de ce qu'est la vérité
44:24on fait ce qu'on peut
44:25pour faire notre métier
44:26non mais bien sûr
44:26et je comprends la difficulté
44:27qui est la vôtre
44:28c'est exactement la même chose
44:29dans le monde politique
44:29aujourd'hui
44:30on est passé dans une société
44:32qui est quand même
44:34beaucoup une société
44:34du mensonge
44:35de la manipulation
44:35de l'information
44:36c'est vrai que l'arrivée
44:38d'internet
44:38et des réseaux sociaux
44:39ça a été un grand bon
44:40pour le meilleur
44:41et pour le pire
44:42le meilleur
44:43c'est la liberté d'expression
44:44c'est le fait qu'on puisse
44:44accéder à la connaissance
44:45où ça va très vite
44:46mais le pire
44:47c'est ce à quoi
44:47on est en train d'assister
44:49c'est que
44:50vous avez aujourd'hui
44:51alors ça vient d'un peu
44:52d'un peu partout moi
44:53vous avez des individus
44:55parfois c'est des ingérences
44:56étrangères
44:57qui veulent venir manipuler
44:58les esprits
44:58pour essayer d'orienter
44:59les décisions
45:01moi j'ai porté un texte
45:02en 2017
45:03à l'Assemblée nationale
45:04comme députée
45:05qui a été adoptée
45:06un an après
45:06sur la manipulation
45:07de l'information
45:08un texte qui visait
45:09à lutter contre les fake news
45:10et à l'époque
45:11je me souviens
45:13pas beaucoup de monde
45:14qui partageait le constat
45:15de ce danger
45:15et vous trouvez
45:15qu'il y a moins de fake news
45:16sur les réseaux sociaux
45:17je trouve déjà
45:18et c'est une bonne nouvelle
45:19que tout le monde
45:20ne dit plus
45:20ce que j'ai entendu
45:21il y a quelques années
45:22c'est qu'il n'y a pas de sujet
45:22à l'époque
45:23il y a des députés
45:24notamment
45:25des députés
45:26rassemblement national
45:28qui disaient
45:29il n'y a pas de sujet
45:29il n'y a pas de désinformation
45:30ça n'existe pas
45:31et à l'inverse
45:32vous aviez les insoumis
45:33qui disaient
45:33dis donc
45:33on va faire la police
45:34de la vérité
45:34c'est scandaleux
45:35non
45:35il faut encadrer ces sujets
45:37parce que c'est un sujet
45:38démocratique
45:39la démocratie
45:40c'est la confiance
45:40si vous minez la confiance
45:42vous amenez des régimes autoritaires
45:44l'ARCOM
45:45le gendarme de l'audiovisuel
45:46dresse chaque année
45:46le bilan de cette loi de 2018
45:48que vous avez portée
45:49que vous avez co-rapportée
45:50même
45:50et le moins qu'on puisse dire
45:51c'est que le bilan
45:52est plus que contrasté
45:53je regardais tout à l'heure
45:54le dernier bilan de l'ARCOM
45:55il dénonce notamment
45:55le manque de transparence
45:56de plusieurs plateformes
45:57mais pas des moindres
45:58TikTok et Google notamment
45:59est-ce que comme certains
46:00vous le reprochaient déjà en 2018
46:01vous n'avez pas voté
46:02une loi pour rien
46:03pas du tout
46:04parce que d'abord
46:05c'est une loi
46:05qui visait d'abord
46:06dans le cadre
46:07des grands moments nationaux
46:08de scrutin
46:09à ce qu'on ait
46:10des élections transparentes
46:11donc élections présidentielles
46:13élections législatives
46:14avec la possibilité
46:15de saisir un juge
46:16quand il y avait
46:16de fausses informations
46:16qui circulaient
46:17c'était principalement ça
46:18après le fait
46:20que les plateformes
46:21ne soient pas allées
46:22au bout
46:23au bout
46:23de leur transparence
46:24moi je suis d'accord avec vous
46:25et il faut qu'on continue
46:27d'y travailler
46:27Emmanuel Macron veut y travailler
46:28il veut notamment interdire
46:29les réseaux sociaux
46:30avant 15 ans
46:30et s'en prendre
46:31aux algorithmes
46:32qui diffusent beaucoup
46:33aussi de fake news
46:33en particulier
46:34sur les réseaux sociaux
46:35donc c'est bien la preuve
46:36que votre loi ne suffisait pas
46:37non mais parce que
46:37encore une fois
46:38ma loi ne réglait pas tout
46:39cette loi de 2018
46:41dont personne ne voulait
46:42pardon
46:42à l'époque
46:43aujourd'hui
46:44elle est totalement inscrite
46:46dans le cadre légal
46:47c'est une loi qui permet
46:48de saisir un juge
46:48dans des élections
46:49et donc ça n'a rien à voir
46:50ça portait sur un mécanisme
46:52d'éducation aux médias
46:53vous avez parlé
46:53des réseaux sociaux
46:54et des jeunes
46:55et voilà les dispositifs
46:57qui ont été mis en place
46:58après d'autres lois
46:59sont venues compléter
46:59etc
47:00mais vous voyez qu'on a encore
47:01du chemin à faire
47:01allez on avance
47:02il nous reste à peine 10 minutes
47:03dans cette émission
47:04et comme chaque semaine
47:05Abel Mestre décortique
47:06un sujet clé
47:07du débat présidentiel
47:08de l'an prochain
47:08et ce matin
47:09Abel
47:09c'est la question
47:10de la Nouvelle Calédonie
47:11qui est au coeur du portefeuille
47:12de la ministre des Outre-mer
47:13alors comme on le disait
47:15tout à l'heure
47:15le 19 janvier
47:16a été signé à l'Elysée
47:18un nouveau document
47:19qui complétait
47:20l'accord de Bougival
47:21de juillet
47:22qui vise à créer
47:25un futur état
47:26de Nouvelle Calédonie
47:27inscrit dans la constitution
47:27mais le problème
47:29c'est que les indépendantistes
47:31du FLNKS
47:31n'ont pas signé ce document
47:32est-ce que c'est un échec ?
47:34alors j'aurais préféré
47:35que le FLNKS
47:36soit à la table des discussions
47:38ça c'est certain
47:38et j'ai tout fait
47:39pour qu'il soit à la table
47:40des discussions
47:41quoi par exemple ?
47:42comment vous avez essayé ?
47:43c'est totalement transparente
47:44avec toutes les forces politiques
47:45j'ai expliqué
47:46quel était le cadre
47:47Bougival
47:48en demandant au FLNKS
47:50d'expliquer en quoi
47:51Bougival
47:52ne les intéressait pas
47:53ce qui pouvait être
47:54amélioré, travaillé
47:55j'ai dit que les sujets
47:56étaient ouverts
47:57le président de la république
47:59a invité toutes les forces politiques
48:00à venir le 16 janvier
48:01à la discussion
48:02à minima au dialogue
48:04pour confronter les points de vue
48:05le FLNKS a fait le choix
48:07de ne pas venir
48:07c'est-à-dire que
48:08tout en appelant eux-mêmes
48:09à la discussion
48:10tout en appelant eux-mêmes
48:11à des réponses urgentes
48:12parce que le territoire va mal
48:13c'est la politique de la Chaisville
48:15c'est un sujet
48:16mais est-ce que ça évite pas
48:16cet accord de toute sa force ?
48:18le fait que le FLNKS
48:19ne soit pas signataire ?
48:21alors d'abord
48:21d'abord pardon
48:23mais 5 forces politiques
48:23sur 6 de la Nouvelle-Calédonie
48:25ont signé cet accord
48:26parmi lesquels
48:27des indépendantistes
48:28n'oublions pas
48:29les indépendantistes
48:30de l'Unipalika
48:31qui ont été des fondateurs
48:33du FLNKS aussi
48:34qui sont des indépendantistes
48:35donc des indépendantistes
48:37des non-indépendantistes
48:38des progressistes
48:39et des centristes
48:40ça n'est pas rien
48:41ça n'est pas rien
48:42je l'ai dit
48:42personne n'a le droit de veto
48:44sur l'avenir des Calédoniens
48:45le territoire est en difficulté
48:47c'est la récession là-bas
48:49les gens ont besoin d'emplois
48:51les gens ont besoin de perspectives
48:52alors qu'est-ce qu'on va faire ?
48:54est-ce qu'on va se croiser les bras ?
48:55je suis désolée
48:56je dis non
48:56et je dis en même temps
48:58que la porte reste ouverte
49:00justement le FLNKS
49:01dénonce un chantage économique
49:02de la part de l'exécutif
49:04en clair
49:05l'aide au territoire
49:08contre la signature de cet accord
49:10qu'est-ce que vous leur répondez ?
49:11mais pas du tout
49:12pas du tout
49:12moi je vous parle de fait encore une fois
49:13je vous parle de vérité
49:15c'est eux ce qu'ils disent
49:16pour justifier leur refus
49:18oui j'ai porté comme ministre
49:20des amendements
49:21pour plusieurs centaines de millions d'euros
49:23des amendements de nature économique
49:25sur le nickel
49:26sur la jeunesse
49:27au moment de l'examen budgétaire
49:29nous étions au mois de décembre
49:31il n'y avait aucun accord
49:32qui avait été signé
49:32il vient d'être signé en janvier
49:33des amendements adoptés
49:35qu'on reprit dans le projet
49:36de loi de finances
49:37il n'y avait pas de chantage
49:38l'argent était là
49:40pour que le territoire se redresse
49:41en dehors d'un accord politique
49:43en revanche
49:43moi ce que j'ai dit
49:44et que je redis
49:45c'est qu'on peut injecter
49:47tout l'argent du monde
49:48si vous n'avez pas de stabilité politique
49:49les investisseurs
49:50ils ne reviennent qu'à un quart
49:52voilà
49:52c'est ça la vérité
49:53et le FNKS doit l'entendre
49:55et justement
49:55le FNKS doit l'entendre
49:56mais est-ce que les loyalistes
49:57ne doivent pas l'entendre aussi
49:58parce que c'est aussi
49:59une partie du problème
49:59surplacer la radicalité
50:01d'une partie des loyalistes
50:03qui veulent rester
50:04dans le cadre de la France
50:05je le dis pour les auditeurs
50:06est-ce que vous leur parlez
50:08est-ce que vous essayez de leur dire
50:09on fait redescendre la pression
50:12on essaye de calmer
50:14la situation
50:15les loyalistes
50:17comme les autres
50:18ont accepté de venir discuter
50:20depuis le début
50:21ils sont à la tête des discussions
50:23depuis le début
50:23et ils ont fait des concessions
50:25dans le cadre de l'accord de Bougival
50:26dans l'intérêt général
50:28de la Nouvelle-Calédonie
50:29donc il n'y a pas un sujet
50:30sur les loyalistes
50:31il n'y a pas de sujet
50:32il n'y a pas de sujet
50:33ils ont signé
50:34ils ont permis eux-mêmes
50:35à leur niveau
50:36la signature d'un accord global
50:38en portant un projet
50:40différent de celui
50:41des indépendantistes
50:42de l'Unipalika
50:42ils ont fait un pas
50:43comme les autres
50:44alors un des objectifs
50:45c'est l'adoption
50:46d'un projet de loi constitutionnel
50:48alors d'abord au Sénat
50:49je fais un peu
50:50le rétro-planning
50:51pour les auditeurs
50:51et les téléspectateurs
50:52dès février
50:53puis à l'Assemblée nationale
50:54en mars-avril
50:55avant la réunion
50:56à Versailles
50:57du Congrès
50:57qui réunit députés et sénateurs
50:59est-ce que
51:00vu
51:01la division politique
51:03du Parlement
51:03est-ce que c'est faisable
51:05est-ce que vous avez eu
51:06les socialistes
51:07pareil
51:07sur ce sujet
51:08pour voir un peu
51:09ce qu'ils pensent
51:11et ce qu'ils pourraient voter
51:11ce projet
51:12vous avez raison
51:13on est déjà dans l'étape d'après
51:14au moment de la signature
51:16nous étions déjà
51:17tous engagés
51:18dans l'étape d'après
51:18le processus parlementaire
51:19qui n'est pas simple
51:20en général
51:21mais qui n'est pas simple
51:23en particulier
51:23s'agissant de la nouvelle
51:24Calédonie
51:25on est au travail
51:26moi j'ai demandé
51:27au président de l'Assemblée nationale
51:29à la présidente de l'Assemblée nationale
51:30au président du Sénat
51:31de réunir les forces politiques
51:32calédoniennes
51:33dans chacune des deux champs
51:35pour qu'elles puissent aller expliquer
51:36l'accord de Bougival
51:37l'accord Élysée-Oudino
51:39le sens de cet accord
51:40pourquoi c'est important
51:40pour le territoire
51:41ça a été la première étape
51:42moi je suis en lien
51:43avec les présidents de groupe
51:45des deux chambres également
51:46je les vois régulièrement
51:47pour expliquer
51:48l'accord de Bougival
51:49personne n'en parle
51:50tout le monde
51:51est encore une fois
51:52coincé sur la forme
51:53il faut regarder
51:54ce qu'est cet accord
51:54on y parle
51:55identité canaque
51:55identité calédonienne
51:57droit à l'autodétermination
51:59transfert de compétences régaliennes
52:01qui est un sujet
52:01quand même
52:02pour les indépendantistes
52:03et pour juste dernière question
52:06sur la Nouvelle-Calédonie
52:07cette semaine
52:08la commission nationale
52:09consultative des droits de l'homme
52:10a rendu un rapport
52:11extrêmement sévère
52:12sur le maintien de l'ordre
52:14lors des émeutes de 2024
52:16est-ce que cette question-là
52:19du maintien de l'ordre
52:20de aussi des réflexions
52:22de la prison
52:23de Caen-Est
52:23dont une partie date
52:24de l'époque du bagne
52:25est-ce que tout ça aussi
52:27ne contribue pas
52:29à ne pas faire baisser la tension
52:31est-ce qu'il y a un problème
52:33de maintien de l'ordre
52:33en Nouvelle-Calédonie ?
52:35La Calédonie est passée
52:36par un moment très difficile
52:38celui effectivement
52:38des émeutes du mois de mai 2024
52:40c'est bien pour ça
52:41que je dis aujourd'hui
52:42qu'il n'est pas question
52:43de voir revenir
52:44la violence sur le territoire
52:46donc il n'y a pas
52:47un problème de maintien de l'ordre
52:48depuis lors
52:49depuis ce mois de mai
52:50vous avez une mobilisation
52:51exceptionnelle
52:52des forces de sécurité
52:52sur place
52:53Le rapport dénonce
52:53une répression violente
52:54souvent disproportionnée
52:55à l'encontre des Canaques
52:56je cite aussi
52:57pour que ce soit bien précis
52:58depuis lors
52:58vous avez une mobilisation
52:59exceptionnelle
53:00des forces de sécurité
53:01en Calédonie
53:02le territoire a besoin
53:03besoin effectivement
53:04de sécurité
53:05et de sécurité visible
53:07c'est ce que nous faisons
53:08la violence ne sera jamais
53:10une méthode politique
53:11je le redis
53:11nous sommes ouverts
53:12à la discussion
53:13et je ne souhaite pas
53:14personne ne souhaite
53:15que la Calédonie
53:16revive ce qu'elle a vécu
53:17Naima Imouchou
53:18on arrive déjà
53:18ça passe vite
53:19aux deux dernières minutes
53:20de cette émission
53:21je vous propose un petit jeu
53:22très simple pour finir
53:23un vrai ou faux
53:23est-ce que vous êtes prête ?
53:25Je suis prête
53:25Sébastien Lecornu
53:26ferait un bon candidat
53:27à la présidentielle
53:28vrai ou faux ?
53:30c'est un joker
53:30ah bah non
53:31ah bah c'est un joker
53:32non mais vous commencez fort
53:34les règles étaient fixées
53:35Naima Imouchou
53:36il n'est pas candidat
53:37vrai ou faux ?
53:38il n'est pas candidat
53:39il serait meilleur
53:40qu'Edouard Philippe
53:41pour la présidentielle
53:41ou pas ?
53:42vrai ou faux ?
53:43il n'est pas candidat
53:43s'il est réélu au Havre
53:44Edouard Philippe
53:46sera quoi qu'il arrive
53:47je dis bien
53:47quoi qu'il arrive
53:48sur la ligne de départ
53:48du premier tour
53:49de la présidentielle
53:50vrai ?
53:51Bruno Retailleau
53:52fera un bon premier ministre
53:53d'Edouard Philippe
53:54ça appartiendra
53:56au président de la république
53:58le moment venu
53:59d'accord
53:59mais vrai ou faux
54:00à vos yeux ?
54:01ça appartiendra
54:02au président de la république
54:02vous-même
54:03vous ne serez jamais
54:03candidate à la présidentielle
54:05à 7h
54:06comme on dit tous
54:08à 7h
54:09en cas de second tour
54:10Mélenchon-RN
54:11puisqu'on ne connait pas
54:11encore le candidat
54:12en 2010
54:12en 2027
54:13vous vous abstiendrez
54:14vrai ou faux ?
54:17c'est une réflexion
54:18Victor Hugo est le plus
54:19illustre des français
54:20j'ai lu ça dans un
54:21ah vrai oui
54:22votre oeuvre préférée
54:23de Victor Hugo
54:24ah c'est toute l'oeuvre
54:25c'est l'histoire
54:27de Victor Hugo
54:27il n'y en a pas une
54:28qui ressort plus que
54:29de Victor Hugo
54:30deux phrases pardon ?
54:31non une oeuvre
54:32de Victor Hugo
54:33qui vous intéresse
54:33ah les misérables alors
54:34mais c'est plutôt
54:35l'histoire
54:36c'est plutôt l'histoire
54:38de Victor Hugo
54:39vous êtes capable
54:40de citer des tirades
54:41entières
54:41des tontons flingueurs
54:42vrai ou faux ?
54:44ah vrai
54:44mais je perds un peu
54:45la mémoire
54:45une petite démonstration
54:46non non non
54:47c'est pas possible
54:47allez on aura essayé
54:48ça vous fait un point commun
54:50avec Edouard Philippe
54:51merci beaucoup
54:51Naïma Moutchou
54:52d'avoir répondu
54:53à nos questions politiques
54:54merci aussi à vous
54:55et auditeurs
54:56téléspectateurs
54:57évidemment pour votre fidélité
54:58merci à Alice Bouillaguet
54:59et à Belle Mestre
55:00qui m'ont accompagné
55:01aujourd'hui
55:02merci aussi
55:03à Rémi Sulmon
55:04et Fabienne Lemoyle
55:05pour la préparation
55:05quant à vous
55:06et bien je vous souhaite
55:07un très joyeux dimanche
55:09un très bon dimanche
55:09et bien sûr
55:10vive la politique
55:11merci à tous
55:17merci à tous
Commentaires