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00:05Bienvenue dans le débat, il est consacré au Groenland et plus largement à la sécurité en Arctique.
00:10Depuis que Trump a affiché sa volonté de l'annexer, ce Groenland, les pays européens...
00:15sont engagés dans une confrontation avec les Etats-Unis.
00:18Emmanuel Macron a reçu...
00:20Ce matin, la première ministre du Danemark et son homologue du Groenland, le récent bras de fer...
00:25avec les Etats-Unis et autour du Groenland, est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe.
00:30Le président français, dans une tribune au Financial Times, les présidents finlandais...
00:35et le Premier ministre de Norvège évoquent l'enjeu géopolitique de l'Arctique.
00:40qui n'est pas nouveau, écrivent-ils pour les pays nordiques, en raison des menaces russes mais aussi chinoises.
00:45mais les deux leaders réitèrent leur soutien à l'intégrité du Groenland.
00:49La sécurité de l'Arctique...
00:50était aussi au centre d'un accord-cadre discuté entre le secrétaire général de l'OTAN...
00:55et Donald Trump Ă Davos.
00:57Marc Rousseau qui a lancé hier que les Européens...
01:00étaient incapables de se défendre sans les Etats-Unis.
01:03Alors on va revenir sur l'enjeu sécurité...
01:05que représente l'Arctique.
01:07De quelle menace parle-t-on ?
01:08Celle des Russes ?
01:09Celle de la Chine ?
01:10Ou encore les Etats-Unis de Trump ?
01:12Comment les Européens et notamment les pays nordiques comptent-ils ?
01:15défendre cet espace du Grand Nord ?
01:17L'Europe peut-elle se passer des Etats-Unis ?
01:19Arctique...
01:20Bataille pour l'Europe !
01:21C'est le titre de ce débat.
01:22On en débat tout de suite avec mes invités Patrick Martin...
01:25Angénie est avec nous ce soir.
01:26Bonsoir.
01:27Bonsoir.
01:28Vous êtes enseignant à Sciences Po et également à l'INALCO spécialiste des questions...
01:30européennes.
01:31La quatrième édition de votre livre L'Europe a-t-elle un avenir ?
01:35qui vient de sortir.
01:36On voit la couverture.
01:37Merci d'ĂŞtre lĂ .
01:38En face de vous, Tine...
01:40Kierenstadt.
01:41Pardon, je me trompe.
01:43Kiergensgard.
01:44Kiergensgard.
01:45Merci beaucoup d'ĂŞtre avec nous.
01:46Vous ĂŞtes correspondante Ă Paris pour Politiken danoise.
01:49Donc Politiken...
01:50C'est un peu l'équivalent du monde au Danemark.
01:53Merci beaucoup d'ĂŞtre lĂ .
01:54Nous attendons...
01:55Cable Jeune Mérède.
01:56Chercheur qui a donc un tout petit peu de retard.
01:59Olivier Camp est avec nous.
02:00par Teams.
02:01Bonsoir Ă vous.
02:02Vous êtes directeur du cabinet stratégique La Vigie.
02:05Chercheur associé...
02:05à la Fondation pour la Recherche Stratégique.
02:08Bonsoir et merci.
02:10de participer au débat.
02:11Merci.
02:12Emmanuel Macron, vous avez vu les images, a reçu la...
02:15La première ministre du Danemark mettait Frédéric Seine,
02:18ainsi que son homologue du Groenland, Jens.
02:20Frédéric Nielsen.
02:21Le récent bras de fer avec les Etats-Unis autour du Groenland est un appel...
02:25au réveil stratégique pour toute l'Europe.
02:27Voilà ce qu'a affirmé Emmanuel Macron.
02:29On va l'écouter.
02:30Et vous recevoir aujourd'hui l'une et l'autre...
02:35est une occasion pour la France de redire sa solidarité avec le Danemark.
02:40son attachement à votre souveraineté et votre intégrité territoriale,
02:43et redire au Groenland...
02:45et au peuple groenlandais tout notre soutien.
02:48Face Ă la posture russe...
02:50dans le Grand Nord, à la présence économique de la Chine,
02:53aux conséquences stratégiques de ce rapprochement...
02:55nous partageons...
02:57la nécessité de renforcer notre posture de défense dans l'article.
03:00Les événements récents confirment que la situation au Groenland est un appel au réveil stratégique...
03:05pour toute l'Europe.
03:06Tine Kekersgaard, la sécurité...
03:10l'article, on le sent, est devenu un sujet central pour les Etats-Unis et l'Europe.
03:13C'était déjà un sujet depuis longtemps.
03:15finalement, pour les pays du Nord.
03:17Oui, c'est vrai, mais...
03:19Ce n'est pas nouveau pour vous.
03:20pour les Danois.
03:21Ce n'est pas nouveau pour nous, mais c'est aussi évident que M. Frédéric...
03:25a dit ça aujourd'hui au Sciences Po, où elle a fait une conférence ce matin...
03:30on a dit qu'on a fait une faute de diminuer notre dépense...
03:35parce que notre défense du Danemark, ce n'est pas assez forte...
03:40donc Donald Trump, quand il a fait ses menaces, il a aussi montré...
03:45une faiblesse.
03:46Et évidemment, on connaît des menaces...
03:50avant qu'il ait dit ça, mais...
03:52il avait raison aussi de dire qu'il faut...
03:55augmenter la défense sur la région actique.
03:58Ça, c'est le discours, effectivement.
04:00du Danemark et également de la France.
04:03Patrick Martin-Génier, c'est que...
04:05la sécurité de l'Arctique, c'est devenu un sujet central pour l'Europe aussi.
04:08C'est une bataille européenne aujourd'hui.
04:10Oui, oui, comme l'a dit madame, c'était vrai avant, mais c'est encore plus vrai aujourd'hui.
04:13Bien évidemment que l'Europe est...
04:15au pied du mur, parce que c'est pratiquement sa souveraineté, son intégrité qui est en cause.
04:20elle est attaquée par les grandes puissances.
04:22Et on s'aperçoit en effet que les grandes puissances, eh bien...
04:25veulent investir.
04:26L'Arctique, effectivement, il y a énormément de sous-marins, de...
04:30sous-marins, de bateaux étrangers qui passent, des Russes, des Chinois.
04:34Et maintenant, on a une autre...
04:35une autre menace.
04:36Nous avions une autre menace.
04:37Est-ce qu'elle existe encore ou pas ?
04:38Celle des Américains, quand je dis Américains, c'est de...
04:40Donald Trump en particulier.
04:42On s'aperçoit que l'Europe est au cœur de tous les enjeux géostratégiques.
04:45des ambitions des grandes puissances, qu'il s'agisse de l'Ukraine, du Groenland ou d'autres...
04:50On parle dans l'Europe du Nord aussi des agressions, les coupures de câbles dans la mer du Nord.
04:54Tout cela, ce sont des agressions...
04:55une guerre hybride, en tout cas dans un premier temps, qui nous est menée...
04:58Avec la Russie.
04:59Avec la Russie.
05:00Et finalement, les menaces de Trump, il faut également prendre ça effectivement au sérieux.
05:05Le président de la République a tout à fait raison de dire que, véritablement, nous devons prendre en main...
05:10notre ambition, notre future stratégie.
05:12Olivier Kemp, une guerre dans l'art...
05:15La politique, aujourd'hui, est-elle possible ?
05:19Hum...
05:20Disons la chose simplement non.
05:22Pour revenir un peu sur ce qui a été dit jusqu'à présent...
05:25Il y a quand même eu une certaine négligence de l'OTAN sur la question du Groenland...
05:30de l'Arctique, sauf sur un point assez particulier qui était propre...
05:35aux marins qui voyaient bien le seuil entre le Groenland...
05:40l'Islande et le Royaume-Uni, qu'on appelle le Duke...
05:43et qui était finalement...
05:45l'endroit par lequel passaient les sous-marins nucléaires russes quand ils...
05:50vont dans l'Atlantique pour faire leur mission stratégique de dissuasion.
05:54Donc, Ă part...
05:55ce Duke qui était traditionnellement dans l'optique de l'OTAN...
06:00très honnêtement, sur les cinq dernières années,
06:02et en fait, sur les 75 dernières années,
06:04l'OTAN s'est sûr...
06:05surtout intéressé à ce qui se passait à l'Est,
06:08à la menace d'abord soviétique...
06:10et plus récemment, à la question russe avec la guerre d'Ukraine.
06:13Donc, le Groenland était...
06:15pour l'OTAN quelque chose d'assez mineur, relatif...
06:20c'était un théâtre annexe...
06:23lĂ oĂą il prend...
06:25subitement beaucoup d'intérêt,
06:26et c'est la raison de notre débat de ce soir,
06:28c'est pas les Russes, c'est pas les Chinois.
06:30la menace, le risque, le défi, il est américain et il vient de donner...
06:35Donald Trump, il faut pas se tromper.
06:37Oui, et d'ailleurs, les Danois, dans leur...
06:40sécurité, leur doctrine de sécurité, aujourd'hui,
06:42intègre l'Amérique comme une menace.
06:45Oui, ça, c'est très nouveau.
06:47C'est très nouveau, oui.
06:48Oui, parce qu'on a déjà ...
06:50toujours dit que c'est notre...
06:52c'est une très très proche partenaire et...
06:55et M. Frederiksen a toujours dit qu'il est très...
07:00c'est très important pour elle de garder une bonne relation avec les États-Unis, que...
07:05elle a un coeur de...
07:07transatlantique, mais au chaud...
07:10aujourd'hui, elle est plus européenne dans son coeur.
07:13C'est vraiment... elle a changé un peu.
07:15de...
07:16de...
07:17oui...
07:18regard des États-Unis.
07:20Mika Béjeune-Mère, merci d'être là .
07:22Chercheur saignant géopolitique de la transition...
07:25énergétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières, vous avez préfacé le livre
07:29Alors tu veux acheter...
07:30le Groenland des Vikings Ă Trump.
07:32Un mot, justement, sur l'enjeu sécuritaire...
07:35aujourd'hui du Groenland et plus largement de l'Arctique.
07:39Est-ce qu'aujourd'hui...
07:40c'est la question que j'ai posée à Olivier Kampf,
07:42on peut redouter une guerre dans l'Arctique ?
07:44En fait, c'est ça...
07:45qui est en train de changer, c'est-Ă -dire qu'effectivement personne...
07:47et la littérature académique, universitaire...
07:50qui est très claire là -dessus pendant des décennies, depuis évidemment la fin de la guerre froide...
07:54disait...
07:55voilĂ , il y a peu de chances qu'on ait un conflit en Arctique pour l'Arctique.
07:58Ça faisait partie des zones à faible...
08:00La faible intensité, c'est ça ce qu'on appelait...
08:02Oui, la faible intensité...
08:03La faible intensité et en reconstruction institutionnelle...
08:05avec la création du Conseil de l'Arctique en 1996...
08:08avec la création de plein d'autres institutions...
08:10par-ci, par-lĂ ...
08:11Mais au-delà de cette dimension faible intensité, il y avait une dimension aussi où...
08:14Si on va faire la guerre...
08:15pour des ressources en Arctique, 95% des ressources minérales, pétrole, gaz, minerais du territoire...
08:20de la zone, sont en fait localisées dans les terres et les mers...
08:23des différents pays riverains de la...
08:25Donc on se disait...
08:26Pas forcément de guerre pour ce territoire...
08:28Mais lĂ , ce qui est en train de changer, c'est qu'on pourrait aller faire la...
08:30la guerre en Arctique, pour l'Arctique, pour autre chose...
08:32Pour autre chose, c'est-Ă -dire ?
08:33C'est-Ă -dire ?
08:34C'est-Ă -dire, en l'occurrence, le territoire...
08:35en lui-mĂŞme, le Groenland.
08:37Avec, justement, cette volonté de garder la souveraineté...
08:40du Groenland, en particulier...
08:42Et justement, on va écouter la Première Ministre danoise, qui était...
08:45à l'Elysée, ce matin, avec Emmanuel Macron.
08:48I also want to thank you...
08:50Je tiens également à vous remercier pour les contributions concrètes de la France au renforcement de la...
08:55de la sécurité dans l'Arctique.
08:57Nous sommes tous les trois d'accord pour dire qu'il s'agit...
09:00au-delà d'une priorité et que l'OTAN doit jouer un rôle beaucoup plus important dans la région arctique.
09:05dans le Grand Nord, y compris au Groenland et dans ses environs.
09:10Patrick Martin-Génier, c'est toute la problématique.
09:12C'est-à -dire que la Première Ministre du Danemark parle d'un autre...
09:15d'autant renforcée, alors qu'on voit bien qu'avec le divorce, enfin en tout cas...
09:20l'affrontement avec Donald Trump, les États-Unis ne sont plus véritablement...
09:25solidaires.
09:26On parle d'un accord entre Marc Routteux et Donald Trump, on n'en connaît pas encore vraiment...
09:30la tournure.
09:31Donc là , l'Europe effectivement est au pied du mur, elle doit se réunir...
09:35C'est important d'ailleurs qu'elle tente en tout cas de se réunir autour de cette question de l'article.
09:38Oui, il y a eu un geste très fort appelé...
09:40Et vous, d'ailleurs, lors de la dernière réunion de la Coalition des Volontaires en Ukraine à Lavisée, il y a à peu près trois semaines...
09:45Il y a eu une déclaration conjointe de tous les chefs d'État, le Premier ministre, le chancelier allemand, le Premier ministre...
09:50Il y a plusieurs personnes qui ont soutenu le Danemark et je crois que c'est un geste très fort de la part du président...
09:55de la République, de montrer que nous avons été présents...
09:57D'ailleurs, la Première ministre danoise a dit qu'elle n'oublierait pas...
10:00ce geste.
10:01Ceci dit, une fois qu'on a dit ça, il faut effectivement...
10:03Nous sommes au pied du mur, que devons-nous faire ?
10:05L'Europe est lĂ , est-ce qu'elle a les moyens de s'y opposer ?
10:08Pour l'instant, il n'en est pas question, vous n'avez pas besoin...
10:10beaucoup de moyens militaires.
10:11En revanche, ce qu'il faut faire, c'est l'OTAN.
10:13Emmanuel Macron a proposé des manœuvres supplémentaires...
10:15de l'OTAN visant à renforcer la sécurité de cette zone.
10:18Et c'est très important, y compris avec les états...
10:20et notamment après cette rencontre entre Mark Hout et Donald Trump...
10:25Ce que nous devons faire pour être positifs, c'est renforcer la sécurité,
10:28les manœuvres de l'OTAN, les exercices...
10:30de l'OTAN et l'OTAN dispose suffisamment de bases militaires sur place...
10:35pour précisément faire ces exercices.
10:37Ça ira exactement dans le sens de ce que veut Trump.
10:40sauf qu'il voulait son annexion.
10:42Pas besoin d'annexion pour renforcer la sécurité de cette zone.
10:45Olivier Kemp, vous qui êtes un spécialiste de la sécurité,
10:47quelle est véritablement la menace nucléaire ?
10:50que représente la Russie en Arctique.
10:53On parle de la péninsule de Kola.
10:55avec des possibilités de missiles qui pourraient être lancés par la Russie
10:59et qui pourraient atteindre...
11:00en une vingtaine de minutes, mĂŞme pas 20 minutes,
11:02des villes américaines.
11:05Il existe cette menace nucléaire sur la péninsule de Kola,
11:08menace russe donc ?
11:10Disons que, oui, il y a un certain nombre...
11:15de bases de lancement de missiles balistiques
11:17donc qui partent de la terre et qui vont atterrir...
11:20aux États-Unis.
11:21Et effectivement, toutes les trajectoires passent au-dessus de l'Atlantique.
11:24Et puis vous avez...
11:25une deuxième composante de dissuasion qui est celle des sous-marins.
11:28Et lĂ , les sous-marins, ils n'ont pas...
11:30besoin d'ĂŞtre dans l'Arctique.
11:32Ils partent de Mourmans,
11:33qui est d'ailleurs leur base d'attache.
11:35et puis ils naviguent le long de la Norvège,
11:39entre l'Islande et le...
11:40Groenland en général,
11:41ou entre l'Islande et le Royaume-Uni,
11:43et ils vont se terrer au fond du Pacif.
11:45Donc la menace, elle est lĂ ,
11:47elle dépend pas réellement de l'Arctique,
11:49et elle ne...
11:50elle dépend pas en plus du tout du Groenland.
11:53Après, il y a une certaine...
11:55Est-ce que c'est de l'hypocrisie ?
11:57Est-ce que c'est de l'habileté ?
11:59Je vous laisse...
12:00le choix,
12:01mais de la part des Européens dire
12:04on va...
12:05faire des exercices au temps au Groenland,
12:07qu'est-ce que ça veut dire ?
12:08Ça veut dire deux choses.
12:09Ça veut dire...
12:10le conseil d'Amadou et Trump
12:11en prenant le vieil outil transatlantique
12:13qui existe depuis 75 ans
12:14qui s'appelle l'Alliance...
12:15Atlantique.
12:16Le seul problème,
12:18c'est que l'Alliance Atlantique,
12:20l'OTAN...
12:20Trump, il aime pas du tout
12:22et donc j'ai pas du tout ça qui va le rassurer
12:24mĂŞme si on fait...
12:25semblant par ce biais-lĂ
12:27de dire on va protéger le Groenland
12:29puisque vous dites qu'il y a des menaces sur...
12:30le Groenland.
12:31Mais tout ça, c'est finalement du discours,
12:33c'est une façon de dire à Trump...
12:35écoutez, il y a l'OTAN.
12:36Cela étant la réalité des choses,
12:38c'est de montrer une certaine solidarité...
12:40européenne qui, il faut quand même le constater,
12:44n'est pas aussi...
12:45unanime que ce qu'on se plaît à croire à Paris,
12:49c'est-Ă -dire que...
12:50oui, Emmanuel Macron est très en ligne
12:54auprès des pays...
12:55Scandinaves,
12:56que sont le Danemark, la Suède, la Norvège, etc.
12:59mais...
13:00on s'aperçoit que l'Allemagne et la Grande-Rotagne sont là ,
13:04mais...
13:05un peu en deuxième rideau,
13:06et puis il y en a qu'on n'entend pas du tout,
13:08les Espagnols,
13:09les Italiens...
13:10les Roumains,
13:11les Polonais,
13:12il y a quand même toute une partie des pays européens
13:14qui sont Ă la fois...
13:15dans l'OTAN et dans l'UE,
13:17que l'on n'entend pas beaucoup sur cette question...
13:20d'une Groenland.
13:21Pourquoi ?
13:22Parce que pour eux,
13:23la priorité,
13:24c'est ne pas fâcher Trump.
13:25Alors, ça fait beaucoup réagir,
13:27ici, ce que vous dites,
13:28Olivier Kempf.
13:29Allez-y, Micka Bougeon,
13:30mais...
13:30au niveau politique,
13:32sur l'Espagne et sur la Pologne,
13:33on a eu des réactions...
13:35justement de soutien très claires au Danemark.
13:38Maintenant, ce qui est clair,
13:39c'est que ceux qui ont les...
13:40moyens d'agir en milieu polaire aujourd'hui,
13:42en Arctique en particulier,
13:43d'un point de vue opératif,
13:44c'est d'abord...
13:45et avant tout,
13:46la France et un petit peu l'Allemagne
13:47et le Royaume-Uni.
13:49De fait, le Royaume-Uni...
13:50la plupart de son commando,
13:52de sa brigade arctique,
13:53est actuellement en exercice en...
13:55de la Norvège dans le cadre
13:56des accords norvégiaux britanniques
13:58de Luna House,
13:59donc 1 500...
14:00et de fait,
14:01la France est le territoire,
14:03le quatrième territoire de l'Atlantique Nord.
14:05ouest avec Saint-Pierre-et-Miquelon
14:07et donc Ă des enjeux directs
14:09sur cette question du Groenland...
14:10qui explique en partie,
14:11mais pas seulement,
14:12la surimplication
14:13par rapport aux autres Européens
14:14de la France...
14:15La France qui va ouvrir
14:16un consulat au Groenland,
14:17un 56 février,
14:18c'est symbolique,
14:19mais important.
14:20en termes politiques.
14:21Oui, c'est symbolique,
14:22il y a, je crois,
14:236 ressortissants français...
14:2426, 26.
14:25Ah bah tiens, c'est nouveau,
14:27parce que...
14:2826 ressortissants français
14:29au Groenland.
14:30Ah bah, c'est bien sûr...
14:31Alors avec le consulat,
14:33ça fera un peu plus...
14:34...
14:35Ce que je veux dire,
14:36c'est que...
14:37On renforce la présence diplomatique...
14:38Non mais parce qu'il y a
14:39quelques journalistes
14:40qui disaient...
14:40autant que c'était 6...
14:41Bon, 26, tant mieux.
14:42Il y en aura peut-ĂŞtre bientĂ´t.
14:43En tout cas,
14:44ce qui est important,
14:45oui c'est symbolique...
14:45mais c'est très important de dire
14:46qu'on ouvre un consulat,
14:47c'est un geste de solidarité très fort.
14:49Certains...
14:50s'étaient moqués de ces dizaines,
14:51quinzaines de soldats français
14:53qui s'étaient rendus là -bas.
14:54Et non, c'est très important...
14:55parce que c'est un geste de solidarité.
14:57L'Allemagne n'est restée que 48 heures,
14:58mais ce n'était qu'un exercice.
15:00de reconnaissance,
15:01ce n'était pas un exercice militaire.
15:03Mais le simple fait d'envoyer des troupes...
15:05c'est quand même très important
15:06pour montrer au Groenland
15:07que nous serons solidaires,
15:08notamment avec le Danemark.
15:10et donc c'est sur ce point, effectivement.
15:12Alors, par rapport à la division européenne,
15:14mais...
15:15c'est très bien qu'à 27,
15:16nous ne sommes plus capables
15:17d'être d'accord sur la politique étrangère.
15:20de l'Union européenne.
15:21Certains ont mĂŞme dit
15:22que le Groenland,
15:23ce n'était pas son problème.
15:24Je parle de la...
15:25la Hongrie.
15:26La Hongrie, oui.
15:27Quand vous en ĂŞtes lĂ ...
15:28Ce n'est pas étonnant.
15:29VoilĂ .
15:30Et d'autres considèrent que...
15:30l'Ukraine, ce n'est pas le problème de l'Europe.
15:31Alors que l'Ukraine,
15:32la Groenland,
15:33c'est bien notre problème,
15:34car c'est bien nous.
15:35qui sommes menacés par les grandes puissances.
15:37Tine, un mot sur cette tribune au Financial Times.
15:40donc du président de Finlande
15:41et également du Premier ministre de Norvège.
15:43Et eux, ils évoquent l'enjeu géopolitique de l'article.
15:45Ils disent que ça n'est pas nouveau pour les pays nordiques
15:48en raison de la menace nucléaire russe, mais aussi...
15:50Il parle de la menace chinoise en raison de la fonte des glaces
15:53qui fait qu'il va y avoir ces...
15:55nouvelles routes maritimes qui intéressent les Chinois.
15:58Et ils disent cela...
16:00En concluant,
16:01de toute façon,
16:02on réitère notre soutien à l'intégrité du Groenland.
16:04Est-ce que c'est une...
16:05une sorte de ruse de la part des pays du nord
16:08de dire finalement Ă Trump...
16:10En fait, il y a un vrai problème de sécurité,
16:12la menace nucléaire russe et la menace chinoise.
16:15Il faudra tout faire pour effectivement renforcer la sécurité
16:18sur justement au Groenland.
16:20et pour évacuer en fait la question de l'annexion,
16:23la question du territoire.
16:24Oui.
16:25Je crois que c'est une grande question,
16:27mais je crois que Donald Trump a un peu...
16:30mal compris notre présence et ce qu'on veut.
16:35parce que...
16:37il me semble comme...
16:39il pense pas que...
16:40que nous sommes prêts à défendre la région arctique.
16:45et ce qu'on a dit, c'est toujours que...
16:47mais ça, ça fait partie de...
16:50de l'OTAN.
16:52Il faut faire une présence.
16:55permanente dans le cadre de l'OTAN.
16:59Et sur...
17:00au Groenland et sur la région arctique en général.
17:03Alors c'est pas sûr qu'il accepte ça, Trump.
17:05Oui, exactement.
17:06Donc on n'a pas vraiment...
17:07on est d'accord sur le sujet.
17:09C'est pour ça que j'ai...
17:10j'ai dit que Donald Trump a un peu mal compris notre...
17:14Vous ĂŞtes d'accord ?
17:15sur l'aspect sécurité, en fait, du sujet.
17:18Oui, on est d'accord, mais...
17:20mais...
17:21Trump a aussi menti un peu.
17:24Il a... il a exagéré.
17:25de menace.
17:26Vous pensez qu'il bluffe, vous ?
17:27Vous pensez qu'il bluffe, Trump ?
17:29Mais...
17:30Il bluffe toujours.
17:31Je ne sais pas, vous savez...
17:32Je ne sais pas s'il bluffe.
17:33Il a été capable d'enlever...
17:35qui est un dictateur, certes, mais envoyer la bague,
17:38enlever un chef d'État en exercice.
17:40En général, il fait ce qu'il a dit.
17:42On le voit bien sur le plan intérieur.
17:43Il a reculé.
17:44Certes, il a reculé.
17:45mais essentiellement pour des motifs de politique intérieure,
17:47me semble-t-il,
17:48lorsqu'il a vu que ça n'allait plus.
17:50que les Américains étaient contre ces interventions,
17:52que le congrès des États-Unis allait se réveiller
17:54et que la...
17:55l'économie et la monnaie américaine allaient subir le contre-coup de tout cela.
17:58Et enfin, il y a des élections...
18:00semi-mandat au mois de novembre.
18:01Donc tout cela, c'est un mauvais point.
18:02Il a reculé.
18:03Mais il peut...
18:04Il peut...
18:05Il peut...
18:05Il peut remettre un coup de bazooka un peu plus tard.
18:09Donc...
18:10Il faut prendre toujours les menaces au sérieux au Danemark.
18:12Ce n'est pas fini.
18:13On ne croit pas que c'est fini maintenant.
18:15Ce n'est pas parce que...
18:16Ok, maintenant, c'est...
18:18Parce que, justement, il y a eu cet accord avec...
18:20Marc Root...
18:21Il n'est pas eu d'accord.
18:22Alors, justement...
18:23Non, il n'est pas eu d'accord.
18:24C'est ce qu'on n'a jamais vraiment très...
18:25Bien sûr, dans la presse, ils ont parlé d'ailleurs de propriétés, peut-être, de bases militaires.
18:30Américaines au Groenland.
18:32Donc, il appartiendrait aux Américains.
18:34Donc là , ça met vraiment...
18:35Ce serait illégal.
18:36Ce serait illégal.
18:37Voilà , ça serait illégal.
18:38C'est un peu ce qui est sorti dans la presse.
18:39Mais on n'a pas très bien...
18:40De quoi, finalement, était fait cet accord entre Marc Root et Donald Trump ?
18:44La seule chose, c'est que ça a entraîné une fois...
18:45C'est une forme de désescalade.
18:46C'est-à -dire qu'il n'est pas allé...
18:48Il n'a pas envoyé, déjà , de militaires...
18:50Américains au Groenland.
18:51Et il parle moins d'annexion que de sécurité, pour l'instant.
18:55C'est peut-être ce discours européen d'axer, justement, tout leur discours sur la problématique...
19:00de la menace russe.
19:01Alors, il y a beaucoup de choses dans votre question.
19:02Je vais essayer de décortiquer ça de manière...
19:05Synthétique.
19:06La première des choses, c'est qu'il n'y a pas d'accord entre Donald Trump, Marc Rutteux.
19:09Il n'y a pas d'accord entre Donald Trump et Marc Rutteux.
19:10Il n'y a pas d'accord entre Donald Trump et Marc Rutteux.
19:10Il n'y a pas d'accord entre les États-Unis et l'OTAN sur la question du Groenland.
19:13Ce que l'OTAN, c'est-Ă -dire plusieurs...
19:15Plusieurs officiels de l'OTAN ont expliqué depuis la réunion de mercredi dernier...
19:20C'est que, un, la question de la souveraineté n'a pas été évoquée avec Donald Trump.
19:24Deux, de toute manière...
19:25L'OTAN, en général, et Marc Rutteux, encore moins, n'ont pas de mandat pour négocier...
19:30Quelques souveraineté que ce soit, quelques transferts de souveraineté que ce soit au nom d'un des États membres.
19:35Troisième...
19:35Deuxièmement, surtout, ce qui a été expliqué par l'OTAN, c'est que ce sur quoi il s'était mis entre guillemets...
19:40D'accord, oralement, c'était l'idée qu'il fallait faire deux choses dans ce dossier.
19:44Un...
19:45Mener une négociation sérieuse, au plus haut niveau, c'est-à -dire pas juste les ministères...
19:50des Affaires étrangères, mais les présidents et premiers ministres sur la question de ce qu'on fait d'un point de vue de la sécurité.
19:55du Groenland, et deuxièmement, continuer la discussion au sein de l'OTAN sur...
20:00sur le renouvellement, l'approfondissement et l'extension de la stratégie arctique de l'OTAN.
20:05Auquel cas, dans un cas comme dans l'autre, il n'y a rien de nouveau, ce n'est juste que la prolongation...
20:10de l'existant.
20:11Donald Trump est sorti de cette réunion, a dit à toute la presse mondiale, on a un accord, tout le monde s'est...
20:15sauté dessus, puis le lendemain, il a dit on a un concept d'accord, puis depuis vendredi...
20:20il dit plus rien du tout.
20:21Olivier, votre réaction justement sur cet accord ou pas ?
20:25entre Mark Rutte et Donald Trump. En tout cas, ça entraînait effectivement une forme de désescalade.
20:30même si les Européens restent, enfin tentent en tout cas de rester unis et de mettre en place une sorte...
20:35de politique, l'idée, ça serait de créer une sorte de pôle européen au sein de l'OTAN, c'est ça qui...
20:40émerge un peu.
20:41LĂ , vous allez un peu loin dans la psychologie de Donald Trump.
20:45Donald Trump est un homme de télé, il est sorti, il devait sortir une...
20:50impasse, il est sorti de la réunion et il a pris le temps, parce que c'était assez pratique, pour raconter qu'il...
20:55avait négocié, je suis assez d'accord, moi je suis très d'accord d'ailleurs avec ce que vient de dire Mika.
20:59Après...
21:00En fait, cette question de l'OTAN, elle est assez ambivalente, parce que ce que l'on voit bien, c'est qu'il a déclaré...
21:05l'opération dans l'EFT du Premier ministre finlandais et l'Envégie...
21:10va dans ce sens, c'est que traditionnellement, pour l'OTAN, la menace, c'est la Russie...
21:15elle a subitement...
21:17mais c'est un déchirement, vous parliez de divorce...
21:20je vais noter le mot tout Ă l'heure, madame, parce que je pense que c'est quelque chose qui est de l'ordre...
21:25du divorce psychologique, chez beaucoup d'alliés, c'est la déchirure...
21:30transatlantique, c'est-à -dire que maintenant la menace, ça peut être les États-Unis...
21:34et ça...
21:35ça entraîne des bouleversements énormes, et c'est pour ça aussi, d'ailleurs, qu'on va utiliser l'OTAN...
21:40pour faire quelque chose au Groenland, pour essayer de sauver le soldat OTAN...
21:44mais...
21:45ils font des esprits, et d'ailleurs, on voit des débats émerger partout, on voit des débats émerger en Suède...
21:50on voit des débats émerger en Allemagne, et même en Angleterre, de remises en cause assez fondamentales...
21:55de ce qu'il y avait, sur le soldat OTAN...
21:59et bien finalement...
22:00il faut les déchirer, il faut qu'on fasse autre chose...
22:02et l'autre chose, c'est pas forcément...
22:04inter...
22:05européen, il y aura une partie inter-européenne, mais il y aura aussi beaucoup de solutions nationales...
22:09hors OTAN...
22:10c'est-Ă -dire, en un mot...
22:12c'est-Ă -dire...
22:13quand vous dites solutions nationales...
22:14et pas autant...
22:15regardez...
22:15les débats qui ont lieu...
22:16les débats qui ont lieu en Suède, ou la Suède, très ouvertement, et les trois...
22:20parties suédoises...
22:21je parle sous le contrôle de Mika, qui font forcément apporter des précisions...
22:25mais...
22:25les démocrates, les libéraux, les conservateurs, les sociodémocrates...
22:29et les...
22:30les libéraux, les trois journaux ont dit...
22:32il faut qu'on aille sur l'arme nucléaire...
22:34en tout état de cause, il faut...
22:35que nous ouvrions le débat sur le nucléaire...
22:37on parle de la Suède...
22:39on a le débat...
22:40qui est en train de s'ouvrir en Allemagne...
22:42on a...
22:43le Royaume-Uni qui est en train de...
22:45pour dire...
22:46et bien si nous achetions des missiles nucléaires français...
22:48plutôt que d'acheter des missiles nucléaires...
22:50américains, les tridents, pour équiper nos nouveaux sous-marins nucléaires...
22:53et là , on vient de voir un débat...
22:55sur...
22:56au Canada...
22:57et bien finalement, on va peut-ĂŞtre pas acheter que de l'UF35...
22:59on va aussi acheter...
23:00du Gripen...
23:01donc...
23:02on voit des reconfigurations des stratégies de défense nationale...
23:05extrĂŞmement profondes...
23:07radicales...
23:08inimaginables...
23:09il y a un mois...
23:10et ça, c'est les conséquences des sorties de Trump sur le Groenland...
23:13et au-delĂ du Groenland...
23:14il y a...
23:15toute la stratégie de sécurité en Europe...
23:17et pas seulement européenne...
23:19qui est en jeu.
23:20Mika...
23:21Oui, parce que...
23:22pour compléter ce que dit Olivier...
23:23de fait, le problème qu'on a sur...
23:25le Groenland, c'est que tout ce que Trump a dit d'un point de vue sécuritaire...
23:27était faux...
23:28c'est-Ă -dire qu'il n'y a pas de navire...
23:30chinois et russes dans les eaux du Groenland...
23:31Alors, attendez, attendez...
23:32lĂ , vous ĂŞtes en train de me dire qu'il n'y a pas de menace russe...
23:34alors que mĂŞme les...
23:35les Scandinaves disent qu'il y a une menace russe...
23:37non, non, non, j'ai pas dit ça...
23:38j'ai pas dit ça...
23:39lĂ , je suis sur...
23:40c'est la question du Groenland...
23:41et laissez-moi développer pour comprendre le raisonnement...
23:42il y a une menace, mais pas de navire...
23:44la menace...
23:45il n'y a pas de navire, ni russe, ni chinois...
23:47dans les eaux du Groenland depuis au moins 2019...
23:49pour ce qui est...
23:50des navires chinois...
23:51et 2022, mais c'est un navire de pêche au flétan...
23:53pour la Russie...
23:55le deuxième sujet, c'est que quand Donald Trump nous dit...
23:57j'ai besoin du Groenland pour mon dĂ´me d'or...
23:59donc mon grand...
24:00système de sécurisation à l'israélienne...
24:02en fait, ce qu'on voit, c'est que plus le dĂ´me d'or...
24:05va être développé, être déployé...
24:07moins justement le Groenland va ĂŞtre utile...
24:10Ă ce dispositif-lĂ ...
24:12et je peux expliquer pourquoi...
24:13oui, en deux mots...
24:14en deux mots, c'est qu'en fait...
24:15ce dispositif-là va reposer énormément sur...
24:18en fait, des solutions de satellites...
24:20en orbite basse tout autour de la Terre...
24:22et le principe, c'est que ces satellites sont plus efficaces...
24:25que des radars au sol...
24:26donc dire, j'ai besoin du Groenland, j'ai besoin du territoire...
24:28pour installer des radars au sol...
24:30ou mĂŞme des missiles intercepteurs...
24:32ça n'a pas de sens...
24:33puisque ce qui existe en Europe et ce système satellitaire...
24:35HBTSS pour être précis...
24:36de fait, serait tout Ă fait suffisant...
24:38donc plus il fait le dĂ´me d'or...
24:39moins le Groenland...
24:40en pertinence sécuritaire...
24:42mais cette menace russe...
24:44donc justement, je voulais...
24:45revenir parce que le nucléaire...
24:47dont parlent justement les Scandinaves...
24:49dans le Financial Times...
24:50vous vouliez dire un mot...
24:51Oui, non mais moi, je suis très très sceptique...
24:53enfin, que les Suédois parlent de...
24:55nucléaires, je veux bien...
24:56la menace nucléaire russe...
24:58bon, c'est vrai, il y a une menace nucléaire...
25:00mais non, ils avaient évoqué un jour...
25:01la possibilité d'avoir des armes aussi...
25:03Keir Starmer, le Premier Ministre...
25:05britannique...
25:06qui aujourd'hui est en Chine...
25:07avec 60 chefs d'entreprise...
25:08pour faire du business...
25:10il défend avant tout ses intérêts nationaux...
25:12et je ne vois pas contredire les Américains...
25:14quant aux Allemands...
25:15eh bien, le débat sur le nucléaire...
25:16il reste effectivement...
25:17il reste extrĂŞmement sceptique...
25:19et on voit bien que le champ...
25:20et les Mertz rencontrent beaucoup de difficultés...
25:22ils devaient envoyer des choses...
25:23des Taurus...
25:24en Ukraine...
25:25il ne l'a pas fait...
25:26donc je pense qu'aujourd'hui...
25:27l'Europe reste encore faible...
25:28malgré ce discours...
25:29cette réflexion...
25:30dont on dit que c'est une réflexion...
25:31en profondeur...
25:32je veux dire par lĂ ...
25:33que les Etats-Unis...
25:34gardent aujourd'hui...
25:35toute leur...
25:35force...
25:36toute leur capacité...
25:37car effectivement...
25:38une des menaces existentielles...
25:39aujourd'hui...
25:40c'est bien la Russie...
25:41et la Chine...
25:42sur cette menace russe...
25:43donc il y a bien une menace nucléaire russe...
25:45dans l'Arctique...
25:47oui...
25:49bah oui...
25:50mais...
25:50mais ce que...
25:52comme vous avez dit au début...
25:54c'est aussi...
25:55on parle beaucoup de la sécurité aussi...
25:57par rapport Ă cette nouvelle route maritime...
25:59comme vous avez dit...
26:00avec la fonte des glaces...
26:02en plus...
26:03qui accélère...
26:04ces nouvelles routes...
26:05et ça c'est plutôt...
26:06la menace chinoise...
26:07vous dites...
26:08non mais...
26:09mais ça c'est...
26:10dans notre stratégie...
26:12c'est ça qu'on dit...
26:13on sait qu'il y aura des menaces...
26:15peut-ĂŞtre maintenant...
26:16mais il y aura des menaces...
26:17elles existent déjà ces menaces...
26:18menaces chinoises donc...
26:20plutĂ´t...
26:21plutĂ´t russe...
26:22plutĂ´t russe aussi...
26:23sur l'utilisation de ces nouvelles routes maritime...
26:25pour ce qui est du Groen...
26:28c'est la stratégie du Danemark...
26:29pour moi le Groen...
26:30l'Anne n'a pas de lien...
26:31avec la question des routes maritimes...
26:32pourquoi ?
26:33parce que sur l'Arctique...
26:34la route maritime qui se développe...
26:35c'est la route côté russe...
26:36et côté norvégien...
26:37le passage dit du nord-est...
26:38c'est déjà développé...
26:39etc...
26:40c'est lĂ ...
26:40que les chinois et les russes...
26:41veulent développer...
26:42ce qu'ils appellent tous les deux...
26:43la route polaire de la soie...
26:45pour ce qui est du Groenland...
26:46le Groenland est loin de cette route-lĂ ...
26:48qui est proche de la Norvège...
26:49encore une fois...
26:50la Russie...
26:51oui mais c'est bien l'Arctique dont on parle...
26:52oui mais attendez...
26:53il faut discriminer...
26:54parce que moi je veux bien qu'on parle de l'Arctique...
26:55mais au sein de l'Arctique...
26:56non mais lĂ elle parle justement de la menace en Arctique...
26:58pas seulement le Groenland...
26:59très bien...
27:00je ne parle plus du Groenland...
27:01ça me parle...
27:02aussi mais lĂ on parle des menaces russes en Arctique...
27:04la menace russe au Groenland...
27:05pour le coup elle est inexistante Ă ce stade...
27:07et sur les routes maritimes...
27:08il y a plein de bateaux qui passent lĂ au Groenland...
27:10Groenland, Russes, Ginois...
27:11c'est une route majeure sur le plan maritime...
27:13absolument pas...
27:15et je vais vous dire pourquoi...
27:16c'est nouveau...
27:17non c'est pas nouveau...
27:18j'ai écrit un livre en 2019...
27:20je vais vous expliquer...
27:21de fait le sujet c'est qu'on a une route...
27:22si vous pouvez montrer la carte Ă tout le monde...
27:24la route qui passerait...
27:25par le pĂ´le nord ici...
27:26elle ne passerait pas proche des cĂ´tes groenlandaises...
27:28parce que la cĂ´te est du...
27:30Groenland...
27:31quand on regarde comment les glaces se disloquent dans l'Arctique...
27:33et s'évacuent...
27:34c'est-Ă -dire descendent vers...
27:35l'océan Atlantique pour sortir...
27:37n'ĂŞtre plus glace mais ĂŞtre fondu dans la mer...
27:38et bien de fait...
27:39c'est brise...
27:40ces icebergs dérivants...
27:42passent tout le long de la cĂ´te est du Groenland...
27:44ce qui fait que lĂ ...
27:45la côte est du Groenland n'est pas une zone de navigabilité...
27:48sur laquelle on va avoir une grande route...
27:50quand le Danemark...
27:51quand les pays parlent de l'Arctique et de ses routes...
27:53de ses nouvelles routes...
27:54alors c'est peut-ĂŞtre pas...
27:55proche du Groenland...
27:56mais enfin elles existent...
27:57avec la fonte des glaces...
27:58c'est ça...
27:59mais c'est côté Norvège et côté...
28:00Russie...
28:01ce n'est pas côté Groenland...
28:02côté Norvège et Russie...
28:03donc ça pose un problème de sécurité aussi...
28:04je suis désolé...
28:05il y a quand mĂŞme des...
28:05des sous-marins russes...
28:06des sous-marins chinois...
28:07qui passent par loin...
28:08mĂŞme si ce n'est pas de nord-est...
28:09c'est de l'autre côté...
28:10le Groenland...
28:10ça ne sera pas de l'autre côté non plus...
28:11donc ça sera où pour que ça constitue une menace ?
28:14ou alors...
28:15généraux des militaires qui me disent...
28:17qu'il y a des sous-marins qui passent tous les jours lĂ -bas...
28:19alors si vous dites non...
28:20L'arche du Groenland...
28:20Olivier Camp...
28:22votre regard sur cette menace...
28:25cette menace russe en Arctique...
28:28non mais...
28:30je suis assez d'accord avec Mika...
28:32l'Arctique n'est pas par lui...
28:35mais...
28:36un enjeu stratégique...
28:37donc...
28:38c'est un moyen de passage...
28:39vous ĂŞtes...
28:40les sous-marins qui sont dessous...
28:42mais en fait...
28:44les sous-marins...
28:45ils vont aller dans l'Atlantique...
28:47c'est lĂ oĂą c'est important...
28:49et sur les routes...
28:50vous en avez une qui va longer les cĂ´tes russes...
28:53et l'autre qui va passer Ă l'Ou...
28:55ouest du Groenland...
28:56et qui va passer le long des cĂ´tes du Canada...
28:58mais en plus...
28:59cette route...
29:00donc lĂ ...
29:01la route ouest...
29:02elle paraît moins pratique...
29:03aujourd'hui...
29:04que le passage du Nord-Est...
29:05en plus...
29:06donc...
29:07parler de menaces russes sur l'Arctique...
29:08alors que la Russie détient...
29:10la moitié du rivage arctique...
29:12c'est assez absurde...
29:14c'est absurde...
29:15alors ça veut dire que c'est une ruse utilisée par les Européens...
29:17parce que...
29:18aujourd'hui c'est un peu ce qu'ils mettent en avant...
29:20cette menace russe...
29:21et notamment nucléaire en Arctique...
29:23Olivier Camp...
29:24C'est ce que je dis...
29:25tout Ă l'heure...
29:26quand je disais que c'était soit de l'habileté...
29:28soit de l'hypocrisie...
29:29on fait...
29:30ça fait semblant de prendre...
29:32la dialectique de Trump...
29:33en disant qu'il y a des menaces...
29:35on fait semblant de le prendre...
29:36on va utiliser un exercice de l'OTAN...
29:40c'est-Ă -dire que vous avez vu l'OTAN...
29:41c'est le lien transatlantique...
29:42on garantit la sécurité...
29:43et on essaye d'apaiser...
29:45le fauvre...
29:46Alors il n'y a pas de danger...
29:47c'est ça ?
29:48Il n'y a pas de danger...
29:49Il n'y a pas de danger...
29:50mais ne soyez pas manicains...
29:51c'est pas ça qu'on est en train de dire...
29:52Non mais c'est ça...
29:53c'est incroyable...
29:54Il y a un déni extraordinaire...
29:55de l'éventuel danger stratégique...
29:57Donc il y a quand mĂŞme un danger ou pas ?
29:59Ne soyez pas maniqués...
30:00Ce n'est pas tout blanc, tout noir...
30:01même si on est évidemment dans la banquise arctique...
30:04LĂ le sujet qu'on a...
30:05c'est qu'il y a une menace russe...
30:06sur l'Arctique norvégien...
30:07sur l'Arctique suédois...
30:08l'Arctique finlandais...
30:09ça c'est vrai...
30:10mis en exergue d'ailleurs par les trois pays scandinaves...
30:12Absolument...
30:13ça on est complètement d'accord...
30:14mais c'est que...
30:15une partie de l'Arctique...
30:16le reste de l'Arctique...
30:18et le Groenland au premier chef...
30:20n'est pas un territoire suffisamment stratégique...
30:22ou suffisamment d'intérêt pour la Russie...
30:24pour générer une...
30:25une menace nucléaire...
30:26et pour ce qui est...
30:27Ah bah on parle pas de la menace nucléaire...
30:28et pour ce qui est...
30:29bah si c'est ce que c'est...
30:30de l'arctique...
30:31et ensuite pour ce qui est de la route du Nord-Ouest...
30:33comme Olivier vient de l'expliquer...
30:34elle est moins praticable que...
30:35que le Nord-Est...
30:36pour ce qui est de la route transpolaire...
30:37comme je l'expliquais tout Ă l'heure...
30:38elle est moins praticable...
30:39donc mĂŞme si on se place...
30:40Ă l'horizon 2040-2050...
30:42la menace...
30:43elle est circonscrite...
30:44sur la partie de la mer...
30:45de Barents...
30:46donc c'est-Ă -dire sur sa carte...
30:47que tout le monde peut voir ici...
30:48qui est effectivement la zone de friction...
30:50entre les pays européens...
30:52Norvège comprise bien sûr...
30:53et la Russie...
30:54On va écouter...
30:55d'ailleurs le Premier ministre du Groenland...
30:57lors de cette réunion avec Emmanuel Macron...
31:00notre étroite coopération...
31:04dans cette situation...
31:05ne concerne pas seulement le Groenland...
31:08elle va bien au-delĂ du Groenland...
31:10pour nous...
31:12il s'agit des valeurs dans le monde...
31:14de notre...
31:15de notre démocratie...
31:16du respect du droit international...
31:18et de l'intégrité...
31:20territoriales...
31:21Vous nous avez soutenus...
31:23depuis le début...
31:24Monsieur le Président...
31:25l'heure est à l'unité...
31:27pas Ă la division...
31:30C'est peut-être ça que ça a entraîné aussi...
31:33le fait que les Groenlandais...
31:35soient vraiment...
31:37derrière...
31:38avec...
31:39le Danemark...
31:40alors qu'il y avait quand mĂŞme...
31:40des frictions entre le Danemark...
31:42et le Groenland...
31:43c'était pas si...
31:44lĂ on a vraiment l'impression...
31:45que Donald Trump a réuni...
31:47un peu...
31:48le Groenland et le Danemark...
31:50Oui oui...
31:51Trump a enfoncé notre relation...
31:54parce que...
31:55oui...
31:56comme vous avez dit...
31:57oui...
31:58le Danemark et le Groenland en...
32:00...
32:00le Groenland est une vieille colonie...
32:03vous le savez...
32:04et on a...
32:05on a aussi fait...
32:06des choses...
32:07pas trop bien au Groenlandais...
32:09il y a...
32:10à peu près...
32:1150 ans...
32:12des stérilisations...
32:13c'est ça ?
32:14oui...
32:15la contraception...
32:15forcée...
32:16aux deux chantes filles...
32:18qui les...
32:19qui le s...
32:20qui...
32:20ne saviez pas.
32:21Et à l'époque, c'était dans les années 50.
32:25Et à l'époque, c'était dans les années 60.
32:26Et on a aussi mis des enfants
32:28grenlandais
32:30au Danemark
32:31pour les éduquer et pour les faire
32:33danois.
32:35Donc, il y a...
32:37D'oĂą la revendication d'un certain nombre d'entre eux
32:39pour l'indépendance.
32:40Mais lĂ , on ne l'entend pas en ce moment.
32:43Il y a un petit...
32:45Il y a une majorité qui veut bien
32:46l'indépendance au Grenland.
32:49Mais c'est...
32:50Il reste une petite majorité.
32:52Et c'est sur le long terme.
32:53Petite minorité.
32:53C'est pas maintenant.
32:55Je pense qu'il faut apporter un petit...
32:56On ne va pas faire tout le reste
32:58de l'émission sur l'indépendance
32:59du Grenland.
33:00Non, mais un petit bémol
33:01qui me paraît important,
33:02c'est qu'avec cette crise,
33:04beaucoup de journalistes...
33:05se sont rendus Ă Nook,
33:06la capitale, 20 000 avions.
33:07Ah oui, c'est sûr que maintenant,
33:08tout le monde sait
33:08oĂą se trouve le Grenland.
33:10Ça, déjà , c'est top.
33:11Mais le sujet, c'est que
33:12quand on sort de Nook,
33:13quand on va dans les villages,
33:14notamment...
33:15du nord-ouest du Grenland,
33:17on a les petits villages de pĂŞcheurs,
33:18par exemple,
33:19où on dit déjà ...
33:20que la première menace,
33:21c'est pas Trump,
33:22c'est la banquise
33:22qui ne se reforme pas
33:23et qui a un mois de retard.
33:24Alors...
33:25Je mets ça de côté.
33:25On va en parler.
33:26Le point clé,
33:27c'est qu'on a donc des gens
33:28qui sont en train de nous dire
33:29attention...
33:30C'est une nouvelle unité
33:32avec le Danemark,
33:32cette proximité
33:33entre le Premier ministre
33:34Groenland...
33:35Yannes-Frédéric Nielsen
33:36et la Première ministre danoise,
33:37Mette Frédéric Seine.
33:39C'est peut-ĂŞtre pas une bonne...
33:40chose Ă long terme.
33:40Peut-ĂŞtre qu'il ne faut pas donner
33:41trop de gages d'amitié aux Danois.
33:43Bref, on sent que depuis...
33:45Allez, deux semaines,
33:46dans les villages groenlandais,
33:47il y a un début de questionnement
33:49sur...
33:50parce qu'au Groenland,
33:50on n'est pas en train
33:51de rendre la tâche
33:52trop facile aux Danois.
33:54Ça aussi, ça existe.
33:55Mais c'est hors de NUC,
33:56hors des grands centres urbains.
33:57Un mot, justement,
33:58Patrick Martin-Génier,
33:59sur...
34:00ces réglementations
34:01parce qu'effectivement,
34:02pour les pays du Nord,
34:04les pays...
34:04Et pour la...
34:05il y a aussi des réglementations
34:06sur la non-exploitation de ressources.
34:10En l'occurrence,
34:11l'uranium,
34:12me semble-t-il,
34:12au Groenland,
34:13est interdit de...
34:15l'exploiter.
34:16Donc, un ensemble de normes,
34:17de règles pour, justement,
34:19aussi...
34:20réserver la faune,
34:21la flore
34:21pour, justement,
34:23le climat.
34:24Donc, oui...
34:25guide, en fait,
34:25de toutes ces règles
34:26avec ce qui se passe aujourd'hui,
34:27tous ces nouveaux enjeux
34:28de sécurité.
34:30Oui, bien sûr.
34:30C'est une vraie question.
34:31C'est une vraie question.
34:33Et d'ailleurs,
34:33on a parlé de la menace russe.
34:35si tant est qu'elle existe,
34:36puisqu'on m'a dit
34:37qu'elle n'existait pas.
34:38Il n'a pas dit qu'elle n'existait.
34:38Et alors, également...
34:40Il y a une véritable menace chinoise
34:42parce qu'on sait
34:42que les Chinois ont investi
34:44et veulent investir.
34:45dans des usines d'extraction
34:47de minerais.
34:47On parle du cobalt,
34:48on parle d'autres choses.
34:50que souhaitent faire Trump aussi.
34:51VoilĂ , c'est ce que veut faire Trump aussi.
34:53Donc, en fait,
34:54on a...
34:55un pays qui est exploité.
34:55Et vous avez raison,
34:56on a une réglementation européenne,
34:57mĂŞme si le Groenland
34:58est associé à l'Union européenne.
35:00pour la protection de fleurs,
35:01la protection de la nature.
35:02Et donc, c'est quelque chose
35:03qui est très important
35:04parce qu'on sait...
35:05qu'il y a des minerais
35:05très importants.
35:06Et c'est un enjeu géostratégique
35:08pour les grandes puissances,
35:09pour la transition.
35:10énergétique aussi,
35:11de la même façon
35:12qu'au Donbass également.
35:14C'est pour...
35:15C'est pour ça que Trump
35:15a passé un accord
35:16sur les minerais rares lĂ -bas.
35:17Et donc, on voit bien
35:18qu'il y a un enjeu
35:19en termes économiques.
35:20financiers.
35:20Et l'Europe, elle est lĂ
35:21précisément pour protéger
35:22la nature, protéger, éviter...
35:25que ce territoire ne soit exploité.
35:27Et peut-ĂŞtre, ce territoire
35:28n'a-t-il pas suffisamment
35:29les moyens...
35:30pour se protéger lui-même.
35:31C'est pourquoi, aujourd'hui,
35:32l'indépendance, certes,
35:33on en discute, mais...
35:35Vous avez dit,
35:35les partisans de l'indépendance
35:36sont nettement minoritaires,
35:3757 000 habitants,
35:38donc au Grenland.
35:40Et donc, c'est minoritaire
35:42et je pense que...
35:43Et donc, c'est quand mĂŞme si-si,
35:44parce que...
35:45Vous avez parlé de l'extérieur
35:45de Nuc, excusez-moi,
35:46mais 57 000 habitants,
35:47c'est pas beaucoup.
35:48Pour l'instant,
35:48les Groenlandais parlent de...
35:50de l'indépendance,
35:51mais ils sont minoritaires.
35:52Et en tout cas,
35:53le Premier ministre groenlandais
35:54qu'a-t-il dit...
35:55Il a dit, je ne veux ni des Etats-Unis,
35:57ni de...
35:58Donc, ni des Etats-Unis,
35:59ni du...
36:00Je veux l'indépendance,
36:02mais pour l'instant,
36:03nous n'en avons pas les moyens.
36:04Donc, je...
36:05préfère être avec le Danemark.
36:06Olivier Camp,
36:07justement, un mot
36:08sur ces réglementations.
36:09Est-ce la raison ?
36:10pour laquelle peut-ĂŞtre
36:10Trump parlait d'annexion
36:12parce qu'il y a des réglementations
36:13qui visent au...
36:15Groenland Ă ne pas exploiter
36:16l'uranium, par exemple.
36:18Je pense que Trump...
36:20se fiche totalement
36:21des réglementations.
36:22Il a une vision
36:22beaucoup plus primaire,
36:24beaucoup plus...
36:2519e siècle des choses.
36:27Il voit un planisphère...
36:30Il a l'impression
36:30que le Groenland
36:31est beaucoup plus grand,
36:33d'ailleurs,
36:33qu'il n'est en réalité,
36:34si vous le regardez.
36:35regardez à l'échelle.
36:38Il est...
36:39Il vient de sortir.
36:40une stratégie de sécurité nationale
36:41qui vient d'être publiée
36:43il y a trois semaines
36:44oĂą il parle de...
36:45de l'hémisphère occidental
36:46et pour lui,
36:46l'hémisphère occidental,
36:48ce sont les Amériques.
36:49Et Trump...
36:50regarde la carte
36:50et il veut avoir le contrĂ´le
36:52de tous les territoires américains.
36:54C'est-Ă -dire qu'en parlant du...
36:55Groenland,
36:55mais bientĂ´t,
36:56on refera un débat sur le Canada,
36:58je le crains.
36:59On refera un débat...
37:00sur le Panama
37:00et dans votre journal,
37:03tout Ă l'heure,
37:03on parlait du Venezuela.
37:05Il va réellement s'intéresser
37:06à toutes les Amériques
37:08et tous les territoires américains.
37:10Et c'est une vision très...
37:12Je dirais pas séïste,
37:14primaire...
37:15de contrĂ´le de territoire
37:16pour le contrĂ´le de territoire.
37:18Les terres rares,
37:19les menaces,
37:19etc.
37:20Tout ça,
37:20c'est des prétextes
37:21qu'ils racontent,
37:21me semble-t-il.
37:23Alors,
37:23on va écouter tout de même,
37:24il nous reste 5 millions...
37:25Marc Routh,
37:26le secrétaire général de l'OTAN,
37:27hier,
37:28voilĂ ce qu'il a dit
37:28sur la défense européenne.
37:30Si quelqu'un pense encore ici
37:33que l'Union européenne
37:34ou l'Europe dans son...
37:35peut se défendre sans les Etats-Unis,
37:37continuez de rĂŞver.
37:38Vous ne pouvez pas,
37:39nous ne pouvons pas.
37:40nous avons besoin
37:40les uns des autres.
37:42C'est votre...
37:43votre analyse
37:44de ce que vient...
37:45de dire Marc Routh.
37:46Est-ce que finalement,
37:47l'Europe va pouvoir se passer
37:48des Etats-Unis ?
37:50Pour l'instant,
37:52non.
37:53Vous ĂŞtes d'accord avec lui,
37:54en fait ?
37:55Oui.
37:56C'est évident
37:57qu'il faut renforcer
37:58notre défense.
38:00Et ça,
38:01c'est une importance.
38:03C'est très, très important.
38:05de le faire maintenant.
38:05Et ça, c'est aussi ça
38:06que, en fait,
38:07Trump a montré aussi ça.
38:09Il a noté.
38:10il a montré
38:10qu'on a une faiblesse de ça.
38:13Et oui, c'est important.
38:15Merci.
38:15de le renforcer.
38:16Est-ce que, justement,
38:17ce calendrier...
38:20Cable ou Jeune Mérède 2
38:21mis en place ?
38:22Bon, lĂ , on parle
38:22de la Cold Response,
38:24la Norvège à la fin de l'an de l'autre.
38:25Groenland, le Royaume-Uni,
38:26la France,
38:27qui ont formé 25 000 soldats
38:28de l'OTAN
38:29qui vont...
38:30participer Ă des exercices
38:31en Norvège.
38:32Donc, une sorte d'organisation.
38:33On parle aussi de la patrouille.
38:35Sirius, n'est-ce pas ?
38:36Donc, en fait,
38:36des patrouilles
38:37qui vont être organisées
38:39pour finaliser...
38:40défendre ce territoire de l'Arctique.
38:43Est-ce que ça va dans le sens
38:44d'une...
38:45d'autonomie stratégique européenne ?
38:47En fait, le sujet qu'on a...
38:48Je voulais l'évoquer tout à l'heure.
38:49Merci de...
38:50Revenir à ça,
38:51c'est qu'au niveau de l'OTAN,
38:52on voit que les États-Unis,
38:53pour ce qui est du Groenland,
38:54se sont désentendés...
38:55engagés sur l'année 2025
38:56des exercices OTAN.
38:57Le principal exercice OTAN
38:58au Groenland Arctic...
39:00qui avait eu lieu
39:00au mois de septembre 2025,
39:02les États-Unis
39:03n'y ont tout simplement
39:04pas participé.
39:05Seul, au-delĂ des pays nordiques,
39:07la France et l'Allemagne
39:07y avaient participé.
39:09LĂ , c'est pareil.
39:10Au mois de mars,
39:10on est censé avoir
39:11l'exercice bisannuel Cold Response,
39:13qui est censé être
39:13le plus gros exercice.
39:15OTAN en milieu grand froid
39:16qui a lieu...
39:17Quand on parle de 25 000 soldats,
39:19c'est beaucoup ?
39:19Bien sûr.
39:20Oui, c'est un exercice majeur
39:21pour vous donner
39:21un ordre de grandeur.
39:22Le grand exercice Orion
39:23au niveau français actuellement...
39:25qui durera jusqu'Ă avril,
39:26c'est 12 500 personnels.
39:28Donc oui, c'est beaucoup.
39:30En fait, c'est ce qui permet
39:30ces exercices-lĂ ,
39:31permet de travailler
39:32sur l'interopérabilité
39:33entre les nations,
39:34entre les armes...
39:35qui permet également
39:36de mener des actions
39:36multidimensionnelles,
39:37etc., etc.
39:38Donc quand on pose...
39:40la question-lĂ de l'OTAN
39:41dans l'Europe
39:41ou inversement
39:42de l'Europe dans l'OTAN,
39:43la question qui est sous-jacente,
39:45c'est est-ce que les États-Unis
39:46vont participer Ă Cold Response ?
39:48Est-ce qu'ils vont continuer
39:49Ă participer Ă Cold Response ?
39:50aux exercices au temps
39:51en Arctique
39:51alors qu'on a vu au Groenland
39:53Arctic Light
39:53au mois de septembre,
39:54ils n'y ont pas participé.
39:55Donc il y a une chance
39:55qu'ils n'y participent plus.
39:57Alors c'est possible,
39:58on n'en sait rien,
39:58c'est possible,
39:59et il faut se préparer pour...
40:00Patrick Martin-Génie,
40:01on est prĂŞts ?
40:02Non, nous ne sommes pas prĂŞts.
40:03L'OTAN est prĂŞte.
40:04L'Europe n'est pas prĂŞte.
40:05Manifestement,
40:05il n'y a pas d'Europe de la défense.
40:07Je sais que Marc Routin
40:07a hérité les capitales européennes.
40:10Notamment Paris.
40:10Mais manifestement,
40:12c'est d'abord Routin,
40:13son chef,
40:13c'est Trump,
40:14c'est les Etats-Unis.
40:15Et en plus,
40:15nous n'avons pas matériellement
40:16les moyens de défendre l'Europe.
40:18Nous allons y venir.
40:20Nous avons une réflexion stratégique
40:21dans le cadre de notre défense.
40:22Le combat européen,
40:23comme on avait défini à Versailles en 2000,
40:25en 2022,
40:25nous n'avons pas les moyens aujourd'hui.
40:26On l'a bien vu,
40:27en Ukraine,
40:28où la défense de l'Ukraine
40:29ne peut intervenir.
40:30ce sont les Etats-Unis.
40:31L'Europe,
40:31elle est présente,
40:32elle veut faire des choses,
40:32elle a une réflexion,
40:33mais elle n'est pas encore...
40:35prĂŞte.
40:35Et sur ce point,
40:36effectivement,
40:36je suis d'accord avec Marc Oute.
40:38Olivier Lecamf,
40:39juste un mot de conclut.
40:40un pôle européen de l'OTAN,
40:42tout de mĂŞme,
40:43c'est ça qui est...
40:45qu'on vise.
40:47Depuis 15 ans,
40:48Routo est dans son rĂ´le.
40:49Il est...
40:50secrétaire général de l'Alliance
40:51et il est particulièrement obséquieux
40:53vis-Ă -vis de Trump.
40:55Et ça a servi,
40:55parce que finalement,
40:56c'est grâce à lui,
40:57même si c'était...
40:58Et on l'a expliqué tout à l'heure,
41:00faux,
41:01mais c'est grâce à lui
41:02que finalement,
41:02Trump a fait une reculade.
41:04Après,
41:05la grande question,
41:06c'est avec l'OTAN,
41:07on est prĂŞt,
41:08avec l'OTAN,
41:09dont les États-Unis...
41:10on est à peu près prêt
41:11contre la Russie,
41:12ça,
41:12personne n'en doute.
41:13Le vrai sujet,
41:14c'est...
41:15est-ce que l'OTAN est prĂŞt
41:16à la fois contre les États-Unis
41:17et la Russie ?
41:19Ça,
41:19beaucoup...
41:20moins.
41:20Et c'est tout l'enjeu sous-jacent
41:22qu'on ne veut pas dire...
41:25tout Ă fait ouvertement
41:26dans la capitale,
41:26mais le vrai débat,
41:27il est lĂ .
41:28Si les États-Unis
41:29ne sont plus...
41:30qu'est-ce qu'il faut faire ?
41:31Et lĂ ,
41:31pour le coup,
41:32on n'est pas prĂŞt,
41:33mĂŞme si,
41:33bien évidemment,
41:34il faut...
41:35augmenter les dépenses de défense,
41:36faire des rapprochements
41:37bilatéraux,
41:38multilatéraux,
41:38voire dans un cadre européen.
41:40plus large,
41:41mais bien évidemment,
41:42aujourd'hui,
41:43on n'est pas prĂŞt.
41:44Merci beaucoup,
41:44Olivier.
41:45d'avoir été avec nous.
41:46Tine Kiansgaard,
41:47merci d'avoir été avec nous.
41:48Patrick Martin-Génier.
41:49Merci.
41:50Mika Bleujeune-Mérenne,
41:51merci également,
41:52merci Ă vous tous
41:53de nous avoir suivis.
41:54Vous retrouvez l'émission
41:55sur les réseaux sociaux
41:56et je vous dis Ă demain.
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