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  • il y a 10 heures
Pendant plusieurs mois notre journaliste a infiltré, l’université Rennes 2, où les syndicats d’extrême-gauche comme font la loi : blocus, violences, menaces… À travers les témoignages d’enseignants et d’étudiants partout en France, le documentaire révèle plus généralement l’emprise de l’extrême gauche, du wokisme, de l’islamisme et la banalisation de l’antisémitisme dans certaines facultés. Une plongée inquiétante dans un lieu clé de l'avenir de la France.

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Transcription
00:00L'université, un lieu censé transmettre le savoir, former les esprits, apprendre à penser librement.
00:08Chaque année en France, plus de 2 millions d'étudiants y construisent leur avenir.
00:12Mais un phénomène inquiète de plus en plus, la montée des dérives idéologiques sur le campus.
00:19Violence, appel à semer le chaos.
00:24Déposer des bagages suspect dans les gares, dans des trains, des choses comme ça.
00:29Blocage.
00:29Leur écran, alors, prenez-vous mes caméras ?
00:32Ici, c'est vraiment réputé, pour la première fois.
00:34Allez, cassez-vous, bande de bâtards !
00:37Islamisme.
00:41On avait eu droit au premier blocage islamiste de France.
00:46Wokisme.
00:48Antisémitisme.
00:49Pour enquêter, notre journaliste a infiltré pendant plusieurs mois, en caméra cachée, l'université de Rennes 2.
00:55Régulièrement secouée par les polémiques de l'Union Pirate, syndicat d'extrême-gauche, proche de la France insoumise.
01:03Les gens droits, c'est une façon de faire, ils ont fait leur avenir.
01:05En fait, si t'es gauche, extrême-gauche, ou tu t'en fous de la politique, ça va, tu vois.
01:11C'est droite, extrême-droite, tu deviens fou, je pense.
01:14Qui sont ces militants ? Quelles sont leurs revendications ?
01:17On retrouve toutes les revendications LGBTQIA+, l'antipatriarcalisme et la Palestine.
01:24Cet ensemble de listes de courses de tout ce qu'il faut combattre est incompatible par la force des choses.
01:32Nous sommes partis en immersion, au cœur de leur manifestation.
01:34Allez, on se voit !
01:36Le monde déteste la police !
01:40Proche des morts !
01:41Nique les dents !
01:42Non, les flics, on n'a pas peur d'eux, qui croient qu'ils sont suffisants à tout le monde, alors que vraiment, c'est juste des grosses mères.
01:49Aux quatre coins de la France, professeurs...
01:52Jusqu'où on va se coucher devant ces groupuscules ?
01:56Étudiants et anciens élèves témoignent d'une réalité préoccupante.
01:59À l'intérieur de Sciences Po, chaque année, il y a un jour qui s'appelle le Hijab Day.
02:03C'est une journée où toutes les jeunes femmes de Sciences Po doivent venir avec un foulard islamique.
02:07J'ai refusé de mettre un foulard islamique sur ma tête.
02:09Voici, pour la première fois, les coulisses des universités sous influence.
02:23Lundi 1er septembre 2025, pour les 22 000 étudiants de Rennes 2, c'est la rentrée.
02:32Dès nos premiers pas au sein du campus, de nombreuses affiches, autocollants et goodies attirent notre attention.
02:40En regardant de plus près, il s'agit de publicité aux aires de propagande pour le syndicat d'extrême-gauche Union Pirate.
02:54Créé en 2020, le mouvement se revendique combatif, écologiste, solidaire et inclusif.
03:01Mais il est aussi à l'origine de très nombreuses polémiques.
03:08Accusation d'agression envers des militants de droite.
03:15Dégradation du campus pour 300 000 euros de dégâts.
03:18La colère de nos étudiants est à droite exprimée.
03:21Ou encore feu d'artifice tiré en plein centre-ville, le jour de la mort de Jean-Marie Le Pen.
03:26Un syndicat sulfureux qui, selon cet étudiant, fait la loi à l'université Rennes 2.
03:39Le problème, c'est l'Union Pirate.
03:40C'est eux qui dirigent au gros sommaire de la fac.
03:42Ils ont dégradé toutes les salles, tous les amphithéens, tous les bâtiments.
03:47Je ne sais même pas comment ils font pour monter là-haut.
03:48Tout ici, là, c'est étagé.
03:50L'Union Pirate assume pleinement sa proximité avec l'extrême-gauche et notamment la France insoumise.
03:56À l'époque des élections présidentielles, c'est le seul moment où il n'y a pratiquement aucune affiche de l'Union Pirate.
04:02À la place, tu avais Mélenchon partout, partout, partout, partout.
04:05Qu'importe l'angle où tu regardes, tu avais une dizaine d'affiches de Mélenchon.
04:09En fait, si tu es gauche-extrême-gauche, tu t'en fous de la politique, ça va.
04:14C'est droite-extrême-droite, tu deviens fou, je pense.
04:16Non, tu disais, en fait, tu t'exploses.
04:19Il faut dire que le syndicat est légitimé par les élections étudiantes,
04:23qu'il remporte systématiquement depuis sa création, aidé par un très faible taux de participation, sous les 20%.
04:29Si ces groupes-là remportent les élections, c'est parce qu'il y en a très peu qui votent.
04:34Quand vous êtes en plein partiel, qu'il y a 2-3 personnes qui vous tendent un papier promouvant telle ou telle chose,
04:42le papier, vous le prenez, vous le jetez à la poubelle, vous n'allez pas voter,
04:44vous ne savez même pas qu'il y a des élections dans la plupart des cas.
04:47Et donc, ce n'est qu'un groupe d'initiés qui est au courant de ça.
04:50Ainsi, l'Union Pirate dispose d'un budget participatif annuel de 50 000 euros
04:55pour financer, avec de l'argent public, des initiatives pour le moins étonnantes,
05:01comme la création d'un refuge pour chats errants,
05:05des toilettes mixtes, une salle de sieste à la bibliothèque
05:08ou encore un escalier des fiertés aux marches multicolores.
05:13Face aux nombreuses controverses autour de l'Union Pirate,
05:19la direction de l'université reste bien silencieuse.
05:23Dans cette interview diffusée sur une télé locale,
05:25le président de la fac va même jusqu'à vanter ses bonnes relations avec le syndicat.
05:30On est toujours en situation de dialogue avec l'Union Pirate.
05:35Cette qualité de relation n'existe pas partout.
05:38À Rennes 2, la radicalité syndicale ne date pas d'hier.
05:47En 2009, des militants avaient versé un saut d'excréments
05:51sur le président de l'époque, Marc Gontard.
06:02Alors, comme pour ne surtout pas faire de vagues,
06:05la direction laisse aujourd'hui une place très importante
06:07au syndicat d'extrême-gauche.
06:11Une semaine plus tard, dans deux jours,
06:14aura lieu le mouvement Bloquons-Tout
06:16pour s'opposer aux mesures d'austérité
06:18proposées par le gouvernement Bayrou.
06:20Nous décidons d'assister à une assemblée générale
06:22animée par des étudiants et certains professeurs.
06:26Concernant un peu le contexte de ce qui va se passer cette semaine,
06:30en gros, la question, c'est de savoir
06:31qu'est-ce qu'on propose pour que les étudiants et les étudiantes,
06:34les personnels et les profs de la fac
06:36puissent faire monter leur colère et l'exprimer.
06:40Pour inciter les étudiants à aller toujours plus loin dans la contestation,
06:44une militante va formuler des propositions surréalistes.
06:48Aller dans la rue, aller bloquer, aller en manif,
06:51mais en plus de ça, ce que vous pouvez faire,
06:53c'est des actions personnelles,
06:54des trucs comme ne plus payer en carte bancaire
06:58si vous pouvez retirer tout l'argent que vous avez
06:59sur votre compte courant,
07:01parce que vraiment le but, c'est de bloquer l'économie.
07:03Faites ça, des trucs comme, je ne sais pas moi,
07:05cadenasser des caddies dans des supermarchés
07:07et que les gens ne puissent plus faire leurs courses
07:09ou même déposer des bagages suspects dans les gares,
07:12dans des trains, des choses comme ça.
07:14C'est vraiment, ça a été discuté,
07:15mais si vous posez un petit sac noir,
07:18vraiment les Québec-up vont s'inquiéter,
07:19ils vont venir, ça va bloquer les voyages.
07:21Voilà, des petits trucs personnels
07:22que vous pouvez faire en plus d'aller en manif.
07:24Le lendemain, alors que les magasins du centre-ville
07:28se barricadent avant le chaos,
07:30le Premier ministre François Bayrou
07:32remet sa démission au Président de la République.
07:37Une bonne occasion de faire la fête
07:39pour de nombreux étudiants.
07:47Sur fond de musique techno, alcool et fumée,
07:51des dizaines de jeunes militants
07:52arpentent les rues de Rennes
07:53en interprétant avec enthousiasme
07:55un best-of des slogans gauchistes.
08:10Pour ces fêtards engagés,
08:12la nuit sera très courte.
08:16Le 10 septembre à 6h du matin,
08:18les manifestants sont déjà présents par centaines
08:20et s'apprêtent à bloquer la rocade renaise.
08:23Désemparés,
08:25les automobilistes,
08:27qui n'ont rien demandé à personne,
08:28ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail.
08:32Dans les couloirs de l'université,
08:35nous demandons à un militant de l'Union Pirate
08:37la nature de ces revendications.
08:38Et toi, tu manifestes pourquoi ?
08:40Quand le gouvernement Macron est contre la police,
08:45les flics mettent trop de bavures.
08:47Nous, les flics, on n'a pas peur d'eux
08:48qui croire qu'ils sont superbes à tout le monde,
08:51alors que vraiment, c'est juste des grosses merdes.
08:53Les flics qui veulent tous crever,
08:55on en aura le cul un mois.
08:56Parmi tous les étudiants,
09:00il y a évidemment des grands meneurs
09:02qui savent exactement ce qu'ils font,
09:04mais il y a aussi des gens qui sont là,
09:06presque malgré eux,
09:07qui n'ont pas forcément la force du langage
09:09ou qui n'ont pas forcément pris le temps
09:11de comprendre ce qu'ils faisaient
09:13et qui peuvent se laisser emmener
09:16sans chercher plus loin ce qui se passe.
09:18Et donc, oui, ça arrive
09:19lorsqu'on demande à un manifestant au hasard
09:22Est-ce que tu sais pourquoi tu te bats ?
09:25Ah, ben, on m'a dit que, il n'y a que, voilà.
09:28Donc, ça donne quelque chose d'assez pauvre.
09:31Et si ce blocage XXL
09:33servait en réalité de prétexte
09:35pour certains jeunes
09:36à déverser leur haine
09:37envers leurs cibles favorites ?
09:39Les riches et bien sûr, la police.
09:44Sur les murs de Rennes 2,
09:46on voit une multitude de tags
09:48à cab, un flic, une balle.
09:51S'il y a une détestation de la police,
09:53c'est aussi la police, figure d'autorité.
09:55Il faut oublier qu'on parle à des étudiants,
09:57certains qui ne sont pas sortis de l'adolescence.
09:59Donc, on se rattache à un groupe,
10:00à des idées
10:01et dire qu'on n'aime pas la police,
10:03c'est comme dire au lycée
10:04« Papa, maman m'énerve ».
10:06Enfin, il y a un peu ça, quoi.
10:08Les heures passent
10:09et la manifestation ne désemplit pas.
10:11Sur la route, comme au cœur de la ville,
10:14la tension est palpable.
10:15À la vue des policiers
10:24venus exercer leur métier,
10:26ces deux étudiantes
10:27les insultent lâchement dans leur dos.
10:28Bilan de la journée,
10:3810 000 manifestants,
10:39de nombreux incendies
10:40et des commerces détruits.
10:43Mission accomplie
10:44pour ceux qui souhaitaient bloquer l'économie
10:46et semer le chaos dans la ville.
10:47À plusieurs centaines de kilomètres de là,
10:56une université
10:57est le théâtre de tension
10:58d'une autre nature.
11:01À Lyon 2,
11:01Fabrice Balanche est un professeur spécialisé
11:04dans la géopolitique au Proche-Orient.
11:07Le 1er avril dernier,
11:11son cours sur le voisinage
11:13de l'Union européenne
11:14a brutalement été interrompu
11:16par une horde de jeunes masqués.
11:18Je suis en train de faire mon cours
11:22et une vingtaine de militants
11:26cagoulés, masqués
11:27qui se sont introduits
11:28par les deux entrées de l'amphithéâtre
11:31au cri de raciste, sioniste,
11:33c'est vous les terroristes.
11:35Raciste, sioniste,
11:36c'est vous les terroristes !
11:38Avec une banderole Free Gaza,
11:40Free Palestine.
11:41Et ils m'ont encerclé.
11:43Excusez-moi.
11:43En disant que je soutiens Israël,
11:50que je suis un génocidaire,
11:51en voyant ça,
11:52je prends mes affaires.
11:54Je bouscule un peu le cordon
11:56parce qu'ils ne voulaient pas
11:57me laisser partir,
11:57ils voulaient faire mon procès politique
12:00devant les étudiants.
12:01Et puis je quitte l'amphi,
12:02poursuivi par trois, quatre sbires.
12:05Et heureusement,
12:06il y a quelques étudiants
12:07qui se sont interposés.
12:08Comme ça,
12:09ils n'ont pas pu me rattraper.
12:11Un quart d'heure plus tard,
12:11évidemment, tout le monde avait disparu.
12:14Selon lui,
12:15Fabrice Balanche a été visé
12:17après s'être opposé
12:18auprès d'une salle
12:19pour la rupture du jeûne du Ramadan,
12:21à l'intérieur même de la faculté.
12:23Ce groupe occupait une salle
12:25à l'université Lyon 2
12:27depuis deux mois,
12:29avec la permission
12:30de la présidence de l'université.
12:32Et puis,
12:33comme on était en période de Ramadan,
12:34ils ont décidé d'organiser
12:36un coin prière
12:37et puis
12:38d'organiser des iftars,
12:41c'est-à-dire des ruptures du jeûne
12:42dans la salle.
12:44Pourquoi pas ?
12:45On organise
12:45entre soi
12:47une petite rupture du jeûne,
12:48ce n'est pas gênant.
12:49Mais ce qu'ils ont fait,
12:50c'est que sur Instagram,
12:52ils ont appelé publiquement
12:53les étudiants musulmans
12:55de l'université
12:56à venir se réunir
12:57dans cette salle
12:58pour la rupture du jeûne
12:59avec des photos
13:01de femmes voilées,
13:03d'hommes en habit musulman
13:05traditionnels.
13:07Bon, alors là,
13:08la référente laïcité
13:09de l'université
13:10leur a dit
13:10que ça,
13:10ce n'était pas possible.
13:11Et là,
13:11ils ont refusé
13:12en disant
13:12non,
13:13c'est une rupture du jeûne,
13:15vous êtes islamophobe,
13:17etc.
13:17Bon,
13:18donc l'université
13:19n'a pas pu faire autrement
13:20que de leur fermer la salle.
13:21On avait eu droit
13:22au premier blocage
13:23islamiste de France.
13:25Mais ce n'est pas la seule chose.
13:26Suite à cet incident,
13:27Fabrice Balanche
13:28est devenue la cible
13:29d'une vague de harcèlement,
13:31d'une grande violence,
13:32tag insultant
13:33et affiche appelant
13:34à son départ,
13:35placardé sur les murs
13:36de la fac.
13:37L'homme,
13:38qui ne se sent pas soutenu
13:39par sa direction,
13:40a porté plainte contre X.
13:42Mais curieusement,
13:43l'université
13:44n'est pas en capacité
13:45de fournir
13:45l'identité des militants.
13:47Ah ben,
13:47ils ne les connaissaient pas.
13:49Ce qui est assez incroyable,
13:51c'est qu'à Lyon 2,
13:52vous pouvez occuper
13:53une salle
13:54à l'université
13:55pendant deux mois,
13:56ils dormirent,
13:57ils mangeaient,
13:57ils priaient,
13:58ils font des activités
13:59militantes,
13:59rencontrer la direction
14:00de l'université.
14:02Mais personne ne vous connaît.
14:03Personne ne sait
14:03qui vous êtes.
14:05À mon avis,
14:06Xavier Dupont-de-Vigonès,
14:07il est planqué à Lyon 2
14:08depuis le début
14:09parce que franchement,
14:10c'est l'endroit idéal
14:11pour se dissimuler.
14:14L'affaire a été classée
14:15sans suite.
14:17Pour moi,
14:17c'est profond de lassitude.
14:19Enfin,
14:19dire,
14:20mais jusqu'où ils vont aller,
14:21quoi,
14:21c'est pas possible.
14:23Déjà,
14:24ils ne comprennent rien
14:24à ce qui se passe
14:25au Moyen-Orient.
14:27Vous avez 20 personnes
14:28qui empêchent
14:2915 000 étudiants
14:30de venir en cours
14:31dans une université
14:32publique,
14:34gratuite,
14:35de bonne qualité.
14:38Mais jusqu'où
14:39on va les laisser faire,
14:40quoi ?
14:40Jusqu'où on va se coucher
14:41devant ces groupuscules ?
14:44De retour à Rennes.
14:50Comme tous les matins,
14:51notre journaliste
14:52se rend à l'université
14:53en métro.
14:55Et vous allez voir
14:56que même sous terre,
14:57les syndicats d'extrême-gauche
14:58exportent leur stratégie
15:00de confrontation.
15:05Leur cible principale,
15:07les contrôleurs
15:08qui symbolisent
15:09selon eux le système.
15:10Allez,
15:11cassez-vous,
15:11bande de bâtards !
15:14Allez,
15:14les grosses merdes !
15:16Allez,
15:16là !
15:17Sur ces réseaux sociaux,
15:20l'Union Pirate
15:21alerte régulièrement
15:22les fraudeurs
15:23sur la présence
15:23de ces agents
15:24qu'elle appelle
15:25les voleurs de pauvres.
15:28Certains messages
15:29échangés sur des groupes privés
15:30vont même
15:31beaucoup plus loin.
15:33Contrôleur à Charles de Gaulle,
15:35tu l'es.
15:39Aujourd'hui est un jour
15:40pas comme les autres
15:40à Rennes 2.
15:41L'Union Pirate
15:42a invité une star
15:43de la France Insoumise
15:44pour une conférence
15:45à Sciences Po.
15:46Après Louis Boyard,
15:48Rima Hassan
15:48et Rachel Keke,
15:50c'est au tour
15:54de Manon Aubry
15:55de venir au contact
15:56des étudiants.
15:57Bonsoir à toutes
15:59et à tous.
15:59D'abord,
15:59merci beaucoup
16:00pour l'invitation.
16:02Tout au long
16:03de son discours,
16:04Manon Aubry
16:05n'a qu'un seul mot
16:05à la bouche.
16:06Voici comment
16:07on va battre
16:08les fachos.
16:08Moi aussi,
16:09je veux dire
16:09des troupes de fachos.
16:10Les fachos.
16:1150 nuances de fachos.
16:12Les fachos.
16:13Les fachos.
16:14Les fachos.
16:14Les fachos.
16:15Les fachos.
16:16Les fachos.
16:17Fachos.
16:18Un terme utilisé
16:19pour qualifier
16:20ses principaux adversaires politiques,
16:22notamment le Rassemblement National.
16:24Une stratégie
16:25qui semble fonctionner
16:26auprès des étudiants.
16:27Si à Rennes,
16:28les figures de la gauche
16:29sont accueillies
16:30comme des rock stars,
16:31Pas question
16:35de faire venir
16:36un politique de droite
16:37comme nous l'explique
16:38cette militante
16:39de 21 ans.
16:40Les gens de droite
16:40ne sont pas
16:41les gars
16:41qui sont en 22.
16:43Il n'y a rien
16:44pour qu'il n'y a rien.
16:46C'est une ville
16:47de gauche.
16:49Une ville
16:49avec
16:50des valeurs
16:52que les gens de droite
16:53n'ont pas.
16:54Ils essaient
16:54la vie des gens de droite
16:55qui ne sont pas.
16:56Ils n'ont même pas
16:57le courage de venir.
16:58Cette membre
16:58de l'Union Pirate
16:59se dit même prête
17:00à avoir recours
17:01à l'intimidation
17:02pour faire fuir
17:03une personnalité
17:04comme Jordan Bardella
17:05s'il se rendait
17:06sur son campus.
17:07C'est un peu
17:07d'une victime
17:08de l'indemniser
17:08ou autre chose.
17:09Je pense qu'en 5 minutes
17:10il dégage.
17:11En 5 minutes
17:11on connaît
17:11de faire peur.
17:12Il part.
17:16Ce 22 septembre,
17:17Emmanuel Macron
17:18vient de reconnaître
17:19l'État palestinien.
17:21Une grande victoire
17:21pour les membres
17:22de l'Union Pirate.
17:23Aujourd'hui,
17:25on peut se dire
17:25qu'il y a un jour historique.
17:27La France reconnaît
17:28enfin l'État de Palestine.
17:30Depuis le 7 octobre 2023,
17:38les militants
17:38d'extrême-gauche
17:39de Rennes 2
17:40ont mis la situation
17:41au Proche-Orient
17:42au cœur
17:42de leurs préoccupations.
17:43Un drapeau de la Palestine
17:57a même été hissé
17:58devant la mairie de Rennes
17:59avant d'être retirée
18:01par les autorités.
18:05La Palestine,
18:07une préoccupation
18:08qui, pour ses étudiants,
18:09vire parfois
18:10à l'obsession.
18:11La cause palestinienne
18:12devient une obsession
18:14parce qu'elle répond
18:15à beaucoup de maux
18:16qu'il souhaite combattre,
18:17à commencer par l'Occident,
18:20l'homme blanc colonisateur.
18:22Parce que c'est question de ça,
18:23de colonie,
18:24de domination asymétrique,
18:26etc.
18:27Et c'est peut-être
18:28ce qu'il retrouve
18:30dans le conflit
18:32israélo-palestinien
18:34avec le Hamas.
18:35C'est le catalyseur
18:37de tout ce qu'il cherche
18:38à défendre et à combattre.
18:42Des manifestations
18:42sont régulièrement organisées
18:44par l'Union Pirate
18:45pour soutenir
18:46le peuple palestinien,
18:47mais aussi pour appeler
18:48au boycott
18:48de certaines entreprises
18:50accusées de soutenir Israël.
18:52Carrefour a envoyé
18:54des repas
18:54à l'armée israélienne
18:56pour aussi génocider
18:58les palestiniens.
18:59Pareil pour McDonald's !
19:01Juminense !
19:02Juminense !
19:03Comme le géant américain
19:06du fast-food McDonald's,
19:08accusé d'être complice
19:09d'un génocide,
19:10notamment pour avoir
19:11laissé ses restaurants
19:12ouverts en Israël.
19:14Résultat de ce boycott symbolique,
19:16qui ne devrait a priori
19:17pas peser bien lourd
19:18dans le conflit
19:18israélo-palestinien,
19:20des étudiants se font lyncher
19:21dans des groupes
19:22de conversation
19:22pour avoir simplement proposé
19:24d'aller manger un burger
19:25dans cette célèbre enseigne.
19:27Demain, on se fait
19:29un McDo à 16h.
19:31Bah écoute, why not
19:32si tu veux avoir
19:32un génocide sur la conscience ?
19:35Oui, mais quand je vais
19:36aller acheter mon burger
19:37au final,
19:38qui ça regarde ?
19:40Ta conscience,
19:41Israël,
19:41que tu aides à financer
19:42les gens qui vont mourir.
19:44Honnêtement, pour moi,
19:45tu es une ordure
19:45et je pèse mes mots.
19:47Soutenir financièrement
19:48un génocide
19:48tout en ayant la connaissance
19:49de ton acte
19:50te rend horrible.
19:52Je suis tellement d'accord.
19:53Une dizaine de jours plus tard,
19:58depuis 6h du matin,
20:00de nombreux militants
20:00s'activent sur le campus.
20:03Comme plusieurs fois
20:04par an à Rennes 2,
20:05c'est journée blocus.
20:08Le principe est simple,
20:09empêcher l'accès à l'université,
20:11aux élèves et aux professeurs
20:12pour manifester sa colère
20:14et ses revendications.
20:16Les assistés de ce pays,
20:18vous les connaissez,
20:19mes camarades.
20:20L'État reste un patronat
20:22par seconde.
20:236 670 euros.
20:26L'heure est grave.
20:27Alors, bon niveau,
20:28mes camarades.
20:31Ici,
20:32même les étudiants
20:33le reconnaissent,
20:34le blocus
20:35est quasiment
20:35un sport national.
20:37Ça risque.
20:38Si Rennes 2,
20:39ça ne bloque pas.
20:40Ce n'est pas Rennes 2.
20:41C'est notre fac.
20:45Entre rébellion
20:46et bonne excuse
20:47pour ne pas aller en cours.
20:50Ici, c'est vraiment réputé.
20:51Bien fou.
20:52Maintenant,
20:54je dis à ma famille
20:54ou à mes potes,
20:55je n'ai pas courant,
20:56je dis OK.
20:57Ce n'est pas OK.
20:58Oh là là,
20:58tu n'as pas courant,
20:59c'est OK.
21:00C'est Rennes 2, quoi.
21:03L'événement est couvert
21:04par la chaîne d'information
21:05France Info.
21:06Et visiblement,
21:07les journalistes
21:08ne sont pas les bienvenus.
21:09Juste là,
21:11ils sont en train
21:12de faire un duplex,
21:13ils nous mettent en direct,
21:14ils appuyent nos têtes,
21:15on prend les têtes.
21:16Qu'encore où ?
21:18On n'est pas plus ici !
21:20Cassez-vous !
21:21Cassez-vous !
21:22Cassez-vous !
21:23Cassez-vous !
21:25Cassez-vous !
21:26La preuve en images
21:28que notre immersion à Rennes 2
21:29ne pouvait se faire
21:31qu'en caméra cachée.
21:35À Paris,
21:37cette radicalité
21:38prend un visage différent
21:39dans un cadre pourtant réputé
21:40pour son excellence académique.
21:43Là, on est à Sciences Po,
21:44on est au fameux 27 rue Saint-Guillaume.
21:47J'ai énormément de souvenirs ici.
21:50Magistrate de formation,
21:51la députée européenne Sarah Knaffo
21:53est passée par les bancs
21:54de Sciences Po Paris
21:55entre 2014 et 2017.
21:57Au début de son cursus,
21:59la jeune femme est impressionnée
22:01par le prestige
22:01et l'aura de cette institution.
22:03Pour moi, c'est un lieu
22:04qui est très émouvant
22:05parce que quand je suis arrivée
22:06ici à Sciences Po,
22:07lieu mythique,
22:08je n'avais personne de ma famille
22:09qui n'avait jamais réussi
22:10le concours de Sciences Po Paris.
22:12Je n'avais même personne
22:13de ma famille
22:13qui avait fait une grande école.
22:15Donc, j'étais pleine d'admiration
22:16et de fascination
22:18pour cette école.
22:19Mais au fil des mois,
22:20le rêve s'estompe.
22:22Sarah Knaffo déchante
22:23lorsqu'elle découvre
22:24un établissement
22:24de plus en plus politisé,
22:26marqué par le militantisme.
22:28Et puis, en la découvrant
22:29petit à petit,
22:29je me suis rendu compte
22:30que l'école telle que je la rêvais,
22:32telle que je l'admirais,
22:33n'était plus vraiment
22:34le Sciences Po des années 2010.
22:36C'est une école
22:36qui a beaucoup changé,
22:38qui a été gauchisée
22:38avec le temps.
22:39Je vois aujourd'hui,
22:40comme vous tous,
22:41ces images de drapeaux
22:43pro-palestiniens partout.
22:44Quand je vois des étudiants
22:46de Sciences Po
22:46qui sont censés être
22:47l'élite de la nation
22:48et on les voit
22:49avec les mains peintes
22:50de rouge
22:51qui doit symboliser
22:52le sang des Palestiniens,
22:54je me dis
22:55mais qu'est-ce qu'est
22:55devenu cette école ?
22:57En tant qu'étudiante,
22:58elle a été témoin
22:59d'événements très engagés
23:00dont on se demande
23:01si la place est au sein
23:02d'une telle école.
23:03À l'intérieur de Sciences Po,
23:05aujourd'hui,
23:05ce qu'on fait,
23:05c'est que chaque année,
23:06il y a un jour
23:07qui s'appelle le Hijab Day.
23:09Le Hijab Day,
23:10comme son nom l'indique,
23:10c'est une journée
23:11où toutes les jeunes femmes
23:12de Sciences Po
23:12doivent venir
23:13avec un foulard islamique
23:14pour marquer leur solidarité
23:16à l'égard des femmes musulmanes.
23:19Moi, je me souviens
23:19que l'année où ils ont instauré ça,
23:21j'étais à l'école
23:21et j'ai refusé de le faire.
23:23J'ai refusé de mettre
23:23un foulard islamique sur ma tête
23:25et quand j'ai refusé de le faire,
23:26alors là,
23:27on m'a traité de facho
23:27et on m'a dit
23:28« Mais tu n'es pas solidaire
23:29avec les jeunes femmes musulmanes ? »
23:31Alors que pour moi,
23:31la plus grande solidarité
23:32qu'on pourrait avoir
23:33avec les jeunes femmes musulmanes,
23:35c'est de leur suggérer
23:35de retirer ce voile.
23:37Sciences Po,
23:37c'est aussi une école
23:38dans laquelle vous avez chaque année
23:39une semaine
23:40qui s'appelle la Queer Week.
23:42La Queer Week,
23:43c'est une semaine
23:43où franchement,
23:44je n'ose même pas vous raconter
23:45tellement c'est vulgaire,
23:46une semaine où vous pouvez avoir
23:48des cours de fellation
23:49dans des salles
23:51qui sont en principe
23:51dédiées à l'apprentissage
23:52de la science politique,
23:54à l'apprentissage
23:55des sciences humaines,
23:56du droit public.
23:57C'est devenu sa Sciences Po.
23:58Un constat loin d'être isolé
24:00qui s'inscrit dans un phénomène
24:01plus large
24:02aux quatre coins de la France.
24:07Bordeaux.
24:08C'est ici qu'Alix a trouvé refuge
24:10après avoir été exclu
24:11de l'université de Nantes.
24:13Une sanction
24:14qui a fait couler
24:15beaucoup d'encre
24:16et divise au cœur
24:17du débat universitaire.
24:19Alix était étudiante
24:20en licence de droit,
24:21mais aussi présidente
24:22de l'Uni à Nantes,
24:24un syndicat étudiant
24:25réputé de droite.
24:27Fin septembre 2024,
24:28l'université a décidé
24:30de la sanctionner
24:30après la diffusion
24:32sur les réseaux sociaux
24:33d'une vidéo polémique.
24:34La séquence montre
24:35un militant de l'Union Pirate
24:37qui s'est développé
24:38au-delà de Rennes,
24:39tenant des propos racistes
24:40envers les Blancs.
24:41Moi, sur téléphone,
24:42c'est la situation
24:42que...
24:42Ça va me le filmer,
24:43ça va me le filmer.
24:44Pendant les élections étudiantes
24:45de novembre 2023,
24:47donc quand j'étais responsable
24:48de l'Uni,
24:49il y a eu une altercation
24:50avec un jeune homme
24:51qui était dans l'association
24:53Union Pirate,
24:54donc une association
24:55d'extrême-gauche.
24:56Il s'est disputé
24:56avec des gens de l'Uni
24:57à propos du conflit
24:59israélo-palestinien,
25:00parce que ça apporte
25:01toujours un conflit
25:01ce genre de discussion.
25:04Et à un moment,
25:04il a prononcé,
25:05de toute façon,
25:06moi, j'enmerre de la France,
25:06j'enmerre de la police
25:07et j'enmerre de la race blanche.
25:09Non, non, non, non.
25:10Dis-moi que t'enmerres
25:10de la race blanche.
25:10J'enmerre de la race blanche.
25:12Et ça, ça a été filmé
25:13par des militants
25:14qui l'ont ensuite mis en ligne
25:15sur les réseaux sociaux
25:17de l'Uni.
25:19Plusieurs mois après,
25:21quasiment 6-7 mois,
25:22j'ai reçu un courrier
25:23pendant les vacances
25:23pour me dire
25:24que j'étais convoquée
25:25devant la section disciplinaire
25:27parce que j'avais nuit
25:28à l'image de l'université
25:30en postant cette vidéo.
25:32Et là, je me suis dit
25:33qu'est-ce qui se passe, en fait ?
25:35Selon l'université,
25:36le fait que cette vidéo
25:38ait circulé
25:38via les comptes
25:39de l'association
25:40qu'Alix dirigeait
25:41est constitutif
25:42d'un trouble
25:43à l'ordre universitaire
25:44et justifie son exclusion.
25:46Ils ont pris la décision
25:47de m'exclure pendant 9 mois
25:48de l'université
25:50parce que j'avais dégradé
25:51l'image de l'université
25:52en postant cette vidéo.
25:54De son côté,
25:55Alix conteste fermement
25:56cette mesure.
25:57Moi, je trouve ça honteux.
25:58Je trouve que de toute façon,
25:59dans les universités,
26:00aujourd'hui,
26:01il y a un deux poids, deux mesures.
26:02C'est-à-dire que les associations
26:03d'extrême-gauche,
26:04elles peuvent faire des stories
26:05sur Instagram,
26:06en nous affichant,
26:07sont complètement diffamatoires,
26:08qui racontent n'importe quoi
26:10et qui nous misent
26:11quand même à notre image.
26:12Ça, l'université,
26:13elle ferme les yeux.
26:14Et nous,
26:15on dénonce quelque chose
26:16de factuel,
26:16il dit quelque chose
26:17qui est profondément raciste,
26:18qui est anti-France,
26:19anti-police.
26:21Et nous,
26:22c'est nous qu'on vient embêter,
26:23en fait,
26:23pour avoir dénoncé ça.
26:24L'auteur des propos racistes
26:26a été exclu deux mois
26:28de l'université de Nantes.
26:29Alix, quant à elle,
26:30a obtenu la suspension
26:31de son renvoi.
26:33Cet après-midi,
26:34à l'université Rennes 2,
26:35notre journaliste assiste
26:36à un cours de droit
26:37pas comme les autres.
26:38Une formation juridique
26:40dispensée par des étudiants
26:41antifascistes
26:42pour permettre à leurs camarades
26:44de commettre des délits
26:45en toute quiétude
26:46lors des manifestations.
26:47Les formateurs
26:48n'ont absolument
26:49aucune compétence en droit
26:50et ils l'assument.
26:52On n'est pas des baveux,
26:54on n'est pas des avocats,
26:56on n'est pas des spécialistes
26:57d'une forme.
26:58Ce qu'on veut transmettre
27:00au plus grand large,
27:02c'est des méthodes de défense.
27:04Dans cette formation express,
27:05on explique par exemple
27:06aux jeunes
27:07comment s'habiller
27:07lors des manifestations.
27:10Déjà, avoir une tenue
27:11qui est plutôt confortable,
27:13plutôt anonymisante,
27:15en général sombre, neutre.
27:17On leur conseille également
27:18de mentir
27:19pendant leur garde à vue.
27:21Il peut être très intéressant
27:23de, en garde à vue,
27:26partir sur une stratégie
27:26de donner une faussie densité.
27:28Et dans cette vaine-là,
27:30on ne conseille également
27:31de rien signer,
27:32aucun document.
27:33Sur leur identité,
27:34mais aussi sur la nature
27:35des faits commis.
27:37Il n'y a pas besoin de dire
27:38qu'en fait,
27:39j'étais en train
27:40de foutre une patate
27:41à un keuf
27:41et un moment,
27:42il m'a poussé
27:42et après,
27:43je suis tombé
27:44et je me suis ouvert.
27:45Il n'y a pas besoin
27:46de donner
27:46les actions
27:47qu'on était en train
27:48de faire,
27:48le contexte
27:49dans lequel on était.
27:50Le cours est dispensé
27:52par une jeune femme transgenre.
27:54La partie fouille,
27:55ça doit être fait
27:56par une personnelle
27:58du même sexe que vous.
27:59Si vous êtes tous
28:00dans le genre,
28:01ça va se faire
28:01souvent à votre tête
28:02et ça peut jouer
28:03à votre valeur
28:04parce que si
28:05vous n'utilise pas
28:06une personne du même sexe
28:08que vous
28:08sur votre papier
28:09d'identité réelle,
28:11c'est un vice de procédure.
28:14Par exemple,
28:15moi,
28:15j'ai fait mes transitions administratives,
28:17je suis F.
28:18Également,
28:19si ce n'est pas une femme
28:20qui le fait,
28:20mais un homme,
28:21vice de procédure.
28:24À Rennes 2,
28:24comme dans de nombreuses universités,
28:26le mouvement LGBT QIA+,
28:28occupe une place importante.
28:31Au mois de décembre dernier,
28:33alors que les rues de Rennes
28:34sont décorées
28:35avec les traditionnels
28:36sapins et illuminations,
28:38dans cette fac,
28:39on préfère organiser
28:40un marché de Noël LGBT.
28:42Une vitrine progressiste
28:43qui révèle néanmoins
28:45une contradiction
28:45chez ses militants.
28:47D'un côté,
28:47un soutien à la communauté LGBT,
28:49de l'autre,
28:50une solidarité sans faille
28:51envers la Palestine
28:52où ces mêmes minorités
28:54sont discriminées
28:55et maltraitées.
28:56Dans cette grande quête,
28:58les combats pour la Palestine
29:00ou contre l'homophobie,
29:01etc.,
29:03c'est à celui
29:04qui sera le plus pur,
29:05le plus radical.
29:07Ah bah,
29:08moi,
29:08je suis contre ça,
29:09contre ça,
29:09contre ça,
29:10je dénonce ça,
29:10ça, ça,
29:11et toi ?
29:12Et alors,
29:13qu'est-ce qu'on répond à ça ?
29:14Ah bah,
29:15moi,
29:15en plus,
29:15je suis ça.
29:16Cet ensemble de listes de courses
29:20de tout ce qu'il faut combattre
29:22est incompatible par la force des choses.
29:25Si c'était dans un monde superbe
29:27où, par exemple,
29:29en Palestine,
29:30en Iran,
29:31on ne jetait pas l'opprobre
29:33sur les femmes,
29:35sur les homosexuels,
29:36sur ceci, cela,
29:37alors tout pourrait être concordant
29:39dans leur discours,
29:40mais c'est bancal.
29:42À Rennes,
29:44comme à Lyon,
29:45Nantes,
29:46Bordeaux
29:46et partout en France,
29:47les dérives idéologiques
29:49au sein des universités
29:50sont de plus en plus inquiétantes.
29:52Il est plus que jamais urgent d'agir
29:54si l'on veut que nos campus
29:55restent des espaces de savoir
29:57et de débat
29:57et non des terrains de bataille
29:59entre opposants politiques.
30:00Sous-titrage Société Radio-Canada
30:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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