#AudreyDana #RegarderLinvisible #StéphaneAllix
🎬 Bienvenue sur ma chaîne !
Je suis Audrey Dana, actrice, autrice et réalisatrice. Avec « Regarder l’invisible », j’ai eu envie de créer un espace de dialogue sincère et vivant, où l’on explore ensemble les mystères de la conscience, de la vie… et de tout ce qui échappe à nos yeux.
✨ Pour ce premier épisode, j’ai la joie de recevoir Stéphane Allix, journaliste, écrivain et fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires). Nous parlons de son parcours, de ses expériences et de son dernier livre « La mort n’existe pas ». Une conversation profonde et émouvante sur ce qui nous relie à l’invisible, à l’amour, et à la transformation intérieure.
🕊️ « Regarder l’invisible », c’est une invitation à ouvrir les yeux autrement, avec curiosité, sensibilité et émerveillement.
👇 Abonnez-vous pour découvrir les prochains épisodes et partager cette aventure intérieure avec moi.
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Sur une idée originale d'Audrey Dana
Crédits :
Directrice de production : Sara Foucaut
Chargée de Production : Julia Sanchez
Image et Son : Buns Studio
Maquillage : Cassandre by Noob Agency
CM : Geoffrey Fosso
Production : Propulse par Rewrold media et Ardent (Sixtine groupe)
Tous nos remerciements à Stéphane Allix
#AudreyDana #RegarderLinvisible #StéphaneAllix #LaMortNexistePas #Spiritualité #Conscience #Podcast #Rencontre #medium #emi #nde
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Je suis Audrey Dana, actrice, autrice et réalisatrice. Avec « Regarder l’invisible », j’ai eu envie de créer un espace de dialogue sincère et vivant, où l’on explore ensemble les mystères de la conscience, de la vie… et de tout ce qui échappe à nos yeux.
✨ Pour ce premier épisode, j’ai la joie de recevoir Stéphane Allix, journaliste, écrivain et fondateur de l’INREES (Institut de Recherches sur les Expériences Extraordinaires). Nous parlons de son parcours, de ses expériences et de son dernier livre « La mort n’existe pas ». Une conversation profonde et émouvante sur ce qui nous relie à l’invisible, à l’amour, et à la transformation intérieure.
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ÉducationTranscription
00:00Est-ce qu'on est vraiment sûr que les gens qu'on pleure, les gens qu'on ne voit plus, les gens qu'on ne touche plus,
00:04les gens avec qui on n'a plus une interaction matérielle, ils ont réellement disparu dans un néant ?
00:08Fais gaffe à tes émotions, méfie-toi de tout le monde, et méfie-toi surtout de toi-même et de ce que tu ressens.
00:12Que ce soit dans ce test-là ou dans tous les témoignages que j'ai pu recueillir,
00:16les défunts ont assez rapidement le souci de se faire reconnaître quand tu vas voir un médium.
00:20Donc ils donnent des éléments souvent en rapport avec les causes de leur mort.
00:24Comment tu peux oser affirmer que la mort n'existe pas ? Et qu'est-ce que tu veux dire par là ?
00:28Pour ce premier épisode de Regardez l'Invisible, je reçois aujourd'hui un homme qui a passé sa vie à chercher la vérité,
00:34d'abord sur les champs de guerre, puis aux frontières du réel.
00:37Ancien grand reporter, Stéphane Alix a couvert pendant 15 ans les conflits les plus durs de la planète
00:41avant de consacrer son enquête à un autre terrain, celui de la conscience.
00:45Il a signé des best-sellers comme La mort n'existe pas ou Le Test,
00:49vendu à plus d'un million d'exemplaires et traduit dans plus de 15 langues.
00:52À travers ses livres et ses documentaires, il a ouvert un dialogue inédit entre science, spiritualité et expérience humaine.
01:00Un homme de raison devenu passeur d'Invisible, je suis fière et honorée de recevoir Stéphane Alix.
01:06Bonjour Stéphane Alix.
01:08Bonjour Audrey.
01:08Je suis très heureuse que tu sois là.
01:10Est-ce que quand tu étais plus jeune, la mort et l'invisible, ça t'intéressait déjà ?
01:15Ou est-ce que ce questionnement est venu plus tard ?
01:17C'est assez curieux parce que oui, en fait, quand j'étais adolescent, j'avais une grande curiosité pour l'ésotérisme,
01:26tous ces livres de la collection Rouge et Or de La Fon, l'Obsar Rampa, tous ces textes qui parlent de mystère.
01:34Et puis, j'avais découvert des gens comme Hélène Blavatsky, Annie Besant,
01:41des personnes qui semblaient déjà s'intéresser il y a plus d'un siècle aujourd'hui à la rencontre entre la science occidentale
01:48et les savoirs traditionnels millénaires de l'Asie, notamment du Tibet pour Blavatsky.
01:54Avec l'Obsar Rampa, c'est le même cas.
01:56Et puis, j'ai beaucoup lu, je me suis beaucoup intéressé à ça.
02:00Et puis, à 19 ans, mon autre élan intérieur qui était de devenir reporter de guerre a pris le dessus.
02:05Je suis parti faire un premier reportage de guerre et ça, ça a coupé net tout intérêt pour cet espace spirituel.
02:12Tout d'un coup, d'être plongé dans la violence du monde, dans la brutalité, dans la guerre,
02:17a mis fin à toute velléité d'interrogations sur le spirituel qui, pour moi, était devenu une espèce de luxe pour...
02:26Les gens qui n'ont pas de problème.
02:27Exactement. Voilà la bonne formule.
02:29Et le retour au spirituel a pris longtemps, très longtemps, et il est passé par la mort de mon frère.
02:34Mais parce que, tu vois, ce qui est fou, c'est qu'on est quand même dans un monde où, quand tu dis, je pressens...
02:42Moi, je ne pourrais que dire je pressens, puisque je n'ai pas fait les études et les enquêtes que toi, tu as faites.
02:48Je pressens qu'il y a quelque chose après la mort et que quelque chose nous échappe,
02:53ou que ce serait la conscience qui crée la matière plutôt que l'inverse.
02:58On est très vite pris pour un fou.
03:00C'est marrant, parce que toi qui fais le travail, vraiment, de dire, OK, est-ce que c'est risible ou pas ?
03:07J'y vais, je vais chercher.
03:08Indépendamment de ce que tu ressens, toi, à l'intérieur, peut-être comme intime conviction,
03:12tu arrives à la conclusion que la mort n'existe pas.
03:15Enfin, que la conscience perdure, on va dire.
03:17C'est lié à des facteurs culturels d'ignorance, en fait, si tu veux.
03:21Je pense qu'il y a un peu plus de trois siècles, la science occidentale a réussi à se débarrasser de superstitions,
03:29des croyances, des idioties que la religion nous assénait à longueur de temps.
03:34Et elle a vu ça comme une victoire de la raison sur l'obscurantisme, sur l'idiotie.
03:38Sauf qu'on est passé d'un obscurantisme à un autre.
03:42Et le renforcement de cette approche scientifique qui est formidable.
03:46Moi, je suis très content d'être dans un monde scientifique,
03:48parce que ça permet d'avoir accès à des médicaments,
03:50ça permet d'avoir accès à beaucoup de choses qui font que je vais vivre plutôt 80 ans, 90 ans, plutôt que 45.
03:56Donc, je suis plutôt très content que la science ait cette prééminence.
03:58Le problème, c'est que la science est devenue une forme de totem, de religion,
04:03auxquelles on prête la capacité à avoir réponse à tout.
04:09Et on oublie, mais ça, ce n'est pas les scientifiques, c'est nous-mêmes.
04:11C'est plutôt la population, les gens de la rue,
04:14parce que les scientifiques eux-mêmes savent très bien qu'ils n'ont pas réponse à tout.
04:17Ils savent très bien que leur connaissance est limitée
04:19et que plus leur connaissance augmente sur un sujet,
04:22plus l'espace d'inconnu augmente aussi.
04:27Est-ce que tu te retrouves, toi, confronté, justement ?
04:30Pas tellement, en fait.
04:31Pas tellement, peut-être parce que je suis un ours et que je ne côtoie pas beaucoup de monde.
04:36Non, et puis aussi parce que tu argumentes.
04:39Oui, il y a des arguments pour ces sujets-là.
04:41Ce n'est pas juste une conviction.
04:44Ah non, moi, je n'ai pas de conviction.
04:45Mes convictions me regardent.
04:47Mes livres, ce ne sont pas des livres de conviction.
04:48Mes livres sont des livres de démonstration, d'explication, de partage.
04:52Même si je rentre dans l'expérience chamanique, par exemple,
04:54comme dans Laman n'existe pas,
04:56j'explique scientifiquement sur quoi c'est basé
04:58et j'explique vers quoi ça peut amener comme conclusion.
05:01Mais mon opinion personnelle, à la limite, elle ne regarde que moi, mes proches, et c'est tout.
05:06Moi, je fais un travail rationnel, Audrey, depuis 22 ans sur ce sujet-là.
05:11Je suis cartésien.
05:13Le cartésianisme, ce n'est pas de dire que tous ces sujets n'existent pas, il faut être raisonnable.
05:16Le cartésianisme, c'est de dire, OK, quels sont les faits ?
05:19Comment je peux vérifier ça ?
05:20Comment est-ce que je peux confronter tel témoin qui raconte cette sortie de son corps ?
05:24Est-ce que je peux vraiment le vérifier ?
05:25Ce médium-là qui dit communiquer avec les décédés,
05:28comment est-ce que je peux vérifier qu'il dit vraiment la vérité ?
05:31Il y a des méthodologies scientifiques, soit de sciences lourdes, soit de sciences humaines,
05:37qui permettent de se pencher sur tous ces sujets-là
05:38et de se rendre compte, en faisant ça,
05:41que les médiums, il y en a parfois qui disent vraiment la vérité,
05:44qui parlent vraiment avec des défunts,
05:46qu'il y a vraiment des expérienceurs de mort imminente
05:48qui sont vraiment allés sur le début de ce qu'est un processus de la mort.
05:52Donc tu pars faire ces premiers reportages,
05:56tu te coupes totalement de ce début de spiritualité naissante,
06:02confronté justement à l'horreur de la guerre.
06:04C'est vrai que c'est compliqué dans ces moments-là
06:06de croire à quelque chose de plus grand ou à une magie de la vie
06:10quand on voit l'horreur et le sang.
06:13Et tu dis que ton frère meurt et que là, ça va revenir.
06:18Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
06:19Il se passe pas mal de temps.
06:20Parce que quand je pars en Afghanistan, j'ai 19 ans.
06:23Et quand mon frère meurt, j'en ai 30.
06:25Enfin, 32, excuse-moi.
06:26C'est lui qui venait d'en avoir 30.
06:28Et donc, il se passe 13 ans.
06:30Je fais ce métier.
06:32Je fais un premier livre sur le trafic de drogue.
06:33Donc tu vois, des années-lumière de ce sur quoi je travaille aujourd'hui.
06:36Et puis en avril 2001, dans une mission que je dirige en Afghanistan,
06:41auquel j'ai convié mes deux frères,
06:42il y a un accident de voiture et quatre personnes décèdent,
06:46dont mon frère Thomas.
06:47Et ce moment, évidemment, est un moment de bascule pour moi.
06:52Parce que voilà, tout d'un coup, quelque chose auquel on n'est pas préparé,
06:55auquel on n'a pas pensé, qui n'existe pas.
06:57Quand tu as 30 ans, ça n'existe pas, la mort.
06:59Même si tu es reporter de guerre et que tu la vois tous les jours.
07:02Oui, mais paradoxalement, il y a une forme de distance.
07:05Tant que ça ne t'est pas arrivé à toi, à ton cercle proche, en fait, c'est pas...
07:10Oui, il y a une forme d'irréalité.
07:12Je l'ai vu de très, très près.
07:15J'ai vu des gens se faire mitrailler devant moi à trois mètres.
07:19Donc je l'ai vu de très près.
07:20Mais il y a une forme d'abstraction, il y a une forme de distanciation.
07:23Déjà, en tant que photographe, tu te protèges derrière ton appareil photo.
07:26Tu es à la fois là, tu es obligé d'être sur le terrain,
07:28parce que tu as l'appareil, il faut ramener une photo.
07:30Donc tu ne peux pas aller te planquer dans un hôtel.
07:32Mais en même temps, ça crée une forme de distanciation.
07:34Moi qui suis quelqu'un de très empathique, qui ai beaucoup d'émotions,
07:37tu te coupes un doigt, je peux tomber dans les pommes,
07:40parce que je vais tout d'un coup ressentir ta souffrance.
07:42Et pourtant, là, je suis capable de voir des horreurs,
07:43parce que je suis derrière mon appareil photo.
07:46C'est incroyable.
07:47Mais là, voilà.
07:47Déjà, la force de l'esprit, de selon où est-ce que tu te places,
07:52de pouvoir supporter ou pas supporter, déjà, c'est quand même incroyable.
07:56Moi, mon mental, pour ne pas entendre mes émotions, oui,
07:59je suis ceinture noire.
08:03Sauf, le jour où mon frère meurt devant mes yeux,
08:06et que je ramasse son corps, que je dois le ramener à la maison à Kaboul,
08:09que je dois appeler mes parents,
08:10que je dois appeler les parents de l'autre français qui est tué,
08:13là, tout d'un coup, il y a quelque chose qui est...
08:16Qui se membre, qui change, qui explose.
08:18Oui, la vie change quand on vit la mort d'un proche.
08:21Quel qu'il soit, ta vie change complètement,
08:23parce que cette personne qui était présente totalement devient absente totalement.
08:27Mais il se passe quand même deux, trois petites choses sur le lieu de l'accident.
08:30Et notamment une chose qui était pour moi,
08:34qui a été troublante et que j'ai compris bien plus tard,
08:36c'est que j'arrive sur le lieu de l'accident,
08:39mon frère est mort, il est mort par terre,
08:42et je ressens de la confusion.
08:45Je suis en état de choc, mais en même temps, je suis extrêmement réactif.
08:48Ça aussi, c'est un psychiatre qui m'a dit que mon mode de réaction sur le lieu de l'accident
08:52était un moyen de me protéger.
08:53C'est-à-dire qu'il y en a qui s'éteignent.
08:54Moi, quand je suis arrivé sur le lieu de l'accident, je me suis éteint.
08:56C'est-à-dire que pendant dix secondes, je n'ai aucun souvenir.
09:00Et puis, au bout de dix secondes, je me réveille.
09:02Et là, je suis hyperactif.
09:03Je m'occupe de ramasser les affaires qui sont dispersées,
09:05parce que la voiture a fait des tonneaux.
09:07Je m'occupe de savoir où sont les différents occupants de la voiture,
09:11de comment on les ramène à la maison, etc.
09:12Et dans ce moment-là, en même temps que je suis hyperactif,
09:16je sens de la confusion, mais vraiment de la confusion,
09:19comme s'il y avait cette énergie de « qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends rien ».
09:24C'est ton frère.
09:24Et sur le moment, je ne me dis rien.
09:28Je n'ai pas de croyance, tu sais.
09:29Puis quand bien même j'aurai une croyance,
09:30quand tu vis des événements de cette intensité-là,
09:32tes croyances, elles ne sont pas solides, elles sont balayées.
09:35Donc là, ce n'est pas une action réfléchie de ma part,
09:38mais j'ai le réflexe de parler à Thomas,
09:40de lui expliquer « t'es mort, t'inquiète pas, je m'occupe de tout ».
09:43C'est vraiment une phrase qui me vient instinctivement comme ça.
09:47Et pendant qu'on ramène les corps à la maison à Kaboul,
09:51dans l'après-midi, on réussit à les faire évacuer sur Islamabad au Pakistan,
09:54parce qu'à Kaboul, il n'y avait rien du tout pour les garder, même pas de morgue.
09:57Et dans les deux, trois jours qui suivent,
10:00je sens cette confusion qui augmente.
10:02Et moi, je sais très bien dans quel état je suis.
10:04Je suis choqué d'avoir perdu mon frère,
10:06je dois gérer la situation,
10:08mais la confusion, elle ne vient pas de moi.
10:09à tel point que je vais faire quelque chose
10:12pour essayer de m'adresser à mon frère,
10:14que le message lui soit passé,
10:17que je vais m'occuper de tout et qu'il n'a pas à s'inquiéter, lui.
10:20C'était curieux, ça.
10:21Et d'une certaine manière...
10:22Surtout que tu n'es pas du tout dans ses croyances à ce moment-là.
10:25À ce moment-là, je suis à des années-lumière.
10:28Et pourtant, te voilà parlé à voix haute,
10:30à une énergie.
10:32Tu sais, je pense que ça aussi,
10:35je l'ai découvert et je l'explique bien
10:36dans La mort n'existe pas.
10:38Je pense que notre cerveau,
10:39c'est une formidable machine à nous adapter.
10:42Moi, les cartes qui m'ont été données
10:43dans la France assez tôt,
10:45c'est fais gaffe à tes émotions,
10:47méfie-toi de tout le monde
10:48et méfie-toi surtout de toi-même
10:49et de ce que tu ressens.
10:50Donc, ok, je ferme tout,
10:51je n'ai pas d'émotion et je gère.
10:55Sauf que la vie est aussi bien faite
10:57et que le chemin spirituel,
10:59c'est peut-être ça,
10:59c'est peut-être de te confronter
11:00à des choses qui vont te faire grandir,
11:01mais ces choses-là
11:02peuvent être parfois extrêmement brutales.
11:05Et la brutalité d'un événement traumatique,
11:08d'un épisode de ta vie difficile,
11:10c'est que ça va bousculer un petit peu,
11:12cette forteresse.
11:13Ça va bousculer un petit peu
11:14toutes tes petites habitudes,
11:15ton petit confort,
11:16toute ta zone de gestion.
11:18Et en faisant ça,
11:19ça ouvre des portes,
11:20ça ouvre des failles
11:21qui sont autant de dangers potentiels
11:23parce que quand tu ouvres des failles
11:24dans le monde invisible,
11:25tu ne sais pas ce qui va venir.
11:28Et là, ce qui est venu,
11:29c'est que tout d'un coup,
11:30l'accident et la mort de Thomas
11:31a tout ébranlé
11:33et a créé une espèce de béance
11:35et de questionnement colossal.
11:37OK, mais à quoi ça rime ?
11:39Moi, j'ai 32 ans,
11:40il venait de fêter ses 30 ans.
11:42À quoi ça rime ?
11:43Il y a un sens.
11:44Où est-ce qu'il est ?
11:45Enfin, ce n'est même pas
11:45où est-ce qu'il est
11:46parce qu'à l'époque,
11:47j'étais à des années-lumière
11:48de pouvoir m'imaginer
11:49qu'il soit quelque part.
11:50Pour moi, c'était de la pure fiction,
11:51enfin, du religieux, quoi.
11:53Et moi, je n'ai même pas mon bac,
11:54donc je suis nul en philo,
11:55je n'ai pas d'outil intellectuel
11:57pour gérer cette question.
11:58J'ai un père qui était très cultivé
12:02et qui, lui, avait lu beaucoup.
12:04Mais je voyais combien
12:05il était lui-même complètement démuni.
12:06Il avait beau avoir lu Socrate
12:08et tous les philosophes,
12:09il n'avait aucune espèce d'outil
12:11sur lequel s'accrocher
12:12pour répondre à cette question-là.
12:13C'est une des choses les plus dures
12:14que tu as eu à faire,
12:15de passer ce coup de téléphone
12:16à tes parents
12:16pour leur annoncer
12:17que leur fils était mort.
12:18Ah oui, ça, oui.
12:19Et puis aux parents de Vadim,
12:23l'autre Français
12:24qui était encore plus jeune que Thomas.
12:25Ouais, ça, c'est compliqué.
12:28C'est compliqué.
12:29Mais bon, il faut le faire,
12:30il faut le faire.
12:30Bien sûr.
12:31T'es un reporter de vie maintenant,
12:33t'es quoi ?
12:33C'est pas mal, ça.
12:34Ouais, on pourrait dire ça.
12:36Ouais, un reporter de vie.
12:39Il y a un moment,
12:40et je crois qu'un de tes invités,
12:43Patrice Van Nersel,
12:44a joué un rôle
12:44dans ce cheminement
12:45qui a été le mien
12:46parce que Patrice
12:46a écrit un livre
12:47sur les expériences
12:48de mort imminente en 1985
12:49qui s'appelait
12:49La Source Noire.
12:51Et voilà les livres
12:52que j'ai lus à ce moment-là,
12:53parmi d'autres,
12:54qui parlent des expériences
12:55de mort imminente,
12:56qui disent que,
12:57ben non,
12:57c'est pas nécessairement
12:58que des hallucinations.
13:00Il y a peut-être quelque chose
13:00dans le cerveau qui se passe
13:01qui fait que...
13:04Il y a une molécule qui...
13:07Ah non, non,
13:07j'étais même pas...
13:08Enfin, pour moi,
13:09expérience de mort imminente,
13:10les gens sont pas morts,
13:12donc c'est forcément
13:12de l'ordre de l'hallucination.
13:14Si tu m'avais demandé
13:15mon avis à ce moment-là.
13:16Et en lisant Patrice Von Hercel,
13:19en lisant deux,
13:19trois autres livres
13:20sur le sujet,
13:20je m'aperçois que,
13:21ben non,
13:22c'est pas forcément
13:22des hallucinations.
13:24Le cerveau,
13:24dans certains cas
13:25d'expériences de mort imminente,
13:26n'est plus du tout
13:27en activité
13:27ou en capacité
13:28de créer une expérience consciente.
13:30Donc,
13:30il y a peut-être
13:30complètement autre chose.
13:32C'est peut-être
13:32le début de la mort,
13:33en fait.
13:33Et de voir des gens intelligents
13:35comme ceux
13:35que présente Patrice
13:37dans son livre,
13:38les chercheurs américains
13:39comme Kenneth Reing,
13:40Bruce Gresson,
13:40qui ont été les pionniers
13:41de la recherche là-dessus,
13:42je me dis,
13:46crédibilité
13:46que ceux
13:47que je pouvais interviewer
13:47sur des questions politiques,
13:49il en existe
13:49sur des sujets
13:50un peu a priori farfelus.
13:51Et là,
13:52je me suis engouffré
13:52dans cette piste
13:53et ça fait 22 ans.
13:56Tu as fait aussi
13:56un bouquin
13:57qui s'appelle
13:57Le Test,
13:58qui est hallucinant.
13:59Je veux bien
13:59qu'on fasse
14:00une petite parenthèse
14:01là-dessus
14:01parce qu'il est toujours édité
14:04et qu'il se vend toujours.
14:06Tu t'es dit,
14:07par rapport aux médiums,
14:08voilà,
14:09ceux qui sont
14:09très très reconnus,
14:12comment est-ce
14:12qu'on pourrait
14:13faire une expérience
14:14qui prouverait
14:14que c'est vrai
14:15ce qu'ils racontent ?
14:16Tu peux nous en dire un mot ?
14:17Oui,
14:17les médiums,
14:18c'est effectivement
14:19ces hommes ou ces femmes
14:19qui prétendent
14:20communiquer avec l'au-delà.
14:22J'ai entendu
14:22plein d'histoires
14:23avant de faire
14:24cette expérience-là
14:25de gens me disant
14:26c'est incroyable
14:26quand on a enterré
14:28notre fils,
14:28on avait mis une poupée
14:29dans le cercueil
14:30et le médium l'a vu,
14:31il nous a décrit la poupée.
14:32J'ai entendu
14:32des histoires comme ça.
14:34Et quand mon père est mort,
14:36j'ai vu l'occasion
14:37de faire moi-même
14:38une expérience
14:38dont je serai
14:40sous contrôle absolu
14:42de tous les paramètres.
14:43C'est-à-dire
14:43que je cache des objets
14:44dans son cercueil,
14:45je n'en parle
14:45à strictement personne
14:46et je vais tester
14:47des médiums par la suite
14:48pour voir si mon père
14:49peut se manifester
14:50à travers eux
14:51et dire les objets.
14:54Et c'est ce qui s'est passé.
14:56C'est ce que j'ai fait.
14:56C'est ce qui s'est passé.
14:58Donc toi,
14:59qu'est-ce que ça vient
15:01bousculer justement
15:03ce bouquin,
15:04le test déjà
15:05dans tes certitudes ?
15:06Tu sais,
15:07je pense que
15:08sur le sujet
15:10de la conscience
15:11et des dimensions
15:12infinies de la conscience
15:13et notamment
15:14de la survivance
15:15de la conscience
15:15après la mort,
15:17moi,
15:17mon cheminement
15:17n'a pas été
15:18de travailler,
15:19d'avoir une grande révélation,
15:20d'obtenir la preuve définitive
15:22et tout d'un coup
15:22de vivre là-dessus
15:23sans changer.
15:26Je pense que
15:26mon cheminement
15:27d'enquêteur,
15:28il a été
15:28parsemé
15:30de moments
15:31d'évidence
15:33et puis de redoutes
15:34qui reviennent
15:35et puis de nouveaux
15:36moments d'évidence.
15:37C'est ça un journaliste,
15:37tu découvres des choses,
15:39tu poses des questions,
15:40tu trouves des réponses
15:41satisfaisantes à tes questions
15:42et puis ça fait
15:43à nouveau venir
15:44des doutes
15:45et d'autres questions,
15:46etc.
15:47Donc mon cheminement
15:48autour de la survivance
15:48de la conscience,
15:49il a évolué
15:50avec le temps.
15:52Certaines rencontres
15:53avec certains chercheurs,
15:54certains témoins
15:55m'ont apporté
15:57des éléments
15:58extrêmement forts
15:59qui vont dans le sens
16:00du fait qu'une expérience
16:01de mort imminente,
16:01par exemple,
16:02peut être la preuve
16:02que la conscience
16:03survit à la mort du corps.
16:05J'ai rencontré
16:05des témoins
16:06dont on est absolument sûr
16:07que pendant leur expérience
16:08de mort imminente,
16:09leur cerveau était HS,
16:10ils étaient en arrêt cardiaque.
16:11Comment on peut être sûr
16:12exactement de ça ?
16:14On a pas mal
16:14d'études scientifiques
16:15qui sont faites
16:16sur des arrêts cardiaques
16:18induits.
16:19C'est pour certaines opérations,
16:20notamment remplacer
16:21des stintes
16:22ou des choses comme ça.
16:23Tu induis un arrêt cardiaque
16:24pour opérer
16:25et réparer quelque chose
16:28sur le cœur
16:28et puis le remettre
16:29et après tu refais partir
16:30la circulation.
16:33Donc on sait
16:33que quand tu induis
16:34un arrêt cardiaque,
16:35au bout de 10 à 15 secondes,
16:37la pression sanguine baisse
16:38et l'activité cérébrale
16:39s'éteint complètement.
16:40C'est-à-dire qu'il n'y a plus
16:41d'oxygénation,
16:42il n'y a plus d'appel
16:42en glucose dans le cerveau.
16:43Donc là,
16:44les cellules ne meurent pas,
16:45tes neurones ne meurent pas,
16:46sinon tu serais en...
16:47Les cellules ne meurent pas,
16:48sinon tu serais en état
16:49de mort cérébrale
16:51et c'est définitif.
16:52Elles gardent le petit peu
16:53d'énergie qu'elles ont
16:54pour protéger
16:55leur intégrité.
16:56Et au bout de...
16:57S'il n'y a pas de réanimation,
16:59si on est dans une température
17:05et elles meurent définitivement.
17:07Et là,
17:07on ne rattrape plus la personne,
17:09on a quelqu'un
17:10qu'on appelle
17:11de non-répondant.
17:12Un légume,
17:13comme on appelait ça autrefois.
17:15Mais ces expériences
17:16de mort imminente,
17:16quand elles arrivent
17:17pendant le moment
17:18de mort clinique,
17:19elles ne sont pas possibles
17:20dans le schéma actuel
17:21de notre connaissance du cerveau.
17:23Un cerveau qui fabrique
17:25une expérience consciente,
17:26comme là,
17:26on est en train de vivre
17:27une expérience consciente,
17:28on se parle,
17:28on échange,
17:29on mémorise ce que l'on dit,
17:30etc.
17:31Parce qu'on a un cerveau
17:32qui fonctionne à 100%.
17:33S'il fonctionnait à 80%,
17:35on serait par terre,
17:36on serait incapable
17:36d'avoir la moindre
17:37expérience consciente.
17:38Et pourtant,
17:39ces expériences de mort imminente,
17:40elles se passent
17:41dans ces moments-là
17:41et elles sont non seulement
17:43des expériences de conscience
17:45comme celles qu'on vit maintenant,
17:46mais beaucoup plus encore.
17:47C'est comme si tout d'un coup,
17:48on se réveillait,
17:49on avait accès
17:49à un champ de conscience
17:50beaucoup plus vaste
17:51que celui qu'on vit aujourd'hui.
17:53Donc, tout ça,
17:53pour en revenir à ta question,
17:54quand je vois certains chercheurs,
17:56quand je vois certains témoins
17:57dont je peux être assuré
17:59qu'ils ont vécu
17:59cette expérience-là
18:00dans ces conditions-là,
18:01c'est bluffant.
18:03Et puis,
18:05dont je suis sûr du médium,
18:06dont je suis sûr des témoins,
18:07je sais qu'on ne me raconte pas de krach,
18:08j'ai vérifié tout.
18:09Là aussi, c'est bluffant.
18:11Et donc, l'expérience
18:11que je fais avec mon père,
18:12c'est un niveau au-dessus
18:14de vérification.
18:16Moi, je suis journaliste,
18:17je ne suis pas un philosophe
18:18pour te réfléchir
18:19à qu'est-ce que c'est
18:19que la conscience,
18:20quel est le sens de la vie.
18:21Je n'ai pas de réponse à ça
18:22et ce n'est pas mon rôle.
18:23Moi, je suis là
18:24pour vérifier
18:24que les gens ne te mentent pas
18:26et que toutes les explications
18:27conventionnelles,
18:28elles ont été éliminées.
18:28Et ce que j'ai fait aujourd'hui
18:30avec la preuve,
18:30c'est encore plus loin,
18:31c'est encore une nouvelle expérience
18:32de test avec des médiums
18:33où là,
18:35je ne connais plus rien du tout
18:36de la personne
18:37que je vais essayer
18:38de contacter
18:38de l'autre côté.
18:40Et justement,
18:40comment tu passes du coup
18:41de la mort n'existe pas
18:43à la preuve ?
18:45Pourquoi la preuve ?
18:47Écoute,
18:48moi,
18:48je fais des expériences
18:49tout le temps.
18:50Disons que ça,
18:51il y a certaines de mes expériences
18:52qui sont devenues des livres,
18:53d'autres qui ne sont pas
18:54devenues des livres.
18:55Et effectivement,
18:56après la mort n'existe pas,
18:57j'avais l'impression
18:57d'avoir fait une grande synthèse
18:59quand même
18:59de ce qu'il y a à dire
19:00sur la question de la conscience
19:02par plein d'angles différents.
19:04Mais il y a toujours
19:05des choses qui m'interrogent.
19:07Et notamment,
19:07les médiums,
19:08c'est un des sujets
19:09qui me fascinent,
19:10qui m'interrogent.
19:11Comment est-ce que des gens
19:11peuvent être capables
19:12d'entendre des défunts,
19:14de communiquer avec eux
19:15et comment ça se passe surtout ?
19:17Et donc,
19:18j'avais envie de faire une...
19:19Donc, c'est aussi bien
19:19en fait la communication
19:20du médium
19:21qui t'intéresse,
19:22le fait de pouvoir
19:23qu'aussi le fait
19:24que des gens
19:26dits morts,
19:27dits parties,
19:28soient capables
19:28de communiquer.
19:29C'est ça.
19:30Comment s'établit
19:31la communication ?
19:32Émetteur, récepteur.
19:33C'est ça qui t'intéresse.
19:34Parce que nous,
19:34on parle,
19:35toi et moi,
19:35c'est facile,
19:36on utilise un langage,
19:37on est deux corps
19:39qui s'expriment,
19:39donc on fait vibrer
19:40avec nos cordes vocales
19:41l'espace, etc.
19:43Mais comment est-ce
19:44qu'un mort,
19:45enfin un désincarné plutôt,
19:47qui est dans un espace
19:47hors du temps
19:48et pour lequel
19:49les dimensions
19:50n'ont plus de consistance,
19:53qui n'a plus de cordes vocales,
19:54qui n'a plus rien,
19:54comment est-ce que lui
19:56à quelqu'un qui lui
19:56est encore dans un corps ?
19:58Et comment est-ce
19:59que cette personne
20:00la reçoit ?
20:01Comment c'est possible ?
20:02Parce que ce n'est pas
20:02avec tes oreilles, en fait.
20:03Voilà, ce n'est pas
20:04avec tes oreilles.
20:04Et où ça se passe ?
20:05Dis-nous tout !
20:06C'est ça qu'on veut savoir !
20:08J'ai repensé
20:09à un dispositif
20:10encore plus tordu
20:11que celui
20:12que j'avais utilisé
20:12pour mon père,
20:13où là,
20:14je suis parti
20:15d'une personne décédée
20:16dont je ne connais
20:17quasiment rien,
20:19si ce n'est uniquement
20:20les circonstances de la mort.
20:22Il y a beaucoup de gens
20:22qui m'écrivent,
20:23je suis en relation
20:24avec beaucoup de personnes
20:26évidemment.
20:27Et j'avais,
20:28dans les témoignages
20:29que j'avais reçus,
20:30le coup de fil
20:31d'un papa
20:32qui m'avait appelé
20:33il y a six ans de ça.
20:35On avait discuté
20:35une heure
20:36sur son parcours de deuil.
20:37Sa fille avait été assassinée
20:38par son mari,
20:39un féminicide,
20:41en 2010.
20:42Et le papa m'avait parlé,
20:44on était en 2020,
20:46je crois,
20:47ou 2019.
20:48Et donc,
20:49j'avais juste ce souvenir-là.
20:50Et je me souviens juste
20:51que son témoignage
20:54m'avait marqué,
20:54mais je ne me souvenais
20:55d'aucun détail.
20:56Enfin,
20:56on n'avait pas abordé
20:57les détails concernant
20:58la vie de sa fille.
20:58Il m'avait juste dit
20:59qu'elle a été tuée
21:00par son mari,
21:00c'est tout.
21:01Et donc,
21:01je me dis,
21:01ce serait intéressant
21:02de partir peut-être
21:03de ce cas-là,
21:04le cas d'une personne
21:05qui a eu une mort
21:06assez spécifique,
21:08assez violente,
21:08malheureusement,
21:10mais dont je ne sais rien.
21:11Et c'est ce que
21:12j'ai décidé de faire.
21:13Donc,
21:13j'ai appelé le papa
21:13de cette jeune fille,
21:15Aurélie.
21:16Je lui ai proposé
21:16de m'aider
21:17à participer à cette expérience.
21:18il l'a acceptée.
21:19Donc,
21:19il m'a envoyé
21:19une photo d'Aurélie
21:20et je suis allé voir
21:21un premier médium
21:22en me disant,
21:23je vais voir.
21:24C'est tellement difficile
21:25que je ne suis pas du tout sûr
21:27que ça donne un résultat.
21:28En plus,
21:28Aurélie est partie
21:29il y a 15 ans.
21:29Peut-être qu'aujourd'hui,
21:30elle a vraiment
21:30autre chose à faire,
21:31etc.
21:32Et après cette première séance,
21:35je suis troublé
21:35parce qu'il y a
21:36beaucoup de résultats
21:36assez probants.
21:37C'est-à-dire qu'Aurélie
21:37se présente manifestement.
21:39Elle donne des détails.
21:39Excuse-moi,
21:40comment tu peux être troublé
21:42puisque le papa
21:43n'est pas à côté de toi ?
21:44Alors là,
21:45quand je fais l'expérience,
21:45je suis tout seul
21:46face au médium.
21:47Et après,
21:47tu vas rapporter
21:48ces propos au père.
21:49J'enregistre la séquence,
21:51je retranscris au mot près,
21:52j'envoie le texte au père
21:55qui va me stabiloter
21:56ce qui est juste,
21:57ce qui n'est pas juste,
21:57etc.
21:58Et une fois que...
22:00Après ce premier test,
22:01je vais en faire un deuxième
22:01parce que le premier
22:02est assez probant.
22:03J'en fais un deuxième
22:03qui est encore plus impressionnant.
22:05Même chose,
22:05photo, médium.
22:06Photo, je ne dis rien.
22:07Et moi, je fais ton carrément.
22:09C'est-à-dire que là,
22:09imagine que toi,
22:10tu es le médium,
22:10je te donne la photo,
22:11tu prends la photo
22:12et je ne dis rien.
22:13Tu ne sais rien.
22:14Et si par hasard,
22:14tu me dis,
22:15mais est-ce qu'elle est morte comme ça ?
22:17Je dis,
22:17je n'en sais rien,
22:17je ne te dis rien.
22:19Et j'enregistre tout.
22:21Et donc,
22:21au bout des sept tests
22:23que j'ai pu faire...
22:23Sur la même photo ?
22:24Sur la même photo,
22:25avec la même personne,
22:26avec Aurélie.
22:27Là, je suis allé voir
22:29les parents d'Aurélie
22:30et on a fait un débrief
22:31de toutes ces séquences.
22:34Et là,
22:35ça a été juste estomaquant.
22:37Enfin,
22:37j'avais déjà été assez estomaqué
22:39dans les séances
22:39parce que
22:40les défunts,
22:43que ce soit dans ce test-là
22:44ou dans tous les témoignages
22:46que j'ai pu recueillir,
22:47les défunts ont assez rapidement
22:48le souci de se faire reconnaître
22:50quand tu vas voir un médium.
22:51Donc,
22:52ils donnent des éléments
22:52souvent en rapport
22:53avec les causes de leur mort.
22:56Moi,
22:56je me souviens de mon papa
22:57qui,
22:58pendant le test,
22:59expliquait avoir
22:59des problèmes respiratoires,
23:01eu des problèmes de ventre,
23:03etc.
23:03Donc,
23:04ça revenait dans le test.
23:05Et là,
23:06Aurélie,
23:07systématiquement,
23:07avec chacun des médiums,
23:09fait part de la violence
23:10de son départ.
23:11Elle a reçu des coups.
23:12C'est un féminicide.
23:14Et ça,
23:15ça vient systématiquement.
23:16C'est convergent.
23:17Si tu parles d'une coïncidence,
23:20avec un médium,
23:21ça peut être une coïncidence.
23:21Avec deux,
23:22ça peut être une coïncidence.
23:23Avec sept...
23:24Les sept ont parlé de ça.
23:26C'est systématique.
23:27La violence,
23:28la brutalité,
23:28etc.
23:29Et ensuite,
23:29ça s'affine.
23:30Il y a des détails
23:30de plus en plus précis.
23:32Il y a des mots,
23:32il y a des phrases,
23:33il y a des prénoms,
23:33il y a des choses
23:34qui sont juste hallucinantes,
23:35qui ne peuvent absolument pas
23:36s'expliquer par des coïncidences
23:37ou le hasard.
23:38Tu fais un test
23:40avec cette même photo d'Aurélie
23:41en sortant dans la rue
23:42et en demandant aux gens,
23:43tiens,
23:44parlez-moi d'elle,
23:44dites-moi comment elle est morte.
23:45Tu vas avoir une personne
23:46qui va dire
23:46elle est morte d'un cancer,
23:47tu vas avoir une personne
23:48qui va me dire
23:48elle a eu un accident de voiture,
23:49tu vas avoir une personne
23:50qui va me dire
23:50elle s'est suicidée.
23:52Voilà,
23:52tu vas avoir un panel d'hypothèses.
23:54Là,
23:54on est dans quelque chose
23:55qui est convergent.
23:57Et ce qui est encore plus fort,
23:58c'est que souvent,
24:00on entend dire
24:01que la médiumnité
24:02s'explique par une forme
24:03de mentalisme
24:04ou de capacité du médium
24:05à lire tes réactions inconscientes.
24:07Ok,
24:07je suis allé tester un mentaliste,
24:09Fabien Olicard,
24:10qui est un des plus grands
24:10mentalistes français.
24:12J'avais discuté avec lui
24:13de ce sujet de la médiumnité
24:14il y a des années
24:14et c'est quelqu'un
24:16de très ouvert d'esprit
24:17qui ne croit pas
24:17une vie après la mort
24:18mais qui a une grande
24:18ouverture d'esprit.
24:19Je lui proposais
24:20le même test.
24:21Donc avec Fabien,
24:22je lui ai donné
24:23la photo d'Aurélu,
24:23je lui ai dit
24:23vas-y.
24:25Et c'est édifiant,
24:26c'est édifiant
24:26parce qu'en creux,
24:29tu vois précisément
24:29combien la médiumnité
24:30n'est pas du mentalisme du tout.
24:32Et avec Fabien,
24:33on examine
24:33toutes les explications
24:35conventionnelles
24:36qui permettraient
24:37à un bon psychologue
24:38de déduire des choses
24:39et comment ils s'y prendraient
24:40en fait.
24:40Et tu t'aperçois
24:41que ce n'est pas comme ça
24:42du tout
24:42que fonctionnent les médiums.
24:43On est dans quelque chose
24:44de radicalement différent.
24:45Quand il voit la photo,
24:47il te raconte n'importe quoi.
24:48Non, ce n'est pas
24:48qu'il me raconte n'importe quoi
24:49mais il a conscience
24:51évidemment de ce qu'il peut
24:52me raconter
24:52et de tout ce qu'il ignore.
24:53Donc là,
24:54en voyant la photo,
24:54il arrive quand même
24:55à me dire des trucs
24:55parce qu'il est mentaliste,
24:56il est très fort.
24:57Il arrive à me dire
24:58quand même un ou deux choses
24:59du trait de caractère d'Aurélie.
25:01Le truc rigolo,
25:02c'est que la photo,
25:09comme mère,
25:09que me fait Fabien.
25:11Le problème,
25:11c'est qu'en deux ans,
25:12Aurélie,
25:13elle a beaucoup changé.
25:14Elle a évolué.
25:15Je ne peux pas
25:16tout spoiler du bouquin
25:16mais elle a beaucoup changé.
25:18Et donc,
25:19elle n'est plus du tout
25:19cette personne-là
25:20au moment de sa mort.
25:22Or,
25:22les médiums,
25:23tous captent
25:25des traits de caractère
25:26et une personnalité
25:27qui est celle d'Aurélie
25:28au moment de sa mort.
25:29La vraie personne
25:30qu'elle était.
25:31Aurélien,
25:31lui,
25:32il déduit
25:33une personne
25:34avec des traits de caractère
25:35au moment où la photo
25:35a été prise.
25:37Ça n'a rien à voir.
25:38Ça n'a rien à voir.
25:39Je ne peux pas détailler
25:40l'ensemble des arguments
25:41mais c'est vraiment édifiant.
25:43La médiumnité,
25:43ce n'est pas du mentalisme,
25:45ce n'est pas de la psychologie,
25:46ce n'est pas du charlatanisme.
25:47Évidemment,
25:48c'est une capacité humaine
25:50qui est bouleversante
25:52quand justement
25:52tu la mets
25:53dans un laboratoire
25:55et que tu l'étudies comme ça.
25:56Après,
25:57bien sûr,
25:57il faut toujours se méfier
25:58parce qu'il y a des gens
25:59qui peuvent dire
26:00je suis voyant
26:01et qui ne le sont pas.
26:02Médium.
26:03Pardon.
26:04Tu peux me dire
26:05la différence
26:05entre voyant et médium ?
26:06Un voyant et un médium,
26:07c'est une personne
26:08qui va avoir
26:09les mêmes capacités.
26:10C'est pour ça
26:10qu'il y a un peu la confusion.
26:11C'est-à-dire qu'il y a
26:12une forme de super intuition
26:13qui est capable
26:14de capter des choses
26:15dans ce monde invisible.
26:17Sauf qu'un médium,
26:18il s'adresse à un défunt
26:19et il obtient
26:19de la part du défunt
26:20des informations
26:21qui ne concernent pas l'avenir,
26:23qui ne concernent pas le passé,
26:24qui concernent juste
26:25le défunt et sa vie.
26:26Et le voyant,
26:27lui,
26:27va capter des informations
26:28sur le présent,
26:29le futur
26:29sans interagir
26:30avec un défunt.
26:31C'est uniquement
26:32une perception d'informations
26:33qui sont là autour de nous.
26:34Ok, j'ai complètement
26:35compris la différence.
26:36Merci.
26:37Du coup,
26:38c'est ce que je disais,
26:40c'est que comment on fait
26:41quand même la distinction
26:42entre un bon médium
26:43et puis un charlatan ?
26:45Parce qu'il y en a forcément.
26:45Il y en a beaucoup.
26:47Et je dirais que pour moi,
26:48le pire,
26:48ce n'est pas vraiment
26:48les charlatans.
26:49Le pire,
26:50c'est les médiums
26:50qui se croient médiums
26:51mais qui ne le sont pas vraiment.
26:52Et qui sont sincèrement
26:54convaincus
26:56que l'espèce de broie
26:57de leur inconscient,
26:59c'est des perceptions
26:59médiumniques.
27:00Et ça,
27:00j'en ai rencontré
27:01beaucoup plus
27:01que des charlatans.
27:02C'est-à-dire des gens
27:02bien intentionnés
27:03mais qui ont des intuitions,
27:06des ressentis
27:07qui vont te dire
27:08je capte qu'il est bien
27:09ou qu'il me dit ça.
27:10Et puis en fait,
27:10tu t'aperçois
27:10quand tu enregistres la séance
27:12et que tu retranscris tout,
27:13tu t'aperçois
27:14que ce n'est que des banalités,
27:15que des généralités.
27:16Il n'y a rien de précis.
27:17Il n'y a rien de très spécifique.
27:18Mais comment est-ce
27:19qu'on fait la distinction ?
27:20C'est un peu difficile
27:21à dire ça
27:22mais c'est impératif.
27:23Quand tu vas voir un médecin,
27:24tu as un esprit critique,
27:25tu essaies d'exercer
27:26ton esprit critique.
27:26Quand tu vas voir un médium,
27:27tu fais la même chose.
27:28C'est-à-dire,
27:29tu es évidemment
27:29dans un moment
27:30de grande fragilité,
27:31tu es évidemment
27:31dans un moment
27:32d'espérance folle
27:35de communiquer
27:35avec un défunt.
27:36Ça ne veut pas dire
27:37qu'il faut abandonner
27:37ton esprit critique
27:38et ton discernement.
27:39Donc déjà,
27:40tu ne dis rien.
27:40Un médium n'a pas besoin
27:41que tu parles
27:42pour communiquer
27:42avec un défunt.
27:44Si le médium commence
27:44à te poser des questions
27:45à alerte,
27:47vous venez pour qui ?
27:49Ah là là,
27:49mais c'est votre fille.
27:50Enfin, rien.
27:52Et toi,
27:53tu ne dis rien.
27:54et si le médium
27:55passe son temps
27:56à te poser des questions,
27:56ce n'est pas un médium.
27:58Ou alors,
27:58c'est un médium très malheureux,
27:59mais ce n'est pas un médium.
27:59Méfiance,
28:00méfiance,
28:00méfiance.
28:01Et tu vois,
28:03et éventuellement,
28:04tu réécoutes l'enregistrement
28:05une fois chez toi,
28:06tranquille,
28:07et tu vois
28:07qu'est-ce que le médium
28:08a dit de spécifique.
28:10Si tu vas voir,
28:11pour communiquer
28:11avec ta grand-mère,
28:12par exemple,
28:12et que le médium t'a dit
28:13je vois une dame
28:14avec les cheveux blancs
28:15et que toi,
28:16tu dis
28:16ah oui,
28:17c'est ma mère.
28:18Oui,
28:19mais plein de gens
28:19font ça.
28:20Oui,
28:20bien sûr.
28:21Et bon,
28:21c'est mort,
28:21c'est mort,
28:22le médium,
28:23il a juste ratissé
28:23super large,
28:24il t'a permis
28:25de recentrer
28:25en toi,
28:28en donnant l'information.
28:29Et d'après toi,
28:32qu'est-ce qui se passe
28:33d'un point de vue scientifique
28:34si tu étais capable
28:35de nous l'expliquer ?
28:38Comment le médium,
28:40en fait,
28:41peut réussir
28:42à avoir accès
28:43à cette autre réalité
28:45qui habite la nôtre ?
28:47Si on en croit
28:49en fait ces phénomènes
28:51et comment justement
28:53le défunt
28:54peut se faire entendre ?
28:56Tu vois,
28:56c'est quoi cet espace
28:57de communication ?
28:58Est-ce que tu saurais
28:59le...
29:00Je vais modéliser
29:01de façon un peu grossière
29:02l'hypothèse la plus solide.
29:05Notre conscience,
29:06elle est infinie.
29:08Ma conscience,
29:08ta conscience,
29:09déjà la qualifier
29:11de ma conscience
29:11et ta conscience,
29:12c'est une première
29:13étape de confusion.
29:15La conscience,
29:15elle baigne
29:16à travers toi,
29:17à travers moi,
29:17à travers tous les gens
29:18dans cette pièce,
29:18tous les gens
29:18qui nous écoutent.
29:20On a accès à tout
29:21et n'importe quoi
29:22avec notre conscience.
29:23Pourquoi est-ce que là,
29:24j'ai l'impression
29:24d'être moi,
29:25Stéphane et toi,
29:26Audrey ?
29:26Parce qu'on est enfermé
29:27dans un corps physique
29:28avec un cerveau
29:29qui a créé
29:30tout un ensemble
29:30de filtrage
29:31et de barrières
29:31qui font penser
29:32que moi,
29:33je suis vraiment que moi.
29:34Je me regarde dans la glace,
29:35c'est moi,
29:36je suis moi,
29:36moi,
29:36moi,
29:37moi.
29:37Et toi,
29:37tu te regardes dans la glace,
29:38tu te dis,
29:38moi,
29:38je suis Audrey,
29:39je suis actrice,
29:47maintenant.
29:48Dès qu'il y a un petit bug
29:49dans le cerveau,
29:51ça réouvre.
29:52Ça réouvre
29:53à des espaces
29:54de notre conscience
29:54plus vastes.
29:55Tout d'un coup,
29:56si j'ai un gros pet au cerveau,
29:57je vais peut-être être capable
29:59de mêler ma conscience
30:00à la tienne.
30:00Tout d'un coup,
30:01elles vont être remêlées.
30:02Je vais entendre tes pensées,
30:03je vais savoir ton avenir,
30:04je vais savoir ton passé,
30:05je vais savoir plein de choses.
30:06C'est ça un médium.
30:07C'est quelqu'un
30:08qui a eu un pet au casque,
30:09soit de naissance,
30:11soit dans son enfance
30:12et qui ne s'est pas réparé
30:15cet espace du cerveau
30:16qui filtre
30:18et crée les barrières.
30:19Ça, c'est une hypothèse
30:20mais qui est assez étayée
30:22par les observations
30:23et par des recherches
30:25que l'on fait en neurosciences
30:26sur d'autres domaines.
30:28D'une certaine manière,
30:29la forteresse cognitive
30:30de l'être humain médium
30:32a des brèches
30:33qui laissent passer
30:36sa conscience pour s'échapper
30:37et la conscience des autres
30:38pour pénétrer
30:39son espace de perception.
30:41Donc les médiums,
30:42ce serait ça ?
30:43C'est ce que j'ai observé,
30:44notamment dans ce livre-là
30:45où je discute beaucoup
30:47avec chacun des médiums
30:47de son enfant,
30:48de ce qu'ils ont vécu.
30:50En général,
30:51il y a un moment quoi.
30:51En général,
30:52il y a un moment traumatique,
30:53voire plusieurs.
30:54Pierre Jonas,
30:55ça a commencé même
30:55dans le ventre de sa mère
30:56parce que sa mère
30:58a voulu mettre fin
30:58à sa grossesse
30:59par trois reprises.
31:01Donc Pierre a coutume
31:02de dire,
31:02mais moi,
31:03ma capacité d'anticipation,
31:05ma capacité de capter
31:06l'information du futur,
31:08je l'ai presque développée
31:09dès le ventre de ma mère.
31:10Dès le ventre de ma mère.
31:11Ensuite,
31:12il a été placé à la DAS,
31:13il a vécu une enfance
31:14comme tu peux l'imaginer,
31:16extrêmement difficile.
31:18Il y a une voyante
31:19qui n'est pas dans le livre
31:20mais avec qui j'ai discuté
31:21beaucoup,
31:22qui s'appelle Maude Christen
31:23qui elle aussi
31:23m'avait expliqué
31:25qu'elle voit
31:26ses perceptions
31:26extrasensorielles
31:27de voyance
31:28s'être réveillée
31:29dans son enfance
31:30parce qu'elle devait
31:31se méfier en permanence
31:31de ses parents.
31:32Ses parents lui faisaient
31:33des crasses en permanence,
31:34c'était une maltraitance
31:35psychologique.
31:36Elle devait anticiper.
31:37Donc,
31:38quel meilleur moyen
31:39pour anticiper
31:39ce qui va t'arriver
31:40que de développer
31:41cette capacité
31:41de perception extrasensorielle
31:42qui te permet
31:43de te connecter
31:44au futur.
31:45Pierre,
31:46lui,
31:46il avait un petit exercice,
31:47Pierre Jonas,
31:48il avait un petit exercice,
31:49il était tout seul
31:49dans une pièce
31:50et il essayait
31:52de se projeter
31:53pour voir
31:53quelle était
31:54la prochaine personne
31:54qui allait entrer
31:55dans la maison
31:55et ça matchait
31:57à chaque fois.
31:58C'était toujours
31:59la bonne personne
31:59qu'il voyait.
32:00Christelle Dubois,
32:01une autre médium
32:02que je teste,
32:03elle,
32:03elle a une toute
32:04petite enfance
32:05avec un papa
32:05qui était alcoolique
32:06et violent.
32:08Voilà,
32:08pratiquement
32:10la quasi-totalité
32:13des médias.
32:13En fait,
32:13à la base,
32:14c'est le trauma
32:15quasiment.
32:16C'est drôle,
32:16enfin,
32:17c'est drôle.
32:19Le trauma
32:19bouscule la forteresse,
32:21bouscule
32:21toutes nos stratégies
32:23de protection,
32:24notre adaptabilité,
32:26mais notre adaptabilité,
32:28elle nous enferme aussi.
32:29Elle nous enferme
32:30dans nos rôles,
32:31dans nos représentations,
32:31dans nos concepts
32:32et tant qu'il n'y a rien
32:34qui vient nous bousculer,
32:35on n'a aucune raison
32:37de s'ouvrir
32:38ou de se mettre en danger.
32:39Parce que la médiumnité,
32:40c'est une mise en danger.
32:41Tous ces médiums,
32:42dans leur enfance,
32:43et il y en a une
32:44qui est une jeune médium
32:45qui a 19 ans,
32:46Mylene,
32:46elle est dans cette difficulté
32:48à l'heure actuelle.
32:49C'est-à-dire qu'elle,
32:49elle perçoit tout.
32:51Elle perçoit ce que son copain fait
32:52derrière son dos.
32:54Elle perçoit ce que ses amis disent
32:56qui n'est pas vrai du tout.
32:58Et elle maîtrise mal
32:59l'ouverture,
33:00la fermeture.
33:01Donc,
33:01c'est super difficile.
33:02C'est une fragilité.
33:03La médiumnité,
33:04c'est une fragilité
33:05que certains médiums
33:06ont réussi à domestiquer
33:07et à gérer convenablement.
33:08Mais à la base,
33:09c'est une fragilité.
33:10C'est-à-dire ouvrir,
33:10fermer,
33:11et que ce ne soit pas...
33:13Oui,
33:13puisque comment tu fais
33:14si tout est ouvert tout le temps ?
33:16Ça doit être terrible,
33:17même pour ton entourage.
33:19C'est comme si tu entendais
33:20les conversations
33:20de tout le monde en permanence
33:21et que tu n'avais aucune capacité
33:23de mettre un casque
33:24pour arrêter.
33:25Tu ne tiens pas deux heures.
33:26Justement,
33:27tu écris
33:27la mort n'existe pas
33:29et puis derrière,
33:30la preuve.
33:31La preuve que la mort n'existe pas.
33:33Donc moi,
33:34j'ai l'impression
33:34que tu affirmes quelque chose.
33:36Je me mets dans les chaussures
33:37de quelqu'un
33:37qui vient de perdre
33:38un proche
33:40ou même dans les miennes.
33:42Et j'espère que personne
33:43ne se moquera de moi,
33:44mais j'ai perdu mon chien
33:44il n'y a pas très longtemps
33:45et ça a été dévastateur
33:46pour moi.
33:48Vraiment,
33:49j'ai passé quatre jours
33:50et quatre nuits
33:50à pleurer.
33:51Je ne pouvais plus parler.
33:52C'était presque plus violent
33:54que quand mon père est mort.
33:55C'est fou.
33:56Donc,
33:57quand on entend
33:59dans un état de détresse
34:00comme celui-ci,
34:01la mort n'existe pas,
34:01ça donne presque envie
34:02de mordre en femme.
34:03Tu as envie de dire
34:04mais tu te fous de moi en fait
34:05parce que moi,
34:06je sais qu'elle existe
34:07puisque là,
34:08mon petit chien
34:08qui était là,
34:09il n'est plus là
34:09ou parce que mon père
34:10qui était là
34:11ou mon mec
34:11ou mon enfant,
34:12etc.
34:13Voilà.
34:13Bien sûr.
34:14Donc,
34:15qu'est-ce que...
34:16Parce que tu affirmes
34:17la mort n'existe pas.
34:19C'est-à-dire que
34:19la conclusion de ton enquête,
34:21elle est dans le titre
34:22et tu l'affirmes.
34:23Comment tu peux oser
34:24affirmer
34:25que la mort n'existe pas ?
34:26Et qu'est-ce que tu veux dire
34:27par là ?
34:28Déjà,
34:28ce n'est pas moi
34:29uniquement qui l'affirme.
34:33de scientifiques,
34:34de chercheurs
34:34qui disent ça,
34:35qui disent la mort n'existe pas
34:36d'un point de vue
34:36de la conscience.
34:38Effectivement,
34:38si moi,
34:38j'ai un arrêt cardiaque
34:39et je meurs,
34:40tout le monde va me voir
34:40meurtre sur la table.
34:41Mais moi,
34:42je ne vais pas être mort.
34:43Moi,
34:43je vais juste avoir
34:44un petit moment de blanc
34:45et puis d'un coup,
34:46je vais être là.
34:46Mais qu'est-ce qui se passe ?
34:47Audrey,
34:48tu ne m'entends plus ?
34:48Je te parle.
34:49Tu ne réagis plus.
34:50Tout le monde a l'air
34:51d'être paniqué.
34:52Mais moi,
34:52il n'y a eu aucune interruption.
34:53Il n'y a eu aucune rupture.
35:04Et l'autre élément important,
35:06c'est
35:06qui est-ce qui meurt ?
35:08Qui est-ce qui meurt ?
35:10Ton papa,
35:12mon frère,
35:13les gens qu'on perd.
35:15Qu'est-ce qui est mort
35:17et qu'est-ce qui n'est pas mort ?
35:18Qu'est-ce que l'on pleure,
35:19en fait ?
35:20On pleure un personnage,
35:21on pleure une image.
35:23Il nous manque
35:23un objet.
35:24La matière,
35:24un objet,
35:25un bisou,
35:26la voix,
35:27le coup de téléphone,
35:29le marché que je vais faire avec lui.
35:31Tu vois,
35:32c'est ça qu'on pleure.
35:32Mais l'amour,
35:33on n'existe pas,
35:34ce n'est pas une négation du deuil.
35:35La souffrance du deuil,
35:36je ne la remets absolument pas en question.
35:39Ce que j'interroge à travers ce titre,
35:40c'est
35:40est-ce qu'on est vraiment sûr
35:43que les gens qu'on pleure,
35:44les gens qu'on ne voit plus,
35:45les gens qu'on ne touche plus,
35:46les gens avec qui on n'a plus
35:47une interaction matérielle,
35:48ils ont réellement disparu
35:49dans un néant ?
35:50Et quand tu en vas
35:51à t'intéresser aux témoignages,
35:53notamment de gens qui ont vécu
35:54ce qu'on appelle un VSCD,
35:56un vécu subjectif de contact
35:58avec un défunt,
35:59qui concerne plus de 50% des gens
36:00qui vivent un deuil...
36:03C'est sans les lettres compliquées.
36:05Oui.
36:06Ce que ça veut dire, en fait.
36:07Ça veut dire que
36:07quelqu'un est mort
36:08et tu as la sensation
36:09qu'il vient te rendre visite.
36:11C'est ça.
36:12C'est des expériences
36:14où tu sens la présence
36:15de ton proche,
36:16où tu peux avoir
36:16des impressions tactiles,
36:17l'impression que tu as
36:18une main sur l'épaule.
36:20L'odeur.
36:21Les odeurs.
36:22Des gens dont tu as l'impression
36:23qu'ils s'allongent dans le lit
36:24avec toi
36:24alors que tu viens de perdre
36:25ton conjoint il y a deux jours
36:26et pourtant tu le sens dans ton lit
36:27et c'est physiquement
36:28extrêmement impressionnant.
36:30Jusqu'à le voir.
36:30Jusqu'à le voir,
36:31j'ai recueilli beaucoup
36:32de témoignages
36:32où les gens le voient.
36:34Ça dure quelques secondes,
36:36parfois une minute ou deux,
36:37ce qui est colossal
36:38quand tu vois quelqu'un
36:38qui est mort il y a trois jours,
36:40qui est là
36:40et qui peut-être te parle,
36:42ne te parle pas,
36:43mais est physiquement présent.
36:45Et des témoignages comme ça,
36:47je te dis,
36:47plus de 50% des gens d'œil
36:48vivent ce type d'expérience-là
36:50avec plus ou moins d'intensité.
36:51Ça fait quand même
36:51des centaines de millions de personnes,
36:53de milliers de personnes
36:54chaque année en France.
36:55Et l'explication,
36:58c'est normal,
36:59tu as perdu quelqu'un,
37:00tu es triste,
37:01tu fais une hallucination,
37:02etc.
37:03Ça ne tient pas la route
37:04quand tu l'examines,
37:04quand tu en parles aux psychiatres
37:05qui connaissent tous les mécanismes
37:07humains de compensation
37:08de la douleur,
37:09les mécanismes de déni
37:10dont on en parlait tout à l'heure.
37:12Ce n'est pas un mécanisme psychologique
37:14qui tout à coup
37:14te fait voir ton compagnon
37:15ou ta compagne
37:16ou ton enfant, etc.
37:17Et donc voilà,
37:19le contact,
37:20il n'est pas rompu.
37:22Ça m'entend,
37:22c'est quelque chose
37:23dont tu es toi certain
37:24puisque tu as vraiment
37:26investigué
37:27jusqu'au bout du bout du bout.
37:29C'est-à-dire que par exemple,
37:30j'ai évidemment lu tes ouvrages,
37:32donc dans La mort n'existe pas,
37:34il y a beaucoup de gens
37:35qui vont dire
37:35c'est une hallucination du cerveau.
37:37Donc toi,
37:37tu as été voir des chercheurs,
37:39des neuroscientifiques,
37:41etc.
37:42pour confronter
37:43en fait ces infos.
37:44Donc celui qui dit
37:45mais non, pas du tout,
37:46c'est une hallucination,
37:47c'est le cerveau arrêté
37:47avec ses conneries
37:48et celui qui dit
37:49non, ce n'est pas possible.
37:51Oui, tu sais,
37:51notre monde occidental
37:52est plein de scientifiques
37:53qui ont l'air extrêmement raisonnables
37:54en te disant
37:55ce sont des hallucinations
37:56ce sont autre chose,
37:56mais encore faut-il le prouver.
37:58Il n'y a aucune démonstration scientifique
38:00qui permet d'affirmer
38:01que les expériences de Morinone
38:02sont produites par le cerveau.
38:03Il y a même beaucoup d'indications
38:04qui laissent penser
38:06que c'est exactement l'inverse en fait.
38:08Donc,
38:09on vit dans un monde
38:11assez curieux
38:12où on a l'impression
38:13d'être extrêmement scientifique
38:14et extrêmement rationnel
38:15et on ne cesse
38:16d'affirmer des choses
38:17qui sont complètement irrationnelles
38:18et non fondées.
38:19Par exemple,
38:20la conscience...
38:20Beaucoup de gens diraient ça de toi,
38:21tu sais, c'est marrant.
38:22Oui, mais...
38:23Parce que, non, mais...
38:23Tu vois, dans ce monde
38:25justement matérialiste
38:26et hyper rationnel,
38:28on va dire,
38:28le mec qui a écrit
38:29la mort n'existe pas
38:31et la preuve
38:32que la mort n'existe pas,
38:34c'est infondé,
38:35ce n'est pas possible,
38:36c'est pas...
38:36Tu vois,
38:37il y a beaucoup de gens
38:37qui diraient ça.
38:38Pourquoi ?
38:38Parce qu'on est dans un monde
38:39quand même, tu vois,
38:40où on sépare beaucoup
38:43la science
38:44de la spiritualité,
38:45la science...
38:46Mais justement,
38:47les scientifiques
38:47ne tiendront pas
38:48ce discours-là.
38:50Les vrais scientifiques,
38:50c'est la réaction des médias,
38:54des gens dans la rue,
38:55des gens qui ont une opinion.
38:57Les vrais scientifiques,
38:58que ce soit des neurosciences,
38:59astrophysiques ou autres,
39:00sont des gens
39:01qui vont avoir
39:01une immense modestie
39:02et une immense conscience
39:04des limites de leurs connaissances.
39:05En neurosciences,
39:06par exemple,
39:07tu sais qu'elle est...
39:08Je ne sais pas,
39:08il y a quelques années,
39:09la revue Science
39:10avait listé
39:10les grands mystères scientifiques
39:12qui restaient encore à résoudre.
39:13Le 1, c'est
39:14sommes-nous seuls dans l'univers ?
39:15Le 2, c'est quoi,
39:16à ton avis ?
39:17Quelle est l'origine
39:17de la conscience ?
39:18On ne sait pas.
39:20Et ça,
39:20ce n'est pas une question
39:22réservée à un petit scientifique
39:24farfelu du fin fond de la Corrèze,
39:25c'est une question
39:26qui anime le monde
39:27des neurosciences.
39:27Aujourd'hui,
39:28on ne sait pas
39:28ce que c'est que la conscience.
39:30On postule
39:31que la conscience
39:31est liée au cerveau,
39:33mais est-ce qu'elle trouve
39:34son origine dans le cerveau ?
39:35On n'est pas du tout sûr.
39:36Et tu as des neuroscientifiques
39:37qui sont extrêmement
39:38mainstream,
39:40reconnus de façon académique
39:43qui te disent
39:43que ce n'est absolument pas certain
39:45que la conscience
39:45naisse dans le cerveau.
39:47Comment une activité
39:48électrochimique
39:48d'un petit organe
39:49qui fait 1,4 kg
39:50peut provoquer
39:51une expérience consciente,
39:52une expérience subjective ?
39:54Il y a quelque chose
39:54de philosophiquement
39:55même qui ne tient pas.
39:56Donc,
39:57dire que
39:58les expériences de mort imminente
39:59sont forcément
40:00créées par le cerveau,
40:01c'est une hypothèse
40:02qui n'est pas vérifiée
40:03et qui même contredit
40:04des centaines,
40:05des milliers,
40:06voire des dizaines
40:06de milliers de cas
40:07documentés
40:08et sérieusement documentés.
40:10Et moi,
40:11je ne suis encore une fois
40:11pas un croyant.
40:13Je me fais dans mes livres
40:14le porte-parole
40:15de ces scientifiques,
40:17quel que soit leur domaine,
40:18qui remettent en question
40:20ces certitudes
40:20dans lesquelles on baigne tous
40:21comme si elles étaient
40:22coulées dans le marbre
40:23alors que ce n'est pas le cas.
40:24Comment justement
40:25on peut vérifier
40:27que quelqu'un
40:27a véritablement vécu
40:29une expérience
40:29de mort imminente ?
40:30C'est-à-dire qu'elle,
40:31qu'est-ce qu'on a eu
40:32comme exemple
40:33qui nous permettent
40:34de dire
40:34oui, d'accord,
40:35en tout cas,
40:36sa conscience est sortie
40:37de son corps
40:37puisque ce qu'il relate,
40:39c'est vraiment produit.
40:40Tu peux nous en parler un peu ?
40:41Il y a un premier niveau
40:42de vérification.
40:43Je ne te parlerai pas forcément
40:44de l'impact psychologique
40:46que ça peut avoir
40:47sur une personne
40:47qui ne peut pas être créée
40:49par juste un truc imaginaire,
40:51mais simplement
40:51vérifier ce qu'elle dit.
40:52Vérifier ce qu'elle dit.
40:53Quand tu as quelqu'un
40:54qui dit
40:54je suis sorti de mon corps,
40:56j'ai vu que dans la pièce
40:57d'à côté,
40:57il y avait telle personne
40:58qui faisait ça.
41:00On sait que la personne,
41:00quand elle dit avoir vécu ça,
41:02elle était inconsciente
41:03ou dans le coma
41:03voire en arrêt cardiaque
41:04sur un bloc opératoire,
41:06qu'est-ce qui s'est passé
41:06dans le couloir ?
41:07Est-ce qu'il y avait vraiment
41:08cette personne
41:08qu'elle pense avoir vécu ?
41:10Moi, je me rappelle
41:10un des premiers témoins
41:11que j'avais vu,
41:12c'était un monsieur
41:12qui s'appelait Jean
41:13qui est décédé
41:13il y a quelques années,
41:14qui a vécu une expérience
41:15de mort imminente en 1949,
41:17donc bien des décennies
41:18avant qu'on en parle
41:19en France
41:20ou même aux Etats-Unis.
41:21Et Jean,
41:22il était en train
41:22de faire des manœuvres,
41:23il était un jeune militaire,
41:25il était dans le sud,
41:26au sud de Toulouse,
41:27ils font des manœuvres,
41:28pendant une pause,
41:29ils mettent leur fusil
41:30en quinconce,
41:31comme ça,
41:31je ne sais plus
41:31le terme militaire,
41:32et puis au moment
41:33de repartir,
41:33Jean attrape son fusil
41:34et comme un idiot,
41:35il se tire une balle à blanc
41:36dans le plexus.
41:37Vraiment comme un idiot,
41:39je veux dire.
41:39Et c'était une balle,
41:39les balles à blancs,
41:40à l'époque,
41:40elles étaient en bois,
41:41donc ils se retrouvent
41:41avec plein d'écharpes
41:42de bois dans le truc,
41:44il est sacrément mal en point,
41:45ils sont en manœuvre
41:46à Pétaochnoc,
41:48donc là,
41:48on essaie de l'évacuer,
41:50on l'amène à pied
41:50jusqu'à un véhicule,
41:51on est en 49,
41:53au moment où on arrive
41:54dans le véhicule,
41:54Jean tombe en carafe,
41:55il tombe en conscience,
41:57il est emmené finalement
41:58à Toulouse,
41:58il arrive complètement
41:59dans le coma et inconscient
42:00à l'hôpital de Toulouse,
42:02on le fait entrer à l'hôpital,
42:03on l'emmène au bloc,
42:05on est déjà le soir,
42:07donc il n'y a pas de chirurgien,
42:08on va chercher de chirurgien,
42:09il est parti au cinéma
42:10avec sa femme,
42:10donc le chirurgien arrive
42:12finalement à l'hôpital,
42:12sa femme se met dans le couloir
42:14et l'attend,
42:15le chirurgien entre au bloc
42:16et puis il commence
42:16à opérer Jean en 49,
42:19donc dans des circonstances
42:19avec des écharpes de bois
42:20partout dans le foie,
42:22et puis l'opération
42:23se passe finalement bien,
42:24et lui pendant ce temps-là,
42:25au moment où il est sur le bloc,
42:27pouf,
42:28il se réveille au plafond,
42:31et là il dit
42:31mais qu'est-ce qui m'arrive,
42:33c'est quoi ce rêve ?
42:34Et puis d'un coup,
42:34il s'aperçoit
42:35qu'il y a des gens
42:36en train de travailler
42:36sur un corps qui est moche,
42:38et puis il regarde le corps
42:39et il dit
42:39mais c'est moi !
42:40Et là,
42:40il est assez surpris
42:42de tout ce qu'il vit,
42:43et puis il commence
42:43à traverser le mur,
42:45il m'a raconté,
42:46mais j'avais l'impression
42:47de voir la texture des murs,
42:48je traversais les murs
42:50qui étaient faits
42:50en galets de la Garonne,
42:51il sort à l'extérieur
42:52de l'hôpital,
42:53il voit un garage à vélo,
42:54il voit l'environnement,
42:55etc.,
42:55et puis il re-entre,
42:56il va dans le couloir,
42:57il voit la femme du chirurgien
42:58assise dans le couloir
42:59en train de faire
43:00je ne sais plus quoi,
43:00et puis il se promène,
43:01et puis au bout d'un moment,
43:02il se sent attiré
43:03vers son corps
43:04et il revient
43:05dans le bloc opératoire,
43:06et là,
43:06il se sent réintégré son corps,
43:08il m'a dit
43:08comme quand tu renfiles
43:09une combinaison
43:10de plongée mouillée,
43:11c'est désagréable,
43:12c'est froid,
43:13c'est étriqué,
43:13et là,
43:14il perd conscience,
43:15et il se réveille
43:16quelques jours après,
43:18il récupère doucement,
43:21il a encore très mal,
43:22mais il s'est dit
43:23mais c'était quoi
43:23ce rêve super bizarre ?
43:25Et là,
43:25il n'a qu'une envie,
43:26c'est de réussir
43:27à se lever
43:27pour aller à la fenêtre
43:29et voir si le souvenir
43:30de son rêve bizarre,
43:32c'est vraiment
43:32ce qui est à l'extérieur
43:33de l'hôpital,
43:34donc il lui faut une semaine
43:35avant de pouvoir
43:35finalement se lever,
43:36et quand il se lève,
43:37il voit la fenêtre
43:38et il voit le garage à vélo
43:39et il voit l'environnement
43:40qu'il a observé,
43:41il se dit
43:41mais ce n'était pas un rêve ça,
43:43donc ça lui donne confiance
43:44pour en parler au médecin,
43:46et ce que j'ai oublié de dire,
43:47c'est quand il est revenu
43:48dans le bloc opératoire
43:49en volant,
43:50il voyait à la fois
43:52ce qu'on appelle
43:53une vision à 360,
43:54c'est-à-dire qu'il voit
43:55l'ensemble des choses
43:56comme s'il avait des yeux
43:57qui faisaient le tour
43:57de son organisme,
43:59et en même temps,
43:59il voit chaque détail,
44:00et il avait vu notamment
44:01un détail d'une marque de fabrique
44:03sous le bloc opératoire,
44:05et quand il,
44:07une semaine après,
44:08il s'est levé,
44:08il a observé
44:09que son rêve,
44:10ce n'était pas vraiment un rêve,
44:11il a suffisamment de confiance
44:12pour en parler au médecin,
44:14et il dit au docteur,
44:14écoutez docteur,
44:15je suis sorti de mon corps
44:16quand je vous ai vu
44:17de l'extérieur,
44:17etc.,
44:18donc le docteur le prend
44:19à la rigolade,
44:20et puis Jean lui dit,
44:21mais si si,
44:21j'ai même vu
44:22sous le bloc opératoire,
44:24c'est une espèce
44:24de table en fonte,
44:25il y a marqué
44:25armes et cycles
44:29le médecin le regarde
44:30avec un drôle d'œil,
44:31il dit attendez,
44:32il part,
44:32il va au bloc,
44:33et il revient,
44:34blanc comme un linge,
44:35comment vous avez fait
44:35pour voir ça ?
44:36Parce qu'au moment
44:37où Jean décrit avoir vu
44:38ce qu'il y avait marqué
44:39sous la table,
44:39Jean, son corps,
44:40il était ouvert,
44:41la poitrine ouverte,
44:41le bloc,
44:42le foie de Jean
44:44était dans la main
44:44du chirurgien,
44:45donc voilà une expérience,
44:47alors tu vas me dire,
44:47oui, Jean il t'a raconté
44:48une histoire,
44:49est-ce que tu as vérifié
44:49le médecin ?
44:50Non, je n'ai pas vérifié,
44:50le médecin est mort aujourd'hui,
44:59Oui, il y a ça aussi, oui.
45:00L'aveugle de naissance
45:01qui se met à décrire
45:02tout ce qui se passe
45:04autour de lui
45:05alors qu'il n'a jamais eu la vue
45:06ou celui dont on va découvrir
45:08après,
45:09quand il revient
45:10de son coma,
45:13qu'il a perdu la vue
45:14pendant l'accident
45:15alors qu'il est capable
45:17de décrire visuellement
45:18tout ce qui s'est passé
45:19pendant qu'il a été rattrapé,
45:22amené à l'hôpital, etc.
45:24Exactement,
45:24oui, ça c'est une étude
45:25qui avait été faite
45:26par le psychologue Kenneth Ring
45:28qui justement,
45:29s'est interrogé
45:29est-ce que cette vision
45:31que décrivent les gens
45:33qui sortent de leur corps
45:33comme manifestement
45:34ça n'implique plus les yeux
45:35si tu es aveugle
45:37ça n'a aucune incidence
45:38en fait sur ta capacité
45:39à percevoir
45:40et dans son étude
45:41ce qui était compliqué
45:42c'était d'avoir
45:44une explication claire
45:45de la personne
45:46de l'aveugle de naissance
45:47parce que l'aveugle de naissance
45:48il n'a aucune culture
45:49de ce qu'est
45:49de la vue
45:50la vue, la couleur,
45:52les lumières, etc.
45:52Mais il a décrit
45:53des sensations
45:54qui ressemblaient
45:54à une perception visuelle
45:55de son environnement
45:56et les autres témoins
45:57dans cette étude
45:58dont certains
46:00étaient des aveugles
46:01sur le tard
46:02ils avaient eu
46:03une période de leur vie
46:04où ils étaient voyants
46:04eux ils étaient capables
46:05effectivement
46:06de décrire une perception visuelle
46:07au moment où ils étaient
46:08en dehors de leur corps
46:09tu vois
46:10on peut prendre
46:11il y a beaucoup d'études
46:12il y a beaucoup de recherches
46:13qui ont été faites
46:14et c'est littéralement
46:14des milliers de cas
46:16qui sont documentés
46:18sur lesquels
46:18on a les éléments
46:19du bloc opératoire
46:20le témoignage du médecin
46:22du réanimateur impliqué
46:23le témoignage du témoin
46:24etc.
46:25donc
46:25pour prouver
46:28que tous les corbeaux
46:28ne sont pas noirs
46:29il suffit d'un seul corbeau blanc
46:30et là des corbeaux blancs
46:31t'en as des centaines
46:32qui volent autour de nous
46:32de toutes les expériences
46:34que t'as faites
46:35de toutes les expériences
46:36que t'as vécues
46:37de toutes les recherches
46:38c'est quoi
46:39le plus grand enseignement
46:41que t'es reçu
46:41c'est encore embryonnaire
46:44mais c'est assez présent
46:45quand même
46:46et c'est là oui
46:49tout a un sens
46:51tout a un sens
46:53même les choses
46:54les plus
46:55injustes
46:57à tes yeux
46:58les plus
46:58les plus traumatisants
46:59les plus violents
47:00ne sont violents
47:03injustes
47:04et traumatisants
47:04que parce qu'on a
47:06un champ réduit
47:07de perception
47:07de ce qui se passe
47:08à cet instant là
47:09alors là moi
47:09j'ai tout de suite envie
47:10de rebondir
47:11je me mets dans les chaussures
47:13de quelqu'un
47:14qui vient de se faire agresser
47:15physiquement par exemple
47:16je ne peux pas entendre ça
47:18tu comprends
47:19donc comment
47:20comment tu m'amènes
47:22à ouvrir le début
47:24de cette réflexion
47:25si je viens
47:25de subir un viol
47:27par exemple
47:27je n'aurais pas
47:29une réponse adaptée
47:30là comme ça
47:31face à toi
47:32ce que
47:33ce que j'aurais envie
47:34de faire
47:34c'est plus de donner
47:35la parole
47:36à quelqu'un
47:36qui a vécu
47:37ce type d'agression
47:38et
47:39et qui aura
47:40de par son cheminement
47:42été amené
47:44à avoir une compréhension
47:45de ce que je
47:46de ce que j'exprime
47:46là aujourd'hui
47:48parce que tu vois
47:48c'est difficile
47:49de se dire
47:50et j'entends parfaitement
47:51ce que tu dis
47:52si je te le dis
47:52encore une fois
47:53tu sais moi
47:54je suis une éponge
47:55je ne suis pas un mec
47:56qui pense
47:56je suis un mec
47:57qui reflète
47:58ce que pensent
47:59d'autres personnes
48:00et ce que je t'exprime là
48:01c'est ce que j'ai vu
48:02briller notamment
48:03dans les yeux de parents
48:04endeuillés
48:04de parents qui ont perdu
48:05des enfants
48:06là je ne sais pas
48:07si on peut quantifier
48:08le degré de traumatisme
48:09est-ce que l'un est plus que l'autre
48:10je n'en sais rien
48:11bien sûr que non
48:11mais un enfant
48:12c'est peut-être le summum
48:13et j'ai vu des parents
48:15et j'ai vu des parents
48:15avoir une forme
48:17de relation
48:19très très différente
48:20à la mort de leur enfant
48:21après plusieurs années
48:23de cheminement
48:23et une ouverture
48:25vers d'autres dimensions
48:26c'est pas que tout d'un coup
48:27la mort de l'enfant
48:28elle a disparu
48:28c'est pas grave
48:29ou quoi
48:29c'est que
48:31il y a un sens
48:32derrière tout ça
48:32il y a un sens
48:33derrière l'absurde
48:34il y a un sens
48:34qu'eux-mêmes ont perçu
48:35qui les a aidés
48:37à s'épanouir
48:37qui les a aidés
48:39à trouver un peu plus
48:40de paix
48:40un peu plus
48:40d'autonomie
48:42par rapport à cette souffrance
48:43et cette douleur
48:44et
48:45et toi qui as été abusé
48:47enfant
48:48par exemple
48:48aujourd'hui
48:49tu es capable de dire
48:50que ça a du sens
48:50ben c'est pas que ça
48:52oui
48:52tu vois
48:53tu sais
48:55quand
48:55quand j'ai découvert ça
48:57j'y ai pas cru
48:58après j'ai fait ma petite enquête
49:00j'ai découvert que c'était réel
49:01je suis allé confronter
49:02mon agresseur
49:03et
49:04et là il a été le moment
49:05d'en parler
49:06à mon entourage
49:07à ma mère
49:08et à ma fille
49:09à ma mère
49:10je lui ai donné le livre
49:11que je venais d'écrire
49:12celui que j'ai publié
49:13et elle l'a découvert comme ça
49:14à ma fille
49:15je me dis comment je lui annonce ça
49:16comment j'annonce à ma fille
49:18que son père a été abusé
49:19dans l'enfance
49:19et
49:21et tout d'un coup
49:22je me suis dit
49:22mais qui je suis moi aujourd'hui
49:24qu'est-ce que j'ai fait de tout ça
49:26comment est-ce que ça m'a transformé
49:27alors en mal
49:28ça
49:29j'ai vu comment ça m'a transformé
49:30en mal
49:31j'ai vu les handicaps
49:32que ça m'a donné dans l'existence
49:33mais j'ai vu aussi
49:34ce que ça m'avait donné
49:35en tant que journaliste
49:37en tant qu'être humain
49:39qui du fait
49:41qu'il ne croit pas
49:41à son propre subjectivité
49:44à ses propres émotions
49:45ça le rend peut-être
49:46plus vigilant encore
49:47sur son travail d'enquête
49:49donc j'ai vu
49:49quelques petits
49:51alors c'est absurde
49:51de dire ça comme ça
49:52mais j'ai vu quelques petits avantages
49:54qu'avaient eu ces abus
49:55dans ma vie
49:56dans l'être que je suis aujourd'hui
49:57et c'est ce que j'ai essayé
49:58de mettre en avant
49:58à ma fille
49:59tu vois
49:59je suis quelqu'un
50:00qui est quand même
50:00assez adaptatif
50:02j'étais un bon enquêteur
50:04j'étais un bon journaliste
50:05à travers mes livres
50:05j'ai pu faire
50:06un certain nombre de choses
50:07et apporter des trucs
50:08bien aux gens
50:08c'est peut-être à cause
50:10de ce traumatisme là
50:11que ma structure psychologique
50:13a fait de moi
50:13quelqu'un
50:14dans ce domaine là
50:15d'efficace
50:15donc ça ne veut pas dire
50:16que je bénisse
50:17ce qui m'est arrivé
50:18ou quoi au caisse
50:19mais tu vois
50:20par rapport à cette agression
50:21tu peux avoir
50:22plusieurs niveaux de lecture aussi
50:23le premier niveau de lecture
50:25c'est le niveau
50:26je vais le tuer
50:27je vais le tuer cet homme
50:29et vraiment
50:29comme il était encore vivant
50:30au moment de la découverte
50:32j'avais ce projet
50:34je me sentais
50:35le droit moral
50:36de prendre une arme
50:38et d'aller le trouver
50:39et de le tuer
50:39et puis
50:40quand finalement
50:41je me suis trouvé face à lui
50:42c'est pas que j'avais pardonné
50:46c'est pas que j'avais plus de haine
50:47ou quoi que ce soit
50:48c'est que tout d'un coup
50:49ce dont on parlait tout à l'heure
50:51espèce de contact d'âme à âme
50:52quand j'étais face à lui
50:54pendant deux heures
50:54j'ai vu son âme
50:56et c'était la mienne
50:57qui s'exprimait face à lui
50:58et j'ai vu
50:59deux personnes
51:01j'ai vu son âme pure
51:02qui était l'âme de quelqu'un
51:03qui est pure comme la tienne
51:05comme celle de
51:05toutes les âmes sont pures
51:07elles ont cet amour
51:08cette beauté
51:08elle était à l'intérieur de lui
51:10calfeutrée
51:11sous une carapace
51:12de conneries et de connards
51:13ce type là
51:14a eu une enfance
51:16où il a vécu
51:18les mêmes labus
51:18une enfance extrêmement difficile
51:20avec un père
51:21qui a été traumatisé
51:22par la guerre
51:22donc ça n'excuse en rien
51:24mais ça explique aussi
51:25le parcours
51:25qui a été le sien
51:26et quand je me suis retrouvé
51:27devant cet homme
51:27qui a abusé de moi
51:28il a 90 ans à ce moment là
51:30moi j'en ai 52
51:31je vois son âme prisonnière
51:36c'est pour ça que le livre
51:36s'appelle
51:37nos âmes oubliées
51:37parce qu'on oublie
51:38qu'on a des âmes
51:39et lui a oublié
51:40très très tôt
51:40qu'il avait une âme
51:41donc ça
51:42ça ne me
51:43ça ne fait pas disparaître
51:45le traumatisme
51:45que j'ai vécu
51:46ça ne fait pas disparaître
51:47la souffrance
51:47qui a été la mienne
51:48ça ne me fait pas
51:49avoir envie de pardonner
51:50tout de suite
51:51pour obéir
51:52à une forme de
51:53concept moral sympa
51:55j'ai encore en moi
51:58tous ces étages là
51:59j'ai cette colère
52:00j'ai cette tristesse
52:00j'ai cette souffrance
52:01tout est là
52:01mais il y a aussi
52:03ce face à face
52:04d'âme âme
52:04que j'ai eu avec cet homme
52:05qui fait que
52:07il y a une part de
52:10oui je ne sais pas
52:11comment l'exprimer
52:12mais
52:12tu peux dire que
52:14tu as pardonné
52:15aujourd'hui ?
52:16je ne sais pas
52:17je ne sais pas
52:18il y a une partie de moi
52:19qui ne lui en veut pas
52:21mais il y a une autre partie
52:23de moi qui est aussi
52:24en colère encore
52:24je pense que le pardon
52:26se mêle à d'autres dimensions
52:28et pendant longtemps
52:30tu as été dans le déni
52:31et puis tu as ouvert les yeux
52:33j'étais là
52:34quand tu as ouvert les yeux
52:35au moment où
52:36tu sors ce livre
52:37et que
52:38je me souviens
52:39tu t'es presque posé
52:40la question
52:40est-ce que
52:42est-ce que j'aurais dû
52:43juste ne pas mettre
52:44le doigt dans cet engrenage là
52:46je me souviens
52:47de l'état dans lequel
52:47tu étais une fois que
52:48c'était très très très très très intense
52:51et puis je te vois aujourd'hui
52:53de l'autre côté
52:54après la crise
52:55objectivement plus heureux que jamais
52:57et plus lumineux que jamais
53:00et je t'ai posé la question
53:01l'autre jour
53:02mais du coup
53:03tu as bien fait
53:04qu'est-ce que tu réponds à ça ?
53:06tu as bien fait
53:07d'avoir mis le doigt dedans
53:08d'avoir été au bout
53:09de regarder ce traumatisme
53:11et de le visiter
53:11et de l'exprimer ?
53:14oui
53:14bah oui évidemment
53:15c'était dur
53:16ce que tu évoques
53:17c'est un moment
53:18tu sais quand tu t'aperçois
53:19que 52 ans de ta vie
53:20c'est construit sur un mensonge
53:22et un traumatisme
53:22tu te dis
53:23mais au fait qui je suis
53:24et quand
53:24les moments que tu évoques
53:26c'est un moment où
53:27je repartais de zéro
53:29donc
53:29il y a eu des tentations
53:31du suicide
53:31qui sont venues
53:32je le dis très clairement
53:33je me suis dit
53:33mais j'ai plus rien
53:35ma vie est vide absolu
53:36donc je vais
53:37je vais arrêter ça
53:37je crois que
53:38nous sommes juste
53:39des reflets matériels
53:40d'une réalité spirituelle
53:41qui nous dépasse
53:42on expérimente
53:44dans cette réalité
53:45de la souffrance
53:46et de la confusion
53:46que cette souffrance
53:48parfois est indicible
53:50quand il s'agit
53:51de perdre un enfant
53:51ou de vivre des agressions
53:52des choses comme ça
53:53ce que j'ai acquis aujourd'hui
53:55c'est la conviction
53:57presque
53:57de chacune de mes cellules
53:59qu'il y a
54:01à l'origine
54:02de cette projection
54:03qu'est notre monde
54:04il y a de la beauté
54:06il y a de l'amour
54:07il y a une forme d'harmonie
54:08cette harmonie spirituelle
54:09qui se projette
54:10pour vivre des expériences ici
54:11et que
54:12moi j'essaie de me connecter
54:13à cette harmonie
54:14même si elle donne
54:15des choses absolument terribles
54:16sur cette planète
54:17ça vient d'un espace
54:18d'harmonie
54:19et
54:20de justesse
54:22et ça veut dire
54:22qu'à travers tout
54:23ce que l'on traverse
54:24il y a une invitation
54:25une invitation
54:26à se reconnecter
54:28à cet amour
54:29à se reconnecter
54:29à cette harmonie
54:30c'est un peu brouillon
54:32maladroit ce que je te raconte
54:33mais c'est quelque chose
54:34que je ressens profondément
54:35est-ce que tu as un mot
54:36de la fin ?
54:36ça fait un peu cucu
54:37il est très connoté
54:38chrétien je crois
54:39le mot espérance
54:40c'est un mot que j'aime beaucoup
54:41tu sais
54:42il y a quelques années
54:43de ça
54:43j'avais rencontré
54:44différentes personnes
54:44qui avaient vécu
54:45des gros drames
54:46un survivant
54:47d'Auschwitz
54:48et d'autres
54:49et je leur demandais
54:50mais est-ce que vous êtes
54:50optimiste ou pessimiste
54:52face à la situation du monde
54:53sous-entendu
54:54quand tu as déjà expérimenté
54:55à Auschwitz
54:55tu vas te dire
54:56ce qui est en train de se passer
54:57c'est encore pire
54:57tous ces gens là
54:59me disaient
54:59je ne suis ni optimiste
55:00ni pessimiste
55:00je suis dans l'espérance
55:02je suis dans la confiance
55:03dans la confiance
55:04que l'être humain
55:05a des ressources
55:06insoupçonnées
55:07qui se révèlent
55:08dans des moments comme ça
55:09que
55:09sans même parler
55:11de spiritualité
55:11il y a quelque chose
55:12qui se révèle
55:13dans l'adversité
55:14et qui est là
55:14et quand tu as quelqu'un
55:16qui a perdu
55:17sa mère
55:18ses soeurs
55:19sur le quai d'une gare
55:21à Auschwitz
55:21et qui a survécu à ça
55:23qui te dit ça
55:24tu dis ok
55:25je vais le croire
55:26mes petits problèmes là
55:27c'est rien
55:28espérance
55:29c'est le mot de la fin
55:30merci Stéphane Alex
55:32pour ce grand moment
55:33merci beaucoup
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