00:00Vous avez employé le mot « c'est un adversaire », c'est notre adversaire aujourd'hui ?
00:02Ce n'est plus un allié, il faut bien le comprendre.
00:04Ça, c'est la moitié de la réponse.
00:06Si ce n'est plus un allié, c'est quoi ?
00:07Alors, ça peut être un adversaire.
00:09Quand il veut conquérir par la force, c'est, je crois, terminé, par la pression,
00:14ce n'est pas complètement écarté.
00:17Quand il veut nous mettre des droits de douane, ça devient un adversaire.
00:20Ça peut rester un partenaire quand il essaye de régler des conflits.
00:25Quel conflit essaye-t-il de régler ?
00:27Parce que c'était ça sa promesse.
00:28Le conflit ukrainien, aujourd'hui, il dit « ce n'est plus mon affaire, c'est l'affaire des Européens ».
00:33C'est exactement ce qu'il dit cet après-midi.
00:34Il y a un océan, l'océan atlantique entre nous et l'Ukraine, donc c'est votre affaire.
00:39Le conflit israélo-palestinien, vous pouvez penser qu'il pouvait jouer ce rôle.
00:43Il est en train de bouleverser le conseil qu'il avait justement voulu créer pour la question de Gaza.
00:49Est-ce qu'il a réglé la question de l'Iran ?
00:51Est-ce qu'il a réglé la question du Soudan, la question du Cambodge ?
00:54Parce qu'à un moment, il s'est prétendu, pour avoir le prix Nobel de la paix,
00:57ça ne vous a pas échappé qu'il était un peu obsessionnel pour le prix Nobel de la paix,
01:00jusqu'à même s'il avait pu l'acheter, il l'aurait fait.
01:04Mais c'est quand même encore difficile.
01:06Donc quel conflit a-t-il réglé, alors que c'était sa promesse, depuis qu'il a été élu ?
01:10Donc vous dites que c'est que du bluff ?
01:12Il y a une part majeure de bluff, il y a aussi une part de force,
01:15parce qu'il a utilisé des moyens qui sont contre le droit international,
01:19le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes,
01:21et le droit d'avoir des Nations unies qui représentent quand même un instrument
01:26qui est l'achèvement du multilatéralisme.
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